03/09/2009 à 23h36

Contraception : EllaOne, la pilule du surlendemain débarque

Blandine Grosjean | Redchef adj Rue89

Grand pas dans la vie des femmes après l’amour, EllaOne, la pilule du « surlendemain » sera fin septembre dans nos pharmacies.

Selon nos informations, le laboratoire français HRA Pharma présente EllaOne le week-end prochain à Rome en exclusivité mondiale : un nouveau contraceptif d’urgence, efficace à plus de 97% jusqu’au cinquième jour suivant le(s) rapport(s) sexuel(s). L’autorisation de mise sur le marché a été obtenue fin mai, ne reste plus qu’à attendre le denier feu vert de l’Agence européenne qui devrait arriver le 24 septembre.

Les boîtes contenant un unique petit cachet blanc seront alors immédiatement commercialisés. « Sauf si un pays européen qui ne se serait pas encore manifesté pose une nouvelle question, ce qui repousserait la mise en vente d’un mois », explique HRA Pharma.

Prochaine étape : la vente libre

Gros point noir pour le laboratoire et les professionnels de la contraception, il faudra en passer par une ordonnance. Les responsables de HRA Pharma ont bataillé au ministère de la Santé, en vain : « C’est un vrai retour en arrière par rapport au Norlevo [pilule du lendemain déjà commercialisée par ce laboratoire, ndlr] qui était en vente libre dès sa mise sur le marché » :

« Mais EllaOne est fabriquée avec une molécule complètement inédite, jamais utilisée pour aucune indication -l’Ulipristal- beaucoup plus efficace que le levonorgestrel que l’on trouve dans le Norlevo. Nos études cliniques -menées sur 4 000 femmes- montrent que c’est un produit génial, extrêmement efficace, aussi bien toléré que le Norlevo. Nous nous battrons pour qu’il soit en vente libre le plus vite possible. »

En revanche la procédure permettant le remboursement par la sécurité sociale « est en bonne voie ». Il vaut mieux pour tout le monde, car le prix d’EllaOne sera, selon nos informations, bien plus élevé que celui du Norlevo vendu à 7,60 euros et remboursé. Le laboratoire, qui n’a pas bouclé les négociations, assure tout de même que ça sera « en dessous de 50 euros ».

EllaOne peut être prise pendant les cinq jours suivant le(s) rapport(s) sexuel(s), contre trois jours pour le Norlevo. Elle semble beaucoup plus performante que le Norlevo, dont l’efficacité passait de 95% durant les premières 24 heures à 58% au bout de deux jours. Les essais menés avec EllaOne montrent une efficacité constante de 97,5% pendant 120 heures (soit la durée de vie des spermatozoïdes). De quoi se retourner et affronter plus sereinement tous les ponts (ascension, 15 août, jour de l’an, etc) de l’année.

De quoi réjouir les anti-IVG

Elisabeth Aubeny, gynécologue et présidente de l’association française pour la contraception, se réjouit de l’arrivée de ce produit et regrette, elle aussi, qu’il soit délivré uniquement sur ordonnance :

« Il s’agit plus d’un principe de précaution que d’une volonté de limiter son usage. Le temps des polémiques est révolu. Très franchement, les pouvoirs publics français sont au clair avec ces questions. Tout ce qui peut faire diminuer le nombre d’IVG est bon à prendre. Les anti-IVG devraient donc être les premiers à se réjouir de l’arrivée de ce produit dont on sait qu’il sera surtout utilisé par les femmes qui ont eu une relation occasionnelle. »

La question de la prescription médicale est centrale. Nathalie Bajos, spécialiste de la sexualité et de la contraception à L’Inserm (institut national scientifique de la santé et de la recherche médicale) estime que l’un des intérêts majeur de la contraception réside dans sa « démédicalisation ».

Très concrètement, EllaOne est à avaler en cas de risque de grossesse franc et massif, mais aussi en cas de gros doutes : pilule oubliée ou vomie, capote de travers, nuit d’ivresse amnésique. Pour toutes les femmes qui pratiquent la pilule du lendemain de façon répétée et délibérée, elle apportera encore un peu plus de souplesse. L’Inserm range ces dernières dans la catégorie des personnes ayant une « sexualité occasionnelle ou irrégulière » qui ne veulent pas s’imposer une contraception régulière (hormonale ou stérilet) et qui « se débrouillent ».

Dans une étude publiée par l’American journal of public health en 2009, Nathalie
Bajos et Caroline Moreau, spécialistes de la sexualité et de la
contraception à l’Inserm, montrent que la pilule du lendemain
correspond aux besoins d’une sexualité différente, irrégulière, non
prévue, parfois imposée ou menée en dépit d’un fort contrôle social et
religieux. Elle pousserait 8,4% des femmes adoptant un moyen de contraception à relâcher leurs habitudes.

