A débattre 06/09/2009 à 21h27

Bugs de la rentrée scolaire : ça donne quoi chez vous ?



Rentrée des classes (Audrey Cerdan/Rue89).

C’est Isabelle, une riveraine mère de famille qui écrit à Rue89. Au rectorat, on vient de lui dire que son fils Lucas, 16 ans, qui redouble sa seconde et quitte le privé pour le public, n’a pas eu d’affectation pour cette année et que « puisqu’il a seize ans, l’administration n’est pas obligée de lui trouver un établissement ». Elle est furieuse, inquiète, « écœurée » et assez remontée contre la presse qui fait trop peu de cas des bugs de la rentrée.

Sa réaction, vive, tombe bien : Rue89 avait prévu de faire remonter des témoignages de couacs, après trois jours d’école. Alors à votre tour de raconter les options qui glissent entre les doigts de vos enfants faute d’équipes pédagogiques assez nourries, les affectations à une heure de chez vous et autres mauvaises suprises de septembre.

N’hésitez pas à verser votre témoignage en commentaire ou par mail (cleprince[at]rue89.com) : plus vous serez nombreux, plus l’article sera riche. Naturellement, la synthèse sera publiée après un retour de l’institution scolaire. A vous !

Photo : Rentrée des classes à Paris - Audrey Cerdan/Rue89.

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  • impertinent3
    • Posté à 08h10 le 07/09/2009
    • Internaute 29149

    Ne serait-ce pas plutôt des haut-le-coeur ?

  • JJ Reboux outrageur de poulets
    • Posté à 21h51 le 06/09/2009
    • Internaute 41591

    Pour éviter les bugs, une seule solution, faire appel à l’agence Depardieu/Bruni :
    Lien
    Cette histoire est authentique (et finit bien, puisque l’élève Duschmoll a finalement été inscrit au lycée Sophie Germain), même si le proviseur de l’établissement, interrogé par plusieurs journalistes, nie les faits avec la dernière énergie.

  • Amphigourique
    • Posté à 21h53 le 06/09/2009
    • Internaute 78427
      1959

    A-t-il plaidé personnellement ?

  • de passage
    • Posté à 21h55 le 06/09/2009
    • Internaute 30356

    La situation décrite est trop imprécise pour savoir qu’en penser. Cet élève qui redouble sa seconde n’a-t-il pas eu d’affectation dans l’établissement où il a effectué sa première seconde (ce qui me surprendrait) ? Ou la mère a-t-elle cherché en vain un autre établissement pour sa nouvelle seconde ?
    Question subsidiaire : en cette rentrée à Paris comme chaque année il y a beaucoup d’élèves sans affectation qui font la queue au rectorat. Un phénomène un peu particulier de cette rentrée est qu’il y a un fort mécontentement qui s’exprime de la part de parents qui avaient scolarisé leur enfant dans le privé, qui reviennent vers le public et s’offusquent de ne pas être prioritaires.
    Peut-être est-ce le cas de cet élève et de sa mère ? Peut-être même est-il « écrémé » par son lycée privé du fait de ses mauvais résultats en seconde (c’est par cet écrémage que la plupart des bahuts privés obtiennent au bout du compte des 99% de réussite au bac qui font leur réputation) et est-il contraint de retourner dans le public ? Je l’ignore.
    En tout cas je pense que dans l’article à venir, il s’agira de distinguer les questions qui se posent :
    La question des problèmes de places, d’affectations, de carte scolaire, la question de la situation cette année en comparaison des années précédentes en est une, factuelle, un peu technique (Comment améliorer le système ?) ;
    La question posée par certains parents actuellement mobilisés de l’affectation des élèves venus du privé (prioritaires ? remis dans le « lot commun » sans tenir compte de l’affectation précédente ? passant après ceux qui avaient une place dans le public ?) en est une autre, plus théorique, plus polémique aussi (Rapports et passerelles entre l’enseignement public et l’enseignement privé). Et ça, c’est chaud, comme question...

    • FabiendeMénilmontant
      FabiendeMénilmontant répond à de passage
      journaleux - blogueur
      • Posté à 22h34 le 06/09/2009
      • Internaute 14145
        journaleux - blogueur

      Il est écrit :
      n’a pas eu d’affectation pour cette année et que « puisqu’il a seize ans, l’administration n’est pas obligée de lui trouver un établissement ».

      …ce qui signifie qu’il souhaitait aller d’un endroit à un autre.

      Dans le cas du passage du privé vers le public, il ne se fait que s’il y a de la place, or chacun sait qu’on en supprime progressivement aussi.

      On ne sait pas d’où vient l’enfant, en effet…

      • Laclairette
        Laclairette répond à FabiendeMénilmontant
        informaticienne
        • Posté à 15h25 le 07/09/2009
        • Internaute 50518
          informaticienne

        « son fils Lucas, 16 ans, qui redouble sa seconde et quitte le privé pour le public »

        Ca me parait clair : il quitte le privé pour le public. Pour moi c’est normal qu’il passe après les élèves issus du public, même si tout élève devrait trouver sa place.

        Mais suppression de la carte scolaire, diminution des effectifs, etc... finalement ça a des effets de bord. Étonnant, non ?

