Entretien 24/09/2009 à 11h49

Dette et déficits : l'Etat sourd aux alertes de la Cour des comptes



Philippe Seguin, président de la Cour des Comptes, avec l’ex-président Jacques Chirac (Patrick Kovarik/Reuters)

Explosion de la dette publique, manque de contrôle des marchés financiers, menaces sur les finances des collectivités locales : quand la Cour des comptes lance l’alerte, l’Etat l’écoute rarement. Parle-t-elle dans le désert ? Eco89 a interrogé Christian Babusiaux, président de la première chambre de la Cour des comptes. Celle qui est chargée, justement, de contrôler le travail de Bercy.

Une dette bientôt égale au PIB

C’est la principale inquiétude de la Cour des comptes, mais apparemment pas celle de l’Etat. Cette année, la dette publique devrait atteindre 1 500 milliards d’euros, presque 80% du PIB. Et selon Christian Babusiaux, elle représentera même « très vite » 100% du PIB.

Pour la Cour des comptes, la crise économique n’excuse pas tout. Face à l’explosion de la dette et du déficit, elle préconise des mesures radicales. Philippe Séguin juge ainsi inévitable une hausse des prélèvements sociaux.

Mais avec des propositions aussi impopulaires, la Cour des comptes croit-elle vraiment qu’elle sera entendue ? (Voir la vidéo)

Les limites de l’aide aux banques

L’Etat devait-il vraiment verser en urgence près de 120 milliards d’euros aux banques ? Oui, assure la Cour des comptes. Mais dans un rapport publié mi-juin, elle émettait de fortes réserves sur un des volets du plan : les entrées au capital des banques.

L’Etat a accepté d’être privé de droit de vote, donc d’influence directe. Autre concession : lorsqu’elles rachèteront ses actions, les banques ne lui verseront pas plus de 120% du prix initial. Le cours boursier des banques étant reparti à la hausse, c’est bien moins que ce que peuvent espérer les actionnaires ordinaires.

La Cour des comptes va-t-elle assez loin sur la moralisation du système ? Christian Babusiaux défend son indépendance à l’égard des lobbies financiers, mais il estime que les magistrats de la Cour ne doivent pas « se comporter comme des ayatollahs ». (Voir la vidéo)

Un « code de bonne conduite » pour les banquiers

La crise a aussi fait vaciller les collectivités locales, rattrapées par des investissements douteux et des prêts toxiques. L’Etat a même envisagé, l’hiver dernier, un plan de sauvetage pour éviter des cessations de paiement.

Faut-il encadrer les investissements des collectivités locales, comme le suggérait un trader sur Eco89 ? Pour Christian Babusiaux, les élus locaux « ne pouvaient pas réellement comprendre » les investissements qu’on leur proposait. Selon lui, donc, c’est d’abord les banques qu’il faut encadrer, avec « un code de bonne conduite ».

« Un code de bonne conduite » qui ne bouleverserait pas pour autant les règles du jeu. Trop d’entraves nuirait à la compétitivité des banques françaises, estime Christian Babusiaux. L’Etat devrait donc se contenter de son « pouvoir d’incitation et de surveillance ». (Voir la vidéo)

François Krug et David Servenay

Photo : Philippe Seguin, président de la Cour des Comptes, avec l’ex-président Jacques Chirac (Patrick Kovarik/Reuters)

  • 12959 visites
  • 45 réactions
Vous devez être connecté pour commenter : or inscrivez-vous
  • Le Yéti
    Le Yéti
    yetiblog.org
    • Posté à 11h51 le 24/09/2009
    • Internaute 6095
      yetiblog.org

    Forcément qu’ils sont sourds ! À force de se masturber sur leurs fantasmes de « reprise »...

    Plus sérieusement, puis-je ici rappeler ce petit billet publié le 31 mai 2009 : Lien

    • Lapocompris
      Lapocompris répond à Le Yéti
      étudiant
      • Posté à 12h41 le 24/09/2009
      • Internaute 87066
        étudiant

      La photo de Chirac, c’est pour illustrer la surdité ?

      • Iv
        Iv répond à Lapocompris
        Roboticien utopiste
        • Posté à 13h42 le 24/09/2009
        • Internaute 39192
          Roboticien utopiste

        Non, la continuité...

  • dahubahu
    dahubahu
    ouvrier
    • Posté à 12h13 le 24/09/2009
    • Internaute 67571
      ouvrier

    sarko prône un code de bonne conduite au banque alors qu il n écoute pas la cours des comptes alors que dans ses promesses electorales il parlait de la dette publique et que son compère disait qu il n y avait plus de sous dans les caisses , il est en train d endetter les français de jour en jour,coupable, coupable, coupable.............

    • Iv
      Iv répond à dahubahu
      Roboticien utopiste
      • Posté à 13h46 le 24/09/2009
      • Internaute 39192
        Roboticien utopiste

      Sarko est, en plus d’être un avocat, un légaliste : il sait que ce qui n’est pas sanctionné par la loi, ce qui bénéficie d’une porte de sortie, d’un cas spécial, sera fait, toute moralité, toute éthique jetée par la fenêtre, lorsque des profits sont en jeu.

      Son « code éthique », sa « moralisation » sont des mots que lui même ne comprend pas, qui sonnent chez lui creux. Il ne croit pas un seul instant que les banques vont se moraliser toutes seules. Il s’agit juste de faire croire qu’il ne leur laisse pas la bride complètement sur le cou, ce qu’en pratique il fait.

      • baxbrin
        baxbrin répond à Iv
        Enseignant en IdF
        • Posté à 23h51 le 25/09/2009
        • Expert 40469
          Enseignant en IdF

        Quel optimisme de croire qu’il réfléchit à ce point ! A quoi serviraient donc tous ses conseillers que nous lui payons, alors ?

        Quand aux mots, sa compréhension est bien en deçà du lexique (français) d’un publicitaire, c’est dire !

        Et une majorité a voté pour ça...

        Finalement, il se définit comme admirateur de Berlusconi, ça résume bien le type. Il admire une pourriture finie, notoire, mais riche et au pouvoir. il y a un côté pervers là-dedans.

  • A déménagé le 21-11-2011
    • Posté à 12h29 le 24/09/2009
    • Internaute 73102
      non connue

    Bientôt il ne restera qu’une solution pour combler cette dette : une énorme inflation. Et ceux qui auront contribué à l’emprunt d’état l’auront dans le c...

    • Peureux anonyme
      • Posté à 20h16 le 24/09/2009
      • Internaute 24415

      Pas si sûr.

      La dette est libellée en euros. La Banque européenne ne va probablement pas voir revenir l’inflation sans réagir. Elle en a les moyens.

      Si le gouvernement décidait de quitter l’euro, la dette resterait, mais libellée dans une monnaie devenue étrangère.

  • Pierrrrre
    Pierrrrre
    → → → → → → → le marché autant (...)
    • Posté à 14h04 le 24/09/2009
    • Internaute 23078
      → → → → → → → le marché autant (...)

    « Dette et déficits : l’Etat sourd aux alertes de la Cour des comptes »

    ► C’est le problème de l’infantilisme de l’électorat français,
    dont on peut lire de nombreuses expressions dans les commentaires ici même :
    Être attiré par les saveurs d’un assistanat présenté avec moult guimauve.

