Décryptage 25/09/2009 à 18h04

Sans gagner un centime, Twitter vaut un milliard

François Krug | Journaliste Rue89


Pour racheter Twitter, il faudrait désormais débourser un milliard de dollars. Pourtant, le réseau social ne gagne toujours pas d’argent. Un milliard pour un service se limitant à l’envoi de messages de 140 caractères : est-ce le retour de la bulle Internet ?

Selon le Wall Street Journal, des fonds américains s’apprêteraient à investir 100 millions de dollars (68 millions d’euros) dans Twitter. Une petite fortune pour la plupart des start-ups, mais pas pour celle-ci.

Des prévisions trop optimistes

La valeur totale de Twitter aurait été évaluée à un milliard de dollars pour cette levée de fonds. Quatre fois plus que pour la précédente, au début de l’année. Pourtant, la situation financière de l’entreprise ne s’est pas améliorée.

Lancé en 2006, Twitter ne gagne toujours pas d’argent, malgré ses 50 millions d’utilisateurs dans le monde. Selon des documents confidentiels publiés par Techcrunch, ses dirigeants pensaient pourtant que le déclic aurait lieu cette année, en se lançant dans la publicité. Leurs prévisions de chiffre d’affaires :

  • 2009 : rien pour les deux premiers trimestres, 400 000 dollars au troisième, dix fois plus au quatrième
  • 2010 : 140 millions de dollars
  • 2013 : 1,5 milliard de dollars

Pour l’instant, on en est loin. Mardi, le co-fondateur de Twitter, Biz Stone, annonçait même que la pub ne ferait pas son apparition sur le site avant l’année prochaine. En ajoutant que cela ne lui posait aucun problème.

Provocation, méthode Coué, inconscience ? Pas vraiment. Début 2009, Twitter a déjà levé 55 millions de dollars (37 millions d’euros), et selon le New York Times, il aurait encore 25 millions de dollars (17 millions d’euros) en banque. Avec 100 millions de dollars de plus, il n’a pas encore de quoi s’inquiéter.

Devenir le nouveau Google

La stratégie de Twitter est simple. Ce sera du « freemium », mélange de gratuité (pour les particuliers) et de services payants (pour les entreprises). Outre des pubs traditionnelles sur son site, le site veut innover en proposant :

  • Des comptes officiels (et payants) pour les entreprises et les stars qui utilisent Twitter pour leur promotion
  • La possibilité de sponsoriser les « tweets » (les messages de 140 caractères)
  • Des bases de données, en suivant les centres d’intérêt et les commentaires des utilisateurs

Les utilisateurs du site ont de quoi séduire les annonceurs. Une fois devenus accros à Twitter, ils constituent un public captif pour les campagnes de pub. Et selon une étude récente, les internautes inscrits cliqueraient plus souvent sur les liens publicitaires que les autres.

Pour l’instant, malgré le « buzz » qu’il suscite, Twitter ne fait pas le poids face à son principal concurrent, Facebook, qui compte six fois plus d’utilisateurs, soit 300 millions de personnes.

L’ambition de Twitter, ce n’est pas de dépasser Facebook. Selon les documents de Techcrunch, le site veut devenir le premier à atteindre le milliard d’utilisateurs dans le monde. Ses dirigeants résument leur stratégie en une question :

« Pouvons-nous faire à Google ce que Google a fait aux autres ? »

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  • 24361 visites
  • 20 réactions
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  • TimeisCoffee
    TimeisCoffee
    Multi millionnaire
    • Posté à 18h24 le 25/09/2009
    • Internaute 88460
      Multi millionnaire

    La valorisation se fait en fonction du nombre de membres. Un membre sur un réseau social est valorisé entre 20$ et 150$ en fonction de la pertinence des données et informations détenu sur lui.

    Sur Twitter, Facebook les membres donnent le plus souvent leurs vrai noms et prénom, leurs vrais amis, l’université qu’ils ont fréquenté, ils sont fan de..., aiment ceci... Twitter, Facebook ont une base de données ultra qualifiées sur leurs membres...

