sur le terrain 14/09/2009 à 13h02

La compression du son, c'est bon pour la musique

Yann Guégan | Avec les doigts http://bit.ly/I3TwYm Rue89

Entouré de haut-parleurs géants diffusant en boucle le même morceau de musique classique, j’ai fini par me sentir comme Alex dans « Orange mécanique », forcé d’écouter « la Neuvième de Ludwig Van ».

Pourtant, l’objectif du test à l’aveugle organisé par MusiClassics jeudi dans un studio parisien n’était pas de lobotomiser le cerveau des cobayes invités. Au contraire, il s’agissait de l’entrainer à percevoir les différences de qualité de formats de compression utilisés par les sites de téléchargement de musique.

Pour chacun des quatre extraits de musique classique choisis, six versions étaient diffusées aléatoirement : cinq technologies différentes et le « master », le fichier son originel. (Voir la vidéo)

Mais pour donner une note sur 10 à chacune de ces versions, il faut être capable de déceler une différence entre elles ! Et dès le premier morceau, un extrait de la 3e étude symphonique op. 13 de Robert Schumann, je sens que ce sera une gageure.

En fait, je suis vite complètement perdu. Avec moi, des blogueurs spécialistes de musique, dont Romain Sulpice (MyGoodZik), Laurent Belando (Rocktrotteur.com) et Frédéric Neff (Viva Musica). Ils semblent avoir l’oreille plus fine et commencent à griffonner les notes (sur 10) attribuées à chaque morceau.

On dirait que ça criaille un peu dans les aigus, non ?

En fermant les yeux, ce n’est pas mieux : mon esprit divague, je peine à me concentrer sur le son. Petit espoir au deuxième extrait (un passage de l’opéra « Didon et Enée », de Purcell) : on dirait que dans certaines versions, ça criaille un peu dans les aigus, ou que les basses manquent parfois de profondeur.

Autopersuasion ? A force d’entendre et de ré-entendre chacune des six variantes de la symphonie n°8 de Mahler, la troisième oeuvre testée, j’arrive à dégager un classement qui me semble cohérent.

Mais sur le dernier morceau, le concerto pour violon et cordes n°1 de Mendelssohn, mes esgourdes saturent, je me rends compte que je ne suis plus capable de distinguer un stradivarius sorti du studio d’un crincrin enregistré sur un dictaphone.

Le MP3 classé bon dernier... juste après la version non compressée !

Une fois le test terminé, je donne mes quatre séries de notes. Et le verdict tombe : globalement, j’ai préféré la musique compressée plutôt que la « source », la version non altérée.

Je ne suis pas le seul : sur l’ensemble des douze testeurs (dont la claveciniste Claude Nadeau et le fondateur du label Saphir productions Pierre Dyens), le « master » arrive en moyenne en avant-dernière position du classement. Soit juste avant le MP3, format qui a sonné un peu creux à la plupart des oreilles ce soir-là, même en version 320 kbps :

  • WMA 320
  • AAC 320 (ces deux technologies obtenant des notes très proches)
  • AAC 192
  • WMA 192
  • Source
  • MP3 320 (loin derrière)

Pour les non technophiles : l’AAC est le format utilisé par Apple pour son service de téléchargement de musique iTunes, le WMA est promu par Microsoft, et le MP3 un mode de compression plus ancien mais encore très utilisé (Rue89 s’en sert par exemple pour les sons intégrés aux articles).

Jean-Hugues Allard, cofondateur de MusiClassics, explique que parmi les sujets testés, même les plus exigeants, prêts à se payer un équipement dernier cri pour écouter leurs oeuvres préférées, se sont fait prendre, et n’ont pas donné la meilleure note au son sorti direct du studio.

Chaque format de compression donne au son une tonalité différente

Samer Roumieh, l’autre cofondateur, a une explication convaincante : chaque technique de compression donne une « tonalité », une « couleur » propre à la musique.

Par exemple, ceux qui aiment un son « plus brillant », « plus mat », « plus chaud » ou « plus froid » seront attirés par l’une des compressions en lice, la privilégiant aux autres... et à la source, trop neutre pour être douce à leurs oreilles.

Reste que les différences sont de toute façon très difficiles à déceler, ce que reconnaissaient les participants à l’expérience, habitués aux débats entre initiés sur la perte de qualité de la musique depuis l’avènement du téléchargement : « Avec ces résultats, on va faire pleurer du troll “, s’amusait un blogueur.

MusiClassics propose aux internautes de se livrer au même exercice, cette fois en téléchargeant les extraits et les diffusant sur leur propre équipement : surprises en perspective pour les amoureux du bon son.

Mis à jour le 16/9 à 15h30. Lien vers le jeu-test de MusiClassics.

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  • 170 réactions
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  • r rr
    r rr
    Par exemple : (médecin)
    • Posté à 14h25 le 14/09/2009
    • Internaute 90070
      Par exemple : (médecin)

    Le bruit améliore…..

    Dans les sytèmes perceptifs (l’ouie, la vue, le toucher...), le fait de rajouter un bruit permet d’obtenir une meilleure sensibilité et de distinguer plus facilement des nuances. Le bruit permettant de passer plus facilement et brutalement des seuils de détection. Par exemple vous verrez mieux des objets dans une scéne en dégradé si on y rajoute un peu de bruit (des taches de couleur par exemple).

