Explicateur 22/09/2009 à 20h00

Pourquoi changer le statut de La Poste si ce n'est pour privatiser ?

Julien Martin | Ex-Rue89

Les syndicats crient à la privatisation rampante de La Poste, mais le gouvernement assure vouloir juste la renforcer.


Manif contre la loi de modernisation de La Poste le 22 septembre 2009 à Paris (Charles Platiau/Reuters).

Occupation de la Bourse par Olivier Besancenot et une cinquantaine de postiers, journée de grève nationale, manifestation à l’appel des principaux syndicats et partis politique d’opposition... Le Comité national contre la privatisation de La Poste a accentué la pression ce mardi contre le projet de loi de modernisation de La Poste, avant une consultation nationale organisée le 3 octobre.

Que prévoit le projet de loi ?

Adopté en Conseil des ministres le 29 juillet, le projet de loi de modernisation de La Poste devrait être examiné par le Parlement fin octobre ou début novembre. Il prévoit de faire passer La Poste du statut d’Etablissement public industriel et commercial (Epic) au statut de « société anonyme dont la totalité du capital social sera détenue par l’Etat ou par des personnes morales appartenant au secteur public ».

Au cours du Conseil des ministres, le gouvernement a également détaillé quatre autres points dudit projet de loi :

  • Il réaffirme, en les inscrivant dans la loi, les quatre missions de service public de La Poste, notamment la présence postale territoriale dont le financement reste assuré par le fonds postal national de péréquation territoriale.
  • Il apporte des garanties aux personnels de La Poste -fonctionnaires et contractuels- qui conserveront leurs statuts et l’ensemble des droits qui s’y attachent.
  • Il transpose la directive du 20 février 2008 fixant au 31 décembre 2010 la libéralisation totale des marchés postaux en Europe. Il désigne La Poste comme opérateur du service universel pour une durée de quinze ans, avec un contenu et un périmètre du service universel inchangés.
  • Il dispose que le système actuel du prix unique du timbre est également maintenu.

Quel est le but avancé par le gouvernement ?

Le gouvernement explique l’opportunité du projet de loi par le besoin de renforcer La Poste avant la libéralisation totale des marchés postaux en Europe à partir du 1er janvier 2011. L’entreprise perd actuellement un milliard d’euros par an et ses dettes s’élèvent à six milliards d’euros au total.

Mais pourquoi changer le statut de l’entreprise ? L’Etat ne sera plus obligé de la financer directement et entièrement, mais passera par la Caisse des dépôts et consignations, une institution financière publique qui gère des fonds publics et privés. Christian Estrosi, ministre de l’Industrie, s’en est expliqué le 29 juillet :

« Le statut actuel d’établissement public industriel et commercial de La Poste, qui est aujourd’hui une exception en Europe, ne lui permet pas de trouver les financements complémentaires nécessaires.

Le projet de loi modifie donc le statut de l’entreprise, qui devient une société anonyme, afin de permettre à l’Etat et à la Caisse des dépôts et consignations de souscrire à une augmentation de capital à hauteur de 2,7 milliards d’euros. »

Sa ministre de tutelle, Christine Lagarde, n’a pas dit autre chose ce mardi matin au micro de France Inter :

« Ce n’est pas une privatisation. Ce que nous prévoyons, c’est de réorganiser La Poste pour permettre de la renforcer. Cette magnifique institution a besoin de capitaux dans un contexte où, compte tenu de la réglementation européenne, le marché va s’ouvrir à la concurrence. (...) Nous prévoyons, en toutes hypothèses, que l’actionnariat reste public. » (Voir la vidéo)


L’Etat a donc décidé de ne pas assumer seul ces 2,7 milliards d’euros. Conserver le statut actuel de La Poste était à ce prix, que le gouvernement a choisi de ne pas faire supporter exclusivement aux finances publiques. Quitte à faire un premier pas très impopulaire en direction d’une éventuelle privatisation de La Poste.

Quelle crainte est affichée par les syndicats ?

Malgré les affirmations à répétition du gouvernement et la mention d’un capital 100% public dans le projet de loi, syndicats et partis d’opposition craignent que l’on se dirige vers une privatisation rampante de La Poste en la transformant en société anonyme.

D’abord parce que ce qui est fait par une loi peut être modifié par une autre loi. Ensuite parce que des précédents ne peuvent que légitimement accroître ces craintes. Le NouvelObs.com rappelle les cas de France Télécom et Gaz de France.

Alors que les socialistes avaient assuré que le capital de France Télécom resterait 100% public durant la campagne des législatives de 1997, ils mettent 20,9% de ce même capital sur le marché aussitôt élus. La droite poursuivra dans la même voie : aujourd’hui, l’Etat ne détient plus que 26,65% du capital de France Telecom.

Plus récemment mais toujours avec la même méthode -en transformant une Epic en société anonyme-, le Parlement a voté le 22 juillet 2004 l’ouverture du capital de Gaz de France avec une participation de l’Etat ne pouvant pas descendre au-dessous de 70%. Aujourd’hui, le groupe GDF-Suez est coté en Bourse et l’Etat ne détient plus que 35,6% de son capital.