    Chaque fois qu’un gouvernement français a essayé de serrer les boulons et d’apporter un peu de raison dans sa gestion, il s’est fait ramasser aux élections, au bénéfices des démagogiques :

    Résultat, même si un gouvernement est persuadé de la gabegie de certaines réformes, il est obligé de les adopter, afin d’empècher une opposition promettant encore plus de gabegie, de trop tirer profit de sa démagogie..

    On en est réduits à une démocratie faisant voter les enfants pour savoir s’ils préfèrent pour leur repas, des frites ou des légumes.

    • pablico
      pablico répond à Pierrrrre
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 14h25 le 24/09/2009
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      ou le monde vu du trou visuel de la Burqa idéologique de Pierrrre...

      pas réjouissant et jouissif...

    • Zeki
      Zeki répond à Pierrrrre
      Curieux de tout
      • Posté à 17h12 le 24/09/2009
      • Internaute 64085
        Curieux de tout

      Quand on ignore la cause de la dette publique et de ses intérets (le vrai problème de tous les français), c’est à dire la réforme de l’économie de 1973 de VGE sous Pompidou on s’expose à risque de dire des conneries...
      Votre avis est amusant tant il est manichéen et simpliste. Pour info gauche comme droite portent la responsabilité de cette trahison, pour ne JAMAIS avoir changer cette réforme. Et pour cause, c’était une condition nécessaire à la création de la monnaie unique.

      Donc votre baratin sur la démagogie de l’opposition est aussi drôle qu’inapproprié.

      • Pierrrrre
        Pierrrrre répond à Zeki
        → → → → → → → le marché autant (...)
        • Posté à 19h33 le 24/09/2009
        • Internaute 23078
          → → → → → → → le marché autant (...)

        « la dette publique ()....a réforme de l’économie de 1973 de VGE sous Pompidou “

        ► Sous Giscard, la France n’était pas endettée.
        En 1981, avec les nationalisations à outrance, et la relance de Mitterrand, en 3 ans, la France a dû subir 4 dévaluations successives,
        toutes les entreprises nationalisées ont été reprivatisées à la va vite,
        et le pays a dû en catastrophe changer complètement ses options économiques.

        La dette de la France sous Mitterrand a été multipliée par 10

        Depuis, lorsque les libéraux sont revenus au pouvoir, à chaque réforme indispensable et courageuse, ils se sont faits laminer aux élections qui ont suivies.

        Effectivement, il est plus populaire pour notre infantilisme à deux balles d’instaurer la retraite à 60 ans, avec pré retraites , et 50 ans pour les cheminots,
        que de restreindre les départs à la retraite,

        il est plus populaire de lancer un impôt anti riche, quitte à les faire fuir du pays,
        que d’imaginer une fiscalité, au contraire, qui les incite à venir s’installer en France...

        mais que voulez vous, si les cons sont attirés par le nutella démagogique plutôt que par les fruits de nos vergers,
        Tartinons leur du nutella
        étiqueté ‘allégé’....,

        moi, je préfère croquer pommes et poires, pépins compris,
        et préparer mes compotes pour l’hiver.

         
        • Zeki
          Zeki répond à Pierrrrre
          Curieux de tout
          • Posté à 23h16 le 24/09/2009
          • Internaute 64085
            Curieux de tout

          La réforme est le point de départ et tous les successeurs ne pouvaient qu’aggraver le trou.
          Je me fous des détails comme des réformes sur les retraites. Je parle du 2ème poste budgétaire national en 2008 : la gestion de la dette ou ses intérets.
          Votre analyse gauche-droite est une illusion, ils sont tous liberaux et ils ne se distinguent que sur la bienpensance et l’individualisme.

          Mitterand n’a jamais été un gauchiste et au delà de sa politique c’est sa non remise en cause de la réforme de VGE et son adhésion à l’Europe qui en fait un traître comme les autres qu’ils soient au RPR l’UMP ou le PS.

          Quand comprendrez vous que nous donnons aux banques privées (1300 milliards d’euros en 35 ans) bien plus que les dits impôts nous rapporterons. Je parle de 50 milliards d’euros par an offerts aux banques privées alors avant de réduire les retraites que pensez vous de réduire les rentes des banquiers.

          Vous vous croyez patriote et précis dans vos analyses ? Quittez votre petite guéguerre gauche-droite pour reconnaître l’unité de l’UMPS face au peuple.

        • xaxa
          xaxa répond à Pierrrrre
          • Posté à 11h15 le 25/09/2009
          • Internaute 88669

          Pierre, il faut quand meme rappeler que sur les 4 années de droite sous Mitterand, le montant total de la dette a autant progressé que sur les 10 années de gauche.

          Les « libéraux » n’ont pas été plus prévoyant, mais tout autant démago / clientéliste.

          Zeki

          Oui, c’est un complot contre la France. La suede a su développer ses services publics, son systeme social, qui est loin d’être plus mauvais que le notre, tout en réduisant sa dette.

          Nous nous sommes trop stupides pour y arriver, c’est donc que c’est un complot.

        2 autres commentaires
    • baxbrin
      baxbrin répond à Pierrrrre
      Enseignant en IdF
      • Posté à 23h59 le 25/09/2009
      • Expert 40469
        Enseignant en IdF

      Si vous avez trouvé un truc qui ressemble, actuellement, à une opposition qui propose des bidules (même gabegiesques), merci d’envoyer l’adresse à Ségolène Aubry, place du colonel Solferino. Ce sera utile...

      Si vous croisez des encartés UMP, parlez-leur « d’opposition », vous passerez un bon moment et ils seront morts de rire. A juste titre.

      Actuellement, ce n’est même pas « frites ou légumes », comme vous dites, mais « merdouille ou merdasse ? ».

  • Tsht
    • Posté à 13h44 le 24/09/2009
    • Internaute 36906

    Même pas une petite explication sur les problèmes d’avoir un déficit égal au PIB pour un état... Pourtant c’est loin d’être évident.

    • r_v
      r_v répond à Tsht
      • Posté à 14h44 le 24/09/2009
      • Internaute 9634

      C’est un peu comme si vous aviez des mensualités pour votre crédit supérieur a votre salaire.

      • Tsht
        Tsht répond à r_v
        • Posté à 16h59 le 24/09/2009
        • Internaute 36906

        Et est-ce le cas à une dette égale à 100% du PIB ? Cela doit au moins dépendre des impôts, de la croissance du PIB par rapport à celle de la dette etc. non ?
        Mais je critique juste le manque d’infos là dessus.

      • Zeki
        Zeki répond à r_v
        Curieux de tout
        • Posté à 23h39 le 24/09/2009
        • Internaute 64085
          Curieux de tout

        Pas du tout.
        Le salaire d’un état sont les impôts.
        On doit plus de 1300 milliards et on gagne 250 milliards en gros.
        Mais là n’est pas le problème (l’état pourrait être un éternel débiteur).
        Le problème réside dans le fait que cette dette va avec des intérêts qui réduisent d’autant les dépenses possible pour le pays. En gros 40 milliards par an.
        Et que ce problème commence en 73 quand les corrompus qui nous servent d’élite ont contraint l’état français à s’interdire de se prêter de l’argent. Depuis ce jour, le déficit la dette et les intérets associés conduisent aux privatisation et autres braderies de fleurons nationaux ou de service publiques.
        On pourrait croire à tort que ces choix sont stupides ou fous mais il n’en est rien.
        Ceux qui ont fait voter ces lois et qui ne les ont pas révoquées ont outres les conflits d’intérets évidents, un accord sur un agenda mondialisateur dont une des étapes est l’UE. Et cet abandon du droit régalien de gérer sa monnaie était indispensable à la mise en place de l’euro et du marché unique.

