10/09/2009 à 11h50

Grands consommateurs de porno, les gays inspirés par le X

Têtu"
Luc Biecq | Tetu.com


La star du porno Michael Lucas lors d’un show dans une boite de nuit de Tel Aviv (Eliana Aponte/Reuters)

Fini le temps du plaisir solitaire ! Pour fêter les trente ans d’existence de sa maison de production, Marc Dorcel, producteur légendaire, a fait réaliser une enquête par l’institut de sondage Ifop.

Résultat : près de neuf Français sur dix (89%), tous sexes confondus, disent avoir déjà visualisé un porno. Cette proportion monte à 43% chez les hommes de moins de 35 ans qui en regardent au moins un par mois. 11% des hommes avouent même en avoir déjà vu un sur leur lieu de travail. Le goût du porno n’est pas lié à une solitude sexuelle quelconque, puisque, d’après cette étude, ceux qui font le plus l’amour sont aussi ceux qui matent le plus de porno.

100% des homosexuels ont déjà visionné un film X

Plus réceptifs, plus consommateurs, les homosexuels (majoritairement masculins dans l’étude Dorcel-Ifop) sont fans de porno : 100% des homos disent avoir déjà visionné un film X. Dans le lot, 30% regardent un porno au moins une fois par semaine et 5% au moins une fois par jour !

Mais attention, vous êtes nombreux à estimer qu’il a une fonction d’enrichissement derrière tout cela. Plus de la moitié (51%) des gays disent ainsi que le X incite à tester de nouvelles pratiques sexuelles (contre 30% pour les hétéros).

Le visionnage version gay permet aussi de parler davantage de sexualité avec son partenaire (pour 50% des homos contre 34% des hétéros) et de nourrir les fantasmes (49% contre 33%). Le seul chiffre où les gays et les hétéros affichent un résultat commun, c’est l’excitation : 38% trouvent que le X stimule le désir.

« Le préservatif ne fait pas fuir les téléspectateurs »

Côté stratégique, Grégory Dorcel, directeur général du groupe du même nom, garantit la poursuite d’une production 100% safe :

« Le préservatif ne fait pas fuir les téléspectateurs, déclare-t-il. La protection, pour nous, est normale et banale, notre succès le prouve. »

La croissance du groupe (+144 % ces cinq dernières années) montre qu’un bel orgasme joliment filmé continue à captiver. Amis érotomanes, réjouissons-nous !

L’étude a été menée auprès de 1016 personnes du 30 juin au 2 juillet 2009, réalisée par des questionnaires dits « auto-administrés » : les répondants ont répondu sur Internet et non à un enquêteur téléphonique.

En partenariat avec Têtu

Publié initialement sur
Têtu
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  • Pierrrrre
    Pierrrrre
    → → → → → → → le marché autant (...)
    • Posté à 11h58 le 10/09/2009
    • Internaute 23078
      → → → → → → → le marché autant (...)

    Beurk

    • A déménagé le 6-2
      • Posté à 12h00 le 10/09/2009
      • Internaute 24833

      faut vivre, mon pierrot, profiter de la vie, elle est si courte !

    • Charles Mouloud
      Charles Mouloud répond à Pierrrrre
      Bras gauche de la Vénus de (...)
      • Posté à 15h36 le 10/09/2009
      • Internaute 12542
        Bras gauche de la Vénus de (...)

      Ce n’est pas sale , Pierrrrounet, c’est juste ton corps qui change !

    • pierre476
      pierre476 répond à Pierrrrre
      Bloggeur
      • Posté à 20h17 le 10/09/2009
      • Internaute 88364
        Bloggeur

      Cher Pierrrrre,

      Si c’est les images qui te gêne, vient sur mon blog il n’y a que du texte et c’est pas du cinéma !

      Bises
      Pierre476
      Lien

      • zazachavez
        zazachavez répond à pierre476
        • Posté à 20h42 le 10/09/2009
        • Internaute 83209

        pierrrrreS qui roulent n’amassent pas mousse
         : -)

  • Chabouline
    Chabouline
    En fusion
    • Posté à 13h46 le 10/09/2009
    • Internaute 41624
      En fusion

    Et jean-Pierre Dorcel prend son pied dans la chaussette !

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 12h29 le 10/09/2009
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    Apprendre par le porno... Heu... c’est que tout le monde mate une collection dont j’ai jamais entendu parler alors...
    Parce qu’un film de cul c’est une pipe, des pénétrations sous divers angles qui finissent par tourner en boucle, et ensuite un crépissage de visage.

    Le porno pour les hommes mariés, ça me fait toujours autant rigoler. Ambiance bobonne a mal à la tête, je compense comme je peux... Dommage, fallait être libertin, au moins les jours d’amour fériés (© Renaud) on peut trainer en boite pour lever de la tchotche. Et surtout ça permet de varier, on peut pas vivre en bouffant des nouilles tous les jours...

