Entretien 09/09/2009 à 20h10

« On veut déstabiliser l'Imprimerie nationale »

Zineb Dryef | Journaliste Rue89

Le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire début juillet sur des soupçons de corruption dans le cadre de contrats d’export de l’Imprimerie nationale. Des pots de vin auraient été versés pour l’obtention de marchés en Roumanie, en Géorgie au Sénégal et en Syrie.

Le Parisien a révélé cette affaire le 1er septembre levant ainsi le voile sur la mauvaise gestion de cette institution. Premier mis en cause : l’ancien patron, Loïc de la Cochetière. Débarqué quelques semaines après la remise de l’audit qui avait repéré les dysfonctionnements, il a accepté de répondre aux questions de Rue89.

« Je n’ai jamais été témoin d’un fait de corruption »

Un audit de KPMG datant de mars 2008 conclut à de forts soupçons de corruption au sein de l’Imprimerie nationale. Un système aurait été mis en place dès 2000 lors de contrats conclus avec plusieurs pays étrangers pour la production de passeports et autres documents.

Selon Le Parisien, « à chaque fois le marché aurait été obtenu par l’Imprimerie nationale à la suite du versement de pots-de-vin ».

Sur ces soupçons qui pèsent sur l’institution, Loïc de la Cochetière se veut formel :

« Je n’ai jamais été témoin d’un fait de corruption. On s’appuyait sur des agents pour l’export. Ils touchaient des commissions qui ne dépassaient pas 10%. Les primes aux résultats peuvent pousser les gens à faire des choses malhonnêtes mais je ne le crois pas.

Ces affaires sont survenues avant mon arrivée. Alors non je n’ai pas remis en cause ce qui existait déjà mais l’export ne représentait que 5% de l’activité de l’Imprimerie nationale. Quand je suis arrivée, la situation difficile de l’entreprise ne me permettait pas de faire de l’export mon obsession.

Après l’audit de 2008, nous avons revu toutes nos procédures concernant l’export. »

Il dit avoir été « passionné » et « très investi » dans cette entreprise et se dit aujourd’hui victime.

« On veut créer une ambiance favorable à l’ouverture du capital de l’Imprimerie nationale »

En 2008, l’ancien directeur financier, Yves Peccaud, a refusé de signer les comptes de l’entreprise pour 2007. C’est ce geste qui a poussé l’agence des participations de l’Etat (APE) à confier un audit à KPMG, qui a conclu aux soupçons de corruption :

« Je pense que cet homme a été manipulé, qu’il s’agit d’une tentative de déstabilisation. On veut salir l’image de l’Imprimerie nationale et créer une ambiance favorable à l’ouverture de son capital et à sa privatisation.

L’Imprimerie nationale a un marché très important avec les nouvelles cartes d’identité électroniques. C’est une course contre la montre qui se joue maintenant. »

Le 25 juin, lorsqu’il a appris son débarquement, Loïc de la Cochetière a envoyé un mail au conseil d’administration de l’entreprise pour faire part de sa déception et de « son appétit encore à tenir la barre ».

Au mail était joint une note récapitulant son bilan à la tête de l’Imprimerie nationale. Rue89 s’est procuré ce document de 16 pages qui revient sur six ans d’une gestion aujourd’hui qualifiée de « catastrophique » par plusieurs acteurs de cette institution.

2003 : son arrivée à l’Imprimerie nationale

En juillet 2003, Loïc de la Cochetière, alors directeur associé de la société de conseil en stratégie Lamco, est nommé président du conseil d’administration de l’Imprimerie nationale.

La situation de l’entreprise est mauvaise ; l’impression des annuaires téléphoniques a été délocalisée en Espagne, les pertes se chiffrent à plus de 44 millions d’euros et plusieurs usines sont menacées.

La mission de Loïc de la Cochetière est claire : diviser par trois les effectifs de l’Imprimerie nationale qui compte alors 1700 salariés.

