Document 15/09/2009 à 16h05

Un manager de France Télécom : « Envie d'en découdre ? »

François Krug | Journaliste Rue89

Infosignalée par
un internaute


Dessin de Jul sur France Télécom (DR).

En pleine vague de suicides, France Télécom défend son choix d’un management énergique. Certains cadres en ont pourtant une conception étrange. Comme le directeur des magasins de l’est de la France, avec son petit jeu baptisé « Flop Boutiques ». Dans des mails collectifs, il enfonçait ses subordonnés les moins performants. Et il les avertissait :

« Il vous reste jusqu’à la fin du mois pour disparaitre de ce classement négatif. »

Ces mails ont été adressés à l’automne 2008 par le directeur de l’Agence de distribution Grand Est aux responsables de boutiques France Télécom d’Alsace, de Lorraine, de Bourgogne et de Franche-Comté. Excédés, les syndicats avaient alerté la presse régionale.

Ce directeur, toujours en poste, n’a pas souhaité répondre à nos questions, n’étant pas « habilité à s’exprimer ». L’affaire ayant fait du bruit au sein du groupe, il serait aujourd’hui plus mesuré, selon plusieurs syndicalistes. « Ou plutôt, il ne laisse plus de traces écrites », nuance l’un d’eux.

A l’époque, interrogée par les Dernières Nouvelles d’Alsace, la direction de la communication de France Télécom avait simplement expliqué :

« Le contexte local et les comportements des uns et des autres peuvent hélas amener à ce type de propos qui ne sont pas en phase avec les valeurs que France Télécom porte et entend développer, et ne reflètent pas non plus la réalité quotidienne de l’Agence. »

« Pas dignes de porter notre maillot »

Le 18 octobre 2008, le directeur dresse un premier bilan de son « Flop 20 ». Magasin par magasin, il détaille les contre-performances et avertit les responsables qui, selon son vocabulaire, ont « rejoint la zone flop » :

« Tant que vous restez à ce niveau, vous mettez en péril le contrat de service de l’ADGE [Agence de distribution Grand Est, NDLR], mais plus encore notre crédibilité et notre réputation, et ça je ne pourrai le tolérer une semaine de plus !

L’équipe Pilotage me fera un nouveau point sur vos boutiques la semaine prochaine, et j’ose espérer vous voir durablement sortis de la zone rouge, afin de pouvoir vous féliciter à cette occasion...

Tout autre scénario illustrerait sans équivoque que vous n’êtes pas dignes de porter le maillot de l’ADGE... !

Je compte sur vous, ne me décevez pas à nouveau... car je ne m’y habitue pas ! »

« Vous n’avez pas de nouveau joker »

Fin octobre, le directeur a visiblement été déçu « à nouveau ». Il s’impatiente et fait monter la pression :

« J’avoue en perdre à la fois mon latin... et ma patience !

Certes, ça bouge par endroits... mais à la vitesse de la tectonique des plaques... or personne ici ne vivra assez vieux pour voir l’objectif dépassé. En clair : vous n’avez plus le temps ! (...)

Il vous reste jusqu’à la fin du mois pour disparaitre de ce classement négatif... après quoi je changerai d’angle d’approche pour gérer cette situation !

A bon entendeur... je compte sur vous ( ?), vous n’avez pas de nouveau “joker” à jouer cette semaine ! »

« Envie d’en découdre avec moi ? »


JUL INVITÉ DE RUE89
à l’occasion de la sortie
de « Silex and the City »,
éd. Dargaud, 13,50€.

Début novembre, le directeur fait les comptes : huit responsables de boutique « sont sortis du flop 20 », mais que font les douze autres ? Il décide de leur rappeler qui les « gratifie chaque mois d’un salaire » et de les convoquer dans son bureau « par ordre de médiocrité » :

« Que dois-je en conclure ? Manque de motivation ? ... d’envie ? ... de lucidité ? ... envie d’en découdre avec moi sur le sujet ? ... ou tout simplement indifférence totale aux directives et aux priorités de l’Unité et de l’entreprise qui vous gratifie pourtant chaque mois d’un salaire ?

Etant donné que ma patience a des limites, et que vous n’avez désormais plus aucune bonne raison de ne pas y arriver, je me vois dans l’obligation de convoquer en entretien formel (par ordre de médiocrité sur le sujet et en présence de votre RS [responsable de secteur, NDLR] naturellement), celles et ceux d’entre vous qui ne font manifestement aucun effort (...).

Je regrette sincèrement d’être obligé d’en arriver là, mais si c’est le dernier et l’ultime recours, je n’hésite pas une seule seconde à l’utiliser... »

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  • El doctor
    El doctor
    Citoyen errant
    • Posté à 17h11 le 15/09/2009
    • Internaute 67679
      Citoyen errant

    Celui qui porte le bonnet et tend la carotte......

