13/09/2009 à 20h09

Les blogueurs répliquent aux éditeurs de presse en Allemagne

Julien Martin | Ex-Rue89

Rue89 reproduit le « Manifeste Internet » dans lequel quinze blogueurs allemands répondent aux critiques formulées par les éditeurs de presse dans leur « Déclaration de Hambourg » sur l’insuffisante protection du droit d’auteur sur le Net.

« L’année 2009 sera la pire dans l’histoire des journaux. » Dietmar Wolff, président de l’association fédérale des quotidiens allemands, annonce la couleur dans Les Echos. Les tirages reculent (-2,48% au deuxième trimestre 2009 par rapport à la même période de 2008), après déjà une chute de la diffusion payante de 8,78% entre 2003 et 2007.

Il se vend toujours deux fois plus de quotidiens en Allemagne qu’en France (300 quotidiens pour 1000 Allemands contre 154 quotidiens pour 1000 Français), mais cela n’empêche pas la crise de la presse écrite de prospérer Outre-Rhin.

« Menace sur la production de contenus de haute qualité »

Une situation qui inquiète au point que des grands éditeurs, en plus de multiplier concentrations et restructurations, ont décidé de cibler les internautes, en publiant en juin la « Déclaration de Hambourg ». Moins de trois mois plus tard, Courrier International indique que plusieurs centaines d’éditeurs soutiennent cette initiative qui vise à réclamer une loi pour protéger davantage leurs contenus :

« Nombre de fournisseurs utilisent le travail des auteurs, éditeurs et diffuseurs sans payer. Sur le long terme, cela menace la production de contenus de haute qualité et l’existence d’un journalisme indépendant.

Pour cette raison, nous préconisons un renforcement extrêmement urgent de la protection de la propriété intellectuelle sur Internet. »

Pointés du doigt, les blogueurs allemands ont réagi le 7 septembre. Quinze d’entre eux ont lancé à leur tour un « Manifeste Internet » en 17 points. Le texte rencontre immédiatement un franc succès, puisqu’il est traduit en dix langues et publié dans le quotidien espagnol El Pais.

« L’architecture ouverte d’Internet ne peut être modifiée »

Selon eux, ce sont « les médias [qui] doivent adapter leurs méthodes de travail à la réalité technologique d’aujourd’hui plutôt que de l’ignorer ou de la remettre en cause », « l’architecture ouverte d’Internet (...) ne peut être modifiée au nom de la protection d’intérêts économiques ou politiques spéciaux qui se cachent souvent derrière un prétendu intérêt public. »

Tout en affirmant que « le droit d’auteur est un pilier de l’organisation de l’information sur Internet », ils se félicitent de « la fin de l’inaltérabilité des médias imprimés » et que sur Internet chaque citoyen puisse « organiser ses propres filtres ». Ils appellent enfin, plutôt qu’à la stigmatisation, à l’invention de « formes de refinancement journalistiquement justifiables ».

Rue89 reproduit l’intégralité du « Manifeste Internet » publié en français sur le site Owni.fr et traduit de l’allemand par le blogueur Enikao.

1. Internet est différent

Il produit des sphères publiques différentes, des termes d’échange commerciaux différents, et des compétences culturelles différentes. Les médias doivent adapter leurs méthodes de travail à la réalité technologique d’aujourd’hui plutôt que de l’ignorer ou de la remettre en cause. Il est de leur devoir de développer les meilleures formes de journalisme à partir de la technologie disponible. Ceci inclut de nouvelles méthodes et de nouvelles productions journalistiques.

2. Internet est un empire médiatique de poche

La toile bouleverse l’ordre des médias existants en transcendant leurs anciennes frontières et leurs oligopoles. La publication et la dissémination de contenus médiatiques ne sont désormais plus liés à des investissements lourds. La conscience de soi du journalisme est -heureusement- en train d’être guérie de sa fonction de gardien du temple. Tout ce qui reste, c’est la qualité journalistique par laquelle le journalisme se distingue d’une simple publication.

3. Internet est notre société.
Notre société est Internet

Pour la plupart des personnes du monde occidental, les plateformes, médias et réseaux sociaux comme Wikipedia ou Youtube, font partie du quotidien. Elles sont aussi évidentes que le téléphone ou la télévision. Si les entreprises de médias veulent continuer à exister, elles doivent comprendre la réalité des utilisateurs d’aujourd’hui et adopter leurs modes de communication. Ceci inclut des fonctions de base de la communication comme écouter et répondre, ce que l’on appelle communément dialogue.

