Internet n'est pas le « tout-à-l'égout de la démocratie »
Hier « tout-à-l’égout de la démocratie », Internet est maintenant « autoroute de la liberté ». C’est le même qui le dit. Dans un mea culpa publié sur son blog, Denis Olivennes, patron du Nouvel Obs, revient sur ses premières remarques qui, selon lui, manquaient de précision.
« Oui, je l’avoue, j’ai dit un jour qu’Internet était le “tout-à-l’égout de la démocratie”. Ma faute, ma grande faute fut de n’avoir pas précisé que je parlais de l’Internet anonyme et de l’Internet sauvage -si un tel qualificatif m’est permis s’agissant d’une invention aussi sophistiquée. C’est en effet l’univers des dénonciations calomnieuses, des rumeurs infondées, des informations bidon, des injures racistes, antisémites, homophobes, sexistes. »
Lors de l’université d’été du Medef, il avait une première fois commenté ses propos.
Que s’est-il passé ? Denis Olivennes a-t-il lu des commentaires qui lui ont plu sur le site du Nouvel Obs ?
En tout cas, il termine son post, lyrique, en soulignant le rôle d’Internet dans la diffusion de certaines images comme celles montrant les blagues de Brice Hortefeux.
« Autrefois, cela aurait été ignoré. Il est heureux, au contraire, que ces images aient été diffusées. Ce n’est pas l’effraction, mais la transparence. La face de lumière du Web. C’est Internet, autoroute de la liberté. »
Photo : Denis Olivennes (Wikipedia Commons).
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L’internet, c’est ce qu’on en fait. C’est simultanément le tout-à-l’égout de la démocratie et l’autoroute de la liberté. L’internet, ce n’est qu’un moyen et c’est tout de même étonnant qu’il soit (semble-t-il) besoin de le rappeler.
Bref, sur ce coup-là, Olivennes a vraiment parlé pour ne rien dire et, s’il avait réfléchi un tout petit peu, il se serait épargné son rectificatif.




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