Cette mission de patron costkiller lui vaut aujourd’hui d’être détesté par nombre d’ouvriers de l’Imprimerie nationale. Un ancien déclare :

« Il est venu uniquement pour virer du monde. Il en a viré et bien plus que ce qu’il fallait faire. »

2004 - 2008 : L’effondrement d’une institution

Pour les anciens de l’Imprimerie nationale, les années La Cochetière sont les plus mauvaises. Celles du démantèlement d’une institution devenue branlante dès 1994, lors de son passage de monopole d’Etat à société anonyme détenue à 100% par l’Etat.

De 2004 à 2009, plusieurs sites sont vendus : Bondoufle, Schiltigheim, Choiy-le-Roi.

A Paris, les bâtiments de Convention sont vendus au Groupe Carlyle pour 85 millions d’euros. Une opération qui fait scandale lorsqu’ils sont rachetés en 2007 par l’Etat pour 376,5 millions d’euros, pour y loger une partie du ministère des Affaires étrangères.

En 2009, il ne reste de l’Imprimerie nationale que 540 salariés sur les 1700 de 2003. Spécialisée dans la fabrication de documents sécurisés, l’usine de Douai, la dernière, est toujours en difficulté.

Ces ventes de sites et suppressions d’emplois, Loïc de la Cochetière ne les regrette pas :

« La
situation était absurde. Les métiers étaient dépassés, l’Imprimerie
nationale perdait de l’argent. Il fallait trouver de nouveaux
débouchés, de nouveaux métiers. Etre pointus pour affronter la
concurrence. Je n’ai aucun regret : aujourd’hui on a développé des
métiers sophistiqués. C’est une réussite. [...] En 2008, pour la première fois, l’entreprise a réalisé un résultat d’exploitation positif. 0,9 million d’euros. »

Alors que les anciens ouvriers déplorent la perte d’un fleuron national, Loïc de la Cochetière se félicite, lui, d’avoir recentré les activités autour du fiduciaire, notamment du passeport biométrique et électronique.

Sans rappeler qu’en 2005 ce marché avait été attribué à Oberthur, une entreprise privée. Le conseil d’Etat avait alors imposé qu’il revienne à l’Imprimerie nationale.

Les soupçons de corruption

Dans sa note, Loïc de la Cochetière évoque la question de la corruption dans une partie consacrée aux impayés des « clients douteux » de l’Imprimerie nationale. Le montant est évalué à 4,7 millions d’euros.


Extrait de la note de Loïc de la Cochetière


Extrait de la note de Loïc de la Cochetière

S’il reconnaît qu’il existait des interrogations sur les pratiques des intermédiaires de l’entreprise à l’export, Loïc de la Cochetière tient à rappeler dans ce document qu’il n’en savait rien :

« Jamais depuis 2003, l’IN n’a eu connaissance objective de corruption de ses intermédiaires. Tous les agents en place l’étaient déjà avant 2003 [avant son arrivée, ndlr]. Aucune procédure export existante avant 2003 n’a jamais été remise en cause. »

Pourtant, plusieurs intermédiaires français -dont le fondateur de la revue Politique Internationale, Patrick Wajsman, soupçonné dans le contrat géorgien- sont aujourd’hui dans le collimateur de la Justice. Des soupçons déjà évoqués par la Lettre A en juin 2009. L’ancien patron de l’Imprimerie nationale les avait alors qualifiés de « sous-entendus fâcheux ».

Le 25 août, Didier Trutt, ingénieur issu de Thomson, a été nommé nouveau patron de l’Imprimerie nationale. Dans une lettre ouverte au personnel, il a affirmé « ne pas pouvoir penser un seul instant que l’entreprise ait pu cautionner des actes en relation avec les chefs d’instruction ».

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  • Les Chats
    Les Chats
    En grève du zèle contre le (...)
    • Posté à 22h17 le 09/09/2009
    • Internaute 24526
      En grève du zèle contre le (...)