A l’instar du Norlevo et de toutes les pilules, EllaOne ne protège pas des maladies sexuellement transmissibles, rappellent instamment les gynécologues. Trop évoquer les bienfaits de la contraception d’urgence pourrait remettre en cause ces deux acquis formidables que sont sa délivrance sans ordonnance et la gratuité pour les mineurs, ajoutent-ils. « Il suffit juste de répèter que les rapports sexuels avec des partenaires épisodiques sont les plus à risque, rappelle Elisabeth Aubeny. En terme de maladie et en terme de grossesse » :

« C’est typiquement le genre de grossesse où les patientes nous disent : je ne l’aimais pas, je n’imaginais pas que je pouvais me retrouver enceinte. »

La plus grande efficacité de EllaOne tient à son principe actif l’ulipristal acétate. Le Norlevo, lui, est à base de levonorgestrel. Tous deux ont été mis au point et commercialisés par HRA Pharma, pionnier dans la contraception d’urgence. André Ulman, son directeur général (et féministe) a bataillé à la fin des années 90 pour que le Norlevo soit mis en vente, puis en vente libre sans ordonnance. En juin 1999, la France a été le premier pays au monde à offrir cette liberté, sous l’impulsion de Martine Aubry et Bernard Kouchner. Entre 1,2 et 1,3 millions de comprimés de levonorgestrel sont vendus chaque année dans l’Hexagone, alors que les besoins en contraception d’urgence sont évalués à 25 millions.

Réhabiliter les déviantes et les débridées

Il existerait encore de rares pharmaciens et quelques médecins pour raconter aux trop bonnes clientes que la contraception hormonale d’urgence rend stérile (menace mensongère numéro un), qu’elle favorise ultérieurement les grossesses extra-utérines, donne des boutons, fait grossir.

La littérature médicale est formelle : il n’existe aucune complication ni contre-indication à la prise de EllaOne -sauf allergie à l’ulipristal- moins nocif aux yeux des spécialistes des maladies cardio-vasculaires, que la prise d’hormones à long terme avec la pilule classique. Nathalie Bajos expliquait dans l’hebdomadaire Elle les raisons de ces réticences :

« Il existe en France une norme extrêmement prégnante : une femme
doit planifier, contrôler sa contraception et sa sexualité, ne pas se
laisser déborder. Celle qui vient chercher la pilule du lendemain est
déviante, car elle a failli dans cette gestion raisonnable. Celle qui
la prend plusieurs fois de suite, elle est déviante de chez
déviante, elle est débridée. »

Pour les « débridées » comme pour les victimes de rupture de capote, le prochain combat sera donc celui de la vente libre de EllaOne. En attendant qu’arrive sur nos étals la Rolls des pilules, ainsi décrite par le docteur Elisabeth Aubeny :

« Un produit extrêmement efficace à prendre juste avant ou après le rapport sexuel. »

HRA Pharma travaille actuellement sur ce bijou avec l’aide d’un institut de développement américain.

Illustration : image détournée par Yann Guégan.

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  • 205 réactions
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  • Olivier D.
    Olivier D.
    Chef de projet Web/LAMP
    • Posté à 23h42 le 03/09/2009
    • Internaute 84933
      Chef de projet Web/LAMP

    A quand une pilule - temporairement - contraceptive pour les mecs ? Bin ouaip, autant résoudre le problème directement à la source !

     : oP .oO(j’imagine déjà les gonzesses gueuler sur leurs fiancés/maris pour qu’ils arrêtent de la prendre en vue d’avoir un gosse)

    • PoG
      PoG répond à Olivier D.
      Etudiant.
      • Posté à 23h49 le 03/09/2009
      • Internaute 70681
        Etudiant.

      C’est plus compliqué, on a pas encore trouvé.

    • BrunoC
      BrunoC répond à Olivier D.
      ( ° ) ( ° )
      • Posté à 00h14 le 04/09/2009
      • Internaute 49016
        ( ° ) ( ° )

      Hmmm, et c’est quoi LA source du problème ?
      Je croyais bêtement que pour faire un gamin, même indésiré, il fallait être deux.

    • poum
      poum répond à Olivier D.
      • Posté à 00h48 le 04/09/2009
      • Internaute 87464

      Hum, il y a aussi un problème de confiance, comment la femme peut avoir la certitude que l’homme a bien pris la pilule ?

      • Camille
        Camille répond à poum
        Mauvais genre
        • Posté à 09h03 le 04/09/2009
        • Internaute 48427
          Mauvais genre

        Le meme pb existe de l’autre côté

         
        • Marie-Sophie Keller
          Marie-Sophie Keller répond à Camille
          Ex-Rue89 mais toujours fan
          • Posté à 10h22 le 04/09/2009
          • Internaute 26936
            Ex-Rue89 mais toujours fan

          Sauf, chère Camille, que connaissant les conséquences pour elle-même de son oubli, madame est sans doute moins susceptible d’oublier.

          • ClaireChar
            • Posté à 10h35 le 04/09/2009
            • Internaute 16497

            euh sur le coup des exemples de filles qui font croire qu’elle prenne la pilule alors que non j’en ai à la pelle ! !
            sans doute plus rare en effet chezles ados de 15 ans, en revanche chez la femme mûre de 32/33 celib c’est la grande mode autour de moi !