Pourtant, le 6 avril 2004 devant des ouvriers de Gaz de France en colère, Nicolas Sarkozy martelait à l’occasion d’un déplacement à Chinon (Indre-et-Loire) :

« On ne viendra pas à la privatisation, c’est clair, simple et net. Il n’y aura pas de privatisation d’EDF et Gaz de France, c’est clair, c’est simple et c’est net. » (Voir la vidéo)

Photo : manif contre la loi de modernisation de La Poste le 22 septembre 2009 à Paris (Charles Platiau/Reuters).

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  • plataneforever
    • Posté à 20h03 le 22/09/2009
    • Internaute 67389

    Comment els journalistes peuvent laisser dire que ce n’est pa sune privatisation.
    les antécdents existent.
    Une SA tout le monde c’est ce que c’ets.
    cette stratégie de com du gouvernement ne tiens pas la route.
    Ce n’est même pas aux opposants de les contredire mais juste à toute personne sensée fournir une information fiable et crédible.
    france inter m’a bien déçu ce matin .

    • napakatbrax
      • Posté à 20h39 le 22/09/2009
      • Internaute 23966

      Vous exagérez tout de même... Une SA, c’est toujours mieux qu’une SARL...

      M’enfin.

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      • sup à la demande du riverain 28.09.09
        • Posté à 22h15 le 22/09/2009
        • Internaute 57826

        Moi je dis ,Monsieur ...des comme çà vous pouvez en sortir tant que vous voulez ...On peut se dire qu’on a pas rêvé

         
        • dideix-
          • Posté à 23h11 le 22/09/2009
          • Internaute 16182

          POURQUOI CHANGER LES STATUTS DE LA POSTE ? ? ? ? ? ? ? ? Mais c’est pour mieux vous baiser les enfants ! ! ! ! !

          • Tokani
            Tokani répond à dideix-
            Oldmole
            • Posté à 07h23 le 23/09/2009
            • Internaute 71184
              Oldmole

            En Suisse , en Australie ou en Nouvelle Zélande ce processus de privatisation avec obligations de service publics est en place depuis vingt ans et fonctionne très bien et à moindre coût pour le contribuable....
            Oui c’est triste de fermer certains petits bureaux mais maintenir dans certaines cambrousses des postes , des tribunaux ou des maternités qui tournent au ralenti est completement ruineux pour l’état c’est à dire nos finances de citoyen ! ! !

            • Ryze-
              Ryze- répond à Tokani
              Révolté ! !
              • Posté à 09h11 le 23/09/2009
              • Internaute 30038
                Révolté ! !

              Encore un qui ne regarde le monde qu’a travers son petit nombril d’égoïste... c’est moche...

            • dideix-
              dideix- répond à Tokani
              • Posté à 09h55 le 23/09/2009
              • Internaute 16182

              LA POSTE ne coute rien a la france vu que ses fonctionnaires sont payés par les ressources dégagées de leur travail et son béneficiaire de 500 millions ,arrétez de sortir des conneries

            • michel 13
              michel 13 répond à Tokani
              • Posté à 00h01 le 24/09/2009
              • Internaute 49378

              Tout faux ! ! ! la Poste a un budget autonome et ne coûte rien à l’Etat, donc au contribuable. Malgré ses défauts c’est encore un service public, peut-être pas pour longtemps, puisqu’avec la privatisation à venir les service coûteux (distribution du courrier) risquent de ne plus être assurés surtout dans les zones rurales.
              Si vous pensez que les services publics sont ruineux pour l’Etat il faut un peu se renseigner afin de savoir qui ruine l’Etat, ça vous évitera de dire n’importe quoi .

        5 autres commentaires
    • ysengrimus
      • Posté à 21h32 le 22/09/2009
      • Internaute 12674

      C’est qu’on vous CACHE cette privatisation. Ou pire, un de ces monstres hybrides à bien vous pomper votre oseille

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      Danger, arnaque, danger, arnaque, danger, arnaque.
      Paul Laurendeau

    • pierrejcallard
      pierrejcallard répond à plataneforever
      http://www.nouvellesociete.org
      • Posté à 18h40 le 23/09/2009
      • Internaute 3366
        http://www.nouvellesociete.org

      Idéalement, la poste est publique. Elle ne gagne rien à être privée... sauf une plus grande flexibilité pour modifier ses façons de faire qui doivent passer, comme tout le reste du secteur information/communications, du traitement du papier au traitement de l’intangible.

      Le syndicat proteste. Une autre lutte d’arrière-garde pour nous garder dans le passé. Il faut garantir les salaires et les droits acquis, mais il ne faut ABSOLUMENT PAS projeter les mêmes ententes dans le futur, là où elles ne servent pas les travailleurs mais uniquement la structure syndicale.

      La vraie lutte est là, et parler de privatisation, de part et d’autre, n’est qu’une de ces fastidieuses tactiques qui consomment une énergie qui pourrait être mieux utilisée.

      Lien

      Pierre JC Allard

    • JP_JP
      JP_JP répond à plataneforever
      • Posté à 09h43 le 23/09/2009
      • Internaute 18274

      Aurais tu oublié que val est aujourd’hui à la tête de FI ?
      je ne l’écoute plus depuis sa nomination

  • penabranca
    • Posté à 20h05 le 22/09/2009
    • Internaute 62583

    On ne privatise pas ! on ouvre le capital à des privés ! c’est po poreil

  • Humain
    • Posté à 20h12 le 22/09/2009
    • Internaute 21387

    Ils vont evidemmment privatiser...

