Votre porte-monnaie au rayon X 08/09/2009 à 11h38

« Mon meilleur copain », SDF, environ 515 euros par mois

Le Yéti | yetiblog.org


Le pliant, le sac et la sébile de « mon meileur copain », sdf en Normandie en 2009 (Le Yéti).

Le jour de marché, il vient par autocar jusqu’à notre petite ville touristique du bord de mer et s’installe face à la boulangerie sur son tabouret pliant, quel que soit le temps, avec son écriteau de sans domicile fixe (SDF). D’emblée, il prévient : « Pas de nom, pas de photos. Je ne veux pas qu’on me voie comme ça. » A défaut, appelons-le « mon meilleur copain ». J’ai passé ses revenus au rayon X.

« Mon meilleur copain », c’est le sobriquet que je lui ai spontanément donné un jour, après qu’il m’avait parlé, avec une ferveur inattendue, du sien, un mendiant comme lui, qui officie au bas de la rue avec un orgue de barbarie et qui le considère comme son « fils ».

« Je n’ai jamais été à l’école. Mon père, d’origine maghrébine, petit salarié chez Saint-Gobain, ne voulait pas. Il m’emmenait avec lui au travail. Je rendais de menus services, je faisais chauffer les gamelles, je faisais le commissionnaire. Le soir, il m’apprenait à lire. En réalité, je ne sais pas vraiment lire. »

Puis est arrivé le drame.

« Mon père a été battu à mort par des connaissances qui lui devaient de l’argent et qui ne voulaient pas le rembourser. J’avais 14 ans. Mon frère et ma sœur aînés nous ont abandonnés, ma mère [d’origine française, ndlr] et moi. Ma mère ne gagnait pas grand-chose. J’ai fait des petits boulots. Mais je n’avais plus de goût à rien. Je suis tombé dans la rue et j’y suis toujours. »

« Mon meilleur copain » a aujourd’hui 51 ans. Il est régulièrement hébergé par une amie dans son F2 d’HLM, aux alentours de Caen. Elle est bien plus jeune que lui et travaille.

« Des petits boulots qui ne lui rapportent pas beaucoup. Ses parents l’aident. »

« Mon meilleur copain » ne possède pas les clefs du petit logis. Il précise et rit :

« Ce n’est pas chez moi. Le matin, je pars avant elle. Le soir, j’attends qu’elle m’ouvre. Nous ne sommes pas en couple, avec ma copine. Elle dort dans sa chambre, moi dans le salon. Au début, elle avait dit : “Pas plus de quelques semaines.” Ça dure depuis quatorze ans ! »

Ne cherchez pas trop une quelconque logique rationnelle dans la démarche de « mon meilleur copain ». Sa vie est construite comme un puzzle éclaté, au gré du vent et des circonstances. Il y a 127 kilomètres entre sa ville d’hébergement et celle où il a ouvert son compte postal. Et où il se rend chaque mois pour percevoir son RSA. Lui s’est déplacé (« je n’avais plus de famille, on m’avait dit c’était bien là-bas »), mais il ne lui est pas venu à l’idée de faire suivre son compte à une agence plus proche.

Ses gains en matière de mendicité sont si modestes (voir détail ci-dessous) qu’on se demande pourquoi il persiste. Ainsi avoue-t-il ne pratiquement rien gagner, dans la semaine, à son feu rouge près du périphérique. Mais il y reste. Comme si la mendicité n’était plus seulement un gagne-pain, mais aussi un rituel.

Cahin-caha, sa vie se partage grosso modo entre la mendicité dans la rue et des petits services qu’il rend.

« Les gens m’aiment bien. Ils me demandent des coups de mains, pour porter des paquets, les aider à la peinture... Quand je mendie sur le marché, ça va. Mais aux feux rouges, près du périphérique, c’est plus dur. Souvent des insultes, des crachats. »

Pourtant, il dit ne rien regretter. Ne rien désirer d’autre. Qu’il est et se sent libre. « De toutes façons, c’est comme ça. »

1

Revenus : 515 euros par mois

  • Revenu de solidarité active (RSA) : 454,63 euros
  • Produit de la mendicité et pourboires divers : environ 60 euros
  • Avantages en nature (repas de midi souvent offert, nourriture à emporter, vêtements...) moyennant les menus services rendus (« quand on m’offre le déjeuner, je n’accepte jamais de pourboires »).
2

Dépenses mensuelles : 510 euros

« Quand je retire mon RSA au bureau de Poste, je place environ 300 euros à la Caisse d’Epargne sur un compte-courant rémunéré et je garde le reste en liquide. Mais il n’en reste jamais grand-chose à la fin du mois. Parfois, il en reste et d’autres fois, il n’y en a pas assez. En gros, ça s’équilibre. »

  • Forfait d’hébergement versé à son amie : 30 euros. « Mais je lui offre souvent aussi un petit bouquet de fleur, du parfum, des cigarettes... » (environ 40 euros supplémentaires).
  • Frais de nourriture et d’entretiens divers : sandwiches, coiffeur (il est toujours impeccablement coiffé et rasé), vêtements, participation aux frais médicaux (« j’ai une carte vitale et une mutuelle : 20 euros et quelques »)... Au total, environ 250 euros.
  • Frais de transport : part très importante de son budget. Il y a 63 kilomètres entre la ville où il est hébergé et celle où il « fait » le marché tous les samedis du mois (« je viens jusque là parce que c’est une jolie ville qui me plaît bien »). Outre les 127 kilomètres de train pour se rendre au bureau de poste et retirer chaque mois son RSA, il lui faut parcourir 47 kilomètres supplémentaires en autocar pour rendre visite à sa mère. Budget transport mensuel : environ 90 euros.
  • 100 euros versés à sa mère actuellement en maison de retraite.
3

Aucune épargne et du footing comme loisir

  • Loisirs gratuits : footing (« tous les matins »), marche à pieds, balades...
  • Il tient à préciser : « Pas d’alcool, pas de cigarettes, pas de drogues. »

Passé l’entretien pour ce billet, « mon meilleur copain » retourne à son poste. Son visage porte les stigmates de sa vie rude. Mais son sourire est si franc, si doux, que bien des passants s’arrêtent pour échanger avec lui quelques propos paisibles.