            • Marie-Sophie Keller
              Marie-Sophie Keller répond à ClaireChar
              Ex-Rue89 mais toujours fan
              • Posté à 11h41 le 04/09/2009
              • Internaute 26936
                Ex-Rue89 mais toujours fan

              Certes, mais je ne pense pas que le nombre des hommes bernés chaque année en France soit comparable à celui des avortements.

              • Olivier D.
                Olivier D. répond à Marie-Sophie Keller
                Chef de projet Web/LAMP
                • Posté à 23h11 le 04/09/2009
                • Internaute 84933
                  Chef de projet Web/LAMP

                Mon commentaire était peut-être cocasse, mais sur le fond « sérieux »...

                La question n’est pas de savoir qui berne qui, ou dans quelle proportion. Mais que chacun, de tout bord, puisse maitriser sa sexualité et ses conséquences.

                Hors, à part le préservatif qui est plutôt difficile (ou péremptoire) à imposer dans une relation de couple stable, ou une vasectomie qui est relativement peu réversible, l’homme n’a pas de moyen « discret » d’exclure la possibilité d’avoir un enfant si il ne le souhaite pas.

          • shillom
            • Posté à 14h16 le 04/09/2009
            • Internaute 22134

            Parce que pour l’homme ça n’en a pas ? Ah oui, il reste la fuite, mais alors les conséquences sont psychologiques...

        • barbouille
          barbouille répond à Camille
          surfeuse
          • Posté à 10h58 le 04/09/2009
          • Internaute 62861
            surfeuse

          je parierai que les enfants disparaitraient si les hommes prenaient une contraception.

        6 autres commentaires
    • viva zebda
      viva zebda répond à Olivier D.
      Ni maître, ni croquettes
      • Posté à 00h52 le 04/09/2009
      • Internaute 25029
        Ni maître, ni croquettes

      ou la pilule surlendemain pour mec....

      • Olivier D.
        Olivier D. répond à viva zebda
        Chef de projet Web/LAMP
        • Posté à 22h58 le 04/09/2009
        • Internaute 84933
          Chef de projet Web/LAMP

        Pas besoin de pilule, tu coupes tout !

    • A déménagé le 02-02-2012-2
      • Posté à 00h56 le 04/09/2009
      • Internaute 82025
        non connue

      Moyen contraceptif temporaire masculin (concept)

      • A.V.
        • Posté à 11h17 le 04/09/2009
        • Internaute 24685

        Euh... tu confonds contraception et pilule abortive. La méthode dite FOOT 486 provoque l’évacuation du cerveau comme lors d’une fausse-couche. Elle est efficace dans 98% des cas, mais on peut atteindre les 100% avec ce complément :

        Lien

    • lally
      lally répond à Olivier D.
      professeur
      • Posté à 07h39 le 04/09/2009
      • Expert 51226
        professeur

      L’implant contraceptif permanent pour les hommes serait un immense progrès.
      Et les responsabiliseraient davantage dans la sexualité.Ce qui n’est hélas pas le cas aujourd’hui.

      La plupart ne mettent un préservatif que très peu de temps dans leur vie adulte. Juste au début d’une relation qu’ils estiment temporaire.
      La plupart des hommes dès qu’une relation est constante se désintéressent totalement de la contraception et se déchargent du problème sur leur compagne. Ce qui fait qu’en cas de difficulté, c’est toujours madame qui se retrouve à devoir faire face.
      Ce n’est ni normal ni acceptable.
      Une contraception s’assume à deux et la protection vaut pour les deux.
      Donc l’homme doit assumer également de mettre une capote ou à terme de prendre une pilule ou un implant, exactement comme sa compagne. Qu’on soit fidèle ou pas.

      Le problème pour fabriquer la pilule masculine, c’est que les labos ont peur de sortir un produit de ce genre sur le marché. Ca ne les dérange pas du tout que les femmes doivent tout assumer de la contraception, en gros la honte en cas de grossesse non désirée retombe toujours sur elle. Mais l’homme, si jamais il devait assumer sa sexualité via une contraception, ce serait ressenti comme humiliant, gênant, une atteinte à la virilité.
      Et nous ? Vous croyez pas messieurs que c’est pénible de devoir assumer sans arrêt à votre place ? Ben si. Même très.
      Vous assumeriez à 50% vos responsabilités contraceptives en mettant une capote à chaque rapport, ça nous permettrait de vivre mieux, de moins devoir se faire avorter et de vivre moins stressées notre sexualité.

      • Lictor
        Lictor répond à lally
        informaticien
        • Posté à 08h26 le 04/09/2009
        • Internaute 68450
          informaticien

        Il n’y a pas besoin de pillule pour les hommes... La ligature des canaux spermatiques marche très bien. C’est d’ailleurs l’un des moyens de contraception les plus utilisés aux US par les couples avec enfants. Personnellement, ça ne me gênerait pas, mais ma compagne, comme beaucoup de femmes, bloqueraient sur l’aspect définitif.
        Mais au moins, pas de risques d’oublis ni rien, et c’est la seule méthode vraiment efficace et sans danger chez l’homme... Au pire, si on veut changer d’avis, on peut toujours congeler du sperme avant l’opération pour pouvoir faire une insémination plus tard... Du coup, on pourrait pratiquer dès la puberté en conservant un stock de sperme (de la meilleure qualité possible, celle-ci se dégradant avec l’âge !) pour couvrir tout le reste de la vie....