    Hé hé pour la peine vous n’aurez pas des boules rouges mais des bleues ; -))

  • BILOU
    • Posté à 20h49 le 09/09/2009
    • Internaute 9373

    Un vieil adage encore d’actualité s’applique « quand on veut se débarrasser de son chien, on dit qu’il a la rage ».
    Je ne pleurerai pas sur La Cochetière qui a sabré sans scrupule ni remords dans l’IN par contre, je m’inquiète pour l’avenir de l’IN.
    Va-t-elle être bradée comme bien d’autres institutions auparavant ?

    • Unglorious worker
      Unglorious worker répond à BILOU
      sceptique à temps partiel
      • Posté à 21h09 le 09/09/2009
      • Internaute 89331
        sceptique à temps partiel

      Pour faire court : n’avez vous pas l’impression (le mot est bien choisi) que c’est la principale activité de Sarkosy que de brader la France à ses petits (bien choisi aussi) copains. Cela a commencé avec les radars automatiques, les autoroutes, la publicité des chaines publiques « donnée » aux chaines privées (la liste est trop longue) .... et cela semble continuer.

      • Les Chats
        Les Chats répond à Unglorious worker
        En grève du zèle contre le (...)
        • Posté à 22h16 le 09/09/2009
        • Internaute 24526
          En grève du zèle contre le (...)

        Ce n’est pas qu’une impression sarko est un stratège au service de la casse de la France, il brade au maximum avant que la gauche reprenne le pouvoir, ça fait parti son programme et c’est SON cadeau aux plus riches qui l’ont mis au pouvoir.
        Les socialistes sont plus outrés de la loi HADOPI que de la casse du service public.
        Vous les entendez s’offusquer sur ce sujet, alors qu’on casse l’école chez nous pour réduire les dépenses de l’Education Nationale ? :
        Lien
        Lien ! %20_a182029.html

         
        • tweesty
          tweesty répond à Les Chats
          Gaucher et contrarié
          • Posté à 23h44 le 09/09/2009
          • Internaute 83901
            Gaucher et contrarié

          Ce que vous dites est hélas vrai. C’est sans doute parce que le débat sur la loi HADOPI est médiatique et dispose d’une large couverture par la presse. Les socialistes n’arrive pas à détourner le regard de leur petit nombril.
          Cette il y a même Peillon qui pose dans Voici...

          • Les Chats
            Les Chats répond à tweesty
            En grève du zèle contre le (...)
            • Posté à 08h18 le 10/09/2009
            • Internaute 24526
              En grève du zèle contre le (...)

            Ce lien de Marianne n’est pas cliquable, je le redonne ici sans savoir si celui-là le sera
            Lien ! _a182029.html
            Extraits :
            « il va surtout profiter aux plus aisés, et que l’addition, pour l’Etat, s’annonce carabinée. Ces écoles, très cotées, étaient jusqu’à présent payantes. Certains lycées sont des établissements publics, d’autres, privés sous contrat. En tout 160 000 élèves y sont scolarisés, dont 80 000 Français. Sous la tutelle du Quai d’Orsay, chaque établissement fixe assez librement ses tarifs et ça atteint des sommets : 5 500 euros l’année à Tokyo, 6 500 à Londres, 15 000 à New York et 17 000 euros - le record - à San Francisco.

            ‘A New York, par exemple, il faut gagner moins de 65 000 euros par an - pas vraiment le smic - pour décrocher 4 500 euros d’aides. Environ un quart des élèves français bénéficient d’une bourse. Mais pour Sarko, ce n’était pas assez. Depuis l’an dernier et à la demande express de l’Elysée, l’Etat prend en charge l’intégralité des frais de scolarité des élèves français de terminale... quels que soient les revenus des parents. Plus besoin de bourse ! A la rentrée de septembre, ce sera le tour des premières, puis des secondes l’an prochain, et ainsi de suite. J’aurais pu commencer la gratuité par la maternelle, a expliqué Sarko, le 20 juin dernier, devant la communauté française d’Athènes. Mais j’ai voulu commencer par l’année la plus chère pour que vous puissiez constater la générosité des pouvoirs publics français’ .”