    • figo
      figo répond à TimeisCoffee
      • Posté à 18h53 le 25/09/2009
      • Internaute 31658

      La valorisation est avant tout le résultat d’un business plan et non une simple règle de trois sur les abonnés même si on peut rapporter ça in fine au nombre d’abonnés ou à la perspective de croissance du nombre d’abonnés.
      En tout cas, la valeur d’un abonné sur Twitter (modèle de freemium) et sur Facebook (pubs avant tout) ont bien peu en commun puisque les modèles économiques sont très différents.

      Il faut aussi dire qu’une différence importante entre les deux bases d’abonnées est que, contrairement à ce que vous dites, sur Twitter les gens ne donnent pas forcément leur vrai nom, encore moins leurs vrais amis (il n’y a pas de réciprocité du tissu social).

      Enfin, si vous vous intéressez à ce que signifie les chiffres de valorisation pour Twitter et Facebook un article intéressant : Lien

      • TimeisCoffee
        TimeisCoffee répond à figo
        Multi millionnaire
        • Posté à 19h33 le 25/09/2009
        • Internaute 88460
          Multi millionnaire

        Bonjour Figo

        Je ne crois pas trop au business plan dans les réseaux sociaux, je lisais un document de PWC : Three Keys to obtaining Venture Capital Lien

        Twitter a emprunté de l’argent sans un véritable business model, 5 millions pour le lancement puis 14, 33 millions en janvier...

        PWC nous explique que si on emprunte 2millions, il faut engranger 20 millions dans les 6 ans....
        Twitter n’a rien engrangé mais est valorisé à 1 milliard...
        et pire les Venture Capital continuent d’investir...

        Quand au fait de ne pas donner son vrai nom sur Twitter, on retrouve une parti de vos informations par une intersection de bases de données.
        Et même si on a pas vos vrais nom et prénom ce qui intéresse, ce sont vos statistiques, qui suit qui pourquoi... comment se propage un buzz... Tout est exploitable !

    • ysengrimus
      • Posté à 20h15 le 25/09/2009
      • Internaute 12674

      TWITTER, je dis : surprenant...

      Lien

      TWITTER, je dis : prudence. C’est la grande structire de surveillance de demain. Pas surprenant qu’elle chiffre aujourd’hui...
      Paul Laurendeau

    • ALLAIN JULES C@MMUNICATION
      • Posté à 09h16 le 26/09/2009
      • Internaute 18202

      Tout à fait !

      Vous m’avez enlevé ça de la bouche.

      Lien

  • Airinys
    • Posté à 19h01 le 25/09/2009
    • Internaute 52467

    Est-ce que l’article est volontairement naïf ?

    Parce que comme le dit TimeisCoffee, la valeur marchande de leur base de donnée est spectaculaire, Google ne doit sa réussite économique qu’à la pertinence de la publicité.

    Imaginez Twitter, avec la géolocalisation généralisée sur les portables, le gisements que cela représente ... d’ailleurs la publicité localisée c’est le Graal que Google recherche depuis plusieurs années sans arriver à trouver de solution vraiment satisfaisante pour l’instant.

  • BrunoC
    BrunoC
    ( ° ) ( ° )
    • Posté à 19h10 le 25/09/2009
    • Internaute 49016
      ( ° ) ( ° )

    Comparer Twitter et Google n’a aucun sens à l’heure actuelle.

    Le service que propose Twitter n’a rien de particulièrement révolutionnaire et se positionne sur une niche, porteuse aujourd’hui par l’effet d’un buzz difficilement compréhensible.

    Google est en comparaison un mastodonte (bien qu’il ait gardé une certaine agilité intellectuelle) mais surtout Google à un but et une stratégie pour l’atteindre : organiser l’information là ou elle se trouve
    Google fournit une ribambelle de service
    -Moteur de recherche révolutionnaire à son lancement, supporté par une stratégie industrielle pertinente.
    -Numérisateur de livres
    -Googlemaps et géo-localisation
    -Gmail, Messagerie internet
    -Google Apps et Cloud computing : externalisation des données des ordinateurs individuel vers des serveurs (clouds)

    Si j’avais des sous à investir, je ferais 100 fois plus confiance à une entreprise avec une stratégie claire et qui s’y tient, plutôt qu’une start up à la mode qui fournit un service de SMS à peine amélioré.