         
        • Keldan
          Keldan répond à Lictor
          Now future & karpe diem
          • Posté à 11h47 le 04/09/2009
          • Internaute 5164
            Now future & karpe diem

          Si ce n’était le problème de la conservation (il faudrait cent fois plus de centre de stockage, et que les frais soient pris en charge par l’état), ça serait en effet la meilleure solution envisageable.

        • Blandine Grosjean
          Blandine Grosjean répond à Lictor
          Auteur(e) de l'article Redchef adj Rue89
          • Posté à 12h21 le 04/09/2009
            éditeur
          • Journaliste 89094
            Redchef adj

          Oui on pourrait...mais à titre personnel je trouve toutes ces manipulations (ligatur(ation), congélation, dècongélation insémination) pas très réjouissantes, pas très festives, une sorte de glaciation des sens....

        • lally
          lally répond à Lictor
          professeur
          • Posté à 21h35 le 04/09/2009
          • Expert 51226
            professeur

          La ligature est définitive donc un peu dommage de le faire tôt.
          A la cinquantaine je vous dis pas...mais avant...ça me parait un peu radical.
          L’équivalent masculin de l’implant contraceptif féminin serait de mon point de vue très bien. Pas besoin de prise à heures fixes. Un implant qui dure 5 ans et qu’on renouvelle et qui pourrait se poser à l’adolescence chez un gynéco. Tiens d’ailleurs, ça aussi ce serait bien pour les garçons une visite gynéco régulière dès l’adolescence.
          Très instructive sur le corps, la sexualité, les MST, la grossesse chez les filles, le désir différent chez les deux sexes, la différence orgasmique, visite responsabilisante au plan contraception, et ça éviterait à beaucoup d’hommes de se réveiller à la trentaine avec des problèmes d’éjaculation précoce ou autres et de commencer peut-être à penser à aller voir un spécialiste...

          • madbuddah - bloqué le 17-09-09
            madbuddah - bloqué le 17-09-09 répond à lally
            Nihiliste Deluxe
            • Posté à 01h04 le 05/09/2009
            • Internaute 87354
              Nihiliste Deluxe

            Ma première remarque : je t’incite fortement à enlever « professeur » et à mettre « élève en 4ème »

            Ma seconde remarque :

            L’urologie est le domaine de la médecine qui s’applique aux reins, aux voies urinaires des hommes et des femmes, et au système reproducteur masculin.

            Ma dernière remarque : c’est un peu l’affiche de hurler à la méconnaissance de la femme quand on sait pas qui soigne le zizi des garçons, tu ne CROIS pas ?

            Le gynécologue soigne et informe, mais c’est pas un prof de biologie, un psychologue, un médecin du planning familial,un parent ou un substitut à la curiosité personnelle.

            • lally
              lally répond à madbuddah - bloqué le 17-09-09
              professeur
              • Posté à 09h18 le 05/09/2009
              • Expert 51226
                professeur

              J’ai avancé la visite gynécologique pour les deux sexes à dessein.
              Mais manifestement vous n’avez pas saisi ou pas voulu saisir (pour pouvoir être désagréable gratuitement, ça doit être pour vous beaucoup plus jouissif -on prend le plaisir où l’on peut n’est-ce pas ; -) ) ce qui est à changer dans notre système médical actuel.

              La séparation des deux domaines voire même de trois, sexologie, urologie et gynéco créée justement une multiplication des consultations alors que les gens pourraient consulter une seule et même personne pour les deux sexes et franchement, ce serait plus économique (sans doute plus rentable) et plus pédagogique.

              Créer une spécialité qui regrouperait la gynéco, l’urologie et la sexologie permettrait de pouvoir avoir une sorte de généraliste des questions liées à la sexualité et aux sexes masculin et féminin.

              Et enfin, manifestement, vous n’êtes pas fille et n’avez aucune idée de la pédagogie que doit avoir un gynéco notamment en face d’ados qui viennent faire leurs premiers frottis, qui démarrent une contraception et face aux femmes qui ont leur premier enfant, qui ont des difficultés avec leur sexualité et qui se posent plein de questions sur les changements du corps, les soins à poser suivant l’âge, leur désir, leur accès ou leur non-accès au plaisir...

              Vous restez dans l’idée de compartimenter les domaines et de cloisonnement. La réalité de la pratique est très différente. Mais pour le comprendre, faut avoir un peu de vécu...

          • Canne-et-balle
            Canne-et-balle répond à lally
            bibliothécaire
            • Posté à 15h12 le 06/09/2009
            • Internaute 70010
              bibliothécaire

            En fait, cela existe : des scientifiques indiens ont inventé le RISUG : au lieu de couper les canaux déférents, on les bouche avec une résine. Et c’est totalement réversible, car il suffit d’envoyer un liquide pour dissoudre la résine si on veut à nouveau être fertile. Mais je ne sais pas pourquoi, cette méthode a un mal fou à se répandre, alors qu’elle me semble parfaite : peu invasive, indolore, pas chère.

