Vie de bureau 17/09/2009 à 12h00

Mon collègue de bureau sent mauvais : que faire ?

Zineb Dryef | Journaliste Rue89



Img9338 (Gurms/Flickr).

« Hard Copy », excellente pièce d’Isabelle Sorente (jouée cet été au Lucernaire), aborde le harcèlement moral en entreprise. Dans cette comédie grinçante, la violence entre brutalement en scène lorsque trois femmes mettent le nez de l’une de leur collègue sur son odeur. « Tu sens mauvais ! » disent-elles et l’autre se recroqueville sur sa chaise.

L’odeur. Ce tabou fortement ancré dans la société l’est également dans le monde du travail. Et pourtant, chacun a le souvenir d’un prof à la mauvaise haleine ou d’un collègue dont on commente les exhalaisons en son absence.

Il suffit de taper « mon collègue pue » ou « mon collègue sent mauvais » dans Google pour s’aperçevoir que beaucoup s’interrogent : comment le lui dire ?

S’écrier l’air de rien « ça pue dans ce bureau ! »

Les réponses témoignent du malaise. Entre ricanements et moqueries, des conseils surprenants :

  • envoyer une lettre anonyme : « Tu sens mauvais » ;
  • déposer un déodorant sur son bureau ;
  • vaporiser un parfum d’intérieur ou brûler de l’encens près de son bureau ;
  • s’écrier l’air de rien « ça pue dans ce bureau ! »

Assez peu subtiles, ces stratégies risquent surtout d’avoir pour résultat de blesser profondément la personne visée ou -pire- de n’aboutir à rien.

En parler au médecin du travail

Solène, directrice des ressources humaines dans une grande entreprise, raconte avoir reçu les plaintes de plusieurs salariés concernant un collègue :

« Ils se sont succédé pour me dire que l’odeur de M. leur était insupportable. Evidemment, aucun n’osait lui en parler, c’est très, très délicat. Tout le monde était au courant dans la boîte, sauf lui.

Je n’avais pas vraiment envie de lancer le débat sur la définition de ce qu’est une odeur acceptable alors j’ai imaginé le convoquer à mon bureau et lui dire clairement ce qui se passait mais je n’ai jamais réussi. La seule solution a été d’en parler au médecin du travail qui l’a convoqué. Ça s’est un peu amélioré depuis. »

« C’est très rare de recevoir ce type de requêtes », explique Elisabeth Van Roomen, médecin du travail. En vingt ans, seuls deux patrons se sont adressés à elle pour régler ce type de problème :

« Même en tant que médecin, c’est difficile d’en parler. On peut donner des conseils mais c’est délicat. Il y a différents cas. Souvent, ça ne relève pas de la médecine mais de la discipline. Seul le patron peut faire quelque chose, glisser un “soignez votre tenue” un peu ferme.

Parfois, ce sont des manifestations de misère sociale. L’hygiène qu’on laisse tomber témoigne d’un état physique et psychologique difficile. La personne se laisser aller ou est alcoolique... Il y a d’autres raisons qui expliquent la mauvaise odeur. Des infections par exemple. »

Un tabou proche de celui de l’alcool

Selon elle, la question de l’hygiène individuelle, davantage sociale que médicale, n’intéresse pas les médecins :

« Même quand je travaillais à l’hôpital, on ne le disait pas trop aux patients. Même à ceux qu’il fallait tremper dans un bain avant les soins. C’est sans doute parce que la priorité des médecins est la bonne santé.

Ce tabou me rappelle celui de l’alcool. Alors que les gens reconnaissent avoir des problèmes de drogue -ouvertement, regardez Beigbeder ! - même lorsqu’ils sont adressés par leurs patrons, ils détestent reconnaitre qu’ils sont alcooliques. »

« Ils débordent sur ton espace »

Parler d’odeur est rendu difficile au travail parce qu’il s’agit d’aborder l’intimité de l’autre. Mais parce que dégager une mauvaise odeur peut être perçu comme une agression (l’autre importune et s’impose), il semble indispensable, au risque de vexer, d’en parler ouvertement. C’est l’avis de Célia, employée de banque :

« Le problème avec les gens qui sentent mauvais, c’est qu’ils débordent sur ton espace. C’est comme si je me mettais à laisser traîner mes affaires partout. C’est envahissant.