        Mais tout le monde s’en fout...on vote sur la tronche et les fausses promesses mais le pognon on en sait rien on comprends rien et on s’en fout...Finalement nous ne méritons que ça si nous sommes trop cons pour nous en rendre compte.

  • pablico
    pablico
    À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
    • Posté à 13h49 le 24/09/2009
    • Internaute 14278
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

    donc on peut en déduire que la cour des comptes sert juste à parader en robe et en hermine..

    et faire travailler pleins de statisticiens et comptables..

    Il faut qu’elle se fasse un auto- audit , si il s’avère quelle ne sert à rien il faut qu’elle s’auto détruise,.

    c’est sa logique non ?

  • Marat l'ami du peulple
    Marat l'ami du peulple
    citoyen juriste
    • Posté à 13h54 le 24/09/2009
    • Expert 47859
      citoyen juriste

    La dette publique a mauvaise réputation. Elle aurait atteint un tel niveau qu’il importerait de réduire, drastiquement et sans tarder, les dépenses de l’Etat et des autres administrations publiques. Fardeau pour les générations futures, elle risquerait par ailleurs d’asphyxier notre économie. Enfin, si elle continuait à croître ou si les taux d’intérêt venaient à augmenter, sa charge deviendrait insoutenable, et la défiance des prêteurs rendrait l’Etat incapable de se financer.
    La rengaine catastrophiste, reprise fin juin par la Cour des comptes, n’épargne pas le registre des causes : l’endettement de nos administrations résulterait de la faillite morale des gouvernements précédents, laxistes à force de capituler devant les caprices des électeurs. Pour se racheter de ces condamnables facilités, il conviendrait de prescrire une longue pénitence : les responsables politiques devraient donc avoir le courage d’imposer la rigueur à leurs administrés, pour leur bien et celui de leurs descendants. Examinons une à une ces assertions assénées comme autant d’évidences.
    La situation est-elle si grave ?
    En valeur nominale, la dette publique (« au sens de Maastricht » — lire « Quelques définitions ») s’élève à 1 209,5 milliards d’euros en 2007 (1). Souhaitant frapper les esprits, certains acteurs de la vie publique n’hésitent pas à calculer cette somme par individu ou par ménage. Ainsi, en 2005, M. Michel Pébereau, à l’époque président de BNP Paribas et président de la commission sur la dette publique, prévenait que « chaque ménage supporte sans le savoir une dette d’environ 41 000 euros. C’est le double [de ce] qu’il a, en moyenne, à titre privé, pour l’ensemble de ses crédits (2) ». M. Jean-Pierre Raffarin, plus paternel (ou plus maternel, comme on voudra), insistait : « Pendant que nous parlons, il y a sans doute un bébé en train de naître dans une clinique, quelque part. Sur ses épaules, dès qu’il va commencer à respirer, il y aura déjà 100 000 francs de dette, soit 15 000 euros (3). » On pourrait multiplier les citations dans ce registre (lire « Commentaires »). Elles reposent toutes sur l’analogie entre l’Etat, présumé dépensier et mal géré, et un ménage, présumé soucieux d’équilibrer son budget.
    Une connaissance même rudimentaire de la comptabilité obligerait les redresseurs du « bilan de l’entreprise France » à ne pas tenir compte du seul passif. Si l’Etat doit de l’argent à ses créanciers, il produit aussi des richesses durables. Par exemple, les infrastructures des administrations publiques. « Certes, signalent les économistes Jérôme Creel et Henri Sterdyniak, le nouveau-né français hérite d’une dette publique, mais il hérite aussi d’actifs publics : routes, écoles, maternités, équipements sportifs... Evoquer l’une sans évoquer les autres est peu rigoureux (4). » Ainsi, en 2006 (derniers chiffres connus), les actifs financiers (les créances) et non financiers (essentiellement les infrastructures) des administrations excèdent largement leur passif financier (les dettes) ; la valeur nette de leur patrimoine est de 676,6 milliards d’euros (5), soit l’équivalent du tiers du produit intérieur brut (PIB). Autrement dit, au total, chaque berceau reçoit en héritage 11 000 euros de patrimoine public !
    De plus, il convient de ne pas confondre l’endettement des administrations avec celui du pays pris dans son ensemble : la dette publique n’est pas la dette de la France. La richesse nationale totale comprend les actifs non financiers (biens fonciers, immobiliers, équipements, etc.) détenus par l’ensemble des agents publics et privés, qui représentaient plus de six fois le PIB en 2006, contre quatre fois en 1993. Il faut y ajouter les avoirs nets sur l’étranger (c’est-à-dire la somme de toutes les créances privées et publiques sur l’étranger, moins celles détenues par les agents non résidents sur notre économie), lesquels représentaient 6 % du PIB en 2006. Au total, notre pays n’est donc pas endetté vis-à-vis de l’étranger. Comme le notent Creel et Sterdyniak, « la France consomme nettement moins qu’elle produit et ne vit pas “à crédit” (6) ».
    Présentée du point de vue d’un comptable d’entreprise, mais cette fois avec rigueur, la dette publique apparaît soudain moins calamiteuse. Elle n’en repose pas moins sur une erreur de perspective : l’Etat est une entité économique et financière différente des autres. Il ne meurt pas, il ne fait pas faillite. On ne peut le comparer ni à un ménage ni à une entreprise.
    Un Etat plus endetté
    aujourd’hui qu’hier ?
    Au cours du quart de siècle passé, la part de la dette dans la richesse nationale produite chaque année a augmenté de manière importante : de 20,7 % en 1980, elle représente aujourd’hui 63,9 % du PIB (7). Irrégulier, cet accroissement fut très rapide durant les phases de faible croissance et de crise : au milieu des années 1980 et surtout entre 1991 et 1996, où le ratio gagne plus de 20 points en cinq ans, passant de 36 % à 58 % (M. Nicolas Sarkozy fut ministre du budget entre 1993 et 1995...). A elle seule, la récession de 1992 et 1993 l’a fait bondir de 6,5 points. Notons que, par le passé, les administrations publiques françaises ont déjà connu un niveau d’endettement encore plus élevé. Par exemple, proche de 100 % à la fin du XIXe siècle, le ratio demeurait autour de 80 % à la veille de la première guerre mondiale (8). Inversement, durant les phases de forte croissance, le taux d’endettement se stabilise : c’est le cas à la fin des années 1980. Il peut même se réduire légèrement, comme entre 1998 et 2001, où il passe de 59,4 % à 56,9 %. Depuis lors, le ratio est reparti à la hausse ; il s’est rétracté en 2006, mais pour augmenter à nouveau légèrement en 2007.
    Plus l’économie stagne, plus la dette publique rapportée à la production nationale s’accroît. Et, réciproquement, plus l’économie est dynamique, plus cette part se réduit. La plupart des analystes ayant pignon sur rue considèrent le désendettement des administrations comme un préalable à la croissance économique. Il n’en est rien puisque l’endettement, lorsqu’il résulte d’une forte augmentation des dépenses, stimule la croissance. Le lien logique entre endettement public et croissance irait donc plutôt dans l’autre sens : c’est l’endettement des administrations publiques qui tend à favoriser la croissance, et c’est la croissance trop faible qui génère de l’endettement.
    La France est-elle
    le mouton noir de l’Europe ?
    Pour la zone euro, la part de la dette dans le PIB s’élève à 66,4 % en 2007 (9). La dette publique française se révèle donc légèrement plus faible que la moyenne européenne. Certains pays sont très endettés, comme l’Italie, avec 104 %, ou la Belgique, avec 84,9 %. D’autres, au contraire, ont un niveau d’endettement plus faible : c’est le cas de l’Espagne, avec 36,2 %, ou de l’Irlande, avec 25,4 %. Le niveau de la dette publique allemande est quasiment identique à celui de la France, 65 %. En dehors de la zone euro, le Royaume-Uni est moins endetté, avec 43,8 %. Toutefois, tout comme la France et l’Allemagne, ce pays se situe sur une trajectoire haussière depuis le début de la décennie 2000. Le niveau de l’endettement des Etats-Unis est un peu moins élevé, avec 62,2 %, tandis que celui du Japon atteint... 180 %. La France n’est certes pas le pays le moins endetté du monde, mais elle n’est pas non plus le plus mauvais élève de la classe.
    Un fardeau pour
    les générations futures ?
    On l’entend en boucle dans les médias. Dans la majorité comme dans l’opposition parlementaire, on en appelle à la résorption de la dette, c’est-à-dire à la « réforme » des administrations publiques, à la réduction du nombre de fonctionnaires, à la baisse des dépenses de l’éducation nationale et de santé, des pensions de retraite, de l’indemnisation-chômage, etc. La machine est bien huilée : à part quelques vieux aigris, qui oserait prendre la défense des aînés (10) ? Et puis, l’argument semble plein de bon sens : n’est-ce pas comme cela que les choses se passent dans notre vie de tous les jours ? Justement, non.
    Prenons un exemple : celui de l’endettement d’un ménage pour acheter un logement. Si les parents décèdent avant d’avoir remboursé la totalité de leur emprunt, ils ne laissent pas uniquement une dette à leurs enfants, mais également un bien immobilier. La dette est la contrepartie financière d’un actif réel et, souvent, bien utile... Si l’on en revient aux administrations, on constate que l’endettement contracté par les générations passées a pu donner lieu à de belles réalisations (infrastructures, amélioration du niveau d’éducation, amélioration de l’état de santé de la population, etc.). Au total, comme indiqué plus haut, la valeur du patrimoine est supérieure à l’endettement.