        6 autres commentaires
      • hobrecht
        hobrecht répond à lally
        degré zero
        • Posté à 08h57 le 04/09/2009
        • Internaute 77948
          degré zero

        « Ce n’est ni normal ni acceptable. »
        J’ai envie de rire... un rapport protégé si on va au fond des choses ce n’est pas « normal » sur le plan de la reproduction et de l’expansion de l’espece, et encore moins acceptable d’un point de vue religieux( dont je me fous royalement).
        Et si chacun se débrouillait avec sa partenaire ça serait encore ce qu’il y a de plus « normal ».

         
        • lally
          lally répond à hobrecht
          professeur
          • Posté à 21h27 le 04/09/2009
          • Expert 51226
            professeur

          L’acte sexuel n’a pas à être reproductif à chaque fois.
          On fait l’amour pour le plaisir essentiellement qu’on en tire, que ce soit de caresses, de baisers, d’orgasmes, de complicité, de tendresse. Pour se reproduire, accessoirement et seulement quand on le désire vraiment et quand on peut réellement assumer une naissance.
          Un rapport protégé que ce soit du côté de la fille et du garçon respecte chaque partenaire par rapport à la sexualité.
          Et engage chacun, homme et femme dans l’acte sexuel.
          C’est une façon de dire à l’autre : je t’aime et je ne te ferai pas vivre de danger que ce soit d’une MST ou d’une grossesse non désirée.
          Et c’est appréciable pour le garçon comme pour la fille.

          Se débrouiller, comme vous dites, c’est encore une fois faire peser sur la femme tous les tracas, se déresponsabiliser en tant qu’homme sur sa sexualité, souvent s’extraire totalement de tout engagement au plan parental et s’exposer tant aux MST, au sida qu’aux grossesses non désirées et aux avortements répétitifs.
          Mais bon...après si vous êtes masochiste, égoïste et irresponsable...

          • hobrecht
            hobrecht répond à lally
            degré zero
            • Posté à 01h02 le 06/09/2009
            • Internaute 77948
              degré zero

            Masochiste,egoiste et irresponsable... ce à quoi je reponds : vous parlez comme si tout vos mots sonnaient justes.
            Mais bon…après si vous n’êtes qu’une féministe frustrée et naïve...(vous me jugez et je vous juge par conséquent !)

        2 autres commentaires
      • watashi_baka
        watashi_baka répond à lally
        ...
        • Posté à 09h14 le 04/09/2009
        • Internaute 47330
          ...

        L’abscence de contraception efficace et reversible pour homme est regrettable,
        Je vois pleins de cas ou c’est utile.

        -Chérie a des problèmes de santé et s’est fait interdire la pillule
        -Chérie fume et ne devrait pas prendre la pillule
        -Chérie veut un bébé mais Chéri ne veut pas
        -Chérie et distraite, chéri est maladroit et le risque d’accident de preservatif et d’oubli de pillule est important.
        -Sans parler de l’aspect confort, pour un amant de savoir qu’il ne vas se retrouver avec une descendance imprévue a cause d’un accident de préservatif.

        Mais que font donc les labo, apres tout les cigarettes reduisent la qualité du sperme pourquoi ne pas s’inspiré de ce mécanisme...

         
        • lally
          lally répond à watashi_baka
          professeur
          • Posté à 22h34 le 04/09/2009
          • Expert 51226
            professeur

          Une contraception masculine signifierait pour les labos (dirigés principalement par des hommes) de devoir que les dirigeants les premiers remettent en question leur irresponsabilité contraceptive.
          Et ça...ça doit leur apparaître insurmontable.
          Parce que c’est tellement mieux de laisser ça aux femmes pour continuer à être de grands mômes qui font ce qu’ils veulent sans jamais penser aux conséquences...qu’ils aient une relation régulière ou moultes aventures...

          Il y a un problème je pense de maturité et de mauvaise appréhension du corps chez les hommes. Le corps masculin est finalement plus tabou que le corps féminin. Et toucher à leur sexualité, c’est toucher à leur virilité, à tout ce qui fait qu’ils sont des hommes (enfin c’est ce qu’ils croient).
          Ils ont peur que la pilule diminue leurs érections et la qualité de leur sperme. C’est leur grande terreur.
          Et en plus, peur de passer pour des mecs pas très masculins.
          Ils ont peur de passer pour des chochottes.

          En gros ils basent leur masculinité sur l’égoïsme et l’immaturité.
          Alors qu’il faudrait qu’ils affrontent en face leur corps et une sexualité d’adulte responsable de ses actes. Qui serait franchement plus virile qu’un comportement de grand gamin qui se repose sur sa partenaire comme si c’était un prolongement maternel.

          La révolution se fera déjà dans la tête des hommes avant que ça ne passe par des médicaments (pilules ou implants) réalisés en laboratoires. Et ça se fera aussi sous l’influence des femmes.
          Trop de mes consoeurs n’osent pas demander à leur mari, compagnon, copain de coupler leur pilule avec un préservatif.
          C’est un peu comme pour le ménage ou l’éducation des enfants, elles ont tellement entendu le discours que les hommes étaient d’éternels grands enfants et qu’il fallait les ménager (discours servi socialement très souvent autant par les mères de famille que par l’entourage masculin ou les média), qu’au final, elles prennent tout sur elles et finissent par craquer tellement la responsabilité totale du foyer et de l’éducation et de la sexualité est écrasante.

