Droit de suite 13/10/2007 à 12h54

L'Opus Dei s'en prend à un éditeur indépendant (suite)

Hubert Artus | Rue89

Nous signalions le 5 juin dernier le procès en diffamation que l’Opus Dei intentait à Jean-Jacques Reboux, éditeur, et à Catherine Fradier, romancière. L’association catholique avait peu goûté le nouveau livre de l’auteur, « Camino 999 » , paru en mars aux indépendantes Eds Après la Lune, qui évoque l’affaire Matesa, scandale politico-financier espagnol qui en son temps éclaboussa jusqu’au président Giscard d’Estaing.

Le roman de Catherine Fradier fait référence à l’ouvrage « El Camino » de José-Maria Escriva de Balaguer (œuvre composée de 999 « maximes spirituelles » )… qui n’est autre que le créateur de l’organisation, en 1928. Et qui fût canonisé en 2002.

L’Opus assignait donc l’éditeur, en qualité d’auteur principal, et l’auteur, en qualité de complice, leur reprochant de « porter atteinte à l’honneur et à la considération de la Prélature de l’Opus Dei » en mêlant « étroitement la fiction et la réalité, le vrai et le faux, sans avertir le lecteur sur la distance qu’il conviendrait de prendre quant aux faits énoncés et sans jamais l’inviter à faire la différence entre fiction et réalité » . Et demande 30000€ de dommages et intérêts, 5000€ au titre de l’article 700 du Nouveau Code Pénal, ainsi que la publication à ses frais d’un communiqué, dans un journal choisi par le plaignant, dans la limite de 15000€.

L’audience préliminaire entre les avocats des deux parties avait lieu le 12 septembre dernier. La Prélature continuait à demander la poursuite de l’ouvrage « qui doit être considéré comme entièrement diffamatoire en ce compris la première et la 4e de couverture » . C’est-à-dire la poursuite de chacune des 396 pages que compte le livre.

L’éditeur estime, lui, que la référence à l’Opus Dei n’apparaît que dans la seconde partie du roman (ce qui, sur un plan concret, est vrai). L’avocat des Editions Après la Lune, Me Emmanuel Pierrat, a soulevé la nullité de l’assignation, au motif que la non-citation des passages incriminés ne permettait pas à son client de se défendre équitablement.

C’est le 7 novembre prochain, à 14h15, que les magistrats de la 17e chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance de Paris, trancheront l’affaire.


Article suivi : L’Opus Dei s’en prend à un éditeur indépendant
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  • Infovite
    Infovite
    info-espress.over-blog.com
    • Posté à 13h50 le 13/10/2007
    • Internaute 8783
      info-espress.over-blog.com

    Les romans qui par définition relèvent de la fiction ont néanmoins donné naissance aux romans historiques, autobiographiques… .
    Si les romans peuvent maintenant être mis en accusation car ne puisant pas leur fond uniquement dans la fiction alors la création littéraire partira du néant.

    Lien

    • Alice77
      Alice77 répond à Infovite
      • Posté à 10h53 le 15/10/2007
      • Internaute 11594

      C’est : comment une organisation pareille existe encore ? Comment ose-t-elle balader en justice des auteurs qui ont écrit des pages apparemment contre eux ? Ils ont de l’argent, certes, et à dépenser, certes POUR NOTRE GRAND PLAISIR : ils ont fait de la publicité pour cette micro oeuvre dont personne n’a parlé dans les médias médiatisés. Merci l’Opus des Y feraient mieux de se boucler leur bouche et dans leurs monastères. Joli zeugme, bravo !
      Pascale MIR

  • Anonyme

    Opus dei, al quaida, touc ela est bien ressemblant lorsqu’il faut s’attaquer à la liberté de pensée.

    Penseurs du monde, gardez vous de toute religion, oeuvre à but (auto)lucratif et de réduction de pensée et d’intelligence.

    Et maigres obsessionnels lobotomisés, ne venez pas nous conter que l’opus dei ne tue pas, lui !
    Il n’y a pas longtemps qu’il a cessé de la faire. Encore sous franco, il a appuyé ce général dégénéré qui a mis l’espagne sous sa botte.
    Certes, l’opus dei exerce son influence dans des pays civilisés, mais le grand rêve de l’inquisition est toujours présent. baillonnez, réprimer, brûler tout ce qui est Voyez ce procès parce que l’on touche au nazillon créateur de l’ordre. Vous ne trouvez pas que cela ressemble aux manigences des islamistes à propos des caricatures de mahomet...
    Entre ces intégristes de la pensée unique, et tous les dictateurs de quelque bord qu’ils soient, il n’y a qu’un seul rêve : dresser les hommes et les esprits, aligner tout le monde, ne plus voir qu’un tête et qu’un neurone.

