Votre porte-monnaie au rayon X 08/09/2009 à 11h38

« Mon meilleur copain », SDF, environ 515 euros par mois

Le Yéti | yetiblog.org


Le pliant, le sac et la sébile de « mon meileur copain », sdf en Normandie en 2009 (Le Yéti).

Le jour de marché, il vient par autocar jusqu’à notre petite ville touristique du bord de mer et s’installe face à la boulangerie sur son tabouret pliant, quel que soit le temps, avec son écriteau de sans domicile fixe (SDF). D’emblée, il prévient : « Pas de nom, pas de photos. Je ne veux pas qu’on me voie comme ça. » A défaut, appelons-le « mon meilleur copain ». J’ai passé ses revenus au rayon X.

« Mon meilleur copain », c’est le sobriquet que je lui ai spontanément donné un jour, après qu’il m’avait parlé, avec une ferveur inattendue, du sien, un mendiant comme lui, qui officie au bas de la rue avec un orgue de barbarie et qui le considère comme son « fils ».

« Je n’ai jamais été à l’école. Mon père, d’origine maghrébine, petit salarié chez Saint-Gobain, ne voulait pas. Il m’emmenait avec lui au travail. Je rendais de menus services, je faisais chauffer les gamelles, je faisais le commissionnaire. Le soir, il m’apprenait à lire. En réalité, je ne sais pas vraiment lire. »

Puis est arrivé le drame.

« Mon père a été battu à mort par des connaissances qui lui devaient de l’argent et qui ne voulaient pas le rembourser. J’avais 14 ans. Mon frère et ma sœur aînés nous ont abandonnés, ma mère [d’origine française, ndlr] et moi. Ma mère ne gagnait pas grand-chose. J’ai fait des petits boulots. Mais je n’avais plus de goût à rien. Je suis tombé dans la rue et j’y suis toujours. »

« Mon meilleur copain » a aujourd’hui 51 ans. Il est régulièrement hébergé par une amie dans son F2 d’HLM, aux alentours de Caen. Elle est bien plus jeune que lui et travaille.

« Des petits boulots qui ne lui rapportent pas beaucoup. Ses parents l’aident. »

« Mon meilleur copain » ne possède pas les clefs du petit logis. Il précise et rit :

« Ce n’est pas chez moi. Le matin, je pars avant elle. Le soir, j’attends qu’elle m’ouvre. Nous ne sommes pas en couple, avec ma copine. Elle dort dans sa chambre, moi dans le salon. Au début, elle avait dit : “Pas plus de quelques semaines.” Ça dure depuis quatorze ans ! »

Ne cherchez pas trop une quelconque logique rationnelle dans la démarche de « mon meilleur copain ». Sa vie est construite comme un puzzle éclaté, au gré du vent et des circonstances. Il y a 127 kilomètres entre sa ville d’hébergement et celle où il a ouvert son compte postal. Et où il se rend chaque mois pour percevoir son RSA. Lui s’est déplacé (« je n’avais plus de famille, on m’avait dit c’était bien là-bas »), mais il ne lui est pas venu à l’idée de faire suivre son compte à une agence plus proche.

Ses gains en matière de mendicité sont si modestes (voir détail ci-dessous) qu’on se demande pourquoi il persiste. Ainsi avoue-t-il ne pratiquement rien gagner, dans la semaine, à son feu rouge près du périphérique. Mais il y reste. Comme si la mendicité n’était plus seulement un gagne-pain, mais aussi un rituel.

Cahin-caha, sa vie se partage grosso modo entre la mendicité dans la rue et des petits services qu’il rend.

« Les gens m’aiment bien. Ils me demandent des coups de mains, pour porter des paquets, les aider à la peinture... Quand je mendie sur le marché, ça va. Mais aux feux rouges, près du périphérique, c’est plus dur. Souvent des insultes, des crachats. »

Pourtant, il dit ne rien regretter. Ne rien désirer d’autre. Qu’il est et se sent libre. « De toutes façons, c’est comme ça. »

1

Revenus : 515 euros par mois

  • Revenu de solidarité active (RSA) : 454,63 euros
  • Produit de la mendicité et pourboires divers : environ 60 euros
  • Avantages en nature (repas de midi souvent offert, nourriture à emporter, vêtements...) moyennant les menus services rendus (« quand on m’offre le déjeuner, je n’accepte jamais de pourboires »).
2

Dépenses mensuelles : 510 euros

« Quand je retire mon RSA au bureau de Poste, je place environ 300 euros à la Caisse d’Epargne sur un compte-courant rémunéré et je garde le reste en liquide. Mais il n’en reste jamais grand-chose à la fin du mois. Parfois, il en reste et d’autres fois, il n’y en a pas assez. En gros, ça s’équilibre. »

  • Forfait d’hébergement versé à son amie : 30 euros. « Mais je lui offre souvent aussi un petit bouquet de fleur, du parfum, des cigarettes... » (environ 40 euros supplémentaires).
  • Frais de nourriture et d’entretiens divers : sandwiches, coiffeur (il est toujours impeccablement coiffé et rasé), vêtements, participation aux frais médicaux (« j’ai une carte vitale et une mutuelle : 20 euros et quelques »)... Au total, environ 250 euros.
  • Frais de transport : part très importante de son budget. Il y a 63 kilomètres entre la ville où il est hébergé et celle où il « fait » le marché tous les samedis du mois (« je viens jusque là parce que c’est une jolie ville qui me plaît bien »). Outre les 127 kilomètres de train pour se rendre au bureau de poste et retirer chaque mois son RSA, il lui faut parcourir 47 kilomètres supplémentaires en autocar pour rendre visite à sa mère. Budget transport mensuel : environ 90 euros.
  • 100 euros versés à sa mère actuellement en maison de retraite.
3

Aucune épargne et du footing comme loisir

  • Loisirs gratuits : footing (« tous les matins »), marche à pieds, balades...
  • Il tient à préciser : « Pas d’alcool, pas de cigarettes, pas de drogues. »

Passé l’entretien pour ce billet, « mon meilleur copain » retourne à son poste. Son visage porte les stigmates de sa vie rude. Mais son sourire est si franc, si doux, que bien des passants s’arrêtent pour échanger avec lui quelques propos paisibles.