Photo : le pliant, le sac et la sébile de « mon meilleur copain », sdf en Normandie en 2009 (Le Yéti).

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  • Iéna
    Iéna répond à Strelok
    bibliothécaire
    • Posté à 15h09 le 09/09/2009
    • Internaute 65941
      bibliothécaire

    Le confucianisme enseigne que, outre la politesse, chacun doit assumer des devoirs en proportion de son élévation dans la hiérarchie.... à méditer !
    et je ne vais pas répéter ce que j’ai lu mais d’accord avec mes voisins sur vos propos. aucun commentaire.

  • CalvinKid
    CalvinKid répond à PierreAdrien06-
    éudiant
    • Posté à 12h29 le 08/09/2009
    • Internaute 84680
      éudiant

    C’est vrai, ceux qui bossent paient en effet pour le RSA de ce monsieur. Mais il a malgré tout une histoire pas facile, et le respect de la dignité humaine voudrait qu’on donne un peu de sous aux gens qui vivent dans la rue, à défaut de leur mettre un toit sur la tête. Je ne parle pas de donner lorsqu’il fait la manche, mais de payer les impôts.
    En revanche, donner des sous à des petits branleurs qui refusent de travailler (parce qu’on leur en donne les moyens) je comprends que ça énerve.
    Bien sûr, verser de l’argent aux SDF n’est pas la meilleure solution, mais au moins ça évite de réfléchir à des vrais moyens de les aider.

    • Lictor
      Lictor répond à CalvinKid
      informaticien
      • Posté à 14h38 le 08/09/2009
      • Internaute 68450
        informaticien

      Personnellement, je suis bien content qu’une partie de mes impôts servent à payer les RSA de ce monsieur plutôt que des stocks de talonnettes ou des rafales...

      Je suis également assez content qu’une partie de mon argent aille à des branleurs pauvres. Je donne déjà une partie non négligeable de mon argent et de mon travail à des branleurs riches, pas de raison que les pauvres n’en bénéficient pas aussi...
      Et puis, le signe d’une société humainement avancée, c’est de pouvoir maintenir des classes d’inactifs et de non productifs : artistes, penseurs, rêveurs...
      De toute façon, le but ultime du progrès technologique est bien de supprimer le travail. Pourquoi blâmer ceux qui ont pris de l’avance sur le sens de l’histoire ?

      Et effectivement, verser de l’argent aux SdF ne devrait pas être l’unique solution sur le long terme. Pas plus que le RSA : une partie n’est clairement plus en état de travailler. Mais trouver une solution globale impliquerait de changer complètement de modèle de société. Pas vraiment dans l’air du temps...

       
      • CalvinKid
        CalvinKid répond à Lictor
        éudiant
        • Posté à 15h13 le 08/09/2009
        • Internaute 84680
          éudiant

        Malgré tout, le travail ne sert pas qu’à gagner de l’argent, mais bon c’est hors sujet.
        C’était juste pour vous répondre.

        • Lictor
          Lictor répond à CalvinKid
          informaticien
          • Posté à 16h57 le 08/09/2009
          • Internaute 68450
            informaticien

          Si si, il ne sert qu’à ça... Les seuls à croire le contraire sont ceux qui travaille, parce que ça rend la chose supportable... Si vous demandez aux rentiers, travailler ne sert bien qu’à une chose : leur faire gagner de l’argent.

          La vérité, c’est que le travail ne sert pas à grand chose, à part rapporter de l’argent et maintenir la paix sociale. Regardez autour de vous, et tentez de classifier les travailleurs dans les catégories suivantes :

          - ceux dont le travail pourrait être aussi bien fait par une machine, aujourd’hui ou dans un avenir raisonnable : ouvrier, caissiers, nettoyage, employés de banque...
          - ceux dont le travail est induit par le travail des autres ou la souffrance qu’engendre ce travail : une partie des médecins, psychothérapeuthes et infermières, les garde malades, les garde d’enfants, une partie des restaurateurs, les DRH... En gros, la quasi-totalité des services à la personne - un des axes essentiel de l’emploi de demain.
          - ceux dont le travail est induit en grande partie par la misère et donc le chômage : policiers, assistants sociaux, gardiens de prison, éducateurs...

          Quel pourcentage de la population échappe à cette classification ? Dans ceux qui y échappe, une autre classification :

          - ceux qui, si on leur donnait les moyens de vivre autrement, feraient quand même leur travail : chercheurs, une partie des enseignants, une partie des informaticiens, les artistes...
          - ceux qui font un travail indispensable, irremplaçable et qui ne pourrait pas être fait par le reste des citoyens s’ils en avaient le temps libre...

          Vous vous retrouvez avec quel pourcentage de la population ?

          L’arnarque, c’est qu’on désigne en France par le mot « travail » trois réalité différentes :
          - le travail à l’école - alors qu’il ne s’agit pas de travail, mais d’apprentissage. Ce qui est effectivement indispensable. Mais ça n’est pas vraiment un travail, d’autres langues, comme l’Italien, ne font pas cette confusion.
          - le travail non qualifié et abrutissant, qui n’apporte pas grand chose à part de l’argent à la fin du mois et la santé en moins à la fin de la vie.
          - le travail de haut niveau, qu’il soit manuel (artisanat), artistique ou intellectuel. Celui-ci apporte effectivement quelque chose à celui qui le fait. C’est d’ailleurs pour cela qu’il le ferait de toute façon même sans salaire s’il avait des revenus par ailleurs.