          Donc, mesdames, demandez à vos conjoints d’assumer leur part de responsabilité sur la contraception. Vous n’avez pas à tout assumer toutes seules. Monsieur est aussi capable que vous de se protéger.

          • madbuddah - bloqué le 17-09-09
            madbuddah - bloqué le 17-09-09 répond à lally
            Nihiliste Deluxe
            • Posté à 01h13 le 05/09/2009
            • Internaute 87354
              Nihiliste Deluxe

            Pourquoi tu t’arrêtes en si bon chemin ?

            Continue ton exposé dans une perspective historique, un truc profond.

            Qui a fait des « des grands gamins qui se reposent sur leur partenaire comme si c’était un prolongement maternel. » ?

            la boucle est bouclée.

             ; -)

            • lally
              lally répond à madbuddah - bloqué le 17-09-09
              professeur
              • Posté à 09h19 le 05/09/2009
              • Expert 51226
                professeur

              Vous avez dû mal me lire (en diagonale nihiliste peut-être).
              Relisez un peu plus attentivement, l’analyse est complète.

        3 autres commentaires
      • kevangel
        kevangel répond à lally
        Chercheur
        • Posté à 09h45 le 04/09/2009
        • Expert 24356
          Chercheur

        « Vous assumeriez à 50% vos responsabilités contraceptives en mettant une capote à chaque rapport, ça nous permettrait de vivre mieux, de moins devoir se faire avorter et de vivre moins stressées notre sexualité. »

        Et bien la réponse est simple. La pilule c’est remboursé par la sécu alors que le préservatif ne l’est pas. Et vu le prix que ça coûte, ça fait une somme énorme à la fin de l’année dépensée pour rien quand on a toujours la même partenaire.

         
        • VickyBHD
          VickyBHD répond à kevangel
          ...
          • Posté à 10h00 le 04/09/2009
          • Internaute 78749
            ...

          La pilule remboursée par la sécu ? Pas toutes ! Pour peu qu’on ne supporte pas les pilules de première génération, on peut dire adieu au remboursement.

        • barbouille
          barbouille répond à kevangel
          surfeuse
          • Posté à 11h01 le 04/09/2009
          • Internaute 62861
            surfeuse

          de nombreuses pilules ne sont pas remboursées. En tous cas le miennes ne l’ont jamais été.

        • Atalante
          Atalante répond à kevangel
          Illusionnée
          • Posté à 11h04 le 04/09/2009
          • Internaute 24533
            Illusionnée

          Aaaaaaaaaaaah horreur, encore un qui croit que la pilule c´est remboursé ! ! ;) Trés peu le sont, si on est un chouia senseible hormonalement.

          Je paie la mienne 16 euros par mois, pas parce que j´ai des goûts de luxe, mais parce que c´est la seule qui me convienne. Non remboursée évidemment, et sans générique, qui serait moins cher. Ca ferait une différence, mais pas énorme à la fin de l´année si mon amoureux utilisait des capotes comme moyen de contraception.

        • Lictor
          Lictor répond à kevangel
          informaticien
          • Posté à 11h24 le 04/09/2009
          • Internaute 68450
            informaticien

          Non, la pillule n’est pas vraiment bien remboursée. En tout cas, pas par la sécu, même si certaines mutuelles le font (c’est dans leur intérêt, un enfant coûte très cher à une mutuelle).

          Par contre, le DIU (stérilet) est remboursé et ne coûte de toute façon pas cher pour une durée de vie de plus de deux ans. Sans compter qu’il n’est plus nécessaire de faire des contrôles sanguins sans arrêt. C’est probablement pour ça qu’en France on fait tout pour en décourager l’usage : ce n’est rentable ni pour les labos, ni pour les médecins...

          • Compte supprimé le 4 janvier 3
            • Posté à 13h57 le 04/09/2009
            • Internaute 41144

            Où avez-vous vu qu’on fasse tout en France pour décourager l’emploi du stérilet ? C’est un mode contraceptif très répandu au contraire. Et il serait formidable sans les deux inconvénients suivants : La pose et le retrait sont très douloureux, et il n’est pas efficace chez certaines femmes.

            Après, il y a des habitudes culturelles qui font que dans certains pays (Etats-Unis, par ex) les femmes préfèrent le diaphragme, ce qui a toujours été un mystère pour moi (« Attends, chéri, j’insère mon diaphragme »).

            • VickyBHD
              • Posté à 16h34 le 04/09/2009
              • Internaute 78749
                ...

              Se faire poser un stérilet est, pour une nullipare, le parcours du combattant. Il en existe pourtant des spéciaux, mais même quand vous dites au gynéco que les pilules vous rendent plus malade les unes que les autres, ils vont toujours vous faire tester « la dernière super micro dosée » plutôt que d’aborder l’alternative du stérilet...