  • Léonard
    Léonard
    chercheur (errer humanum est)
    • Posté à 16h16 le 15/09/2009
    • Expert 24584
      chercheur (errer humanum est)

    Ecoeurant mais nous avons de bonnes raisons de penser que ce n’est que la partie émergée de l’iceberg.

  • Iv
    Iv
    Roboticien utopiste
    • Posté à 16h19 le 15/09/2009
    • Internaute 39192
      Roboticien utopiste

    Moi c’est l’envie de rire qui me prend à lire ces mails. Ca relève des symptômes pathologique du sadisme extrême : volonté de briser et d’humilier publiquement. Quand ce genre de profil rencontre une personne peu sure d’elle à mettre sous sa coupe, ça finit souvent très mal.

    On ne se suicide pas quand on n’aime pas son environnement de travail, même si on est pantouflard, comme on peut le voir écrit à droite ou à gauche. Quand on se suicide, c’est pour mettre fin à la médiocrité perçue de sa propre vie. Quand c’est un gourou qui amène à cette extrémité, on l’inculpe. Quand c’est un patron, on fait quoi ?

    Imaginez la personne qui va se rendre à la séance d’engueulade « par ordre de médiocrité » et qui s’entend dire, chiffres à l’appui, qu’il est bien trop nul pour faire le métier qu’il croit être le sien depuis 20 ans. Infligez ça à une personne même pas fragile mais simplement qui traverse une mauvaise passe, ça relève presque de la mise en danger d’autrui.

    • vignol
      vignol répond à Iv
      retraité
      • Posté à 17h53 le 15/09/2009
      • Internaute 85027
        retraité

      selon la CGT , ces methodes dont les mutations incessantes seraient appliquées pour pousser la personne à demissionner à ses risques et perils et pouvoir finir par recuperer le poste budgetaire , un agent de la fonction publique ne pouvant pas voir son statut diminué selon les dernieres directives de la communaute européénne

      si le statut d’ un agent titulaire de la fonction publique ne peut être diminué ce qui parait aux yeux de l’ opnion publique un avantage exhorbitant , c’ est qu’ en contre partie cet agent est mis juridiquement durant toute sa carriere « à disposition “ aupres de son ministere , c’ est à dire que par exemple si on vient lui proposer un travail bien mieux remuneré dans le privé et qu’ il veuille alors le quitter par la voie de la demission , il perd tous ses points à retraite dejà acquis et tous ses droits sociaux ,
      ,le ministere se reservant seul le droit d’ accepter ou non sa demission -

      ce qui n’ existe pas dans le privé et represente une grave sujetion , voire un veritable piege que ne connait pas le public car l’ agent poussé à la demission perds tous ses droits sociaux et peut être dans ce veritable cul de sac amené à de tragiques decisons personnelles ,

      si des elements d’ ordre privé sont introduits faussement dans les statuts publics , c’ est dangeureux -,

      il faudrait prendre l’ adversaire à son jeu et et si on doit revenir totalement au privé , et ‘accompagner ce qui ne peut être evité’ comme disait Talleyrand , il faudrait pour contrer le coup en finir avec le principe de la mise à disposition

      c’ est à dire que l’ agent dans le cas où ses interets vitaux seraient en jeu aurait le droit à son tour de se debarasser immediaitement de son employeur sans perdre ses droits dejà acquis à retraite et ses droits sociaux

  • M. de Wolmar
    M. de Wolmar
    explorateur
    • Posté à 16h20 le 15/09/2009
    • Internaute 59614
      explorateur

    Quitte à se suicider, pourquoi un employé au bout du rouleau n’emporte-t-il pas dans la tombe quelques dirigeants de France Télécom, ou un ou deux politiques responsables de cette gabegie, voir même un journaliste propagandiste des média mainstream ?
    Peut-être n’ont-ils même plus assez de colère.
    Dommage, ça aurait une classe folle.

    • Swordsaber
      Swordsaber répond à M. de Wolmar
      Etudiant
      • Posté à 16h37 le 15/09/2009
      • Internaute 64099
        Etudiant

      C’est vrai que quitte à partir, on peut aussi décider de refaire le portrait de ceux qui nous ont bien fait c**** !

    • Iv
      Iv répond à M. de Wolmar
      Roboticien utopiste
      • Posté à 17h58 le 15/09/2009
      • Internaute 39192
        Roboticien utopiste

      Parce que dans la toile vicieuse qu’on leur tisse, ils croient que le problème vient d’eux. Ils ne pensent pas qu’il s’agit de mutations exagérées ou de pratiques patronales. Ils croient que c’est parce qu’ils sont trop nuls qu’on les mute de partout, et c’est ce qu’on leur dit.

    • vignol
      vignol répond à M. de Wolmar
      retraité
      • Posté à 18h00 le 15/09/2009
      • Internaute 85027
        retraité

      oui , c’ est meme dommage qu’ il n’ existe plus dans les familles le « vieux “, comme dans l’ affaire Dominici , qui à quatre vingt ans n’ aurait plus rien à perdre , lui , pour sauver l’ honneur des siens

      famiilles ou êtes vous ?