    Il est possible qu’en rajoutant du bruit on détecte mieux les nuances sonores et qu’on comprenne mieux la musique.

  • grosluc
    grosluc
    branleur de manchots
    • Posté à 14h30 le 14/09/2009
    • Internaute 66815
      branleur de manchots

    ben non justement le bruit n’améliore pas : la compression, quand elle est bien faite élimine justement l’information non pertinente, donc idéalement le bruit, pour ne laisser que le son. Et au passage le débit diminue car on n’a pas à encoder le bruit.

    Toute la difficulté est d’inventer un algorithme suffisamment sioux pour éliminer le bruit et seulement le bruit.

    en tout cas effectivement « on va faire pleurer du troll ». Ca me fait penser aux snobs de l’ampli qui préfèrent les tubes à un bon gros ampli mosfet des familles... ou un vinyl à un CD...

  • Lictor
    Lictor
    informaticien
    • Posté à 14h44 le 14/09/2009
    • Internaute 68450
      informaticien

    C’est pas choquant, c’est déjà le cas en photographie... Par exemple, un (léger) bruit/grain dans une image augmente l’impression de netteté. C’est un artefact du système de perception humain qui confond détail et micro-contraste - et le bruit crée un pseudo micro-contraste.

    Et l’objectif de la compression/décompression est plus complexe. Il s’agit surtout de supprimer de la source les sons qui ne « servent à rien » - soit parce qu’ils ne sont pas audibles, soit parce qu’ils sont masqués par d’autres sons. La plupart reposent sur un modèle psycho-acoustique, qui tente de simuler l’oreille humaine pour mieux déterminer le superflu.

    Un algorithme de compression ne rajoute pas vraiment de bruit : la ratio signal/bruit n’est pas vraiment dégradé par la compression. Voire, il peut être amélioré : le bruit à la limite de l’audible a des chances d’être supprimé.
    Un algorithme de compression introduit plutôt des artefacts et supprime des fréquences. Par exemple, il va introduire des distortions. Exactement comme un ampli à tube ou des enceintes colonnes, qui colorent le son.

    Et là, on retombe sur nos pieds : la plupart des audiophiles n’aiment pas les restitutions hyper-analytiques. Beaucoup préfèrent les sons colorés. D’où l’engouement en haut de gamme pour les amplis à tube, les enceintes colonne...

    • Peureux anonyme
      Peureux anonyme répond à Lictor
      • Posté à 07h58 le 15/09/2009
      • Internaute 24415

      L’objectif de la compression décompression est de réduire le volume en octets d’un document sonore à des fins de stockage et/ou de transmission, puis de restituer un document le plus proche possible du document de départ.

      Pour ce faire on peut utiliser des artifices plus où moins subtils. On note que les sons qui ne servent à rien car inaudibles ont été supprimés lors de la phase antérieure, celle de la numérisation, qui echantillonne et quantifie. La vitesse d’échantillonnage détermine la bande de fréquences prise en compte et la quantification ajoute un premier bruit. On passe ainsi du master analogique au CD audio. Normalement l’oreille humaine ne fait pas la différence. Je ne sais pas si le fichier master évoqué dans l’article est la bande analogique ou le CD audio, je présume que c’est ce dernier.

      La compression pousse le bouchon un peu plus loin en éliminant les « redondances » d’information par un codage « astucieux » qui peut aussi, entre autres, éliminer davantage de fréquences donc de sons « inutiles ». La décompression, en utilisant un procédé inverse cherche à restituer un document le plus proche possible de l’initial et à l’envoyer dans votre casque audio ou vos enceintes.

      Si les cobayes ont préféré les documents compressés au master, c’est qu’ils n’ont pas jugé la fidélité du processus de compression décompression, mais la beauté de la distorsion numérique.

      Après tout pourquoi pas ? Mais on parle d’autre chose que de compression.

  • Lapocompris
    Lapocompris
    étudiant
    • Posté à 16h43 le 14/09/2009
    • Internaute 87066
      étudiant

    Il faudrait faire ce test avec les « audiophiles », ceux qui ne jurent que par les matériels coûtant le prix des bagnoles.

  • Tyb
    Tyb
    (par ici, par là)
    • Posté à 13h20 le 14/09/2009
    • Internaute 24914
      (par ici, par là)

    Le résultat peut aussi en partie s’expliquer parce que le mp3 ne marche pas très bien sur du classique en tout cas c’est l’impression que ça m’avait toujours laissé...

    Sinon l’avant dernière place de la source vient peut-être de ce que nos oreilles ont été formées alors que la « Loudness War » (Lien) s’intensifiait, au point que ce ce qui parait plus naturel aujourd’hui est un son compressé, et non un son dépourvu de compression ?

    Sinon ça serait intéressant aussi d’avoir dans ces résultats le taux de variation des trois premières places par exemple, ça doit être très parlant aussi

    • Yann Guégan
      Yann Guégan répond à Tyb
      Auteur(e) de l'article Avec les doigts http://bit.ly/ (...) Rue89
      • Posté à 13h26 le 14/09/2009
        éditeur
      • Journaliste 1836
        Avec les doigts http://bit.ly/ (...)

