Temoignage 12/10/2007 à 09h58

Histoire du colonialisme : comment j'ai été manipulé

Sylvain Leteux | Professeur d'Histoire-Géo à Lille

Je suis professeur d’Histoire-Géographie dans un lycée public lillois depuis 10 ans. Je ne suis pas inscrit à un parti politique, j’essaie de faire mon travail d’enseignant avec honnêteté, en donnant aux élèves une vision la plus neutre possible du passé national, en développant leur esprit critique et en leur apprenant à prendre du recul par rapport aux documents anciens. Ce sont là les objectifs officiels de ma discipline.

J’ai décidé d’emmener mes élèves de Terminale à une exposition organisée le jeudi 4 octobre 2007 à la Préfecture du Nord par l’ONAC (Office Nationale des Anciens Combattants) sur le thème « les soldats musulmans de France » (de 1914 à 1962). Une cérémonie présentée comme une action pédagogique destinée aux lycéens, avec une exposition, projection d’un film décrivant l’implication des soldats d’Afrique dans la Libération de la France et questions-réponses entre élèves et anciens combattants musulmans.

J’estime avoir été trompé et manipulé en participant à cette cérémonie. Aucune mise en contexte, aucune distanciation n’a été faite par rapport à la projection de la bande d’actualité cinématographique de 1946 (« gloire à l’Union française et saluons l’effort valeureux de nos soldats coloniaux »), considéré non pas comme un document d’archive mais quasiment comme un documentaire sur l’époque.

Du coup, l’argument de l’engagement patriotique des harkis semblait tout à fait logique au nom de la fidélité à la mère-patrie française. Cette vision est une vision possible, mais elle ne doit pas être présentée comme la seule existante pour être retenue pour les jeunes. Sinon, le discours tenu est de la propagande et non pas une action « pédagogique » , scientifique et contradictoire.

L’histoire n’est pas une juxtaposition de mémoires

A plusieurs reprises, les responsables de l’ONAC ont appelé les professeurs d’Histoire à rétablir la vérité historique sur la guerre d’Algérie et les harkis. En aucun cas, je n’accepte que publiquement, dans un cadre officiel (la préfecture), devant mes élèves, une personne me demande de rétablir la « vérité historique » .

Les parlementaires ne sont pas habilités à intervenir dans le contenu scientifique de notre discipline, où bien sinon, la dérive sera rapide vers un retour à l’histoire patriotique chauviniste de la IIIe République (à ma connaissance, la loi demandant la reconnaissance du rôle positif de la colonisation a été abrogée). De même, en tant que fonctionnaire de l’Education Nationale, je refuse d’être le relais de mémoires partisanes, sectorielles ou communautaristes.

Je refuse de transformer mon cours d’Histoire en une juxtaposition de mémoires particulières, avec les réclamations au « droit de mémoire » des anciens esclaves, des juifs persécutés, des homosexuels
déportés, des victimes des massacres en Arménie, des républicains
espagnols livrés par Pétain aux nazis, des victimes du communisme, du
colonialisme, de la barbarie des religions, de l’oppression japonaise,
etc…

Christian Vanneste en intervenant-vedette

Si des groupes de pression existent et oeuvrent pour la reconnaissance des violences ou des injustices subies dans le passé, je n’y vois pas d’inconvénient mais je ne souhaite pas qu’ils dictent le contenu pédagogique de mes cours.

En lieu et place d’un débat avec les anciens soldats musulmans, les élèves ont « subi » des discours assez orientés de la part de métropolitains. Sur les 5-6 intervenants, seul un ancien harki était concerné par le thème du débat et il a très peu parlé. Par contre, le député de Tourcoing, Christian Vanneste, dont les positions sur la colonisation sont loin de faire l’unanimité (tant au sein de l’UMP que parmi les historiens), a monopolisé une bonne partie du temps de parole.

Ces propos sur le peuple et la nation algérienne sont assez contestables, ou du moins très orientés, très partisans. Les élèves n’ont absolument pas pu avoir, sur le coup, un point de vue différent pour se forger une opinion. Ce travail de contre-argumentation et de débat a pu être mené ensuite en classe, mais on sait bien que l’impact des mots d’un député dans un cadre prestigieux (la préfecture) risque d’être bien plus grand que ceux d’un enseignant au sein de sa classe.