Photo : le pliant, le sac et la sébile de « mon meilleur copain », sdf en Normandie en 2009 (Le Yéti).

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  • bjone
    bjone
    dev 3D
    • Posté à 12h05 le 08/09/2009
    • Internaute 62791
      dev 3D

    « Je n’ai jamais été à l’école. Mon père, d’origine maghrébine, petit salarié chez Saint-Gobain, ne voulait pas. »

    Pourquoi ? On ne saura jamais : /

    (edit : c’était pas une réponse à toi PoG, j’ai glissé : /)

    • Lictor
      Lictor répond à bjone
      informaticien
      • Posté à 14h33 le 08/09/2009
      • Internaute 68450
        informaticien

      C’est hélas une posture assez fréquente dans les milieux défavorisés...

      C’est arrivé à mon père gamin. Il avait le goût des lettres et voulait faire des études littéraires. Mon grand-père, ouvrier chez Renault l’en a empêché pour lui faire passer un BEP technique à la place - qu’il a échoué faute d’un quelconque intérêt pour le béton précontraint. Il a dû attendre 35 ans pour reprendre des études et passer un DEA en théâtre.
      Même chose quand il donnait des cours de théâtre en ZEP. Il avait découvert une élève avec un vrai donc naturel. Il lui avait trouvé une place au conservatoire avec une bourse. Ses parents ont refusé ; du coup elle est resté à la maison à s’occuper des petits frères et à bosser à mi-temps au super du coin.

      Il est difficile d’en connaitre les raisons. C’est probablement un mélange de désilusion (ces choses ne sont pas pour nous), de défiance (sortir de sa classe, c’est la trahir), de haine (on va nous transformer en ceux d’en face) et de peur que leurs enfants les dépasse. De la même façon qu’être un bon élève dans certains milieux est mal vu...

       
      • A déménagé le 02-02-2012-2
        A déménagé le 02-02-2012-2 répond à Lictor
        non connue
        • Posté à 15h48 le 08/09/2009
        • Internaute 82025
          non connue

        Belle contribution Lictor.

        « de peur que leurs enfants les dépasse » :
        Je ne crois pas que ce soit exactement ça. Chacun a sa logique, son système de valeurs, parfois compliqué et truffé de bénéfices secondaires (des c’est pas bon mais c’est bon).
        Il peut arriver que ce système de valeurs soit hermétique à toute remise en question de son propre parcours. Quand le parcours est difficile, la difficulté est une valeur à laquelle on peut s’accrocher.
        Et en mode de survie, on le lâche pas une prise, fût-elle foireuse.

        • Lictor
          Lictor répond à A déménagé le 02-02-2012-2
          informaticien
          • Posté à 17h18 le 08/09/2009
          • Internaute 68450
            informaticien

          Oui, c’est vrai que c’est complexe...

          Je crois que la peur joue aussi un grand rôle. Après tout, ces parents venait majoritairement d’une époque où il était facile de travailler (je ne dis pas que le travail y était facile, nuance). Ainsi, mon grand-père, ouvrier chez Renault, a pu travailler jusqu’à sa mort sans la moindre période de chômage. Dans ces conditions, les études n’apparaissent pas comme nécessaire. Après tout, sa propre vie est assez bonne pour son fils.

          Sortir de sa condition, c’est aussi faire un saut dans le vide. C’est sortir d’un chemin qui a ses travers (petits revenus, soumission à un patron) mais qui est bien balisé. Le bon vieux dicton du diable qu’on connait.

          Sortir de sa condition, c’est faire un saut dans le vide. Je pense à mon père : reprendre des études à 35 ans, en plus dans une discipline aux débouchés aléatoires (comédien, c’est pas commercial - d’ailleurs, à quand une analyse sur le sujet ?), c’est un risque mais aussi un acte de confiance en soit. Il faut à un moment se dire qu’on va s’en sortir.

          Hors, tout le système français repose sur la destruction de cette confiance.
          Le système scolaire est une usine à détruire l’égo. A un « mauvais élève », on apprendra à avoir honte de ses échecs et à minimiser ses réussites. A un élève qui est bon aujourd’hui, on va inculquer la peur du lendemain.
          L’entreprise en fait pas mieux. A un ouvrier, employé ou cadre non dirigeant, on va apprendre qu’il ne vaut pas grand chose, que l’avis de son n+1 vaudra toujours plus et que de toute façon il est interchangeable. On va le maintenir dans la peur de ses échecs.

          Finalement, les seuls à échapper à cette logique, ce sont les fils des castes privilégiées. Ceux pour qui la réussite est normale, voire héréditaire. Ceux pour qui l’échec n’entre même pas dans le système de pensée. Les seuls dans la population actuelle pour qui se retrouver un jour SdF est du domaine de l’incongru.

          C’est un mécanisme extrêmement destructeur. Il n’y a qu’à voir les statistiques sur l’accès aux études élitistes, sur la création d’entreprise, sur les candidats à l’expatriation : ceux qui osent sont souvent les mêmes.

          • toots
            toots répond à Lictor
            void
            • Posté à 18h30 le 08/09/2009
            • Internaute 15123
              void

            Très bien dit, merci !

          • alaixih
            alaixih répond à Lictor
            • Posté à 22h00 le 08/09/2009
            • Internaute 19775

            Pour ma part c’est assez simple quand tes parents ont intériorisé les système dans lequel ils vivent ils n’imaginent tout simplement qu’il existe d’autres possibilités pour eux et leurs enfants.

            La plupart ne savent même pas ce qu’il faut faire pour devenir prof ou ingénieur.

            Ensuite, ils savent très bien qu’ils n’auront pour la plupart pas les moyens de leurs ambitions.

          • pierrejcallard
            pierrejcallard répond à Lictor
            http://www.nouvellesociete.org
            • Posté à 16h26 le 09/09/2009
            • Internaute 3366
              http://www.nouvellesociete.org

            @ Lictor :

            Il y a des spécificités à chaque cas. C’est pour ça qu’il faut une approche humaine. Mais il y a aussi une composante collective, sociétale. Tout le monde s’en fout. Nous sommes une société ignoble. Il faut rebâtir une autre démocratie et, en attendant, Il faut que QUELQU’UN prenne les choses en main.

            Cela dit, pour les SDF, il en coûterait si peu de mettre en place un système décent … !