      Je ne suis pas spécialiste, et il y aura sûrement des riverains pour me compléter, mais il me semble que vous confondez la « compression de débit », destinée à réduire la taille d’un fichier son, et la « compression dynamique », qui vise à augmenter le volume sonore perçu.

      Cf. Wikipedia
      Lien
      Lien

      Ici, il s’agit bien de tester plusieurs méthodes de « compression de débit ».

      MusiClassics doit analyser un peu plus avant les données recueillies, je vous tiens au courant s’ils proposent des résultats plus complets.

  • Lugi
    • Posté à 13h20 le 14/09/2009
    • Internaute 28945

    C’est dommage que ces test n’ont pas inclus le format Ogg et le format mpc, alors que Ogg est un concurrent sérieux pour le stockage à bas débit et que mpc est plus que sérieux pour restituer la qualité.

    Je me demande ce que l’étude aurait gagné à remettre en cause le mixage du studio ainsi que la qualité des haut-parleur.

    En effet, pour reprendre l’exemple, si l’installation son étire les aigus alors les enregistrements qui les restituent mal peuvent s’en sortir mieux.

    En fin de compte, cela me semble bizarre que les master arrivent en dernier ou presque.

    Dernier point ; pourquoi se limiter à la musique classique ? Contrairement à une image très répandue, voir fausse, la musique classique n’est pas le seul genre musical où la qualité accoustique est un facteur ; et cela risque de minimiser la portée de cette étude.

    • viva-musica
      viva-musica répond à Lugi
      viva-musica.blogspot.com
      • Posté à 14h07 le 14/09/2009
      • Internaute 26956
        viva-musica.blogspot.com

      Le test se limitait à la musique classique car, comme son nom l’indique, Musiclassics est un site qui ne vend que du classique. CQFD.
      Selon les organisateur du test (j’étais au test aussi) la source à un rendu plus « neutre », c’est pour ça qu’elle n’est pas mis en avant pas les « testeur ».
      Je ne pense pas que la qualité des Hauts parleurs soit incriminant pour ce test. Un studio de mixage, avec des enceintes et un réglage conçu pour entendre au mieux les distorsion est plus approprié que nos petits écouteurs de tous les jours.
      A voir maintenant avec d’autres formats comme le OGG et le MPC. je doute que l’écart soit perceptible avec les formats existants.

    • Azza
      Azza répond à Lugi
      Ingénieur en informatique (...)
      • Posté à 14h36 le 14/09/2009
      • Internaute 25467
        Ingénieur en informatique (...)

      En effet, ils n’ton teste que du format proprietaire...

      Ca craint.

      Et puis 320 kb/s, c’est plus vraiment de la compression.

    • Lictor
      Lictor répond à Lugi
      informaticien
      • Posté à 15h03 le 14/09/2009
      • Internaute 68450
        informaticien

      Surtout, la musique classique est facile à compresser dans de bonnes conditions. La plupart des instruments reste dans les medium, on descend rarement dans les infra-basses et l’on monte rarement dans l’extrême aigu en musique classique. De même, le signal est souvent assez propre et musical.

      A l’inverse, dans des gens musicaux plus récents, on peut explorer l’intégralité du spectre. De plus, on peut utiliser des sons très agressifs (triangle, carrés), voire du bruit (du vrai : signal aléatoire). Ce genre de signal est beaucoup plus difficile à compresser, on a nettement plus facilement tendance à générer des artefacts très audibles...

      • Azza
        Azza répond à Lictor
        Ingénieur en informatique (...)
        • Posté à 15h06 le 14/09/2009
        • Internaute 25467
          Ingénieur en informatique (...)

        Exact. Il serait interessant de refaire le test avec Bjork

      • saintgui
        saintgui répond à Lictor
        • Posté à 15h09 le 14/09/2009
        • Internaute 16732

        Sur le spectre de la musique classique, je pense que tu y vas un peu vite quand même....

         
        • Lictor
          Lictor répond à saintgui
          informaticien
          • Posté à 15h56 le 14/09/2009
          • Internaute 68450
            informaticien

          Oui et non.

          Un piano a une gamme relativement limitée. Même chose pour un violon, une flute... Linformation de base ne couvre pas totalement les 20-20.000 Hz. Après, il y a effectivement les harmoniques, qui elles vont couvrir toute la gamme audible (et au delà). Sauf que ces harmoniques sont très bien ciblés par les algorithmes de compression : on peut sans dommage virer les harmoniques couverts complètement par les autres sons.
          De même, le signal en classique reste assez discipliné. Il y a peu d’instruments capable de produire du bruit pur.

          Par contre, en musique électronique, on pourra se lâcher. Produire du bruit est facile. Produire des sons à l’extrême du spectre aussi. Torturer le signal pour produire plus d’harmonique que de signal est un peu la base de la musique électronique....
          Au niveau compression, ça peut être très violent...