4. La liberté d’Internet est inviolable

L’architecture ouverte d’Internet constitue la loi de base d’une société de la technologie de l’information et de la communication qui communique de manière digitale, et par conséquent du journalisme. Elle ne peut être modifiée au nom de la protection d’intérêts économiques ou politiques spéciaux qui se cachent souvent derrière un prétendu intérêt public. Quelle que soit la manière dont c’est effectué, bloquer l’accès à Internet met en péril la libre circulation de l’information et porte atteinte à notre droit fondamental à un niveau d’information auto-déterminé.

5. Internet est la victoire de l’information

Jusqu’à présent, en raison d’une technologie insuffisante, les institutions comme les médias, les centres de recherche, les organismes publics et d’autres organisations collectaient et classaient les informations du monde. Aujourd’hui, chaque citoyen peut organiser ses propres filtres pendant que les moteurs de recherche fouillent dans des monceaux d’information d’un volume jamais connu jusqu’alors. Les individus peuvent s’informer mieux que jamais auparavant.

6. Internet change et améliore le journalisme

A travers Internet, le journalisme peut remplir sont rôle socio-éducatif d’une nouvelle manière. Cela inclut la présentation de l’information comme un processus continu en mouvement permanent, la fin de l’inaltérabilité des médias imprimés est une victoire. Ceux qui veulent survivre dans ce nouveau monde d’information ont besoin d’un nouvel idéalisme, de nouvelles idées journalistiques et d’un sens du plaisir dans l’exploitation de ce nouveau potentiel.

7. Le réseau a besoin de réseautage

Les liens sont des connections. Nous nous connaissons mutuellement à travers les liens. Ceux qui ne les utilisent pas s’excluent eux-même du dialogue social. Ceci vaut également pour les sites Internet des médias traditionnels.

8. Les liens rapportent, les citations décorent

Les moteurs de recherche et les agrégateurs facilitent le journalisme de qualité : ils accroissent l’accès à des contenus remarquables et font partie intégrante de la nouvelle sphère publique en réseau. Les références à travers les liens et citations -en particulier ceux faits sans le consentement ou même la rémunération de leur auteur- rendent possible en premier lieu la culture du dialogue social interconnecté et doivent être absolument protégées.

9. Internet est le nouveau lieu du dialogue politique

La démocratie repose sur la participation et la liberté de l’information. Le transfert de la discussion politique des médias traditionnels vers Internet et l’extension de cette discussion impliquant la participation active du public sont une des nouvelles tâches des journalistes.

10. La nouvelle liberté de la presse
s’appelle liberté d’opinion

L’article 5 de la Constitution allemande n’inclut pas de droits de protection pour les professions ou les modèles économiques techniquement traditionnels. Internet efface les barrières technologiques entre l’amateur et le professionnel. C’est pourquoi le privilège de la liberté de la presse doit valoir pour toute personne qui peut contribuer à l’accomplissement des devoirs journalistiques. En terme de qualité, il ne devrait être fait aucune différence entre le journalisme payé et non payé, mais plutôt entre le bon et le mauvais journalisme.

11. Plus c’est plus.
Il n’y a jamais trop d’information

Jadis, les institutions comme l’Eglise préféraient le pouvoir plutôt que l’information des masses, elles mirent en garde contre l’irruption de flots d’informations non vérifiées quand la machine à imprimer fut inventée. Face à elles étaient les pamphlétaires, les encyclopédistes et les journalistes qui avaient prouvé que davantage d’information menait à davantage de liberté -à la fois pour l’individu et pour la société. Jusqu’à aujourd’hui, cette thèse est irréfutable.

12. La tradition n’est pas un modèle économique

On peut gagner de l’argent sur Internet avec du contenu journalistique comme le montrent de nombreux exemples. La farouche compétition sur Internet doit amener les modèles économiques à s’adapter à la structure du réseau. Personne ne devrait essayer de fuir cette nécessaire adaptation en instaurant des règlements internes érigés pour s’y soustraire. Le journalisme a besoin d’une compétition ouverte pour trouver les meilleurs solutions de refinancement sur le Net, ces solutions seront multiples. De plus, il faut du courage pour s’investir dans la mise en œuvre de ces tâches.

