Enquete 18/09/2009 à 10h31

Avec la crise, on harcèle plus, plus vite et plus fort

David Servenay | Ex-Rue89

L’association Harcèlement moral stop (HMS) recense 3 150 cas en un an (+40%). Tous les salariés sont concernés.


Photo : Stuartpilbrow/Flickr

Ils sont désormais légion : en moyenne, 262 « signalements exploitables » reçus chaque mois par HMS. En clair, des cas avérés de harcèlement moral au travail. Loïc Scoarnec, président de HMS lance en guise de préambule :

« Avant de présenter ces données statistiques, il faut souligner le nombre très important et en nette augmentation des arrêts maladie pour syndromes dépressifs réactionnels. »

Histoire de rappeler que le harcèlement moral a des conséquences graves et durables dans la vie des salariés qui en sont atteint.

Les victimes

Premier enseignement : la généralisation du phénomène du harcèlement se confirme d’abord par le profil de plus en plus « ordinaire » de ses victimes. Les hommes sont désormais un tiers, alors qu’ils ne représentaient que 20% il y a dix ans.

Dans ce tableau, les 35-44 ans sont de plus en plus nombreux (31% des cas), ainsi que les employés (58%). Commentaire de HMS :

« Tous les niveaux hiérarchiques sont concernés. Il n’y a plus aujourd’hui de niches protégées. De plus en plus de cadres, des cadres supérieurs, nous contactent. »

Dernier aspect : alors que le harcèlement moral vise en priorité des salariés qui ont peu d’ancienneté dans leur entreprise, il s’étend maintenant à ceux qui sont installés depuis plus de cinq ans. Ce qui semble indiquer que les pratiques de harcèlement prennent un caractère organisé au sein des collectivités, entreprises ou administrations. (Voir les graphiques)

Sexe
Femmes (67%)
Hommes (33%)
Age
-26
(11%)
26-34
(30%)
35-44
(31%)
45-50
(14%)
51-55
(7%)
+55
(7%)
Catégories
Employés (58%)
Maìtrise (23%)
Cadres (19%)
Ancienneté dans l’entreprise (années)
-2
(34%)
2-5
(23%)
6-10
(19%)
11-15
(8%)
16-20
(6%)
+20
(10%)

Pour savoir comment et à quels signes reconnaître une victime de harcèlement moral, écoutez cette vidéo de Loïc Scoarnec, président de HMS, réalisée en septembre 2008 lors de la première étude.

► Lire la suite : Les auteurs de harcèlement sont des femmes autant que des hommes

Les auteurs

Sans surprise, les supérieurs hiérarchiques restent largement majoritaires dans les harceleurs. A parité, puisque hommes et femmes sont également répartis dans cette catégorie.

Mais, le pourcentage de collègues harceleurs ne varient pas (13% contre 12% il y a un an), il est même en légère hausse. Comment interpréter cette tendance ? Peut-être un effet de la crise et du durcissement des relations sociales au travail. Commentaire de HMS :

« La très grande majorité des auteurs présumés de harcèlement moral serait les supérieurs hiérarchiques, quel que soit leur niveau hiérarchique. Cela confirme l’augmentation de deux types de harcèlement : le harcèlement moral stratégique et le harcèlement moral institutionnalisé. »

Rapport hiérarchique
Supérieurs (75%)
Collègues (13%)
Les 2 (12%)

► Lire la suite : Les faits concernés, ou comment reconnaître un processus de harcèlement ?

Les faits

Si les pratiques de harcèlement n’ont pas vraiment évolué depuis un an, en revanche la rapidité du processus s’accélère. Autrement dit, on harcèle plus vite et plus fort. Commentaire de HMS :

« De très nombreux signalements font état d’une brusque dégradation des conditions de travail (moins de six mois). Sur ce point, l’association s’était inquiétée de la rapidité avec laquelle des salariés étaient contraints de quitter leur emploi. L’association avait également dénoncé le recours abusif aux mises à pied et aux procédures de licenciement pour faute grave. »

Et bien sûr, les conséquences sont plus graves : syndromes dépressifs, tentatives de suicide... Là aussi, HMS constate une aggravation de la situation :

« En forte augmentation également les signalements d’arrêt maladie pour syndrome dépressif réactionnel. Les séjours en milieu psychiatrique augmentent également. Les demandes de rendez vous auprès des services de pathologie au travail sont également en très forte augmentation. Il faut également souligner le signalement de suicides et de nombreuses tentatives de suicide. »

Durée des agissements
Moins de 2 ans (77%)
2 à 3 (9%)
4 à 5 (7%)
Plus (7%)

Comment reconnaître un processus de harcèlement ? Au « schéma du harcèlement », répond HMS, qui consiste à mettre le salarié en « échec apparent ». Et à trois indices : la mise en cause de la qualité du travail, la dégradation de ces conditions de travail et aux attaques sur la personne. (Voir la vidéo de septembre 2008)

► Lire la suite : Les secteurs les plus touchés, et les solutions pour s’en sortir

Les secteurs

Peu de changement sur les secteurs frappés, hormis une banalisation rampante du phénomène, dans tous les domaines, y compris les administrations. Pour HMS, la crise joue son rôle :

« Les causes de ces signalements confirment que les effets de la crise ont une incidence certaine sur la dégradation des conditions de travail. Difficultés financières des entreprises, baisse d’activité, concentration des lieux de travail, management autoritaire, management par la pression, suppressions de postes avant la mise en place d’un PSE ou sans PSE compte tenu de l’effectif de l’entreprise, fusions acquisitions d’entreprises. »

Sans livrer de recette miracle pour faire face à une situation de harcèlement moral, HMS conseille trois choses :

  • Ecrire, les faits rien que les faits. A la fois pour garder une trace d’agissements qui sont très souvent des interventions orales, mais aussi pour prendre de la distance vis-à-vis des faits.
  • Ne pas rester seul face à une pratique qui tend à isoler l’individu du reste du groupe.
  • Ne pas hésiter à en parler, à ses collègues, à ses proches et/ou à des tiers de confiance.