          Finalement, la musique classique a un rendu très naturel et « organique ». La musique électronique ou amplifiée va avoir un rendu plus artificiel.
          On rejoint la même problématique qu’en image : il est plus facile de compresser de manière invisible une photographie (peu de hautes fréquences, sauf bruit, artefacts noyés dans la masse des détails) qu’une bande dessinée ou une image de synthèse (très hautes fréquences un peu partout, artefacts très visibles)...

        • karlie
          karlie répond à saintgui
          Solutions Audio Embarquées
          • Posté à 15h57 le 14/09/2009
          • Internaute 90085
            Solutions Audio Embarquées

          Un peu vite
          De toutes facons tous ces algo coupent a des fréquences basses mais c’est effectivement le mp3, limité dès sa conception qui coupe le plus bas et aura donc quelques problèmes à retranscrire toute la tonalité même a ses taux de compression les moins élevés
          On a par contre aujourd’hui des algorithmes beaucoup plus intelligents qui ne jettent pas les hautes fréquences (point de départ important) et surtout qui séparent le signal en deux avant de le compresser : les basses fréquences d’un côté et les hautes d’un autre
          Avec tous ces nouveaux algorithmes, dits SBR, bien heureux celui qui arrivera a distinguer la source des compressés, surtout si l’on augmente jusqu’à 192kbps voire 320kbps

          Enfin on notera :
          1/ effectivement le test aurait du être un ABX : mais cette nouvelle formule purement subjective est intéressante aussi
          2/ un autre intérêt de la musique classique est que ce sont généralement des gens d’uns certain åge qui la préfèrent et qu’à notre âge notre oreille est bien moins bonne : quand j’ai commencé à travailler en audio numérique je faisais la différence entre 18 et 16 bits ; 12 ans plus tard le mp3 ou le PCM c’est kifkif pareil

          La vraie différence c’est la qualité de la prise et du mixage

          • Lictor
            Lictor répond à karlie
            informaticien
            • Posté à 16h32 le 14/09/2009
            • Internaute 68450
              informaticien

            En même temps, le mp3 n’est cité qu’à 320 kb/s... A ces taux, comme en VBR haut débit, le mp3 est tout de même très présentable... C’est quand on descent à 192 kb/s et en dessous qu’il devient vraiment infréquentable...
            Franchement, à 320 kb/s, je suis étonné que les gens aient entendu des différences notables. Ou alors c’est qu’ils ont tous 14 ans (ou sont des chats)... Je serais curieux de connaitre la distribution des notes : est-ce qu’on a une vraie différentiation ou est-ce que tout est dans un mouchoir de poche...

        3 autres commentaires
      • Compte supprimé le 21 janvier 2
        • Posté à 20h34 le 15/09/2009
        • Internaute 17993

        Oui mais là on se mort la queue. Comment dire que des signaux artificiels à 100% (triangles, carrés, etc...) ne sont pas rendus de façon « naturelle ». Et puis ce n’est pas vrai qu’il n’y a pas de la BF et de la HF dans le classique : le bruit de respiration d’un guitariste, le couinement de ses doigts qui glissent sur les cordes, les grincements de la chaise (sic) de Glenn Gould, tous ces « défauts », il faut les conserver (et les restituer) absolument.

    • CoolerMaster
      CoolerMaster répond à Lugi
      scientifique
      • Posté à 00h29 le 15/09/2009
      • Internaute 85955
        scientifique

      c’est marrant c’est à peu de chose près ce que je voulais dire ;)
      J’aurais bien aimé aussi un test du FLAC ou APE...
      Quand j’ai le choix entre écouter chez moi un album MP3 ou FLAC, je choisis toujours le FLAC ; non pas parce que je sais que le FLAC est supérieur au MP3, mais simplement parce que je perçois vraiment la différence : le son MP3, de 128 à 256 kbps, me semble « asphyxié », comme si chaque note était emballée sous vide ; à partir de 320 kbps il me semble que le son retrouve un peu d’air, retrouve un peu de cette puissance et de cette clarté qui caractérisent pour moi le FLAC.

      Concernant le test, il serait peut être judicieux d’avoir l’avis de spécialistes quant au matériel utilisé ; en effet la compression dans ce cas pourrait atténuer ce que nos oreilles modernes préformatées perçoivent comme une gêne ou un défaut ?

      La même chose quant au studio ou lieu d’enregistrement des morceaux testés : la compression a très bien pu « corriger » une acoustique qui n’est pas forcément excellente au départ ?

      Concernant ce dernier point, j’ai eu l’occasion d’écouter chez moi le DVD The Seldom Seen Kid Live At Abbey Road : je n’avais encore jamais entendu une telle qualité acoustique, une telle netteté : il faudrait vraiment avoir du purin dans les oreilles pour préférer un extrait de ce DVD en MP3 à 192 kbps plutôt que la version master (ici LPCM 2.0 à 1536 kbps) !
      Je suis évidemment d’accord avec le fait que le classique n’est pas le seul genre nécessitant-et permettant de profiter d’- une installation audio haute fidélité : entendre des doigts gratter une corde de guitare, saisir la moindre vibration d’un saxo ou caresser de l’oreille les rondeurs d’une percussion de batterie sont autant de plaisirs bien trop rares.