    De plus, pour s’endetter, l’Etat émet sur les marchés financiers des obligations appelées, dans ce cas, bons du Trésor. Ces titres sont achetés par d’autres agents (assurances, établissements de crédit, organismes communs de placement, non-résidents...), lesquels placent l’épargne des ménages qui ont un revenu suffisamment élevé... pour épargner. Au moment où l’Etat s’endette, ceux qui possèdent ces bons du Trésor appartiennent à la même génération que le reste de la population. Celle qui hérite de la dette publique hérite aussi des titres de cette dette. D’un strict point de vue financier, au niveau global, le transfert net d’une génération à une autre est nul. Prise dans son ensemble, notre génération n’est ni plus ni moins endettée que la génération précédente ou que la génération future.
    L’accroissement de l’endettement public donne effectivement lieu à des transferts — non pas entre générations, mais au sein d’une même génération. En effet, les bons du Trésor sont des obligations qui rapportent chaque année à leur détenteur un intérêt, versé par l’Etat et donc, en dernier ressort, par les contribuables. Ces sommes ne sont pas négligeables : le projet de loi de finances pour l’année 2008 prévoit que soient versés environ 40 milliards d’euros d’intérêts au titre de la dette publique, ce qui représente environ 15 % du total des dépenses de l’Etat. A comparer avec, par exemple, le budget de la défense (36,7 milliards d’euros) ou celui de l’enseignement scolaire (59 milliards d’euros). Ces intérêts versés correspondent à peu près au montant prévu du déficit budgétaire.
    L’endettement des administrations publiques, question intragénérationnelle, entraîne donc surtout une redistribution à rebours en provenance de tous les contribuables, y compris les plus modestes (à travers la taxe sur la valeur ajoutée [TVA], qu’ils paient dès le premier euro sur leurs achats les plus indispensables), à destination des détenteurs de la dette publique, qui in fine sont essentiellement les ménages les plus fortunés : ceux qui ont placé leur épargne sur les marchés financiers, notamment sous forme de bons du Trésor. Compte tenu de la marginalisation de l’impôt progressif dans la somme des prélèvements fiscaux, résultant des réformes fiscales entreprises depuis une quinzaine d’années en la matière (11), le problème de redistribution à rebours n’a fait qu’empirer.
    Les dépenses ont-elles crû
    de façon inconsidérée ?
    Autre monstre fantasmatique, le mythe de l’explosion des dépenses publiques. En fait, les dépenses publiques atteignaient 51,78 % de la richesse produite (PIB) en 1985 ; elles s’élevaient à 52,37 % en 2007. En vingt-deux ans, les dépenses supplémentaires ne représentaient que 0,59 point de PIB. Difficile d’y voir une « explosion » ou un accroissement « inconsidéré » pouvant expliquer à lui seul les 33,6 points supplémentaires de dette publique.
    En réalité, depuis 1994, le taux de croissance des dépenses publiques est toujours inférieur au taux de croissance de l’économie (sauf en 2002 et 2003). Sur une période de quarante ans, on s’aperçoit que les dépenses publiques ont plutôt tendance à ralentir quand l’économie est prospère et à accélérer quand l’économie va moins bien. Elles sont donc plutôt contracycliques et viennent partiellement compenser, plus ou moins automatiquement, l’insuffisance de croissance. La nouveauté, plutôt inquiétante, réside dans le grippage de ce mécanisme : malgré la faiblesse de la croissance économique depuis 2002, les dépenses publiques peinent à prendre le relais. Leur augmentation compense beaucoup moins que par le passé le manque de dynamisme de l’économie. Cela explique pour partie que l’économie française entame sa septième année consécutive de croissance molle : en moyenne 1,8 % par an sur la période. Les Français en paient le prix fort en termes de chômage, de précarité et de pouvoir d’achat.
    A qui profite
    l’endettement public ?
    Pour saisir la dynamique de la dette publique dans les pays capitalistes avancés, il faut comprendre qu’au niveau global c’est l’épargne qui crée la dette (qu’elle finance). Et non l’inverse. Les épargnants réussiront en effet toujours à prêter la partie de leur revenu qu’ils ne veulent pas consommer. Si, dans l’économie, la volonté d’épargner est supérieure à la volonté d’investir, l’excès d’épargne (par rapport à l’investissement) trouve tout de même à se « placer » sur d’autres supports déjà présents sur les marchés financiers. Lorsque l’Etat s’endette pour financer des dépenses supplémentaires, il évite que cet excès d’épargne ne trouve un débouché stérile ou spéculatif. D’une certaine façon, il s’endette à la place des entreprises, qui n’investissent pas assez, pour dépenser cette épargne, utilement, dans la production de biens publics.
    En définitive, l’endettement public vient répondre à la demande de bons du Trésor découlant de l’accroissement de l’épargne placée. Les titres d’Etat émis par un pays comme la France constituent en effet un excellent placement ; ils sont aussi sûrs que la monnaie, et leur rendement est bien meilleur (12). Depuis 1997, à l’initiative de M. Dominique Strauss-Kahn, alors ministre des finances, il existe même des obligations d’Etat indexées sur l’inflation (les OATi) : le gouvernement à direction socialiste a accordé aux rentiers l’assurance anti-inflation qu’il avait lui-même retirée aux salariés lors de la suppression de l’échelle mobile des salaires en 1982.
    Les bons du Trésor sont très prisés. Sans eux, les possibilités de diversification des portefeuilles financiers seraient plus restreintes : les titres publics des principaux pays capitalistes avancés circulant à la surface du globe forment le socle de la finance internationale. La hausse de l’endettement public, depuis une vingtaine d’années, dans l’ensemble de ces économies (13) est concomitante de l’essor de la finance globalisée. Si l’ensemble des Etats se désendettaient complètement et simultanément, la finance en pâtirait... mais il n’est pas certain que ce soit réalisable, à moins de plonger l’économie mondiale dans une récession inimaginable, dont les salariés seraient évidemment les premières victimes.
    Les investisseurs institutionnels, qui interviennent sur les marchés financiers pour le compte des épargnants, raffolent des titres de la dette publique. Ils n’accordent d’ailleurs aucun crédit aux discours ambiants sur la « faillite » imminente de nos administrations : lorsque l’Agence France Trésor (AFT) souhaite émettre des obligations pour obtenir de la monnaie en échange, la demande de titres publics est toujours très supérieure à l’offre, plus du double en moyenne (14). Le 20 mars 2008, par exemple, l’AFT a procédé à l’émission de titres avec un taux d’intérêt de 3 % arrivant à échéance en janvier 2010 ; le volume total demandé par les opérateurs s’élevait à 5,525 milliards d’euros pour seulement 1,805 milliard d’euros finalement adjugé (15). Dans ce cas, pour 1 euro effectivement emprunté par l’Etat, les agents financiers sont disposés à en prêter 3,06. Ce n’est donc pas l’Etat qui peine à dénicher des prêteurs, ce sont les prêteurs qui ont du mal à obtenir tous les bons du Trésor qu’ils souhaitent.
    Quelles sont les causes
    de la spirale ascendante ?
    Le fait que, à la faveur d’un changement de doctrine chez les banquiers centraux, d’abord aux Etats-Unis, puis en Europe, le taux d’intérêt soit passé au-dessus du taux de croissance depuis le début des années 1980 constitue l’élément déterminant de la montée de l’endettement (16). Il est en effet devenu plus intéressant de gérer son portefeuille de titres que d’investir dans la sphère productive pour développer l’activité, embaucher, innover, etc. La rente a pris le pas sur l’entreprise : on veut posséder sans produire. Or c’est là la condition structurelle de la financiarisation, laquelle requiert pour préalable un ensemble de dispositions légales et institutionnelles, comme, par exemple, la libéralisation de la circulation des capitaux mise en place par l’Acte unique européen, signé en 1986, sous la houlette de M. Jacques Delors.
    La financiarisation découle de transformations institutionnelles qui incitent à épargner et qui drainent cette épargne vers les marchés financiers. En retour, cette financiarisation réclame sans cesse de nouvelles transformations : lois sur les retraites, favorables à l’essor d’un régime par capitalisation (« réformes » Balladur en 1993 et Fillon en 2003). Autant de dispositions nouvelles qui expliquent pourquoi les agents économiques privés, plutôt que de consommer et d’investir suffisamment pour assurer le plein-emploi, recherchent si activement des titres.
    Mais un élément fiscal s’ajoute à ces déterminants macroéconomiques et institutionnels. D’importantes « réformes » ont substitué à la progressivité de l’impôt de nouveaux prélèvements proportionnels sur les revenus, telles la contribution sociale généralisée (CSG) et la contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS). En déplaçant la charge fiscale des foyers les plus cossus vers les revenus moyens et modestes, ces « réformes » ont favorisé les contribuables dont la « propension à épargner » est la plus forte. Et alimenté la demande de titres... En baissant les impôts des riches, les gouvernements ont simultanément contribué à déséquilibrer les finances publiques et obligé l’Etat à offrir des titres sur les marchés financiers.
    Ce qu’autrefois l’Etat obtenait de la part des ménages aisés sous la forme d’un prélèvement fiscal, il ne peut désormais l’escompter qu’en échange d’un taux d’intérêt payé par l’ensemble des contribuables. Ainsi, les concessions fiscales accordées aux riches ont créé d’un seul coup un surcroît de dette publique et de rente privée. Elles ont mis en place un flux de redistribution à l’envers (17). Les riches bénéficient alors d’une double récompense : le cadeau fiscal d’un côté, et le paiement d’intérêts de l’autre. Le premier leur permet de dégager l’épargne qui financera la dette. Laquelle a été créée par le cadeau fiscal lui-même. Une telle mécanique, que l’on prétend contredire par d’éternels « plans de rigueur », trouverait un meilleur remède dans un retour à l’impôt progressif. Qui le propose ?