    Mais comme cela est demandé par Bruxelles, et qu’il y a les régionales dans peu de temps...

    On dira qu’on ne privatisera pas La Poste ... ! Enfin on verra

    Enfin pas tout de suite...

    Tout cela c’est un peu comme si on nous disait que nous avions mal répondu à un certain référendum ! (Nous sommes tellement nuls !)

    Vous connaissez Air France ? C’est un exemple...

    Hé ben, demain Air France ce sera des avions et du chemin de fer, et quand à la France ça n’en a plus que le nom !

    Z’avez d’autres questions ?

    (Ne parlons pas de la taxe carbone, surtout quand pas on parle d’Air France... A cause de la convention de Chicago ! Parlez-en à votre banquier...Juste une fois ! ! Cela risque de le faire sourire...)

  • Asse42-
    Asse42-
    Royaliste engagé contre le N.O.M (...)
    • Posté à 20h08 le 22/09/2009
    • Internaute 25124
      Royaliste engagé contre le N.O.M (...)

    C’est un enjeu d’avenir. Et on doit aussi lutter au niveau européen pour empêcher cette libéralisation des postes. Marre de la concurrence libre et non faussée qui ne profite pas aux citoyens mais aux lobbys US...

    Il est temps de faire émerger un lobby citoyen pour faire contrepoids aux puissants intérêts particuliers. C’est tout le sens de Désirs et d’avenir et du message politique de Ségolène Royal. Voilà pourquoi elle dérange le microcosme politique :
    Lien

    • Humain
      Humain répond à Asse42-
      • Posté à 20h28 le 22/09/2009
      • Internaute 21387

      Si Ségolène derangeait le milieu politique...

      Si Ségolène derangeait le milieu financier...

      Si Ségolène derangeait les milieux sociaux... ! ! !

      Cela serait super...

      Mais elle ne dérange pas les milieux libéraux...
      Elle dérange, un peu, les milieux politques...

      Mais je crois me souvenir que Ségolène, comme Sarkozy et Strauss Khan ou Bayrou et plein d’autres nous disait que nous avions mal voté et qu’il « fallait refaire de référendum » ou, tout au moins convoquer le parlement.

      Elle était favorable à la mise à la poubelle du référendum et accepter le traité de Lisbonne. Non ?

      Donc je jour où l’on me dira que Ségolène est vraiment démocrate on verra...
      En attendant, Ségo, n’est pas vraiment démocrate.
      (Et elle n’est pas la seule, car, rassurez vous, Martine non plus ! Dommage)

      J’étais PS, et suis toujours de Gauche.

      Je suis Européen, et j’ai voté « non » ! !

      Je suis toujours Européen.

      Et demain je voterai à gauche.

      Mais plus forcément pour le PS !

    • Emma Indoril
      Emma Indoril répond à Asse42-
      Nérévarine
      • Posté à 21h31 le 22/09/2009
      • Internaute 29462
        Nérévarine

      MOUHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHA ! ! ! ! ! ! !

    • Humain
      Humain répond à Asse42-
      • Posté à 22h40 le 22/09/2009
      • Internaute 21387

      Je vais vous décevoir....

      Ségolène est libérale.... Z’ètes pas au courant ?

      Il faut regarder et écouter ce qu’elle dit ! !

      Et quand elle vous fait les gros yeux parce qu’on a pas bien voté pour le référendum ! ? Vous dites quoi ?

  • deere
    deere
    employé
    • Posté à 20h14 le 22/09/2009
    • Internaute 87610
      employé

    oui off ! c est pas la privatisation pour dans 6 mois mais dans 2ou 3 ans se sera fait ! ou dans quelleques année
    comme....................... A FRANCE TELECOM !

  • karlM
    karlM
    Précaire
    • Posté à 20h15 le 22/09/2009
    • Internaute 21378
      Précaire

    le status de fonctionnaire est une véritable épine ds le pied des dirigeants.
    Protégés par des textes bien pensés, ils peuvent encore se révoltés.

  • Eliott
    • Posté à 20h15 le 22/09/2009
    • Internaute 24550

    Une SA est une société privée. Après pour le reste c’est du baratin.

    Ce que je constate, c’est qu’après il y a augmentation des prix, et diminution de la qualité.

  • layote
    • Posté à 20h26 le 22/09/2009
    • Internaute 17790

    Sarkozy avait dit « Juré promis , GDF ne sera pas privatisé ».Mon oeil avec à la clé une inflation des tarifs .France télécom privatisé devait nous permettre de payer moins cher avec la concurrence.Avez vous vu le prix d’un appel pour renseignement téléphonique ? ? ? Les opérateurs s’entendent sur les tarifs .Est ce là une concurrence saine et ce d’autant que le management à France Télécom basé sur le harcélement moral est institutionnalisé ? ? Comment peut on nous faire croire qu’une société privée s’engagera sur des missions de service public telles que la distribution en zone rurales.Le postier pourra t il rendre de menus services aux personnes isolées et maintenir le lien social ? ? J’ai le souvenir du facteur de ma cité lorsque j’étais enfant , tout le monde le connaissait, il faisiat bien sonboulot.Aujourd’hui le facteur change tout le temps , est en CDD à répétition .
    Où est le progrès ? ? ? Combien coute à la sécu donc à nous le management à la hussarde de France télécom ? ? On privarise tout .le prochain sur la liste est la santé .Soyez donc riche ou bien portant. ! ! En attednat les politiques n’ont pas honte de nous mentir ouvertement.Décidément comment croire en eux aujourd’hui ? ?