    Fuhrer, grand timonier, pape, mollahs, conducator, petit père des peuples, allez vous faire mettre ailleurs et laissez nous penser tranquille.

    • ras-la-patience
      • Posté à 16h54 le 13/10/2007
      • Internaute 10027

      merci, c’est un plaisir de vous lire, j’ajouterai comme CABU récemment « j’emmerde les religions »
      non mais des fois !

  • Anonyme

    La splendeur de la charité.

    Il y a cinq ans, le 6 octobre 2002, Jean-Paul II proclamait la sainteté de Josémaria Escriva de Balaguer, fondateur de l’Opus Dei, devant une foule bigarrée, composée de personnes venues du monde entier.

    Le lendemain, place Saint-Pierre, au cours de l’audience qu’il accordait à ceux qui avaient assisté à la canonisation, le saint-père définissait saint Josémaria comme le saint de l’ordinaire, synthétisant ainsi le cœur du message que ce prêtre fidèle avait prêché : les activités ordinaires — la vie familiale, le travail professionnel, les relations sociales sont un chemin vers le Ciel, pour peu qu’on le parcoure les yeux fixés sur Dieu et avec le désir d’aider son prochain.

    J’ai eu la chance, que je considère comme un don de Dieu, d’avoir été le témoin direct, pendant un quart de siècle, du souci de saint Josémaria d’aider de nombreuses personnes à dépasser la fracture entre la vie de foi et l’existence ordinaire. Dès les débuts de l’Opus Dei, le 2 octobre 1928, il a montré comment, dans toutes les réalités humaines nobles, voulues par Dieu et assumées par Jésus-Christ dans l’Incarnation, il était possible de trouver un chemin de sainteté. « Il y a quelque chose de saint, de divin,qui se cache dans le situations les plus ordinaires, et c’est à chacun d’entre vous qu’il appartient de le découvrir » (Homélie Aimer le monde passionnément, 8 octobre 1967). Ce message, il l’adressait —au plan théologique ou sous forme de conseils pratiques— à des femmes et à des hommes appartenant aux milieux professionnels ou sociaux les plus divers, au cours de conversations personnelles ou de rencontres multitudinaires, comme dans l’homélie que je viens de citer, qui fut prononcée devant plus de 20 000 personnes sur le campus de l’Université de Navarre.

    Fondre vie de foi et vie ordinaire relève de l’amour. Quand l’amour de Dieu est à la source de l’agir chrétien, c’est tout naturellement que l’on commence, conduit et conclut toutes ses activités, en fixant ses pensées sur le Seigneur. L’usine, le bureau, la bibliothèque, le laboratoire, l’atelier, l’intérieur d’une maison, deviennent ainsi la scène d’un dialogue entre le Créateur et la créature, entre un Père qui aime ses enfants à la folie et un fils ou une fille qui se sentent aimés de Dieu. Tout devient matière à prière. De même, lorsque l’on entretient le véritable amour du prochain, on ressent un appel à imprégner les relations familiales, sociales et professionnelles du baume de la charité.

    Ce message est non seulement actuel, mais particulièrement important à notre époque, où l’on se méfie des idéologies, tout en éprouvant les conséquences négatives de comportements inspirés par la logique de l’intérêt et du pouvoir. La charité chrétienne ne saurait être instrumentale, elle ne saurait viser d’autres objectifs, car l’amour est quelque chose de gratuit. Vivre la charité dans la vie ordinaire, dit saint Josémaria, suppose que l’on sache aimer. Aimer, c’est avoir « le cœur grand, ressentir les préoccupations de ceux qui nous entourent, savoir pardonner et comprendre : se sacrifier, avec Jésus-Christ, pour toutes les âmes. » (Quand le Christ passe, n. 158).