              • Compte supprimé le 4 janvier 3
                • Posté à 17h08 le 04/09/2009
                • Internaute 41144

                Oui, c’est vrai. Pourtant, un gynéco m’en avait posé un à moi qui ne supportais plus la pilule quand je l’étais encore. (Sa pose comme son retrait ensuite ont été un véritable cauchemar.) Mais ensuite, après chaque accouchement, on m’a toujours proposé le stérilet comme le meilleur choix possible.

          • lally
            lally répond à Lictor
            professeur
            • Posté à 21h49 le 04/09/2009
            • Expert 51226
              professeur

            Beaucoup de femmes ont des problèmes d’infections avec le stérilet.
            D’où un emploi un peu plus réduit que l’emploi de la pilule ou de l’implant (implant qui est de plus en plus adopté par la jeune génération).
            Et encore une fois, ça ne protège pas des MST ni du Sida. Donc à coupler avec le préservatif.

        • lally
          lally répond à kevangel
          professeur
          • Posté à 21h45 le 04/09/2009
          • Expert 51226
            professeur

          Beaucoup de pilules ne sont pas remboursées par la Sécu...
          Pour autant, c’est comme le préservatif, un investissement utile.
          La pilule ne protège ni des MST ni du sida.
          Sans protection quand madame a une cystite, une mycose ou une vaginite et un désir malgré tout très intense tous deux de faire l’amour, vous vous exposez à une contamination si vous ne mettez pas de préservatif. Idem si c’est vous qui avez une cystite ou une mycose, impossible de faire l’amour sinon vous contaminez madame si vous ne mettez pas de préservatif.
          Et en plus si jamais vous avez eu à un moment de votre vie une aventure et que vous avez incubé un herpès ou des condylomes ou autre trucs du genre, vous exposez votre partenaire. Et c’est franchement irresponsable et irrespectueux.
          Et c’est comme ça que s’installent durablement des germes infectieux qui empoisonnent la vie sexuelle de nombreux couples.

          Et quand vous parlez de coût, le prix du préservatif qui vous semble si cher, finit par se multiplier par 3 quand régulièrement pour cause d’irresponsabilité, vous vous contaminez mutuellement avec des petites infections urinaires ou mycoses et que, forcément pour soigner ces désagréments, faut pommades, comprimés et ovules.

          Résultat des courses, vous êtes perdant au niveau financier et au plan sexuel.
          Alors qu’une protection mutuelle, vous épargnerait bien des soucis !

        9 autres commentaires
      • A déménagé le 02-02-2012-2
        A déménagé le 02-02-2012-2 répond à lally
        non connue
        • Posté à 10h29 le 04/09/2009
        • Internaute 82025
          non connue

        Faut quand-même pas généraliser.
        Question « ne pas oublier de la prendre » (la pilule), le mec a son rôle à jouer. Deux mémoires valent mieux qu’une.
        Et on peut tout à fait, en tant que mec, considérer qu’un oubli est autant sa faute que celle de la compagne.
        J’ajoute que des oublis répétés, ce n’est pas bon pour la santé. Et quand on vit avec quelqu’une (qu’on aime), on a envie qu’elle reste avec soi le plus longtemps possible, qu’elle vive ses règles le plus confortablement possible, qu’elle angoisse le moins possible, etc.

         
        • lally
          lally répond à A déménagé le 02-02-2012-2
          professeur
          • Posté à 22h11 le 04/09/2009
          • Expert 51226
            professeur

          Si vous saviez le nombre d’hommes qui se fichent comme de leur première couche des règles, du confort contraceptif et sexuel de leur compagne...
          C’est pourquoi l’implant contraceptif a tant de succès aujourd’hui, et à plus ou moins court terme il supplantera presque la pilule, justement parce qu’il n’y a pas de contrainte d’horaire.
          Par contre l’implant comme la pilule ne remplaceront jamais le préservatif qui protège du sida des mst et des infections.
          Si vous êtes préoccupé du confort de votre amoureuse, mettez un préso pour coupler avec sa pilule ou son implant ou son DIU.

        1 autres commentaires
      • Guilll
        Guilll répond à lally
        Argloup
        • Posté à 13h02 le 04/09/2009
        • Internaute 45706
          Argloup

        Une capote à chaque rapport ? Je sais qu’il faut pas le dire mais les sensations ne sont tout de même pas vraiment les mêmes ... y compris pour la femme. Déjà qu’on a pas le choix pour les rapports occasionnels, alors être condamné à la capote à vie ... Dans mon couple c’est hors de question, des deux côtés !

        Je me considère comme féministe (ah, je suis un homme au fait) mais il ne faut pas exagérer, le fait que ce soit la femme qui prend la pilule et pas l’homme ce n’est pas du sexisme mais la conséquence logique de la manière dont la nature est faite et de l’avancement des technologies contraceptives. Contrairement aux femmes, on a pas encore de moyen de se prémunir contre la procréation sans dégrader la qualité de nos rapports (quel horrible vocabulaire) ou recourir à des opérations chirurgicales chelous. C’est bien dommage mais c’est comme ça !

        En ce qui me concerne dans mon couple on a mis au point des méthodes pour partager la responsabilité de la prise de pilule à l’heure, et je prendrais la pilule pour homme dès qu’elle existera, mais en attendant je peux pas l’inventer (je suis ni chimiste ni biologiste).

