Pays-Bas : les coffee shops bientôt réservés aux membres ?

Préparation de joints préroulés dans un coffee shp du Sud des Pays-bas, à Bergen op Zoom, le 19 novembre (Jerry Lampen/Reuters)
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Les ministres de la Justice, de l’Intérieur et de la Santé écrivent que la réduction du tourisme de la drogue et du nombre de coffee shops aiderait à faire baisser la criminalité et les nuisances diverses qui y sont associées.
Les coffee shops proches de la frontière, en particulier, sont inondés de fumeurs de cannabis venant des pays voisins, dont les politiques en la matière sont plus répressives. Ces « hordes » de touristes ont conduit à des plaintes des voisins concernant aussi bien les embouteillages engendrés, que le fait de voir des gens pisser dans la rue ou dealer.
Autre source de criminalité liée à l’activité des coffee shops : l’inconsistance de la politique néerlandaise, qui autorise la vente et la détention de petites quantités de cannabis mais qui interdit d’en planter pour alimenter ces boutiques.
Alors que le gouvernement devait rendre publiques cet automne ses conclusions pour un changement de politique concernant les coffee shops, la lettre de mardi est une indication claire quant à ses intentions.
Une discrimination basée sur la nationalité étant contraire aux règles de l’Union européenne, le gouvernement pourrait demander d’être en possession d’une carte bancaire néerlandaise pour pouvoir acheter dans un coffee.
Toujours selon cette lettre, les ministres seraient prêts à laisser les coffees à conserver de plus importantes quantités de cannabis. Actuellement, ils ne peuvent stocker que 500 grammes. Résultat, des coursiers parcourent sans cesse les cités néerlandaises avec du cannabis pour les réapprovisionner.
Les trois partis qui forment la coalition gouvernementale conservatrice sont en désaccord sur la politique des drogues. Les chrétiens-démocrates et leurs alliés veulent démanteler les coffee shops, mais le Parti travailliste veut les maintenir. Une politique plus restrictive mais qui permettrait de faire perdurer le système est donc probable dans un futur proche.
► Traduit de l’américain par Arnaud Aubron
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Photo : préparation de joints préroulés dans un coffee shop du Sud des Pays-Bas, à Bergen op Zoom, le 19 novembre (Jerry Lampen/Reuters)
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Gabriel Nadeau-Dubois, talentueux porte-parole des étudiants québécois 








Neant
Neant
Autre solution : depénaliser ou légaliser dans les pays voisins. Plus de touristes qui viennent faire pipi, et moins de gens dans nos prisons. Elle serait pas belle la vie ?




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