Je préfère en parler. L’autre sera forcément vexé d’abord mais je lui aurai rendu un sacré service au final. »

Dans votre entreprise, vous avez aussi rencontré ces problèmes d’odeurs ? Avez-vous réussi à en parler ? Quelles astuces avez-vous utilisées pour ne blesser personne ? Partagez vos anecdotes et témoignages dans les commentaires.

Photo : Cette photo est purement illustrative, les personnes représentées ne sont en aucun cas concernées par la problématique décrite dans l’article.

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  • francoisBR
    francoisBR
    étudiant-salarié
    • Posté à 12h20 le 17/09/2009
    • Internaute 77907
      étudiant-salarié

    Merci pour ce petit article bcp moins léger qu’il n’en a l’air.

    J’ai été confronté deux fois à ce problème en 12 ans de travail. Ce sont souvent des cas difficiles effectivement.

    Mon premier cas c’est résolu facilement : convocation de ma chef d’équipe et discussion directe, problème réglé. Un détail, il s’agissait d’un jeune homme dans une entreprise ou travaillaient 18 hommes et une seule femme (not’ chef).

    Mon deuxième concernait une jeune (et jolie^^) femme. Et bien ce problème à trainé deux ans....c’était la femme du patron.

    J’ai eu l’impression durant ma vie salariée que les hommes avaient plus souvent ce problème mais qu’ils le réglaient plus facilement, plus directement. Est-ce un cliché ?

    En tout ce problème existe et il est particulièrement désagréable.

    • Sioux
      Sioux répond à francoisBR
      privé d'emploi
      • Posté à 17h25 le 18/09/2009
      • Internaute 58445
        privé d'emploi

      Oui, à mon avis c’est un cliché. En 20 ans de vie professionnelle, j’ai côtoyé plus de femmes « capiteuses » que d’hommes « odorants ». Mais il est vrai que j’ai plus souvent travaillé en milieu féminin... Je crois qu’il n’y a pas de règle.

  • Tyb
    Tyb
    (par ici, par là)
    • Posté à 12h20 le 17/09/2009
    • Internaute 24914
      (par ici, par là)

    J’ai une amie qui avait le problème à son travail, tous les gens du bureau (sauf le concerné bien sur) ont tiré au sort pour déterminer qui allait voir le gars pour lui dire gentiment... après ça s’est arrangé.

  • blablablaetblablabli
    blablablaetblablabli
    patati et patata
    • Posté à 12h23 le 17/09/2009
    • Internaute 38523
      patati et patata

    Ouais j’ai pas besoin d’aller trés loin, ma femmes avec son carème pue de la gueule toute la journée.

  • a déménagé le 11 octobre 2010
    a déménagé le 11 octobre 2010
    de passage dans la rue
    • Posté à 13h08 le 17/09/2009
    • Internaute 72308
      de passage dans la rue

    Vu sur l’hippopotable :

    Lien

    Lien

  • Sexus Empiricus
    • Posté à 13h12 le 17/09/2009
    • Internaute 6004

    Un article puant, de la part de Z. Dryef, c’en est étonnant. Mon voisin blabla... Mon voisin, surtout pas moi. (Pétition de principe qu’on tourne en matter of fact.)

    Qui ne subodore pas que c’est l’atmosphère surchauffée dans les bureaux à la France-Télécom, l’haleine fétide des millions de pots d’échappement matin midi et soir, les arbres magiques dans l’habitacle, les parfums masques, les chouines gommes sans sucre et les déodorants de chiottes qui empestent l’atmosphère, pas le voisin du dessus, ni le collègue d’à côté ? Névrose obsessionnelle d’angoisse, narcissisme des petites différences ou racisme ordinaire, - mais ce n’est pas parce qu’on crie « ça pue ici » (en pointant du doigt celle ou celui qu’on voudrait moucher, doucher, vider) qu’on a l’odorat plus subtil...