    Comme Benoît XVI l’a rappelé dans sa première encyclique, la charité constitue l’option fondamentale de la vie du chrétien. Alors que nous célébrons le cinquième anniversaire de la canonisation de saint Josémaria Escriva, mon cœur et mon esprit se tournent vers tant de fidèles et de coopérateurs de la Prélature de l’Opus Dei, qui, avec des amis et des collègues, se dépensent au service d’initiatives sociales et d’assistance d’inspiration profondément chrétienne, sur les cinq continents. Ils suivent ainsi les traces de saint Josémaria qui, avec une authentique magnanimité, a poussé à la création de très nombreuses œuvres d’évangélisation et de promotion humaine en faveur des plus démunis, comme Jean-Paul II l’a rappelé dans son discours du lendemain de la canonisation. Certaines de ces activités sont justement nées à l’occasion de ce grand événement ecclésial, et cela aurait plu à saint Josémaria : le centre de soins palliatifs Laguna (à Madrid) ou le projet de promotion éducative Harambee, orienté vers des réalisations d’intérêt social dans des pays de l’Afrique subsaharienne. Cinq ans plus tard, les fruits de ces initiatives sont de plus en plus nombreux, autant chez ceux qui les promeuvent que chez ceux qui en bénéficient.

    Mais l’invitation à exercer la charité chrétienne est également pressante chez ceux qui ne se concacrent pas intensément ou exclusivement à des activités d’assistance. La charité n’en reste pas à la théorie, et dans la vie courante, elle s’avère inséparable de l’affection humaine : « Nous n’avons pas un cœur pour aimer Dieu et un autre pour aimer les créatures, remarquait saint Josémaria : notre pauvre cœur, ce cœur de chair, aime d’un amour humain, qui est surnaturel aussi, s’il est uni à l’amour du Christ. C’est cette charité-là, et nulle autre, que nous devons cultiver dans notre âme. » (Amis de Dieu, n. 229).

    À notre époque, qui est malheureusement riche en conflits, au niveau familial, national et international, il devient urgent d’affirmer que mettre en pratique la charité dans la vie ordinaire revient, la plupart du temps, à offrir et à accepter le pardon. Le pardon est la seule manière de faire, d’un champ de bataille, un lieu de coopération solidaire. S’exercer à la compréhension, dans le pardon donné et reçu, est certes une voie ardue, où il faut sans cesse commencer et recommencer, mais c’est une voie qui nourrit l’espérance. Au contraire, quand la culture du pardon est absente, il est difficile de maintenir une famille unie, de travailler pour un objectif commun dans la vie de la cité, de semer la paix et la joie dans les relations internationales.

    Pour le chrétien, en outre, la charité est le langage le plus approprié pour transmettre la foi. Comme l’a dit Benoît XVI « l’amour, dans sa pureté et sa gratuité, est le meilleur témoignage rendu au Dieu auquel nous croyons » (Deus Caritas est, n° 31). L’évangélisation ne se ramène jamais à une pure communication intellectuelle. La découverte des richesses de la foi est précédée bien souvent par une rencontre personnelle. Bien des gens s’approchent de Jésus-Christ, dans un contexte de liberté, quand ils font l’expérience de la charité des chrétiens. En ce sens, aimer les autres dans leur vie ordinaire, par des gestes concrets, nous révèle un mode de connaissance et de reconnaissance. C’est pourquoi saint Josémaria affirmait que l’évangélisation est le propre de ceux qui ont le cœur grand et les bras ouverts. Le Concile Vatican II a déclaré que l’une des plus graves erreurs du monde moderne résidait justement dans le divorce entre la foi et la vie ordinaire (cf. Gaudium et spes, n° 43). Cinq ans après la canonisation de saint Josémaria, le saint de l’ordinaire, je demande à Dieu que, par son intercession, il aide tout spécialement les chrétiens à unir dans leur âme amour de Dieu et affection pour nos frères et pour nos sœurs, pour tous les hommes et les femmes du monde : qu’il nous soutienne dans notre souci d’illuminer chacune de nos journées de la splendeur de la charité.

    Mgr Xavier Echevarria,

    Prélat de l’Opus Dei.

    • Anonyme

      L’opus Dei lecteur de Rue 89, j’en tombe sur mes fesses d’athée Monseigneur ! Quelle vigilance… c’est donc vrai que vous êtes partout… je vais faire attention.
      Fran

      • Servais-Jean
        • Posté à 01h05 le 14/10/2007
        • Internaute 4591
          43

        Rue 89 est ouvert à tous et comme disait je ne sais plus qui lors du sac de Bézier, tuez les tous, Dieu reconnaitra les siens.
        Heureusement que les temps ont changés mais l’anticléricalisme ressurgit de temps en temps lorsque l’actualité « met une thune dans le bastringue », Et je trouve cela déplorable car comme le disait Voltaire « Je ne suis pas d’accord avec vos idées,mais je me battrai pour que vous puissiez les exposer ».
        Aussi je regrette de n’avoir pas eu la possibilité,en mettant un top à Monseigneur, de laisser son commentaire ouvert.
        Souvent il m’arrive de mettre des tops à des commentaires dont je ne partage pas les idées mais que je considère comme intéressants.