Sans oublier, rappelle HMS, que « la loi 2002 73 du 17 janvier 2002 prévoit dans son dispositif, un volet préventif, au nom du principe de précaution. Trop peu d’entreprises ont pris des dispositions dans ce sens. En revanche, trop d’entreprises refusent d’admettre qu’il puisse exister des cas de harcèlement moral dans leur sein »

Secteur
Privé (78%)
Public (22%)

Professions les plus touchées

PRIVÉ

  • Associations
  • Grande distribution
  • Transports
  • BTP
  • Immobilier
  • Automobile
  • Maisons de retraite
  • Industrie
  • Industrie pharmaceutique
  • Restauration
  • Restauration rapide
  • Prêt à porter
  • Boulangerie
  • Salons de coiffure
  • Centres de formation
  • Commerces de gros
  • Banques
  • Assurances

PUBLIC

  • Mairies
  • Education nationale
  • Hôpitaux
  • Conseils généraux
  • Armée
  • La Poste
  • 34772 visites
  • 117 réactions
Vous devez être connecté pour commenter : or inscrivez-vous
  • stephaneerard
    stephaneerard
    développeur MDD
    • Posté à 11h51 le 18/09/2009
    • Internaute 49989
      développeur MDD

    Tiens, un sarkozyste en herbe.... ; -)

  • karlM
    karlM
    Précaire
    • Posté à 12h08 le 18/09/2009
    • Internaute 21378
      Précaire

    Un autre sytème pervers est celui de l’INJONCTION PARADOXALE.
    Vous exigez des résultats sans donner les moyens...Très classique dans le secteur non marchand.
    Et hop on fabrique des névrosés

    • pablico
      pablico répond à karlM
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 13h36 le 18/09/2009
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      C’’est le mot CRISE qui est négatif.

      qui dit CRISE, dit survie, en se mettant en mode SURVIE, les réactions deviennent primaires comme l’instinct de survie, l’égoïsme est exacerbé, enfin tout ce qui peut être mis en œuvre pour survivre ressort violemment..

      souvent ce n’est pas joli joli, car le fort tape sur le faible.. le faible essaye de se révolter, ou fait le gros dos, ou fini par s’agresser lui même (dépression, suicide) , la loi de la jungle n’est pas loin.

      On nous a persuadé qu’on est en crise...donc tout le monde essaye de SURVIVRE.. ce qui est humain et animal.

      une cause -> un effet...ou plusieurs..

      toujours pareil, on n’y coupe pas.

       1 autres commentaires
  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 12h31 le 18/09/2009
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    Ironique...mais tellement vrai !

  • Ed Point
    Ed Point
    Employé de banque
    • Posté à 13h17 le 18/09/2009
    • Internaute 89960
      Employé de banque

    les handicapés (il y en a dans ma boite) n’ignorent vraiment pas les situations de harcèlement, les brimades, (mais pour eux ça n’est pas qu’au boulot)...
    Le film les Ch’tis faisait vraiment dans la faute de goût en laissant accroire que pour obtenir des avantages dans une entreprise, il suffit d’être handicapé...

    • Les Grands Champs
      Les Grands Champs répond à Ed Point
      Retraité, le doigt là où ça (...)
      • Posté à 11h47 le 19/09/2009
      • Internaute 61722
        Retraité, le doigt là où ça (...)

      Beaucoup sont exploités pour les aides donnés lors de leurs embauche.
      Ensuite lorsque tout ce qu’il est faisable de percevoir... quel nase virons -le ! ! Et là tout est bon pour ça, même jusqu’à écrire :
      vous stressez c’est mauvais pour les relations clients.
      Ils n’ont pas hésité à virer pour stress !

  • Un vieux
    Un vieux
    retraité
    • Posté à 13h48 le 18/09/2009
    • Internaute 38946
      retraité

    Il y a longtemps que la parité est atteinte... Le pourcentage donné repose sur les victimes qui ont joint une association, ou en ont parlé à leur médecin du travail, qui les a envoyé en consultation « souffrance au travail », où seule, une petite partie s’est effectivement rendue...

    Or, les femmes ont toujours eu tendance à parler assez rapidement de leurs problèmes au travail, alors que très peu d’hommes ne l’ont fait, faussant ainsi toutes les statistiques... Ahhh... ! ! ! l’éducation de la supposée supériorité masculine...

    Des archives de structures contre le harcèlement montrent, en réponse à leur question : « connaissez-vous d’autres personnes dans votre cas dans votre entreprise ? » soulignent cette quasi-parité, de même que les signalements ont été, le plus souvent, faits par quelqu’un de l’entourage...

    • Anonyme répond à Un vieux

      Le nombre des victimes explose, mais on n’en voit presque plus témoigner sur ce site.