    • Humain
      Humain répond à layote
      • Posté à 20h34 le 22/09/2009
      • Internaute 21387

      Croire les promesses de sSarkozy de serait un peu comme croire que Bush envahi l’Iraq pour trouver des armes de destruction massives !

      Ou croire que nous n’avons pas fait la guerre d’Iraq pour des raison humanitaires.... ! (Voir à ce sujet le fameux discours à l’ONU ; belle mascarade !)

      Ma voisine nomme ceci : Prendre des vessies pour des lanternes !

  • michel 13
    • Posté à 20h28 le 22/09/2009
    • Internaute 49378

    La Poste va suivre le même chemin que France telecom : ouverture du capital, puis on continue à vendre les bijoux de famille jusqu’au jour (prochain) où l’Etat ne sera plus majoritaire mais un actionnaire comme les autres.
    Avec la disparition des fonctionnaires la Poste deviendra une boîte ayant un statut de droit privé avec des capitaux privés. Fermez le ban !

    • Humain
      Humain répond à michel 13
      • Posté à 20h37 le 22/09/2009
      • Internaute 21387

      Ce sera pour La Poste, la même chose que pour Air France.
      (où l’état Français est très largement minoritaire)

      Et plus tard pour EDF... !

    • kkadim
      kkadim répond à michel 13
      service public rhone alpes
      • Posté à 09h52 le 23/09/2009
      • Internaute 24768
        service public rhone alpes

      en parlant des bijoux de famille : il faut savoir que la poste posséde une fortune en foncier : eh oui beaucoup de bureau en centre ville, mais aussi d’autres batiments, en partie déjà liquidé, mais demain.....

  • vient de déménager 25 oct
    • Posté à 20h32 le 22/09/2009
    • Internaute 23692

    Seuls les demeurés et les journalistes (eux font semblant) peuvent penser que le but n’est pas que la Poste soit pas privatisée... Pour tous les autres, il n’y a pas l’ombre d’un doute : c’est simple, c’est clair et c’est net.

    Lien

  • Autist Reading -
    Autist Reading -
    In enculo cum vibro
    • Posté à 20h32 le 22/09/2009
    • Internaute 73535
      In enculo cum vibro

    La république est divisible.

    Aujourd’hui, c’est l’an 218 de la république.

    Bonne Année !

  • Jonas2
    Jonas2
    Les mouches ne me trouveront (...)
    • Posté à 20h33 le 22/09/2009
    • Internaute 19359
      Les mouches ne me trouveront (...)

    LE GOUVERNEMENT VEND LES PNEUS POUR ACHETER DE L’ESSENCE

    Les privatisations sont orchestrées sous le regard passif d’un public formaté par le même matraquage médiatique que celui auquel a donné lieu la question européenne. Résultats : le citoyen est presque à point pour considérer cette liquidation comme la seule perspective d’avenir envisageable.

    Quand faut y aller, faut y aller

    « On ne viendra pas à la privatisation. C’est clair. C’est simple. C’est net . Il n’y aura pas de privatisation d’EDF et Gaz de France. » C’est ainsi que Nicolas Sarkozy traitait, par deux fois, le sujet de la privatisation. C’était le 6 avril 2004 à Chinon, devant les caméras du 19/20 édition Centre. On a pu constater que l’eau à coulé depuis dans les circuits de la centrale. Les engagements ont été évacués en catimini avec quelques lâchers d’eau et beaucoup de vapeur. Il fallait pourtant s’y attendre. Car, comment concilier résorption de la dette de l’État et soutien bienveillant aux plus fortunés si ce n’est en privatisant à tout va ; réflexe d’autant plus tentant que les accords internationaux que la France a contracté dans le cadre de l’Europe marchande rendent la chose logique et quasi obligatoire.

    Cette option est d’ailleurs tout à fait conforme aux canons de l’orthodoxie libérale de l’AGCS (Accord Général sur le Commerce des Services) qui plaide pour la libéralisation totale des secteurs d’activité les plus juteux des services publics. Cet accord multilatéral, élaboré par l’OMC sous la pression des Etats-Unis, vise à larguer des gisements fabuleux de profits aux investisseurs privés, dans des secteurs comme l’éducation ou la santé. Il s’agit, en fait de tout déréglementer pour que les entreprises ne soient plus entravées dans leurs initiatives même et y compris les plus déplorables. Bien entendu ceci ne peut se réaliser sans tailler de sévères croupières à l’intérêt général et au fonctionnement démocratique des institutions.

    Rien ni personne ne doit être épargné

    Un petit survol non exhaustif des privatisations réalisées ou à venir donne la mesure de l’hémorragie.
    Autoroutes, France Télécom, La Poste, l’Imprimerie Nationale, les délégations de service public, EDF, GDF (décret de privatisation publié au JO du 20 décembre 2007), menaces sur les chaînes publiques malgré les dénégations de Nicolas Sarkozy, l’AFP, la santé (loi de « modernisation de la santé » de 2008), les retraites, la recherche... Tout est en train de tomber dans l’escarcelle de petits boutiquiers à la vue courte mais aux dents longues.