J’espère que le rectorat et l’inspection académique du Nord ne sont pas complices de cette action « pédagogique » . Je souhaite que l’Education Nationale soit très vigilante sur la confiance qu’elle accorde aux intervenants extérieurs en classe.

L’ONAC devrait s’excuser

Pourquoi ne pas créer un label qui assurerait les professeurs de la confiance qu’ils peuvent accorder à telle ou telle association ? Je déplore que le Ministère de la Défense soit si peu exigeant sur le niveau scientifique de ses intervenants au sein de l’ONAC. Par ailleurs, les fonds publics ne devraient pas être utilisés, me semble-t-il, pour ce genre d’actions pédagogiques où le message sous-tendu est assez réactionnaire et néo-colonial : l’armée ne fait que perdre du crédit en se fourvoyant ainsi. La France a des périodes d’ombre de son passé qu’elle doit affronter avec sérennité, tant comme chaque pays a ses zones d’ombre. Je ne pense que les anciens acteurs d’un conflit armé soient les meilleurs défenseurs d’une cause pour la défendre devant les jeunes scolaires.

Laissons aux chercheurs universitaires et aux spécialistes le soin de rédiger les manuels scolaires et d’évaluer la valeur scientifique d’une exposition ou d’un musée. Je ne pense pas que, lors d’une cérémonie officielle, des responsables de l’Education Nationale se permettrait de critiquer ouvertement les choix stratégiques des militaires français.

Ce n’est pas en donnant une vision tronquée des événements qu’on fait avancer une cause, aussi juste soit-elle. Ce n’est pas en admonestant les professeurs d’Histoire que l’on fera changer leur vision du passé ou le contenu de leurs cours. La nation attend de moi de former les futurs citoyens d’un Etat démocratique, où les valeurs d’écoute et de débat serein sont respectées.

C’est sans doute utopique, mais c’est ce me guide.

Des excuses officielles pourraient être envisagées de la part de l’ONAC auprès de mes élèves et des mes collègues car nous considérons avoir été manipulés. Surtout, l’ONAC pourrait s’engager à ne pas renouveler les mêmes erreurs dans le futur. Je précise que j’ai organisé d’autres sorties pédagogiques avec des élèves dans des expositions organisées à Lille par l’ONAC, avec des témoignages d’anciens combattants (sur la guerre d’Indochine par exemple) et que je n’avais jamais été confronté jusqu’à maintenant à un tel incident.

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  • Anonyme

    Bienvenue au club de ceux qui refusent que l’Histoire soit écrite par des politiques (quelle que soit leur tendance)

    Des pans entiers de notre passé sont désormais interdits d’interprétation (hors l’officielle).
    Nos politiques (influencés par certains groupes) ont oublié que l’Histoire n’était qu’étude, découverte, décryptage, et n’ayons pas peur du mot : révision.

    Car nous devons réviser, réajuster, remodeler constamment, nous remettre en question, au rythme des découvertes de documents ou d’indices.

    Les lois Gayssot doivent ête abolies.

    • Anonyme

      En tant que prof d’histoire-géo je ne peux qu’approuver vos propos.

      Et souligner ce que vous dites : l’Histoire est perpétuelle révision. On ne la grave pas dans le marbre pour les siècles des siècles. Et on aimerait vraiment (mais alors, VRAIMENT) que ceux qui n’ont rien à faire dans cette science ne viennent pas expliquer aux historiens comment ils doivent penser, comment ils doivent mener leurs recherches, ce qu’ils doivent écrire et quelle doit être leur manière d’enseigner.

      Bref : l’Histoire officielle ne peut exister dans une démocratie.

    • Anonyme

      Comme vous le soulignez, il est important de constater qu’un historien (ou un citoyen non spécialiste) peut nier l’existence du Christ des chrétiens sans être taxé de négationnisme ou de révisionnisme, alors que la demande de réviser des parties de la seconde guerre mondiale est systématiquement rejetée (quand ce n’est pas judiciarisée).

      Il y a là quelque chose de malsain.

      • Anonyme

        une dictature de la pensée s’est installée depuis fort longtemps. On ne peut débattre de tout. Trop d’intérêts en jeu et une histoire mondiale trafiquée.

      • Anonyme

        Pourquoi ne pas répondre favorablement à la demande du président iranien de faire réexaminer par des historiens reconnus l’histoire de l’holocauste ? Que cherche-t-on à nous cacher ?