    • karlM
      karlM répond à Marat l'ami du peulple
      Précaire
      • Posté à 21h19 le 24/09/2009
      • Internaute 21378
        Précaire

      très bien analysé, merci.

    • Zeki
      Zeki répond à Marat l'ami du peulple
      Curieux de tout
      • Posté à 23h47 le 24/09/2009
      • Internaute 64085
        Curieux de tout

      Les intérêts de la dette c’est « peanuts » peut être ?
      Ou 40 milliards c’est pas assez ?

  • Marat l'ami du peulple
    Marat l'ami du peulple
    citoyen juriste
    • Posté à 13h55 le 24/09/2009
    • Expert 47859
      citoyen juriste

    nous entendons tous les jours .. le « coût » de la santé. Sur ce sujet, pas une émission télé, pas une émission radio sans que de doctes économistes, sans que des hommes politiques nous rabattent les oreilles avec les « déficits » de la sécurité sociale.

    Je considère que ces soi-disant déficits n’ont aucun sens si ce n’est « comptable ». Ils ne sont générés que par le fait que la SS a un budget séparé du budget national (on ne parle pas de « déficit de l’armée », ou du « déficit de la justice » par exemples).

    Allons plus loin dans la réflexion. Lorsque la SS paye un médicament ou une visite chez le médecin, que devient cet « argent » ? C’est quand on « suit » le circuit monétaire d’un achat ou d’une production qu’on s’aperçoit de l’aberration. Le prix (le « coût » pour le bilan comptable de la SS) et donc la monnaie payée au pharmacien ou au médecin va revenir dans le circuit économique général de la nation (fournisseurs et producteurs), participant au PIB (et aux taxes et impôts), ou en partie à l’épargne (qui est une dépense différée).

    Le « déficit de la SS » n’est rien d’autre qu’une différence comptable entre les entrées et les sorties.. mais il n’y a à aucun moment « évaporation » de la monnaie, donc « coût » réel..