    En plus ça fait un peu hypocrite : si c’est pas pour s’exciter, ça sert à quoi de mater un film de cul ?
    A se cultiver ? Mort de rire...
    A nourrir ses fantasmes ? Les films de pas cul aussi (surtout les français : D) et les bouquins encore plus qu’un film de cul (et je parle même pas des romans de cul qu’on voit dans Cacarama)

    Le but premier d’un film de cul, c’est de servir de stimulus. Suffit de superposer le mix image/son sur ses propres souvenirs, et ça part au quart de tour.
    L’idéal pour assurer une purge hygiénique afin d’assurer sa stabilité hormonale pour mieux gérer les situations sociales complexes (exemple : ne pas se baver dessus en matant sa cliente...)

    Par contre, je flippe carrément quand je pense au mec qui mate du cul au boulot. Savoir qu’un mec derrière moi est en train de s’astiquer le gland, même si c’est juste par la pensée, je supporterai pas. Déjà qu’on doit supporter les petits chienchiens qui rêvent de se frotter contre la jambe de leurs collègues... No zob in job, c’est une règle d’or.

    • A déménagé le 13-10-2012 2
      A déménagé le 13-10-2012 2 répond à Keldan
      non connue
      • Posté à 17h07 le 10/09/2009
      • Internaute 85164
        non connue

      Ha vous étiez un des neufs mecs qui étaient avec moi l’autre jour ! ! ! ! : -)))

    • Lictor
      Lictor répond à Keldan
      informaticien
      • Posté à 16h08 le 10/09/2009
      • Internaute 68450
        informaticien

      Ah si si, on peut apprendre des trucs en regardant du porno... Par exemple, il y a plein de pratiques qui avant étaient soit minoritaires soit tabous qui ont été popularisées grâce au porno, notamment la félation et la sodomie...

      De même, le porno m’a donné le goût de la fessée, ce que ma compagne apprécie particulièrement...

      Après, il vaut évidemment mieux ne pas se limiter aux machins diffusés sur Canal+. Mais actuellement, je ne regarde quasiment plus que du porno réalisé ou produit par des femmes (dont Belladonna), du porno queer ou lesbien (du vrai, pas du Marc Dorcell). Et un peu de porno gay pour étendre mes horizons. C’est nettement plus excitant, ça a effectivement une dimension éducative, voire ça peut amener à se poser des questions (notamment le SM)...

      • Keldan
        Keldan répond à Lictor
        Now future & karpe diem
        • Posté à 18h03 le 10/09/2009
        • Internaute 5164
          Now future & karpe diem

        C’est vrai que j’ai un peu oublié que certains, enfin même beaucoup, pour diverses raisons philosophiques ont au final connu peu de partenaires avant le mariage et encore moins après...

        Et accessoirement, dans ma jeunesse j’avais un accès quasiment nul à la pornographie (pas de Canal+, pas d’Internet, pas de vidéo club), au mieux j’ai du parcourir un Playboy dans un dortoir avant d’avoir coucher pour la première fois avec une gonzesse.
        Du coup ça doit limiter l’influence que le porno a sur mes fantasmes.

        Le fait aussi de vivre assez activement les nuits parisiennes doit pas mal aider, après tout je me suis poser la question de mon homosexualité seulement après avoir couché avec un mec. D’un certain côté, ça limite les hésitations (l’autre côté ayant été l’extasy : D)

  • dahubahu
    dahubahu
    ouvrier
    • Posté à 12h40 le 10/09/2009
    • Internaute 67571
      ouvrier

    vive l industrie du porno ! ! ! ! ! toujours marginalisé sur les chaines télévisuelles publiques , pourtant c est éducatif

    • Vatin François
      Vatin François répond à dahubahu
      human being
      • Posté à 15h50 le 10/09/2009
      • Internaute 39589
        human being

      Je ne suis pas contre, sauf qu’en général ces films manquent vraiment d’imagination et sont plutôt mysogines.
      Et surtout, j’ai toujours la crainte que ce milieu touche de près la mafia et autres grand banditisme....

      • Lictor
        Lictor répond à Vatin François
        informaticien
        • Posté à 16h12 le 10/09/2009
        • Internaute 68450
          informaticien

        Il faut juste choisir quels pornos tu regardes...

        Pour la mysoginie, je n’ai jamais trouvé le porno particulièrement mysogine : l’homme y est souvent nettement plus objectifié que la femme. Mais bon, il y a maintenant une foule de femmes qui ont pris en main le porno, qui produisent et qui réalisent. Largement de quoi ne plus voir aucun film réalisé par un mec si ça te dérange. Par contre, c’est souvent nettement plus hard (voire crad) que le porno Canal+. C’est réalisé par des femmes, pas par des bonnes soeurs asexuées...
        Tant qu’à faire, tu peux même regarder du porno queer ou lesbien, ça commence à se trouver plus facilement, et c’est à la fois pareil et subtilement différent du traditionnel...

        Pour ce qui est de la mafia, là encore, regarder des pornos produit par d’anciennes actrices reste tout de même une garantie d’une certaine éthique... De plus, la plupart ont des forums de discussions, on peut assez rapidement y voir l’ambiance (et discuter avec les actrices), c’est rassurant...

         
        • Vatin François
          Vatin François répond à Lictor
          human being
          • Posté à 21h14 le 10/09/2009
          • Internaute 39589
            human being

          Merci me voilà rassuré !
          Ce qui est curieux c’est de voir arriver le porno petit à petit dans le cinéma « normal ». C’est très interessant car le cinéma parle de la vie, et le sex en fait partie...