    • Pierrrrre
      Pierrrrre répond à BrunoC
      → → → → → → → le marché autant (...)
      • Posté à 15h19 le 26/09/2009
      • Internaute 23078
        → → → → → → → le marché autant (...)

      « Twitter () se positionne sur une niche »

      ► Tout est là :
      ça explique son chien, son mordant
      et son risque de tomber sur un os.

      Moi j’dis, il devrait s’ouvrir au chat.

  • Lurker
    Lurker
    Neant
    • Posté à 19h38 le 25/09/2009
    • Internaute 43564
      Neant

    « Pour l’instant, malgré le “ buzz ” qu’il suscite, Twitter ne fait pas le poids face à son principal concurrent, Facebook »

    Ils ne sont pas concurrents. L’un permet de rendre public un message de 140 caractères, l’autre de poster a peu près ce qu’on veut, de jouer, de discuter, enfin, beaucoup plus de choses, mais pas de la même manière.

    « Provocation, méthode Coué, inconscience ? Pas vraiment. “

    Pourquoi ‘Pas vraiment.’ ? Expliquez moi :
    1/ comment twitter peut générer 1,5 milliards de dollars *dans 4 ans* sans réellement de pub, et surtout sans qu’un concurrent (un vrai) ne lui pique son audience
    2/ en quoi les utilisateurs seront encore captifs dans 4 ans

    J’ai rarement vu un article aussi naïf. Les dirigeants de Twitter sont juste en train de récupérer du pognon pendant la bulle (c’en est une, lisez l’article, et comparez les chiffres et l’utilité réelle du produit), pour mieux vendre dans peu de temps (probablement moins d’un an ou deux, grand maximum). Les sites à buzz de ce genre ne font pas de vieux os. Prenez Myspace, en décrépitude totale, nous sommes dans le même schéma. Des sites qui ont leur intérêt, mais qui sont incroyablement surévalués au moment auquel ils marchent le mieux. Et après, vu qu’il n’y a strictement aucun business plan (la preuve, Twitter n’envisage rien avant des années), cela ce casse la gueule. C’est voulu, les dirigeants de la boite ne prennent pas de risque, ils se contentent de plumer les investisseurs. Et tant mieux pour eux. Pensez Myspace donc, ou Napster, la majorité des startups de la précedente bulle. Les investisseurs n’apprendrons jamais.

  • General Subverciòn
    General Subverciòn
    viva Makhnovchtchina
    • Posté à 19h44 le 25/09/2009
    • Internaute 47117
      viva Makhnovchtchina

    s’ils ne gagnent pas un centime ils ne font pas de profit financier sur les individus et qu’ils taxent ceux qui monopolisent les ressources,moi je leur demande pas si en plus il font la lessive et le ménage pour le même prix....le beurre....la crémière...et le reste...
    Pourquoi ça doit être considéré comme bizarre quand quelque chose ne coute rien à la majorité de l’humanité au lieu d’appartenir à une minorité qui s’accapare tout et vous laisse juste de quoi vous plaindre....et encore....même ça bientôt ça vous sera interdit à ce qu’il semblerait ....la guerre continue...

    • BrunoC
      BrunoC répond à General Subverciòn
      ( ° ) ( ° )
      • Posté à 21h36 le 25/09/2009
      • Internaute 49016
        ( ° ) ( ° )

      C’est vrai qu’on pourrait voir ces start ups qui lèvent des fonds sur du vent comme des Robins des Bois post-modernes, mais bon, c’est un peu angélique quand même.

      A la revente de la boite, qui sans être ouvertement planifiée est la fin quasi écrite et sans doute l’objectif innavoué des fondateurs, le monde des salariés se divisera en deux catégories : ceux qui avaient des billes et ceux qui vont creuser.