         
        • caro
          caro
          délinquante avérée
          • Posté à 23h53 le 13/10/2007
          • Internaute 6484
            délinquante avérée

          vous pourriez commencer par lire les articles présentés lors de la conférence internationale révisionniste qui s’est tenue à la fin de l’année dernière à Téhéran ? Vous reprenez exactement les propos d’Ahmadinejab :

          « Le président iranien a aussi exprimé le souhait de créer une “commission de la vérité, formée par des chercheurs internationaux pour faire des recherches sur l’Holocauste”, sans que cette commission soit soumise aux pressions “des grandes puissances”. »

          Lien

        1 autres commentaires
    • Anonyme

      anonyme de 10h34

      vous ne connaissez pas la loi Gayssot ! Renseignez-vous d’abord avant d’écrire des énormités, à moins que vous ne soyez qu’un révisionniste, comme vous le laissez entendre ?

      Art. 1er. - Toute discrimination fondée sur l’appartenance ou la non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion est interdite.
      L’Etat assure le respect de ce principe dans le cadre des lois en vigueur.

      Votre argument est celui de tous ceux qui demandent à réviser l’histoire de la Shoah notamment (cf Faurisson ou Garaudy) et d’autres qui vantent les bienfaits du colonialisme.

      Les lois Gayssot protègent des négationnistes, révisionnistes qui veulent réécrire l’histoire, mais n’interdit aucunement les études objectives des faits historiques.

      • Anonyme

        comment voulez vous étudier et présenter des conclusions différentes de l’histoire officielle ?

        objectives pour vous ça veut dire : conformes ?

        pourquoi n’a-t-on pas poursuivi dans ce cas les historiens signataires de cette pétition :

        PETITION Parue dans le « Libération » du 13 décembre 2005, p. 35 :
        Pétition pour l´abrogation des articles de loi contraignant la recherche historique
        Emus par les interventions politiques de plus en plus fréquentes dans l’appréciation des événements du passé et par les procédures judiciaires touchant des historiens et des penseurs, nous tenons à rappeler les principes suivants :
        L’histoire n’est pas une religion. L’historien n’accepte aucun dogme, ne respecte aucun interdit, ne connaît pas de tabous. Il peut être dérangeant.
        L’histoire n’est pas la morale. L’historien n’a pas pour rôle d’exalter ou de condamner, il explique.
        L’histoire n’est pas l’esclave de l’actualité. L’historien ne plaque pas sur le passé des schémas idéologiques contemporains et n’introduit pas dans les événements d’autrefois la sensibilité d’aujourd¹hui.
        L’histoire n’est pas la mémoire. L’historien, dans une démarche scientifique, recueille les souvenirs des hommes, les compare entre eux, les confronte aux documents, aux objets, aux traces, et établit les faits. L’histoire tient compte de la mémoire, elle ne s’y réduit pas.
        L’histoire n’est pas un objet juridique. Dans un Etat libre, il n’appartient ni au Parlement ni à l’autorité judiciaire de définir la vérité historique. La politique de l’Etat, même animée des meilleures intentions, n’est pas
        la politique de l’histoire.
        C’est en violation de ces principes que des articles de lois successives ­ notamment lois du 13 juillet 1990, du 29 janvier 2001, du 21 mai 2001, du 23 février 2005 ­ ont restreint la liberté de l’historien, lui ont dit, sous
        peine de sanctions, ce qu’il doit chercher et ce qu’il doit trouver, lui ont prescrit des méthodes et posé des limites. Nous demandons l’abrogation de ces dispositions législatives indignes d’un régime démocratique.
        Signataires :
        Jean-Pierre Azéma, Elisabeth Badinter, Jean-Jacques Becker, Françoise Chandernagor, Alain Decaux, Marc Ferro,
        Jacques Julliard, Jean Leclant, Pierre Milza, Pierre Nora, Mona Ozouf,Jean-Claude Perrot, Antoine Prost, René Rémond, Maurice Vaïsse, Jean-Pierre Vernant, Paul Veyne, Pierre Vidal-Naquet Michel Winock