         
        • Anonyme répond à Servais-Jean

          Salut Servais-Jean
          Oui pour la phrase de Voltaire (encore que des sources disent qu’elle n’est pas de lui, mais bref). Mais encore faut-il que cette volonté de liberté d’expression soit partagée... Est-ce vraiment le cas avec un groupe activiste qui veut faire interdire un ouvrage qui lui déplaît ?
          On ne commence alors pas le débat sur de bonnes bases, vous ne trouvez pas ?

          Otto Naumme

        • Anonyme répond à Servais-Jean

          Simon de Montfort en est l’auteur

          • Anonyme

            pour info, elle est de l’abbé de Cîteaux, un OD avant l’heure ?

        3 autres commentaires
    • Charles Mouloud
      Charles Mouloud
      Bras gauche de la Vénus de (...)
      • Posté à 09h51 le 14/10/2007
      • Internaute 12542
        Bras gauche de la Vénus de (...)

      Il faut combattre les prépuces vieillis !

      Aaaaaarrrrrgggggg ! ! ! ! !

      Ce que je hais les religions, et encore plus les organisations clairement fascistes comme l’Opus Deï !
      Toujours proches de la Cia, des gouvernements tels que celui des « libertaires » comme Franco, Pinochet, ou des loges type P2, en Italie,dans tous les réseaux pro-vie et contre l’émancipation des femmes,....

      Complices d’assassinats au nom de leur Vatican.Retour en grâce avec Ben Sixteen !

      Je n’ai aucune indulgence pour ces manipulateurs d’esprits hantés par la simple idée de leur état de mortels.

      Vivez aujourd’hui, il n’y a pas d’après demain...

      • Anonyme répond à Charles Mouloud

        Ne confondez pas « les libertaires » famille des anarchistes, et les individus que vous sitez. Franco et consort.
        c’en est à vomir de lire cet amalgame !

         
        • Anonyme

          Eh camarade, retiens ta respiration, c’est pour ça qu’il y a des guillemets à « libertaires ». On t’a pas appris l’anti-phrase ? Employer un mot pour dire son exact contraire ?
          Bigre, je comprends mieux la déliquescence des anars et libertaires d’aujourd’hui...

          Otto Naumme

        1 autres commentaires
      • Anonyme répond à Charles Mouloud

        Cher Charles, cher Mouloud, j’adore à vous lire...
        Continuez à piquer les imbéciles et les corbeaux avec vos mots, c’est le meilleur moyen de les ennuyer. Et c’est un tel plaisir.

        Otto Naumme

      • Alexad
        Alexad répond à Charles Mouloud
        • Posté à 10h50 le 14/10/2007
        • Internaute 8145

        Oui, oui et oui ! ! Arrrrrrrrr

    • Anonyme

      Monsieur le curé, vous nous bassinez pendant de (bien trop) longues lignes sur la « charité chrétienne » de votre groupuscule d’activistes. Et cela ne vous dérange pas, parallèlement, d’aller faire un procès pour diffamation contre un livre qui n’attaque pas votre organisation ?
      En outre, « Dieu », « Jésus », « chrétiens »... Vous est-il arrivé jusqu’aux oreilles qu’en France, il existait de plus en plus d’hommes et de femmes qui ne croyaient pas à ces préceptes et ne voulaient pas en entendre parler ? Et qu’en tant que pays laïque, autrement dit sans religion d’Etat (chacun est libre de penser ce qu’il veut dans un cadre personnel mais sans que cela déborde sur la place publique), vous n’avez rien à dire ni ordonner.
      Quant à votre ami « canonisé » (on aurait préféré d’une autre manière...), c’est vrai que donner la main à Franco était sans doute une forme de charité. Celle qui, bien ordonnée, commence par soi-même ? C’est bien celle-là ?
      Allez, monsieur le curé, rentrez dans votre chapelle et, surtout, n’en sortez plus. Le monde d’aujourd’hui n’est pas fait pour de vieilles badernes telles que vous et ne retournera pas à vos giries.

      Otto Naumme

    • Anonyme

      Monseigneur,

      pourriez vous nous renseigner avec autant de précisions sur les liens que l’Opus Déi entretint avec le franquisme ? Peut être pourriez vous nous parler de ces hommes politiques, ces ministres,ces lobbistes, classés par l’ensemble des commentateurs comme étant à droite (et même de droite extrême)qui appartiennent à l’Opus Déi ?