    Les fonctions régaliennes de l’État n’échappent pas non plus à cette frénésie de privatisations : privatisation de l’éducation avec la loi d’autonomie des universités, dite loi Pécresse, consacrant ce processus comme une option vitale pour ces dernières, privatisation progressive du parc pénitentiaire français, privatisation du renseignement policier (Rue89 du 24 mars 2008), privatisation rampante de la force armée par des sociétés militaires privées (lire à ce sujet « La Privatisation de la violence » Mercenaires & sociétés militaires privées au service du marché de Xavier - Renoud)

    Le vivant aussi est en danger. En France, il n’est plus possible de commercialiser les variétés non inscrites dans le catalogue officiel des plantes potagères, par exemple. Ceci conduit à une appropriation pure et simple du vivant au profit des grands semenciers et au détriment de la biodiversité.
    Même l’immatériel fait l’objet de toutes les convoitises en ravalant les échanges d’idées et découvertes, créatrices de richesses intellectuelles, au rang de matériaux à vendre sous brevet.

    Pour bien mesurer l’importance du jackpot, il faut savoir que l’ensemble des privatisations Raffarin durant la période 2002-2005 aurait rapporté 13 milliards d’€ à l’État ; presque le paquet fiscal. Difficile de dire à combien se monte aujourd’hui le patrimoine ainsi soldé mais l’absence de plainte semble indiquer qu’il a fait des petits.

    Bien préparer l’opinion et accélérer le mouvement

    En vertu du dogme selon lequel le privé gère mieux, on organise la pénurie des services publics et on les sabote jusqu’à ce que les usagers soient convaincus de leur inefficience et applaudissent à leur privatisation. Agissements en tous points conforme à l’analyse de Christian Morrisson dans le cahier de politique économique N° 13 de l’OCDE :
    « Si l’on diminue les dépenses de fonctionnement,il faut veiller à ne pas diminuer la quantité de service, quitte à ce que la qualité baisse. On peut réduire, par exemple, les crédits de fonctionnement aux écoles ou aux universités, mais il serait dangereux de restreindre le nombre d’élèves ou d’étudiants. Les familles réagiront violemment à un refus d’inscription de leurs enfants, mais non à une baisse graduelle de la qualité de l’enseignement et l’école peut progressivement et ponctuellement obtenir une contribution des familles, ou supprimer telle activité. Cela se fait au coup par coup, dans une école mais non dans l’établissement voisin, de telle sorte que l’on évite un mécontentement général de la population. » »
    La faisabilité politique de l’ajustement - Christian Morrisson
    (Lien)

    Le gouvernement veut accélérer le mouvement en réformant l’ordonnance PPP (Partenariat Public-Privé) du 17 juin 2004.
    Un projet de loi pointe son nez, destiné à généraliser cette ordonnance. Il s’agit de donner de l’air dans la mise en œuvre des contrats de partenariat.
    L’État propose des formules hyper favorables aux opérateurs privés tout en se désengageant des tâches d’intérêt général qui lui incombent.

    Le privé plus efficient ? Rien n’est moins sûr.

    Certaines activités engendrent des coûts incompressibles. Or la concurrence exige de baisser les coûts à l’extrême. Leur privatisation n’est donc pas viable économiquement sauf à réaliser des économies d’échelle par la concentration notamment. Il s’ensuit un rétablissement du monopole ou quasi monopole, qui, au lieu d’être public devient privé.
    Tout ce que la concurrence pourrait en théorie apporter de « bénéfique » est ainsi annihilé. Pire, la porte est grande ouverte à tous les abus : qualité et sécurité rockn’roll, prix léonins, discrimination entre les clients pour ne garder que les plus rentables.
    Quant aux dépenses consenties pour émerger en régime concurrentiel, elles explosent et viennent plomber les coûts pour le pauvre usager devenu client.

    Les trois principes majeurs du Service Public que sont l’égalité, la neutralité et la continuité vont devenir rapidement de palpitants thèmes de recherche pour les historiens et les utopistes, nostalgiques d’une société solidaire.

    Des voix s’élèvent pourtant, même hors de l’hexagone, pour émettre de sérieux doutes sur l’intérêt de ce credo ultra-libéral. Elles émanent d’institutions et de chercheurs qui ne sont pas spécialement connus pour dire n’importe quoi.

    Ainsi, si l’on s’en réfère à une étude de la Fédération canadienne des municipalités réalisée sur le sujet en 2007 par le professeur Pierre J. Hamel, il n’y a aucune économie à attendre des dispositifs de type PPP (Partenariat Public-Privé), bien au contraire.
    Ou bien encore, dans un rapport dit « GEO 4 », accessible sur le site du Programme des Nations unies pour l’environnement (Lien) depuis le 25 octobre 2007, on peut lire qu’une privatisation généralisée des ressources et des services serait désastreuse pour l’écologie.

    Des évènements récents donnent à voir, s’il en était besoin, le cynisme total des privatisations. Il s’agit d’opérations sans risque si les choses ne tournent pas favorablement, puisque l’État, avec ses fonds publics, vient au secours du privé lorsque le besoin s’en fait sentir.
    Pensons au sauvetage de la banque américaine Bear Stearns, ou, plus proche de nous, de banques françaises embarquées dans des opérations foireuses.