         
        • Anonyme

          PETITION Parue dans le « Libération » du 13 décembre 2005, p. 35 :
          Pétition pour l´abrogation des articles de loi contraignant la recherche historique
          Emus par les interventions politiques de plus en plus fréquentes dans l’appréciation des événements du passé et par les procédures judiciaires touchant des historiens et des penseurs, nous tenons à rappeler les principes suivants :
          L’histoire n’est pas une religion. L’historien n’accepte aucun dogme, ne respecte aucun interdit, ne connaît pas de tabous. Il peut être dérangeant.
          L’histoire n’est pas la morale. L’historien n’a pas pour rôle d’exalter ou de condamner, il explique.
          L’histoire n’est pas l’esclave de l’actualité. L’historien ne plaque pas sur le passé des schémas idéologiques contemporains et n’introduit pas dans les événements d’autrefois la sensibilité d’aujourd¹hui.
          L’histoire n’est pas la mémoire. L’historien, dans une démarche scientifique, recueille les souvenirs des hommes, les compare entre eux, les confronte aux documents, aux objets, aux traces, et établit les faits. L’histoire tient compte de la mémoire, elle ne s’y réduit pas.
          L’histoire n’est pas un objet juridique. Dans un Etat libre, il n’appartient ni au Parlement ni à l’autorité judiciaire de définir la vérité historique. La politique de l’Etat, même animée des meilleures intentions, n’est pas
          la politique de l’histoire.
          C’est en violation de ces principes que des articles de lois successives ­ notamment lois du 13 juillet 1990, du 29 janvier 2001, du 21 mai 2001, du 23 février 2005 ­ ont restreint la liberté de l’historien, lui ont dit, sous
          peine de sanctions, ce qu’il doit chercher et ce qu’il doit trouver, lui ont prescrit des méthodes et posé des limites. Nous demandons l’abrogation de ces dispositions législatives indignes d’un régime démocratique.

          Signataires :
          Jean-Pierre Azéma, Elisabeth Badinter, Jean-Jacques Becker, Françoise Chandernagor, Alain Decaux, Marc Ferro,
          Jacques Julliard, Jean Leclant, Pierre Milza, Pierre Nora, Mona Ozouf,Jean-Claude Perrot, Antoine Prost, René Rémond, Maurice Vaïsse, Jean-Pierre Vernant, Paul Veyne, Pierre Vidal-Naquet Michel Winock

        1 autres commentaires
      • Anonyme

        protègent de ceux qui ont été désignés comme négationnistes et révisionnistes dans le but de décourager quiconque de travailler en toute objectivité.

         
        • Anonyme

          « travailler en toute objectivité » c’est donc pouvoir étaler les thèses révisionnistes, négationnistes ?

          • Anonyme

            non c’est pouvoir les étudier tout simplement,

            les réfuter ou les confirmer

            pas se contenter de ce que l’on nous dit de trouver.

            merci d’avoir replié mon commentaires cela illustre parfaitement ce que je suis en train de dire

            • Anonyme

              d’accord avec vous.
              toue hypothèse doit être étudiée. Elle sera ensuite conservée ou rejetée, mais il ne doit pas y avoir d’a priori.

              des exemples à la pelle :
              étude sur le sexe réel de Jeanne d’Arc fallait-il ou non l’entreprendre ?
              étude sur le suaire dit de Turin, fallait-il le réfuter ou non ?
              Etude sur l’assassinat Kennedy : la thèse officielle peut-elle être remie en question ?
              étude sur les Twins Towers : doit on se contenter de la version officielle ?

              et tout à coup sur un sujet précis : interdit ! !

              • Anonyme

                d’accord avec vous aussi : toute hypothèse doit être étudiée.

                Je ne vois pas en quoi la loi Gayssot l’empêche ... Peut être avez-vous des exemples ? Les seuls qui me viennent sont : les thèses révisionnistes disant que les chambres à gaz servaient à épouiller ou n’ont jamais existé ou affirmant que la traite des Noirs était un bienfait.

                De toute façon, il ne peut y avoir empêchement que si quelqu’un porte plainte en utilisant la loi Gayssot. Or, à ma connaissance, personne n’a porté plainte contre l’hypothèse étudiée actuellement qui dit que les juifs (seuls) pratiquaient la traite des Noirs... Ca c’est de la recherche ! ! ! ! ! !

                • Anonyme

                  en ce qui concerne les chambres, bien des modifications à la vision officielle ont déjà été apportées (et reconnues) sans que cela remette en cause les assasinats de masse commis.

                  un exemple réel : il n’est pas « souhaitable » d’étudier objectiveent le rôle des militants communistes déportés et de l’organisation ’partisane’ qu’ils mirent en place dans certains camps de concentration.