      Vous êtes si prolixe que je suis certain que vous saurez nous parler de cela aussi.

    • Hubert Artus
      Hubert Artus
      Auteur(e) de l'article Rue89
      • Posté à 23h34 le 14/10/2007
        rédacteur
      • Journaliste 56
        Rue89

      Monsieur, Auteur du papier auquel vous répondez ici, je répond à votre suite. Vous remarquerez que, à Rue89, vous avez loisir de répondre, alors qu’il est spécialement ardu d’entrer en contact avec votre structure. Je ne m’exprimerai ici non sur le fond, mais sur votre forme. Je viens surtout répondre car je trouve incongru et manipulatoire que, au lieu de traiter du sujet de l’article (le procès que votre structrure intente à un éditeur, ce après avoir cherché à attaquer moult ouvrages qui traitent de religion), vous fassiez la promotion d’une action qui n’a rien à voir. Et que vous en fassiez des tartines, sur votre structure, sur le membre de l’Opus Dei qui se trouva canonisé par un pape, et sur votre cas. Profiter du fait qu’il n’y a pas de modérateurs sur notre site pour de tels agissements est-il vraiment digne, monsieur ? Pensez-vous vraiment noyer le poisson ? Vous avez pu remarquer que c’est d’autres éclairages historico-politiques que sont curieux les lecteurs du site -laïc- Rue89. Alors ? Sur un site d’information, seul ces faits historico-politiques importent. En plus des faits sur le sujet de présent débat : le procès que votre firme intente à un éditeur français.

  • Anonyme

    Puisqu’il faut cultiver le pardon, pourquoi s’en prendre à ce roman, son auteur et son éditeur ?

  • Pierre-Grenoble
    • Posté à 18h31 le 13/10/2007
    • Internaute 16598

    Les religions ont en commun de vouloir réduire le champ de la pensée à leurs seuls dogmes.
    Vive la libre pensée et à bas la calotte, nom de dieu !

    • Anonyme répond à Pierre-Grenoble

      « Vive la libre pensée et à bas la calotte, nom de dieu ! “

      Je pense que vous êtes en retard d’un religion.

      Amicalement, et que Dieu vous garde.

      • Anonyme

        Non, non, t’as pas compris : toi, gardes ton dieu, nous on n’en veut pas !
        Pas plus que de toute autre religion. C’est si dur à comprendre ?

  • Peter Pan
    • Posté à 18h33 le 13/10/2007
    • Internaute 18881

    le mélange fiction et réalité est contestable en soi.
    je ne serai pas choqué si la 17ème chambre condamnait l’éditeur et l’auteur, si tant est que la diffamation, l’atteinte à la considération de l’Opus Dei soit établi.

    je m’étonne que cette affaire ne fasse pas autant de vague que les caricatures de Mahomet, où tous, media, politiques et intellectuels, s’étaient ligués pour soutenir Charlie Hebdo et sauver la liberté d’expression supposée en danger.

    • Anonyme répond à Peter Pan

      Doit-on crier a la liberte d’expression menacee des qu’une plainte est deposee concernant un ecrit ? C’est a notre justice d’etre garante de ces libertes.

      Je dois dire que je trouve cela moins inquietant que les declarations de certains representants des syndicats policiers qui, non contents de deposer une plainte contre le Robert pour une citation consideree comme injurieuse dans la definition de « reubeu », souhaitaient en plus que le ministere de l’interieur fasse pression sur cet editeur. Que voila un joli procede democratique...

      Rue89 : merci, s’il vous est possible, de nous tenir informe des suites de cette histoire...