    • I.P
      I.P répond à de passage
      Flat4
      • Posté à 07h04 le 07/09/2009
      • Internaute 25391
        Flat4


      Peut-être est-ce le cas de cet élève et de sa mère ? Peut-être même est-il « écrémé » par son lycée privé du fait de ses mauvais résultats en seconde (c’est par cet écrémage que la plupart des bahuts privés obtiennent au bout du compte des 99% de réussite au bac qui font leur réputation) et est-il contraint de retourner dans le public ?

      Je connais au moins un lycée public qui fait exactement la même chose pour afficher du 100% de réussite au bac...

      • tchavolo
        tchavolo répond à I.P
        • Posté à 08h06 le 07/09/2009
        • Internaute 21713

        Des noms... :)

         
        • cunégonde
          cunégonde répond à tchavolo
          • Posté à 10h58 le 07/09/2009
          • Internaute 23400

          Au lycée Eiffel à Bordeaux, public, on ne peut pas redoubler sa première ni sa terminale.
          Pourcentage de réussite au bac 2007 : 97 %
          Détail par section
          S, 98 %
          STG, 90 %
          STI, 99 %
          STG, 88 %

          Au lycée Michel-Montaigne à Bordeaux (900 lycéens, 1100 élèves de prépa)en revanche, on peut redoubler, ce qui est beaucoup plus juste.
          Pourcentage de réussite au bac 2007 : 94 %
          Détail par section
          L, 89 %
          ES, 93 %
          S, 97 %
          (on peut voir que la différence sur le bac S commun aux 2 n’est que de 1%).

          De réputation, ce sont les deux plus grands, les deux meilleurs lycées publics de Bordeaux. Eiffel est aussi réputé plus strict, même pour l’habillement... Il est cours de la Marne, plus excentré que Montaigne (sur le cours Victor-Hugo, la rue du Mirail, la rue des Augustins et la rue Sainte-Catherine, c’est-à-dire au coeur de la vie commerçante de Bordeaux) qui est aussi le 1er lycée créé par Napoléon.

          Après, toujours à Bordeaux car je ne connais pas les autres villes, il y a des lycées privés qui ne veulent pas de redoublements en leur sein et d’autres qui les acceptent.

          • I.P
            I.P répond à cunégonde
            Flat4
            • Posté à 13h48 le 07/09/2009
            • Internaute 25391
              Flat4


            Au lycée Eiffel à Bordeaux, public, on ne peut pas redoubler sa première ni sa terminale.

            C’est rigolo je pensais exactement à celui là :)
            Vous êtes passé par là aussi ?

            • cunégonde
              cunégonde répond à I.P
              • Posté à 13h57 le 07/09/2009
              • Internaute 23400

              Non, par Montaigne !

              • I.P
                I.P répond à cunégonde
                Flat4
                • Posté à 13h59 le 07/09/2009
                • Internaute 25391
                  Flat4

                Chacun sa croix :)
                3 ans de prépa à Eiffel ça m’a suffit, surtout quand j’ai vu dans quel état arrivait ceux qui avaient fait le lycée là bas...

                • vignol
                  vignol répond à I.P
                  retraité
                  • Posté à 17h10 le 07/09/2009
                  • Internaute 85027
                    retraité

                  à quoi ça sert de sortir brillant du bac sans jamais avoir redoublé pour se retrouver chomeur à la sortie ou realiser que l’ on se trouve en fait condamné actuellement à des etudes sans fin et sans aboutissement financier ?

                  il vaut peut être mieux être considere comme un cancre rater dans ce pays sa troisieme pour se retrouver condamné à l’ apprentissage d’ un metier et se retrouver ebeniste d’ art à vingt cinq ans à 5000 euros par mois ?

                  et à trente ans avec sa villa sa piscine et son 4x4 ?

                  les titres sont t’ ils parfois des pieges à cons organisés ?

                  • Le.conformisme-art.de.la.soumission.au.plus.fort
                    • Posté à 18h23 le 07/09/2009
                    • Internaute 41160

                    Les jeunes en général ne souhaite plus effectuer des travaux de labeur...

                    ....5000 € / mois pour un ébéniste de 25 ans il faut être vraiment doué et sans doute son propre patron car beaucoup d’ébénistes autour de chez moi ne touchent pas cette somme et sont plutôt payés près du SMIC comme employé.... et j’habite pourtant la côte d’Azur, là ou l’on brasse des fortunes.... dans les mains de certains.

                    • zompti
                      zompti répond à Le.conformisme-art.de.la.soumission.au.plus.fort
                      futur « départ volontaire »
                      • Posté à 18h34 le 07/09/2009
                      • Internaute 71360
                        futur « départ volontaire »

                      Votre description me parait effectivement bien plus réaliste, les jeunes en apprentissage trouvent surtout des boulots payés au smic, je n’en connais aucun qui est salarié à 5000 €/mois, ni à 25 ans, ni à 45 ans, même s’il existe certainement quelques exceptions.

                      Effectivement celui qui peut se mettre à son compte peut y arriver, mais quand on n’a pas papa-maman derrière, pas de capital, vous pouvez toujours aller mendier un prêt à la banque pour vous installer…

                      Pour le reste je partage tout à fait l’avis précédent, il n’y a pas de sot métier et la réussite professionnelle peut passer par tout type de formation et d’activité.