            Avec un sourire ironique comme pour se moquer des enseignants ?

            Pour la médiatisation d’HADOPI ce sont les médias eux-mêmes qui choisissent les outrances ou pas, ce sont les premiers condamnables pour non dénonciation de cette casse, idem concernant la crise et l’attitude des banques, ailleurs leurs méthodes qui ne changent pas font la une des journaux.
            Les médias sont donc les premiers soutiens de sarko.

        2 autres commentaires
  • Rebelde
    Rebelde
    Expert Comptable
    • Posté à 21h11 le 09/09/2009
    • Internaute 80774
      Expert Comptable

    Comme on dit, il n’y a pas de fumée sans feu ! Le personnege La Cochetère ne m’intéresse guère. Ce qui est condamnable surtout c’est le système de corruption pour gagner des marchés. On voit bien que cela marche partout, ici comme ailleurs. J’aimerais bien, pour ce qui concerne les pays cités, que l’enquête aille jusqu’au bout pour connaitre les corrompus de l’autre côté. Cela permettra aux citoyens de ces pays-là de mieux cernés personnages qui les gouvernent.

  • sinclair
    • Posté à 21h14 le 09/09/2009
    • Internaute 2580

    Peut on s’étonner, sachant que l’imprimerie nationale CGT en tete a fait plier le pouvoir en place qui cassant le monopole avait confié la chose a Oberthur en 2005 ou a peu prêt
    Donc retour de bâton et une ex entreprise publique a vau l’eau ? bien curieux tout cela qui mériterait un article d’investigation houps ! un gros mot pour aller au delà de cet instantané.

  • A_déménagé_le_1_septembre
    • Posté à 22h08 le 09/09/2009
    • Internaute 87710
      iconoclaste

    De la Cochetière peut brailler autant qu’il veut et hurler à qui veut l’entendre que l’on veut (encore ! l’argument de la défense est éculé !) salir l’image de l’imprimerie nationale, il n’empêche, en face de ses déclarations, il y a le plus grand groupe mondial de la comptabilité KPMG qui a fait son audit, et qui a trouvé des irrégularités. De là à accuser le groupe d’avoir falsifié ses résultats uniquement pour monter une cabbale (j’ai du mal à sasir son intérêt la dedans), mais oui bien sur ! !
    Arrêtons le délire ! Sarkosy n’est pas responsable de TOUTES les nouvelles qui ne plaisent pas aux citoyens engagés à gauche ! J’ai déjà vu son nom circuler dès le troisième commentaire ! ! Il sera réelu sans problème en 2012 avec un tel comportement.

    Je croyais que c’était la jalousie le vice français, mais en fait c’est surtout la mauvaise foi.

    Tout le monde est dingue dans ce pays.

    • malpoli
      malpoli répond à A_déménagé_le_1_septembre
      Homme de paille
      • Posté à 23h00 le 09/09/2009
      • Internaute 37834
        Homme de paille

      Pas d’accord avec tout mais vous avez raison sur KPMG. Quand l’état veut mettre en oeuvre ou justifier des restructurations il envoie plutôt ses propres services d’audit comme l’inspection générale des finances ou la sympatique direction générale de la modernisation de l’État, véritable bras armé à l’origine de la plupart des re(ou dé)structurations de services de l’état ces dernièrs mois.

