Les Beatles sur le Web, c'est toujours pas pour aujourd'hui
« Number 9, number 9... » : les fans des Beatles cherchent encore le sens de ces paroles sur l’album blanc. Joueurs, les ayant-droit du groupe avaient choisi le 09/09/09 pour sortir ses CD remasterisés et son jeu vidéo. Mais ce que les internautes attendaient de neuf, c’était de pouvoir télécharger les Beatles sans risquer la prison : encore raté. Ce groupe révolutionnaire serait-il en fait réactionnaire ?
Pourtant, cette fois-ci, la rumeur était particulièrement insistante. Car ce 9 septembre, Apple devait justement présenter lors d’une conférence ses dernières innovations musicales. Et malgré le mystère entourant l’événement, les fans en étaient persuadés : cette fois-ci, les Beatles allaient débarquer sur iTunes.
Beatles-AC/DC, même combat ?
Dès mardi, la maison de disques des Beatles a mis fin au suspense. Le président d’EMI en charge des catalogues démentait dans le Financial Times :
« Les discussions entre Apple et EMI sont en cours et nous attendons avec impatience le jour où nous pourrons rendre la musique disponible en ligne. Mais ce ne sera pas demain. »
Ces fameuses « discussions » durent pourtant depuis la création d’iTunes. Mais c’est peut-être le dernier titre de gloire des Beatles : être un des seuls groupes à ne pas vendre sa musique en ligne.
Parmi ces groupes, on retrouve aussi AC/DC. Là, il n’est même pas question de « discussions » avec Apple. Le refus est catégorique. Pas question de laisser les internautes mutiler les disques en téléchargeant une ou deux chansons, expliquait Angus Young au Daily Telegraph :
« On ne fait pas des singles, on fait des albums. On s’efforce d’assembler les chansons de manière cohérente sur nos albums. »
Dépénaliser le piratage des Beatles
L’art n’explique pas tout. Angus Young avançait un autre argument : lorsqu’on écoule encore des millions de CD de son « back catalogue », inutile de proposer des MP3. Un discours longtemps tenu par Led Zeppelin, qui a finalement rejoint iTunes en 2007.
Paul McCartney assure dans The Observer que tout est de la faute d’EMI : la maison de disques craindrait le piratage. Pourtant, sans iTunes, les éditions remasterisées sont déjà disponibles sur les réseaux pirates, comme le note le site de Wired.
Les Beatles et les héritiers ne sont pas forcément désintéressés. Selon The Observer, le fils de George Harrison jugerait les prix pratiqués sur iTunes insuffisants. Pourtant, Apple a revu ses tarifs : les plus grands succès peuvent être vendus 1,29 euro plutôt que 0,99 euro.
Les Beatles laissent donc une alternative simple aux internautes français : revenir au CD ou risquer d’être sanctionnés par la loi Hadopi, qui sera définitivement votée le 15 septembre.
Pendant les débats sur ce texte, le député Jean Dionis du Séjour avait d’ailleurs proposé un « amendement Beatles » : les groupes introuvables légalement sur le web ne seraient pas protégés par l’Hadopi. Un amendement rejeté mais qui reste d’actualité.
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On touche du doigt le bien fondé de l’Hadopi :
Le paiement de la musique va permettre aux auteurs que sont les Beatles de continuer à produire leurs belles chansons. Autrement, si on les piratait, ils seraient obligés d’arrêter et le groupe se séparerait !
Heureusement le fils de Georges Harrison veille au grain. Ce charmant jeune homme, grand compositeur et interprète devant l’Éternel, touche-t-il le produit de la sueur de son père ?
Je croyais que les droits sur les Beatles avaient été vendus et revendus. Cela s’achète et se vend comme une action du CAC40 ou une option sur les subprimes.
Ah ! L’art financier, que c’est Beau !




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