        1 autres commentaires
  • Francois Toulouse
    • Posté à 12h46 le 10/09/2009
    • Internaute 8648

    Bof, ce n’est rien qu’un coup de com.
    Sondages bidons... Comment croire à une stupidité pareille : « 100% des homos disent avoir déjà visionné un film X. »

    Et les médias qui relayent ça sont complices.

    Les sondages dans les médias ne sont pas faits pour sonder l’opinion, mais pour l’influencer.

    Et le rôle d’un média serait de décrypter, d’expliquer les coups de com.

    • FabiendeMénilmontant
      FabiendeMénilmontant répond à Francois Toulouse
      journaleux - blogueur
      • Posté à 13h21 le 10/09/2009
      • Internaute 14145
        journaleux - blogueur

      c’est commandé par une société de production, pour ses trente ans… clair !
      La note de synthèse :
      Lien
      est estampillée du logo…

    • Camille
      Camille répond à Francois Toulouse
      Mauvais genre
      • Posté à 14h00 le 10/09/2009
      • Internaute 48427
        Mauvais genre

      Je suis plutôt d’accord avec vous (sur le fait que les médias -nous en l’occurence- pourraient decrypter le sondage), on le fait de temps en temps d’ailleurs sur Rue69 avec la complicité du Dr Panel que je solliciterai bien pour l’occasion...

      Ici c’est l’info à 3 voix donc si vous avez envie de participer, si vous avez un témoignage (des copains homos qui n’ont jamais vu un film porno, pourquoi comment), une réflexion, un décryptage à proposer, (si c’est pour dire que Dorcel se fait de la pub pour ses 30 ans, c’est pas un scoop me semble-t-il) ça peut être ici par témoignage ou par mail camille [at] rue89.com

    • JadotA
      JadotA répond à Francois Toulouse
      stable
      • Posté à 14h00 le 10/09/2009
      • Internaute 76382
        stable

      Le sondage a été fait par internet.
      Alors déjà ça aide.
      Lieu propice, public ciblé, non-représentatif.
      Donc 100% une fois, ça ne m’étonne pas.
      Mais si c’était 0% jamais, là, oui je mettrais en doute le chiffre et l’honnêteté.

    • JadotA
      JadotA répond à Francois Toulouse
      stable
      • Posté à 14h03 le 10/09/2009
      • Internaute 76382
        stable

      Le sondage a été fait par internet.
      Alors déjà ça aide.
      Lieu propice, public ciblé, non-représentatif.
      Donc 100% une fois, ça ne m’étonne pas.
      Mais si c’était 0% jamais, là, oui je mettrais en doute le chiffre et l’honnêteté.

      • A.A.A
        A.A.A répond à JadotA
        • Posté à 15h53 le 10/09/2009
        • Internaute 23227

        Le point essentiel de la méthodologie est que les sondés ont choisis de répondre au sondage. Ce sont donc des gens qui étaient à priori réceptifs à la question du porno.

        Ce sondage n’a donc aucune représentativité (d’ou les chiffres un peu étonnant sur l’absence de jugement moral sur le X). Il ne fait que donner des proportions qui sont intéressantes en soi mais qui ne méritent aucunement l’avalanche de titres sur le X décomplexé dont nous a inondé la presse du jour.

        Je pense qu’il serait important que les journalistes prennent conscience qu’ils se font manipuler en permanence par ce genre de sondage. Marc Dorcel se fait de la pub à très peu de frais. Il savait que les journaux sont friand de ce genre d’infos et qu’ils allaient se jeter sur ses chiffres.

        Donc, je crois, qu’il serait nécessaire que chaque article qui commente un sondage en face en même temps la critique méthodologique. Ce n’est pas très compliqué et c’est indispensable pour un débat qui ne soit pas biaisé.

  • rodikol
    rodikol
    dindon de la force
    • Posté à 12h49 le 10/09/2009
    • Internaute 89098
      dindon de la force

    Show her the shower :

    Tu es mon Egérie, ma Muse, ma Princesse
    J’aimerais tant pouvoir te caresser les...tresses,
    Jouer de tes cheveux, les sentir, les toucher,
    Enfoncer mon...regard dans tes yeux noirs de jais

    Mais je ne suis qu’un Pion sur ton Grand Echiquier
    Et tu peux m’éconduire d’un ton fort Cavalier
    Ta Reine et ses aTours auraient raison d’un Roi...
    Un roitelet tout Fou est à j’nous devant Toi

    Oui la vie est un jeu, mais je n’ai plus de cartes
    Es-tu trop bien pour moi, ne suis-je pas assez Smart ?
    Bloody Mary poivrée, ça n’a rien d’impossible

    Car un Arthur Miller, un Poe, un Bukowski
    T’admirent tour à tour et tour à tour s’écrient
    Buvons la haut et court ! C’est notre cœur de cible ; -)

  • manusan
    • Posté à 13h07 le 10/09/2009
    • Internaute 40431

    le sondage a juste oublié les femmes, lesbiennes et hétéro.