      Un agnostique

  • Anonyme

    « À notre époque, qui est malheureusement riche en conflits, au niveau familial, national et international, il devient urgent d’affirmer que mettre en pratique la charité dans la vie ordinaire revient, la plupart du temps, à offrir et à accepter le pardon. Le pardon est la seule manière de faire, d’un champ de bataille, un lieu de coopération solidaire. S’exercer à la compréhension, dans le pardon donné et reçu, est certes une voie ardue, où il faut sans cesse commencer et recommencer, mais c’est une voie qui nourrit l’espérance. Au contraire, quand la culture du pardon est absente, il est difficile de maintenir une famille unie, de travailler pour un objectif commun dans la vie de la cité, de semer la paix et la joie dans les relations internationales. »
    Manque pas d’air ce rejeton infame du franquisme qui porte un nom a consonnance basque ! Pilier de tous les régimes dictatoriaux d’amérique latine et d’ailleurs, depuis au moins 50 ans,(une partie de « l’héritage », volé, sonnant et trébuchant de la famille Pinochet ne s’est pas évaporée !)Le soutien absolu des héritiers du franquisme en espagne...Hier d’Aznar que la composante opus du vatican a jeté dans les bras du grand croyant Bush pour l’accompagner dans sa croisade en Irak...Aujourd’hui de ses sbires qui veulent poursuivre l’oeuvre inachevée de Franco autour de Gernica...Et ailleurs, en commençant par la France, il ne serait pas trop difficile de révéler derrière le fantôme, un monstre aux tentacules insoupçonnées.

  • Anonyme

    Je souhaiterais savoir s’il était possible d’avoir le contenu du texte intitulé « La splendeur de la charité » et signé du prélat de l’Opus Dei, Mgr Etchegarary, déposé il y a peu de temps en commentaire à l’article d’Hubert Artus, et qui a disparu des commentaires ( ?). Je n’ai pas eu le temps de le lire en entier et comme ce monsieur (si c’est bien lui qui a écrit ce texte…) nous réclame la somme de 30.000 euros, je serais curieux de savoir ce qu’il raconte sur « la charité »…
    Merci.
    Jean-Jacques Reboux (Après la Lune)
    jjr@apreslalune.com

    • Anonyme

      je viens de le lire, il est « replié », il suffit d’ouvrir tous les messages fermés en cliquant sur « ouvrir le commentaire ».
      Bonne chance, courage et bravo
      Fran

    • Anonyme

      Pour résumer sa dialectique (doit être jésuite en plus d’opus déiste...), il énonce « faites ce que je dis, pas ce que je fais ».
      Etonnant, non ?

      En tous cas, de tout coeur avec vous. Et si les choses allaient plus loin, n’hésitez pas à transmettre le texte du roman sur Internet, de très nombreux internautes se feraient un plaisir de le mettre en ligne : l’on verrait alors si notre bigot se risquerait à traîner tout le monde en justice...

      Otto Naumme

  • Anonyme

    s’il n’y avait que l’opus dei en France...Il y a bien plus dangereux, comme, vous savez qui, ces fantomes qui s’affublent de cagoules de boureaux et de tablier de boucher, et qui vous expliquent, en vous éborgnant l’oeil avec un compas, qu’ils sont les seuls garants de notre humanisme et liberté...Vous savez, ces personnes carrement pas franches, mais franchement maques, mais oui les francs....

  • Anonyme

    Et elle se cache ou votre charité chrétienne ? Vous n’attendez meme plus le troisieme cris du coq pour trahir l’évangile. L’opus dei c’est la honte de l’église.

  • Servais-Jean
    • Posté à 01h27 le 14/10/2007
    • Internaute 4591
      43

    Comme le texte était fermé et comme je l’ai dit dans les commentaires,je me permet de le copier ici. S’il vous plait, ne le refermez pas, laissez le comme utile.

    La splendeur de la charité.

    Il y a cinq ans, le 6 octobre 2002, Jean-Paul II proclamait la sainteté de Josémaria Escriva de Balaguer, fondateur de l’Opus Dei, devant une foule bigarrée, composée de personnes venues du monde entier.

    Le lendemain, place Saint-Pierre, au cours de l’audience qu’il accordait à ceux qui avaient assisté à la canonisation, le saint-père définissait saint Josémaria comme le saint de l’ordinaire, synthétisant ainsi le cœur du message que ce prêtre fidèle avait prêché : les activités ordinaires — la vie familiale, le travail professionnel, les relations sociales sont un chemin vers le Ciel, pour peu qu’on le parcoure les yeux fixés sur Dieu et avec le désir d’aider son prochain.

    J’ai eu la chance, que je considère comme un don de Dieu, d’avoir été le témoin direct, pendant un quart de siècle, du souci de saint Josémaria d’aider de nombreuses personnes à dépasser la fracture entre la vie de foi et l’existence ordinaire. Dès les débuts de l’Opus Dei, le 2 octobre 1928, il a montré comment, dans toutes les réalités humaines nobles, voulues par Dieu et assumées par Jésus-Christ dans l’Incarnation, il était possible de trouver un chemin de sainteté. « Il y a quelque chose de saint, de divin,qui se cache dans le situations les plus ordinaires, et c’est à chacun d’entre vous qu’il appartient de le découvrir » (Homélie Aimer le monde passionnément, 8 octobre 1967). Ce message, il l’adressait —au plan théologique ou sous forme de conseils pratiques— à des femmes et à des hommes appartenant aux milieux professionnels ou sociaux les plus divers, au cours de conversations personnelles ou de rencontres multitudinaires, comme dans l’homélie que je viens de citer, qui fut prononcée devant plus de 20 000 personnes sur le campus de l’Université de Navarre.