    Voyez plutôt Miller (Henry) : « Partout où règne le froid, il y a des gens qui s’usent au travail jusqu’à la mœlle, et s’ils prolifèrent, c’est à seule fin de prêcher à leur progéniture l’évangile du travail – c’est-à-dire, en somme, au fond, la doctrine de l’inertie. Tous les membres de ma famille étaient des gens du Nord, autant dire des idiots. Toutes les idées fausses qu’on a pu exposer avec force en ce monde, ils les avaient faites leurs. Entre autres, la doctrine de la propreté, sans parler de celle du bien. Ils étaient propres que c’en était à faire mal. Mais en dedans, quelle puanteur ! Pas une seule fois ils n’avaient ouvert la porte qui donne sur l’âme ; pas une seule fois rêvé de plonger à l’aveugle dans le noir. Après dîner, on se dépêchait de laver la vaisselle pour la ranger dans le buffet ; après avoir lu le journal, on le pliait soigneusement et le mettait de côté sur une étagère ; après la lessive, on repassait le linge, pour ensuite le tasser gentiment, en ordre, dans les tiroirs. Jusque dans les moindres actes, on pensait toujours au lendemain, mais jamais le lendemain n’arrivait. Le présent n’était rien de plus qu’un pont, et ils en sont encore à gémir et geindre sur ce pont, car ainsi va le monde, et dire que pas un seul de ces idiots ne songerait à faire sauter la passerelle ! »

  • yalienx
    • Posté à 13h32 le 17/09/2009
    • Internaute 66859

    Ca m’est arrivé avec deux collègues.

    L’un était mon supérieur hiérarchique, so shut up ! Mais je n’en pensais pas moins...

    Le second une collègue à qui nous (avec d’autres collègues) avons gentiment indiqué l’existence des déodorants...

  • Daniel125
    Daniel125
    Commercial
    • Posté à 13h45 le 17/09/2009
    • Internaute 90293
      Commercial

    Il y a aussi la méthode douce mais assez clair :

    à la machine à café ou lors d’une discussion informelle réunissant au moins 4 à 5 personnes dont la « personne visée » (qui pue !) il faut aborder le sujet hygiène et passer suffisamment de temps à disserter sur la question pour éveiller le doute du ou de la concerné (e) !

    ça peu marcher ?

  • Petitecuillere
    Petitecuillere
    webmaster
    • Posté à 14h17 le 17/09/2009
    • Internaute 90199
      webmaster

    Nous avons eu ce problème dans mon entreprise. Le responsable a convoqué tout le service sans exception (y compris la personne concernée donc), et a rappelé les règles de base en matière d’hygiène, surtout en cas de chaleur. Depuis, la personne a fait beaucoup plus attention à elle et elle n’a pas été vexée car n’a jamais su qu’il s’agissait d’elle.

  • ApollonduRéverbère
    • Posté à 14h19 le 17/09/2009
    • Internaute 15757

    « C’est sans doute parce que la priorité des médecins est la bonne santé. »

    Depuis les progrès fulgurants qu’ont entraîné les Lumières on sait qu’on ne peut dissocier la bonne santé de l’hygiène. Malheureusement, il faut bien admettre que c’est au coeur même du système de santé que s’est perdue cette règle de santé publique.

    J’ai souvent assisté à des scènes pénibles relevant de l’hygiène corporelle au bureau. Sur les chantiers on est moins stricts dans le sens où les ouvriers étant dehors toute la journée, finalement les odeurs si odeurs il y a sont dispersées grâce au vent. Dans les bureaux confinés, l’affaire prend au bout d’un moment une importance vitale. J’ai vu des collègues faire virer des interim qui « puaient » à leurs dires. Ou s’en prendre en meute à une secrétaire « bio ». Il leur aura fallu 5 ans pour lui expliquer que les déos ont leur utilité quand on vit en société. Pas convaincue la fille a résisté jusqu’à la dépression nerveuse.