          L’arnaque, c’est qu’on a une classe dirigeante, qui est majoritairement dans le troisième cas, qui explique à une majorité de gens dans le second cas que le travail est une valeur en soit (je pensais que c’était un moyen) et qu’il est indispensable à la dignité humaine...

        • Strelok
          Strelok répond à CalvinKid
          Humain
          • Posté à 18h15 le 08/09/2009
          • Internaute 51074
            Humain

          > Calvinkid

          Pfff, et à quoi tu crois que ça sert le travail, sinon à gagner de quoi répondre à ses besoins (d’où l’expression gagner sa vie) ? Pas possible d’entrendre des conneries pareilles...

          > Lictor

          Tu connais beaucoup de sociétés humaines où on ne travaille pas d’une manière ou d’une autre toute sa vie, et où il n’y a pas des chefs et des sous-chefs ?

          • CalvinKid
            CalvinKid répond à Strelok
            éudiant
            • Posté à 19h28 le 08/09/2009
            • Internaute 84680
              éudiant

            Excuse-moi, je ne suis pas psychologue, ni sociologue, mais je crois savoir que certaines personnes ont d’autres motivations que l’argent lorsqu’ils vont au travail.

            Je prends un exemple, totalement barré, mais un exemple quand même :
            Le docteur Kawashima, dont les jeux portant son nom se sont vendus à plusieurs millions d’exemplaires à travers le monde, a reversé l’intégralité des royalties (de 22 millions de dollars je crois) à des œuvres parce qu’il n’avait pas le temps d’en profiter... à cause de son travail.

            Je suis d’accord, l’exemple est exagéré, mais il y a bien des gens qui vont au travail avec autre chose en tête que l’argent qui va leur servir ensuite à subvenir à leurs besoins, même des ouvriers aux tâches très basiques et répétitives.

            • Strelok
              Strelok répond à CalvinKid
              Humain
              • Posté à 00h04 le 09/09/2009
              • Internaute 51074
                Humain

              Evidemment qu’il y a des gens qui aiment leur travail. Ou qui font ce qu’ils aiment, et sont totu surpris qu’on arrive à les payer pour ça. Mais admet que c’est une toute petite minorité.

              Et même quand tu aimes ton travail, il vient toujours un moment où tu en as marre, et où ça devient une corvée.

              Le but premier du travail, c’est bien de gagner de l’argent pour pouvoir manger. Quand on s’amuse en même temps c’est bien, mais ça n’était pas le but à la base...

              • Naradamuni
                Naradamuni répond à Strelok
                sans
                • Posté à 12h35 le 12/09/2009
                • Internaute 30050
                  sans

                Strelok

                Humain ?

                Évidement, et surtout « esclave amnésique » avec des éclairs de lucidité tel : « ... ça devient une corvée. » !

                Pour autant que l’on sache, il n’existe que deux modes de travail : le salariat et l’esclavage. Certes, il existe aussi des étudiants, des artistes et autres fanfarons qui ne peuvent écrire le moindre papier ou lapper la moindre écuelle sans prétendre se livrer là à un important « travail ». Même les soi-disant « autonomes » ne peuvent organiser de « séminaires » anticapitalistes sans mener des « débats productifs » au sein de « groupes de travail ». Misérables mots, misérables pensées. Ce n’est pas d’aujourd’hui que « travail » est un mot empreint de malheur. « Arbeit » est probablement formé sur un verbe germanique disparu qui avait pour sens « être orphelin, être un enfant utilisé pour une tâche corporelle rude », verbe lui-même issu de l’Indo-Européen « Orbhos », orphelin. Jusqu’au Haut-Allemand moderne, « Arbeit » signifiait « peine, tourment, activité indigne » (dans ce sens, Chômeur Heureux est donc un pléonasme). Dans les langues romanes, la chose est encore plus claire, puisque « travail », « trabajo » etc. vient du latin « tripalium » un instrument de torture à trois piques qui était utilisé contre les esclaves. C’est Luther qui le premier a promu le mot « Arbeit » comme valeur spirituelle, prédes-tination de l’homme dans le monde. Citation : « L’homme est né pour travailler comme l’oiseau pour voler » On pourrait nous répondre que cette querelle de mots est sans importance. Mais le fait de confondre « boisson » avec « coca-cola », « culture » avec « Bernard Henry Gluckskraut » ou « activité » avec « travail » ne saurait rester sans conséquences graves.
                ...
                Le travail est une question de survie (et non de vie ! ! !). On ne peut qu’être d’accord avec cet avis. Voici ce qu’en écrit des USA Bob Black : « Le travail est un meurtre en série, un génocide. Le travail tuera, directement ou indirectement, tous ceux qui lisent ces lignes. Dans ce pays, le travail fait chaque année entre 14000 et 25000 morts, plus de deux millions de handicapés. 20 à 25 millions de blessés. Et encore, ce chiffre ne prend-il pas en compte le demi-million de maladies professionnelles. Il ne gratte que la superficie. Ce que les statistiques ne montrent pas, ce sont tous les gens dont la durée de vie sera raccourcie par le travail. C’est bien ce qui s’appelle du meurtre ! Pensez à tous ces toubibs qui crèvent à 50 ans, pensez à tous les “workaholics” ! Et même si vous ne mourrez pas pendant votre travail, vous pourrez mourir en vous rendant au travail, ou en en revenant, ou en en cherchant, ou en cherchant à ne plus y penser. Naturellement, il ne faut pas oublier de compter les victimes de la pollution, de l’alcoolisme et de la consommation de drogue liées au travail. Là, on atteint un nombre de victimes multiplié par 6, seulement pour pouvoir vendre des big macs et des cadillacs aux survivants ! »

                Lien

  • Keldan
    Keldan répond à PierreAdrien06-
    Now future & karpe diem
    • Posté à 12h32 le 08/09/2009
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    Je bosse aussi pour payer la route qui passe devant chez toi, l’école de tes mioches, ta retraite, ton chômage, ton séjour à l’hôpital quand tu te seras casser une jambe et même pour les élections auquel tu votes.