  • egide
    egide
    Littéral
    • Posté à 20h01 le 25/09/2009
    • Internaute 45067
      Littéral

    Il semble qu’en France, on n’est pas encore pris la mesure économique des réseaux sociaux.

    Comme d’ailleurs, on ne comprend pas, et j’entends par là les décideurs, les investisseurs et les créateurs, de l’importance de communiquer gratuitement afin d’être présent dans les premières lignes de réponse des moteurs de recherche à propos de n’importe quel sujet.

    Notoriété, visibilité, transparence notions dont une grand part de l’élite française culturelle, économique et surtout politique se défie à contre courant de l’histoire !

    En effet comment les classes supérieures d’une nation fondée sur le statut, confortée par l’extrême sélection au « mérite » de sa notabilité, qui cultivent génération après génération le culte de la discrétion et de la rétention des connaissances vitales et des savoirs-faire afin de diriger dans tous les domaines, accepteraient de remettre en cause ce modus-vivendi ?

    Arc-boutés sur leur « exceptionalité » tellement française et qu’il faut protéger à tout prix, les notables se rebiffent contre la modernité.

    De fait, ils sont absents des meilleurs « affaires » du moment, occupés qu’ils sont à perfectionner des façons totalement dépassées de produire des biens et des services.

    Comment, dans un pays où l’information officielle, les catalogues de ventes de certains produits et les indispensables et obligatoires bilans des entreprises sont des services payants à tarifs très élevés, confiées par délégation, publique ou syndicale (professionnelle) sous forme de monopole, à des prestataires qui n’ajoutent aucune valeur mais gagnent seulement par le fait d’être les dispensateurs exclusifs d’informations que partout ailleurs dans l’OCDE, on trouve gratuitement ou pour presque rien.

    Ainsi la notabilité française tient d’autant plus qu’elle possède la « pierre » et les « sources » d’informations.

    Deux « marchés » dont les experts de l’OCDE ont noté plusieurs fois que leur cout prohibitifs plombaient la compétitivité économique de la France.

    Google, Facebook et maintenant Twitter offrent gratuitement les principales masses disponibles d’informations à valoriser.

    Et Twitter mieux que Facebook concurrence Google sur son propre terrain des réponses fiables à des demandes d’information.

    La fonction de recherche de Twitter est proprement ahurissante par la qualité et la finesse des résultats obtenus en lançant des recherches.

    Devenir « visible » sur google twitter ou facebook est le meilleur moyen de se faire « connaitre ».

    Et les échanges d’informations, « gratis pro deo », sont devenues une pratique courante.

    Et quelle Haute autorité française de la protection des informations pourrait, oserait, empêcher cela, de quel droit ?

    En attendant, l’industrie numérique n’existe toujours pas en France.

    Il n’y a pas un seul investisseur pour des « nouveautés » numériques, pas pour des smartphone, pas pour des réseaux sociaux, pas pour du matériel numérique, à part la télévision et les simples téléphone mobiles, pas pour des logiciels.

    Pourtant des petites entreprises existent qui s’acharnent à produire d’excellent produits et services.

    L’excellence est là qui ne trouvent pas autre chose que des repreneurs sans risques qui gâchent tout en voulant maximaliser la valeur n’importe comment.

    Pas d’investisseurs assez joueur pour risquer gagnant.

    Un seul exemple, Bookeen est un producteur d’excellentes liseuses électroniques, son dernier ereader est une pure merveille : Cybook Opus Lien

    On attend toujours les annonces des éditeurs français pour lancer enfin l’industrie du livre numérique.

    Personnellement, je suis tout ça sur Twitter un site
    Lien y donnent les dernières informations sur l’industrie du livre numérique :
    des messages en 140 caractères avec des liens réduits vers leurs dernières nouvelles sous formes d’articles très bien écrits et documentés (en anglais).