            Lien

            Pierre JC Allard

            • Compte supprimé le 4 janvier 3
              • Posté à 14h47 le 10/09/2009
              • Internaute 41144

              « Nous sommes une société ignoble. »

              Une société qui verse un revenu minimum aux plus déshérités est une société « ignoble » ? Ah bon ! Allez donc voir combien de sociétés de par le monde le font...

              « Il faut rebâtir une autre démocratie et, en attendant, Il faut que QUELQU’UN prenne les choses en main »

              Vous proposez un despote ! Votre prétendue « nouvelle société » a de très forts relents de l’ancienne...

      • impertinent3
        impertinent3 répond à Lictor
        • Posté à 11h15 le 09/09/2009
        • Internaute 29149

        Lictor, j’aime bien votre intervention. Mais il me semble qu’elle se vérifie essentiellement dans une culture que je dirais, pour simplifier, judéo-islamo-chrétienne.

        Il en va tout autrement en extrême-orient, dans les cultures « sinisées » (essentiellement Chine, Japon, Corée, Vietnam) où le confucianisme, indépendamment de récents (à l’échelle des siècles) avatars politiques, imprègne considérablement la société.
        Dans ces sociétés, l’instruction est une priorité absolue et les parents se saignent souvent aux quatre veines pour que leurs enfants fassent les meilleures études possibles.

        Cette attitude n’est peut-être pas sans rapport avec le fait que ces pays rattrapent, à grande vitesse, les pays dit développés.

        Prenons le cas du Vietnam (pays que je connais bien). Malgré des destructions matérielles et morales dont on n’a aucune idée en occident (rappelons que Nixon voulait ramener ce pays à l’âge de la pierre avec des bombardements massifs) le Vietnam commence à décoller, mais il est au bénéfice d’une main-d’oeuvre bien formée (le taux d’analphabètes est négligeable) et courageuse, gages d’avenir. Il en est de même pour la Corée du sud (celle du nord vit des conditions ubuesques) avec quelques années d’avance. Pour ne pas parler du Japon ou de la Chine.

        Dans le même ordre d’idée, on estime qu’au USA, dans 20-30 ans, la classe dirigeante sera en grande partie issue des étatsuniens originaires d’extrême-orient (et aussi de latino), ceux-ci sont en train de truster les meilleures places dans les meilleures universités US.

      7 autres commentaires
  • Iv
    Iv
    Roboticien utopiste
    • Posté à 12h09 le 08/09/2009
    • Internaute 39192
      Roboticien utopiste

    Je n’ai pas lu qu’il se plaignait. Et je dois dire que j’hésite à m’en réjouir ou à m’en attrister. Dans tous les cas, merci pour cette article qui donne à penser !

    • PoG
      PoG répond à Iv
      Etudiant.
      • Posté à 13h22 le 08/09/2009
      • Internaute 70681
        Etudiant.

      C’était de l’humour basé sur le fait qu’a chaque article de cette rubrique, y’avait toujours un con pour dire « de quoi il se plaint ». J’ironisais sur le fait qu’ici, y’a VRAIMENT rien a plaindre, encore moins que parmi les autres, qui ne se plaignaient déjà pas.

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 12h25 le 08/09/2009
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    Mais de quoi il se plaint ?

    C’était trop tentant, j’ai pas pu résister : D

  • PierreAdrien06-
    • Posté à 12h07 le 08/09/2009
    • Internaute 25405

    Ben quoi ?

    Il y en a qui ont bossé toute leur vie, pour pas beaucoup plus en retraite.

    Vous écrivez : « Je n’avais plus goût à rien et je suis tombé dans la rue “

    Facile, oui, oui, je comprends il faut le plaindre...

    Pourquoi bossez vous les autres ?
    C’est pour payer des impôts et le RSA de ce brave Monsieur.

    • bjone
      bjone répond à PierreAdrien06-
      dev 3D
      • Posté à 12h15 le 08/09/2009
      • Internaute 62791
        dev 3D

      Bah moi je bosse essentiellement pour me payer des trucs et faire des trucs.

      Je pense vraiment pas que les impôts que je paie ne soit juste que pour le RSA de ce monsieur, peut-être plus pour « rembourser » les études publiques que j’ai faites, le coût que je vais représenter en sécu et en retraite, etc...

      Et généralement les gens qui ont bossé toute leur vie, il n’arrivent pas à la retraite avec -rien-.

      • PierreAdrien06-
        PierreAdrien06- répond à bjone
        • Posté à 12h30 le 08/09/2009
        • Internaute 25405

        Je voulais dire que la différence à l’âge de 60 ans et + au moment de la retraite est minime entre une personne qui s’est levé le cul toute sa vie avec le SMIG de celui qui à glandé toute sa vie à ne rien faire.

         
        • bjone
          bjone répond à PierreAdrien06-
          dev 3D
          • Posté à 12h55 le 08/09/2009
          • Internaute 62791
            dev 3D

          La différence n’est pas forcément minime si celui qui a bossé est propriétaire d’une baraque par exemple, en s’étant un peu à beaucoup amusé pendant sa vie.

          • rahaan
            rahaan répond à bjone
            situation
            • Posté à 17h46 le 09/09/2009
            • Internaute 79188
              situation

            Y’a pleins de gens qui bossent toutes leurs vie et qui ne peuvent pas avoir acces à la propiété

            Dans qeulle monde vivez vous ?

        • Tyb
          Tyb répond à PierreAdrien06-
          (par ici, par là)
          • Posté à 12h59 le 08/09/2009
          • Internaute 24914
            (par ici, par là)

          et c’est vrai qu’il est tellement plus logique de reprocher tout ça au « meilleur copain » alors que pendant ce temps là la différence entre le SMIG et un salaire décent part tous les mois depuis 30 ans dans les même poches déjà bien garnies (et de + en + garnies) profitant exclusivement des plus values réalisées sur le travail de dizaine ou centaine d’employés/ouvriers au SMIG...

        • Adéménagé le 3 janvier 2011
          • Posté à 13h03 le 08/09/2009
          • Internaute 29846
            menuisier

          C’est tellement simple et rassurant le monde avec des gens comme vous.

          « Pas compliqué : Y a les ceusses qui se bougent le fion et les feignasses.