      Allez ! un petit lien : Lien

  • Tita
    Tita
    oiseau
    • Posté à 23h20 le 09/09/2009
    • Internaute 7659
      oiseau

    Loïc de la Cochetière avait une mission : réduire à 33,3% les effectifs. Il a réussit. On est à 31,7%

    Pourquoi ?
    Pourquoi sinon pour rendre rentable une entreprise qui se confond(ait) avec un service publique : imprimer nos passeports, visas, cartes d’identité, permis de conduire, cartes grises, attestations d’accueil, livrets d’épargne, titres de séjour, chèques bancaires, billets de spectacle et d’événements sportifs, chèques cadeaux, étiquettes de sécurité, cartes plastiques avec ou sans microprocesseurs...

    Certes, l’Etat n’aime pas perdre de l’argent, mais un service publique doit-il être auto-suffisant ? Si oui, n’est-ce pas déjà avec l’idée de le revendre ? Les accusations de destabilisation de l’IN que fait Loïc de la Cochetière me semblent un peu faciles. Il était là pour préparer le terrain et rendre l’entreprise suffisamment rentable pour être vendue. Là où il a échoué (mais c’était prévisible, voire inévitable - un piège peut-être ?) c’était de la rendre plus rentable encore tout en gardant une bonne image.

    En attendant, je ne sais pas si une gestion privée (dans le cas où l’IN soit privatisée) de mes passeports, visas, cartes d’identité, permis de conduire, cartes grises, chèques bancaires etc... est une vision qui me rassure...

    • dodu
      dodu répond à Tita
      Slow burn
      • Posté à 07h11 le 10/09/2009
      • Internaute 67365
        Slow burn

      « un service publique doit-il être auto-suffisant ? »
      Pour un Service Public , je ne sais pas mais pour un Service d’Intéret Général , le seul type d’organisme reconnu par l’Europe , c’est indubitablement oui .

    • framboise.
      framboise. répond à Tita
      incognitotte
      • Posté à 07h50 le 10/09/2009
      • Internaute 80729
        incognitotte

      publiC
      nb : plus fort que moi, je viens de l’enseignement déstabilisé aussi. Un sercice publiC en voie de disparition ou au laisser-aller en vue de l’abandonner.
      Ceci pour bien imprimer que cette faute est récurrente sur tous les forums, c’est tout. Je ne suis pas payée par Chatel pour surveiller, je précise bien. Je suis bien trop débordée par mes couche-culottes ...

      • Tita
        Tita répond à framboise.
        oiseau
        • Posté à 19h30 le 10/09/2009
        • Internaute 7659
          oiseau

        J’hésite à chaque fois, mais pensant que publique est l’adjectif de public, j’osais faire un choix qui ne semble donc pas être le bon.

        Ceci étant, pourriez-vous alors m’expliquer pourquoi ce choix ? « publique » n’est-il pas l’adjectif de « public » ? Votre réponse m’intéresserait... Merci d’avance.

    • clover
      clover répond à Tita
      consultant
      • Posté à 09h27 le 10/09/2009
      • Internaute 88640
        consultant

      Merci pour ce complément d’information sur l’imprimerie nationale.
      Je connaissais l’imprimerie nationale pour ses forts beaux livres.

      L’article parle de deux choses : les soupçons de pots de vin et la descente en enfer réelle de l’IN.
      Pour le premier point, sans connaitre le montant ou le pourcentage, il n’est pas possible de savoir si c’est un pot de vin ou un geste commercial. S’il n’y a pas d’enquête contre les personnes corrompues de l’autre côté, c’est fou que l’IN s’auto-sanctionne sur des soupçons.

      Pour le second point : j’ai beaucoup appris avec wikipedia :
      Lien
      En résumé, l’IN a eu a passer la révolution numérique, du tout papier vers le virtuel. On n’utilise plus les fontes pour écrire une page à l’envers puis l’imprimer. L’IN a la plus grande collection de fontes au monde.

      Elle a du faire face aussi à la concurrence et découvrir toutes les subtilités des petites clauses dans les contrats.

      Et enfin à une gestion assez contradictoire :
      97 acquisition de nombreuses sociétés puis démantèlement en 2003-2005
      2001 lourds investissements à Bondoufle qui est vendu en 2005.