                  • Le.conformisme-art.de.la.soumission.au.plus.fort
                    • Posté à 18h22 le 07/09/2009
                    • Internaute 41160

                    Les jeunes en général ne souhaitent plus effectuer des travaux de labeur...

                    ....5000 € / mois pour un ébéniste de 25 ans il faut être vraiment doué et sans doute son propre patron car beaucoup d’ébénistes autour de chez moi ne touchent pas cette somme et sont plutôt payés près du SMIC comme employé....
                    J’habite pourtant la côte d’Azur, là ou l’on brasse des fortunes.... dans les mains de certains.

                  • I.P
                    I.P répond à vignol
                    Flat4
                    • Posté à 19h19 le 07/09/2009
                    • Internaute 25391
                      Flat4

                    Le but c’est justement de ne pas sortir chômeur... Le souci c’est que beaucoup de gens font ces études par défaut, sans se poser des questions sur ce dont ils ont envie :

                    « Tiens je suis bon en maths je vais aller en prépa... tiens j’ai réussi un concours je vais aller dans telle école... bon ben j’ai un diplôme je fais quoi maintenant ? »

                    Après des artisans de 25 ans à 5000 euros par mois je n’en connais pas, et pourtant j’en connais des très bons dans des métiers pas courants et bien plus vieux que ça.

        • Di
          Di répond à tchavolo
          • Posté à 17h05 le 07/09/2009
          • Internaute 8231

          Lycée Hoche à Versailles, où l’on vous dit dés le début de l’année (pour vous mettre dans l’ambiance !) que votre enfant, SAUF dans le cas où il aurait la tête sous le bras, ne doit manquer aucun cours sous prétexte de « maladie » ? ? ?

        10 autres commentaires
    • bleuet1
      bleuet1 répond à de passage
      espère malgré tout
      • Posté à 08h25 le 07/09/2009
      • Internaute 65892
        espère malgré tout

      Les établissements privés ne font pas plus d’éccrémage que les publics.
      Ils recrutent les élèves dans l’ordre où leur dossiers arrivent, sans considération pour leurs résultats.
      Les bons résultats des établissements privés ne sont pas dûs à un « écrémage ». J’ai passé toute ma scolarité dans des établissements privés de la maternelle à la seconde, en province (là où se trouvent la plupart des établissements en France, je le rappelle), et le profil des élèves était le même qu’ailleurs, avec des cas soc. comme partout. Mais effectivement les résultats étaient meilleurs que dans le public, mais avec des moyens financiers plus réduits. Bizarre, non ? Pourtant il n’y a pas plus de professeurs qu’ailleurs, c’est géré par l’éduc nat qui ne privilégie pas du tout le privé sur ce terrain-là.

      Par pitié, ne faites pas de déclarations arbitraires sur un sujet que vous ne connaissez pas.
      Il y a beaucoup trop de fantasmes sur le privé.
      Ce qui est vrai, c’est que l’éduc nat ne peut absolument pas se passer du privé, parce qu’elle n’a pas les moyens de scolariser tous les élèves de France gratuitement. Vous aurez beau récriminer, c’est une réalité.

      • LG240
        LG240 répond à bleuet1
        • Posté à 08h53 le 07/09/2009
        • Internaute 23978

        C’est cela, oui...Moi aussi, j’ai passé toute ma scolarité dans le privé. En province aussi. Et entre la seconde et la terminale, la moitié de ma classe a été éjectée. Bizarre, non ? Quand au profil sociologique des élèves, il était effectivement très, très mélangé (des enfants de toubib, de directeurs de banque, d’avocats et puis moi, donc). Des moyens financiers plus réduits ? Les établissements privés ont la même dotation financière par élève que le public (ce qui est un scandale) à laquelle se rajoute la contribution des familles, je vois pas comment ca ferait moins que le public. Quand au niveau de l’enseignement, il se trouve qu’il a qq années, j’ai été recruté comme vacataire pour enseigner dans le privé des matières pour lesquelles je n’avais aucune qualification. Donc les « fantasmes » comme vous dites sur le niveau du privé me font bien rigoler...
        P.S : Après ça, figurez-vous, de manière très étonnante, j’ai décidé de scolariser mes enfants dans le public. Dingue, non ?

         
        • AShani
          AShani répond à LG240
          a une araignée au plafond
          • Posté à 10h00 le 07/09/2009
          • Internaute 7633
            a une araignée au plafond

          Entièrement d’accord avec vous.
          L’institution privée dans laquelle j’ai effectué mon lycée pratique ouvertement l’écrémage, surtout entre les classes de Seconde et de Première. Nous sommes passés, à nombre de classes strictement identique, de 35 à 25 élèves par classe, soit une baisse d’à peu près 29% des effectifs.

          • karlM
            karlM répond à AShani
            Précaire
            • Posté à 11h22 le 07/09/2009
            • Internaute 21378
              Précaire

            D’après un ami, l’un des meilleurs taux au Bac de france ( 100% depuis 2 ans), le lycée de Thizy (rhône) tout en étant public écrème à fond.