    On paye pour plein de truc pour les autres, mais dans le fond je me fous de savoir si c’est pour rien glander ou pour autre chose. Après tout 400€ par mois, c’est moins cher que le prix mensuel d’un mioche pour l’état.

    Une fois que j’ai supporté l’idée de devoir payer pour les autres, autrement pour des gens que je supporterais dans moins de 80% des cas, je me suis pas pris la tête et n’y ai vu que l’intérêt principal : paye car un jour ça sera toi qui en profitera (d’où l’intérêt de faire financer ses intercontrats par les Assedics : D).

  • .Lycurgue.
    .Lycurgue. répond à PierreAdrien06-
    Etudiant
    • Posté à 12h40 le 08/09/2009
    • Internaute 89523
      Etudiant

    Tu vis dans une société qui a justement fait le choix de la solidarité(RSA = revenu de solidarité)

    On ne te demande pas de le plaindre, c’est un article qui fait réfléchir sur la misère humaine c’est tout.

    personnellement, le seul reproche que je ferais à cette personne c’est de s’être laisser tomber dans la routine de la mendicité et apparement de ne pas chercher à en sortir. C’est dommage.

    • Ganesh13
      Ganesh13 répond à .Lycurgue.
      Grouillot en informatique
      • Posté à 15h07 le 08/09/2009
      • Internaute 45212
        Grouillot en informatique

      Ce monsieur me parait aussi respectable que les ascètes indiens qui ont décidé de renoncer au « matériel ».

      Pourquoi les non productifs ne pourraient-il pas revendiquer des droits dans cette société ( la liberté de dormir ou bon lui semble, de cueillir des fruits, d’avoir accès à de l’eau...)

      Après tout, une part de la france lui appartient, non ?

      Les puissants de ce monde nous imposent un système. Ce serait la moindre des choses que personne ne soit exclus.

      Ils devraient dédommager ceux qui ne rentrent pas dans les cases.

      La société devrait apporter plus de bonheur qu’avant le « progrès ».

      Peux-ont dire que c’est le cas ?

       
      • Strelok
        Strelok répond à Ganesh13
        Humain
        • Posté à 18h18 le 08/09/2009
        • Internaute 51074
          Humain

        Pourquoi les non productifs ne peuvent pas revendiquer de droits ? Parce qu’ils ne sont pas productifs, précisément.

        Tout le monde peut faire le choix de ne pas travailler volontairement, et de recevoir des allocations sans rien branler toute sa vie. En faisant ça, il OBLIGE les autres à travailler pour lui, pour qu’il puisse recevoir ses précieuses allocations, pour qu’il puisse profiter du système de santé, des routes, des équipements divers, etc, etc. C’est très honorable, en effet. J’applaudis.

        (attention, c’est quand c’est un choix que je suis contre, souvent, ils n’ont pas eu le choix d’être pauvre).

        Le vrai choix courageux, c’est de ne pas travailler, mais aussi de refuser toute aide de l’état (y compris les soins médicaux gratuits). Là oui, chapeau à ceux qui s’amusent à le faire.

        • spacemadi
          spacemadi répond à Strelok
          (volontaire international)
          • Posté à 19h18 le 08/09/2009
          • Internaute 81773
            (volontaire international)

          Ce n’est pas directement lui qui vous « oblige » à travailler parce qu’il a fait le « choix » d’être non productif (d’ailleurs, un sourire et une discussion dans la rue avec les petites vieilles qui s’ennuient, ce n’est pas « productif » ça ? bref) De mon point de vu, c’est plutôt celui qui s’en met plein les poches de manière complètement déconnectée de la réalité et en dehors de toute proportions (traders et grands patrons en tête) qui vous « oblige » à travailler. Il y a assez d’argent dans le monde pour donner à manger à tous et pourtant certains le retiennent (cet argent) et d’autre crèvent de faim et c’est le but de la solidarité organisée que de rééquilibrée un peu tout ça... mais c’est du bricolage je suis bien d’accord. Le jour où on plafonnera les salaires, en prenant la différence pour remplir les caisses de l’Etat et redistribuer de manière équitable et juste en fonction de la peine et de l’utilité à la société (critères à débattre), là on s’approchera d’une solution.
          Un chercheur n’est-il pas plus utile qu’un « manager » ? Un ouvrier n’est-il pas plus utile qu’un consultant ? Pourquoi est-il payé moins, alors ? Ah oui, il a fait des études ! Mais on ne fait pas des études pour gagner plus d’argent (ou on ne devrait pas) on fait des études pour s’enrichir intellectuellement et par « plaisir ». Oups, le mot est lâché ! Et je m’éloigne encore du sujet ... donc parenthèse fermée !

          • Strelok
            Strelok répond à spacemadi
            Humain
            • Posté à 00h00 le 09/09/2009
            • Internaute 51074
              Humain

            Je ne parlais pas du sujet de l’article, mais je répondais au message du dessus, dont l’auteur semblait dire que ceux qui ne travaillent pas par choix ont le droit de le faire, et qu’on devrait même les admirer pour ça.