    • FabiendeMénilmontant
      FabiendeMénilmontant répond à manusan
      journaleux - blogueur
      • Posté à 13h18 le 10/09/2009
      • Internaute 14145
        journaleux - blogueur

      Le sondage n’a pas oublié les femmes, qui ont des réactions proches de celles des hommes :
      Lien
      (lire la page 24)
      Cette note de synthèse :
      Lien
      indique que 83% des femmes ont déjà vu un film, dont 41% dans son intégralité.

      C’est juste que le sujet est traité par Têtu, dont le lectorat est homo.

    • Camille
      Camille répond à manusan
      Mauvais genre
      • Posté à 15h16 le 10/09/2009
      • Internaute 48427
        Mauvais genre

      Non, le sondage est plus large que ça... c’est surtout que l’article a été écrit par « Têtu » et qu’ils ont naturellement axé le sujet sur l’homosexualité masculine...

      Têtu avait aussi fait un article sur le porno pour les femmes homosexuelles (article nominé pour les 1 an de Rue69)

  • Krevette_Bleue
    Krevette_Bleue
    Toulouse
    • Posté à 13h35 le 10/09/2009
    • Internaute 58873
      Toulouse

    Les sondages dans les médias ne sont pas faits pour sonder l’opinion, mais pour l’influencer.

    100 % d’accord et déçue que Rue 89 n’apporte pas ce recul, heureusement que les commentaires viennent compenser un manque de recul de + en + fréquent, me semble-t-il.

    Mais revenons au thème :

    L’éducation sexuelle par le porno est le symptôme d’une démission toujours réelle des parents !

    Ca me rends folle qu’une copine quadra mère d’un ado limite son éducation à poser des préservatifs dans la chambre de son fils en me disant qu’avec Internet, il sait déjà tout ! !

    J’ai regardé mon premier film à l’adolescence comme beaucoup de gens mais j’avais la chance d’avoir des parents avec lesquels le dialogue sur la sexualité était possible et j’ai donc su faire la part des choses entre la sexualité fantasmée par les hommes et mes désirs de jeunes femmes.

    J’ainsi été en capacité de refuser des demandes prématurées ou manquant de tact, prendre de l’expérience en refusant les pressions.

    La sexualité s’apprend, connaissance de soit, connaissance de l’autre.

    Dorcel met en avant son action citoyenne en imposant les préservatifs dans ses films !

    Bravo mais à quand le film avec de vrais préliminaires ?
    Ces préliminaires si indispensables au plaisir féminins...

    • guerzit-
      guerzit- répond à Krevette_Bleue
      Incomprenant majeur
      • Posté à 13h46 le 10/09/2009
      • Internaute 28472
        Incomprenant majeur

      « Bravo mais à quand le film avec de vrais préliminaires ? “

      Un préliminaire dans le porno s’appelle un fist fucking... C’est pas si indispensable à bien regarder...

    • Lictor
      Lictor répond à Krevette_Bleue
      informaticien
      • Posté à 16h20 le 10/09/2009
      • Internaute 68450
        informaticien

      Ce n’est pas non plus aux parents de faire 100% de l’éducation des enfants... Je suis assez proche de ma mère et j’ai toujours été assez libre sur les discussions avec elles, mais elle aurait tout de même été déplacée de venir m’expliquer par le détail comment faire un cunni ou pratiquer une sodomie... L’éducation sexuelle, c’est aussi l’apprentissage de l’intimité et son respect par les parents...

      Il ne faut pas tout mélanger : les parents et le porno apportent tous les deux une éducation sexuelle, mais ça n’est pas du tout la même et l’un ne remplace pas l’autre...

      Quant aux préliminaires, il y en a dans le porno. Par exemple, le porno SM peut-être considéré comme étant constitué en quasi-totalité de préliminaires, la pénétration restant facultative. On en trouve également dans le fétichisme - voir par exemple le dernier Belladonna essentiellement consacré aux pieds. Plus mainstream, on a maintenant un usage assez fréquent des sex toys - même si Canal+ censure pas mal à ce niveau là...
      Et des préliminaires, ça n’a pas forcément à être éthéré. Chahuter un bon coup et finir par une bonne fessée, ça peut faire un excellent préliminaire. Même chose pour une félation fougueuse - dans un couple normalement constitué, c’est excitant pour les deux participants...

    • Coragyps Atratus
      Coragyps Atratus répond à Krevette_Bleue
      Dans l'attente du moment propice
      • Posté à 00h44 le 11/09/2009
      • Internaute 37338
        Dans l'attente du moment propice

      L’éducation sexuelle se fait rarement par les parents. Le porno remplace la prostituée du siècle dernier en la matière et comme pour le porno, il y en a des bonnes et des mauvaises.

      La sexualité est un cheminement personnel et profondément individuel. L’individu fait évoluer ses pratiques sexuelles en fonction de son âge et de ses rencontres.

      En tout cas, c’est vrai qu’un porno en phase avec ses goûts du moment est un véritable apéritif qui ouvre l’appétit d’autant que la palette des choix est immense et permet de nourrir de nombreuses envies coquines.

    • Audrey64
      Audrey64 répond à Krevette_Bleue
      IIIème République anticléricale (...)
      • Posté à 14h18 le 11/09/2009
      • Internaute 24670
        IIIème République anticléricale (...)