        • bleuet1
          bleuet1 répond à LG240
          espère malgré tout
          • Posté à 10h43 le 07/09/2009
          • Internaute 65892
            espère malgré tout

          Le fait est que les établissement privés ont effectivement moins de moyens que le public.
          L’Etat (la commune, en fait), la plupart du temps, s’arrange pour ne pas donner tout ce qui est prévu par la loi, ou bien en toute bonne foi il ne sait même pas qu’il doit donner autant.
          Quant aux frais de scolarité, ils sont calculés en fonction des revenus de la famille (c’est comme ça que j’ai pu être scolarisée, ainsi que mes frères et soeurs, dans le privé, sans plomber le budget de mes parents qui était mince).

          Vous savez, j’étauis souvent envieuse des moyens des établissements publics qui m’environnaient. Les élèves partaient loin en voyage de classe, et puis ils avaient pas mal de moyens matériels par rapport à nous.
          Dans mon collège-lycée, je n’ai jamais eu d’infimière scolaire (il n’y en a d’ailleurs toujours pas), ni bénéficié de la présence d’un assistant de langue à l’année. Ces services sont considérés comme à la charge de l’établissement dans le privé.
          Je ne me plaignais pas vraiment de ce que j’avais à l’école, j’y étais très heureuse et la plupart des profs étaient franchement géniaux. Mais détrompez-vous, la plupart des établissements privés n’ont pas autant de moyens que les publics.

          • lilialbazar
            lilialbazar répond à bleuet1
            travailleure sociale à Toulouse
            • Posté à 10h51 le 07/09/2009
            • Internaute 36758
              travailleure sociale à Toulouse

            les voyages organisés dans le public sont à la charge des parents, d’ailleurs il n’y en a plus beaucoup, faute de ressources parentales.
            jamais vue d’infirmières scolaires dans toute une scolarité de 5 élèves : maternelle à bac...

          • aartaud
            aartaud répond à bleuet1
            lambda
            • Posté à 12h52 le 07/09/2009
            • Internaute 53762
              lambda

            Comme les établissements privés sont autonomes, il y a autant de critères de recrutements que d’établissements. Je ne pense pas que l’on puisse généraliser ce cas à tous les établissements privés. Une quoi ? Une infirmière scolaire ? ah oui cette personne qui était censée occuper ce endroit appelé « infirmerie » désespérément vide... (lycée public il y a 10 ans).

          • Compte supprimé le 4 janvier 3
            • Posté à 14h40 le 07/09/2009
            • Internaute 41144

            Vous me faites bien rire avec votre idée des « moyens du public » ! S’il n’y a pas de voyages scolaires dans le privé, c’est que les profs ne se décarcassent pas pour les organiser, comme ceux du public. Car nous n’avons aucun moyen pour ça, juste de l’huile de coude. Vous me faites aussi bien rire avec vos « cas sociaux » du privé ! Vous avez toujours vécu dans une bulle, il serait bon pour vous de vous ouvrir un peu au monde réel - c’est important pour une future enseignante.

            Il n’y a pas suffisamment d’assistants de langue pour que tous les établissements publics en bénéficient - il est tout de même parfaitement naturel que le public soit prioritaire en ce domaine. Le privé n’a qu’à s’organiser - c’est comme ça que ça se passe à l’étranger.

            Ce qui est scandaleux, c’est bien que le soi-disant « privé » fonctionne sur fonds publics, y compris pour la réfection des bâtiments, qui sont des propriétés PRIVEES.

            L’existence d’écoles prétendument « privées » mais financées par l’argent public, ayant en plus le droit de s’affranchir des contraintes du public, revient à avoir un système à deux vitesses, et c’est indigne d’une République laïque.

            • Ben85
              • Posté à 14h45 le 07/09/2009
              • Internaute 75415
                ramoneur

              Bonjour Béatrice.

              ça me rappelle une conversation que nous avons eue récemment...

            • bleuet1
              bleuet1 répond à Compte supprimé le 4 janvier 3
              espère malgré tout
              • Posté à 15h15 le 07/09/2009
              • Internaute 65892
                espère malgré tout

              Je n’ai pas dit que nous ne faisions pas de voyages à l’étranger !
              J’en faisais, et on se débrouillait.

              Vous ne pouvez pas dire que j’ai vécu dans une bulle, ne vous inquiétez pas, moi aussi j’ai eu affaire à des cas pas faciles au cours de ma scolarité.
              Il y a des tas de parents d’enfants à la dérive qui les envoient dans des écoles privées pour qu’ils y soient (pensent-ils) mieux encadrés.
              J’ai eu droit à mon lot de copains qui dealaient entre eux, à la fille qui ne participe jamais en cours et qui notoirement fait régulièrement des comas éthyliques.
              Merci pour mon ouverture au monde, je vais très bien. J’ai enseigné à l’étranger, face à des élèves pas faciles du tout qui ne me respectaient pas le moins du monde, vous inquiétez pas, et ne prenez pas ce ton condescendant.
              C’est vrai, je n’ai jamais été élève en zep, et je ne m’en plains pas.