    • François Krug
      François Krug répond à M. de Wolmar
      Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
      • Posté à 18h29 le 15/09/2009
        rédacteur
      • Journaliste 52034
        Journaliste

      Je ne suis pas sûr que ce soit si classe que ça ou que ce soit une solution... Ce qui serait vraiment classe, ce serait que les conditions de travail soient correctes et que les gens n’aient pas envie de se suicider, non ?

      • M. de Wolmar
        M. de Wolmar répond à François Krug
        explorateur
        • Posté à 19h02 le 15/09/2009
        • Internaute 59614
          explorateur

        >>Ce qui serait vraiment classe, ce serait que les conditions de travail soient correctes et que les gens n’aient pas envie de se suicider, non ?

        Tout à fait.
        Et comment en arriver là ?
        Certainement pas par le vote, la pseudo démocratie capitaliste ou le truchement des chefs syndicaux nourris par les puissants pour assurer la « paix sociale » (à moins que vous ne soyez l’un de ces bisounours mous qui sert d’outil parfait aux exploiteurs).
        La prise de conscience du peuple pour se libérer du joug du capitalisme et de la propriété privée passera nécessairement par la lutte.
        Vous croyez que nos politiques, nos journalistes « embedded » et nos grands patrons vont se laisser faire ?
        Il y aura nécessairement du sang sur les murs, c’est regrettable mais il ne faut pas se leurrer.

      • damazy
        damazy répond à François Krug
        retraité
        • Posté à 11h23 le 16/09/2009
        • Internaute 57646
          retraité

        On peut toujours penser que le problème réside simplement à ce niveau et que l’entrepise peut fonctionner sereinement.
        Je ne le crois guère car le rapport salarié-employeur est vicié à la base. Le caractère fondamental qu’il revêt pour l’immense masse des salariés : celui d’une activité non libre, juridiquement soumise au principe incroyable de la subordination à l’employeur (le code du travail en fait le déterminant principal de l’état de salarié). Cela implique arbitraire, manipulation, infantilisation, toute-puissance des managers à inventer toute recette de pressurage des salariés pour in fine imposer la fixation des tâches et des objectifs, l’attribution des blâmes ou des gratifications, la mise en concurrence, l’orientation des carrières, l’adhésion forcée à des cultures d’entreprises débiles et totalitaires, etc...
        L’entreprise est un lieu d’exception, objet d’un étrange consensus, bien que les principes de la révolution de 89 ne s’y appliquent pas. Bien sûr, on a mis en place des forces de rappel, généralement limitées à des droits collectifs (droit syndical, CE, etc...), ce qui ne change pas fondamentalement les choses mais borne pourtant la réflexion des politiciens.
        Comment peut-on en rester là ? Il est aujourd’hui naturel de considérer que ceux qui ont à gérer la cité, du niveau local à celui de l’état, se doivent d’être élus et que c’est là que réside leur légitimité. Pour décider de l’aménagement de l’espace, de l’organisation et du fonctionnement des villes, pour décider des politiques de santé, d’éducation, pour faire la guerre ou la paix, il est - chez nous - indispensable d’être élu. Nul n’ose plus invoquer l’immaturité du citoyen pour demander l’abolition de la démocratie politique.
        Mais pour produire la richesse, organiser l’action créative de chacun, utiliser la plus grande partie du temps de vie des humains, on se contente d’un système féodal de cooptation !
        Je suis persuadé qu’une revendication majeure de notre époque est d’exiger la démocratie industrielle, qui imposera - dans les grandes entreprises et les administrations - l’élection de tous les responsables...
        Le maire est élu, pourquoi pas le chef d’atelier ?
        Le député est élu, pourquoi pas le directeur de la fabrique ?
        Il y a beaucoup à débattre sur les modalités, mais là réside la base d’un changement véritable des rapports de travail.

         
        • no pasaran
          no pasaran répond à damazy
          psychosociologue
          • Posté à 16h03 le 16/09/2009
          • Internaute 67440
            psychosociologue

          Depuis 1983 et les lois Auroux le monde politique et la gauche en particulier ont délaissé la question de la démocratie au travail . A cette date la gauche socialiste a cessé de faire une politique de gauche favorable aux personnes vivant essentiellement de leur travail . A cette même date les grosses entreprises ont aliéné les salariés par la mise en place du » management participatif « présenté comme un progrès pour la démocratie dans les rapports de travail . En réalité les partis de gouvernement et le monde des grandes entreprises se sont partagés les rôles sur le dos des salariés : l’entreprise exclut et le monde politique soigne les exclus .( traitement social du chômage , RMI etc...) . Les médias quant à eux se sont occupés du reste : orienter idéologiquement la société vers l’ humanitaire ou les revendications minoritaires par exemple pour laisser les élites mener une guerre tranquille de pacification dans le monde du travail .