      Est-ce normal ?

  • zazachavez
    • Posté à 10h56 le 18/09/2009
    • Internaute 83209

    Le harcèlement s’adresse à un profil psychologique et social particulier : le salarié aime son travail, a le sens des responsabilités et attend une reconnaissance de sa direction. Il a une faible estime de lui-même et a du mal à poser des limites. (un salarié qui s’en tape et sur qui rien ne prend serait même content qu’on le mette au placard ! ! ! à juste raison ; -) )

    Soumis à la frustration il va redoubler d’efforts en pensant que la partie adverse va « comprendre » et s’arrêter. Souvent le harcèlement est fait avec la complicité de l’entourage professionnel, complicité muette ou active.

    Puis, rapidement c’est l’enfer pour le harcelé. Subit quotidiennement, chaque attaque ne justifie pas en elle même une chose énorme mais vont se répéter à un rythme soutenu. Il se demande s’il ne devient pas fou, il s’exclut, il s’accuse, il trouve des circonstances atténuantes à son bourreau, il a honte et bien évidement Il sombre...

    C’est bien pour cela que le harcèlement est compliqué et qu’on ne comprends pas toujours pourquoi, vu de l’extérieur, le harcelé ne se défend pas dès la première « attaque », ni comment la situation a pu s’installer . Et puis, on s’est tellement « marrés » avec le harcèlement en général et sexuel en particulier, qu’être victime de harcèlement n’est pas facile à porter ni même à faire reconnaître. Il faut des années pour s’en remettre.

    Les victimes devraient, dès le début et dès que c’est possible, se faire aider psychologiquement et aussi prendre un avocat qui fera un rappel à la loi.

    C’est, hélas, le seul moyen de pouvoir sortir « vivant “ d’une telle saloperie faite à l’humain.
    Courage !

    • Micka FRENCH
      Micka FRENCH répond à zazachavez
      Ecossaise, un corps de rêve (...)
      • Posté à 11h49 le 18/09/2009
      • Internaute 4614
        Ecossaise, un corps de rêve (...)

      Un « psy » et pourquoi pas un prêtre pendant cons-niais ? ? ? ?
      Il s’agit d’une atteinte pure et dure aux droits du Citoyen.
      Micka FRENCH

    • Corti
      Corti répond à zazachavez
      Onaniste Otaku
      • Posté à 11h30 le 18/09/2009
      • Internaute 46986
        Onaniste Otaku

      >>Le harcèlement s’adresse à un profil psychologique et social particulier : le salarié aime son travail, a le sens des responsabilités et attend une reconnaissance de sa direction. Il a une faible estime de lui-même et a du mal à poser des limites.

      Je ne pense pas qu’il y ait besoin de tant d’élements. Juste la faible estime de soi suffit. De même, même si le salarié s’en fout de son boulot, prendre sans cesse des remontrances n’est pas satisfaisant pour soi, au contraire. Le registre professionnel ne permet pas d’effacer le fait que ses attaques sont dirigées aussi à un niveau personnel et sont donc blessantes. Personne n’aime être traité d’incapable.

      >>un salarié qui s’en tape et sur qui rien ne prend
      Oui, mais ce genre de type quand on le transpose en société, ça fait un connard pour rester poli. :)
      Donc je ne suis pas sûr que ce genre de salarié vale vraiment plus que le celui qui fait du harcèlement moral. C’est du même niveau à mes yeux.

      • guerzit-
        guerzit- répond à Corti
        Incomprenant majeur
        • Posté à 11h32 le 18/09/2009
        • Internaute 28472
          Incomprenant majeur

        « un salarié qui s’en tape et sur qui rien ne prend »

        Un connard ? Un mec sensé oui...

         
        • milou83
          milou83 répond à guerzit-
          neant
          • Posté à 13h21 le 18/09/2009
          • Internaute 69244
            neant

          ça,c’est comme un prefét mis a la retraite d’office.........

        1 autres commentaires
      • Bad Time For Human Kind
        Bad Time For Human Kind répond à Corti
        Chieur Public
        • Posté à 12h14 le 18/09/2009
        • Internaute 53377
          Chieur Public

        Avec des cons, il faut être un vrai connard !

        Le harcèlement ne marche que sur les bisounours !

      • zazachavez
        zazachavez répond à Corti
        • Posté à 19h51 le 18/09/2009
        • Internaute 83209

        @ Corti

        pardonne moi Corti mais je ne me suis peut être pas bien fait comprendre : je parle de ce que je connais.

        Le Harcèlement est multiforme , je parle de l’une d’entre elles (les formes).

        Penser et discuter du sexe des anges, dans ce débat , ne m’intéresse pas. IL en va de la vie de beaucoup de salariés . J’ai su sauvé la mienne.et si je peux faire en sorte qu’une autre personne victime s’en sorte, ça me suffira.

         ; -)

    • Corum Jhaelen Irsei
      Corum Jhaelen Irsei répond à zazachavez
      Quadra désabusé
      • Posté à 11h31 le 18/09/2009
      • Internaute 88686
        Quadra désabusé

      « Les victimes devraient, dès le début et dès que c’est possible (...) prendre un avocat qui fera un rappel à la loi. »

      Ce n’est pas si simple...car cela signifie quitter sa boite, car tous les moyens seront alors mis en oeuvre pour ’carboniser’ définitivement l’empecheur de harceler en rond.