              Effectivement c’est au privé de s’organiser pour gérer ses moyens. Tout ce que je dis, c’est que j’en ai assez des clichés sur le privé, genre c’est des écoles pour fils de riches qui vivent dans l’opulence.
              Mes parents m’ont enseigné l’économie depuis ma plus tendre enfance parce qu’avec 5 enfants, on ne fait pas ce qu’on veut de ses sous.
              Et mon cas ressemble à une vaste majorité des cas des élèves d’écoles privées sous contrat. Il y en a beaucoup dont les parents sont chômeurs, mais qui se défoncent pour donner la meilleure éducation à leurs enfants. C’est un choix de parents.

              • Compte supprimé le 4 janvier 3
                • Posté à 16h20 le 07/09/2009
                • Internaute 41144

                « Il y en a beaucoup dont les parents sont chômeurs, mais qui se défoncent pour donner la meilleure éducation à leurs enfants. C’est un choix de parents. »

                Sniff, comme c’est joli ! Ainsi donc, pour donner la « meilleure » éducation à ses enfants, il faudrait les inscrire dans le privé ? A condition que ce soit financé sur fonds publics ? Je suis une mère indigne, moi qui ai mis mes trois enfants dans le public !

                « Je n’ai pas dit que nous ne faisions pas de voyages à l’étranger !
                J’en faisais, et on se débrouillait. »

                Mais si, vous l’avez dit, vous avez même dit que vous étiez « envieuse » des moyens du public, ce qui est très drôle et prouve bien que vous vivez dans une bulle...

                • bleuet1
                  bleuet1 répond à Compte supprimé le 4 janvier 3
                  espère malgré tout
                  • Posté à 17h03 le 07/09/2009
                  • Internaute 65892
                    espère malgré tout

                  Je n’ai jamais prétendu que le privé était nécessairement meilleur que le public. Je me faisais le porte-parole du choix de certains parents, ça ne veut pas dire que c’est mon avis.
                  Mon père a fréquenté des écoles privées et publiques, et il dit lui-même qu’il s’est davantage plu dans le public. Mais ça n’a rien à voir avec le statut, ça dépend uniquement de l’ambiance de l’établissement.
                  J’ai fréquenté un lycée public pour mon année de Lettres Sup et j’y étais très bien.
                  Mon frère a fréquenté un lycée public pour son BEP (car son cursus n’existait pas dans le privé là où mes parents habitent). Il ne s’y est pas plu, même s’il s’y est fait des amis. Mais ça ne tient pas au statut public de l’établissement, c’est juste que l’ambiance y est notoirement moins bonne que dans le lycée privé, et le directeur est un abruti (ancien adjoint aux finances de la commune, qui a fait couler l’économie de la ville, pratiquait les petites affaires entre amis et qui en plus voulait devenir maire).

          • panik
            panik répond à bleuet1
            • Posté à 16h09 le 07/09/2009
            • Internaute 19428

            « Dans mon collège-lycée, je n’ai jamais eu d’infimière scolaire »
            Ah bon ? Il y en a une dans tous les établissements publics ?

            Et en manière de suppressions de poste, d’image auprès des média et de pressions de la part du rectorat et du ministère, le public est-il toujours aussi favorisé ?

            • bleuet1
              bleuet1 répond à panik
              espère malgré tout
              • Posté à 16h56 le 07/09/2009
              • Internaute 65892
                espère malgré tout

              Je n’ai jamais dit une chose pareille, je sais pertinemment que le public est aussi lésé que le privé en matière de suppressions de postes.

              J’imagine bien qu’il n’y a pas d’infirmière scolaire dans tous les établissements publics, c’est seulement que dans le privé l’école doit financer le poste lui-même, par conséquent la plupart du temps il n’y en a pas.

              Je ne suis pas en train d’essayer de dire que le public a plus de moyens que le privé, tout le monde est plus ou moins dans le même merdier, grâce au merveilleux gouvernement que nous avons réussi à nous infliger.
              Je m’insurge simplement contre les remarques simplistes visant à dire que le privé c’est pour des gosses de riches et qu’il sélectionne systématiquement.

        • Ben85
          Ben85 répond à LG240
          ramoneur
          • Posté à 14h32 le 07/09/2009
          • Internaute 75415
            ramoneur

          Apparemment, la réalité se situe quelque part entre les deux extrêmes que vous décrivez, vous d’un côté, et bleuet1 de l’autre.

          Chaque établissement privé est un cas à part. Schématiser en parlant « du privé » en général, mais en ne se basant que sur un ou deux exemples me semble forcément illusoire, parce qu’on prend toujours des cas allant dans notre sens... On ne démontre donc rien.

          C’est également à travers un échange comme celui-là que l’on voit la limite du vote par petites boules rouges interposées... Nazage d’un côté, topage de l’autre... Cela n’a pas beaucoup de sens, si ce n’est que ces votes font ressortir les a priori des riverains quant à la question du clivage « public/privé ».

          • Aleeks
            Aleeks répond à Ben85
            Etudiante
            • Posté à 21h24 le 07/09/2009
            • Internaute 81187
              Etudiante

            J’ai passé le bac en 2006 année du CPE (youpi). Je me souviens à l’époque avoir supplié mes parents de me mettre dans un lycée privé car le mien fût bloqué pendant 2 mois...2 mois sans aucun cours à la veille du bac, j’étais ravie. Et on l’avait senti venir l’année d’avant. J’avais du prendre des profs particuliers pour plusieurs matières. Tout ça ne me serait pas arrivé dans un lycée privé...