        1 autres commentaires
    • medicago
      medicago répond à M. de Wolmar
      Plante cultivée
      • Posté à 04h49 le 16/09/2009
      • Internaute 58931
        Plante cultivée

      Voir « LOUISE MICHEL » avec Yolande Moreau...Mais c’est du cinéma...

  • Servais-Jean
    • Posté à 16h32 le 15/09/2009
    • Internaute 4591
      43

    Sur France-Inter ce matin en parlant des suicides le patron de France-Télécom disait qu’il s’agissait d’une « mode ».
    Le directeur des magasins de l’est de la France ne fait que se comporter comme lui.
    La notion de service public a été bannie de leur langage au profit de la notion de rentabilité.
    Les employés de ces boutiques ne servent à leurs supérieurs que pour leur permettre de ramasser les plus gros bonus possibles.

    • pecno
      pecno répond à Servais-Jean
      nanti de fonctionnaire
      • Posté à 18h15 le 15/09/2009
      • Internaute 89088
        nanti de fonctionnaire

      On mesure le mépris de ce dirigeant pour ces victimes dont il ne peut totalement se dédouaner de toute responsabilité (au moins morale)

  • Deborah
    • Posté à 16h32 le 15/09/2009
    • Internaute 3584

    Belle démonstration de ce qu’est devenue la valeur « travail » pour ne rien dire de la valeur « travailleur-travailleuse » comme dirait l’autre.
    La seule valeur qui compte : la Rentabilité. Quant aux « travailleurs/travailleuses » ils ne comptent pas. Juste des pions.
    Restent les caporaux en place. Trop heureux de jouer de leur petite parcelle d’autorité. Qu’en restera-t-il quand viendra leur tour, parce que ça finit toujours comme ça, ce genre de truc ? Ils ne l’imaginent même pas.... Plus dure sera la chute. Au passage,
    on voit, in vivo, comment s’installent les régimes autoritaires puis....
    Mais à F.Telecom on est préoccupé, on veut empêcher la « contagion ». Autrement dit, ne rien changer à rien, mais trouver quelques psy bien trempés capables d’empêcher les gens de se flinguer, en tous les cas, sur leur lieux de travail ! Quelle aimable société, que la nôtre !

    • Coragyps Atratus
      Coragyps Atratus répond à Deborah
      Dans l'attente du moment propice
      • Posté à 06h44 le 16/09/2009
      • Internaute 37338
        Dans l'attente du moment propice

      Cela démontre aussi que France Télécom, en mettant une pression énorme sur ses salariés, encourage la malhonnêteté de ceux-ci. Ainsi, les agences qui sont dans la « zone rouge » seront tentées de refourguer n’importe quoi à leur client et même des produits inadaptés pourvu que ça paie (le vendeur qui refourgue un contrat internet à une mamie qui n’a pas d’ordinateur chez elle par exemple)
      Le but premier d’une entreprise est de répondre à des besoins par un produit ou un service. Visiblement, France Télécom préfère avant tout faire du chiffre avant de satisfaire ses clients avec des produits adaptés. Et cela se fait au prix d’une terrible pression sur les salariés.

      Seuls les actionnaires sortent gagnants de cette stratégie.

  • Hakim Bay
    Hakim Bay
    Al Abordaje
    • Posté à 16h38 le 15/09/2009
    • Internaute 58662
      Al Abordaje

    Y’a un truc que j’ai du mal à saisir chez FT. Si j’avais droit à ce genre de remarque dans l’exercice de mon travail, ce n’est pas moi qui passerait par la fenêtre...
    Mais qu’on t’il fait à leurs employés pour qu’il soit dans un tel état de résignation ?

  • Norkhat
    • Posté à 15h27 le 16/09/2009
    • Internaute 15778

    On dirait un méchant dans un bon Nanar :
    « Ma patience a des limites mais faut pas exagérer ! »

  • orage mécanique
    • Posté à 16h41 le 15/09/2009
    • Internaute 75886
      ici

    C’est hélas le choc de deux mondes qui conduit certains aux suicides,
    je dis hélas parce que ces méthodes sont courantes dans le secteur privé mais les gens sont aujourd’hui prêts à encaisser toutes les pressions et les humiliations,

    L’asservissement par les objectifs toujours plus difficiles à atteindre. Un jeux sans fin qui régit les vies de bon nombre des travailleurs aujourd’hui.

    • Thibal
      Thibal répond à orage mécanique
      Etudiant
      • Posté à 17h01 le 15/09/2009
      • Internaute 85521
        Etudiant

      tout à fait d’accord avec vous, dans le privé, ça existe depuis longtemps. Il s’agit de FT alors on fustige, on s’exclame... que dire alors des directeurs de magasins de toutes les autres enseignes, quelque soit le type de produits ou services vendus ? Que dire des commerciaux dont la paye est calculée en fonction des ventes et qui peuvent se faire virer pour ne pas avoir rempli leurs objectifs ? Ce système de management est présent dans l’ensemble du secteur de la vente depuis longtemps et il est un peu tard pour s’en étonner.