    Et puis, au bout du bout, pourquoi s’en faire puisqu’il est toujours possible de nationaliser à nouveau le moins rentable si les fruits de sont pas à la hauteur des espérances pour les investisseurs privés. Erreurs et pertes sont toujours payées cash... par les contribuables

  • K.G.B.
    • Posté à 20h34 le 22/09/2009
    • Internaute 89320

    L’estocade sera portée après 2012... pour tout ce qui fausse la libre concurrence exigée par Bruxelles.

    Idem pour la SNCF.

    C’est le « Club Financier » qui décide.

  • Bête à part
    Bête à part
    parmi nous autres.
    • Posté à 21h21 le 22/09/2009
    • Internaute 504
      parmi nous autres.

    .

    Très belle photo ! , Charles.

    Bigup ! aux Salarié-es de la Poste en lutte, et à Nous tous qui sommes dans la même galère !
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    .

    .

    .

    .

  • gotics
    gotics
    créateur d'inactifs
    • Posté à 20h41 le 22/09/2009
    • Internaute 38500
      créateur d'inactifs

    Ils nous ont fait le coup avec EDF. La main sur le coeur qu’il avait menteur 1er : « Jamais au grand jamais je n’autoriserais la privatisation d’EDF ». Après la Poste, ce sera l’Education Nationale (ça a commencé avec les maternelles), ensuite les aides sociales d’état. Tout cela pour le plus grand bien des amis payeurs de nimbus 1er roi des glands. Et si on privatisait ce gouvernement en refusant qu’il soit indemnisé par nos impots....

  • vient de déménager 25 oct
    • Posté à 20h44 le 22/09/2009
    • Internaute 23692

    « L’entreprise perd actuellement un milliard d’euros par an et ses dettes s’élèvent à six milliards d’euros au total. »
    Faux.

    Pourquoi dire que la Poste est déficitaire alors qu’elle est bénéficiaire ?

    Lien

    • pek
      • Posté à 23h26 le 22/09/2009
      • Internaute 32759

      Ca m’a choqué également, merci du lien pour prouver le contraire.

      La Poste gagne de l’argent, et depuis un bout de temps. C’est un fait à marteler vu les « modernisations » en cours (que ce soit au niveau statutaire, au niveau de l’organisation des guichets, ou au niveau du maillage territorial), qui ne sont pas nécessaires mais purement idéologiques.

    • Julien Martin
      Julien Martin répond à vient de déménager 25 oct
      Auteur(e) de l'article Ex-Rue89
      • Posté à 09h58 le 23/09/2009
      • Internaute 14
        Ex-Rue89

      Vous confondez La Poste et La Banque Postale :

      Lien

      • vient de déménager 25 oct
        • Posté à 11h11 le 23/09/2009
        • Internaute 23692

        Je ne lis pas le Figaro.

      • pek
        pek répond à Julien Martin
        • Posté à 12h34 le 23/09/2009
        • Internaute 32759

        Et vous confondez « Elles (les missions de service public) coûtent chaque année près d’un milliard d’euros » et « L’entreprise perd actuellement un milliard d’euros par an ».

        Les chiffres sont pourtant facilement accessibles :
        - Le groupe a un résultat net d’exploitation positif (même si en baisse) :
        Lien
        - c’est également le cas pour l’activité Courrier, seule l’Enseigne perd de l’argent (84 millions sur le premier semestre 2009) : Lien

        Où disparait votre milliard ?

    • Ryze-
      Ryze- répond à vient de déménager 25 oct
      Révolté ! !
      • Posté à 11h10 le 23/09/2009
      • Internaute 30038
        Révolté ! !

      Merci de rétablir la vérité ! ! !

  • Sacha25
    • Posté à 20h45 le 22/09/2009
    • Internaute 24877

    Je ne comprends pas pourquoi distribuer une lettre est une activité de service public, imposant de racketter la population au service de quelques-uns, alors que distribuer de la nourriture ne l’est pas.

    Qu’est-ce qui est plus important ?

    • Antoine 92
      Antoine 92 répond à Sacha25
      Psychologue
      • Posté à 00h25 le 23/09/2009
      • Internaute 3189
        Psychologue

      Pourquoi la distribution du courrier est un service public ?

      D’abord, définition : Un service public est une activité considérée comme devant être disponible pour tous. Lien

      A votre avis, imaginez un seul instant qu’il n’y ai plus de service postal ! Vous faites comment pour payer votre loyer, trouver du travail, recevoir le journal, ou des nouvelles de votre famille éloignée ? Le service postale a toujours existé et il y a une raison à ça. Et il faut que le courrier arrive même dans les villages les plus isolés. Sauf si on décide que tout le monde devraient emménager en ville pour une meilleur gestion de la circulation des lettres (bon je pars dans un autre monde totalitaire, mais avec Sarko, mon imagination va très loin...). Donc je reprend, si on ne considère pas que l’envoi postal est un service public, on s’appuie sur des considérations économique et alors il n’y a pas de raison d’acheminer les enveloppes, colis etc... au fin fond de la france, car ce n’est pas rentable.