        D’autre part je rappelle que le préservatif ne protège pas du tout aussi bien que la pilule contre les grossesses ... le préservatif c’est fait pour protéger contre les MST, un point c’est tout.

         
        • lally
          lally répond à Guilll
          professeur
          • Posté à 21h58 le 04/09/2009
          • Expert 51226
            professeur

          Et le lubrifiant, c’est fait pour les chiens ?
          C’est pas seulement utile pour la sodomie, ça marche aussi très bien pour les rapports ordinaires avec préservatif et en plus, il en existe contenant un spermicide au nonoxynol 9 si jamais y a un problème de rupture de capote. Extraordinaire n’est-il pas ? Alors qu’attendez-vous...ne venez pas me dire que c’est pas confortable avec lubrifiant tant pour vous que madame. Je vous croirai pas.

          Le préservatif évite que lorsque l’un de vous deux a une petite infection ou irritation, vous filiez le germe à votre conjoint ou conjointe. Ca évite pas seulement le sida ou les MST. Et il protège tout aussi bien que la pilule, quand il est correctement mis et lorsqu’ évidemment vous avez des érections correctes et suffisantes. Si vous débandez en pleine action ou brutalement, c’est sûr, c’est moins performant surtout si vous ne pensez pas à vous retirer immédiatement.

          Quant au féminisme que vous prétendez afficher, laissez-moi rire.
          En gros c’est madame qui assume tout et qui se débrouille en cas de problème. Vous surveillez la pendule simplement pour sa pilule. Ca doit être d’un réconfort...

        • Canne-et-balle
          Canne-et-balle répond à Guilll
          bibliothécaire
          • Posté à 16h23 le 05/09/2009
          • Internaute 70010
            bibliothécaire

          Sachez qu’il existe une méthode de contraception masculine qui ne dégrade en rien la qualité de vos rapport : la vasectomie. Et elle se décline même en plusieurs versions : des scientifiques indiens ont inventé la technique RISUG, qui bouche les canaux déférents au lieu de les couper, et qui est facilement et entièrement réversible. Curieusement, cette technique pas chère et indolore est complètement méconnue. Alors ?

        2 autres commentaires
      • shillom
        shillom répond à lally
        • Posté à 14h22 le 04/09/2009
        • Internaute 22134

        J’adhère bien au discours, mais pourquoi cette notion de honte de la grossesse non désirée ? Vous pouvez m’expliquer pourquoi ce sentiment ?

         
        • lally
          lally répond à shillom
          professeur
          • Posté à 22h05 le 04/09/2009
          • Expert 51226
            professeur

          Parce qu’il n’est pas évident pour une femme d’aller demander la pilule du lendemain et de faire une démarche d’avortement.
          Parce qu’une femme est censée pouvoir tout contrôler de la contraception. Et lorsque l’une d’entre nous doit aller chez le pharmacien chercher Norlevo ou se rendre chez son médecin pour la RU 486, c’est pas évident.

          1. Parce que ces professionnels ne sont pas toujours très favorables à donner tant la RU que la PDL (pilule du lendemain) et que lorsqu’il le font, c’est avec des remontrances qui parfois peuvent être très blessantes et humiliantes.

          2. Parce que souvent dans ces moments-là, les femmes sont seules et l’angoisse d’être enceinte au plus mauvais moment, sans compter la peur de se faire rabrouer accentue encore le malaise.

          D’où une culpabilité double et une forme de honte.
          Qui ne devrait pas être et qui disparaîtrait totalement si les hommes assumaient autant que les femmes une contraception.
          Parce que les accidents seraient 1000x moins nombreux, les femmes demanderaient moins la PDL, la RU et avorteraient moins.
          Actuellement une femme sur deux avorte au moins une fois dans sa vie (que ce soit par médicament RU ou avortement par aspiration).
          On pourrait diviser facilement ce chiffre par 2 avec une contraception double, masculine et féminine.

        1 autres commentaires
    • pablico
      pablico répond à Olivier D.
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 12h52 le 04/09/2009
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      Cette pilule est vraiment ’une vache à lait’ pour la pharmacie.

      pilules sur le mois, pilule du lendemain, pilule du sur-lendemain..bientôt la pilule pour effacer la semaine passée ..etc etc ..

      le champs des possibilités, et de tous les cas de figures sont couverts ; -)

      n’oublions pas le viagra...pour décupler la vente de pilules contraceptives... on pense à tout (ironie)

      • Compte supprimé le 4 janvier 3
        • Posté à 14h08 le 04/09/2009
        • Internaute 41144

        Mouiii... Vous n’avez pas idée de la libération qu’elle a représenté, cette pilule.

      • Blandine Grosjean
        Blandine Grosjean répond à pablico
        Auteur(e) de l'article Redchef adj Rue89
        • Posté à 15h32 le 04/09/2009
          éditeur
        • Journaliste 89094
          Redchef adj

        Cette pilule contraceptive, comme les autres, est peut-être une vache à lait de l’industrie pharmaceutique (encore que), mais ça à surtout permis au femmes d’échapper au destin procréatif des lapines

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