      Ah c’est sûr que passer du statu de fonctionnaire à celui de manager soumis à objectifs, avec une hiérarchie carrément limite en plus, ça a de quoi déstabiliser ! mais le système ne sera pas remis en question, les gens devront s’adapter ! c’est le monde des affaires ! Les chartes de « bonne conduite » et les campagnes de pubs sur les grande valeurs de ces entreprises ne sont qu’une couche de vernis !

      • vignol
        vignol répond à Thibal
        retraité
        • Posté à 18h16 le 15/09/2009
        • Internaute 85027
          retraité

        si vous passez dans le public au statut de manager comme dans le privé ,dont vous parlez vous ne pouvez pas conserver de statut melangeant le public et le prive - les deux systemes ont leurs propres avantages et leurs inconvenients separés mais ne peuvent être melangés - si on accepte un statut hybride on cree un monstre et un systeme dangeureux pour les libertes fondamentales

        mais les français savent t’ ils ce qu’ est reellement le privé dans le systeme anglo saxon ? car lls ont fini par melanger tout à tour louis XIV, Napoleon et une fausse revolution de 1789 pour en faire une confuse ratatatouille

        aux USA das un systeme de droit totalement provatif , la mobilite de l’ emploi est certes constante et la perte d’ un travail deculpabilisé mais en contre partie il y a des regles juridiques drastiques d’ encadrement par la loi et de contre pouvoirs puissants concernant les libertes fondamentales -

        et aux USA quarante avocats couraient dejà à ce jour contre telecom sur resultat aucune plainte privée ne pouvant être arretée en amont par la justice

    • medicago
      medicago répond à orage mécanique
      Plante cultivée
      • Posté à 04h55 le 16/09/2009
      • Internaute 58931
        Plante cultivée

      Il n’y a pas que dans le secteur privé...
      La fonction publique fonctionne sur le même modèle. Et quand on travaille prés des politiques, ça peut être pire encore de voir combien les actes sont opposés aux discours...

  • Olivedzep
    Olivedzep
    sale gauchiste athée
    • Posté à 16h44 le 15/09/2009
    • Internaute 88058
      sale gauchiste athée
  • Waldeck
    Waldeck
    Vivement dimanche 20 mai 2012 ! (...)
    • Posté à 16h44 le 15/09/2009
    • Internaute 36864
      Vivement dimanche 20 mai 2012 ! (...)

    A défaut de connaitre le nom de ce « manager » hors-pairs, on peut donner celui de son inspirateur :

    - Nicolas Sarkozy ... ( oui, celui du travailler + pour gagner + )

  • herselves
    herselves
    http://www.youtube.com/watch ? (...)
    • Posté à 16h46 le 15/09/2009
    • Internaute 27093
      http://www.youtube.com/watch ? (...)

    Je me demandais ce que devenais Laurence Boccolini...

  • jmax
    • Posté à 16h50 le 15/09/2009
    • Internaute 3111

    typique d’une armée mexicaine. Quand l’entreprise devient trop grosse, on met en place des niveaux et des niveaux de hiérarchie et comme on n’a pas les sous pour mettre des managers de qualité, on met un peu n’importe qui dans les bas niveaux de hiérarchie en les soumettant à une pression maximum. Renault a eu la même démarche, a obtenu les mêmes sinistres résultats et a bien heureusement corrigé le tir

  • renaudot
    • Posté à 17h01 le 15/09/2009
    • Internaute 29887

    vous êtes surpris ?
    ça fait 30 ans que ça dure !
    on les dresse dans quelques grandes écoles ; et on les lache sur le malheureux travailleur (mot qu’ils méprisent)
    partout : le privé fut leur première cible ; puis vint le public !
    ils sont partout , de la sécu à l’éducation nationale.
    quand ils parlent de ’ressources humaibes » ; l’adjectif n’est là que pour tromper l’ennemi ; mais si , l’ennemi !
    haineux
    méprisants
    cyniques
    ils ne s’intéressent qu’à eux , et savent très bien servir leurs intérêts !
    IL FAUT UN VASTE ET MASSIF MOUVEMENT POUR CHASSER DES ENTREPRISES CETTE ENGEANCE !

  • spouny_boy
    spouny_boy
    Lynchez moi j'aime ça ! ! Mais (...)
    • Posté à 17h02 le 15/09/2009
    • Internaute 52117
      Lynchez moi j'aime ça ! ! Mais (...)

    Haaa mais LOL ! ! !
    Je le traite du nom d’oiseau qu’il mérite et je me fait censuré !
    Bon aller je recommence mais dans les « clou » de la censure !

    Cet olibrius ne mérite qu’une chose, se faire dilater le fondement par un individus consentant au membre particulièrement développé qui ravirai certaine professionnel du divertissement pour adulte !

