Droit de suite 16/09/2009 à 11h36

Bugs de la rentrée : l'Education nationale fait la morte



Devant une école parisienne en 2007 (Audrey Cerdan/Rue89).

Une fois n’est pas coutume, un petit tour en arrière-cuisine pour vous raconter le premier bide de la rentrée avec les services Luc Chatel, à l’Education nationale. Tout commence avec un papier participatif publié sur Rue89 début septembre pour recueillir vos témoignages sur les couacs .

L’article s’achevait sur une promesse qui n’avait rien de farfelu : proposer à l’administration d’apporter des réponses, point par point, aux questions les plus pertinentes. Soit parce qu’elles illustraient des non-sens flagrants, soit parce qu’elles étaient au contraire très représentatives des obstacles rencontrés par bon nombre de familles.

Dont acte : l’article a été publié le 6 septembre. Rien de provocant dans son contenu et un titre sobre : « Bugs de la rentrée scolaire : ça donne quoi chez vous ? »

Une semaine s’écoule, vous êtes nombreux à nous envoyer e-mails et commentaires. Une mayonnaise participative plutôt réussie.

Et vendredi 11 septembre, sur le coup de neuf heures et demie, appel au ministère. Avec la liste de neuf questions que voici :

  • Y a-t-il une règle sur les effectifs par classe en fonction des niveaux ?
  • Si un élève de plus de 16 ans déménage, est renvoyé, ou souhaite changer de lycée, un rectorat peut-il légalement lui refuser l’accès a un établissement ?
  • Déménagement ou séparation des parents : comment l’Education nationale peut-elle garantir la scolarisation d’un élève qui changerait de ville ou de quartier au dernier moment ?
  • Combien d’élèves ont quitté le privé pour le public, cette année ? Quelle est la règle : un rectorat peut-il renvoyer les parents vers le privé faute de places ?
  • Manuels scolaires : plusieurs témoignages font état de livres en sous-nombre dans certaines matières. Quelle est la règle ? Qui doit payer ? Que peuvent réclamer les parents ? En niveau collège, les manuels ne sont-ils pas à la charge de l’établissement ?
  • Un élève qui a été déscolarisé après avoir été renvoyé de son établissement sera-t-il rescolarisé par le rectorat ou peut-il s’entendre répondre qu’il n’est pas prioritaire ?
  • Quid des profs manquants à la rentrée ? Des affectations incomplètes ? Avez-vous des chiffres ? A quoi peut-on attribuer cela ?
  • Le lycée Voltaire a Paris a retardé sa rentrée parce que les emplois du temps n’etaient pas terminés. Qu’en dit le ministere ?
  • Combien d’élèves sont encore sur liste d’attente ?

A cette liste, serait venue s’ajouter une dizième question sur les recours possibles, soulevée par plusieurs riverains, prompts à conseiller aux parents de se tourner vers le juge administratif.

Raté : l’Education nationale ne fournira pas davantage de réponse sur ce point qu’aux neuf questions précédentes. Ça vous étonne ? Nous aussi.

Retour sur l’échange avec le service de presse du ministère dont a hérité Luc Chatel (avec lequel les relations étaient pourtant tout à fait fertiles l’an dernier, précisons-le tout de suite). Ça commence par une demande en bonne et due forme par e-mail.

Jusque-là, tout va bien. On donne une heure limite, en milieu d’après-midi, ce 11 septembre-là. Retour du ministère :

« Neuf questions ? Même les grands médias ne nous traitent pas comme ça. »

Voilà donc pour l’égo... La date limite est repoussée : l’article retour ne se fera qu’à réception des réponses du ministère, quitte à compléter a posteriori pour les dernières questions récalcitrantes.

Vu le caractère moyennement subversif des questions, l’optimisme était encore de rigueur jusqu’à lundi matin (le 14 septembre, donc). Coup de fil de la même attachée de presse du ministère, qui n’y est pour rien, précisons-le :

- J’ai de mauvaises nouvelles pour vous, nous ne répondrons pas.

- Euh... comment cela ? A aucune des neuf questions ? Vous avez forcément certaines réponses.