    Un conseil, ouvrez les fenêtres, je ne connais pas de message plus clair.

    Personnellement les odeurs de transpi et de chaussettes sales m’exaspèrent, mais je reste modeste en me disant que le pet des autres est toujours plus insupportable que nos propres émanations gazeuses.

  • Jojolastiko
    Jojolastiko
    Clandestin
    • Posté à 14h28 le 17/09/2009
    • Internaute 51859
      Clandestin

    Un autre aspect n’a pas été soulevé dans l’article. On peut être sensible à toutes les odeur fortes, ’bonnes’ ou ’mauvaises’ et souvent incommodé par certaines personnes mettent beaucoup trop de parfum/déodorant (nausée, maux de tête, fatigue). Est-il possible dans ce cas de passer par le médecin pour qu’il conseille la personne ne ’soigne’ pas sa tenue à l’excès ?

  • pablico
    pablico
    À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
    • Posté à 14h57 le 17/09/2009
    • Internaute 14278
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

    soit il sent vraiment mauvais
    soit notre odorat est trop développé
    soit son odeur n’est pas à notre goût.

    que faire ?

    couper le chauffage (il transpirera moins)

    amener un rat crevé (tant à sentir mauvais)

    faire bruler de l’encens, pour l’emmerder aussi.

    porter un masque parfumé..ça passe en ces temps de grippe.

    ou se suicider...

    • jyeden
      jyeden répond à pablico
      khmer vert ( age des caverne, (...)
      • Posté à 18h16 le 17/09/2009
      • Internaute 20631
        khmer vert ( age des caverne, (...)

      pour un collègue, comme j’arrivais tot, j’ouvrais en grand la fenetre de son bureau avant qu’il n’arrive
      a moins cinq degré ça fait du bien

  • leoemile
    leoemile
    (journaliste)
    • Posté à 15h41 le 17/09/2009
    • Journaliste 79651
      (journaliste)

    J’ai failli me faire virer d’un boulot non pas pour puanteur excessive, mais parce que j’avais écrit se sont succédés avec un« s » comme vous, dans le témoignage de Solène.

    • Zineb Dryef
      Zineb Dryef répond à leoemile
      Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
      • Posté à 15h57 le 17/09/2009
        rédacteur
      • Journaliste 24
        Journaliste

      C’est malin. Vous voulez me faire perdre mon boulot ?

      Merci de votre vigilance.

      z.

  • Emilande
    Emilande
    précaire
    • Posté à 16h08 le 17/09/2009
    • Internaute 63709
      précaire

    Témoignage :
    Il y a quelques années, j’ai encadré un groupe de jeunes en formation. L’un d’eux sentait si mauvais que ça gênait le travail des autres. Je me souviens que la première chose que la femme de ménage faisait le soir était d’ouvrir les fenêtres de ma salle, de faire le ménage partout ailleurs et de finir par ma salle.
    Les filles du groupe ont fini par venir me voir et j’ai décidé de discuter avec lui. Ce fut un moment douloureux pour lui et pour moi. Bien que j’ai fait très attention à mes paroles et à mon ton, je l’ai blessé. Il est sorti déconfit de mon entretien et les filles voyant cela me l’ont reproché... Cependant, par la suite, il y a eu une amélioration notable. Mais je ne suis pas prête de l’oublier et maintenant, quand ça sent mauvais autour de moi, tant pis.

    • yalienx
      yalienx répond à Emilande
      • Posté à 19h05 le 17/09/2009
      • Internaute 66859

      C’est vrai que c’est une situation très difficile. Au moins aussi difficile pour la personne qui le dit que pour celle qui sent mauvais. J’ai connu ça, et on n’est vraiment pas fier de ce que l’on fait. Et pourtant, c’est rendre service à la personne en question malgré tout !