13. Les droits d’auteur deviennent
un devoir civique sur Internet

Le droit d’auteur est un pilier de l’organisation de l’information sur Internet. Les droits de l’auteur de décider du type et du périmètre de la diffusion de ses contenus sont également valides sur le réseau. En même temps, on ne peut abuser du droit d’auteur pour en faire un rempart visant à protéger des mécanismes d’approvisionnement obsolètes et mettre fin à de nouveaux modèles de distribution ou modèles de licence. La propriété génère des obligations.

14. Internet a plusieurs monnaies

Les services journalistiques en ligne financés par la publicité proposent du contenu en échange de l’attention que leur attribue le lecteur. Le temps disponible d’un lecteur, d’un spectateur ou d’un auditeur a une valeur. Cette corrélation a toujours été un des principes de base du financement du journalisme. D’autres formes de refinancement journalistiquement justifiables doivent être inventées et essayées.

15. Ce qui est sur le réseau reste sur le réseau

Internet élève le journalisme à un nouveau stade qualitatif. En ligne, les textes, les sons et les images ne sont plus éphémères. Ils demeurent recouvrables à volonté et deviennent ainsi une archive de l’histoire contemporaine. Le journaliste doit prendre en compte le développement de l’information, son interprétation ainsi que les erreurs, c’est à dire assumer les erreurs et les corriger en toute transparence.

16. La qualité reste le point primordial

Internet discrédite les produits homogènes de masse. N’acquiert un véritable public que ce qui est remarquable, crédible et différent. Les exigences des utilisateurs ont augmenté. Le journalisme doit les satisfaire et poursuivre fidèlement les principes qu’ils s’est régulièrement formulé.

17. Tout pour tout

Le web est une infrastructure d’échange social supérieur aux mass media du XXe siècle : en cas de doute, la « génération Wikipedia » est capable d’appréhender la crédibilité d’une source, de remonter une information à sa source, d’effectuer des recherches, de la vérifier et de l’améliorer -qu’il s’agisse d’un individu ou d’un groupe.

Les journalistes qui repoussent cela avec dédain et ne montrent aucun respect pour ces compétences ne sont pas pris au sérieux par ces utilisateurs d’Internet. A raison.

Internet permet de communiquer directement avec des personnes -qu’autrefois on appelait des lecteurs, des auditeurs et des spectateurs- et de tirer parti de leur savoir. On n’a pas besoin de journalistes qui savent déjà tout, mais de ceux qui communiquent, qui doutent et qui remettent en question.

Auteurs : Markus Beckedahl, Mercedes Bunz, Julius Endert, Johnny Haeusler, Thomas Knüwer, Sascha Lobo, Robin Meyer-Lucht, Wolfgang Michal, Stefan Niggemeier, Kathrin Passig, Janko Röttgers, Peter Schink, Mario Sixtus, Peter Stawowy, Fiete Stegers

  • 9841 visites
  • 34 réactions
Vous devez être connecté pour commenter : or inscrivez-vous
  • Iv
    Iv
    Roboticien utopiste
    • Posté à 20h26 le 13/09/2009
    • Internaute 39192
      Roboticien utopiste

    Peut être que les métier de la publication et de la création de l’information doivent devenir des métiers séparés. Les journalistes seraient alors employés par des agences de presse fournissant les contenus pour les publieurs sur format papier et électronique.

    • FabiendeMénilmontant
      FabiendeMénilmontant répond à Iv
      journaleux - blogueur
      • Posté à 22h56 le 13/09/2009
      • Internaute 14145
        journaleux - blogueur

      Agence ou presse (qui parfois -souvent même- se sert d’agence), ce qui compte est la fiabilité de l’info.

      Par exemple, le sujet publié avant-hier sur la future agence ACP :
      Lien

      que j’ai découvert par hasard la nuit dernière et où j’ai relevé une erreur historique gommant le passé de 1947 à 1990 de l’ex-ACP :
      Lien
      qui, pourtant, révéla de belles affaires…
      A titre historique, j’ai parlé du « point de détail » de Le Pen, mais il y a eu beaucoup plus important, en matière de politique internationale.