    Et c’est la raison pour laquelle il me semble complètement anormal que dans nos sociétés où il est possible de former le nombre de personnel soignant, médecins, spécialistes, chirurgiens et chirurgiens-dentistes suffisants pour soigner toute la population, l’ensemble de la santé ne soit pas pris en charge à 100% .
    Je ne comprends pas quand je vois certaines personnes jeunes à qui il manque des dents, simplement parce qu’elles ne peuvent se payer les frais de parondotologie et de microchirugie dentaire

    Bien évidemment on peut dire « diminuons ce budget » ou le souhaiter : soit en diminuant les prestations, soit en faisant une meilleure médecine, mais de toute façon, un « coût », tant qu’il ne s’agit pas d’exportation de monnaie, ça ne veut « globalement » rien dire ... c’est toujours un « coût » pour quelqu’un (ou une structure), mais un « revenu » pour celui qui reçoit la monnaie équivalent à ce coût.

    • xaxa
      • Posté à 15h26 le 24/09/2009
      • Internaute 88669

      « Le “ déficit de la SS ” n’est rien d’autre qu’une différence comptable entre les entrées et les sorties.. mais il n’y a à aucun moment “ évaporation ” de la monnaie, donc “ coût ” réel.. »

      C’est la définition d’un déficit, il me semble : une différence entre les recettes et les dépenses.

      Pourquoi parlez vous d’évaporation de monnaie, donc de cout réel ?

      « Ils ne sont générés que par le fait que la SS a un budget séparé du budget national (on ne parle pas de “ déficit de l’armée ”, ou du “ déficit de la justice ” par exemples). »

      Euh ... On parle quand meme du déficit de l’Etat, qui vient lui aussi d’un problème d’équilibre entre ses recettes et ses dépenses.

  • Marat l'ami du peulple
    Marat l'ami du peulple
    citoyen juriste
    • Posté à 14h00 le 24/09/2009
    • Expert 47859
      citoyen juriste

    De fin 1979 à fin 2006 (en euros constants 2006)

    Augmentation de la dette de 913 milliards d’euros

    Intérêts payés : 1142 milliards d’euros

    Nous pourrons donc écrire dans la prochaine édition de « les 10 plus gros mensonges sur l’économie » : « Ainsi, entre 1980 et 2006, la dette a augmenté de 913 milliards d’euros, alors que nous avons payé 1142 milliards d’euros d’intérêts (...) Si nous n’avions pas eu à emprunter ces 913 milliards d’euros sur les marchés monétaires, c’est-à-dire si nous avions pu créer notre monnaie, faire exactement ce qu’ont le droit de faire les banques privées, la dette qui était de 229 milliards d’euros début 1980 serait totalement remboursée en 2006 »

    Pensez-y : 1142 milliards d’euros d’intérêts payés pendant 27 ans, c’est à peu près 117 millions d’euros par jour (oui, par jour) que nous payons aux déjà plus riches qui d’ailleurs peuvent ainsi nous les reprêter à nouveau contre intérêt..

    Et ces 43 milliards par an, sont l’équivalent de 240 airbus A350, ou de 3 portes-avions « Charles de Gaulle », ou de 40 000 belles villas sur la Côte d’Azur, ou de l’isolation (en comptant 10 000 euros par foyer) de 4 270 000 logements, ou un salaire net de 18000 euros annuel, salaire médian en France, à 2 380 000 personnes ... mais vous pouvez trouver d’autres exemples !

    Le recours à l’emprunt par l’État, qui pouvait se concevoir lorsque la monnaie était représentative d’une certaine quantité de métal (or ou argent) qui à un moment pouvait manquer dans les caisses de l’État, n’a maintenant plus aucune justification depuis que la monnaie est totalement dématérialisée.

    Nous préconisons au niveau national, soit une reprise du droit de seigneuriage - droit régalien d’émettre la monnaie, éventuellement par émission d’une monnaie complémentaire (voir EMS )-, soit, au niveau de la zone euro :

    1 - Le gouverneur de la Banque Centrale Européenne (BCE) doit pouvoir être contraint à une émission monétaire centrale (sans intérêt) par une décision conjointe de la commission ou du conseil européen (c’est à dire les chef d’Etat), ET des députés européens des pays de la zone euro.

    2 - Les critères de Maastrischt doivent être revus et spécifier :

    a) que les budgets des Etats doivent être équilibrés en « fonctionnement » + « amortissements ». Nul Etat de la zone euro ne peut déroger à cette régle.

    b) que les Etats peuvent financer leurs équipements (budget d’investissements) par un appel à création monétaire sans intérêt de la BCE. Néanmoins pour garder une égalité de traitement entre tous les Etats de la zone euro, les émissions monétaires seront réparties égalitairement au prorata de la population de chaque Etat.

    Pour justifier cette nécessité, le lecteur doit savoir que depuis 1973 la France ne crée plus de monnaie ni pour combler ses propres déficits, que ce soit en fonctionnement ( salaires et retraites des fonctionnaires, loyers, etc.) ou en investissements pour son développement (écoles, routes, ponts, aéroports, ports, hopitaux, bibliothèques, etc..) mais emprunte sur les marchés monétaire en émettant des obligations (bons du Trésor) sur lequel évidemment elle doit payer un intérêt à ceux qui souscrivent (40% du montant par des résidents, 60% par des non-résidents), ce qui a pour conséquence, comme nous l’avons vu plus haut, qu’au fil des années la dette s’alourdit d’un montant sensiblement égal au « déficit », qu’il faut couvrir par l’emprunt, c’est-à-dire par l’émission d’obligations nouvelles auprès du public et surtout des investisseurs institutionnels (assurances, banques, etc).

    Le déficit public, différence entre les recettes fiscales et les dépenses publiques, inclus évidemment dans ces dernières ce recours à l’emprunt qui équivaut à un cumul des besoins en capital nouveau, mais aussi en intérêts à payer sur la dette existante.

    • xaxa
      • Posté à 15h17 le 24/09/2009
      • Internaute 88669

      « De fin 1979 à fin 2006 (en euros constants 2006)
      Augmentation de la dette de 913 milliards d’euros
      Intérêts payés : 1142 milliards d’euros »

      Je me demandais quand vous alliez nous sortir ca.

      Comme vous utilisez l’argument massue du déficit égal au montant des intérêts, vous aurez l’obligeance de nous lister les données permettant cette affirmation.

      Ca fait plusieurs fois que je vois cet argument (tiré de monnaie.wikispace ?), mais personne ne veut me communiquer les données chiffrées permettant d’arriver à cette affirmation.

      • Marat l'ami du peulple
        Marat l'ami du peulple répond à xaxa
        citoyen juriste
        • Posté à 15h36 le 24/09/2009
        • Expert 47859
          citoyen juriste

        Monsieur , je ne sais pas si vous etes un agent des banques financières ou simplement un agent de l’UMP, sachez que je refute tout déficit public, toute dette publique : ARRETER de comparer un Etat à un ménage ( genre : on peut pas depenser plus que l’on a ...etc..) L’etat est immortel, et il est le seul agent economique qui puisse choisir ses revenus pour se financer : ses fonds propres, les impots ou avoir recours à l’emprunt : ce que ne peuvent evidement pas faire les ménages.

        Vous savez tres bien que depuis 1973 les Etats , sous linfluence de la pensée liberale dominante se sont interdits de s’auto financer, ils doivent le faire auprés d’instituions financères privées qui vivent des enormes interets versés par les Etats sans ja mais pouvoir rembourser le capital. La droite comme la gauche cautionne ce fait et l’Union europenne , liberale jusqu’a la nausée , interdit aux etats de depasser plus de 3% du PIB leur Déficit public , : le but final de tout ceci c’est d’affaiblir L’Etat au profit des multinationales et de la finance internationale qui n’ont de cesse d’une part de s’enrichir et de contenir la moindre velleité d’augmentation des salaires tout cela avec la complicité de la droite comme de la gauche et des médias ( L’oloigarchie en place).

        Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est pour le peuple, et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. »
        Article 35 de la constitution française de l’An 1 (24 juin 1793)

         
        • xaxa
          • Posté à 16h04 le 24/09/2009
          • Internaute 88669

          « es Etats sans ja mais pouvoir rembourser le capital »

          La suede a diminué son endettement entre 94 et aujourd’hui. Donc ca doit etre faisable. Et il ne semble pas que la suede soit un pays du chacun pour soi, sans protection sociale.

          Simplement, un pays qui a choisi, à un moment donné, de revoir ses dépenses ET ses recettes : optimisation de l’utilisation des fonctionnaires (on réduit les services moins utiles pour renforcer les autres), révisions des systèmes d’allégements fiscaux en fonction de l’utilité prévue ET de l’utilité mesurée, etc...

          Les suédois sont des surhommes ?

          Ce sont les seuls ? Le danemark, le canada,la finlande ...

          Mais pas la France.

        • xaxa
          • Posté à 16h28 le 24/09/2009
          • Internaute 88669

          Et au passage, je vous redemande les chiffres déficit, service de la dette, charge de la dette depuis 80.

          Vous utilisez cet argument, apportez nous des chiffres confirmant cet argument.

          (je les ai demandé à chaque fois que j’ai vu cette remarque, et je n’ai jamais eu la réponse).

        2 autres commentaires
    • Zeki
      Zeki répond à Marat l'ami du peulple
      Curieux de tout
      • Posté à 23h46 le 24/09/2009
      • Internaute 64085
        Curieux de tout

      C’est mieux là.

  • Marat l'ami du peulple
    Marat l'ami du peulple
    citoyen juriste
    • Posté à 14h03 le 24/09/2009
    • Expert 47859
      citoyen juriste

    « Il faut réduire la dette ! ». On crie à la faillite ! Tel un père qui demande instamment à ses enfants d’aller ranger leur chambre, notre gouvernement nous dit : « Assez de cette gabegie ! Il est temps de devenir sérieux, remettez vos prétentions sociales au tiroir, l’heure est au travail et aux économies ».

    Ce qu’on ne nous dit pas, c’est qu’il y a une quarantaine d’années, l’État français n’était pas endetté, à l’instar de la plupart des autres nations, d’ailleurs. En moins de quarante ans nous avons accumulé une dette colossale qui avoisine les 1200 milliards d’euros ! Pourquoi ? S’est-il produit quelque chose qui a fait que l’on ait soudain besoin de recourir à l’emprunt, alors qu’auparavant on se suffisait à nous-mêmes ? Et si tel est le cas, qui en bénéficie vraiment ? Qui émet la monnaie ?

  • El doctor
    El doctor
    Citoyen errant
    • Posté à 14h03 le 24/09/2009
    • Internaute 67679
      Citoyen errant

    « Les banques proposent des produits pas vraiment clairs, incompréhensibles et immoraux aux collectivités locales.(....)

    Une belle manière de parler de l’arnaque, En clair les “produits toxiques” sont simplement des escroqueries. De l’arnaques grand format vendus par les banques aux des collectivités locales.

    Et si on suit bien l’histoire en plissant les yeux pour ne voir que les masses : l’état aide les banques à se remettre de leurs pertes incroyables aux jeux et en échange les banques proposent aux collectivités locales des produits toxique et de l’arnaques tout en continuant d’arroser ses “dirigeants” et de se bâffrer de bonus. De mieux en mieux....

    Comme ça ils passent deux, trois, quatre fois à la caisse et c’est la belle et joyeuse époque de l’arnaquer plus pour gagner plus....

  • A déménagé le 02-02-2012-2
    • Posté à 14h08 le 24/09/2009
    • Internaute 82025
      non connue

    Je suis étonné que la cour des comptes parle de dette, ce qui ne veut rien dire.

    L’endettement n’est pas une mauvaise chose, c’est même, pour une entreprise, la preuve de sa foi en l’avenir. J’ai même vu des acheteurs refuser un fournisseur parce qu’il n’était pas assez endetté...
    Paris, en construisant son métro, s’est endetté pour 50 ans... au moins deux générations, donc.

    Ce qui compte, c’est l’équilibre des comptes, et donc la capacité du gestionnaire à tenir un budget. Or, c’est bien là que nous avons un problème, car le déficit de l’État, et plus généralement le déficit public, explosent. Cela fait bien longtemps que nous avons explosé les critères de Maastricht. Nous avons même plus que doublé le seuil.

    Est-ce que vous prêteriez de l’argent à un joueur qui aggrave sa situation en permanence ? Non, bien sûr. Et la fameuse classification AAA, qui permet à l’État français d’obtenir des taux bas, risque un jour de nous être retirée.

  • Nopitch
    Nopitch
    Analyste programmeur
    • Posté à 14h29 le 24/09/2009
    • Internaute 57136
      Analyste programmeur

    Désolé de faire du lobbying mais le noeud du problème comme le souligne Marat l’ami du bon peuple c’est qu’ :

    Il est interdit à la BCE et aux banques centrales des États membres, ci-après dénommées « banques centrales nationales », d’accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions ou organes de la Communauté, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publics des États membres ; l’acquisition directe, auprès d’eux, par la BCE ou les banques centrales nationales, des instruments de leur dette est également interdite.

    • Marat l'ami du peulple
      Marat l'ami du peulple répond à Nopitch
      citoyen juriste
      • Posté à 14h48 le 24/09/2009
      • Expert 47859
        citoyen juriste

      D’accord avec toi, on s’en remet aux institutions privées financières ( Banques et autres...) pour que l’Etat emprunte l’argent alors qu’auparavant l’Etat se financer lui m^me via la Banque de France .

      Aisni les intérêts payés par l’Etat depuis des années viennent goinfrés les préteurs privés qui sont les premiers d’une part à s’indigner de la dette mais dont on sait quils sont les premiers à preter à l’etat avec des taux interessants, et sachez que lorsqu’on dit que ce sont les générations futures qui rembourseront : 2 choses : d’une part les enfants de « ces préteurs privés » engrangeront les interets du placement de leur parents et en plus l’etat leur offira des niches fiscales ou autre bouclier fiscal pour disposer de fonds qu’ils pourront à nouveau repreter à l’Etat pour financer sa dette.

  • tweesty
    tweesty
    Gaucher et contrarié
    • Posté à 15h00 le 24/09/2009
    • Internaute 83901
      Gaucher et contrarié

    « (...) dans un rapport publié mi-juin, elle émettait de fortes réserves sur un des volets du plan : les entrées au capital des banques.
    L’Etat a accepté d’être privé de droit de vote, donc d’influence directe. Autre concession : lorsqu’elles rachèteront ses actions, les banques ne lui verseront pas plus de 120% du prix initial. Le cours boursier des banques étant reparti à la hausse, c’est bien moins que ce que peuvent espérer les actionnaires ordinaires. »

    Quand on vous dit que ce sont les banques et les grands groupes industriels qui dirigent la France (et sans doute le monde)...
    L’état passe son temps à baisser son froc devant les établissements financiers et on a le nabot à la TV qui nous dit que « c’est réglé, fini les abus et les paradis fiscaux. »

  • du_rhum_des_femmes
    du_rhum_des_femmes
    (pascontent)
    • Posté à 16h31 le 24/09/2009
    • Internaute 54926
      (pascontent)

    Le vrai problème n’est pas le montant de la dette c’est son « utilisation ».