          Et m’emmerdez pas avec vos subtilités. »

          Je ne sais pourquoi, des souvenirs beuglant de sous-off en furie me reviennent par bouffées...

          • calire
            calire répond à Adéménagé le 3 janvier 2011
            buveuse de thé
            • Posté à 10h00 le 09/09/2009
            • Internaute 63258
              buveuse de thé

            M’enfin, les vrais feignasses sont les rentiers et autres proprios qui ne font rien sauf peut-être s’amuser et qui n’ont nul besoin de toucher la retraite car les rentes ne diminuent pas avec l’âge du proprio (au contraire !).
            Faut pas se tromper de cible....

            Notre « meilleur ami » s’en sort pas si mal, par chez nous (Marseille), des rmistes au fond du trou se ramassent à la pelle...

          • solstice
            • Posté à 22h51 le 09/09/2009
            • Internaute 38451
              pigiste

            Moi, ce qui m’emmerde, ce n’est pas de contribuer au RSA de ce « meilleur copain » mais à la retraite de certains : Pierre-Adrien est né en 48, il profite donc allègrement d’un système pour lequel sa génération a très peu cotisé.

            Et il doit palper un peu plus que 500 €...

        • Lictor
          Lictor répond à PierreAdrien06-
          informaticien
          • Posté à 14h26 le 08/09/2009
          • Internaute 68450
            informaticien

          Si on rentre dans votre logique, on peut aller loin... Pourquoi est-ce que la personne qui s’est contenté de gagner le SMIC devrait avoir plus, elle aussi n’avait qu’à être moins parresseuse pour gagner plus que le SMIC... On sera toujours le glandeur de quelqu’un d’autre...

        • Zu
          Zu répond à PierreAdrien06-
          http://www.jcarretero.eu
          • Posté à 18h44 le 08/09/2009
          • Internaute 23430
            http://www.jcarretero.eu

          Comme quoi la question de savoir si il est intéressant de se casser le cul toute sa vie pour crever comme un con en se rendant compte qu’on a pas eu le temps de vivre, tout ça pour que la société vous vomisse son ingratitude, se pose réellement.

          Il faudrait voir ce que vous appelez « glandé toute sa vie à ne rien faire », parce que s’il s’agit seulement de ne pas donner sa sueur au travail, c’est plus que contestable. Sachez qu’on peut faire bien des choses, faire partie intégrante de la société et être rudement productif tout en ne travaillant pas. Mais cela demande évidemment de redéfinir la notion de productivité, et celle du travail, en y intégrant des valeurs non matérielles, telles que le bonheur, l’amour, le savoir, et tout ce qui plus généralement construit solidement notre esprit et peut lui permettre de vivre mieux (plus de compréhension, plus de partage, plus d’écoute, moins d’ignorance, moins de peur, moins d’individualisation...) avec son entourage, par rayonnement.

          Ah mais non pardon, faut travailler, et en chier, et suer toute l’eau de son corps, parce que c’est beau, c’est grand, c’est courageux, et ça fait marcher la machine. Et peut importe si la vie est un processus de décomposition plutôt qu’un processus d’évolution, faudrait quand même pas déconner, on est pas des lavettes ! !

          • MakhnoX
            MakhnoX répond à Zu
            Entré en rébellion
            • Posté à 22h33 le 08/09/2009
            • Internaute 86543
              Entré en rébellion

            Vous êtes entrés dans ma tête ou quoi ? ?

            Dans le même ordre d’idées, la lecture du « Droit à la paresse » de Paul Lafargue est très enrichissante.
            C’est vieux (début XXe je crois) mais qu’est ce que c’est d’actualité...

            • raout
              raout répond à MakhnoX
              en recherche de
              • Posté à 09h58 le 09/09/2009
              • Internaute 89649
                en recherche de

              fin XIXéme plutot

            • pat02
              pat02 répond à MakhnoX
              Conseiller en fusions- (...)
              • Posté à 14h12 le 09/09/2009
              • Internaute 85204
                Conseiller en fusions- (...)

              C’est vrai que ce serait fantastique !

              Mais il faudrait que nous trouvions on moyen de garder notre niveau de vie actuel en travaillant et repartissant le travail autrement... Et que l’on repartisse la production entre les hommes par un autre systeme que la monnaie.

              Je ne crois malheuresement pas que l’homme soit assez evolue...

              Desole pour le clavier qwerty

            • Zu
              Zu répond à MakhnoX
              http://www.jcarretero.eu
              • Posté à 12h39 le 10/09/2009
              • Internaute 23430
                http://www.jcarretero.eu

              y’a ça aussi qu’est pas mal dans le genre :

              Lien

        • Naradamuni
          Naradamuni répond à PierreAdrien06-
          sans
          • Posté à 18h47 le 08/09/2009
          • Internaute 30050
            sans

          « L’argent n’est rien d’autre qu’un petit morceau de paresse. Plus on en a, plus on peut goûter en abondance aux délices de la paresse. (...) Le capitalisme organise le travail de telle sorte, que l’accès à la paresse n’est pas le même pour tous. Seul peut y goûter celui qui détient du capital. Ainsi, la classe des capitalistes s’est-elle libérée de ce travail dont toute l’humanité doit maintenant se libérer. »

          Si le chômeur est malheureux, ce n’est pas parce qu’il n’a pas de travail, mais parce qu’il n’a pas d’argent. Ne disons donc plus : « demandeur d’em-ploi » mais : « demandeur d’argent », plus : « recherche active d’un emploi », mais : « recherche active d’argent ». Les choses seront plus claires. Comme on va le voir, le Chômeur Heureux cherche à combler ce manque par la recherche de ressources obscures.

          Comptez au total combien d’argent les contribuables et les entre-prises consacrent officiellement « au chômage », et divisez par le nombre de chômeurs : Hein ? ça fait sacrément plus que nos chèques de fin de mois, pas vrai ? Cet argent n’est pas principalement investi dans le bien-être des chômeurs, mais dans leur contrôle chicanier, au moyen de convocations sans objet, de soi-disant stages de formation-insertion-perectionnement qui viennent d’on ne sait où et ne mènent nulle part, de pseudo-travaux pour de pseudo-sa-laires, simplement afin de baisser artificiellement le taux de chômage. Simplement, donc, pour maintenir l’ap-parence d’une chimère économique.