  • El Bartho
    El Bartho
    Etudiant
    • Posté à 16h48 le 17/09/2009
    • Internaute 87046
      Etudiant

    « Et pourtant, chacun a le souvenir d’un prof à la mauvaise haleine ou d’un collègue dont on commente les exhalaisons en son absence. »

    Je n’ai pas souvenir d’un ou d’une camarade de classe qui sentait mauvais.
    Est-ce que c’est moi qui pue ?

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 17h39 le 17/09/2009
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    L’odeur. Ce tabou fortement ancré dans la société l’est également dans le monde du travail.
    Ha bon ? Alors encore un que j’ai dégagé de ma morale...

    Parmi les miens, si un mec pue, il le saura vite fait bien fait. On est pas des chochottes que le moindre pet dérange, mais si l’un d’eux me signifie que je pue, c’est non seulement qu’il le sente mais que ça détériore notre capacité collective de drague.
    Et bien souvent, les manières de remédier à ça sont assez expéditive, de l’aller/retour vers la maison pour se changer au débarbouillage dans les lavabos des toilettes.

    Certes il faut relativiser, après tout sentir la sueur à 18h au mois de Juillet, c’est malheureusement une fatalité. De même qu’un collègue peut se pointer le matin avec gueule de bois et fringue de la veille, ambiance j’ai pas dormi chez moi (voire j’ai pas dormi : D), ça arrive, c’est pas fatal, tant qu’il est conscient de pas sentir la rose et de ne pas s’approcher.

    Mais pour les autres, c’est sans pitié. Réflexion directe (« putain tu fouanes comme un blaireau mort »), geste sans équivoque (reculer la tête quand un mec parle, mettre une main sur son nez et sa bouche, refuser de serrer la main, etc.) voire des actions fatales, comme filer un chewing-gum quand le mec commence à parler (effet puissance dix si on cite la Cité de la Peur « prenez un chewing-gum Émile »).
    J’ai même clairement fait comprendre par mon air de dégout à mon ancien patron que son eau de Cologne était tellement toxique qu’elle me piquait le nez.
    Faut pas déconner, un mec qui crie tout le temps, qui sautille toute la journée, qui déballe sa bite à tout bout de champ, on luit dit de se calmer. Un mec qui pue, c’est pareil. Sinon c’est pas possible de travailler.

    Et ça fait un bail que j’ai été confronté à ce problème. A l’internat, ça pouvait être horrible.
    On a beau dire des méchantes choses sur l’hygiène des gens de la campagne, les gros bouseux qui savent pas ce qu’est un savon, je confirme que ça existe (mais faut pas en faire une généralité quand même).
    On avait des camarades qui ne changeait leurs draps que tous les deux mois ! Qui ne se lavait pas une seule fois pendant les cinq jours de la semaine ! Dont la brosse à dents n’était jamais usé !
    Mais on n’était pas gêné de dire quelque chose, on se sentait pas mal à l’aise, bref on tortillait pas du cul qui un gentil qui s’imagine que les problèmes du monde se résolvent avec des câlins, c’était opération radicale : jet de seau d’eau, aspersion massive de déo, rejet violent quand le mec s’approchait, lapidation avec des savons, insultes au milieu de la cours, etc.

    Soit, il y a des gens qui ont la gueule tellement pourrie que même en se lavant les dents avec de l’Ajax WC ça changera rien. Mais qu’au moins ils en soient conscient et viennent pas nous parler en face ni à moins d’un mètre.
    Vu que c’est la mode en ce moment, ils ont qu’à réquisitionner des masques en papier, ça limitera la casse.

    Quant à l’excuse de la misère sociale, ça me fait hurler, et ça doit certainement faire hurler mon grand-père. Quand j’étais mioche, il m’a appris à me laver avec le contenu d’une bouteille d’eau, soit un pauvre litre, et un simple morceau de savon de Marseille, à l’ancienne et à la rude (le plus rude étant de se laver les dents au savon de Marseille... une fois ça m’a suffit, lui le fait trois fois par jour : D).
    Ça s’appelle se débarbouiller, ou se laver au gant. Très utile quand on a pas le choix, genre camping sauvage, le genre de truc pratiquer par des milliards de gens qui n’ont pas de douche.
    Certes ça vaut pas un bain chaud et toute la panoplie de savon qui rend la peau douce, de lotion contre les boutons et autres sels parfumés, mais ça permet d’être propre, de ne pas puer comme un plage verte des Côtes d’Armor.