- Ecoutez, je ne peux rien faire, maintenant, tout doit être transmis à l’attachée de presse du ministre elle-même. Or elle a refusé de répondre à votre requête. Ça n’ira pas plus loin. Sur les effectifs, par contre, vous pourrez chercher l’info sur le site.

Forcément, raccrocher un brin furax est tentant, à ce stade. Mais la réponse étant aussi improbable que les questions sont piégeuses, on pose des questions : l’an dernier, tout se passait si bien, etc. Réponse :

« Le ministre a changé et le fonctionnement aussi. Maintenant, tout remonte au cabinet et ils peuvent refuser de répondre. »

Las, vous n’aurez donc pas de réponses aux questions que soulevaient vos très nombreux témoignages. Vous me direz, la veille de l’interview tendue accordée par Eric Besson dans son bureau du ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale, on s’était bien entendu répondre :

« Le ministre veut bien vous rencontrer sur les poursuites des soutiens aux sans-papiers, mais surtout aucune question sur son action au ministère. »

Nous voilà bien, et pourquoi ça (le champ de « l’action » est vaste, tout le monde en conviendra) ?

« C’est l’exclusivité d’un de vos confrères. »

Photo : devant une école parisienne en 2007 (Audrey Cerdan/Rue89).

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  • Chloé Leprince
    Chloé Leprince
    Auteur(e) de l'article Rue89 Rue89
    • Posté à 15h05 le 16/09/2009
      rédacteur
    • Internaute 74
      Rue89

    Rebonjour fdrebin
    bonne idée, mais comment dire... « utopique » ! (c’est fou où va se nicher l’utopie de nos jours) : les rectorats et IA renvoient vers le service presse du ministere pour ces problematiques.

    • fdrebin
      fdrebin répond à Chloé Leprince
      Dilettante doué
      • Posté à 16h09 le 16/09/2009
      • Internaute 78377
        Dilettante doué

      Rebonjour Chloé,

      L’académie de Paris étant l’une des plus surveillées par la rue de Grenelle, c’est assez logique qu’ils aient peur de la moindre carte de presse qui passe (vous n’avez pas honte de terroriser ces pauvres agents de l’Educ Nat ?).

      Dans ce cas, faites comme pour les ministères de l’Intérieur et de la Justice en contournant la difficulté par un contact avec les organisations syndicales. Moins officiel mais souvent plus efficace.

      Par exemple :
      Lien

  • muji
    muji
    français
    • Posté à 11h57 le 16/09/2009
    • Internaute 84382
      français

    Le mammouth est dur de la feuille, chatouilleux et colérique...
    Et comme son proche cousin, il trompe énormément...

    Garde à vous !

  • pablico
    pablico
    À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
    • Posté à 12h01 le 16/09/2009
    • Internaute 14278
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

    Mais non mais non , l’éducNat n’est pas morte,
    Mais non mais non , l’éducNat n’est pas morte,
    car elle bouge encore, car elle B.... encore !

    (chanson pour la prochaine manif ; -)

  • marie 75
    • Posté à 12h00 le 16/09/2009
    • Internaute 3563

    Glaviot d’honneur pour chatel, grand bescherel de France UMP !

  • onapatouvu
    onapatouvu
    perdu pour la science
    • Posté à 12h01 le 16/09/2009
    • Internaute 85117
      perdu pour la science

    Henri Guaino : « la transparence absolue c’est le début du totalitarisme ». Tout est donc normal.

  • bleuet1
    bleuet1
    espère malgré tout
    • Posté à 12h18 le 16/09/2009
    • Internaute 65892
      espère malgré tout

    Je me demande bien de quel « confrère » il s’agit.

    Ce silence ressemble bien au silence du ministère face aux revendications du monde de l’enseignement concernant les réformes.

    Ce silence s’appelle le mépris.

    • Poème en prose
      Poème en prose répond à bleuet1
      Philosophe freelance
      • Posté à 09h55 le 17/09/2009
      • Internaute 76347
        Philosophe freelance

      Bonjour, il s’agit en fait de ménager le suspense pour un futur scoop, annoncer c’est mieux que répondre, ça fait plus sérieux, et on n’est pas pris au dépourvu comme ça. L’information à coup d’exclusivité, c’est bien pratique, et puis il y a Internet, on peut « chercher les infos sur le site » (à condition de respecter les droits d’auteurs en prévision des futures lois, pas question de récupérer tout ce qu’on veut comme ça).