            Si tu avais lu mon message, tu aurais vu que je disais que justement, ça n’était valable que pour ceux qui choisissaient sciemment de ne pas bosser par principe (ou fainéantise).

      3 autres commentaires
  • A déménagé le 2 mai 2011
    A déménagé le 2 mai 2011 répond à PierreAdrien06-
    Délinquante au coin de la rue
    • Posté à 13h12 le 08/09/2009
    • Internaute 26137
      Délinquante au coin de la rue

    Mais vous, quand vous mourrez, ce sera dans votre lit, ou a l’hôpital... d’autres c’est dans la rue !

    a consulter, c’est édifiant.

    Lien

  • shillom
    • Posté à 15h48 le 08/09/2009
    • Internaute 22134

    Si mes impôts servaient vraiment à tenter de résoudre ce genre de situation, je serais prêt à payer double, mon brave monsieur.

    • Strelok
      Strelok répond à shillom
      Humain
      • Posté à 18h19 le 08/09/2009
      • Internaute 51074
        Humain

      Sauf que ça ne résoud rien, justement.

  • Françaisehélas
    • Posté à 16h40 le 08/09/2009
    • Internaute 28448

    Et bien, perso je bosse aussi pour compenser les niches fiscales d’autres monsieurs...
    Donc finalement, je préfère engraisser ce monsieur, qui d’ailleurs au vu de ces revenus, ne doit pas faire beaucoup de lard. Donc ma foi, j’espère qu’il n’a pas de remords, et je lui souhaite bon vent. Puisse t-il me ponctionner encore longtemps, au moins, cela veut dire qu’il y a un quelque chose à ponctionner.

  • Sonne
    Sonne répond à PierreAdrien06-
    le passé éclaire le présent
    • Posté à 18h52 le 08/09/2009
    • Internaute 55089
      le passé éclaire le présent

    Ben oui, je travaille notamment pour payer des impôts...
    Des impôts pour que cet homme ait le RSA et ma foi, j’en suis assez heureuse (au moins qu’il ait ce moyen pour subsister). Je paye aussi des impôts pour que des enfants qui ne sont pas les miens puissent obtenir des bourses pour étudier. Et vous, monsieur, ben vous payez des impôts pour que je puisse être soignée à 100% sinon je n’aurai pas les moyens...
    Injuste selon vous ? Non, cela s’appelle la solidarité, c’est tout.

  • emma_88
    emma_88 répond à PierreAdrien06-
    metallurgie
    • Posté à 06h47 le 09/09/2009
    • Internaute 59455
      metallurgie

    bien sur que bosse pour lui a la retraite aura le mininum pendant que ceux qui ont bossé 42 ans auront guere plus que lui en plus lui dit a sa liberté nous on rame comme des cons perd la santé et nous sommes de veritable vache a lait dans ce pays ; je crois qu il est plus heureux que certains d entre nous

  • Albert Fulor
    • Posté à 09h42 le 09/09/2009
    • Internaute 25568

    Je préfère payer des impôts pour financer le RSA de ce monsieur...
    ... plutôt que de payer le voyage du président au Brésil parti y vendre les tas de tôles de Dassault.

  • zompti
    zompti répond à PierreAdrien06-
    futur « départ volontaire »
    • Posté à 09h58 le 09/09/2009
    • Internaute 71360
      futur « départ volontaire »

    Moi je bosse pour payer vos remboursement de sécu, votre mutuelle, votre retraite, l’école de vos enfants, les structures et équipements municipaux dont vous bénéficiez, les routes que vous empruntez, le train de vie de vos élus (quels que soient leur couleur politique), etc, etc, etc…

    Je ne m’en plains pas, pas plus que ce monsieur ne se plaint. Pas plus que je ne l’envie. Chacun son parcours individuel, tout le monde n’est pas armé de la même façon face à la vie et je suis partisan de la solidarité qui à terme ne coûte pas plus cher à la société que l’individualisme forcené.

    Je constate également qu’une société basée sur la stigmatisation et la haine de l’autre ne fonctionne pas correctement, la France actuelle en est la parfaite illustration, votre message également, donc je vous dédit ce texte de brassens :

    Au village, sans prétention,
    J’ai mauvaise réputation.
    Que je me démène ou que je reste coi
    Je passe pour un je-ne-sais-quoi !
    Je ne fait pourtant de tort à personne
    En suivant mon chemin de petit bonhomme.
    Mais les braves gens n’aiment pas que
    L’on suive une autre route qu’eux,
    Non les braves gens n’aiment pas que
    L’on suive une autre route qu’eux,
    Tout le monde médit de moi,
    Sauf les muets, ça va de soi.

    Le jour du Quatorze Juillet
    Je reste dans mon lit douillet.
    La musique qui marche au pas,
    Cela ne me regarde pas.
    Je ne fais pourtant de tort à personne,
    En n’écoutant pas le clairon qui sonne.
    Mais les braves gens n’aiment pas que
    L’on suive une autre route qu’eux,
    Non les braves gens n’aiment pas que
    L’on suive une autre route qu’eux,
    Tout le monde me montre du doigt
    Sauf les manchots, ça va de soi.

    Quand je croise un voleur malchanceux,
    Poursuivi par un cul-terreux ;
    Je lance la patte et pourquoi le taire,
    Le cul-terreux se retrouve par terre
    Je ne fait pourtant de tort à personne,
    En laissant courir les voleurs de pommes.
    Mais les braves gens n’aiment pas que
    L’on suive une autre route qu’eux,
    Non les braves gens n’aiment pas que
    L’on suive une autre route qu’eux,
    Tout le monde se rue sur moi,
    Sauf les culs-de-jatte, ça va de soi.

