Comment le Parti pirate français s'est fait pirater
Mercredi, le Parti pirate français annonçait sa dissolution, fermant son site et son groupe Facebook. Dernier venu dans l’opposition à la loi Hadopi, il avait été mal accueilli par les opposants « historiques » au contrôle du Web. Surprise : ce jeudi, il annonce avoir été en fait victime de piratage.
Le mail avait été adressé mercredi à 11h57 aux médias, depuis l’adresse habituelle du Parti pirate français. Son créateur, Rémy Ceresiani, un étudiant de Sciences-Po, annonçait quitter la scène au profit d’une organisation plus ancienne, le Parti pirate tout court.
Comme l’annonçait le mail, le site du Parti pirate français était fermé et son groupe Facebook appelait à rejoindre l’organisation « historique ». Et comme d’autres médias, Eco89 est tombé dans le panneau, après avoir laissé plusieurs messages à Rémy Ceresiani.
Joint ce jeudi, l’étudiant explique :
« Hier vers 13h00, j’ai essayé d’accéder à notre compte mail : impossible, les mots de passe avaient été changés. Impossible également d’accéder à notre site et à notre groupe Facebook. »
« On avait été menacé »
Rémy Ceresiani affirme ignorer d’où provient l’attaque, mais explique que son Parti avait « été menacé » :
« Depuis une semaine, on avait reçu trois mails anonymes avec des “slides” de pages de notre site, qui n’étaient normalement pas accessibles aux internautes, et avec des messages comme : “Faites attention si vous continuez à faire ce que vous faites.” »
Rémy Ceresiani assure que le compte PayPal destiné à recueillir les contributions des adhérents n’a pas été touché, car il avait été enregistré avec une autre adresse mail. Selon lui, le Parti pirate français compte à ce jour 58 adhérents et a récolté ainsi près de 700 euros.
Le piratage aurait pris fin dans la nuit :
« A 4h00 du matin, ils nous ont tout rendu. La question du compte mail permettant de récupérer le mot de passe avait été changée. C’était devenu : “Quel jour le PPF s’est-il fait pirater son parti ?” »
Photo : « Pirate Down » (r3v || cls/Flickr).
- Sur Rue89Les « historiques » ont eu la peau du Parti pirate français
- Sur Rue89Maxime Rouquet, un pirate de 23 ans à l'abordage de l'Assemblée
- Sur partipirate.orgLe site du Parti pirate
- Sur partipiratefrancais.frLe site du Parti pirate français
- 11763 visites
- 24 réactions















22








dev 3D
dev 3D
Et puis c’est pas vraiment un parti de Pirates, dans le sens Hacker ou (groupe) Pirate du terme, mais un parti des mecs qui sont pour une autre économie sur Internet (donc des économistes « jeunes » qui sont techniquement des quiches, mais pas suffisamment pour comprendre où va le monde).
Donc forcément soit des vrais Hackers ont eu envie de s’amuser, mais comme généralement ils signent leur Hack pour se la péter au sein de la Scene française, il reste la possibilité qu’une major n’ait pas hésité à avoir un comportement illégal, ce qui me parait beaucoup plus crédible.
Ce serait vachement drôle qu’on apprenne que les derniers IPs s’étant connectés au serveur mail de l’hébergeur sous leur compte proviennent d’une plage IP d’une major.
Au bout d’un moment on finit par les connaitre par cœur nos tites majors.




Partager