            • Ben85
              Ben85 répond à Aleeks
              ramoneur
              • Posté à 22h42 le 07/09/2009
              • Internaute 75415
                ramoneur

              C’est l’un des avantages du privé.

              Pour autant, je me garde bien de blâmer les profs du public dont les combats syndicaux bénéficient à tous les établissements de l’Education Nationale, privés comme publics.

        15 autres commentaires
      • lilialbazar
        lilialbazar répond à bleuet1
        travailleure sociale à Toulouse
        • Posté à 10h17 le 07/09/2009
        • Internaute 36758
          travailleure sociale à Toulouse

        je ne sais à quelle époque vous avez été scolarisé dans le privé mais parlons des 10 dernières années. parce que sinon les bases sont faussées. Réfléchissez l’écrémage comme vous dites se fait par le fric. les parents qui ne voient pas leurs enfants progresser et qui paient ont vite fait de retirer leurs enfants si les résultats sont désastreux.
        le public ne fait pas d’écrèmage, ce sont les parents eux mêmes qui font des pieds et des mains pour inscrire leurs enfants dans les « bons » établissements, et ceux qui savent que leurs enfants n’a pas la possibilité de partir à Noel au ski ou sur les iles ensoleillées, comme leurs camarades ,n’y mettent pas leurs enfants qui y souffriraient socialement...

        les résultats ne sont pas forcément meilleurs que dans le public, il faut compter le nombre d’élèves au total, dans le privé il y en a moins alors c’est plus facile d’avoir un pourcentage meilleur, et en plus, il reste à savoir si tous les élèves sont présentés aux examens...
        le privé bénéficie des subsides de l’état, le privé est sous contrat ! ! !
        Donc les moyens sont donnés par l’Etat.
        les profs du privé sont mal-traités, ils font des heures et heures pour faire oublier qu’ils n’ont pas tous les diplômes équivalents au public.
        Si l’éducation c’est juste la discipline c’est que le problème est ailleurs, pourquoi ne pas y mettre des surveillants au lieu de profs ?

        pour la petite histoir, j’ai toujours vu disparaître du « public » des enfants dont les parents ne supportaient l’éche mais ne se posaient pas de question sur les raisons de ces difficultés. ces enfants allaient dans le privé où ils allaient voir ce qu’ils allaient voir.
        La seule critique que j’aurais sur le public c’est pourquoi l’école ne donne pas la pêche aux élèves , pourquoi brime-t-on la créativité ?
        ma réponse c’est la faute aux parents qui veulent des diplômes prestigieux, qui n’écoutent pas le désir de leurs enfants et au final incriminent les profs qui ne font des matheux de leur petit qui rêve de faire des choses créatives intellectuelles ou manuelles.
        bon, c’était aussi un point de vue large et qui ne m’appartient pas seul, c’est pourquoi j’ai eu envie de l’exposer.

         
        • bleuet1
          bleuet1 répond à lilialbazar
          espère malgré tout
          • Posté à 10h36 le 07/09/2009
          • Internaute 65892
            espère malgré tout

          « les profs du privé sont mal-traités, ils font des heures et heures pour faire oublier qu’ils n’ont pas tous les diplômes équivalents au public. »

          Aaaaaaaaaaahhhhhhhhhhh ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !

          Comment pouvez-vou oser dire une idiotie pareille ? ? ? Ca se voit vraiment que ceux qui font des commentaires négatifs n’y connaissent rien !

          Je suis future prof d’anglais du privé sous contrat. Je ne laisserai personne oser affirmer que je n’ai pas les mêmes diplômes que dans le public. Le concours, auquel j’ai échoué une première fois, est STRICTEMENT le même que dans le public, on le passe le même jour, avec les mêmes jurys, qui ne savent pas quel concours on passe.
          Contrairement à ce que vous semblez suggérer, le concours pour le privé est justement plus difficile que pour le public, puisque comme il y a moins d’établissements privés que de publics, il y a fatalement moins de postes. Cette année, j’ai échoué à 1/4 de point de l’admissibilité du privé, alors que j’aurais décroché l’admissibilité du public haut la main. Conclusions : ceux qui décrochent le concours du privé ont un niveau théorique moyen plus élevé que ceux du public.
          Je vois venir d’ici tous les votes « nase », je m’en tape, j’en ai marre qu’on crie sur le privé sans rien y connaître. Vos commentaires ne se nourrissent que de on-dit, qui ne correspondent qu’à des situations particulières, qui n’ont rien à voir avec la situation plus générale.

          Oui, le privé bénéficie - en théorie - des mêmes subsides que le public, et encore heueux puisqu’il est sous contrat !

          Pour ce qui est des frais de scolarité, vous oubliez qu’ils sont calculés en fonction des revenus de la famille.
          Je viens d’une famille de 5 enfants dont je suis l’aînée, mon père n’a qu’un modeste salaire d’employé de banque, et ma mère n’a commencé une activité salariée que pendant mon collège.
          Mais ils ont fait l’effort de nous payer ces écoles (qui n’étaient pourtant pas des écoles de « bourges », ni excessivement cotées), parce qu’ils voulaient pour nous un cadre harmonieux. Et puis il se trouve que nous avons des convictions religieuses, et qu’ils avaient envie que nous ayons la possibilité de nous épanouir dans ce cadre-là (même si la plupart des écoles catho n’ont aujourd’hui de catho que l’étiquette, à peu de choses près).