      La distribution de la nourriture n’est pas un service public, car ce qui est important, ce n’est pas la distribution, mais la nourriture. Et de la nourriture on s’en procure d’autre façon (culture, élevage...) et même si aujourd’hui, ce raisonnement est, je l’accorde, un peu limite, il montre que l’approvisionnement en alimentation se fait par des réseaux plus complexes et qu’on ne peut pas les comparer.
      Voilà, pourquoi la poste est un service public alors que la distribution de nourriture ne l’est pas.

      Et ce qui est drôle, c’est que cette discussion est, en plus, totalement hors sujet. En effet, personne ne nie le caractère de service public de la transmission du courrier, mais le débat porte sur le fait de savoir si un service public doit ou non être prit en charge par une société publique, en effet, des sociétés privées peuvent accomplir une mission de service public. Pour ce point, perso, je pense qu’il faut que la société soit publique, car on a vu trop souvent (voire à chaque fois) qu’à terme, si c’est une société privée qui remplit une mission de service public, la qualité se dégrade et les prix augmente dans le même temps... Mais bon, en même temps, on a élu Sarko (et pas grace à moi !). Donc...

    • Thiasma
      Thiasma répond à Sacha25
      Passant sans-soucis
      • Posté à 00h32 le 23/09/2009
      • Internaute 40399
        Passant sans-soucis

      La question mérite d’être posée, même si je ne partage (à priori) pas les conclusions que vous formulez.

      La Poste, comme toute structure « en réseau » est une activité qui supporte mal la concurrence...

      Si nous avions opté, lors de la création de la téléphonie mobile, pour un service « collaboratif » (à l’image de RTE, RFF, etc..) et non pas pour un modèle concurrent , et bien la France serait aujourd’hui aussi bien desservie sur l’ensemble de son territoire, et ce avec 3 fois moins d’émetteurs...Imaginez la réduction du prix de nos appels et les économies d’énergies engendrées ! !

      Au lieu de cela, nous avons des réseaux mobiles ultra-redondants en zone urbaine, tandis que les Lozériens, selon où ils se trouvent, captent avec grand peine l’un des 3 opérateurs (au mieux ).

      Pour la Poste, c’est un peu pareil : privatiser, ouvrir à la « concurrence » n’aboutira qu’a des monopoles locaux mal inter-connectés, ou bien des « trous » dans la desserte territoriale...et il sera impossible de savoir à l’avance ce que vous coûtera un envoi (un peu comme les billets de train, selon que vous allez sur voyage-sncf, idTGV, ou au guichet...qui « jouent » à la concurrence).

      L’équilibre actuel (passé ?) du service postal tient dans la rentabilité de certains secteurs, qui compense les « pertes » engendrées par les dessertes moins rentables...Et cela, seuls les services publics ont montré leur capacité d’y parvenir !

      • Adrian69
        Adrian69 répond à Thiasma
        Etudiant
        • Posté à 12h49 le 23/09/2009
        • Internaute 84762
          Etudiant

        Non c’est plus un problème technique :

        Lien

         
        • Thiasma
          Thiasma répond à Adrian69
          Passant sans-soucis
          • Posté à 14h59 le 23/09/2009
          • Internaute 40399
            Passant sans-soucis

          Non : Dans une grande ville, les « damiers » de cellules des 3 opérateurs coexistent, sur des bandes de fréquences distinctes, mais sur un même espace géographique.

          Chaque cellule fonctionne ainsi pratiquement tout le temps en sous-capacité (sauf évènements exceptionnels...genre les voeux du nouvel an qui surchargent le réseau à minuit pile) .

          Dans ce contexte, un opérateur unique (public) aurait pu rationaliser (ré-gu-ler) ce maillage, afin de ne déployer que le strict nécessaire en matière d’antennes-relais...

          Je t’accorde que la division par 3 du nombre d’antennes (car 3 opérateurs) est peut être un peu simpliste.

          Néanmoins, les coûts auraient été amplement réduits, et le risque d’impact sur la santé du voisinage aurait été mieux maîtrisé (car on ne sais pas encore ce que seront les conséquences dans 10, 20, 30 ans...).

          Et avec les économies réalisées, l’opérateur public unique aurait AUSSI maillé l’Ardèche, la Haute-Loire et la Lozère, ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui !

        1 autres commentaires
  • chambord-
    • Posté à 20h49 le 22/09/2009
    • Internaute 25908

    Les gens sont tellement méchants et tellement cons....

    Privatiser ils attendront un peu plus devant les guichets !

    Le courrier pour les rêveurs sera de plus en plus éparpiller, mouiller quant il pleut ou ouvert.

    Vous prendrez votre voiture pour aller le cherché à l’autre bout de la ville ou du village.

    Les campagnes et nos grands parents en souffriront ,les villages se videront encore un peu plus !

    Vous irez chez votre buraliste lui demander 50 € ,une assurance vie et la gestion de vos comptes.

    Les gens se font influencer par la télé à la solde de l’état.

    Combien critiquent les fonctionnaires et postules pour des concours au service de l’état !

    Impensable le manque de réflexion, et honte au raisonnement Sarkonazi !

    La poste est une banque, elle gagne bien sa vie.

    Et puis pour les nostalgiques du boulot, qu’ils demandent à leur patron qu’il les fouette,qu’il leur téléphone la nuit pour parler boulot, et s’ils sont si heureux avec l’UMP qu’ils postulent pour travailler le dimanche.

    Tas de cons !