      Il est intéressant de voir le nombre de réactions suscitées par cet article ; comme beaucoup d’autres domaines, le son, sur la forme et sur le fond, relève à mon avis d’une éducation qui demanderait qu’on y passe un peu plus de temps : la création musicale est sans doute l’une des plus belles œuvres du genre humain et ça me fait mal de voir ce qui est proposé aujourd’hui au plus grand nombre ; sur ce, je retourne écouter La nouvelle star sur mon tél portable...

  • flixp
    flixp
    Aboyeur
    • Posté à 13h28 le 14/09/2009
    • Internaute 34063
      Aboyeur

    Que la source n’arrive qu’avant dernière me surprend.
    ne subirait-on pas une forme de conditionnement lié à un usage trop prononcé de l’ipod/pc etc... ?

    • Yann Guégan
      Yann Guégan répond à flixp
      Auteur(e) de l'article Avec les doigts http://bit.ly/ (...) Rue89
      • Posté à 13h30 le 14/09/2009
        éditeur
      • Journaliste 1836
        Avec les doigts http://bit.ly/ (...)

      C’est l’hypothèse que nous avons faite avec les autres blogueurs, mais selon Jean-Hugues Allard et Samer Roumieh, l’explication est plutôt à chercher du côté de la « tonalité » que chaque type de compression donne au son.

  • lmartelli
    lmartelli
    Paris
    • Posté à 13h21 le 14/09/2009
    • Internaute 38548
      Paris

    Pourquoi ne pas avoir inclus Ogg/Vorbis dans le test ?

    • Yann Guégan
      Yann Guégan répond à lmartelli
      Auteur(e) de l'article Avec les doigts http://bit.ly/ (...) Rue89
      • Posté à 13h45 le 14/09/2009
        éditeur
      • Journaliste 1836
        Avec les doigts http://bit.ly/ (...)

      L’objectif était de tester des formats utilisés par des sites de téléchargement de musique, ce qui n’est, à ma connaissance pas le cas du Ogg.

      Mais en effet, ç’aurait été intéressant de voir les résultats obtenus pas ce format libre de tous brevets.

      Lien

      • tiot
        tiot répond à Yann Guégan
        • Posté à 14h03 le 14/09/2009
        • Internaute 8777

        Un logiciel à la mode comme spotify utilise du ogg (160 kbs pour la version gratuite et 320 pour la version payante).

      • Azza
        Azza répond à Yann Guégan
        Ingénieur en informatique (...)
        • Posté à 14h38 le 14/09/2009
        • Internaute 25467
          Ingénieur en informatique (...)

        Parceque les sites de telechargement sont les obliges des marchand de format proprietaire... Ca veut bien dire ce que ca veut dire.

        Apres on s’etonne que les gens preferent se les faire tout seuls, leurs fichiers audios....

        Quand ces sites commenceront a diffuser du format libre, on pourra commencer a les prendre au serieux.

         
        • mooed
          mooed répond à Azza
          Marea Britanie
          • Posté à 15h16 le 14/09/2009
          • Internaute 53602
            Marea Britanie

          il me semble que les lecteurs de poche permettant la lecture du format Ogg sont rares. Ai je tord ?

          • Ignatus Reilly
            Ignatus Reilly répond à mooed
            Divided by zero
            • Posté à 15h34 le 14/09/2009
            • Internaute 30610
              Divided by zero

            Je veux pas faire de pub mais Archos supporte l’Ogg et le FLAC.

          • Azza
            Azza répond à mooed
            Ingénieur en informatique (...)
            • Posté à 16h18 le 14/09/2009
            • Internaute 25467
              Ingénieur en informatique (...)

            J’ai un Iriver qui le fait. Y’a aussi des Samsung....

            Mais l’ideal, c’est de changer le firmware pour un firmware libre. C’est possible avec de plus en plus d’appareils.

          • Lictor
            Lictor répond à mooed
            informaticien
            • Posté à 16h44 le 14/09/2009
            • Internaute 68450
              informaticien

            Je lis du Ogg sur mon iPhone via spotify... : p

        4 autres commentaires
  • A déménagé le 02-02-2012-2
    • Posté à 13h24 le 14/09/2009
    • Internaute 82025
      non connue

    Il en est de la musique comme de la bouffe :
    Un peu de sucre, de sel, de piment, et vous donnez à votre escalope de dinde un goût différent de son emballage. Voire meilleur.

    Les masters sont le fruit de l’équipe qui les a produit, en monitorant le son sans compression. C’est donc la référence.
    En préférer une version modifiée, fût-elle apparemment plus naturelle, c’est renoncer à l’œuvre originale.

    Dans le genre, on peut citer :
    - préférer une reproduction agrandie d’un Van Gogh. On y voit mieux les détails,
    - lire le Reader’s digest au détriment des éditions intégrales
    - entendre un prélude de Chopin ’simplifié », ou orné d’arpèges supplémentaires par Clayderman
    - etc.

    Dans un tel système de valeurs, comment Hendrix aurait-il pu percer ?
    On en arriverait à remasteriser les versions originales de Beatles, celles qui ont eu un succès planétaire. Euh... c’est déjà le cas ?