    Mais peut-être que La Martinière le pdg des éditions éponymes n’a pas de compte sur Twitter ?
    Quand on recherche sur twitter Martinière, on trouve ceci :

    La Martinière demande 15 millions d’euros de dommages et intérêts à Google. il en reversera 10 % à ses auteurs, qu’il défend si bien.

    publié par Lien il y a 2 heures.
    Et ceux des directions des sociétés du CAC40 et de leurs filiales, non plus, pas de compte, ni sur Twitter, ni sur Facebook ?

    Pourtant quand on recherche twitter sur Lien avec
    ceci Lien
    on trouve le site même : Lien

    Nota Bene :

    Pour économiser des caractères sur les messages twitter, ce site français (si, si) fait très bien les liens réduits :
    Lien

  • Scith
    • Posté à 20h34 le 25/09/2009
    • Internaute 40425

    Il ne me semble pas que Facebook et Twitter soient en réelle concurrence tant les usages de ces deux services sont différents.

    Facebook est un réseau social et rien qu’un réseau social (l’aspect jeu en est un composant). Twitter est un service de blog d’une nouvelle génération, incluant une part de réseautage social.

    Il est tout de même intéressant de remarquer que tous deux empruntent la même voie de développement. Le business plan fixé par Facebook dans sa phase de crise identitaire est sensiblement le même que celui que propose Twitter.

    Le revenu le plus important de Facebook est tiré de la publicité, et surtout d’un partenariat très juteux avec Microsoft AdSense (0.30€ par millier de clics).
    Le second revenu de Facebook est issu de son « sponsorship » (dont les comptes officiels et payants de Twitter semblent inspirés). Une entreprise ou une star peut acquérir une page personnalisable pour la « modique » somme de 300 000 $ pour 3 mois.

    Bref, la recette est toujours la même. Parfois, certains sites (notamment Viadeo), incluent un système d’abonnement qui débloque de nouvelles fonctionnalités. Mais cette méthode n’est pas envisageable pour des sites comme Twitter ou Facebook dont les utilisateurs ont souvent moins d’utilité professionnelle (et donc financière) à utiliser le réseautage social.

    L’innovation de ces réseaux est souvent technique plus que commerciale (et heureusement pour nous). Les réseaux sociaux gagneraient toutefois à inventer de nouveaux moyens de financement afin d’éviter à tous une nouvelle « bulle internet ».
    Cette bulle serait probablement pour nous, utilisateurs, bien plus dévastatrice que la précédente. Il n’y a qu’à penser à ce que ces entreprises pourraient faire de nos données en cas de faillite imminente...

    D’autre part, je ne vois pas bien où se situe la comparaison avec Google. Nous pouvons certes faire des recherches sur Twitter, mais la classification des informations n’est structurée, il me semble, que temporellement. Nous sommes donc très loin des algorithmes très complexes des moteurs de recherche principaux.
    Twitter est plutôt un outil puissant d’information dans l’instantané.

    Il ne faut pas non plus négliger un futur public probable de Twitter : les très jeunes (type Skybloggeurs chez nous). En effet, cette catégorie d’âge pourrait apprécier le format de message type SMS, le réseautage social, et la possibilité de dialoguer publiquement.

    • egide
      egide répond à Scith
      Littéral
      • Posté à 08h58 le 26/09/2009
      • Internaute 45067
        Littéral

      Bien vu en ce qui concerne la différence des modalités de recherche entre Google et Twitter.

      Ce dernier, mais ce n’est qu’un aspect technique, offre beaucoup moins de persistance des informations que Google dont c’est la vocation.

      Ce qui permet de présenter les recherches sur Twitter plutôt comme un système de veille :
      En effet faute de pouvoir d’accéder aux messages les plus anciens, il faut réitérer les recherches en permanence afin de récupérer les informations souhaitées et les stocker si on veut les conserver. L’actualité prime sur Twitter mais pas seulement.

      Par exemple, je fais de la veille sur l’information culturelle sur Twitter.
      Les évènement concernés ont eu lieu il y a bien longtemps, bien avant l’existence d’Internet et pourtant la pèche est excellente.