  • kevangel
    kevangel
    Chercheur
    • Posté à 12h27 le 16/09/2009
    • Expert 24356
      Chercheur

    En fait c’est très simple cette attitude. Sarkozy ne veut pas reconnaître que l’assouplissement de la carte scolaire, une de ses propositions phares de campagne présidentielle, n’est qu’un vaste flop deux ans après. La mixité sociale n’a fait que régresser dans les lycées et collèges, et les dysfonctionnements sont légions.
    Il ne fallait pourtant pas être prix Nobel pour anticiper que ça allait aboutir à une désorganisation totale une loi pareille. Mais les français se sont fait berner par des beaux discours une fois de plus.

    • nopseud
      nopseud répond à kevangel
      Adm. Sys.
      • Posté à 13h22 le 16/09/2009
      • Internaute 90272
        Adm. Sys.

      pas d’accord , la carte scolaire n’est pas un flop pour qui a scolarise son enfant a Dubaï. D’ailleurs nous devrions tous scolariser nos enfants a l’etranger cf :
      Lien

    • FabiendeMénilmontant
      FabiendeMénilmontant répond à kevangel
      journaleux - blogueur
      • Posté à 23h29 le 16/09/2009
      • Internaute 14145
        journaleux - blogueur

      Même l’enseignement catho gueule :
      Lien
      ils ont publié un communiqué le 11 septembre pour se plaindre de l’application des méthodes Sarko

  • la blatte
    la blatte
    Eleveur d'idées, empathovore (...)
    • Posté à 12h29 le 16/09/2009
    • Internaute 80755
      Eleveur d'idées, empathovore (...)

    C’est le résultat du croisement entre un fonctionnaire et un umpiste ? ! ^^
    Peut-être qu’après étude des-dites questions, ben ils se sont rendus compte que les reponses n’existaient pas !

    • la blatte
      la blatte répond à la blatte
      Eleveur d'idées, empathovore (...)
      • Posté à 12h33 le 16/09/2009
      • Internaute 80755
        Eleveur d'idées, empathovore (...)

      Du reste, depuis quand un ministère établit officiellement un média comme interlocuteur unique ? Dans ce cas je propose « rires et chansons » pour Hortefeux !

  • Lairderien
    • Posté à 12h30 le 16/09/2009
    • Internaute 22751

    Mais quelle idée de poser ainsi des vrais questions à un ministre !

    Déjà que vous faites partie de cette bande d’hurluberlus qui se répandent sur internet (qui sont les égouts de la démocratie, comme le dit un « vrai » directeur d’un « vrai » hebdo sur papier glacé)
    en se prétendant journalistes, vous avez le culot d’attendre des réponses ?

    Vous ne pouvez pas vous contenter comme vos « Nobles collègues » de la presse papier et TV, des communiqués du ministère ?

    Vous avez même de la chance que quelqu’un ait condescendu à vous répondre qu’on ne vous dirait rien ! ! !

    Bref, notre RUE 89 dérange, et ça c’est une bonne nouvelle !

  • alabergerie
    alabergerie
    http://alabergerie.wordpress. (...)
    • Posté à 12h48 le 16/09/2009
    • Internaute 81339
      http://alabergerie.wordpress. (...)

    Q : M’sieudames, on aimerait savoir comment vous utilisez nos sous !
    R : Allez vous faire mettre, zêtes pas accrédités ! La prochaine fois, c’est pas un doigt, c’est la matraque ; percuté ? Maintenant dégagez, et fissa ! Bande de problèmes !

  • jack burton
    • Posté à 13h07 le 16/09/2009
    • Internaute 7040

    Peut être peut on transmettre les questions à un député ?
    Il font bien des séances de questions au gouvernement à l’assemblé.