    Pas besoin d’être Jérémie,
    Pour deviner le sort qui m’est promis,
    S’ils trouvent une corde à leur goût,
    Ils me la passeront au cou,
    Je ne fait pourtant de tort à personne,
    En suivant les chemins qui ne mènent pas à Rome,
    Mais les braves gens n’aiment pas que
    L’on suive une autre route qu’eux,
    Non les braves gens n’aiment pas que
    L’on suive une autre route qu’eux,
    Tout le monde viendra me voir pendu,
    Sauf les aveugles, bien entendu.

  • PierreAdrien06-
    • Posté à 12h23 le 08/09/2009
    • Internaute 25405

    TRADERS et SDF

    L’un virtuel où l’on jongle avec des fortunes sans les matérialiser
    L’autre réel où l’infortune est palpable sous la forme d’un quignon de pain.

    Or les pays les plus riches de la planète préfèrent chouchouter leurs TRADERS plutôt que de secourir leurs SDF.

    Alors ? Les premiers ne connaissent pas de patrie et que les seconds sont fidèles au sol à même lequel ils tentent de trouver le sommeil.

    C’est aussi vrai...

    • kevangel
      kevangel répond à PierreAdrien06-
      Chercheur
      • Posté à 13h28 le 08/09/2009
      • Expert 24356
        Chercheur

      Ah oui parce que les pays les plus pauvres, eux ils préfèrent secourir les SDF plutôt que d’offrir des villas luxueuses à leurs dirigeants ?

  • WeWillWin
    WeWillWin
    Indécise
    • Posté à 12h25 le 08/09/2009
    • Internaute 74281
      Indécise

    S’il vous plait transmettez à « votre meilleur ami » un message de compassion de la part d’un inconnu... quand les cartes sont truquées, la partie n’est pas équitable.

    Un grand coup de chapeau à l’amie qui l’héberge.
    Un grand coup de chapeau à votre meilleur ami qui continue à aider sa mére.

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 12h43 le 08/09/2009
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    Avec 515€ de revenus pour 510€ de dépense, faut comprendre qu’il épargne 5€ par mois ? : D

    Mais ça fait bizarre de voir que même un zonard a un budget carré. Ça fout la honte à moi qui suis incapable de savoir où passe mon fric.

    Enfin il est réglo ce keum, ni clodo ni margoulin, juste une sorte de gitan sans caravane.
    Et s’il fait la manche sans trop y croire, c’est peut être simplement parce qu’un mec assis par terre qui regarde passer les gens, on le considèrent comme dingue, alors que s’il demande du fric, c’est juste un mendiant et c’est normal...

    • Havilland
      Havilland répond à Keldan
      Attentif
      • Posté à 15h02 le 08/09/2009
      • Internaute 86139
        Attentif

      Sur 500 euros, il en place 300.

      • Keldan
        Keldan répond à Havilland
        Now future & karpe diem
        • Posté à 15h20 le 08/09/2009
        • Internaute 5164
          Now future & karpe diem

        Il place sur un compte normal, pas un truc d’épargne (qui est décompté dans le point 3 de ces articles).
        Si on fait la somme des dépenses mensuels, on voit vite qu’elles valent les recettes.
        J’imagine que les 200€ « non placées » sont simplement transférés directement vers le compte de sa mère et je ne sais quel truc mensuellement payé par versement (genre la mutuelle)

      • cMoi69
        cMoi69 répond à Havilland
        Informaticien à Dardilly
        • Posté à 20h17 le 08/09/2009
        • Internaute 26313
          Informaticien à Dardilly

        Il a dit « place » car il croit encore que les banques rénumèrent les comptes courants.. :)

    • emma_88
      emma_88 répond à Keldan
      metallurgie
      • Posté à 06h53 le 09/09/2009
      • Internaute 59455
        metallurgie

      il a moins de frais que nous a pas impots impots locaux orsures menagere pas besoin de voiture pour son boulot lui ses 510 euros c est presque de l argent de poche moi j en ai pas de largent de poche quand recois salaire tout y passe dans charge bouffe frais de deplacement ; alors que son mode de vie demande reflexion ; peu etre pas mauvaise solution apres tout

  • Emma Indoril
    Emma Indoril
    Nérévarine
    • Posté à 12h45 le 08/09/2009
    • Internaute 29462
      Nérévarine

    S’il y a un Paradis, la copine de votre meilleur copain, y a sa place réservé d’avance.

  • patrick du 14-
    patrick du 14-
    de plus en plus naze
    • Posté à 12h52 le 08/09/2009
    • Internaute 40667
      de plus en plus naze

    il est blindé çe gars placer 300 euros tous les mois , mazette

  • Xavier Denamur
    Xavier Denamur
    Restaurateur
    • Posté à 12h58 le 08/09/2009
    • Internaute 48550
      Restaurateur

    Premier portrait au rayon X sous X.
    Les inconnus ne démultiplient-ils pas le risque de commentaires classés X ?

    • CalvinKid
      CalvinKid répond à Xavier Denamur
      éudiant
      • Posté à 13h26 le 08/09/2009
      • Internaute 84680
        éudiant

      pas compris.

      • Xavier Denamur
        Xavier Denamur répond à CalvinKid
        Restaurateur
        • Posté à 20h46 le 09/09/2009
        • Internaute 48550
          Restaurateur

        C’est la lecture de quelques « petits » commentaires placés juste avant qui m’a poussé à écrire ce court billet sûrement ésotérique. Je voulais ainsi interroger sur le risque de commentaires pas toujours respectueux sur un sujet particulièrement douloureux. Ma question en plus simple aurait été : l’anonymat du sujet ne risque-t-il pas d’entraîner des dérives dans les interventions des commentateurs ?