          A propos, je suis née en 1985, donc faites le calcul pour mes années de scolarité. Je n’ai sauté ni redoublé aucune classe.

          Pour ce qui est de l’écrémage, sachez que j’ai beaucoup déménagé dans mon enfance, donc j’ai été dans un certain nombre d’établissements, j’ai un peu de recul. Et puis j’ai déjà accumulé quelques stages en établissements, je sais de quoi je parle.
          Je n’ai JAMAIS été témoin de cela. Je ne dis pas que ça n’existe pas, mais je dis seulement que ça n’existe pas plus que dans le public. Vous savez, je connais un établissement à Quimper, qui est public, et bien j’ai une amie qui a dû en partir parce que les profs mettaient une pression tellement monstrueuse que les faibles et les moyens partaient au bout d’un trimestre.
          Dans mes classes, les élèves restaient du début jusqu’à la fin, et les profs faisaient ce qu’il spouvaient pour soutenir les situations les plus difficiles.

          Encore une fois, arrêtez de parler de ce que vous ne connaissez pas, ou si peu, ou de situations trop particulières !
          Vous qui vous battez contre les préjugés, vous feriez bien de commencer par balayer devant votre porte.

          • lilialbazar
            lilialbazar répond à bleuet1
            travailleure sociale à Toulouse
            • Posté à 10h57 le 07/09/2009
            • Internaute 36758
              travailleure sociale à Toulouse

            je vous répète que pendant longtemps les profs du privé n’avaient pas de diplômes adéquats. ce qui n’est plus le cas aujourd’hui grace aux luttes des profs du privé depuis une dizaine d’années. je n’ai pas parlé d’un cas particulier, je ne le fais jamais. j’espère que vous pourrez avoir votre capes !
            je n’ai pas de préjugés, je remarque seulement les difficultés d’enseigner et d’être apprenant dans toutes nos écoles ! ! !
            c’est ce qui me semble le plus important et le plus lamentable.
            réussir au bac avec mention et après ? voilà ma question.

          • LG240
            LG240 répond à bleuet1
            • Posté à 14h08 le 07/09/2009
            • Internaute 23978

            Vous oubliez les armées de « cdd d’usage » qui font tourner le privé : vous savez, ces p’tits jeunes qui sont recrutés en septembre et virés en juin sans avoir droit aux indemnités chômage, payés au SMIC et à l’heure de cours (donc le temps de préparation et de correction, c’est pour leur pomme). Essayez de leur parler dans la salle des profs, une fois que vous aurez votre concours, vous allez voir : un nouveau monde va s’ouvrir à vous...

            • Ben85
              Ben85 répond à LG240
              ramoneur
              • Posté à 14h42 le 07/09/2009
              • Internaute 75415
                ramoneur

              « vous savez, ces p’tits jeunes qui sont recrutés en septembre et virés en juin sans avoir droit aux indemnités chômage, payés au SMIC et à l’heure de cours »...

              On appelle ça des profs remplaçants, et ils ont le même statut dans le privé que dans le public. Ils sont payés par le Rectorat sur la même grille que celle d’un prof débutant qui, au fur et à mesure, avancerait à l’ancienneté.

              Un prof n’est pas un pigiste, et c’est le statut de remplaçant qui est difficile, dans le public autant que dans le privé.

              Par ailleurs, je suis d’accord avec vous pour dire que leur statut est plus que précaire et qu’il serait urgent de le revaloriser.

              • bleuet1
                bleuet1 répond à Ben85
                espère malgré tout
                • Posté à 15h08 le 07/09/2009
                • Internaute 65892
                  espère malgré tout

                LG a quand même raison sur un point : les professeurs stagiaires (pas les vacataires) du privé sont payés au lance-pierre, car ils ne sont payés que pour les heures effectivement enseignées, à savoir 6 par semaine.
                Un prof stagiaire du public est payé plein pot dès le départ, et même son salaire évolue au cours de l’année. Il démarre à 1300, pour finir à la fin de l’année à 1500 ou 1700, je ne sais plus (propos rapportés d’une copine qui vient d’avoir son capes).

                • Ben85
                  Ben85 répond à bleuet1
                  ramoneur
                  • Posté à 15h19 le 07/09/2009
                  • Internaute 75415
                    ramoneur

                  Bonjour bleuet

                  Alors ça a changé, parce quand j’ai fait mon année de stagiaire post-concours dans le privé, j’étais payé sur la base de 18 heures... Ca m’avait surpris à l’époque. C’était en 2001-2002.

                • gesualdo1
                  gesualdo1 répond à bleuet1
                  Zicos
                  • Posté à 20h50 le 07/09/2009
                  • Internaute 83677
                    Zicos

                  C’est faux Bleuet, les stagiaires du privé sont autant payé que dans le public.