                  • caro
                    caro
                    délinquante avérée
                    • Posté à 18h07 le 13/10/2007
                    • Internaute 6484
                      délinquante avérée

                    pouvez-vous nous dire

                    - quelles modifications ont été apportées et quelle est la version « officielle » sur les chambres à gaz ?

                    - qui a décrété qu’il n’était pas souhaitable d’étudier le rôle des militants communistes déportés ... et quel historien est « empêché » ? de quelle manière ?

                    - quel est le rapport avec les lois Gayssot dont il est question ?

                    Merci

                    • Anonyme répond à caro

                      Vous savez pertinement que je ne peux répondre en trois lignes à vos questions que vous posez. vous voudriez que je vous résume ce qui prend des volumes entiers ? Tout ça pour lancer d’autres questions, car vous ne me pensez pas de bonne foi.

                      Tout ce que je peux dire c’est qu’il vous faut faire un travail d’historien : comparez les différents textes, la réédition de Raul Hillberg avec l’édition originale. Lisez les différentes archives qui viennent d’être ’libérées’ pas les Russes...

                      En ce qui concerne l’étude, il s’agissait de démontrer que la Häftlingsführung (sorte de police faite par les détenus approuvés par la SS) était dans certains camps à majorité communiste (cf. Eugen Kogon sur Buchenwald « l’enfer organisé ») et que cette police exerçait un contrôle sur l’ensemble du camp tendant à favoriser certains. (Kogon op.cit. p.275 : « la direction SS des camps n’était pas capable d’exercer sur des dizaines de milliers de détenus un contrôle autrement qu’extérieur et sporadique »).

                      des « pressions amicales » ont été émises pour décourager l’entreprise d’une telle étude.

                • Anonyme

                  extrait du Nouvel Economiste , n 1051, du 7 juin 1996, p. 6 : « Simone Veil [déportée à Auschwitz, ancien ministre] souhaite l’abrogation de la loi Gayssot qui permet d’engager des poursuites contre les personnes niant l’existence du génocide juif par les nazis : “Cette loi a donné l’impression que l’on avait des choses à cacher. Or de nombreux travaux d’historiens ont été faits et sont tout à fait clairs. Au fond, cela me paraît presque monstrueux de pouvoir empêcher les gens de contester. Sans cette loi, jamais il n’y aurait eu une polémique avec l’abbé Pierre. Il ne faut jamais donner l’impression que l’on porte atteinte à la liberté d’expression, même sur un sujet de ce genre.”

                  • Anonyme

                    c’est bien vrai, il n’y aurait jamais eu non plus de polémique avec Faurisson ou Garaudy, révisionnistes notoires.

          • Anonyme

            vous savez lire ? vous comprenez le sens des mots ?

        10 autres commentaires
  • Anonyme

    bizarre ce prof. Qu’est-ce qu’il espérait en ayant voir une association d’anciens combattants ? Qu’ils cracheraient sur leur drapeau ?
    Je ne vois pas quel est le problème avec ses élèves. Il peut très bien leur expliquer que la vision qu’ils ont eue dans cette expo est très particulière, et qu’il y en a d’autres.
    C’est même son devoir de donner différentes visions contradictoires.

    • Servais-Jean
      • Posté à 02h47 le 13/10/2007
      • Internaute 4591
        43

      Il y a longtemps,années 60,lorsque l’école nous faisait participer à des conférences ou à voir certains films, une préparation était faite par nos professeurs et aprés nous avions ce que l’on nomme maintenant un débriefing.
      Pour ce qui est de l’article je le trouve trés pertinant donc trés bon.

  • Anonyme

    Quel est la marque de livres scolaires la plus utilisee dans les ecoles colleges et lycees ?
    Hatier ou Nathan ? je sais plus mais en tout cas je crois que cette marque appartient au groupe Lagardere non ? c est a dire qu en plus de faire des livres « pedagogiques » ils font aussi dans la vente d armes et son pdg est grand copain avec Nicolas Sarkozy...

    Heureusement internet (difficilement controlable par les grands de ce monde) arrive et nous aurons bientot des sites d histoire independants... wikipedia en a deja pris un peu le chemin..

    • Anonyme

      Nathan et Hatier ont commencé dans les années 1880.
      Lagardère n’existait pas... si ce n’est dans un roman de Féval ’père’ en 1858.