        Si vous désireriez approfondir sur la vie des SDF, je vous recommande la lecture troublante et violente du livre de Patrick Declerck Les Naufragés - Avec les clochards de Paris
        sorti chez Plon en 2001.

         
        • CalvinKid
          CalvinKid répond à Xavier Denamur
          éudiant
          • Posté à 17h42 le 10/09/2009
          • Internaute 84680
            éudiant

          Au temps pour moi. Je pensais que vous ne trouviez pas normal de respecter l’anonymat de ce SDF. Et pour ce qui est des commentaires, il est préférable qu’ils restent anonymes. En ce qui me concerne ça joue le rôle de désinhibition, ce qui peut par ailleurs entrainer des commentaires stupides de ma part.

        1 autres commentaires
    • vol19
      vol19 répond à Xavier Denamur
      • Posté à 15h44 le 08/09/2009
      • Internaute 13492

      Il est vrai qu’un des premiers portraits de cette rubrique, n’était pas sous X, en ce qui vous concerne.
      Face à la situation et le statut de la personne qui est présentée et à la manière dont vous êtes présenté dans le cadre de cette rubrique, votre commentaire semble affirmer... quoi en fait ? ... une réaction sensiblement méprisante... ?

      • Xavier Denamur
        Xavier Denamur répond à vol19
        Restaurateur
        • Posté à 23h44 le 09/09/2009
        • Internaute 48550
          Restaurateur

        Mon commentaire n’affirmez rien, il interrogeais sans mépris ni sensiblerie .
        Ma remarque ne concernait pas le sujet traité en lui-même mais le risque de décrire anonymement la vie d’une personne fragile sur ce support où chacun peut y aller de son « petit » commentaire tout en restant à l’abri des critiques. Visiblement, il n’y a pas eu de dérives mais le commentaire de patrick 14 posté juste avant mon intervention m’a fait réagir. Y voyez-vous un semblant de mépris ?
        « Seems, madam ? Nay, it is. I know not “seems.” Shakespeare

         
        • vol19
          vol19 répond à Xavier Denamur
          • Posté à 13h28 le 10/09/2009
          • Internaute 13492

          Juste une dernière remarque... il faut vraiment vous suivre en matière de communication... pour le grand communiquant que vous êtes. A qui l’on s’adresse ? Post situé dans le cadre de l’article versus en réponse à un particulier... voire en ce qui concerne l’interprétation de mes intentions de ce post en rapport à ce que vous m’avez écris en anglais sur la messagerie pour m’avertir de votre réponse à mes « allégations »....

          • Xavier Denamur
            Xavier Denamur répond à vol19
            Restaurateur
            • Posté à 20h06 le 10/09/2009
            • Internaute 48550
              Restaurateur

            It « seems » you may not like my british sense of humour
            vol19 Awash, avec un nom de code aussi complexe, je pensais qu’il fallait adapter ma prose. Tout ne coule pas de source visiblement, je m’inquièterai à l’avenir de l’éventuelle incompréhension de ma communication.
            Pour conclure ce petit débat sur le sens et la forme, on peut retenir que dans les flots de communications qui nous inondent, l’éventualité que la compréhension émerge est en réalité assez faible.

            • vol19
              vol19 répond à Xavier Denamur
              • Posté à 22h24 le 10/09/2009
              • Internaute 13492

              Il semble que vous aimiez bien redéfinir et élargir le contexte...dans les discussions.
              L’herméneutique, assurément toute communication est un pari, (je ne sais plus si c’est Gregory Bateson ou autre qui l’a formulé) jamais gagné d’avance... Ce sont des parties croisées de « bataille navale » F4-C5, « en vue », « touché », « dans l’eau »... On ne sait pas. Peut-être c’est pour celà que trop fixer les choses dans un imaginaire est moins riche, et plus risqué que d’échanger dans un registre symbolique qui facilite l’explicitation. Au delà de la métaphore de la bataille navale, au delà du chaos, il y a une intention ou pas de communiquer... de marquer, une écoute, intérêt, compassion (pas très sensible dans vos premiers posts en surtout en rapport à la place ou vous êtes positionné...). Tout en communiquant volontairement beaucoup pour vous construire une image « sociale ».
              Ce qui est intéressant c’est effectivement à quoi vous fait associer « vol19 awash »... qui a été dans les faits élaboré dans un cheminement singulier, progressif, aléatoire, plein de hasard... Ce n’est pas par hasard non plus que je sois intervenu sur ce fil de discussion en général, ni que j’ai réagis spécifiquement en rapport à votre première intervention, ou encore sur ces questions de communication imaginaire vs symbolique... ou encore sur d’autres questions sur lesquels je travaille.

              • Xavier Denamur
                Xavier Denamur répond à vol19
                Restaurateur
                • Posté à 01h05 le 13/09/2009
                • Internaute 48550
                  Restaurateur

                Je pourrais conclure cette suite de billets par un satisfecit mais j’aime trop la dialectique pour abdiquer si vite. Je reconnais ma vicieuse tendance à élargir les champs de réflexions pour mieux concentrer ou excentrer les débats.
                Vous insinuez que je chercherais « en communiquant volontairement beaucoup » à me « construire un image “sociale” ». Soit, je participe de temps en temps à des fils de discussion sur Rue89 mais n’allez-vous pas un peu vite en besogne pour en arriver à un telle conclusion ?
                Tout aussi étrange votre manière de vouloir me positionner dans une quête de reconnaissance « sociale » alors que je suis et resterai celui qui vient d’en bas, du rien. Ai-je quelque chose à prouver de ce coté là ? Je ne le crois pas et peu importe l’image qu’on a de moi tant que mes actes et mes paroles sont en cohérence. Quelque chose semble vous gêner chez moi, que je sois comme vous peut-être ? Un travailleur de la maïeutique.