      Par contre, il me semble que vous sous-estimez par trop, malheureusement pour nous, l’importance des aspects commerciaux de Facebook et de Twitter.

      Des informations qui ont réellement de la valeur circulent sur ces réseaux sociaux. Et en général les acteurs principaux français de l’économie et de la culture s’en tiennent à grande distance. Quand ils se réveilleront, ils sera trop tard, la mise pour le ticket d’entrée sera bien plus élevée et probablement hors de portée d’ici 2 ou 3 ans.

      La pompe à finance fonctionnera plutôt vers l’autre côté de l’Atlantique.

      Mais bon, en France, c’est une tradition conservatrice bien établie de puis M. Thiers, monnaie forte, faibles investissements, interventionnisme législatif catastrophique, gouffre abyssal des finances publiques.

      Finalement, en France n’y sont bien que Dieu et les héritiers !

      Pauvre de nous !

  • numeroSeptduvillage
    numeroSeptduvillage
    media-citoyenne et ecologeek
    • Posté à 01h14 le 26/09/2009
    • Internaute 83942
      media-citoyenne et ecologeek

    Le titre est un faux débat.
    1. Nous ne sommes plus dans un référent basé sur l’économie de la rareté mais sur un modèle économique de l’abondance.

    2. Le cout du payant qui arrive après est dangereux, car il devient une taxe. Cette taxe pour financer un produit dans lequel les gens se sont habitués sont la même logique que Microsoft qui s’est volontairement laissé téléchargé par le particulier durant qu’il se faisait financer par les entreprises. Se faisant passer pour un samaritain mais visant que dans 10 ans les utilisateurs ne voudraient pas changer. Et il l’a avoué lui-même.

    3. Le problème de la taxe induit un canal et un non choix de consommation. C’est le vous payez ça et vous prenez ce qui va avec même si vous en avez pas besoin. De fait, c’est de la vente liée qui fait vivre des industries inutiles et non pertinentes.
    Ex : si on laissait les gens choisir leurs chaines TV sur 200 , y’en aurait 180 qui ne seraient pas selectionnées. Mais cela ne créerai pas du chomage, cela créerai des emplois ailleurs. donc tant qu’on expliquera pas comment on crée un emploi on fera croire aux gens que ce n’est pas grave de subir de la pub, ça finance des emplois (non, ça occupe des postes creux, ça génère une classe de gens qui votent à droite car on leur vend une vie rose bonbon).

    De fait, durant que les journalistes enquêtes mals ou posent mal le sujet, ils siphonnent notre expertise pour qu’on résolvent leur problème à leur place. Le problème c’est que c’est cet article qui va être référencé et nos commentaires qui ne peuvent pas concrètement encore (même si merci beaucoup la Rue) apporter de l’expertise.

    Pour chercher des infos : aller sur Lien et Lien

    4. L’article ne parle pas du positionnement de twitter comme outil de microblogging à destination des masses qui sont essentiellement des utilisateurs de téléphones mobiles et qui sont vecteurs d’une information à chaud : je suis témoin je film, j’écris et j’envoie, je reçois une info et je fais suivre à plusieurs.
    Or tout ceci est parfaitement faisable depuis un ordinateur. Et les FAI sont beaucoup plus clean sur le fait qu’ils ne doivent pas lire les messages que les opérateurs téléphoniques privés dont les gens devraient bien plus se méfier : sous couvert de « mieux répartir des services sur la ville » le profil client, conso, politique, réseau, influence... se dessine progressivement.

    Je ne veux pas jouer le jeu de faire peur en disant méfiez-vous mais un téléphone mobile est une techno active contrairement à une carte bleu. Une techno active ça veut dire que tout le processus est piratable : identité numérique, réseau de contacts, tracabilité, habitudes de consommation, reception non sollicité de publicités, vente liée, communication fermée (vous ne pouvez pas communiquer avec d’autres groupes).

    L’utopie de la communication est entretenue par tout un tas de gadgets inutiles.