    Fondre vie de foi et vie ordinaire relève de l’amour. Quand l’amour de Dieu est à la source de l’agir chrétien, c’est tout naturellement que l’on commence, conduit et conclut toutes ses activités, en fixant ses pensées sur le Seigneur. L’usine, le bureau, la bibliothèque, le laboratoire, l’atelier, l’intérieur d’une maison, deviennent ainsi la scène d’un dialogue entre le Créateur et la créature, entre un Père qui aime ses enfants à la folie et un fils ou une fille qui se sentent aimés de Dieu. Tout devient matière à prière. De même, lorsque l’on entretient le véritable amour du prochain, on ressent un appel à imprégner les relations familiales, sociales et professionnelles du baume de la charité.

    Ce message est non seulement actuel, mais particulièrement important à notre époque, où l’on se méfie des idéologies, tout en éprouvant les conséquences négatives de comportements inspirés par la logique de l’intérêt et du pouvoir. La charité chrétienne ne saurait être instrumentale, elle ne saurait viser d’autres objectifs, car l’amour est quelque chose de gratuit. Vivre la charité dans la vie ordinaire, dit saint Josémaria, suppose que l’on sache aimer. Aimer, c’est avoir « le cœur grand, ressentir les préoccupations de ceux qui nous entourent, savoir pardonner et comprendre : se sacrifier, avec Jésus-Christ, pour toutes les âmes. » (Quand le Christ passe, n. 158).

    Comme Benoît XVI l’a rappelé dans sa première encyclique, la charité constitue l’option fondamentale de la vie du chrétien. Alors que nous célébrons le cinquième anniversaire de la canonisation de saint Josémaria Escriva, mon cœur et mon esprit se tournent vers tant de fidèles et de coopérateurs de la Prélature de l’Opus Dei, qui, avec des amis et des collègues, se dépensent au service d’initiatives sociales et d’assistance d’inspiration profondément chrétienne, sur les cinq continents. Ils suivent ainsi les traces de saint Josémaria qui, avec une authentique magnanimité, a poussé à la création de très nombreuses œuvres d’évangélisation et de promotion humaine en faveur des plus démunis, comme Jean-Paul II l’a rappelé dans son discours du lendemain de la canonisation. Certaines de ces activités sont justement nées à l’occasion de ce grand événement ecclésial, et cela aurait plu à saint Josémaria : le centre de soins palliatifs Laguna (à Madrid) ou le projet de promotion éducative Harambee, orienté vers des réalisations d’intérêt social dans des pays de l’Afrique subsaharienne. Cinq ans plus tard, les fruits de ces initiatives sont de plus en plus nombreux, autant chez ceux qui les promeuvent que chez ceux qui en bénéficient.

    Mais l’invitation à exercer la charité chrétienne est également pressante chez ceux qui ne se concacrent pas intensément ou exclusivement à des activités d’assistance. La charité n’en reste pas à la théorie, et dans la vie courante, elle s’avère inséparable de l’affection humaine : « Nous n’avons pas un cœur pour aimer Dieu et un autre pour aimer les créatures, remarquait saint Josémaria : notre pauvre cœur, ce cœur de chair, aime d’un amour humain, qui est surnaturel aussi, s’il est uni à l’amour du Christ. C’est cette charité-là, et nulle autre, que nous devons cultiver dans notre âme. » (Amis de Dieu, n. 229).

    À notre époque, qui est malheureusement riche en conflits, au niveau familial, national et international, il devient urgent d’affirmer que mettre en pratique la charité dans la vie ordinaire revient, la plupart du temps, à offrir et à accepter le pardon. Le pardon est la seule manière de faire, d’un champ de bataille, un lieu de coopération solidaire. S’exercer à la compréhension, dans le pardon donné et reçu, est certes une voie ardue, où il faut sans cesse commencer et recommencer, mais c’est une voie qui nourrit l’espérance. Au contraire, quand la culture du pardon est absente, il est difficile de maintenir une famille unie, de travailler pour un objectif commun dans la vie de la cité, de semer la paix et la joie dans les relations internationales.