          Notre première proposition est immédiatement applicable : suppression de toutes les mesures de contrôle contre les chômeurs, fermeture de toutes les agences et officines de flicage, manipulation statistique et propagande (ce serait notre contribu-tion aux restrictions budgétaires en cours), et versement automatique et inconditionnel des allocations augmen-tées des sommes ainsi épargnées.

          Le nouveau délire conservateur reproche aux chômeurs de se complaire dans l’assistance, de vivre aux crochets de l’Etat et patati et patata. Bon, pour autant que l’on sache, l’Etat existe toujours, et encaisse des impôts, c’est pourquoi nous ne voyons pas en quel honneur nous devrions renoncer à son soutien financier. Mais nous ne sommes pas polarisés sur l’Etat. Nous ne ver-rions aucun inconvénient à un finan-cement venant du secteur privé, que ce soit sous la forme du sponsoring, de l’adoption, d’une taxe sur les revenus du capital, ou du racket. On n’est pas regardants.

          Si le chômeur est malheureux, c’est aussi parce que le travail est la seule valeur sociale qu’il connaisse. Il n’a plus rien à faire, il s’ennuie, il ne connait plus personne, parce que le travail est souvent le seul lien social disponible. La chose vaut aussi pour les retraités d’ailleurs. Il est bien clair que la cause d’une telle misère existentielle est à chercher dans le travail, et non dans le chômage en lui-même. Même lorsqu’il ne fait rien de spécial, le Chômeur Heureux crée de nouvelles valeurs sociales. Il développe des contacts avec tout un tas de gens sympathiques. Il est même prêt à animer des stages de resocialisation pour travailleurs licenciés.

          Car tous les chômeurs disposent en tout cas d’une chose inestimable : du temps. Voilà qui pourrait constituer une chance historique, la possibilité de mener une vie pleine de sens, de joie et de raison. On peut définir notre but comme une reconquête du temps.
          Nous sommes donc tout sauf inactifs, alors que la soi-disant « population active » ne peut qu’obéir passivement au destin et aux ordres de ses supérieurs hiérar-chiques.
          Et c’est bien parce que nous sommes actifs que nous n’avons pas le temps de travailler.
          ––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––

          Oh mon bon Jean, oh mon collègue,
          Il m’en arrive une bien bonne !
          Mais dans quel espèce de mondes vivons-nous ?
          Ils ne m’ont dit « va-t“en, feignant”.
          Voici la chose : dans l’usine,
          où j’étais depuis quarante ans,
          Le patron me faisait la gueule.
          Je ne disais rien, mes petits ont faim,
          Bien que je prisse pas de pause
          Au travail, il n“était pas content.
          Au travail, il n‘était pas content.

          Je voulus en savoir la cause,
          Car ça durait depuis trop longtemps.
          Hier, enfin, ma patience lasse,
          J’allais voir mon patron.
          Et je lui dis, tête basse :
          Est-ce parce que je n’en fais pas assez,
          Vous trouverez que je travaille trop peu,
          Que je ne peut plus vous contenter ?’

          ‘Vous commencez à prendre de l’âge’.
          Me répondit-il d’un air tranquille.
          ‘Depuis quelques temps votre ouvrage
          Est mal fait et puis vous êtes feignant,
          Si je vous ai gardé jusqu’à présent
          C’était par pitié, maintenant c’est fini.
          Je vous donne quelques jours encore.’
          Moi je croyais m’évanouir.

          ‘Comme un torchon, vous me jetez,
          Moi, qui de cent mille manières
          Pour vous enrichir, me suis courbé.’
          Il me dit ; ‘Tu ne rapportes plus beaucoup,
          Tu es mou, tu vas lentement au travail,
          Tu as des cheveux blancs, ton corps se tord.
          Et puis tu es feignant, va-t’en, vas
          Et puis tu es feignant...

          Joan lo Rebéca

        • antonvoyl
          antonvoyl répond à PierreAdrien06-
          gestionnaire administratif
          • Posté à 10h05 le 09/09/2009
          • Internaute 56090
            gestionnaire administratif

          Vous confondez activité productive et activité productiviste... Prenez l’exemple en agriculture.

          Sur 5 hectares de terrain, on peut faire pousser pêle mêle courges, Sorgho, Tournesols et épinards. Cela demande une logique productive, c’est-à-dire que cela nécessite d’embaucher des actifs pour être rentable. Le problème est que l’agriculture est devenue productiviste. En clair, UNE personne peut faire pousser 5 hectares de maïs malade tout en détruisant le sol et l’environnement.

          C’est là que les feignasses dont vous parlez se retrouvent à bosser 4 mois par an à tout casser et sont bien forcés de se recycler (vous savez comme le papier que vous jetez à la poubelle).

          Si la vie était aussi simple qu’à l’intérieur de votre néo procto idéologie inégalitaire, vous mériteriez de payez trois fois plus d’impôts car les pis qui pendent à votre poitrine ne demandent réellement qu’à se faire traire par les médias et les politicards véreux.

          • pierrejcallard
            pierrejcallard répond à antonvoyl
            http://www.nouvellesociete.org
            • Posté à 18h03 le 09/09/2009
            • Internaute 3366
              http://www.nouvellesociete.org

            @ Antonvoyi :

            On approche le coeur du problème, mais il y a quelques prises de conscience a faire. D’abord, comprendre qu’on produit pour les pauvres. Pas les très pauvres, mais les raisonnablement pauvres : ceux qui ont des besoins. Ceux qui sont riches n’ont plus de désirs matériels a satisfaire. Ils ne consomment plus que des biens de consommation courante et presqu’en proportion de leur importance numérique. C’est bien peu...

            Ce sont ceux qui ont des besoins qui consomment... et qui font donc fonctionner le système production. Qui en bénéficient le plus, aussi, car il faut bien retourner au travailleur/consommateur TOUTE la valeur de la production, sinon une part de la production ne se vend pas et c’est l’investisseur qui est ruiné !

            Mais alors, le riche ? Le riche, comme le « pas riche », tire d’abord de la production le revenu qu’il consomme... Mais on y ajoute de l’argent. Beaucoup d’argent qu’il ne consomme pas, mais épargne, investit...et utilise pour des jeux : pour avoir plus de pouvoir.