    • flixp
      • Posté à 13h34 le 14/09/2009
      • Internaute 34063
        Aboyeur

      « En préférer une version modifiée, fût-elle apparemment plus naturelle, c’est renoncer à l’œuvre originale. »

      oui mais...

      Il s’agit de la reproduction de l’oeuvre en vue de sa diffusion. L’oeuvre elle est enregistrée sur des bandes conservées bien au chaud.
      La question du format de compression viendrait donc à se demander si l’un d’entre eux ne serait pas à privilégier en vue de la diffusion de l’oeuvre.

      Donc, l’étude est finalement sans intérêt dès lors qu’elle ne se fait en comparaison de l’oeuvre originale qui n’est pas la source citée dans l’étude. Bref faudrait penser à aller écouter l’orchestre en question en vrai et dans les mêmes conditions que l’enregistrement.

      • A déménagé le 02-02-2012-2
        A déménagé le 02-02-2012-2 répond à flixp
        non connue
        • Posté à 13h54 le 14/09/2009
        • Internaute 82025
          non connue

        C’est sûr que selon l’origine de l’enregistrement (requin de studio ou live), la notion d’original diffère.
        Quand à la diffusion, elle dépend énormément des conditions de restitution. Chacun aura son feeling là-dessus.
        Ce que je crains le plus, c’est que l’on perde la possibilité d’acquérir une version la moins trafiquée possible.

         
        • flixp
          • Posté à 23h19 le 14/09/2009
          • Internaute 34063
            Aboyeur

          et sans doute ferons nous le choix de l’interface de téléchargement selon le format recherché. Ce qui multipliera les versions d’une même oeuvre musicale.

        1 autres commentaires
    • jck
      • Posté à 14h24 le 14/09/2009
      • Internaute 27688

      Le problème c’est que la plupart des gens n’ont pas d’équipement de monitoring tel qu’il y en a dans les studios. Même la bonne hi-fi déforme le son, flatte les basses et au final notre oreille n’est pas très éduquée à l’écoute transparente des « vrais » mixages.

    • Lictor
      Lictor répond à A déménagé le 02-02-2012-2
      informaticien
      • Posté à 15h08 le 14/09/2009
      • Internaute 68450
        informaticien

      Dans le même genre, on peut aussi préferer une photographie à la Tri-X, avec son grain monstrueux, à un rendu parfaitement lisse du type chambre photographique avec film à faible sensibilité...

      Dans le même genre, on peut préférer les amplis à tube, avec leur compression analogique, à des amplis réellement haute-fidélité avec leur froideur analytique.
      D’ailleurs, si Hendrix a pu percer, c’est en partie grâce à son « son », lequel était en partie constitué de distortions et d’harmoniques induits par la saturation de son système d’amplification. Donc, une coloration du son et un éloignement de la fidélité...

      Rien de choquant la dedans...

      • alberich
        alberich répond à Lictor
        fumiste
        • Posté à 15h58 le 14/09/2009
        • Internaute 84604
          fumiste

        D’accord avec vous, la recherche d’un son est une des base de la musique, non seulement de la part des interprètes mais également des facteurs d’instruments , ce n’est pas pour rien qu’il y a des noms illustres dans ce domaine.

        Quand à la fidélité de reproduction, je parlerais plus de vraisemblance du son qu’autre chose, la même note jouée par le même interprète avec le même instrument sonnant différemment suivant le lieu, l’humidité de l’air etc.

        Donc prétendre à la fidélité est une vaste escroquerie dans le mesure où on ne dispose pas du son d’origine. Tout au plus peut on souhaiter ne perturber et corrompre qu’un minimum le signal du support (disque, cd, bande ...)

    • Sethtes
      Sethtes répond à A déménagé le 02-02-2012-2
      Mega Culpa
      • Posté à 17h52 le 14/09/2009
      • Internaute 86642
        Mega Culpa

      Les masters sont-elles réellement plus proches de la réalité ? Je pense qu’il n’ y a qu’un seule version « réelle », celle en direct (et encore, certains instruments passent déjà dans un certain nombre de machines avant que le son n’en surgisse, donc...).
      Le problème avec ce genre de débat, c’est qu’il n’agit que sur une forme de subjectivité propre à chacun. Je peux trouver une oeuvre « originale » absolument affligeante et une reprise, une transformation majestueuse ! Autant que l’inverse !
      On peut comprendre ceux qui vont défendre coût que coût ce qui leur semble se rapprocher le plus de la version originale. Mais quelqu’un qui préférera augmenter les basses, les aïgus, les profondeurs aura-t-il forcément tort ? Je trouve le combat du plus « naturel » très vide.
      Ne s’agit-il pas simplement d’une histoire de goût et que, oui, on peut modifier une oeuvre originale, oui, on peut préférer un « presque », oui, on peut se poser la question de la propriété intellectuelle et artistique, oui, l’art est un ensemble d’oeuvres précises et originales mais aussi de toutes ses transformations à la manière de ou au goût de... non ?

      • A déménagé le 02-02-2012-2
        A déménagé le 02-02-2012-2 répond à Sethtes
        non connue
        • Posté à 18h30 le 14/09/2009
        • Internaute 82025
          non connue

        Oui, on peut même parler d’interactivité. Mais conservons un accès possible à l’original.