      J’étais ado dans les années 80 et Internet n’existait pas (et donc le porno accessible non plus). Par contre mes parents ne m’ont absolument rien appris concernant la sexualité, c’était tabou, point. On n’en parlait pas. Même pour mes règles, ma mère ne m’a rien dit (heureusement que j’avais des grand-mères). Pour mes parents c’était à l’école d’apprendre ces choses-là (ce qui fut partiellement le cas, autant en classe qu’en cour de récré).

      Alors imaginez-vous que c’était assez compliqué d’avoir des informations à l’âge où on ne pense qu’à ça et où on se demande si on est dans une certaine normalité... J’essayais de trouver des livres érotiques à la bibliothèque municipale (je me souviens d’un bouquin de Philippe Djian avec une scène mémorable de cunnilingus - que je n’ai expérimenté que de longues années plus tard !). Je me ruais littéralement sur les quelques Playboy ou Photo que j’arrivais à chiper ci et là, mais bon, c’était des photos, et il fallait imaginer le reste. De l’imagination, je n’en manquais pas, mais au final la réalité semblait bien décevante face à mes délires fantasmatiques (genre le copain de lycée qui essaye maladroitement de vous draguer, et qui est cent fois moins excitant que l’acteur de cinéma que vous visionnez dans votre tête tout en vous masturbant).

      Je pense que si j’avais pu voir de tels films à 14 ou 15 ans, j’aurais eu un pied ancré dans la réalité, au lieu de m’imaginer des choses qui n’existaient pas, et j’aurais pu commencer ma vie sexuelle beaucoup plus tôt.
      Cela dit le reproche que l’on fait aux pornos c’est de ne pas refléter la réalité, mais je vous assure qu’ils en sont quand même beaucoup plus proches que ne l’étaient mes rêves à moi !

  • guerzit-
    guerzit-
    Incomprenant majeur
    • Posté à 13h44 le 10/09/2009
    • Internaute 28472
      Incomprenant majeur

    L’analyse de 20 minutes sur le sujet est plus simple et clair : les femmes veulent regarder du porno... Et compte tenu de l’influence patriarcale sur la production cinématographique du genre, elles sont plus portées à regarder des films gay, pour voir des beaux mâles et pas seulement des gang bangs gore...

    Voila, vous savez ce qu’il vous reste çà faire, mesdames, pour coller à votre identité de femme du XXIème siècle

    Quand à nous les hommes, on peut continuer à mater des quadruple pénétrations langoureuses...

    • rodikol
      rodikol répond à guerzit-
      dindon de la force
      • Posté à 13h58 le 10/09/2009
      • Internaute 89098
        dindon de la force

      Qu’y a-t-il derrière la porte verte ? Une partie de chasse en Sologne ? ; -)

    • Krevette_Bleue
      Krevette_Bleue répond à guerzit-
      Toulouse
      • Posté à 14h02 le 10/09/2009
      • Internaute 58873
        Toulouse

      C’est vrai qu’en plus les mecs sont souvent moches dans le porno hétéro...

      Je sais qu’il y a quelques réalisatrices (pour lesquelles, préliminaire veut dire cunnilingus appliqué notamment...) mais à ma grande suprise, le « grand capital » ne semble pas avoir compris que le potentiel significatif de développement de leur marché passe par des films adaptés aux fantasmes féminins.

      A quand un cunni de 5 bonnes minutes ?

      Pendant que nous y sommes, la conséquence de l’éducation par les films est que le bien dotés par la nature, persuadés que la dimension de leur « bidule’ suffira, s’avèrent souvent extrèmement décevant sexuellement comparativement aux autres !

      • Lictor
        Lictor répond à Krevette_Bleue
        informaticien
        • Posté à 16h52 le 10/09/2009
        • Internaute 68450
          informaticien

        En même temps, toutes les filles ne sont pas forcément des fanas de cunnis... Pour ma compagne, le cunni n’est pas systématique, ça dépend de l’humeur, alors que la félation l’est - cette dernière l’excite en fait beaucoup plus en préliminaire. Et pourtant, je suis raisonnablement doué en cunni.

        De même, une fille peut être excité par un cunni sans pour autant aimer en voir un en gros plan pendant 5 minutes. Pour apprécier, il faut probablement être un peu attirée par l’idée d’en pratiquer un soi même. Sur un porno, elle va être nettement plus excitée en voyant une pipe goulue qu’un cunni interminable.

        N’est-ce pas un peu sexistes de considérer que les fantasmes féminins seraient forcément softs et romantiques, alors que les masculins seraient bestiaux ? Le porno lesbien, qu’on peut difficilement soupsonner de machisme, peut être particulièrement hard par exemple. De même, dans le porno masculo-centré, on peut parfois avoir des moments de grâce où c’est le visage et les expressions de l’actrice qui fait entièrement la scène (je pense par exemple à une actrice comme Stoya qui est parfois littéralement en appesanteur).

        Quant au « bidule », il y a de plus en plus de porno où il est marginalisé par l’utilisation de toys ou autres accessoires... Après tout, on trouvera toujours plus gros en rayon de magasin que le plus doté des mecs...