  • Servais-Jean
    • Posté à 13h13 le 16/09/2009
    • Internaute 4591
      43

    « C’est l’exclusivité d’un de vos confrères. »

    Le « confrère » en question est sérieux, lui, il a la courtoisie de ne poser que les questions dictées par le ministère. S’agirait-il de Match, du Figaro ? ... Peut-être même du patron du Nouvel Obs qui a si bien interviewé sarkhozi ?
    Mireille Mathieu apprenait par cœur les réponse à donner à des questions dont elle ne comprenait pas le sens, de là à penser que ce ministère ne lui arrive même pas à la cheville il n’y a qu’un pas ... que je franchis allègrement.

    • Chloé Leprince
      Chloé Leprince répond à Servais-Jean
      Auteur(e) de l'article Rue89 Rue89
      • Posté à 15h06 le 16/09/2009
        rédacteur
      • Internaute 74
        Rue89

      Un jour, j’arriverai à interviewer Mireille Mathieu, Servais-Jean, promis...

      • onapatouvu
        onapatouvu répond à Chloé Leprince
        perdu pour la science
        • Posté à 18h18 le 16/09/2009
        • Internaute 85117
          perdu pour la science

        Elle est toujours vivante Mireille ?

  • nopseud
    nopseud
    Adm. Sys.
    • Posté à 13h16 le 16/09/2009
    • Internaute 90272
      Adm. Sys.

    comment se fait il que dans une republique, un ministere refuse de repondre a des questions citoyennes rapportées par un journaliste ! ? Il en a l’obligation et le devoir ...

  • numeroSeptduvillage
    numeroSeptduvillage
    media-citoyenne et ecologeek
    • Posté à 13h19 le 16/09/2009
    • Internaute 83942
      media-citoyenne et ecologeek

    J’ai d’autres questions !
    - « Comment le gouvernement compte procéder pour s’assurer que les manuels scolaires ne seront pas remplis de tartines Microsoft et autre propagande ?
    - “A quand des enseignants en informatique ? Ca fait 10 ans que les profs doivent assurer ce service en plus.
    - ‘Quel projet de loi pour avoir des repas sains à l’école plutôt que le monopole Sodexo ?’
    - ‘A quand une transparence sur le programme des cours et des formats de cours libres et standards (CF Sesamath) ?’

  • Pierrrrre
    Pierrrrre
    → → → → → → → le marché autant (...)
    • Posté à 13h52 le 16/09/2009
    • Internaute 23078
      → → → → → → → le marché autant (...)

    ► Que l’on puisse trouver,
    sur la rentrée de 12 millions d’élèves,
    quelques effets de bord anormaux,
    sur lesquels l’administration n’a pas envie de débattre afin de ne pas transformer des épi phénomènes en problèmes endémiques, ça m’apparaît normal.

    De Luc Chatel, j’aurais répondu en faisant un appel à témoignages des coups tordus et des anomalies de rentrée, dans chaque rédaction des différents médias de France.

    • onapatouvu
      onapatouvu répond à Pierrrrre
      perdu pour la science
      • Posté à 18h20 le 16/09/2009
      • Internaute 85117
        perdu pour la science

      Si ce ne sont que des épiphénomènes, raison de plus pour répondre ; ça rassurerait tout le monde. Encore faudrait-il avoir des réponses...

  • tinou
    tinou
    Vagabond high-tech
    • Posté à 13h57 le 16/09/2009
    • Internaute 1058
      Vagabond high-tech

    typo : « … une dixième question » et non « dizième ». Utilisez un correcteur orthographique.

  • Lurker
    Lurker
    Neant
    • Posté à 14h06 le 16/09/2009
    • Internaute 43564
      Neant

    Un gouvernement qui refuse de répondre a des questions qui semblent non seulement peu subversives comme vous le dites, mais en plus assez pertinentes, on apelle ça comment ? Pire, comment se fait-il qu’un gouvernement ait un contrat d’exclusivité avec un journaliste ?
    Ah, la Démocratie est un bien joli mot, de nos jours.

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 14h12 le 16/09/2009
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    Après la grande muette, voici la grande bâillonnée : D

    Alors Rue89, ça fait quel effet d’être sur la liste noire des journaux indésirables ? : D

  • Iv
    Iv
    Roboticien utopiste
    • Posté à 14h52 le 16/09/2009
    • Internaute 39192
      Roboticien utopiste

    Changement de ministre ou consigne générale de ne désormais considérer les journaux internet que comme du sous-journalisme ?