    Et beh c’est plus court de le dire en argo mais bon c’est aussi plus interprétable comme une insulte, là normalement il l’on dans ... l’os (haha bande de galopin vous ne m’aurez pas).
    PEACE

    • François Krug
      François Krug répond à spouny_boy
      Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
      • Posté à 17h28 le 15/09/2009
        rédacteur
      • Journaliste 52034
        Journaliste

      Cette insulte-ci étant un petit peu plus élégante que la précédente, ça ira pour cette fois, mais on préfère que les commentaires servent à débattre plutôt qu’à échanger des noms d’oiseaux (en argot ou non).

      Le réprésentant du comité de censure d’Eco89

      • spouny_boy
        spouny_boy répond à François Krug
        Lynchez moi j'aime ça ! ! Mais (...)
        • Posté à 17h34 le 15/09/2009
        • Internaute 52117
          Lynchez moi j'aime ça ! ! Mais (...)

        Merci : D

        Oui je comprend tout a fait mais certain article est un témoignage et j’ai du mal à avoir une autre réaction que celle ci, ce mec est juste imonde avec ses collaborateur point, c’est un bon petit chef (capo : p histoire de joindre le point goldwin assez vite ^^)

        PEACE

        PS : je ferai attention a l’avenir avec les noms d’oiseaux : p

         
        • François Krug
          François Krug répond à spouny_boy
          Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
          • Posté à 18h04 le 15/09/2009
            rédacteur
          • Journaliste 52034
            Journaliste

          Faites attention au « point Goldwin volontaire » aussi...

        1 autres commentaires
    • mao-tse-toung-
      mao-tse-toung- répond à spouny_boy
      grand démocrate réformateur
      • Posté à 17h33 le 15/09/2009
      • Internaute 41681
        grand démocrate réformateur

      Et bien voilà,
      quand c’est dit poétiquement, cela « passe » beaucoup mieux .

      Poésie et vaseline, même utilité ! ! !

  • pecno
    pecno
    nanti de fonctionnaire
    • Posté à 17h05 le 15/09/2009
    • Internaute 89088
      nanti de fonctionnaire

    On peut supposer que ce monsieur aura droit à une remontrance puisque sa prose a été rendue publique et à une promotion car il applique les consignes de la direction. De celle-ci on attend toujours une parole de compassion, mais cette qualité n’entre plus dans leur logiciel.
    Tout pour les actionnaires et les cadres dirigeants, la pression sur les autres, en particulier sur les fonctionnaires qu’il faut éjecter par tous les moyens. Ils sont trop chers puisqu’anciens et inadaptés à cette nouvelle culture du profit contraire au service public. Ceci explique en partie ces suicides et en partie seulement.

  • pecno
    pecno
    nanti de fonctionnaire
    • Posté à 17h12 le 15/09/2009
    • Internaute 89088
      nanti de fonctionnaire

    Question : Est-ce du harcèlement ? Si oui que fait l’inspection du travail ? la Justice ? Elle ne suit pas la presse ? C’est vrai elle très occupée par la petite délinquance qui fait bien plus de dégâts que ces patrons parfois voyous, que cette finance pleine d’éthique.
    La médecine du travail n’a rien détecté ? il est vrai que son patron c’est FT .
    et les patrons (medef) dans le cas général via les organismes paritaires sauf erreur de ma part.

    • François Krug
      François Krug répond à pecno
      Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
      • Posté à 18h40 le 15/09/2009
        rédacteur
      • Journaliste 52034
        Journaliste

      Ces mails reflètent des relations tendues et un management parfois brutal, mais je ne crois pas qu’ils suffisent pour parler de harcèlement moral.

      Nous avions publié en février une enquête sur le « harcèlement moral stratégique », qui détaillait le processus et les indices caractérisant le harcèlement :

      Lien

      • Sid_Mo
        Sid_Mo répond à François Krug
        Cadre dirigeant de PME
        • Posté à 00h13 le 16/09/2009
        • Internaute 59795
          Cadre dirigeant de PME

        Du point de vue du dirigeant que je suis, ils sont pas loin de l’être. Normalement, ils s’accompagnent des actes qui vont bien et le tout ensemble doit l’être. Un... capable d’écrire ce genre d’étron se comporte de la façon ad-hoc.

        Par contre, il va falloir dans cette ambiance là avoir le courage d’attaquer le système et pour la partie non écrite disposer de deux ou trois collègues qui auront le courage de témoigner. C’est pas gagné. Pour tout dire : mission impossible sauf à disposer d’un autre soutien ailleurs (hiérarchie qui veut se séparer du goujat proprement en le faisant tomber. On peut échanger le mot hiérarchie par syndicats, ça marche aussi).

        Ensuite, pour répondre à « qu’est-ce que fait la police ». Rien si elle n’est pas prévenue et/ou saisie sur le cas.

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 17h15 le 15/09/2009
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    Encore un qui a suivi des cours de management et de marketing par correspondance...
    Enfin ce genre de lettre, ça donne surtout envie de rire. Si je ne doutais pas de l’infinité de la connerie humaine, je pourrais même penser que c’est du second degré bien épais.