      • zazachavez
        • Posté à 19h59 le 18/09/2009
        • Internaute 83209

        Il y a des psychiatres prêts à nommer « harcèlement moral sur le lieu de travail » ... je vais te faire rire : pour moi, écrit 3 fois sur prolongation d’arrêt de travail : la sécu n’a jamais sourcillé ... malgré tout, les arrêts permettent de reprendre des forces et de contacter un avocat... pas facile, on est abrutie par les médocs et le harcèlement... un proche peut aider ...

        Il faut aider les victimes à sortir de la spirale pour reprendre des forces mais aussi un mental « sain » et moins perturbé ....

        Je ne dis pas que c’est simple, je donne des conseils ...

         : -)

         
        • Les Grands Champs
          Les Grands Champs répond à zazachavez
          Retraité, le doigt là où ça (...)
          • Posté à 11h50 le 19/09/2009
          • Internaute 61722
            Retraité, le doigt là où ça (...)

          Vrai, faire fasse en employant les même méthodes qu’eux les déstabilisent !
          Il ne faut pas hésiter à consulter un avocat pour connaitre ses droits et les faire valoir.

        1 autres commentaires
    • anini
      anini répond à zazachavez
      terrienne de souche !
      • Posté à 14h03 le 18/09/2009
      • Internaute 51759
        terrienne de souche !

      Dans votre premier paragraphe , vous décrivez le profil social des femmes ce qui explique que les harceleurs qui sont en majorité des « petits ou grands chefs“de sexe masculin s’en prennent majoritairement à elles ! Parfois , petite vengeance mesquine , parfois désir de se débarrasser d’une employée pas assez performante , parfois petite vengeance personnelle etc ... Peu importe le motif ,une femme c’est plus facile à désarçonner !

      Pour les hommes ,c’est je pense différent , la hantise du chômage et la vision traditionnelle de sa place dans la famille les fragilise et leur font perdre ,je dirai ‘la foi’ !
      C’est là que les harceleurs interviennent !
      C’est facile d’exiger de plus en plus d’un travailleur lorsqu’il craint de perdre sa situation !
      Et je ne parle pas des pervers (hommes ou femmes !) qui jouissent de leur position pour déstabiliser un autre être humain !

      • zazachavez
        zazachavez répond à anini
        • Posté à 20h06 le 18/09/2009
        • Internaute 83209

        @ anini

        non, je n’ai pas parlé de « sexe » ... il se trouve que je suis une femme, victime, il y a quelques années, d’une femme par l’intermédiaire d’un homme ...

        Vous avez entièrement raison, les hommes sont d’autant plus victimes que pour un homme le harcèlement est encore plus douloureusement vécu (pardon, en tant que femme, on est mieux formées )

        L’homme doit etre fort, il rapporte le plus gros salaire, prend en charge sa famille, harcelé il devient, pardon l’expression : une merde, un sans couille ... pour l’homme ça s’appuie sur d’autres strates.... Hommes et femmes, ensembles réunis contre cette peste : le harcèlement.

        Je vais m’attirer des réponses de blaireaux, mais tant pis, j’assume

         : -)
        bon courage,

         
        • anini
          anini répond à zazachavez
          terrienne de souche !
          • Posté à 21h11 le 18/09/2009
          • Internaute 51759
            terrienne de souche !

          En ce qui concerne le harcèlement des femmes la ,proportion de harcelés semble bien me donner raison et convenez qu’on est encore loin de la parité !
          Vous avez été victime d’une femme et nous ne sommes sans doutes pas meilleures que les mecs quand il s’agit de pouvoir !
          Mais convenez qu’en règle générale ,les femmes sont plus perméables et plus sensibles devant des attaques déstabilisantes !
          C’est pourquoi ,on s’adresse plus volontiers à elles !
          Par contre , par habitude , par formation depuis notre enfance ,on résiste peut-être mieux aux pressions et réflexions de toutes sortes !
          Quoiqu’il en soit hommes ou femmes sont soumis de plus en plus aux réalités économiques de notre époque et en souffrent et ce sont les entreprises qui devraient y perdre !
          On ne construit pas une société motivée et intéressée au fonctionnement et aux performances de son entreprise en dégradant son personnel !

        1 autres commentaires
    • Numerosix
      Numerosix répond à zazachavez
      Prisonnier dans le village (...)
      • Posté à 14h25 le 18/09/2009
      • Internaute 14499
        Prisonnier dans le village (...)

      « un salarié qui s’en tape et sur qui rien ne prend serait même content qu’on le mette au placard ! ! ! à juste raison »

      Hi , hi . Oui , c’est tout a fait ça . Du moment qu’on a accès à Internet et Rue89 , depuis le placard , hein . Tout va bien . Le harcèlement glisse comme l’eau sur les plumes du canard ..

      Le truc c’est de mépriser le harceleur. Il finira par se lasser et ira s’occuper d’un autre qui à plus le profil d’une victime ..

      • firenze1
        firenze1 répond à Numerosix
        écrivaillon
        • Posté à 14h37 le 18/09/2009
        • Internaute 39895
          écrivaillon

        Il s’en passe des choses au Figaro.
        Les placards sont Maintenant capitonnés au moins ?