  • ourspanda
    ourspanda
    un peu tout à la fois
    • Posté à 18h49 le 17/09/2009
    • Internaute 90429
      un peu tout à la fois

    Je vais vous donner le témoignage de celui qui sent mauvais.
    Ceci m’est arrivé dans mon job, aux USA, pays puritain si il en est. J’y avais un gros job, dans une grosse boite.
    Plusieurs fois, j’avais eu des remarques sur le sujet, certaines délibérément destinées à m’humilier et à me faire souffrir.
    Un beau jour je me suis fait débarquer, sur le mode il faut quitter le bâtiment dans les 5 minutes, sans l’autorisation de dire au-revoir à quiconque. Au revoir et pas merci. On dégage et on se retrouve dans la rue, un rien désorienté.
    Pour mémoire, je me douchais soigneusement chaque jour avant de partir. Mais je transpire beaucoup sous le stress, parfois des phénomènes par lesquels je me retrouve trempé en quelques minutes, type « panick attack ». J’ai consulté médicalement sur le sujet. En outre, on a tous notre odeur propre, sans rapport avec la sueur, celle par laquelle les chiens nous reconnaissent, et la mienne est forte, même juste lavé.
    j’ai perdu mon job, à cause de rivalités de personnes, et on s’est servi de cette affaire d’odeur pour me nuire.
    C’était il y a 10 ans et j’en souffre encore.

    • zazachavez
      zazachavez répond à ourspanda
      • Posté à 21h45 le 17/09/2009
      • Internaute 83209

      merci pour ton témoignage.

      J’ai eu un collègue qui avait ce type de problème. IL se lavait, ses vêtements étaient propres mais son odeur était vraiment incommodante. Il lui a fallut des années, après des séances « on va tout se dire » entre collègues, pour qu’il consulte un médecin qui a exploré le foie , l’estomac, les hormones ...Le pb venait de par là ......
      Bon courage

       : -)

  • François-Xavier Prévot
    François-Xavier Prévot
    Marcheur-Photographe
    • Posté à 23h42 le 17/09/2009
    • Internaute 50090
      Marcheur-Photographe

    Coluche, parodiant le livre de Rika Zaraï dans son dernier sketch :

    - « Que faire quand on a les dents jaunes ? »

    - « Porter une cravate marron ».

    PS : euh, sinon, contre toutes les femmes nauséabondes, porter un masque contre la gripette porcine, pour optimiser ?

    (désolé...)

    Blog : Lien

    « Le Monde est aveugle. Rares sont ceux qui voient ».
    Le Bouddha.

  • zazachavez
    • Posté à 00h24 le 18/09/2009
    • Internaute 83209

    « Un sot a beau demeurer des années en contact avec la science, il ne connaîtra pas plus le goût de la science que la cuiller plongée dans la sauce ne connaît le goût de la sauce. »

    Le bouddha

  • tweesty
    tweesty
    Gaucher et contrarié
    • Posté à 00h27 le 18/09/2009
    • Internaute 83901
      Gaucher et contrarié

    J’ai eu un collègue plutôt efficace et réservé dont les vêtements dégageaient souvent une « odeur de chien mouillé ».
    Il a encaissé les railleries (parce que même si rien ne fusait directement, il avait quand même oublié d’être con...) jusqu’au jour où, par le plus grand des hasards, on s’est aperçus qu’il était SDF...
    Quand on l’a su, emplis de compassion, on a abordé le sujet (pas celui de l’odeur mais celui de sa condition). Il n’a rien dit, est parti à la fin de sa journée et on ne l’a jamais revu.