    En tout cas, un mec qui va se pendre après avoir lu ça, il aurait pas tenu une semaine sans se foutre en l’air après la moindre contrariété.
    Déjà, faut voir si c’est vraiment le boulot qui provoque le suicide. Après tout, tant qu’à s’ouvrir les veines, autant le faire là où ça fait chier au max ceux qu’on a envie de faire chier : au boulot, au commissariat, au fisc, chez son ex, etc.
    Ne pas faire ça chez soi, c’est une forme de tact, pour ne pas trop choquer ses proches et pour jeter leur fureur sur une cible qu’on a choisi.

    Et de toutes façons, un mec qui se pend à cause de son boulot finira forcément par se suicider. Si c’est pas le boulot, ça sera son divorce, la mort de ses parents, sa voiture qui s’est faite voler, la défaite de l’équipe de France de foot, etc.
    Si un boulot prend la tête, mieux vaut démissionner plutôt que se suicider.
    Si après trois ans de chômage, on arrive pas à trouver de taf, on crève la dalle, on cumule les dettes, personne ne nous parle, on est tout seul dans sa misère, bref on est foutu, là il peut être intéressant de se pendre.
    Mais avant de tenter le coup, c’est con. A part dans les délires de quelques êtres à l’intellect limité, la mort n’offre jamais d’extra-ball.

    • VickyBHD
      VickyBHD répond à Keldan
      ...
      • Posté à 18h01 le 15/09/2009
      • Internaute 78749
        ...

      Je ne suis pas d’accord sur l’aspect « moindre contrariété ». On parle ici d’humiliations récurrentes, et autant il est possible de laisser glisser sur des remarques déplacées mais rares, autant se faire traiter d’incapable et d’incompétent à longueur de temps est usant psychologiquement, avec ou sans de justifications de second degré.

      Alors oui, certes, quand c’en est trop, il « suffit » de démissionner, et s’en remettre à sa bonne étoile pour payer le loyer / le crédit de la maison, élever ses enfants. Ou alors on s’accroche en attendant de trouver mieux, et certaines personnes disjonctent. Après, je ne vois pas bien comment on peut juger leur acte sans savoir ce que ces personnes ont enduré pendant des mois voire des années.

    • François Krug
      François Krug répond à Keldan
      Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
      • Posté à 18h45 le 15/09/2009
        rédacteur
      • Journaliste 52034
        Journaliste

      Attention : à ma connaissance (j’ai notamment interrogé quatre syndicalistes ayant suivi l’affaire), personne ne s’est suicidé à la lecture de ces mails. Nous les avons publiés parce qu’ils offraient une bonne illustration du stress généralisé que dénoncent les salariés de France Télécom (les suicides constituant des « cas extrêmes »).

      • Sid_Mo
        Sid_Mo répond à François Krug
        Cadre dirigeant de PME
        • Posté à 00h16 le 16/09/2009
        • Internaute 59795
          Cadre dirigeant de PME

        Personnellement, comme je le laissais sous-entendre dans un autre commentaire, ce type d’action de la part d’un cadre a tendance à me mettre hors de moi. Ma réaction serait plutôt de l’ordre de l’agression physique sur l’auteur après une copieuse réaction par courriel à la liste de diffusion. Surtout suite au dernier. C’est lui qui propose le duel physique. On espère pour lui qu’il a le physique et pas uniquement la mentalité.

        Question : vu que vous avez enquêté sur la question, qu’elle est la notation dudit manager en interne. Cela en dira long sur l’acceptation par la structure d’acte aussi abjectes.

         
        • François Krug
          François Krug répond à Sid_Mo
          Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
          • Posté à 15h55 le 16/09/2009
            rédacteur
          • Journaliste 52034
            Journaliste

          France Télécom ne m’ayant pas répondu, je ne peux pas répondre à votre question sur la notation : tout ce que je peux vous dire, c’est que ce manager est toujours en poste (ce qui laisse donc penser que sa notation n’est pas si mauvaise que ça...).

          • Sid_Mo
            Sid_Mo répond à François Krug
            Cadre dirigeant de PME
            • Posté à 14h54 le 17/09/2009
            • Internaute 59795
              Cadre dirigeant de PME

            Donc la structure entérine ce type de comportement. L’absence de sanction équivaut à l’acceptation à partir du moment où le comportement est connu. Ca peut faire mal si un ou plusieurs visés par ces étrons se décide à porter l’affaire plus avant avec quelques menus détails complémentaires (un ou deux témoignages écris de pression annexes du même auteur, avec approbation de la hiérarchie doivent suffir). Ca peut frôler le jackpot !

        2 autres commentaires
  • Cinsault
    Cinsault
    Graine de rosé
    • Posté à 17h22 le 15/09/2009
    • Internaute 24720
      Graine de rosé

    Il faut peut être aussi être prudent avec ce directeur qui me parait lui-même perdre les pédales (il est vrai en martyrisant ses subordonnés).
    Ne pas exclure qu’il subisse aussi une pression terrible au dessus de lui et nécessite peut être un support psychologique.
    Et si c’est simplement du sadisme , ça doit ce soigner aussi.