    • A_déménagé_le_1_septembre
      A_déménagé_le_1_septembre répond à Tita
      iconoclaste
      • Posté à 09h38 le 10/09/2009
      • Internaute 87710
        iconoclaste

      « En attendant, je ne sais pas si une gestion privée (dans le cas où l’IN soit privatisée) de mes passeports, visas, cartes d’identité, permis de conduire, cartes grises, chèques bancaires etc… est une vision qui me rassure »

      Quand je vous dis que la mauvaise foi gangrène ce pays ! alors comme ça, une entreprise privée, qui n’existe pas encore, qui n’existera d’ailleurs peut-être jamais, si ce n’est dans votre esprit, dirigée et conduite par des hommes et des femmes dont vous jugez a priori l’éthique et la déontologie, parce que pour supposer à mots couverts qu’une société privée gérant les papiers d’identités nationaux puissent revendre au plus offrant certaines informations ou faire je ne sais quoi d’autre, c’est quand même sacrément gonflé ! ! A moins que vous nous expliquiez implicitement qu’une société privée serait incapable de gérer au mieux ce type de service. Ce genre de dénigrement a priori est tout bonnement dégueulasse, je pèse mes mots.

      A moins que vous n’imaginiez (et jugiez toujours a priori ! !) que ce soit un quelconque gouvernement qui n’hésite pas à utiliser les services de cette société privée pour procéder à quoi ? ! ! Des fichages ? Et il faudrait que je le privatise (procédé très lourd ! !) pour parvenir à mes fins ? Vachement crédible comme « vision ».

      Vous jouez sur la peur des gens, en emettant ce genre de « vision qui ne vous rassure pas », qui ne repose encore une fois sur RIEN de crédible. J’ai absolument en horreur ceux qui jouent sur la peur des gens. Ce populisme est excecrable. Vous créez une société paranoïaque, mal dans sa peau. Ce n’est pas bien ce que vous faites.

      • Tita
        • Posté à 18h55 le 10/09/2009
        • Internaute 7659
          oiseau

         ; -)

        Pour quelqu’un qui se veut le grand pourfendeur des délits d’intention, il me semble que vous m’attribuez aussi un certain nombre de pensées. Amusant ! Surtout sur la base d’une simple question de ma part.

        Il n’y a pas à rendre la société parano. Elle est comme elle est. Je me méfis juste de la différence de but entre un service publique (sensé tourner vers un but d’utilité sociale et égalitaire – normalement) et le même service mais privé (tourné vers les dividendes des actionnaires). Avez-vous vu les dégâts de la privatisation de l’électricité en Californie ? Bien qu’il ne faille pas généraliser, la présence d’un cas (d’un seul) suffit pour se poser la question du risque à entreprendre une privatisation d’un service publique.

        S’il ne faut pas tomber dans la parano il ne faut pas non plus croire que il est fait de bisounours.

  • tweesty
    tweesty
    Gaucher et contrarié
    • Posté à 23h39 le 09/09/2009
    • Internaute 83901
      Gaucher et contrarié

    Voilà une affaire qui va faire couler de l’encre ! ! !
    (Jean Bleuguin, humoriste)

  • huck
    huck
    Riendutoutiste
    • Posté à 06h26 le 10/09/2009
    • Internaute 55856
      Riendutoutiste

    De la Cochetière. Encore un type avec une particule (particule de quoi ? je vous laisse la délicatesse de préciser) à la tête d’un service public. Étrange que d’avoir autant d’aristocrates à la tête de postes importants, que ce soit préfet, consul ou ambassadeur, et bien sûr ministre ou dirigeant d’entreprise publique. C’est certainement qu’ils sont, en France, en nombre supérieur que ne le sont les Dujardin ou les Benkacem. Pourtant dans mon école de la république, en primaire, je n’en ai jamais croisé un seul, alors qu’il y avait deux Dujardin et un Benkacem. Étonnant, non ?