  • DANJOU
    DANJOU
    La france inquiète
    • Posté à 16h10 le 18/09/2009
    • Internaute 32845
      La france inquiète

    Je me souviens d’un collègue de travail à la carure d’un boxeur mi-lourd dont je sentais la présence rien qu’en ouvrant la porte du bureau avant même de l’apercevoir, tant son odeur corporelle était forte et insupportable ! Soucieux de son aspect sportif, il lui arrivait souvent de venir au bureau à vélo où en...courant ! Et le pire est qu’il ne « se sentait » pas lui-même ! Après bien des approches « psychologiques » et d’infinies précautions dans l’emploi du vocabulaire pour désigner « la chose malodorante », il faisait deux têtes de plus que moi , nous sommes arrivés à en parler. Sa sudation n’ayant pas d’origine pathologique donc médicale, et conscient de la gêne occasionnée (les filles au bureau défaillaient à tout moment) il en est venu à engager diverses et radicales solutions d’hygiène élémentaire (douche du matin et non de la veille au soir, douche après une séance de sport, une chemise par jour et non pour deux jours ! lotion, crème, etc), pour en arriver au final au rasage intégral sous les bras. Très vite, sa vie (et la nôtre) ont radicalement changées ! C’était voici quelques années ; depuis, il est toujours en poste ! Moi non, mais pas pour la même raison.

    • Intendant Zonard
      • Posté à 15h30 le 20/09/2009
      • Internaute 26612

      Bon témoignage ! Et ça me permet de suggérer une méthode d’approche : « holala lors de mon voyage à [pays où il fait très chaud], je me suis rendu compte que je sentais mauvais, j’ai tout essayé puis la seule manière de régler le problème ça a été le rasage intégral des aisselles ».

      En plus dans mon cas c’est vrai. On peut aussi évoquer le problème des chemises qui sont faites dans un tissu (en général le synthétique ou mélangé) qui démultiplie les odeurs. On trouve aussi des vêtements en pur coton à des tarifs équivalents.

      Mais pour moi, il ne faut pas hésiter à carrément poser le problème chez le chef de service ! C’est lui le cadre, son boulot c’est de faire le sale boulot, il doit s’y coller (NB je suis chef). Mais c’est vrai qu’il y a une limite : les chefs idiots qui diront « vos collègues se plaignent ». Un chef intelligent assumera à lui seul la question, il est dans son rôle et ça sera tout aussi bien. Un chef subtil dira, au pire, « n’attendons pas que vos collègues me fassent des remarques sur vous ».

  • m.rais75
    m.rais75
     ? !
    • Posté à 17h38 le 18/09/2009
    • Internaute 57761
       ? !

    Nous on a eu une nana au bureau qui frappait grave !
    à 10h00, en arrivant le matin elle avait deja embaumé les 150 m² de la boite.
    Une puissante odeur de VIEU CHICHE-KEBAB, pouah !
    A l’époque on partageait nos bureaux avec une autre boîte et c’était leur SKUNZ. Ça a créé beaucoup de tensions.
    On a tout essayé, deux entrevues individuelles, un coffret parfum, gel douche déo de parfumerie Cartier, mais rien n’y a fait !
    Pire elle mettait le parfum par dessus son odeur et là c’était encore pire, mon odora en fait des cauchemards, le soir quand je rentrais mes vetements avaient absorbé cette fragrance diabolique.
    Commercialement ca craignait, aujourd’hui on s’est séparés . Mais aux dernières nouvelles elle continuer à défoncer les sinus de tout ce qui en avait !

  • pierre476
    pierre476
    Bloggeur
    • Posté à 18h25 le 18/09/2009
    • Internaute 88364
      Bloggeur

    Cet article me fait penser à un de mes collègues, ou plutôt à son odeur, il en avait une assez forte…

    Une odeur de mal, de testostérone ? Je ne sais pas. N’empêche que son odeur m’excitait au plus haut point, c’était de l’ordre de la réaction animal, incontrôlable. C’était complètement fou, même sans être prés de lui, le simple fait de sentir son odeur (dans son bureau par exemple), et hop je n’avais plus pied, je perdais tous mes moyens, je ne pouvais plus aligner trois mots. Son odeur me foutait en transe, immédiatement, aucun moyen d’y échapper.