    • karl78
      • Posté à 18h12 le 14/09/2009
      • Internaute 56008

      Tout a fais d’accord, rien de mieux que le grain analogique, mais bon nous sommes dans une ère Mp3 ou tout le monde lis les fichiers sur ordi ou lecteurs portables....

      Les gens n’ont pas tous des « voix du théatre très haut rendement » chez eux, mais plutot des packs enceintes tout fait ou minichaines avec l’EQ qui tape dans le bas....

      On pourra tjs remasteriser, reéncoder etc.... Comme on peut avoir des tomates plus rouges, des légumes plus gros, qui poussent plus vite et qui murissent lentement....

      Rien ne remplacera un bon vinyl, avec un bon ampli (à Lampes :) ) et une bonne paires d’écoutes....

      • A déménagé le 02-02-2012-2
        A déménagé le 02-02-2012-2 répond à karl78
        non connue
        • Posté à 18h35 le 14/09/2009
        • Internaute 82025
          non connue

        Il faut prendre le MP3 comme un bon outil de pré-écoute, ou de pré-sélection. Pour ça, internet est génial. Notamment pour chercher un morceau de Jazz, découvrir un artiste, trouver l’album qu’il vaut mieux écouter en premier...
        Après, le débat « hi-fi d’exception » est sans limite. J’ai écouté dernièrement une paire d’enceintes (dans un auditorium), qui ne payaient pas de mine (à part le prix), et depuis je suis très frustré...

    • oomu
      • Posté à 18h43 le 14/09/2009
      • Internaute 24928

      vous avez totalement tort.

      ici il est nul question de sucre et cette histoire de tonalité est juste une excuse à 3 sous.

      La compression est un travail sérieux, qui est aussi fait par des gens qui connaissent leur métier, pour les oeuvres commerciales.

      -
      Vous n’avez JAMAIS connu l’oeuvre de référence. Ni en cd (pfouarf) ni en vinyl (hahaha).

      L’oeuvre de studio n’est pas vendable. En quoi est elle une référence d’ailleurs ? Le son est lui même retravaillé, et en concert on aura tout autre chose.

      Qu’est ce qui est vrai ? l’artiste dans votre salon ou l’artiste dans une salle de concert avec echo ? ou l’artiste dans une salle de concert via des hauts-parleurs-ampli-ingénieur son ? ou l’artiste en accoustique (quéquékidit ? jsuis trop loin) ?

      revenez sur Terre !

      La compression permet de distribuer massivement la culture avec économie tout en ayant quasiment la même qualité que l’enregistrement de base.

      C’est FINI le mp3 à 128kbps. FI-NI !

      -
      ca n’a RIEN à voir avec un résumé de roman
      RIEN à voir avec Chopin simplifié (si déjà on peut pas faire plus simple que Chopin...)

      et d’ailleurs, OUI les techniques modernes permettent de re-découvrir l’extraordinaire travail de Van Gogh !

      -
      >Dans un tel système de valeurs, comment Hendrix aurait-il pu
      >percer ?

      pareil qu’hier, avec son talent qui fait taire les aigris.

      -
      >On en arriverait à remasteriser les versions originales de
      >Beatles, celles qui ont eu un succès planétaire. Euh… c’est déjà
      >le cas ?

      et en quoi les diffusion des Beatles d’avant étaient meilleures ?

      L« Editeur les ressort, bon dieu, j’espère qu’il y a fait du travail dessus pour améliorer leur restitution au prix que c’est !

      -
      Comprenez bien que vos trucs artistiques et culturels, c’est aussi de la technique. et la technique ça s’améliore. La technique ça se travaille. et non, on s’arrêtera jamais, parce que le passé est tarte.

      -
      je ne suis absolument pas étonné de ce test.

      maintenant j’aimerais qu’on arrête de me fatiguer avec ces fadaises et qu’on me vende des enregistrements sur 96kbps, des aac 5.1 etc !

      Y a pléthore d’artistes qui peuvent profiter de beaux mixages multi-pistes

      tout comme le pcm (16b/44khz) est LOIN d’être suffisant !

      L’avènement des formats numériques permettent de bazarder ces limites.

      Pour le plaisir de CEUX qui aiment la Musique et les Artistes.

      • A déménagé le 02-02-2012-2
        A déménagé le 02-02-2012-2 répond à oomu
        non connue
        • Posté à 11h52 le 15/09/2009
        • Internaute 82025
          non connue

        Un peu de compression de votre commentaire ne lui ferait pas de mal, en effet.
        Que d’extrêmes, que de crêtes...

    • Vatin François
      • Posté à 09h42 le 15/09/2009
      • Internaute 39589
        human being

      Cet article nous dit ce qu’il a envi de dire. A commencer par ce titre « provocateur » à la libé qui induit déjà de fausses vérité.

      En connaissance de cause, je peux dire qu’un mix, qui est l’aboutissement d’une réalisation, puis un master, c’est comme de résoudre la quadrature du cercle. On essaye toujours d’être fidèle à la musique, et en même temps de tenir compte des conditions dans lesquelles les gens vont l’écouter (ex : réécouter un master sur son autoradio).