            Il n’y a aucune raison aujourd’hui, avec la capacité de production SURABONDANTE dont on dispose, pour que tous les besoins matériels de tous ne soient pas comblés. La pauvreté ne correspond plus à une necessité : elle est une retombée, parfois involontaire, parfois voulue, des jeux de pouvoirs de ceux dont les besoins matériels sont satisfaits et qui ne s’intéressent plus à la production.

            Il préfèrent spéculer, c’est plus amusant. Mais la misère continue et nombreux sont ceux qui ne s’amusent pas. Le moment est venu pour ceux qui ne s’amusent pas de faire comprendre à ceux qui s’amusent qu’il faut faire les choses autrement. Nous avons des politiciens élus pour ça, mais ils ne font pas le boulot.

            La crise financière actuelle est une façon de le leur faire comprendre, mais ils s’entêtent... Une autre façon est que l’État reprenne la production et la distribution du revenu. À défaut que l’une ou l’autre de ces méthodes ne réussissent, les têtes de beaucoup de ceux qui s’amusent - et des politiciens - se retrouveront au bout d’une pique. Bientôt.

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            Pierre JC Allard

        15 autres commentaires
      • Gilgamesh157
        Gilgamesh157 répond à bjone
        Raleur professionnel
        • Posté à 13h24 le 08/09/2009
        • Internaute 26876
          Raleur professionnel

        Vous dîtes des contres vérités même si dans le fond vous n’avez pas tord vous n’avez pas non plus raison. Et oui quand on travaille toute sa vie on peut aussi avoir une retraite de misère. Exemple si vous travaillez toute votre vie à temps partiel vous n’aurez pas une retraite pleine, si vous voulez vivre honnêtement vous serez obligé de prendre d’autres petits boulots à côté de votre retraite pour compléter la perte. Vous pouvez aussi vous être arrêté pour vos enfants. Dans tous les cas la retraite pleine c’est un mythe depuis longtemps révolue (grâce notamment à notre cher patronnat toujours prêt à nous culpabiliser parcequ’ils trouvent pas de main d’oeuvre mais pas assez filoux pour engager et former au lieu de laisser les gens au chômage>>>Mais tu comprends faut être déja formé pour que ça coûte moins cher, ou alors ne gardant pas des gens qualifiés de plus de 45 ans et pourtant ils se gavent côté argent public >>>Donc nos impôts) .

         
        • Gimp
          Gimp répond à Gilgamesh157
          • Posté à 14h48 le 08/09/2009
          • Internaute 36258

          Bien d’accord.

          J’ajouterai, que pour le patronat, il est extrêmement important qu’il y ait des chômeurs, car cela permet de négocier à la baisse (j’ai failli écrire « à la baise » ce qui ne me semble pas faux non plus) les salaires des prétendants au travail. Plus il est difficile de trouver du travail, moins on est regardant sur les conditions.

          Heureusement qu’on peut être payé à rien foutre dans ce pays, ça crée une limite basse infranchissable par le patronat : pourvu que ça dure (et que ça augmente) !

          Alors le sermon de Saint Crétin -qui prend forme terrestre souvent sur ce sujet là à Rue 89- sur le fait que les travailleurs payent le chômage des chômeurs, c’est une façon de déplacer le problème entre des gens de même niveau social ou presque (chômeurs et smicards), de les remonter les uns contre les autres, pour mieux rendre exploitable pour le patronat la manne d’une économie de pénurie d’emplois.
          Cela équivaut à soutenir l’esclavage : pourquoi pas, mais il vaudra mieux être du bon côté du fouet !

          • toots
            toots répond à Gimp
            void
            • Posté à 18h33 le 08/09/2009
            • Internaute 15123
              void

            La logique de négociation à la bais(s)e et du revenu minimal comme barrage est très intéressante. Je pense même qu’elle devrait être opposée aux arguments contre l’augmentation du SMIC, qui, justement arguent que cela freinerai l’économie.

            • Gimp
              Gimp répond à toots
              • Posté à 19h23 le 08/09/2009
              • Internaute 36258

              Oui, effectivement et c’était notamment le rôle des syndicats (quand ils en avaient encore un) et de la solidarité des ouvriers, de refuser des conditions de travail trop mauvaises et d’en définir les limites, ensemble. Maintenant que c’est devenu un droit (d’avoir des conditions matérielles minimales), on en oublie l’origine et ce droit se fait grignoter tranquillement.

              Peut être que vous vous êtes trompé dans votre seconde phrase mais je pense qu’on est d’accord : de mon côté je pense au contraire que cette logique de barrage devrait être opposée à la logique de l’augmentation (et même de l’existence) du smic et permettre de soutenir au contraire une augmentation des revenus minimaux de type RSA.
              Car il y a quand même un écart de plus du double entre le rsa et le smic, et on peut encore faire du chantage à la baisse, notamment avec les temps partiels subis, etc... Comme le montre l’article, le rsa permet de vivre en France comme un clochard, à la limite de la dignité, donc il peut être brandi comme une menace au prétendant au travail.

              En augmentant ces revenus (type RSA, non salariés), le travail salarié devient intéressant uniquement s’il dépasse ce revenu minimum : il n’y a donc plus besoin dans cette hypothèse de définir un smic. Et les gens ne sont pas contraints de vivre comme des clochards quand ils n’ont pas de travail. Ainsi il n’y a pas de chantage aux conditions de travail possible, mais seulement une surenchère des employeurs à offrir le salaire donnant le plus envie de travailler.
              C’est une hypothèse très complexe et il n’y a pas la place ici de la développer, mais elle doit se compléter, pour être efficace, d’une révolution de la fiscalité notamment en taxant beaucoup moins le travail (pour employeurs comme pour employés) que la spéculation, etc... Et éventuellement en créant un revenu maximum...