    • pierrejcallard
      pierrejcallard répond à Iv
      http://www.nouvellesociete.org
      • Posté à 01h33 le 14/09/2009
      • Internaute 3366
        http://www.nouvellesociete.org

      @ LV : OUI. Continuez ce combat. Je crois que c’est l’avenir.

      Lien

      Pierre JC Allard

    • coinpomme
      coinpomme répond à Iv
      dieu est une e-pothèse
      • Posté à 13h27 le 14/09/2009
      • Internaute 21711
        dieu est une e-pothèse

      .../...

      NON A HADOPI
      VIVE INTERNET
      VIVE LA CULTURE
      VIVE LA PRESSE

      Lien

      ...

  • tweesty
    tweesty
    Gaucher et contrarié
    • Posté à 20h29 le 13/09/2009
    • Internaute 83901
      Gaucher et contrarié

    Je ne connais pas bien la réalité de la presse allemande, mais la presse française est bien condescendante vis à vis des blogueurs et des sites d’infos sur Internet.
    Ce qui gène certains journalistes, c’est que la communication se fait maintenant dans les 2 sens et plus à sens unique comme auparavant. Les internautes citoyens peuvent donner leur opinion , compléter ou réfuter l’avis « sacré » de celui qui a sa carte de presse. Jamais autant de journaliste peu rigoureux n’ont été is en défaut ou pris en flagrant délit de connivence avec le pouvoir ou les puissances économiques que depuis l’invention des blogs.
    L’ « affaire Hortefeux » et les prises de position critiquables de Guainot et de Wolton qui considèrent le net comme « pas sérieux » montrent leur embarras.

    Le pire pour eux, c’est que c’est loin d’être fini...

    • pierrejcallard
      pierrejcallard répond à tweesty
      http://www.nouvellesociete.org
      • Posté à 08h22 le 14/09/2009
      • Internaute 3366
        http://www.nouvellesociete.org

      @ Tweesty :

      Un aspect d’un problème plus vaste. Concilier la rémunération des créateurs avec le droit des citoyens à la culture. L’État doit assumer une responsabilité en laissant une autorité au citoyen consommateur de culture.

      On se débat, on ergote, on cherche à retarder la désuétude du lucratif droit de cuissage que se sont attribués, sur la diffusion de la littérature, les journalistes ,éditeurs, agents littéraires, distributeurs, imprimeurs et autres proxenètes qui s’accaparent le plus clair de ce que la société devrait payer aux auteurs.

      Ça donne les vociférations de toute cette faune, quand Google propose de se substituer à l’État pour mener à bien la numérisation du patrimoine de l’écrit et en assurer l diffusion gratuite, une tâche essentielle que l’État ne fait pas, justement pour amadouer ces geôliers de la culture.

      Ça donne aussi Hadopi, une loi qui instrumente leur réticence pour d’autres fins encore plus inavouables, alors qu’il y a des façons plus efficaces et plus justes de rémunérer les créateurs.

      Les blogueurs doivent monter aux barricades.

      Lien

      Lien

      Pierre JC Allard

      • zompti
        zompti répond à pierrejcallard
        futur « départ volontaire »
        • Posté à 08h59 le 14/09/2009
        • Internaute 71360
          futur « départ volontaire »

        « on cherche à retarder la désuétude du lucratif droit de cuissage que se sont attribués, sur la diffusion de la littérature, les journalistes ,éditeurs, agents littéraires, distributeurs, imprimeurs et autres proxenètes qui s’accaparent le plus clair de ce que la société devrait payer aux auteurs. »

        Tout à fait d’accord. Depuis le début, l’unique argument du droit d’auteur que l’on nous rabache est faux, ce sont bien les intérêts monopolistiques des éditeurs et distributeurs qu’ils visent à protéger.
        Depuis le début on entretient la confusion entre droits d’auteurs et droit d’éditeurs, les second s’exprimant sans vergogne au nom des premiers. Confusion entretenue en propriété intellectuelle et copyright.
        Et effectivement le projet de Google semble générer tout ce beau monde, de même que les artistes qui osent diffuser directement en ligne leur musique sont montrés du doigts…

        Restent tous ces auteurs « salariés » de leurs éditeurs qui montent au créneau pour défendre ce business obsolète, là encore sous prétexte de « propriété intellectuelle ». Mais on comprend tout à fait qu’ils ne puissent mordre la main qui les nourrit !