        4 autres commentaires
  • bleuet1
    bleuet1
    espère malgré tout
    • Posté à 13h04 le 08/09/2009
    • Internaute 65892
      espère malgré tout

    Merci pour cet article, ça fait plaisir de vous voir bouger un peu d’Ile de France !
    Parce que j’ai parfois la désagréable impression que les articles éco, en particulier cette rubrique, sont très « parisiano-“centrés.

    Ca fait envisager autrement le passif des SDF qu’on peut croiser régulièrement. J’habite aussi en Normandie, et il y a deux hommes qui font la manche toute la journée aux feux rouges sur l’avenue qui mène au périph.
    Je me demande souvent, en croisant des SDF, ce qui a pu mener ces personnes à cette situation. Et je me dis que j’ai bien de la chance, car ça pourrait arriver à à peu près n’importe qui.

    • Marie-Sophie Keller
      Marie-Sophie Keller répond à bleuet1
      Ex-Rue89 mais toujours fan
      • Posté à 14h43 le 08/09/2009
      • Internaute 26936
        Ex-Rue89 mais toujours fan

      Bonjour,

      le côté « parisiano-centré », je crois qu’il s’agit d’une impression. Nous commençons à avoir une petite galerie de provinciaux aussi.

      Souvenez-vous deLien, Lien, Lien, Claire et son bed &breakfast, Aurianne l’hôtesse de Caisse, Philippe le berger, Ahmed le surveillant de prison, Beladoui le détective, Yves, retraité à Hénin-Beaumont, Gilles, assistant social à Nîmes, Rachel, la productrice laitière, Peter, l’assistant d’éducation à Nice, et Julien, fonctionnaire à Strasbourg...

      Je vous invite à refaire un petit tour au Lien.

      Nous cherchons toujours des candidatures. En particulier de gens qui gagnent très bien leur vie et de femmes (où sont les cadres ? où sont les patrons ? où sont les patronnes ?).

      Je m’excuse par ailleurs auprès des nombreux informaticiens qui nous ont contactés, leur tour viendra, mais nous cherchons à varier les profils sinon nous aurions chaque semaine un développeur homme de trente ans... : -)

      Je voudrais aussi rappeler que sauf « très exceptionnelle exception », comme ça a été le cas aujourd’hui, nous n’acceptons pas les candidats anonymes et sans photo.

      Au plaisir de vous rencontrer, donc. A bientôt.

      • Manu de la bas
        Manu de la bas répond à Marie-Sophie Keller
        Altermondialiste light
        • Posté à 14h54 le 08/09/2009
        • Internaute 44679
          Altermondialiste light

        Je m’excuse par ailleurs auprès des nombreux informaticiens qui nous ont contactés, leur tour viendra, mais nous cherchons à varier les profils sinon nous aurions chaque semaine un développeur homme de trente ans… : -)

        Qu’est ce que et comment ça dépense un nerd ? ? ?
        Frais de pizza, abonnement ADSL, gadgets technik, ...
        MDR le cliché ! ! !

         
        • Ganesh13
          Ganesh13 répond à Manu de la bas
          Grouillot en informatique
          • Posté à 16h08 le 08/09/2009
          • Internaute 45212
            Grouillot en informatique

          T’as raison,c’est cliché.
          Le boulot d’ingénieur informaticien, en ssii dans mon cas, j’ai mis ingénieur exprès, peut aussi être « alimentaire ». on n’est pas tous des passionnés...

          De la même façon que l’on peut être cadre et souhaiter que cette putain de mascarade que sont nos sociétés dites évolués cesse.

          On n’est pas tous des Nerd...

        1 autres commentaires
  • A déménagé le 24-01-2012 2
    • Posté à 13h24 le 08/09/2009
    • Internaute 28589
      nc

    Un bel article, cet homme vous le décrivez avec humanisme, son amie qui l aide, et puis tous les autres, l etat aussi.

    Et puis je retombe en lisant les commentaires. Je m attriste que cette société capitaliste a tellement bien lavé les cerveaux, introduit la culpabilité qu il faudrait avoir a ne pas être un esclave aveugle de ce système.
    Dès que tu n’es pas à trimer comme un con pour un patron qui gagne cent fois plus que toi pour une rémunération toute juste bonne à payer un loyer, des banques et des supermarchés - si tu as un peu de chance une compagnie d’avion une fois par an - alors tu es un dilapideur de l’état, un profiteur, tout comme la religion a introduit la culpabilité, obligation de laver, purifier un bébé, de se confesser...
    Etre différent n’est pas être coupable.
    « Les belles villes vibrent de leurs métisses fibres » et les fibres, c’est pas juste la couleur de peau. Il ya toutes sortes d hommes, ceux qui veulent à tout prix être plus haut que les autres, ceux qui suivent, ceux qui s’en foutent. Tout ca forme une société.
    Après je ne suis en rien fataliste, il faut se battre pour que ceux qui sont en galère s’en sortent mieux.
    Mais après tout si ce « meilleur ami » a trouvé un équilibre, même si tout n’est pas un choix, même si il n’a peut-etre pas eu les moyens de faire autrement, pourquoi le juger ?

    Un type assis au marché
    qui est là pour vivre,
    partager des sourires
    et des mots,
    c’est beau,
    et du coup,
    - reprenant le petit prince -
    ce n’est peut-être pas si inutile...

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