  • Marcantoines
    Marcantoines
    trouveur
    • Posté à 15h00 le 16/09/2009
    • Internaute 55044
      trouveur

    Répondez vous-mêmes à une question. Le plus souvent, quelque soit la réponse, elle sera sujette à polémique.
    Pourquoi ? Parce que, rien n’est simple. Parce qu’il y a de nombreux cas particuliers. Parce que certaines décisions dépendent du contexte. Et parce que les français sont d’éternels râleurs.
    Prenons la première question : •Y a-t-il une règle sur les effectifs par classe en fonction des niveaux ?
    Réponse 1 : Non, aucune règle.
    Conclusion : L’éducation nationale fait vraiment n’importe quoi. Les effectifs sont trop élevés par classe. On ne tient pas compte des niveaux des élèves.
    Réponse 2 : Oui, une règle qui tient compte des niveaux. Conclusion : L’éducation nationale fait de la ségrégation. De toute façon les effectifs sont trop élevés. Ces niveaux sont basés sur de mauvais critères. etc...
    Ceci dit, le ministère devrait répondre à plusieurs questions non ambiguës telles que : Combien d’élèves sont encore sur liste d’attente ? en précisant les régions concernées, etc.... Mais ses réponses devraient avoir une large diffusion. Tous les français doivent savoir comment sont utilisés leurs impôts, et pas uniquement les blogueurs de Rue 89, malgré toute mon estime.

  • tweesty
    tweesty
    Gaucher et contrarié
    • Posté à 15h03 le 16/09/2009
    • Internaute 83901
      Gaucher et contrarié

    Chatel ne répond qu’aux questions des militants UMP titulaires d’une carte de fidélité chez Intermarché.

  • Fozzie
    Fozzie
    Riendutoutiste tendance dure
    • Posté à 15h04 le 16/09/2009
    • Internaute 1195
      Riendutoutiste tendance dure

    Ma chère Chloé, ne soyez donc pas surprise : cela fait des années que l’Education nationale ne répond plus à personne et surtout pas à ses enseignants. Il y a quelques années de cela, un Inspecteur d’académie faisant sa tournée d’adieu avant mutation vers le sud était passé dans mon collège. Il avait autorisé TROIS questions aux membres du Conseil d’Administration. Réponse aux profs : z’êtes fonctionnaires, n’avez qu’à obéir ( je précise que la question portait sur les horaires d’enseignement pour les 6èmes... ) alors qu’on était en plein procès Papon... Réponse aux parents : adressez-vous au ministère. Réponse à l’admistration du collège : adressez-vous au rectorat. Dans le CA, il y a une personnalité extérieure au monde de l’enseignement, en l’occurence un patron de PME. Sa réaction ? « Dans mon entreprise, il serait déjà viré vu qu’il ne sert à rien ». Il y en a combien comme ça au ministère ?

  • verlaine91
    verlaine91
    épris de liberté
    • Posté à 15h06 le 16/09/2009
    • Internaute 72245
      épris de liberté

    Comme aurait dit notre Coluche national :
    « Circulez y a rien à voir »
    On n’a pas idée aussi de poser de bonnes questions à des Enarques.
    Encore des hauts fonctionnaires payés à rien foutre....Mais non payés pour emm.... le monde enseignant.

  • Alexad
    • Posté à 15h24 le 16/09/2009
    • Internaute 8145

    IA, rectorat et ministère ne répondent jamais aux questions relatives à des dysfonctionnements du système ! ! ...
    Cette année tout est sous contrôle : pas de réponses de l’institution et si ça bouge trop côté enseignants et parents on fermera des classes pour cause de grippe A ! !

  • anini
    anini
    terrienne de souche !
    • Posté à 15h30 le 16/09/2009
    • Internaute 51759
      terrienne de souche !

    « L’EN fait la morte “ !
    ça vous étonne ?