    • Sid_Mo
      Sid_Mo répond à Cinsault
      Cadre dirigeant de PME
      • Posté à 00h16 le 16/09/2009
      • Internaute 59795
        Cadre dirigeant de PME

      Les baffes ça tient lieu de médicaments ?

  • jma14
    • Posté à 17h23 le 15/09/2009
    • Internaute 31729

    Comme tout exemple aussi précis et individuel, il ne reflête pas la culture d’une entreprise.

    J’en profite pour signaler que cela fait depuis le début que la France est allergique à une des matières me semble t-il la plus importante dans une entreprise : « le management » !
    Il y a 20 ans, cette matière venait tout juste d’arriver dans les sup de co. Aujourd’hui encore, cette matière n’est pas enseignée en BTS ou DUT. Pourtant ces élèves seront de futurs cadres moyens et sup et auront probablement l’occasion d’être chef de service dans quelques années. Et je ne parle pas de l’université (hormis pour certaines filières et encore optionnelle).

    Le management, ce n’est pas inné !

    Si les Français veulent de meilleurs managers, il faudrait peut-être juger les intellectuels qui ont refusés cette matière à son époque par dogme. Et mettre en place, cette matière au minimum pour les BAC+2.

    Il est dommage que les syndicats ne prennent pas la mesure de ce constat.

    • Coragyps Atratus
      Coragyps Atratus répond à jma14
      Dans l'attente du moment propice
      • Posté à 06h27 le 16/09/2009
      • Internaute 37338
        Dans l'attente du moment propice

      « Si les Français veulent de meilleurs managers, il faudrait peut-être juger les intellectuels qui ont refusés cette matière à son époque par dogme. Et mettre en place, cette matière au minimum pour les BAC+2. »

      Etre un mauvais manager ne veut pas dire être un manager irrespectueux des autres. Il ne s’agit plus d’une question liée à des techniques de management mais à un principe moral de base « Ne fais pas autres ce que tu n’aimerais pas que l’on te fe fasse ».

      • jma14
        jma14 répond à Coragyps Atratus
        • Posté à 09h35 le 16/09/2009
        • Internaute 31729

        Bien sur, un mauvais manager n’est pas forcement irrespectueux.
        Mais un mauvais manager crè également du stress.

        « ne fais....fasse », malheureusement, on ne peut pas manager qu’avec cette seule maxime.

        Le management est bien un ensemble de technique au même titre que la vente. Vous pouvez avoir de bonne base (une bonne morale), mais la technique structure votre compréhension et donc votre action.

    • DrTom
      DrTom répond à jma14
      Citoyen
      • Posté à 06h39 le 16/09/2009
      • Internaute 53985
        Citoyen

      Je ne suis pas certain que les syndicats et les « intellectuels » (lesquels ? ?) interviennent autant que vous le suggérez dans les contenus d’enseignement, que ce soit en fac ou en école supérieure...

      Je crois surtout (mais je n’ai pas fait de recherche là-dessus...)que la nature de l’activité professionnelle ainsi que le contexte de l’économie internationale depuis 1973 ont fait que le management s’est lentement imposé comme un « must »... Auparavant, les entreprises ne fonctionnaient tout simplement pas sur des modèles qui justifiaient le recours à une forme précise ou élaborée de management.

      D’ailleurs, si vous avez la chance de pouvoir discuter avec de « vieux » salariés de l’industrie proche de la retraite, beaucoup vous diront (enfin ce n’est que mon expérience personnelle) qu’ils ne comprennent plus rien au monde du travail aujourd’hui...

      • jma14
        jma14 répond à DrTom
        • Posté à 09h54 le 16/09/2009
        • Internaute 31729

        Les intellectuels dont je parle étaient et sont surtout dans l’éducation nationale. Ce ne sont pas forcement ceux qui sont sur les étagères de nos bibiothèques.

        Concernant les syndicats, leur pouvoir est énorme à l’éducation nationale. Quand aux autres syndicats, n’ayant pas de pouvoir de décision, ils ont la liberté de proposition. Cela les changeraient de leur éternelle bataille employé-employeur. Il y a plusieurs catégories de personne entre ces deux, dont on ne s’occupe jamais, à savoir, votre chef de service !

        La management a commencé bien avant avec le taylorisme pour schématiser (c’est à dire le début du siècle). Il y a qu’en France que nous avons fait de la rétention. L’entreprise a commencé à se compliquer, on va dire après la seconde guerre mondiale. Nous avons donc au bas mot 60 ans de retard, c’est à dire 6 générations entières qui ont dûes se débrouiller par leur propre moyen.

        J’aimerais bien voir l’étude qui affirme que les anciens manageaient mieux. Le cadre sociologique et la morale étaient en revanche un terrain propice pour communiquer. Mais comme tout, cela ne s’est pas fait en 1 jour.

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