  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 14h25 le 10/09/2009
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)

    Guy Debord
    La societé du spectacle

    I. La séparation achevée

    « Et sans doute notre temps... préfère l’image à la chose, la copie à l’original, la représentation à la réalité, l’apparence à l’être... Ce qui est sacré pour lui, ce n’est que l’illusion, mais ce qui est profane, c’est la vérité. Mieux, le sacré grandit à ses yeux à mesure que décroît la vérité et que l’illusion croît, si bien que le comble de l’illusion est aussi pour lui le comble du sacré. »

    Feuerbach (Préface à la deuxième édition de L’Essence du christianisme)

    Toute la vie des sociétés dans lesquelles règnent les conditions modernes de production s’annonce comme une immense accumulation de spectacles. Tout ce qui était directement vécu s’est éloigné dans une représentation.

    Les images qui se sont détachées de chaque aspect de la vie fusionnent dans un cours commun, où l’unité de cette vie ne peut plus être rétablie. La réalité considérée partiellement se déploie dans sa propre unité générale en tant que pseudo-monde à part, objet de la seule contemplation. La spécialisation des images du monde se retrouve, accomplie, dans le monde de l’image autonomisé, où le mensonger s’est menti à lui même. Le spectacle en général, comme inversion concrète de la vie, est le mouvement autonome du non-vivant.

    Le spectacle se représente à la fois comme la société même, comme une partie de la société, et comme instrument d’unification. En tant que partie de la société, il est expressément le secteur qui concentre tout regard et toute conscience. Du fait même que ce secteur est séparé, il est le lieu du regard abusé et de la fausse conscience ; et l’unification qu’il accomplit n’est rien d’autre qu’un langage officiel de la séparation généralisée.

    Le spectacle n’est pas un ensemble d’images, mais un rapport social entre des personnes, médiatisé par des images.

    Le spectacle ne peut être compris comme l’abus d’un mode de la vision, le produit des techniques de diffusion massive des images. Il est bien plutôt une Weltanschauung devenue effective, matériellement traduite. C’est une vision du monde qui s’est objectivée.

    Le spectacle, compris dans sa totalité, est à la fois le résultat et le projet du mode de production existant. Il n’est pas un supplément au monde réel, sa décoration surajoutée. Il est le coeur de l’irréalisme de la société réelle. Sous toute ses formes particulières, information ou propagande, publicité ou consommation directe de divertissements, le spectacle constitue le modèle présent de la vie socialement dominante. Il est l’affirmation omniprésente du choix déjà fait dans la production, et sa consommation corollaire. Forme et contenu du spectacle sont identiquement la justification totale des conditions et des fins du système existant. Le spectacle est aussi la présence permanente de cette justification, en tant qu’occupation de la part principale du temps vécu hors de la production moderne.

  • Dormeurduval
    Dormeurduval
    Etudiant
    • Posté à 14h49 le 10/09/2009
    • Internaute 85028
      Etudiant

    Je suis un garçon, consommateur de porno à mes heures. Je pense que le porno (qui fait quand même grandement partie de la culture de la nouvelle génération tant son accès s’est démocratisé) est totalement indépendant de la sexualité réelle. Les hommes (homos ou non d’ailleurs) sont - globalement - physiologiquement plus demandeurs que les femmes. Alors lorsque je lis que 100% des homos disent avoir regardé au moins une fois un porno, ça me fait bien rire. Soit ils sont sexuellement beaucoup plus décomplexés que les hétérosexuels, soient ils sont beaucoup moins hypocrites.

    « Le préservatif ne fait pas fuir les téléspectateurs, déclare-t-il. La protection, pour nous, est normale et banale, notre succès le prouve. »

    Pourtant il y a une demande de plus en plus forte de rapports en marge. Il n’y a qu’à se connecter sur n’importe quel site porno pour s’en rendre compte. Bareback, gang bang, bukkake, etc., à défaut de combler une « misère sexuelle » le porno sert davantage à assouvir fantasmes inavoués. Que le fait de ne pas porter de capote en soit un, c’est regrettable mais c’est de notre époque.

  • tweesty
    tweesty
    Gaucher et contrarié
    • Posté à 14h57 le 10/09/2009
    • Internaute 83901
      Gaucher et contrarié

    Le porno véhicule des clichés souvent insupportables. Les femmes passent pour des putes ou des « garages à bite(s) », les hommes pour des gros cons (tout simplement)...
    Le protocole est toujours le même d’ailleurs (une pipe, un coît vaginal, une sodo avec claques sur le cul et salive pour faire glisser et une douche de sperme parce que c’est bon pour la peau). Pour moi le cul, c’est un moment de complicité, de tendresse et de rigolade et on n’a pas l’impression que sur les plateaux ce soit la fête et que les comédiens s’amusent.
    Je les trouve même qu’ils ont parfois l’air de se faire chier...
    Il faut aussi arrêter avec la mission d’éducation du porno. Comme disait une actrice X, on n’apprend pas à conduire en regardant Taxi ! ! !

    • Strelok
      Strelok répond à tweesty
      Humain
      • Posté à 15h11 le 10/09/2009
      • Internaute 51074
        Humain

      Stéréotype, c’est comme dire que les jeux vidéo se limitent aux jeux ultra-violents et gore. Ou que le cinéma c’est seulement les fims d’actions américains avec fusillades et explosions, et rien d’autre.