  • sinclair
    • Posté à 15h35 le 16/09/2009
    • Internaute 2580

    Mais il n’y a rien a voir circulez enfin quoi !
    Il n’y a rien a dire tout va bien très bien.
    D’ailleurs aucun media ne s’y est intéressé non pourtant c’est un marronnier alors. ?
    Donc pas de bruiut pas de commentaires et pas de problèmes . Dormez braves gens

  • Técole074
    Técole074
    Forrest Gump
    • Posté à 16h35 le 16/09/2009
    • Internaute 89138
      Forrest Gump

    Réponses presque imaginaires.....

    * Y a-t-il une règle sur les effectifs par classe en fonction des niveaux ?

    Effectifs par niveau = (z^3-6A^2)²+12N-16 = infini
    (A= âge, N=niveau)

    * Si un élève de plus de 16 ans déménage, est renvoyé, ou souhaite changer de lycée, un rectorat peut-il légalement lui refuser l’accès a un établissement ?

    Vous n’êtes pas clair dans votre question, il déménage ou il est renvoyé ?

    * Déménagement ou séparation des parents : comment l’Education nationale peut-elle garantir la scolarisation d’un élève qui changerait de ville ou de quartier au dernier moment ?

    Quel âge a l’élève ?

    * Combien d’élèves ont quitté le privé pour le public, cette année ? Quelle est la règle : un rectorat peut-il renvoyer les parents vers le privé faute de places ?

    Un certain nombre.
    La règle doit mesurer au minimum 20 cm dans le premier degré, 30 cm dans le secondaire et pour les études supérieures prévoir un mètre à ruban.
    Le rectorat ne renvoie que les élèves, les parents, ce n’est pas son problème.

    * Manuels scolaires : plusieurs témoignages font état de livres en sous-nombre dans certaines matières. Quelle est la règle ? Qui doit payer ? Que peuvent réclamer les parents ? En niveau collège, les manuels ne sont-ils pas à la charge de l’établissement ?

    Manuels scolaires, merci de préciser la matière.
    Qui doit payer quoi ?
    Encore les parents, ils font ch... ceux là.
    Au collège, le collège, c’est quoi le collège ?

    * Un élève qui a été déscolarisé après avoir été renvoyé de son établissement sera-t-il rescolarisé par le rectorat ou peut-il s’entendre répondre qu’il n’est pas prioritaire ?

    Rescolariser : pas français !

    * Quid des profs manquants à la rentrée ? Des affectations incomplètes ? Avez-vous des chiffres ? A quoi peut-on attribuer cela ?

    Profs manquants : déjà des absents !
    Affectations incomplètes : impossible !
    Des chiffres : des profs de maths, vous êtes sûr ?
    A quoi peut-on attribuer cela : la grippe H1N1

    * Le lycée Voltaire a Paris a retardé sa rentrée parce que les emplois du temps n’etaient pas terminés. Qu’en dit le ministere ?

    Vous n’avez pas compris : LE MINISTERE NE COMMUNIQUE PAS ! ! ! !

    * Combien d’élèves sont encore sur liste d’attente ?

    Attendez, je me renseigne.

  • anini
    anini
    terrienne de souche !
    • Posté à 16h55 le 16/09/2009
    • Internaute 51759
      terrienne de souche !

    Vous croyez qu’on a que ça à faire avec tous ces cas de grippe A !

  • oldmc
    oldmc
    abstentioniste volontaire
    • Posté à 16h56 le 16/09/2009
    • Internaute 67746
      abstentioniste volontaire

    démo.... quoi déjà ? ? ? ? ? ? ? ? ? ?
    ah oui je me souviens de mes cours de 5ième :
    Démocratie c’est ça le mot D E M O C R A T I E.
    mais au fait ça veut dire quoi ?