    Pour le chrétien, en outre, la charité est le langage le plus approprié pour transmettre la foi. Comme l’a dit Benoît XVI « l’amour, dans sa pureté et sa gratuité, est le meilleur témoignage rendu au Dieu auquel nous croyons » (Deus Caritas est, n° 31). L’évangélisation ne se ramène jamais à une pure communication intellectuelle. La découverte des richesses de la foi est précédée bien souvent par une rencontre personnelle. Bien des gens s’approchent de Jésus-Christ, dans un contexte de liberté, quand ils font l’expérience de la charité des chrétiens. En ce sens, aimer les autres dans leur vie ordinaire, par des gestes concrets, nous révèle un mode de connaissance et de reconnaissance. C’est pourquoi saint Josémaria affirmait que l’évangélisation est le propre de ceux qui ont le cœur grand et les bras ouverts. Le Concile Vatican II a déclaré que l’une des plus graves erreurs du monde moderne résidait justement dans le divorce entre la foi et la vie ordinaire (cf. Gaudium et spes, n° 43). Cinq ans après la canonisation de saint Josémaria, le saint de l’ordinaire, je demande à Dieu que, par son intercession, il aide tout spécialement les chrétiens à unir dans leur âme amour de Dieu et affection pour nos frères et pour nos sœurs, pour tous les hommes et les femmes du monde : qu’il nous soutienne dans notre souci d’illuminer chacune de nos journées de la splendeur de la charité.

    Mgr Xavier Echevarria,

    Prélat de l’Opus Dei.

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  • Anonyme

    Oui en effet , c’est bien de lui que l’on parle et je suis bien d’accord avec toi mais il faut dire que j’ai pris la précaution de mettre mes œillères .
    Je pensais que l’on parlait de celui qui confessait le pote à Hitler (qui aimait tant les Juifs qu’il voulait les envoyer vers Dieu plus rapidement ),qui voulait acheter un titre nobiliaire car il rêvait de succéder a F ...
    (je peux pas mettre son nom excusez moi ) avec sa bénédiction a la tête de l’Espagne (ils n’auraient pas rigolés les Athées A majuscule )par contre , ils auraient entendus parler bien avant nous du tri sélectif
    Il y a toujours des types qui sont en plein délire et moi je ne me battrais pas pour ces (ses)idées , être c... c’est un droit , celui là je te le laisse ! ! ! ! ! !

  • Anonyme

    Un lien vers un article du monde diplomatique à propos de l’Opus Déi Lien

  • prabang
    • Posté à 12h05 le 14/10/2007
    • Internaute 19240

    L opus dei s attaque a la liberte d expression mais est loin de porter la plus grave atteinte contre ce principe fondateur de notre democratie.
    Depuis le debut des annees 90 et l apparition du politiquement correct, differents groupes de pression dont les medias ne sont que les jouets soumis, se sont acharnes a construire des dogmes sur toute une serie de sujets essentiels.
    De fait, le debat contradictoire, exercice primordial de toute democratie, est exclu puisqu un dogme consiste a accepter comme un fait etabli ce qui n est que conjecture et surtout interdit le debat.
    Mais le debat, je le repete, c est l essence meme de toute democratie et le coup porte par l opus dei a la liberte d expression represente a peine un quart du dizieme du sommet de l iceberg ! !

  • Anonyme

    eux au moins ils utilisent les armes de notre système.

    Lien

  • Anonyme

    Lors d’une soirée de soutien aux éditions Après la Lune organisée ce vendredi par la librairie La Mouette Liseuse et le cinéma L’Alhambra à Calais(à laquelle étaient présentes 80 personnes, parmi lesquelles des représentants de la Libre Pensée, un prêtre jésuite – à l’opposé, donc, des idées de l’Opus Dei – et nombre de citoyens attentifs aux libertés…), le film suivant fut projeté.
    Très instructif.
    Cela se passe au Chili, pays où « l’Œuvre » est très présente…
    Lien

  • Anonyme

    Il me semble que l’usage rapide de google nous montre que le monseigneur de passage soit tres probablement un simple Courageux anonyme comme moi qui est simplement capable de lire le site de l’Opus dei et de Ctrl+C puis Ctrl+V ... c’est triste mais il me semble que c’est une simple blague. Le texte est ici : Lien
    On le retrouve en premier rang a partir de n’importe quelle citation du texte du pseudo-monseigneur sur google.