      Si tu cherchais un peu, tu verrais qu’il existe des films porno plus variés et imaginatifs, même si comme dans tous les domaines, la majorité de la production est merdique (mais c’est ce que demande la majorité des gens, puisque ça se vend...).

      De là à dire que c’est pour apprendre, ça peut donner des idées auxquelles on n’avait pas pensé, mais après faut pas pousser non plus.

    • Lictor
      Lictor répond à tweesty
      informaticien
      • Posté à 17h22 le 10/09/2009
      • Internaute 68450
        informaticien

      > Le porno véhicule des clichés souvent insupportables.

      Un peu comme le cinéma en fait... En salles, vous avez globalement 30% de films insupportables, 60% de films médiocres et 10% de mémorables... C’est un peu les mêmes ratios dans le porno, sauf que le mode de diffusion (C+ achetant à bas prix) privilégie les 90% plus que le reste.

      > Les femmes passent pour des putes ou des « garages à bite(s) », les hommes pour des gros cons (tout simplement)…

      Je crois que c’est autant une projection du spectateur qu’une réalité objective.
      Une fille qui aime le sexe est nécessairement une salope, se comporte en garage à bite et ne se respecte pas. Si on habite en banlieue, on pourra l’injurier ou la faire bruler dans une poubelle.
      Un mec qui aime le sexe est au choix un mec ou un gros con. Si on habite en banlieue, on pourra soit le traiter avec le plus grand respect (s’il est hétéro), soit lui casser la gueule (s’il est homo).

      >Le protocole est toujours le même d’ailleurs

      Il faut sortir un peu de la série B aussi et découvrir d’autres protocoles... Autrement, c’est comme pour au cinéma : le héros grognon rencontre la nana tétu qui le déteste, il y a des poursuites en bagnole, pan-pan, ils couchent.
      Par exemple, on pourra avoir : léchage des pieds, branlette avec les pieds, piétinement, éjaculation sur les pieds. Ou encore, fessée, coups de cravache, suspension au plafond, orgasme à la Magic Wand.

      >Pour moi le cul, c’est un moment de complicité, de tendresse et de rigolade

      Il ne faut pas confondre tout non plus... C’est comme les gens qui comparent porno et érotisme comme si c’était des variations du même registre...
      Si vous voulez ce genre de chose, il y a tout une littérature très riche aux USA (« Romance », on ne sait pas faire bien en France, on tombe directement dans le cul-cul) qui fait ça très bien et qui a même des scène de cul plutôt pas mal.
      Entre porno et érotisme, c’est la même différence qu’entre base jumping (ou autre sport extrême) et gastronomie. L’un est dans la jouissance physique du dépassement de soi et des limites. L’autre est dans la construction intellectuel et sensuelle sublimant une nécessité biologique. Rien à voir. On peut même aimer les deux.

      > et on n’a pas l’impression que sur les plateaux ce soit la fête et que les comédiens s’amusent.

      Ben, ça reste un boulot. La plupart des gens à mon travail n’ont pas forcément l’air de s’amuser ou de faire la fête...
      Et puis, il faut vraiment changer de producteurs. ;)
      De plus en plus de films proposent des Behind the Scene. Y voir les acteurs déconner entre deux scènes ou piquer un fou rire au moment d’une séquence acrobatique est un bon indice...
      De même, de plus en plus d’actrices et réalisateurs ont leur site web avec des forums, ou une présence sur Twitter ou MySpace. Là encore, c’est un bon moyen de juger l’ambiance et l’état d’esprit. On voit notamment assez rapidement la différence entre les actrices qui font juste du marketing (ce qui est déjà pas mal) et celles qui vont juste se détendre avec les fans en discutant musique ou bouquins...

      >Il faut aussi arrêter avec la mission d’éducation du porno. Comme disait une actrice X, on n’apprend pas à conduire en regardant Taxi ! ! !

      Il faut pas tout mélanger... Le pornos, c’est pas pour apprendre la sexualité quand tu as 14 ans. C’est plutôt pour explorer de nouvelles pistes quand tu en as 25...

  • pushdagger
    pushdagger
    sans illusions
    • Posté à 18h14 le 10/09/2009
    • Internaute 89482
      sans illusions

    salut
    je vous conseille a tous de lire l excelent livre « parlons cul “, ecrit par une journaliste americaine, sally tisdale
    une approche tres interessante de ce que nous somme face au sexe et un cote feminin tres instructif , et de tres nombreux sujets traites avec un style d ecrituure et une reflexion tres riche et sans detours ,
    les femmes semblent apprecier particulierement les films gay pour la beautee des acteurs
    enfin ..lisez le
    contre l hypocrisie puritaine ...........

  • egide
    egide
    Littéral
    • Posté à 21h09 le 10/09/2009
    • Internaute 45067
      Littéral

    Le faux vrai-semblant du porno m’ennuie énormément.

    Certes, la façon très excitante, c’est fait pour ça, de présenter les actrices et les acteurs peut jouer un certain temps. mais l’extrême personnalisation c’est le porno de ... avec ... empêche définitivement toute généralisation, toute empathie avec les personnages même très typés des films pornographiques.