  • Quixotte
    Quixotte
    Consultant à Paris
    • Posté à 08h43 le 10/09/2009
    • Internaute 38277
      Consultant à Paris

    Monsieur de la Cochetière,

    Qu’avez-vous donc fait et à qui pour déplaire autant ?

    Jean-Paul Desbruères

  • Aequopulsatpede
    Aequopulsatpede
    Sauvé de Dati par la retraite.
    • Posté à 10h03 le 10/09/2009
    • Internaute 63631
      Sauvé de Dati par la retraite.

    Même pas lu l’article....................

    Quand je vois écrit « Imprimerie Nationale », c’est à dire le Hongrois, son demi-frère, Carlyle et l’argent que ça a coûté au contribuable, ça
    ne peut que sentir mauvais.

  • jma14
    • Posté à 10h52 le 10/09/2009
    • Internaute 31729

    Ce monsieur a une maîtrise et Doctorat de 3ème cycle en Sciences Économiques. Quand l’état arrêtera de mettre ce type de profil, peut-être que cela ira mieux. Je mets également dans le paquet les énarques, les X.

    Ok, ils sont intelligents, mais ils n’ont pas été formés pour cela. L’entreprise est compliqué, mettez donc des sup de co et des HEC. Cela ira déjà un tout petit peu mieux.

    • Humain
      Humain répond à jma14
      • Posté à 14h15 le 10/09/2009
      • Internaute 21387

      Avec des sup de Co on est certain de voir ces entreprises gérées par des charlatans de la finance... C’est certains !

      Combien de sup de Co ont investi-ils dans les données proposées pâr Madoff ?
      Beaucoup ! Mais ne le répetez pas !

      • jma14
        jma14 répond à Humain
        • Posté à 15h39 le 10/09/2009
        • Internaute 31729

        1/ quand vous sortez de sup de co, vous n’êtes pas financier. On vous a appris aussi bien le marketing, les ressources humaines, le commerce international, que la comptabilité.

        2/ Combien de non sup de co on investi dans les produits Madoff ? Combien de gens entre 25 et 30 ans on investi dans les produits madoff ? Combien de gens ayant un grain de beauté sur la cuisse on investi dans les produits Madoff ? Vous ne pouvez pas définir ces gens là par des critères comme l’école, mais uniquement par rapport à leur acte.
        Vous venez d’avoir un raisonnement de sophiste :
        - hitler aimait la choucroute
        - hitler a exterminé
        - donc tous les gens qui aime la choucroute extermine.

        3/ Sans produits dérivés (surprime) les traders n’aurait jamais créé cette bulle, ils seraient en train de boursicoter sur le CAC40.

        4/ Si vous faites allusion au trader, les banques préfèrent de loin les éléments qui font Centrale et Les Mines. Ils sont meilleurs en mathématique que les sup de co.

  • Humain
    • Posté à 14h10 le 10/09/2009
    • Internaute 21387

    Est-ce qu’on peut arreter les conneries ?

    L’Imprimerie Nationale (Créée en 1640 par le Cardinal de Richelieu) est transformée en 1993 en Société Anonyme sous tutelle du Ministère des Finances (et une partie en sera rachetée par Actes Sud en 2005)

    Et à la même époque en 1993 le musée du Louvre devient un établissement Public administratif, dont une partie sera revendue au Quatar.... (sous des prétextes d’échanges de cultures !)

    Alors cela ne date pas d’hier !

    Si on arretait les conneries ? Arretons de nous offusquer.

  • moa98
    moa98
    la France d'en bas
    • Posté à 04h04 le 11/09/2009
    • Internaute 52884
      la France d'en bas

    Percevons chez les pauvres français lambdas (qui restent sur le territoire) les fonds pour absoudre des gens dont les noms et prénoms nous correspondent tout à fait : Loïc de la Cochetière C’est sûr que lui et d’autres ont du travailler dans notre intérêt. Et toujours personne au courant de rien finalement.