    • Les Grands Champs
      Les Grands Champs répond à tweesty
      Retraité, le doigt là où ça (...)
      • Posté à 07h05 le 14/09/2009
      • Internaute 61722
        Retraité, le doigt là où ça (...)

      « délit de connivence avec le pouvoir »

      TOUS les pouvoirs ! !
      Même ceux d’une municipalité, qui n’a pas constaté des articles TRÈS complaisants de la part de « journalistes » ?
      Ce ne sont plus des articles, c’est de la propagande !
      Être servile à ce point... y a-t-il des « compensations ?

  • Pictulo
    • Posté à 21h36 le 13/09/2009
    • Internaute 23785

    Ce manifeste est courageux et sans complaisance, il marque le fondement d’une information auto-déterminée et multiple, ce fourmillement qui effraie tant Finkelkraut ou Olivennes, cette profusion électronique qui excite tant les participants à ces nouveaux médias.
    Être ou ne pas en être, voilà la seule question. Rester dans son bureau et pester contre internet, c’est effectivement s’exclure soi-même.
    Dans ce manifeste, remplacez les termes « médias traditionnels » par ’industriels du disque », et vous obtenez un superbe manifeste anti-Hadopi.

    • tweesty
      tweesty répond à Pictulo
      Gaucher et contrarié
      • Posté à 23h10 le 13/09/2009
      • Internaute 83901
        Gaucher et contrarié

      Et oui... Finkielkraut et autres veulent bien distiller leur savoir et leur « bien-pensance » aux oreilles et aux yeux des veaux que nous sommes mais n’accepte pas d’être remis en place par un internaute.
      Depuis qu’il y a les blogs, il tombe régulièrement de son perchoir et y retourne parfois péniblement.
      Au delà des crottes de nez qu’il peut recevoir de la part de la blogosphère, c’est à l’exercice de la démocratie qu’il est pour la première fois peut-être confronté. Sur le net, c’en est fini des journalistes complaisants qui n’osent pas contredire leur interlocuteur. C’est peutêtre ce qu’on pourrait appeler « une partouze d’idées » mais c’en est fini de la pensée unique.

      • Les Grands Champs
        Les Grands Champs répond à tweesty
        Retraité, le doigt là où ça (...)
        • Posté à 07h09 le 14/09/2009
        • Internaute 61722
          Retraité, le doigt là où ça (...)

        Que nous sommes, ne poussez pas, nous ne sommes pas tous comme ça, la preuve vous levez la tête au dessus du troupeau ET vous n’êtes pas le seul.
        La parole nous a été donné par l’intermédiaire des commentaires (et des blogs) et ça, cela en gêne plus d’un.

    • Don_Lorenjy
      Don_Lorenjy répond à Pictulo
      Ecriveur à Annecy
      • Posté à 13h57 le 14/09/2009
      • Internaute 20427
        Ecriveur à Annecy

      « Ce manifeste est courageux et sans complaisance, » Hélas non !
      Ce manifeste affirme que ce qui est, est bien, que l’avancée technologique représentée par Internet est bonne par nature.
      C’est faux. Relisez Jacques Ellul (Le bluff technologique) et notamment son analyse de l’ambivalence du progrès.

      Croire en Internet seul comme vecteur de liberté ou de qualité est une illusion. Internet, c’est ce que l’on en fait. Refuser toute réflexion sur les usages d’Internet est aussi dogmatique que l’ont été les bûchers d’hérétiques.

      Et répondre aux hégémonistes économiques par un discours hégémonique de l’Internet n’apporte rien, sinon quelques pierres à la construction de citadelles opposées.

  • LeLapin
    LeLapin
    Infopigiste
    • Posté à 21h45 le 13/09/2009
    • Internaute 31149
      Infopigiste

    « Les moteurs de recherche et les agrégateurs facilitent le journalisme de qualité ».
    Alors pourquoi Rue89 n’est-elle pas sur Google News ?

    • Julien Martin
      Julien Martin répond à LeLapin
      Auteur(e) de l'article Ex-Rue89
      • Posté à 15h04 le 14/09/2009
      • Internaute 14
        Ex-Rue89

      Rue89 est sur Google News...

  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 22h19 le 13/09/2009
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    Heureusement que le Lobbye des éleveurs de pigeon du moyen age n’avaient pas protesté lors de l’apparition des premiers combinés téléphoniques !