    • yoyo10
      yoyo10 répond à chambord-
      Etudiant à l'Ecole Centrale (...)
      • Posté à 00h11 le 23/09/2009
      • Internaute 80059
        Etudiant à l'Ecole Centrale (...)

      Je fais tout de même remarquer que la poste française marche extrêmement mal, et j’ai rarement vu quelqu’un me dire qu’il/elle avait été bien reçu(e) à la poste, efficacement, et par des guichetiers/ères efficaces. Bien sûr, le gouvernement retire des moyens chaque année, comme partout, mais des postes arrivent à s’en sortir ailleurs.
      De ce côté là une mise en concurrence (qui existe déjà avec UPS etc... pour les colis) ne fera sûrement pas de mal, car pour survivre la poste devra trouver des employés compétents et efficaces, soit le contraire des gens qu’on y voit le plus souvent...

      Après, évidemment, ce changement de statut va vers une privatisation (pour ceux qui ne sont pas convaincus, regardez GDF) qui amènera sûrement une recherche de profits, donc suppression des bureaux les moins rentables, réduction des moyens... bref suppression de la notion de service. Mais on commence à s’y habituer avec la SNCF qui propose des assurances s’ils sont incapables de nous mener à bon port et à l’heure (ce serait pas leur boulot ?)

      • eedee
        eedee répond à yoyo10
        photographe et vidéaste
        • Posté à 05h16 le 23/09/2009
        • Internaute 59691
          photographe et vidéaste

        Ben moi je fais remarquer que Chronopost c’est une belle merde, ils passent jamais à la même heure, ne préviennent pas quand ils passent, changent le statut du colis sur le net une fois qu’on est déjà au courant et, au final, il faut aller chercher le colis dans une zone industrielle ou commerciale non desservie par les bus avant 15 jours sans quoi le colis est renvoyé.

        Je préfère aller chercher mon colis Coliposte à la Poste qui se trouve à 200 mètres de chez moi et qui est ouverte plus souvent que Chronopost...

  • Madd
    Madd
    Postier nerveux
    • Posté à 20h52 le 22/09/2009
    • Internaute 90862
      Postier nerveux

    Excellent article, et ce d’autant que nombre de médias s’échinent à nous faire gober l’absence total de conséquence de cette ouverture de capital, en ne relayant que les affirmations du gouvernement. Entendre une voix dissidente dans ce concert de loup déguisés en agneau est donc plus qu’appréciable.
    Ceci étant, un détail me chiffonne dans votre texte, je cite : « L’entreprise perd actuellement un milliard d’euros par an ».
    Si j’avoue ne pas connaitre le montant de l’endettement de mon entreprise, qui a beaucoup investi pour se moderniser, je sais par contre qu’en 2007 elle a déclaré un bénéfice net de plus de 900 millions d’euros, et en 2008 de +ou- 500 millions...
    Quid de ces divergences sur les chiffres, cher auteur ?

    • vient de déménager 25 oct
      • Posté à 21h12 le 22/09/2009
      • Internaute 23692

      Pour donner de l’eau à votre moulin, j’ai trouvé ceci :

      « La Banque postale, filiale de services financiers de La Poste, annonce un bénéfice net en repli de 43,9% en 2008, en raison de provisions et de dépréciations liées à la crise financière et suite à une baisse de la contribution de CNP Assurances à ses résultats.

      Dans un communiqué, le groupe indique avoir dégagé l’an dernier un résultat net part du groupe de 302,6 millions d’euros, pour un résultat brut d’exploitation, en repli de 22% à 400 millions d’euros. »

      c’est « Le Point » (cf. le lien plus haut) et, le moins qu’on puisse dire de cet hebdo, c’est qu’il est pro-Sarko

      LA POSTE ETAIT BENEFICIAIRE EN 2007 ET EN 2008

      • chambord-
        • Posté à 16h49 le 23/09/2009
        • Internaute 25908

        Tout à fait d’accord ! !

        Ce que n’ont pas comprit les gens pour la majorité c’est que la Poste fait de la banque sans les mêmes arguments que les autres banques !

        Demandez un découvert, gérer un porte feuille ou demandez des conseils en bourse c’est l’affaire de professionnels. Seulement la Poste n’a jamais fait de formation spécifiques ou n’a jamais eu le droit d’être à égalité avec ces concurrents.

        Le manque à gagner vient déjà de là, et c’est une manipulation du gouvernement afin de privatiser !

        Le gouvernement a volontairement mit la Poste dans la merde pour mieux la privatisée !

        Il va falloir ouvrir un jour les yeux et arrêtez de regarder le journal de 20 h 00 à la solde de l’état.

        Ceci n’est pas destiner à vous personnellement mais à ceux qui gobent tout à longueur de journée, je parle aux manipulés du système anti démocratique à Sarko.

  • marc44
    • Posté à 20h56 le 22/09/2009
    • Internaute 24488

    Le but principal, ici comme ailleurs, est d’avoir une masse salariale plus docile et moins couteuse.

  • malpoli
    malpoli
    Homme de paille
    • Posté à 22h37 le 22/09/2009
    • Internaute 37834
      Homme de paille

    Je prèfère la version droite décomplexée Ca donnerait :

    Nous allons privatiser la poste en confiant une participation majoritaire à un groupe de patrons amis.

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