  • boulettes
    • Posté à 17h54 le 16/09/2009
    • Internaute 90314

    Cet article m’étonne : cela fait plusieurs années que des bugs de rentrée ont lieu. La question des manuels scolaires revient sur le tapis comme les marronniers dans la presse. L’an passé nous avons du attendre 3 semaines pour avoir nos emplois du temps et en attendant on a fait du colmatage (mais le lycée n’a pas fermé). En cause ? La gestion informatique par des personnels qui ne maîtrisent pas les logiciels (c’est pas leur faute c’est l’ordinateur...)
    L’INSEE existe depuis 1945 mais on ne sait toujours pas prévoir combien d’élèves on aura à chaque rentrée...
    En relisant la DDHC de 1789, on peut y lire à l’article XV « La société a le droit de demander compte à tout agent public pour son administration ». Notre gouvernement qui se targue de nous inculquer les vraies valeurs de la nation à travers le culte des héros (Moquet, Jaurès récupérés) devrait bien s’en inspirer.
    Guaino a aussi récupéré Mendès France en lançant sur France Inter « gouverner c’est prévoir ». Tu l’as dit bouffi ! ! !

  • Brin de paille
    Brin de paille
    simple citoyenne
    • Posté à 18h42 le 16/09/2009
    • Internaute 66512
      simple citoyenne

    Posez aussi cette question à notre ministre de l’Education : « Pourquoi êtes-vous ministre » ? Il vous répondra peut-être « parce que je le vaux bien » ! Ben oui, l’Oréal, c’est toute sa culture !
    Savez-vous aussi comment on appelle les ministres dans le jargon populaire : « les ânes » ! Ben celui-là, il s’est coiffé du bonnet d’âne ! il ne sait rien de l’Education Nationale donc il ne peut vous répondre. Au coin, Châtel !

    • anini
      anini répond à Brin de paille
      terrienne de souche !
      • Posté à 22h29 le 17/09/2009
      • Internaute 51759
        terrienne de souche !

      Luc Châtel fait des réformes « cosmétiques “ !

  • jabier
    jabier
    consultant dans les Landes
    • Posté à 19h25 le 16/09/2009
    • Internaute 31087
      consultant dans les Landes

    Dans cette rentrée 2009 y a Kun problème : la grippe H1N1
    Taizez vous !

  • MortyReaper
    MortyReaper
    Regard critique
    • Posté à 21h06 le 16/09/2009
    • Internaute 67907
      Regard critique

    C’est beau l’organisation à l’échelle d’un Ministère. peut-être ont-ils refusé parce qu’ils ne savaient pas répondre ? Après tout le chargé de comm ne peut pas inventer les réponses. ;)

  • youpi74
    youpi74
    femme
    • Posté à 11h16 le 17/09/2009
    • Internaute 87714
      femme

    très drole cet article ! ! toutes ces questions sont celles que nous avons posées en début d’année au principal de notre collège qui se débattait tant bien que mal pour trouver un prof de physique ! ! ! obliger de demander à l’ANPE de lui envoyer des candidats qui auraient le profil et seraient motivés pour travailler 4h30 par semaine ! ! sans compter le sur effectif des classes et le nombre de prof contractuels oui oui, contractuels !
    Pas étonnant que le ministère ne puisse pas vous répondre, il ne connait certainement pas comment fonctionne les écoles ! ! ! !

  • Acepro
    Acepro
    Simpleman
    • Posté à 02h06 le 18/09/2009
    • Internaute 86160
      Simpleman

    Merci pour votre intérêt à cette « omerta » de l’Education Nationale, reprise par les Académies, et notamment celle de Paris.

    Cette année un grand nombre d’élèves parisiens désirant passer en seconde dans un lycée public ont été écartés des premiers tours de commission début juillet. Combien ? Silence du Rectorat. Critères de sélection ? Silence. Et pourtant... le Rectorat annonçait à la presse début juillet 100% des élèves affectés, dont 98% dans l’un de leur 6 choix. Et les élèves non affectés ? Ben, ils ne sont pas dans les 100%. Ils sont donc inexistants, 115%, 120% cela n’existe pas, n’est-ce pas ? Voilà une manière bien peu démocratique de se débarrasser des problèmes. L’Etat a-t-il voulu acheter le calme des enseignants en évitant de surcharger les classes après avoir supprimé des postes, fermé des classes ? Devrons-nous supporter d’autres fermetures de classe et d’autres suppressions de postes ? Sommes-nous en présence d’une politique bien réfléchie ?