    Surtout l’incessante réitération des genres éteint les fantasmes et la surprise.

    Sinon, c’est une forme de goinfrerie par procuration. lassant, ennuyeux.

    D’autant que le paradoxe de la pornographie c’est que, plus c’est vrai, et il s’agit bien de présentation de l’acte et non un ersatz, moins c’est réaliste. C’est une sorte de supercherie car le spectacle pornographique est juste très loin de l’expression du désir et s’est avéré totalement incapable de donner à «  voir  » l’orgasme.

    Tant et si bien que, même si l’un des personnages jouit vraiment, ça doit arriver de temps en temps, ça parait beaucoup moins vrai que la simulation des extases, habituelle par ailleurs.

    Non. Ces présentations des actes vénériens «  vraiment  » spectacularisés par les acteurs nous donnent à contempler des stéréotypes.

    À voir par des novices semi-avertis. Certaines pratiques peuvent ainsi être «  banalisées  » peut-être, et encore ce n’est pas sûr, dédramatisées.

    Pour le reste, mais quel ennui, quelle vulgarité , c’est pas croyable. Même le porno soi-disant chic parait frelaté.
    Un comble !

    Le porno est de nos jours au sexe ce que le bordel l’était en son temps : un simulacre par l’exécution de l’acte même.
    On ne peut faire plus pervers.

    Je préfère, et de loin, l’imagination ! En ce qui concerne le sexe, rien ne vaut que les fantasmes parfaitement irréalisables. Il faut juste y croire avec un conviction très ... profonde !

    • malpoli
      malpoli répond à egide
      Homme de paille
      • Posté à 23h00 le 10/09/2009
      • Internaute 37834
        Homme de paille

      Le porno, la performance physique pure, ça m’excite autant qu’un concours d’haltérophilie. Ou passent les vrais fantasmes et l’imagination ? Il y a de quoi couvrir plusieurs années lumières en va et vient de bites et ça ne leur est toujours pas venu à l’idée d’embaucher un scénariste. Vive la littérature érotique voila qui fait vraiment bander !

      • Lictor
        Lictor répond à malpoli
        informaticien
        • Posté à 00h41 le 11/09/2009
        • Internaute 68450
          informaticien

        Pourquoi opposer perpétuellement porno et érotisme alors que ça n’a absolument strictement rien à voir ? Les gens qui confondent porno et érotisme sont ceux qui produisaient les navets « érotiques » sur M6 : comme si en retirant les scènes de baise on obtenait de l’érotisme...
        Est-ce que vous allez embêter les gens qui s’éclatent en faisant du sport parce qu’ils feraient mieux d’apprendre à jouer aux échecs ?

        Le porno n’a rien à faire d’un scénaristes ou de fantasmes. Un scénariste sur un porno, ça ne sert à rien, à part introduire des scènes de « comédies » (mal jouées) entre des scènes de sexes (qui du coup sont souvent molles). Laissez donc le fantasme et la scénarisation à l’érotisme, puisque c’est principalement autours de ça que ça tourne.
        Le porno, lui, s’intéresse plus à la performance physique, au dépassement de soit voire à l’extase mystique quand il est très bon. Rien à voir avec les jeux intellectuels de l’érotisme...
        A la limite, si le porno avait besoin d’une intervention artistique, elle serait plutôt à aller chercher du côté des chorégraphes de dance que des scénaristes...

         
        • egide
          egide répond à Lictor
          Littéral
          • Posté à 13h40 le 11/09/2009
          • Internaute 45067
            Littéral

          L’«  extase mystique  » sur un tournage de porno ! ? !

          On rit un bon coup.

          La jouissance extatique telle que l’ont décrite des mystiques dont la très brulante Thérèse d’Avila a tout d’une forme avérée d’auto-érotisme fondé sur la sublimation jusqu’à la

          «  folie  » d’une métaphore de l’amour qui est, à la fois sentiment et sensation. La psyché tout entière emmène le corps à une véritable jouissance.

          La pornographie est une forme d’érotisme. Il s’agit simplement d’une érotisation des rapports de domination et de soumission.

          Comme l’érotisme, il est question de suggérer. Ce qui peut paraitre paradoxal puisque le porno soi-disant «  montre tout  »

          La démonstration abuse tout le monde :
          les acteurs et les spectateurs. Chacun est persuadé d’être dans la réalité de l’action même. Comme si agir, c’était toujours accéder à la vérité.

          En ce qui concerne la sexualité, ça prête vraiment à ce contre-sens.

          Le porno n’est rien qu’une vaste et médiocre tragi-comédie. Rien n’y est «  vrai  »

          On est embarqué dans la «  nef des voluptés  ». Simplement, on n’abordera pas à Cythère ni à une quelconque Île des Plaisirs.

          Après le spectacle très cruel de la pornographie, il reste à affonter la réalité du «  rien  » de la «  relation  » sexuelle.

        1 autres commentaires
  • Salaves
    Salaves
    Métallo
    • Posté à 22h58 le 10/09/2009
    • Internaute 5988
      Métallo

    Moi ma grand-mère m’a dis un jour que le trou du cul était une sortie et pas une entrée.

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