    Pierre
    Lien

  • alaixih
    • Posté à 02h22 le 19/09/2009
    • Internaute 19775

    Heu.... C’est marrant on a très peu parlé des collègues qui s’arrosent de mauvais parfum dans des quantités que j’imagine gigantesques....

    C’est pire encore que quelqu’un qui sent mauvais au sens propre du terme.

    Ceci dit j’ai connu un cas qui sentais très très fort... Il est parti à la retraite il y a quelques semaines... Depuis on ne le suit plus à la trace dans les couloirs... Il avait manifestement un problème pathologique avec l’hygiène....

  • mariek
    mariek
    entreprenante
    • Posté à 17h55 le 19/09/2009
    • Internaute 90602
      entreprenante

    Je crois que le meilleur moyen est peut-être de se demander : « comment est-ce que j’aimerais qu’on me le dise ? ». Après tout, tout le monde peut avoir un problème d’odeur.
    Pour ma part, j’y vais franco, avec une pointe d’humour. Les gens me connaissent pour être plutôt directe et ça passe. J’attends la même chose d’eux.

    Comme je vais au boulot en vélo, parfois je surprends une mauvaise odeur en remuant sur mon siège et je me rends compte que c’est moi.
    La solution que j’ai trouvé est, en arrivant au boulot, de passer par les toilettes, de passer une serviette mouillée sous les aisselles et le torse et de changer de t-shirt.

  • Intendant Zonard
    • Posté à 15h16 le 20/09/2009
    • Internaute 26612

    Vécu avec un personnel en « reconversion », quelqu’un qui avait craqué nerveusement et avait trouvé un peu de réconfort dans beaucoup d’alcool. Les comparaisons sur les deux questions sont fort pertinentes d’ailleurs.

    On a pu réellement avancer à partir du jour ou, revenant par hasard au bureau que je venais de quitter, j’ai pu prendre sur le fait la personne avec sa précieuse malette ouverte, et l’une des trois bouteilles d’un litre de rhum 55° qu’elle contenait au goulot.

    Le parfum et l’alcoolisation ont régressé ensemble, ça n’a jamais été parfait mais les progrès étaient les bienvenus. Dans un cas comme celui-là, on se bat contre plus fort que soi...

  • kutabali62
    kutabali62
    militaire
    • Posté à 11h50 le 03/10/2009
    • Internaute 57719
      militaire

    le jour ou vous ne sentez plus ce collégue parce que vous avez été viré , êtes vous soulagé ou le regrettez vous ?

    de l’odeur ou du bruit ; quel est le plus désagréable ?

    vaut il mieux un collégue qui sent ou un qui a de trés mauvaise maniére ?

    avez vous mesuré le degré de CO2 , pour voir si il était nuisible a la couche d ozone ?

    le bruit et l’odeur ? ca me rappelle quelqu’un ? n’y a t il pas un relent de racisme dans cet article ? et tout d’un coup on se sent gêné !

  • ricwin
    ricwin
    en évolution
    • Posté à 11h32 le 05/10/2009
    • Internaute 91498
      en évolution

    J’ai eu un collaborateur responsable d’un de mes services, qui sentait horriblement mauvais.
    C’était terrible ! Impossible d’avoir une réunion dans son bureau.
    Il était en forte surcharge pondérale et son odeur était sans doute liée à une maladie.
    Je n’ai jamais pu réussir à lui en parler et cela a affecté nos relations professionnelles.

  • w111
    w111
    9y5z
    • Posté à 19h51 le 07/10/2009
    • Internaute 39511
      9y5z

    Même ceux qui se lavent tous les jours peuvent sentir mauvais, l’odeur ca vient de la dégradation de la sueur et surtout des vêtements, sinon c’est la nutrition personnellement c’est le parfum que je déteste ca me donne la nausée et des maux de tête et j’espère qu’un jour on sortira des lois les interdisants en public.