    Et les familles, les élèves sans affectation dans le désarroi ? Silence. Ils sont pourtant nombreux d’après les résultats de nos enquêtes ( Lien ). Bien au-delà des « données » rassurantes du Rectorat. Les attachés de presse du Ministère sont faits pour gérer cela, convaincre la France que tout va bien. Ainsi, 2 de mes enfants, avec des dossiers parfaits, se sont retrouvés écartés sans raison des affectations de juillet, et nous avons passé tout un été avec comme seule réponse « non prioritaires » (sur quels critères ?). Au final (sur commission du 28 août, quelques jours avant la rentrée) l’un était affecté dans un lycée professionnel (non demandé), l’autre dans un lycée à 1h30 du domicile, alors qu’ils devaient simplement rejoindre leur soeur aînée dans un lycée non prestigieux parisien. Des affectations d’office indigne d’une démocratie. Qui gère cela ? Le Rectorat à l’aide du logiciel Affelnet, nouveau pouvoir centralisateur. On peut se demander qui manipule un tel logiciel et quels sont les véritables critères introduits dans la machine. Silence du Rectorat. Demandez aux syndicats : ils ne savent pas non plus. Même si le Rectorat se défend en avançant des critères de mixité, on peut se demander là encore quels sont « leurs » critères de mixité. Car n’oublions pas que le recteur d’Académie est bien nommé par le Ministère de l’Education Nationale. Puis, par un communiqué de presse du Rectorat le 9 septembre 2009, nous apprenons que nos deux enfants sont affectés dans un même lycée « en filière scientifique ». Mais nous n’avons toujours pas reçu de réponse écrite. Donc, aujourd’hui 18 septembre 2009, mes enfants parisiens ne sont toujours pas affectés dans un lycée public parisien. Est-ce un lycée public de l’un de leurs 6 choix ? Comme 98% des élèves qui ont eu la chance de faire partie des 100% d’élèves retenus par le Rectorat début juillet ? Aucune idée. Toujours le même mépris. Et nos relances répétées ? Silence. Il n’y a pas de réponse. Et aucun recours d’après le Rectorat. La seule solution possible : le lycée privé, ce qui nous a été ouvertement écrit par le Rectorat.

    Une seule politique est appliquée, celle des restrictions budgétaires. Et les familles doivent payer plus pour l’éducation de leurs enfants. La fin d’une éducation gratuire et libre, payée par nos impôts. L’éducation, un commerce comme un autre... Un impôt de base pour une politique éducative de qualité, un impôt supplémentaire pour ceux (sur quels critères ?) victimes d’une nouvelle politique de non-affectation, un impôt final à terme pour des élèves sans avenir, notre avenir, celui de la France. Car cette politique unique de restrictions, qui s’avère purement idéologique, non gérée dans sa globalité, aura un coût de plus en plus important pour les familles, et celles non choisies dans les affectations du Rectorat seront chaque année plus nombreuses.

    Et les problèmes, bien réels, entre autres d’inégal accès de tous à une éducation de qualité ? Réglés en dépeçant le Mammouth ? En jetant les restes sur les familles, les élèves, les étudiants, stigmatisés, nouveaux responsables uniques et méprisables des problèmes de l’Education de nos enfants ?

    Continuez de poser vos questions. Nous finirons bien par avoir une politique éducative autre que restrictive apparaître. Peut-être.

  • alberte
    alberte
    Sage-femme retraitée
    • Posté à 20h15 le 18/09/2009
    • Internaute 60250
      Sage-femme retraitée

    Il faut bien vous dire que nous ne sommes plus en démocratie, mais plutôt dans un état faschisant. Ce sont les conseilles qui gouvernent ainsi que les communiquants qui donnent les consignes alors que tous ces gens là ne sont pas élus. Les ministres doivent la fermer, le parlement n’ a d’ autre ressource que d’ être « godillot “ quant au peuple, qu’ il s’écrase on n’ en a rien à foutre. Avez - vous remarqué comme ces petits ministres obéissent bien, en commentant une décision ou une loi quelconque, ils sont obligés de préciser, car on leur en a donné
    l’ ordre, que c’ est avec l’ aide du président ou bien que le président l’ a voulu ainsi. Cela pourrait étre à mourir de rire, si ce n’ était aussi triste