    ¤ Nous en serions encore au tambour et au pigeon, et pour les plus modernes, à l’estafette à cheval !

    • Di - P5

    • A déménagé le 02-02-2012-2
      • Posté à 23h08 le 13/09/2009
      • Internaute 82025
        non connue

      Espérons que ça se termine mieux pour la presse écrite...

      • Yvon le Zébulon
        Yvon le Zébulon répond à A déménagé le 02-02-2012-2
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
        • Posté à 12h46 le 14/09/2009
        • Internaute 65781
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

        Miam...slurp ! !
        C’est vrai que pour moi, c’est l’heure de passer à table.

    • Les Grands Champs
      Les Grands Champs répond à Yvon le Zébulon
      Retraité, le doigt là où ça (...)
      • Posté à 07h13 le 14/09/2009
      • Internaute 61722
        Retraité, le doigt là où ça (...)

      A cheval ?
      NON, aux coureurs à pieds ! (parole colportée par un homme, les tablettes gravés sont très lourdes)

      • Yvon le Zébulon
        Yvon le Zébulon répond à Les Grands Champs
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
        • Posté à 12h48 le 14/09/2009
        • Internaute 65781
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

        Comme Phillipidès, premier marathonien, qui est mort d’épuisement aux pieds de celui à qui il devait remettre son message...

         
        • Les Grands Champs
          Les Grands Champs répond à Yvon le Zébulon
          Retraité, le doigt là où ça (...)
          • Posté à 13h03 le 14/09/2009
          • Internaute 61722
            Retraité, le doigt là où ça (...)

          Parait-il... car ce fait n’est pas sûr du tout.
          Mais l’histoire est tellement belle, pourquoi pas.

        1 autres commentaires
    • Mr-Monsieur
      Mr-Monsieur répond à Yvon le Zébulon
      je me ressemble .
      • Posté à 09h56 le 14/09/2009
      • Internaute 65878
        je me ressemble .

      Exact ! tres bon !

  • ALLAIN JULES C@MMUNICATION
    • Posté à 22h40 le 13/09/2009
    • Internaute 18202

    Les blogueurs allemands ne sont pas allés avec le dos de la cuillère. Je les comprends, moi-même qui suis blogueur, je.....Bon, rien.

    Lien

  • babypouf
    babypouf
    quadra
    • Posté à 23h11 le 13/09/2009
    • Internaute 78831
      quadra

    Bonsoir,

    savez vous que à Hambourg il y a déjà 60 morts suite à des affrontements entre extrémistes de gauche et de droite qui durent depuis 2 jours ?

    En parlant d’hambourg, il me semble dure pour vos lecteurs de ne pas parler de ces faits.

    Peur d’une contagion en France ?

    Salutations

    • flixp
      flixp répond à babypouf
      Aboyeur
      • Posté à 23h28 le 13/09/2009
      • Internaute 34063
        Aboyeur

      pas des morts ! des arrestations !

  • A déménagé le 02-02-2012-2
    • Posté à 23h13 le 13/09/2009
    • Internaute 82025
      non connue

    C’est un peu une chronique d’une mort annoncée. Ce manifeste fait figure de sentence.
    Reste que le nerf de la guerre, à savoir le financement d’une information de qualité, n’est abordé que de manière très... idéologique.

  • funkystefffff
    funkystefffff
    écolo antipathique
    • Posté à 00h59 le 14/09/2009
    • Internaute 55257
      écolo antipathique

    « Internet est le nouveau lieu du dialogue politique », le problème, c’est que c’est presque devenu le seul : C’est sale de parler politique, on n’en parle pas en public « c’est ringard », on n’en parle pas en famille « ça fâche »,... les « architectes » de nos vies sociales font bien en sorte que les échanges restent restreints, le partage d’informations réduit aux gros titres des gratuits, la convivialité est un luxe, la générosité une hérésie, les convictions sont perçues comme une forme d’extrémisme.

    Tout lisser, tout policer, tout se vaut et rien n’est grave tant que tu CONSOMMES ! ! !

    ... et n’oublie pas de cliquer sur la pub en haut à droite !