          • Naradamuni
            Naradamuni répond à Gimp
            sans
            • Posté à 19h02 le 08/09/2009
            • Internaute 30050
              sans

            « J’ajouterai, que pour le patronat, il est extrêmement important qu’il y ait des chômeurs, car cela permet de négocier à la baisse (j’ai failli écrire “ à la baise ” ce qui ne me semble pas faux non plus) les salaires des prétendants au travail. Plus il est difficile de trouver du travail, moins on est regardant sur les conditions. »

            C’est justement parce que l’ar-gent, et non l’utilité sociale, est le but, que le chômage existe. Le plein emploi c’est la crise économique, le chômage c’est la santé du marché. Que se passe t-il, dès qu’une entreprise annonce une charette de licenciements ? Les action-naires sautent de joie, les spéculateurs la félicitent pour sa stratégie d’assainis-sement, les actions grimpent, et le prochain bilan témoignera des bénéfi-ces ainsi engrangés. De la sorte, on peut dire que les chômeurs créent plus de profits que leurs ex-collègues. Il serait donc logique de les récompenser pour leur contribution sans égale à la croissance. Au lieu de cela, ils n’en touchent pas un rogaton. Le Chômeur Heureux veut être rétribué pour son non-travail

            Nous pouvons ici nous en référer à Kasimir Malevitch, le coura-geux créateur du Carré noir sur fond blanc. En 1921, il écrivit dans un livre qui n’a été publié que voici deux ans en Russie, La paresse : véritable but de l´humanité :
            « L’argent n’est rien d’autre qu’un petit morceau de paresse. Plus on en a, plus on peut goûter en abondance aux délices de la paresse. (...) Le capitalisme organise le travail de telle sorte, que l’accès à la paresse n’est pas le même pour tous. Seul peut y goûter celui qui détient du capital. Ainsi, la classe des capitalistes s’est-elle libérée de ce travail dont toute l’humanité doit maintenant se libérer. »

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        4 autres commentaires
    • Vorko
      Vorko répond à PierreAdrien06-
      Etudiant en informatique
      • Posté à 12h23 le 08/09/2009
      • Internaute 49770
        Etudiant en informatique

      Justement , il n’est pas tomber dans le vol , le deal ... et tout les travers dans lesquels ce genre de personne peuvent tombé dans des pays ou il n’y a pas de telle protection social.

    • youngtree
      youngtree répond à PierreAdrien06-
      J'ai rien fait
      • Posté à 12h28 le 08/09/2009
      • Internaute 46374
        J'ai rien fait

      Le voila le con,

      On bosse pour des gens qui ont la vie plus rude que nous, qui sont plus fragiles, plus faibles et pas seulement pour notre poire cher ami, on appelle ça la solidarité, ou donner sans rien attendre en retour... C’est un principe qui a lieu dans les grandes religions monothéistes et dans certains courants politiques dont visiblement vous ne faites pas partie !

      Si vous avez la possibilité de taper ce genre d’inepties sur votre écran d’ordinateur, au chaud, chez vous ou au bureau c’est que des gens un jour ce sont dit « tiens, si on inventait la Sécu pour que PierreAdrien puisse se soigner le jour ou ses yeux le lâcheront, et si on inventait le système de retraite pour que ce même PierreAdrien puisse profiter de sa vieillesse et continuer à polluer les articles de rue89, et si on inventait le RSA (ou le RMI) pour que PierreAdrien ne meurt pas comme un chien dans la rue le jour ou il aura tout perdu ? »

      Et pourtant, je n’ai aucune envie de bosser pour qu’un gland de votre espèce puisse profiter de mon travail, maintenant ou un jour ... mais c’est le système et il est plutôt pas mal foutu non ?

      • PierreAdrien06-
        • Posté à 12h38 le 08/09/2009
        • Internaute 25405

        Pourquoi aboies tu ?

         
        • compte supprimé 23
          • Posté à 12h43 le 08/09/2009
          • Internaute 59139
            ...

          Et vous pourquoi vous grognez et bavez sans cesse ?
          Marre de vos glaviots sur les trottoirs de La Rue !

          Et merci à Youngtree .

        1 autres commentaires
      • Peureux anonyme
        • Posté à 12h54 le 08/09/2009
        • Internaute 24415

        « on appelle ça la solidarité, ou donner sans rien attendre en retour »

        Erreur, donner sans attendre en retour, en français cela s’appelle la charité.

        La solidarité suppose un objectif commun que l’on cherche à atteindre en réunissant les efforts des différents participants. Un des plus grands exemples en est le syndicalisme. Les travailleurs syndiqués donnent, mais attendent en retour un soutien actif en vue d’atteindre des objectifs en matière de situation matérielle et morale.

        Je ne suis pas certain qu’il y ait beaucoup d’objectifs communs entre les français moyens et les SDF. Je pense que leurs relations se situent plutôt sur le plan de la charité.

        Le mot solidarité est très galvaudé depuis une vingtaine d’années.

         
        • youngtree
          youngtree répond à Peureux anonyme
          J'ai rien fait
          • Posté à 14h55 le 08/09/2009
          • Internaute 46374
            J'ai rien fait

          Autant pour moi, et merci pour le rappel linguistique, mais autant « solidarité » est un mot quelque peu galvaudé depuis une vingtaine d’années (à peine moins que mon âge donc : D) mais « charité » c’est devenu tellement péjoratif dans la bouche de certains, notamment sur la Rue que j’ai en effet hésité à l’utiliser. Si en plus on associe « charité » et « religion » ici, on passe généralement pour un dangeureux extremiste.

          Et pour le sens du mot « solidarité » je ne suis pas d’accord avec le fait qu’on attende quelque chose en retour ... Quand les victimes d’une catastrophe naturelle les plus épargnées aident les plus touchées, qu’attendent-elles en retour ?

          • spacemadi
            spacemadi répond à youngtree
            (volontaire international)
            • Posté à 18h58 le 08/09/2009
            • Internaute 81773
              (volontaire international)

            Il me semble qu’on attend toujours quelque chose quand on parle de « solidarité », même si ce n’est pas concret et immédiat.
            En participant au système solidarité nationale avec mes impôts et mes cotisations, j’espère que si un jour je suis dans une situations difficile l’Etat viendra à mon secours. Donc j’attends un retour, même si celui-ci est hypothétique.
            Même raisonnement avec une catastrophe naturelle : en aidant les autres, j’espère que si un jour un cyclone frappe ma maison, je ne serai pas seule pour la reconstruire.
            C’est un peu une inversion du dicton « Ne faites pas à autrui ce que vous ne voudriez pas qu’on vous fasse » et bien « faites à autrui ce que vous voudriez qu’on vous fasse » et je rajouterai « dans une situation similaire ».
            D’ailleurs, si vous me permettez une digréssion la solidarité s’applique également à l’échelle internationale : je n’aimerai pas être contrainte à l’exile un jour (pour des raisons climatiques par exemple), parce que je n’aimerai vraiment pas être traité comme les immigrés qui s’entassent à Calais ou qui piégés par l’administration pour être reconduit à la frontière. Rien que pour cette raison tout à fait égoïste et sommes toute peu probable je suis révoltée par la façon dont nous traitons des êtres humains qui ont le malheur de ne pas avoir les bons papiers sur notre territoire.
            Fermer la parenthèse.