      • zazachavez
        zazachavez répond à Numerosix
        • Posté à 20h08 le 18/09/2009
        • Internaute 83209

        LOL,

        excellent, Numéro 6.
        Mais je pense que vous avez parfaitement raison : -)

        Là où ça craint c’est si en plus on vous coupe l’Internet
         : -)

      • LE_DENTISTE
        LE_DENTISTE répond à Numerosix
        le_dentiste
        • Posté à 21h29 le 19/09/2009
        • Internaute 45576
          le_dentiste

        La meilleur arme contre le harcelement :

        Le tabassage en règle , encagoulé, dans un coin sombre en pleine nuit.
        Je vous promets que le chefaillon ne se la ramene plus.

  • CalvinKid
    CalvinKid
    éudiant
    • Posté à 10h59 le 18/09/2009
    • Internaute 84680
      éudiant

    La crise et le chômage sont des outils incitatifs forts au service des managers. Ce n’est pas parce qu’on aime son travail qu’on va accepter les harcèlement mais plutôt parce qu’il faut bien gagner de l’argent...
    Il ne faudrait pas que de telles pratiques dégoutent les gens du travail honnête.

    • manurennes
      manurennes répond à CalvinKid
      Abusé désabusé
      • Posté à 11h42 le 18/09/2009
      • Internaute 80006
        Abusé désabusé

      Oui, on dit aussi « J’aime ma boîte » à Fce Tél - Orange :

      Lien

    • CalvinKid
      CalvinKid répond à CalvinKid
      éudiant
      • Posté à 13h35 le 18/09/2009
      • Internaute 84680
        éudiant

      *harcèlements

  • Micka FRENCH
    Micka FRENCH
    Ecossaise, un corps de rêve (...)
    • Posté à 11h26 le 18/09/2009
    • Internaute 4614
      Ecossaise, un corps de rêve (...)

    Des nouvelles de l’Ecossaise...

    Merci de ne pas vous plaindre.
    Vous savez pour qui vous avez voté.
    Vous saviez ce qui vous attendait.
    Vous pensiez avoir des fleurs le matin sur votre bureau et une augmentation de salaire de 50% ? ? ?

    Avec les compliments électoraux et démocratiques de Micka FRENCH
    Lien

    • Corum Jhaelen Irsei
      Corum Jhaelen Irsei répond à Micka FRENCH
      Quadra désabusé
      • Posté à 11h36 le 18/09/2009
      • Internaute 88686
        Quadra désabusé

      Chère Micka,

      j’incline à penser que ceux qui se ’plaignent’, comme vous dites, feraient plutot partie des 50% qui ont voté ’autre chose’ ou pas du tout...

      Si tant est qu’il y ait un lien direct entre inclination politique et situation vécue au travail.

      Ne serai je pas en train de nourrir le troll ?

      • Micka FRENCH
        Micka FRENCH répond à Corum Jhaelen Irsei
        Ecossaise, un corps de rêve (...)
        • Posté à 16h31 le 18/09/2009
        • Internaute 4614
          Ecossaise, un corps de rêve (...)

        J’avais, 6 mois avant la présidentielle ajouté une page sur mon site avec la photo des deux finalistes désignés d’office et d’avance par TF1 et le service public, si vous vous souvenez de la finale, qui disait en substance « Ces deux types sont dangereux »...
        MF

      • tlaloc
        tlaloc répond à Corum Jhaelen Irsei
        Retraité
        • Posté à 20h28 le 18/09/2009
        • Internaute 47359
          Retraité

        J’en connais plusieurrs dans ma famille qui se repentent de ne pas avoir voté autre chose dont 2 qui ont dû partir de leur boulot

    • tlaloc
      tlaloc répond à Micka FRENCH
      Retraité
      • Posté à 20h24 le 18/09/2009
      • Internaute 47359
        Retraité

      Bravo ! Bien dit

  • lilatiu
    lilatiu
    humanitaire
    • Posté à 11h31 le 18/09/2009
    • Internaute 74020
      humanitaire

    Helas dans notre societe la pression constante du travail et le harcelement moral que peuvent subir certains en entraine au suicide.

  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 12h26 le 18/09/2009
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    ° Il serait vraiment intéressant que les internautes nous fassent connaître par ce forum, l’ensemble des expériences vécues par leurs connaissances, voire par eux même, sur toutes les formes et subtilités (et trucs) de harcèlements dont ils auraient eu connaissance.

    Il est possible que nous soyons tous surpris par l’imagination sordide, sadique, ou cynique...de certains employeurs.

    • Un vieux
      Un vieux répond à Yvon le Zébulon
      retraité
      • Posté à 13h57 le 18/09/2009
      • Internaute 38946
        retraité

      Ce n’est plus de l’imagination, quelle qu’elle soit... C’est maintenant devenu une science, que certaines grandes écoles et officines de « coaching » enseignent pour manipuler efficacement les subordonnés...

      • Yvon le Zébulon
        Yvon le Zébulon répond à Un vieux
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
        • Posté à 18h44 le 18/09/2009
        • Internaute 65781
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

        Aussi dégueulasse que cela puisse paraître, ce que tu dis est vrai !

  • Serge ULESKI
    Serge ULESKI
    Aujourd'hui, quiconque n'est (...)
    • Posté à 11h43 le 18/09/2009
    • Internaute 12581
      Aujourd'hui, quiconque n'est (...)

    Extrait du titre inédit : « Des apôtres, des anges et des démons » - chapitre 2
    _________________

    Ne pas travailler, c’est trop dur... inhumain même !