    L’État peut très bien s’endetter pour investir « intelligemment » : hôpitaux, santé, éducation, r&d, politiques sociales, transports et infrastructures, énergies nouvelles, etc...
    Des domaines couteux à court terme, mais bénéfiques à plus long terme.
    On peux donner l’exemple de la santé et de la qualité de vie. Une population en meilleure santé coute moins cher à la sécu, il y a moins d’absentéisme dans les entreprises.
    Idem pour les transports et infrastructures : territoires plus attractifs pour les entreprises, déplacements plus aisés, moins de temps perdu, meilleure empreinte écologique.

    Mais ici cette dette ne sert à rien : bouclier fiscal inutilement couteux, baisse sectorielle de la TVA (c’est la fin de l’été, on rentre de vacances et on se dit qu’on a payé aussi chers nos restos...), cadeaux aux banques qui en fin de compte n’en ont pas eu besoin, ...

    • xaxa
      • Posté à 17h17 le 24/09/2009
      • Internaute 88669

      Exactement.

      Le problème, c’est que nos dirigeants utilisent l’outil dette par facilité (payer plutôt que remettre à plat), et non par stratégie.

      Le bouclier fiscal n’est pas très couteux, mais il est stupide. La défiscatlisation des HS est une mauvaise solution (cout + risque de privilégier les HS sur les recrutements). Ces deux mesures : 5 milliards.

      C’est un peu plus compliqué qu’un vulgaire « je mets des HS plutot que d’emaucher », mais je connais quelques entreprises de ma région qui auraient dû embaucher ... et qui ne se sont pas privées pour jouer sur les HS à la place (« c’est plus facile de diminuer les heures que de virer le personnel si la conjoncture ne s’améliore pas », dixit un chef d’ets).

      Mais dans TEPA, c’est surtout la déductibilité des intérêts qui m’énerve. Elle n’a aucun intérêt économique. Alors que la FNAIM elle même disait que le marché devait se corriger, prendre une mesure pour « favoriser l’achat de logement », ce qui se traduit immédiatement par : chouette, les acheteurs peuvent payer un peu plus cher. En plus, la mesure ne sert vraiment que pour ceux qui n’en ont pas besoin. Cout 5 milliards.

  • jmc06
    jmc06
    chasseur de gorille
    • Posté à 17h49 le 24/09/2009
    • Internaute 75030
      chasseur de gorille

    c pour ça ,que pour moi la cour représente qu’une épingle à linges,j’dirais mème un meuble

    pasque y a jamais de eu de suivis

  • taner
    taner
    Etudiant
    • Posté à 20h06 le 24/09/2009
    • Internaute 49686
      Etudiant

    Lien

    Un lien vers une carte faite par the economist, qui montre la dette publique mondiale et sa répartition par pays, avec différents indicateurs (dette par habitant, en pourcentage du PIB, etc).

    Le tout rend bien, c’est vraiment intéressant. Genre de constater que les pays les plus pauvres du monde sont aussi et souvent les moins endettés.

    Comme quoi, l’endettement public n’est peut être pas si mauvais que ça.

  • Unglorious worker
    Unglorious worker
    sceptique à temps partiel
    • Posté à 20h47 le 24/09/2009
    • Internaute 89331
      sceptique à temps partiel

    De quoi parlons nous ? Ou plutôt à qui sommes nous redevables de cette dette publique ?
    L’argent, me semble t il, est simplement un intermédiaire qui permet de sous-diviser la valeur d’échange entre deux efforts produits. Dans tous les cas travail=argent=travail. Alors d’où vient cet argent que notre pays a emprunté, que tous les pays du monde empruntent d’ailleurs. Initialement d’une partie du travail de chacun d’entre nous qui a été mis de coté, qui a été approprié par je ne sais qui, et qui nous sera réclamé. Cela peut paraitre naïf mais logique.
    En résumé, entant que producteurs de « richesse » au sens large : nous devrons rembourser une somme qui nous appartient.

  • no pasaran
    no pasaran
    psychosociologue
    • Posté à 22h32 le 24/09/2009
    • Internaute 67440
      psychosociologue

    Quand vous parlez d’assistanat et d’infantilisme , j ’ose espérer que vos propos fustigent :
    - les banques qui sans vergogne ,se sont permis de prendre des risques inconsidérés en sachant que Papa et Maman ( l’Etat ) seraient là pour consoler le petit .
    - le MEDEF , jamais rassasié par la baisse des charges salariales et des impôts ,toujours entrain de se plaindre ( trop d’impôts , trop de règles , trop d’Etat ) en criant famine , incapable de prendre ses responsabilités pour encadrer les revenus de ses adhérents-dirigeants ou encore de donner de l’emploi et du salaire aux salariés
    - les entreprises qui profitent de l’argent de nos impôts locaux en profitant autant que possible de la quasi gratuité des sites industriels à l’installation et n’hésitant jamais à délocaliser quand la manne se tarit .
    - les bénéficiaires du bouclier fiscal et de l’ISF : toujours prêts à faire du chantage et à désobéir si papa et Maman s’intéressent au contenu de la tirelire .
    - Voilà quelques exemples venant combler vos oublis . Eh oui , le statut d’assisté a bien changé dans notre société : Les assistés d’aujourd’hui sont de grands enfants gâtés ( par la fortune ) qui aiment commander , gagner sans perdre ( ou alors il faut changer là règle du jeu ) et venant toujours se plaindre dans les bras d’ un papa et d’une Maman bien compréhensif ( L’état , les collectivités locales ) en pleurnichant ( c’est la faute aux fonctionnaires , aux électeurs , aux salariés , aux chômeurs , à l’administration ....)
    Cest drôle mais plus j’écris ici , plus j’ai la conviction de m’adresser à un assisté de la république atteint d’infantilisme !

  • Pouffpouff
    Pouffpouff
    En activité
    • Posté à 09h12 le 25/09/2009
    • Internaute 27937
      En activité

    Déjà notre président quand il était au Budget en 1993/1995 avait laissé filer la dette, fallait pas s’attendre à autre chose comme président. En fait NS se prend plutôt pour un président américain.

  • fonzibrain
    fonzibrain
    célibataire
    • Posté à 17h21 le 25/09/2009
    • Internaute 35255
      célibataire

    n’importe quoi ceux qui disent que la dette n’est pas mauvaise.

    rien que les interets c’est 55 milliard d’euro par an,sans compter le principal.

    s’endetter pour des dépenses fonctionnement c’est du suicide.

    ceux qui n’ont pas compris que les états vont faire faillites sont à la masse.
    et qui de savoir qui profitent de cette dette.
    pourquoi valérie giscard d’estaing a t il intertit à la banque de france de se financer toute seule et obliger la nation à s’endetter sur les marchés internationaux ?
    c’est une plus grande traitrise du siècle dernière en france.

    35 ans de déficit,aucun pays riche n’a fait cela,nous sommes les champions du monde.

    c’est très grave,nous avons des niveaux d’endettement de période de guerre,vous vous rendez compte c’est dingue.
    et cela signifie quelque chose.

    Lien

    arrettons le massacre de la dette qui nous rend esclave