      Je pense que la compression peut posé un problème quand l’interprétation qui est faites par les algorythmes est exagérée. Du coup on peut avoir des couleurs assez flatteuses qui plaisent plus à l’oreille, mais s’éjoignent souvent de la matière première.

      Je pense qu’il n’y a pas de système parfait, mais que la technologie doit se mettre au service de la musique, et de la qualité de sa restitution.

      • A déménagé le 02-02-2012-2
        • Posté à 12h03 le 15/09/2009
        • Internaute 82025
          non connue

        Oui, on peut voir un enregistrement d’au moins deux manières :
        - comme un témoignage, presque une relique, à restituer le plus fidèlement possible
        - comme un objet de plaisir, que l’on paramètre à son goût, privilégiant le moment de la reproduction à l’œuvre originale.
        Et, bien sûr, chacun se place entre ces deux extrêmes, selon les moments, les goûts et les œuvres.

         
        • Vatin François
          • Posté à 12h23 le 15/09/2009
          • Internaute 39589
            human being

          Je ne pense pas que cela soit si extrème

          En fait c’est comme en cuisine.

          Ex : on peut apprécié de très bonne moule dans un restaurant de belle qualité,
          On peut les apprécier aussi en pleine cambrousse juste cuites sur un bbq, sans rien, nature.
          C’est le produit de base qui compte, et le plaisir qu’on a à le partagé.

          L’exagération des traitements à posteriori qui nous rapprocheraient d’une standardisation du son (surtout dans un but mercantile), ça serait l’équivalent de la malbouffe...

        1 autres commentaires
    • Héautontimorouménos
      • Posté à 20h18 le 18/09/2009
      • Internaute 86454
        Technicien

      Renoncer à l’oeuvre originale ? Absurde ! La propagation du son obéit à des règles très complexes et le simple fait d’écouter un cd sur un équipement (hi-fi, système d’enceintes) et dans une pièce différente altère la perception qu’on peut en avoir.
      Des equaliseurs et autres gadget de spatialisation essaient de proposer un moyen de rectifier ce phénomène mais personne (à moins d’assister aux séances d’enregistrement en studio) ne peut se targuer de reproduire exactement le son voulu par l’ingénieur du son.
      Et je ne parle même pas des différences entre les oreilles des uns et des autres. Avec leur histoire, leurs défaillances dans telle ou telle fréquence ou, plus simplement, notre perception (celle de notre cerveau).
      Non, écouter de la musique enregistrée électroniquement demande de pouvoir agir sur le son pour l’adapter à la situation et à nous même.

  • guerzit-
    guerzit-
    Incomprenant majeur
    • Posté à 13h37 le 14/09/2009
    • Internaute 28472
      Incomprenant majeur

    C’est comme moi finalement je préfère le surimi au crabe c’est vraiment meilleur, je vous le jure... Y’a pas photo...

    Ca en bouche un coin à tous les cons de la gastronomie, hein ?

    Bon je vais me réécouter de ce pas un bon master de Lorie, moi, histoire de me détendre... « Sur un air latinoooooôô ! ! ! »

  • kawouede
    • Posté à 13h40 le 14/09/2009
    • Internaute 27995

    On est d’accord c’est une question d’habitude le son.

    Maintenant, ceux qui ont l’habitude de se rendre à un concert (entendre les instruments ou les chanteurs en vrai), j’aimerais bien savoir ce qu’ils choisiraient dans un tel test. Je parierais pour la version non compressée... mais c’est peut-être par idéologie ?

    • oomu
      oomu répond à kawouede
      • Posté à 18h46 le 14/09/2009
      • Internaute 24928

      c’est par pure idéologie.

      Parce que dans les gens qu’ils ont pris, y a manifestement des personnes habituées aux concerts.

      Moi même j’y vais tout le temps

      et je vais vous dire un scoop : la Réalité n’a rien à voir avec une restitution aussi technologique soit telle

      et passer d’un flux haute définition non-compressé à un flux hd compressée en haute qualité, c’est pareil.

  • Contestatairieux
    Contestatairieux
    (un de ces fameux travailleurs (...)
    • Posté à 13h45 le 14/09/2009
    • Internaute 37969
      (un de ces fameux travailleurs (...)

    Je remarque avec déception l’absence des formats de compressions libres (Ogg Vorbis, Flac)... Dommage et nuisible pour leur visibilité. Et déçu que Rue89 ne s’en fasse pas l’écho.

    • Yann Guégan
      Yann Guégan répond à Contestatairieux
      Auteur(e) de l'article Avec les doigts http://bit.ly/ (...) Rue89
      • Posté à 13h53 le 14/09/2009
        éditeur
      • Journaliste 1836
        Avec les doigts http://bit.ly/ (...)

      Le Flac est un format sans perte, donc identique à la source, me précise Jean-Hugues Allard.

      Comme précisé, il s’agissait de comparer les différents formats et niveaux de compression offerts aujourd’hui par les sites de téléchargement légaux.

      Mais c’est vrai que ç’aurait pu être intéressant de voir les résultats de l’Ogg.

      Si vous êtes intéressé par le logiciel libre, j’en profite pour vous recommander chaudement le test de l’Androphone que nous avons publié ce week-end :

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