                • Pas lolo
                  Pas lolo répond à bleuet1
                  fasciné
                  • Posté à 16h01 le 08/09/2009
                  • Internaute 29635
                    fasciné

                  Ce que je ne comprends pas c’est pourquoi vous voulez passer le « CAPES » du privé, plutôt que le standard de l’EDNAT, si il est plus difficile que celui de base.
                  Quels avantages particuliers ont les profs du privé par rapport au public ? A moins que ce ne soit un choix de votre part ? Environnement plus favorable dans les lycées privés ?

          • anne92
            anne92 répond à bleuet1
            • Posté à 18h40 le 07/09/2009
            • Internaute 34348

            Il y a moins de poste au CAFEP (CAPES Privé) mais aussi moins de personnes qui s’y présentent ! ! ! !

      • Françaisehélas
        • Posté à 12h31 le 07/09/2009
        • Internaute 28448

        Pas d’écrémage ? Moins de moyens ?
        ça dépend, ma foi, de quel lycée privé on parle... dans la ville ou j’ai effectuée mon cursus scolaire, il y avait des lycées privées qui ne choississaient pas leurs élèves, des lycées qui les choississaient, des lycées qui n’avaient pas de moyens et d’autres qui en avaient.
        Je me permettrais une légère interprétation en précisant que ceux qui écrémaient (et étaient ultra-connus pour cela) semblaient avoir plus d’argent... Mais pourquoi, je n’ai pas étudié la question.

        En tout cas, aucune généralité à faire. C’est exactement comme le public. Certains lycées sont plus cotés que d’autres, et certains ont plus d’argent.

        Je n’ai remarqué aucune autre différence entre public et privé que le paiement de la scolarité, et la taille du lycée. Là où j’habitais, les lycées privés étaient en moyenne plus petits, ce qui peut peut-être aider profs et élèves. Ou pas, d’ailleurs.

        L’ennui, c’est qu’en fait, on ne peut pas comparer avec les mêmes prérequis initiaux. Donc toute comparaison des résultats est forcément fausse.

      • verseau
        verseau répond à bleuet1
        • Posté à 20h45 le 07/09/2009
        • Internaute 29808

        Vous n’avez pas tout à fait tord : il y a en effet beaucoup trop de fantasmes sur le privé (et il ne faut pas metttre tous les établissements privés dans le même sac : tous ne sont pas des « boites à bac »).

        ...mais la permanence des équipes éducatives explique sûrement la capacités des enseignants de ces établissements

        - à travailler ensemble sur la durée
        - à construire des projets étayés
        - à suivre les élèves sur la durée de leur scolarité.

        L’institution publique serait parfois bien inspirée d’étudier de près « pourquoi ça marche » au lieu de nous bombarder (nous professeurs) sans arrêt de changements décrétés qui - loin de nous mobiliser - nous font plutôt rentrer la tête dans les épaules en attendant le prochain oukase !

      • betty boop
        betty boop répond à bleuet1
        consultante
        • Posté à 23h17 le 10/09/2009
        • Internaute 67878
          consultante

        pas d’accord : mon fils a rencontré des difficultés en seconde dans le public ; après un premier redoublement, nous avons pensé que dans d’autres structures, il pouvait se récupérer et se réinvestir dans sa scolarité. Avec son accord, nous avons voulu l’inscrire dans le privé pour qu’il y trouve des classes plus restreintes et une pédagogie de proximité. A cette occasion nous avons découvert, dans TOUS les lycées privés parisiens que nous avons approché : a) - la sélection se fait sur le dossier scolaire ; b) - les classes sont à plus de 25 élèves ; - la pédagogie de proximité est bien souvent remplacée par du coercitif et un cadrage autoritaire. Au final, il a ré-intégré des structures publiques où il a passé son bac, youpi ! et il est maintenant dans un cursus Bac +2, ça roule. Nous ne fantasmons donc plus sur le privé, nous l’avons rencontré !

    • Erka
      Erka répond à de passage
      • Posté à 15h51 le 07/09/2009
      • Internaute 5196

      Pour connaitre quelques personnes dans la meme situation a Paris je peux affirmer que :
      - personne ne s’offusque de ne pas etre prioritaire ( ? ? vous avez lu ca ou ?)
      - le probleme c’est de se faire automatiquement eliminer du logiciel (j’au oublie le nom) d’attribution de place en lycee sur la base de venir du prive ( ! ! ! !)
      - donc aucune place n’est proposee (ni premier, second ou xeme choix, l’eleve ayant degage de la base de donnee des le premier round...)
      - il ne s’agit pas d’ecremage du prive
      - mais d’une politique incoherente du public, dont visiblement l’une des missions consiste maintenant a faire rester dans le privee les quelques eleves qui, apres y avoir passe un ou deux ans pour des raisons variees et qui n’ont pas a etre « juges » indignes ! ! Au contraire, les revenus du prives devraient etre reintegres au public avec une certaine bienveillance !

      Il est incroyable que pour avoir passe une annee dans le prive a se faire « recadrer » des jeunes de tout juste 16 ans se voient exclus d’OFFICE du systeme d’education public.
      Bien sur, apres 3 semaines de galeres des solutions se trouvent au cas par cas mais quelle image !
      Est-ce de l’incompetence, de la betise, ou de la connivence avec le prive afin de leur maintenir un reservoir d’eleve incompressible du college au lycee....

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