  • Pierrrrre
    Pierrrrre
    → → → → → → → le marché autant (...)
    • Posté à 15h14 le 26/09/2009
    • Internaute 23078
      → → → → → → → le marché autant (...)

    « Sans gagner un centime, Twitter vaut un milliard »

    ► Tout le contraire de moi,
    j’gagne un peu,
    mais j’vaux que dalle.

  • siko
    siko
    capitaliste révolutionnaire
    • Posté à 07h47 le 27/09/2009
    • Internaute 38962
      capitaliste révolutionnaire

    Moi, j’ai toujours pas compris l’intérêt de ce « service ». J’ai bien essayé, j’ai pris un compte. Puis, j’ai choisi quelques personnes que je pensais intéressantes. Elles le sont certainement, mais pas sous twiter. En fait, twitter ça n’intéresse que les « personnalités » qui peuvent trouver dans ce machin une façon de s’exprimer, mais surtout de combler leur narcissisme.

    Twitter ne fonctionne donc que par effet de mode. Les gens s’y inscrivent par curiosité, mais une fois que l’on a compris l’inutilité totale du machin, on y va plus jamais.

  • bart94
    bart94
    technicien
    • Posté à 23h57 le 27/09/2009
    • Internaute 47630
      technicien

    Il y a vraiment encore des annonceurs qui croient que l’on voit les bandeaux de pub sur les pages ?
    et qui font des business plan la dessus ?

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 13h49 le 28/09/2009
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    C’est dingue qu’on puisse investir autant dans un truc aussi vide...
    On pique une bonne idée bien rodée (IRC), on met des fioritures, on taille des pipes à quelques gens connus pour qu’ils en vantent les mérites imaginaires, et voilà le travail.

    Ces machins de communication propriétaires et incompatibles avec le reste du monde ont un avantage qui est aussi leur principal défaut : pour communiquer il faut que les autres l’utilisent.

    Autrement dit, plus de gens l’utilisent et plus de gens l’utilisent. Mais si demain je sors ma version à moi d’IRC, et que ça marche du tonnerre (parce que je suce encore mieux), alors Twitter vaudra un milliard de dollars... zimbabwéens.

    Et ces pauvres investisseurs ont du aimer l’héroïne et le LSD qu’on a versé dans leur café, parce qu’il faut être soit taré, soit inconscient, soit joueur pour miser même un seul million sur leur système.

  • Lictor
    Lictor
    informaticien
    • Posté à 17h23 le 28/09/2009
    • Internaute 68450
      informaticien

    « Est-ce le retour de la bulle Internet ? »

    Ce serait une très très bonne chose ! Les gens ont une image négative de la bulle Internet, mais dans les fait, c’est plutôt une bonne chose pour l’innovation...

    En effet, la bulle permet de financer énormement de choses innovantes, et ce très rapidement. Par exemple, en 96, j’avais créé une entreprise avec des collègues de fac. A l’époque, nous étions jeunes diplômés, sans expérience. Pourtant, grâce à la bulle (et à quelques prix et articles dans la presse), nous avions pu lever assez rapidement des fonds : 500.000 francs dans un premiers temps, puis 10 millions.
    La bulle permet des développements uniques. Sans la bulle, le projet aurait été intenable : *aucune* banque française ne juge ce genre de projet assez sérieux pour y investir des fonds. En fait, les banques servent surtout à mettre des bâtons dans les roues au quotidien, pas à financer des PME. Pourtant, c’est là que ce crée l’innovation et l’emploi : la boite en question était très bien positionnée dans son créneau au plan internationnal et au moment de sa revente employait 70 personnes.

    La bulle s’accompagne automatiquement d’un éclatement : c’est normal. Le système, par sa nature même, part dans tous les sens et produit du très bon comme du très mauvais. L’éclatement permet de faire le grand tri. Après l’éclatement de la bulle de 2000, les meilleurs sont restés : les très grands comme Google, Yahoo et autres, mais aussi des plus petits.

    La reprise de la bulle serait donc une bonne chose... Pour une fois que la finance sert à financer de vrais projets et pas de la spéculation pure...