    Si vous interrogez les travailleurs sociaux, les syndicalistes et les patrons, ils vous diront tous que le travail est essentiel à l’équilibre individuel, car le travail permet d’envisager une autre réalité.

    Au travail, on s’oublie, on se fout la paix quelques heures par jour ; on sort faire un tour, on prend l’air, et ce faisant, on rencontre l’autre, on fusionne avec lui : son patron dans les couloirs, ou bien les collègues à la machine à café pendant les pauses si généreusement accordées par la direction des ressources humaines.

    Travailler, c« est être présent sur son lieu de travail mais sans vraiment y être car, travailler, c’est s’absenter de soi-même, c’est prendre du recul et ses distances ; et si d’aventure vous en doutez, votre entourage professionnel n’hésitera pas à vous rappeler qu’il existe bien une autre réalité que soi-même, un autre vécu ; tout un monde de contraintes salutaires qui, au travail, vous laisseront espérer en des jours meilleurs, bien meilleurs même !

    ***

    Aussi,

    Après réflexion et pour faire court, ne pas travailler, c’est vraiment trop dur, inhumain même ! Car, dans l’oisiveté, on ne fait l’expérience que de soi-même du matin au soir : soi-même pour seule réalité, pour seul horizon, et encore et toujours soi-même et... seul.

    Privé de travail, on rapetisse, on a la vue qui baisse et pour finir, la saturation, le trop-plein, l’indigestion et le dégoût de soi viennent vous submerger avant de vous engloutir et... tout à fait vidé maintenant et vide comme une coquille, c’est alors qu’un sentiment d’impuissance s’installe.

    Aucun doute n’est possible. Inutile de fuir. Pas moyen d“en réchapper : hors du travail, point de salut et point de repos ! Point de repos parce que... point de fatigue et point de fatigue parce que... point de travail.

    Mais alors, comment font ceux qui ne travaillent pas... ou bien, pas encore... et les autres : ceux qui ne travailleront jamais plus ?

    . _________________

    Lien

    • Corum Jhaelen Irsei
      Corum Jhaelen Irsei répond à Serge ULESKI
      Quadra désabusé
      • Posté à 12h04 le 18/09/2009
      • Internaute 88686
        Quadra désabusé

      Qui a dit qu’il ne fallait pas travailler ici ?

      C’est joli, mais je ne vois pas le lien avec le propos.

    • sitoihien
      sitoihien répond à Serge ULESKI
      • Posté à 14h05 le 18/09/2009
      • Internaute 21237

      « Dés qu’il n’existe pas de contrainte physique ou autre, le travail est fui comme la peste ». Karl Marx manuscrit de 1844

      Citation trouvée dans les citations sur le travail du site de pierre Carles
      Lien

      Voir aussi son film « attention danger travail »
      Lien

  • Anastaze
    Anastaze
    inconsolable
    • Posté à 13h36 le 18/09/2009
    • Internaute 53186
      inconsolable

    « Crise » ou pas crise, il suffit de lire Victor Hugo, Eugène Sue, Émile Zola ou Charles Dickens pour s’apercevoir que le harcèlement au travail n’a pas attendu Lien pour exister.

    Maintenant qu’il est identifier et c’est très bien, il ne faudrait pas passer à la trappe la destruction délibérée et dogmatique du tissu social, dont la « crise » est aussi une conséquence.

  • Serge ULESKI
    Serge ULESKI
    Aujourd'hui, quiconque n'est (...)
    • Posté à 11h49 le 18/09/2009
    • Internaute 12581
      Aujourd'hui, quiconque n'est (...)

    Maximisation du retour sur investissement du capital humain

    Extrait du titre inédit : « La consolation » - chapitre 4

    ________

    L’aigle a déployé ses ailes.

    Alors que les salariés ne connaissent de l’entreprise que le poste qu’ils occupent, l’aigle, lui, survole toutes les pistes de son territoire et explore toutes les voies qui mènent à eux. Le survol de cet aigle c’est celui du maître des lieux qui fait sa tournée comme un propriétaire fait le tour de ses terres, serrant des mains, opinant du bonnet ici et là. Jamais il ne se pose. Toujours en mouvement à l’écoute des rumeurs, à la recherche du moindre malaise et des conflits larvés.

    Quand on surprend son vol, les rares fois où l’on pense à lever la tête, il annonce une nouvelle distribution des cartes qui célébrera bientôt l’apothéose de la vie accoucheuse de stratégies aussi surprenantes qu’inattendues, en un tour de main, jusqu’à rendre méconnaissables et les lieux et le travail qui y est effectué.

    Son survol peut être celui d’un prédateur cherchant sa nouvelle proie l’appétit au ventre, affamé : les rêveurs, les tire au flanc, les faux culs, les fumistes, ceux qui ne doivent rien à eux-mêmes et tout à ceux qui les ont nommés.

    Pour tous ceux-là, ce sera grandeur et décadence ou bien, grandeur et déchéance. C’est selon et… c’est du pareil au même.

    Autre objet de son attention : le peuple silencieux. Toujours en retard sur la vie de leur travail, ces travailleurs candides, puisqu’ils n’en contrôlent ni les bouleversements ni les adaptations. Un jour, on leur signifiera leur congé définitif et en attendant, on se contentera de les conduire inévitablement et à leur insu, à leur perte et ce, bien avant que l’heure de la retraite ne sonne. Sur eux, la pression s’est accrue : horaires chaotiques, contraintes de résultats, menaces de licenciement. Outils de discipline au travail par excellence cette pression ! On leur parlera de flexibilité, d’autonomie et de polyvalence - comprenez : isolement et solitude - sans oublier de mentionner des changements permanents qui nécessiteront de nouveaux comportements.