  • a déménagé le 30 août 2010
    a déménagé le 30 août 2010
    commentjecomprendspas
    • Posté à 01h46 le 14/09/2009
    • Internaute 65511
      commentjecomprendspas

    le manifeste de la bétise...

    bien sur on peut piller les journalistes comme on veut et il n’y a jamais trop d’info...ça les arrange tellement
    Qu’ils la fassent leur info alors au lieu de pomper des infos sans absolumment savoir de quoi ils parlent.La plupart des blogues sont de la pure daube reprenant à tout va des articles trouvés ici et là se servant comme si de rien et n’apportant rien à l’info.et parfois propaguant de simples rumeurs
    Le niveau est tellement bas qu’il n’y qu’une chose à dire : Une législation et vite !

    A part ça, bien sur qu’il y a de bon sites originaux, mais à ce que je sache ceux là ne sont pas du tout attaqués ! ?

  • Anomie
    Anomie
    Vivant
    • Posté à 03h35 le 14/09/2009
    • Internaute 84361
      Vivant

    Les complots ont le vent en poupe !

    Lienenvoyé par Lien

  • maxmtl
    maxmtl
    Consultant
    • Posté à 07h35 le 14/09/2009
    • Internaute 51961
      Consultant

    La lutte des géants de l’information se mondialise inévitablement pour contrôller l’information sur Internet. Les journaux papier perdent du terrain et l’Internet rend accessible une information variée sur un même sujet, souvent gratuite. Après la sortie de Rupper Murdoch en Amérique du Nord contre la gratuité des sites d’information, les empires de la communication européens emboitent le pas. Au delà des intérêts financiers, le désir de gérer l’information diffusée est l’enjeu véritable du débat. Le cyberespace devient le noeud de la guerre. Qu’on l’admette ou non, l’état semble vouloir se ranger du coté des entreprises d’information pour leur faciliter une prise de contrôle sur le web. Rien d’étonnant à cela avec tout le copinage que l’on connait entre les officines du pouvoir politique et celui du pouvoir économique. Espérons que les internautes sauront livrer une lutte acharnée contre cette tentative d’appropriation du médium citoyen qu’est la toile par des entreprises qui ne cherchent qu’à augmenter leur profit et gérer le type d’information diffusée.

    • mauser
      mauser répond à maxmtl
      • Posté à 11h32 le 14/09/2009
      • Internaute 4683

      Normal posséder c’est controler

    • mauser
      mauser répond à maxmtl
      • Posté à 11h52 le 14/09/2009
      • Internaute 4683

      Ne vous inquiétez pas si jamais les « princes » possèdent un éclair de lucidité. La réplique est simple il vont se servir des éclats de diamants du net.
      Ils achèteront nos compétences avec un espoir de devenir pigiste ou en tablant sur nos indignations. Tous nous avons des jardins secrets ou une profession qui nous met largement au dessus de certaines manipulations Mais nous ne pouvons toutes les voire victime des terrains minés.
      Je reconnais que dans certains de mes domaines je réagis sans savoir à qui cella profite et je crois que nous sommes tous dans ce cas . Un conseil que je vais essayer de tenir pas de réplique sauf en politique mais sans argument technique avant le J+1 . Ils devront payer pour voir et ça cella les agaces

  • Jacques Bolo
    Jacques Bolo
    Auteur-Editeur-Libraire
    • Posté à 11h30 le 14/09/2009
    • Internaute 37329
      Auteur-Editeur-Libraire

    Ce manifeste est médiocre, ce sont des platitudes qui ne répondent pas à la situation actuelle (le niveau baisse en Allemagne !). La question du droit d’auteur est sérieuse. Ce n’est pas parce que la presse traditionnelle a tendance à se replier sur ses acquis que dire n’importe quoi est une bonne analyse.

    Je crois avoir fait mieux sur le sujet :
    Lien
    Lien
    Lien
    Lien

    • Yfig
      Yfig répond à Jacques Bolo
      Poète sans illusions j'écris (...)
      • Posté à 11h46 le 15/09/2009
      • Internaute 41364
        Poète sans illusions j'écris (...)

      Bravo camarade !

      tu veux pas éditer mes mirlitons ?

      Lien

  • Yfig
    Yfig
    Poète sans illusions j'écris (...)
    • Posté à 11h43 le 15/09/2009
    • Internaute 41364
      Poète sans illusions j'écris (...)

    18 - sur internet on peut draguer. : -)