      Dans un sujet sur l’Histoire, essayez d’être objectif et surtout de contrôler vos références.

  • Infovite
    Infovite
    info-espress.over-blog.com
    • Posté à 13h51 le 12/10/2007
    • Internaute 8783
      info-espress.over-blog.com

    Réinventer l’Histoire pour servir une approche partisane de la réalité, voilà la démarche de certains politiques.
    « Politiques » qui indéniablement ne veulent pas d’histoires pour leurs projets sans avenir.
    (NB : Sans « pub »,juste pour le « délire » de toujours espérer un autre avenir pour nos enfants ).

  • Anonyme

    Vous ressemblez à un bon professeur à l’ ancienne (c’est un compliment)
    Bon courage pour continuer à essayer de mettre simplement un peu de logique et de réalité objective dans cette epoque absurde ou prime l’ emotion ..

  • Peter Pan
    • Posté à 20h01 le 12/10/2007
    • Internaute 18881

    l’article de loi finallement retiré qui visait à reconnaitre le rôle positif de la colonisation, la lecture de la lettre de Guy Môquet et la pression de l’ONAC sur ce professeur d’Histoire-Géo sont les symptômes d’une fièvre nationaliste qui monte dans notre pays.

    depuis Jörg Haider en Autriche, une vague nationaliste a frappé un peu partout en Europe.
    Danemark, Norvège, Pays-Bas, Belgique, Suisse, Pologne, Slovaquie, Hongrie...

    la France n’y a malheureusement pas échappé avec l’accession de Sarkozy à l’Elysée, élu sur les thèmes portés jusqu’ici par le FN : immigration, identité nationale, patriotisme, non repentance, aspects positifs de la colonisation...

  • Anonyme

    Quand j’étais pion, vers 1980, j’ai emmené les élèves voir un film sur les rythmes biologiques (métamorphoses des insectes, etc.) dans le lycée public où je travaillais. Et à la fin, le documentaire (bien fait par ailleurs) concluait qq chose comme : « De même qu’il y a des lois écrite dans le livre de la nature, la loi de Dieu est écrite dans la bible ».

  • Anonyme

    Il n’ya pas eu de mise dans le contexte de l’époque, ce n’est peut être pas volontaire car nous adulte, nous y arrivons , mais pour les enfants, la distantation dont vous parlez n’a pas lieu.

    merci de cette information, qui n’est peut être pas volontaire mais qui est grave sur le fond.

    Lien

  • Anonyme

    les français qui vivaient dans les colonies étaient des « buveurs de sang » des exploitateurs « etc des indigenes et maintenant c’est la course vers le maroc, entre autres ’pour acheter une maison et se payer des boniches a trois euros par jour- les franchouillards, qu’ils aillent se faire foutre,quand les alliés ont debarqué en provence les franchouillards ils sont restés a la maisons a part quelques uns dont je fais parti-les franchouillards c’est zero

  • Anonyme

    Je ne sais pas si les Français vivant dans les anciennes colonies étaient des « buveurs de sang », mais, le CA de 10 h 12, lui, doit carburer au gros rouge qui tâche !
    D’autre part, si les « Franchouillards », comme il les appelle, étaient - et sont toujours, dans son esprit aviné - si affreux, comment se fait-il que ça continue à rappliquer chez nous, en rangs serrés, des quatre coins du monde ?

  • Anonyme

    Bravo, monsieur.

    Citoyen et républicain, je vous approuve entièrement.

    Les députés feraient mieux de s’occuper un peu de nos affaires que de toujours essayer de se promouvoir dans la facilité.

  • Anonyme

    Que voulez vous ce sont des polititiens, on y peut rien c’est dans leur nature. C’est pour ça qu’on les a choisi pour faire ce metier.
    C’est comme demander à un crocodile de renoncer à la viande.

  • Anonyme

    Certes. C’est une réflexion collective qui commence par recueillir le plus de mémoires possibles, sinon on tombe dans la caricature en glorifiant le camp qui a le plus de mémoires.
    C’est le problème actuel. La plupart de ceux qui savent exprimer leur mémoire appartiennent à un même camp. La progression de l’éducation rétablit l’équilibre, mais il persiste un décalage temporel qui nous donne 2 histoires successives (non dans leur réalisation, mais dans leur expression) qui devra aboutir à une « synthèse » (pas celle du PS)