    Cet aigle, c’est aussi un sourcier céleste fouillant du regard, scrutant, maladif, le sol, le sous-sol et ses plus petits interstices, en annonciateur de déluges qui viendront balayer tous les pauvres bougres en deçà de leurs attentes et au-delà de leurs craintes ; et les autres aussi : ceux qui se croyaient à l’abri.

    Nouvelles exigences des temps modernes : le retour à l’instabilité généralisée et permanente du monde. Il est tous les glissements de terrain purificateurs cet aigle blutoir qui tamise cette poudre farineuse que sont ses effectifs.

    Meurtre productif, il appelle cette instabilité ! Si vous l’interrogez dans l’intimité de sa retraite, c’est à voix basse qu’il vous fera cette confession, le regard inquiet de peur qu’on ne l’entende alors qu’il ne souhaite être entendu de personne.

    Il poursuit partout et sans relâche la liquidation de l’ancien monde, celui d’hier matin et prépare déjà celle de demain. Cet ancien monde, c’est le monde tel qu’il ne lui convient pas mais qui pourrait tout aussi bien lui convenir si d’aventure ce monde devait servir ses intérêts.

    Le territoire de cet aigle a pour le nom : DRH ! Et son occupation : gestion des ressources humaines, ou GRH.

    ____________

    Construction, mise en oeuvre, évaluation, ajustements à effectuer, régulation des outils de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences, sans oublier leurs référentiels.

    Stratégie d’organisation, renouvellement des règles ! Accroissement de la concurrence ! Fusions, restructurations et transformations. Et puis aussi, l’entreprise et son environnement : quelles relations nouer pour quelle valeur ajoutée ?

    Et pour finir, quand tout leur a réussi : maximisation de la profitabilité de l’entreprise.

    Seul a voix au chapitre, ce qui peut être mesuré. Une science cette discipline qui ne peut se permettre le moindre chahut. Un puzzle, cette gestion des ressources humaines. Un travail de titan cette optimisation et cette mise en correspondance : chaînages, maillage, enjeux stratégiques et organisationnels.

    Finie l’opposition salariés/patrons ! Il n’y a plus que l’entreprise. Et gare à ceux qui s’en détournent tout en y demeurant !

    Dans l’entreprise, plus de conflits dits collectifs. Il n’y a plus que l’individu et si conflit il y a, il ne peut s’agir que d’un individu seul face à sa hiérarchie. Un champ de force univoque, ce monde de l’entreprise au sein d’une communication et d’une interrogation permanente des bonnes ou mauvaises volontés des acteurs en présence, depuis que la portée de l’exemple s’accroît et ce, dans toutes les directions : une note, un avertissement, un blâme, un licenciement pour l’exemple. Et puis, celle ou celui que l’on montrera en exemple.

    Pensez donc ! Voici un niveau de réussite digne des plus belles performances sportives là où des collègues besogneux ont tout juste été capables d’accomplir leur objectif.

    L’émulation vaut autant pour la chute que l’ascension. Et tout le monde y trouve du grain à moudre, du souci à se faire et d’aucuns leur compte de rêves de promotion. Oui ! Tout le monde y trouve matière à réflexion dans cet accroissement de la valeur exemplaire de l’exemple à suivre, à méditer du fond de son isolement ; valeur érigée en totem ; et d’aucuns ajouteront, sans scrupules et sans tabous quand cette valeur revêt les apparences d’une épée de Damoclès qui tranchera les têtes.

    Alors, mieux vaut être du côté de celui qui tranchera celle des autres, d’un mouvement vif et parfait dans son exécution aveugle.

    ***

    Si pour commander il faut avoir su longtemps obéir, on ne pourra s’empêcher de noter que l’on dirige la tête baissée. Toujours ! On dirige en regardant vers le bas : ses subordonnés. En haut, trône celui qui vous dirige et ce faisant, regarde aussi en bas. Dans cette configuration verticale, c’est tête baissée que les dirigeants s’adonnent à leur sport favori : diriger ceux qu’ils dirigent, lesquels à leur tour, dirigent ceux qui doivent être dirigés jusqu’à ce qu’il n’y ait plus personne à commander.

    Édifice à la triste figure, cette chaîne de commandement, cette pyramide dont les étages… piquent du nez !

    Et ceux d’en bas, où regardent-t-ils ?

    Ils regardent leurs mains et leurs pieds - cadence oblige ! Et puis, prudence ! Gare aux accidents ! - ou bien, ils regardent droit devant eux, leur écran d’ordinateur, seul point de regard pour fuir tous les regards car il y a des jours où ils ne souhaitent croiser le regard de personne. Ils n’attendent qu’une chose ceux d’en bas : qu’on ne leur demande pas d’attendre quoi que ce soit de qui que ce soit.