            • Peureux anonyme
              • Posté à 11h46 le 09/09/2009
              • Internaute 24415

              Sur les catastrophes naturelles, vous avez redécouvert le principe de l’assurance mutualiste.

              En matière d’assurance, on nous demande de cotiser avant le sinistre, c’est une manière de montrer que l’on n’est pas solidaire seulement quand on est devenu victime. Notez que dans nos primes d’assurance, en France, il y a un montant consacré aux catastrophes naturelles (en France). L’assurance étant obligatoire (logement, voiture) on est dans un système de solidarité obligatoire, ce qui peut prêter à discussion quand aux limites des domaines couverts.

              En ce sens, le mouvement d’aide aux victimes du Tsunami relevait plutôt de la charité, les populations du sud est asiatique ne cotisant pas à un système d’assurance et de réassurance mondial.

        • cMoi69
          cMoi69 répond à Peureux anonyme
          Informaticien à Dardilly
          • Posté à 18h42 le 08/09/2009
          • Internaute 26313
            Informaticien à Dardilly

          Il est dit en fin de ce billet..

          « Passé l’entretien pour ce billet, “ mon meilleur copain ” retourne à son poste. Son visage porte les stigmates de sa vie rude. Mais son sourire est si franc, si doux, que bien des passants s’arrêtent pour échanger avec lui quelques propos paisibles. »

          il vous offre un sourire franc, il communique sa bonne humeur ! !
          ce qui est énorme ...
          ce qui n’est pas le cas de tout ceux qui se trimballent dans le métro, en bagnole, surexcité... pris comme moi même par le tourbillon.. nous ne savons plus respirer ! !

        • Naradamuni
          Naradamuni répond à Peureux anonyme
          sans
          • Posté à 22h28 le 08/09/2009
          • Internaute 30050
            sans

          – Erreur, donner sans attendre en retour, en français cela s’appelle la charité.

          En français « donner sans attendre en retour » ne serait-il pas plutôt de l’altruisme ?

        5 autres commentaires
      • dmz
        dmz répond à youngtree
        expat
        • Posté à 13h01 le 08/09/2009
        • Internaute 59103
          expat

        « on appelle ça la solidarité, ou donner sans rien attendre en retour… C’est un principe qui a lieu dans les grandes religions monothéistes »

        Juste un detail : si on n’attend rien en retour, ce n’est pas de la solidarite, mais de la charite. Je sais, le mot fait un tantinet vieillot ^^

         
        • Strelok
          Strelok répond à dmz
          Humain
          • Posté à 18h11 le 08/09/2009
          • Internaute 51074
            Humain

          Alors autant je veux bien qu’une partie de mes impots aille à ceux qui n’ont pas eu de chance, pour les aider à se remettre le pied à l’étrier.

          Autant aider ceux qui sont « faibles et fragiles », désolé mais là non. C’est une autre façon d’appeler les feignasses qui préfèrent rester dans leur lit à se plaindre ou à simuler une dépression, qu’à se bouger pour gagner leur vie. Chacun fait ses choix dans la vie.

          J’ai pas dit que c’était le cas du monsieur ici, c’est juste que cette expression me fait bondir.

          • dmz
            dmz répond à Strelok
            expat
            • Posté à 00h24 le 09/09/2009
            • Internaute 59103
              expat

            La « chance » n’est pas un critere economique.

          • Le Yéti
            Le Yéti répond à Strelok
            Auteur(e) de l'article yetiblog.org
            • Posté à 09h08 le 09/09/2009
            • Internaute 6095
              yetiblog.org

            « MES IMPOTS »

            Monsieur (ou Madame),
            1/ Si vous payez des impôts, c’est parce que vous avez « la chance » d’avoir un travail.
            2/ Si l’on considère les chiffres galopants des suppressions de postes et du chômage, c’est qu’il n’y a manifestement plus assez de travail pour tout le monde.
            3/ Si tous ceux qui n’ont pas de travail, comme mon personnage, se mettaient en tête de « remettre le pied à l’étrier », ils menaceraient les postes de ceux qui en ont, c’est-à-dire le vôtre (d’autant qu’ils se contenteraient sans doute d’un salaire beaucoup plus faible que vous). J’aimerais bien voir votre tête à ce moment-là !

            « les feignasses qui préfèrent rester dans leur lit à se plaindre ou à simuler une dépression »

            Le fait de payer des impôts semble vous rendre particulièrement odieux et déplaisant. Je me demande si le sourire et la gentillesse de « mon meilleur copain » ne sont pas, et de loin, préférables.

            A méditer : « Le grand principe darwinien de la lutte pour la vie s’appliquerait paradoxalement plus dans les zones au climat régulier que dans celles qui sont soumises à de graves aléas climatiques. Dans les régions où l’abondance est assurée, les animaux jalonnent leur territoire et le défendent en manifestant ouvertement leur agressivité » [John Wiens, spécialiste en oiseaux migrateurs, cité par Bruce Chatwin dans Le Chant des pistes, éd. Grasset & Le Livre de poche] .

          • pat02
            pat02 répond à Strelok
            Conseiller en fusions- (...)
            • Posté à 14h33 le 09/09/2009
            • Internaute 85204
              Conseiller en fusions- (...)

            Ca ne me derange pas d’aider ceux qui sont plus « faibles ».

            Chacun doit contribuer avec les moyens qu’il a, ne serait-ce que parceque « fort » aujourd’hui, rien ne dit qu’un accident de la vie vous rendra faible un jour.

            En revanche je pense que qui peut contribuer doit contribuer, afin que le systeme social continue a marcher.

            D’autres systemes plus performants existent certainement, mais je crois l’homme trop individualiste pour qu’ils puissent fonctionner.

        4 autres commentaires
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