    Une prison en liberté cette solitude au poste comme la chèvre à son piquet de peur qu’elle ne s’égare ou bien, qu’elle ne s’enlise dans ses déplacements ou tout simplement dans l’exécution de sa tâche. Stress et souffrance, l’angoisse tassée au ventre, seront tus et cachés ; et les cernes infinis de la fatigue et de la peur qui plissent la moindre pensée jusqu’à la rendre lâche et veule aussi, incapables de rompre l’étau de l’assujettissement à cette roue géante qui distribue au passage blâmes et encouragements dans le but de maintenir sur le qui-vive et le quant-à-soi un être qui n’a plus qu’une vie : la sienne - vie qui se languit de ne jamais pouvoir en réaliser une autre dans une alternative d’une simplicité redoutable : soumission ou relégation.

    Et c’est alors que les chemins de la mémoire se rétrécissent jusqu’au méconnaissable, sans plus d’imagination. En effet, on aura tout oublié, pour ne rien regretter de ce qui devait faire de nous des êtres de croissance.

    Mais diable, qui aujourd’hui peut se permettre de regarder vers le haut, à ciel ouvert, là où nul n’aura besoin de craindre le regard de quiconque, sinon... celui des nuages et la nuit, celui des étoiles bienveillantes ?

    ________

    Copyright 2008. Serge ULESKI.
    Lien

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 11h57 le 18/09/2009
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    Tous les salariés sont concernés.
    Non, pas tous. Je suis salarié, et je ne suis pas concerné.

    Bon, je ne compte pas comme harcèlement la commerciale qui déboule en grande panique parce qu’il manque toute l’Aquitaine dans les zones de chalandise, et qui du coup me fait chier toutes les demi-heure pour savoir si c’est corrigé. C’est pas du harcèlement, c’est juste un moment de stress, surtout pour elle, car le client l’emmerde toutes les cinq minutes : D
    Enfin vaut mieux pour eux, le dernier patron qui m’a trop saoulé a eu droit a un trimestre de non productivité suivi d’une démission surprise.

    De toutes façons, il existe des super médicaments contre le stress : l’alcool, le shit et le jeu vidéo : D
    Le seul problème, c’est que ça nettoie tellement bien les neurones que chaque matin à 8h on doit se rappeler qu’on a un travail : D

  • Peureux anonyme
    • Posté à 16h08 le 18/09/2009
    • Internaute 24415

    Oh ! Trop Heureux ! Si seulement ils connaissaient leur bonheur, les sans-travail !

    A la manière de Virgile

    • alaixih
      • Posté à 21h40 le 21/09/2009
      • Internaute 19775

      C’est pas le manque de travail qui pèse mais le manque d’argent. Et le conditionnement.
      Quand on n’a pas de travail on se sent coupable parce que tout le monde nous regarde comme un coupable.
      Avec la crise cela va changer.

  • Servais-Jean
    • Posté à 00h23 le 19/09/2009
    • Internaute 4591
      43

    Je me demande si c’est vraiment la crise qui fait augmenter le nombre de cas de harcèlement car cette progression date de bien avant.
    J’aurai tendance à penser que c’est plutôt l’évolution du capitalisme qui en est la cause.
    De plus en plus de « boites » passent aux mains de financiers qui n’ont pour seul critère que la meilleure rentabilité, à court terme, de leurs placements financiers et qui poussent, à grand renfort de primes, les managers à pressurer tous les exécutants y compris, et peut-être surtout, l’encadrement qui fait subir à son tour la pression sur les simples éxécutants.

  • padiran
    padiran
    Chroniqueur Grolandais
    • Posté à 13h54 le 18/09/2009
    • Internaute 5159
      Chroniqueur Grolandais

    « Avec la crise, on harcèle plus, plus vite et plus fort »
    La crise à bon dos ! Depuis l’election de Sarkosy, c’est à dire l’arrivée au pouvoir de la droite décompléxée, le torpillage de la règlementation du travail est systématique, la stigmatisation des ouvriers, employés, cadres est devenue la règle.
    La société qui nous est proposée est anxiogène avec -
    - l’allongement de la durée des cotisations retraites
    - la diminution des remboursements de santé
    - la diminution des aides aux handicapés
    -.....
    Les exemples pourraient être multipliés. La société de surveillance permanente avec la mise en place de lois répressives à répétition, de caméras d’observation, de répression sur le Net ne met pas le citoyen dans les conditions idéales pour exercer sereinement sa vie de famille et son travail
    La crise à bon dos pour masquer les dérives actuelles de la démocratie vers la monocratie. L’article aurait dû faire la part des choses entre ces deux sources d’anxiété

    • Un vieux
      Un vieux répond à padiran
      retraité
      • Posté à 14h17 le 18/09/2009
      • Internaute 38946
        retraité

      Un certain nombre d’observateurs ont la même analyse que vous... Le harcèlement est largement dépassé par les conditions sociétales devenues hyper-stressantes, sans aucune indication positive d’avenir...

      Pousser quelqu’un dans un puit dont le fond descend sans cesse, sans aucun moyen de se rattraper, ni espoir de remonter à la surface, n’est pas vraiment fait pour rassurer...

      Les entreprises n’ont plus besoin du harcèlement : les dirigeants du pays s’en occupent... ! ! ! !

    • framboise92
      framboise92 répond à padiran
      je choisis la campagne, la (...)
      • Posté à 19h18 le 18/09/2009
      • Internaute 24519
        je choisis la campagne, la (...)

      exact, la crise c’est notre crise devant ce marasme politico-socialo-machin moderne.Faut pas se tromper de crise !

  • Aller à la page
  • 1
  • 2
  • 3