Portrait 03/09/2009 à 13h23

Gabon : Ali « baby Zeus » Bongo est président

David Servenay | Ex-Rue89


Affiches de la campagne présidentielle d’Ai Bongo à Libreville au Gabon le 24 août 2009 (Daniel Magnowski/Reuters).

Les résultats sont tombés : Ali Bongo, 50 ans, a donc été élu avec 41,73% des suffrages, chiffres contestés par l’opposition. Portrait d’un héritier détesté par ses compatriotes, mais souvent sous-estimé par ses adversaires.

Un héritier que le destin n’a pas choisi

« Il n’a vraiment pas les qualités de son père. » Dans la bouche de cet ancien d’Elf, le jugement est sans appel. Ali Bongo est à ranger dans la catégorie des héritiers que le destin n’a pas choisis. Saura-t-il se construire grand avenir ? Les fins analystes du marigot gabonais n’y croient pas. Ou plutôt n’y croyaient pas jusqu’à maintenant.

Pendant vingt-quatre ans, le nouveau président gabonais s’est appelé Alain. Alain Bernard Bongo, fils aîné du second président du pays, porté au pouvoir par la France en 1967. Lorsqu’il islamise son patronyme en 1973 pour se rapprocher de l’Opep, El Hadj (le sage) Omar Bongo impose aussi à Alain le changement de nom. Ce sera donc Ali Ben (fils de) Bongo Ondimba.

Dans sa bio officielle, Alain, donc, a fait ses études en France, dans les meilleurs pensionnats : Sainte-Croix à Neuilly-sur-Seine, université Panthéon-Sorbonne... Après une bonne décennie de fêtes et d’excès en tout genre, le rejeton intègre le cabinet de son père et devient, en 1989 à 30 ans, ministre des Affaires étrangères. Mais l’époque n’est pas aux héritiers.

Mal élu dans le Haut-Ogooué, il ne parle pas le téké

Sous la vague des conférences nationales provoquées par le sommet de la Baule et l’appel de François Mitterrand à la démocratisation des régimes africains, l’émirat pétrolier vacille. En 1991, la nouvelle constitution interdit d’être ministre avant 35 ans. Ali en a 32. Un coup de ses ennemis du PDG (parti démocratique gabonais). Il quitte le gouvernement.

La traversée du désert commence. Seule compensation : un poste de député du Haut-Ogooué arraché aux forceps grâce au soutien de toute la famille. Problème, le jeune homme manque de sens politique. Dans la province natale des Bongo, il n’est pas bien accueilli car il ne parle pas le dialecte téké. C’est aussi un piètre orateur, impopulaire, parfois irascible.

En 1999, pour les quarante ans d’Ali, « papa » Bongo remet ce dernier en selle, à un poste stratégique, la Défense. Cette seconde chance, il la consacre à tisser une toile d’araignée dans l’appareil sécuritaire : service de renseignements, gendarmerie, garde présidentielle... Ali Bongo place habilement des hommes de confiance aux postes-clés.

Sa sœur Pascaline dirige le cabinet présidentiel, mais elle a surtout la main sur les finances du régime. Les circuits officiels et les autres, ceux des biens mal acquis et d’un train de vie pétromonarchique...

Ferrari et tournée de Mickaël Jackson...

L’enquête menée par des policiers français sur les avoirs de trois chefs d’Etat africains (Bongo, Sassou et Obiang) a fait apparaître le nom d’Ali Bongo, comme propriétaire d’un appartement et deux voitures de luxe, dont une Ferrari. Il en d’ailleurs assumé la propriété dans un entretien à France 24 :

« C’est un crime d’avoir une Ferrari ? Bien sûr, que ça s’est fait normalement l’acquisition... Et puis, je l’ai depuis tellement longtemps, je suis d’ailleurs étonné que l’on en parle que maintenant. »

Au Gabon, cela n’étonne pas ceux qui, en 1992, ont vu débarquer Mickaël Jackson « en tournée ». La star de la pop avait alors été jusqu’au fin fond du pays pour assister à des danses traditionnelles téké.

La première femme d’Ali, Inge, dont il est séparé, a multiplié frasques et boulettes depuis qu’elle s’est installée en Californie. Au point qu’un reality-show, Really Rich Real Estate (propriété pour les très riches), l’a suivie dans sa quête d’une superbe maison à Beverley Hills, pour la coquette somme de 25 millions de dollars.

Sa seconde épouse, Sylvia Valentin, est la fille d’Edouard Valentin, PDG d’Ogar, le plus gros assureur du pays. Ils ont trois enfants. De quoi assurer la descendance d’un régime qui, dans les années 80, a failli devenir une monarchie.

Le jour où le Gabon faillit devenir une monarchie

Comme le relate l’Express, ce projet un peu fou a germé dans l’esprit d’Omar Bongo fin 1986, après une élection à 99,97% des suffrages ! Pourquoi ne pas transformer la république en monarchie ? Omar Bongo sonde Jacques Chirac, alors à Matignon, en lui envoyant... son fils Ali. Chirac déconseille. Au bout de quelques semaines, le président gabonais renonce.

Interrogé par France 24 en juillet, sur le point de savoir si sa candidature à la présidentielle ne relevait pas du « réflexe monarchique », voici ce que répondait Ali Bongo :

« Il ne faut pas nous faire de mauvais procès. Nous nous sommes engagés dans un processus de sélection démocratique, au sein du PDG. C’est un processus de transition démocratique. »

Mais, plus habile qu’il ne le laisse supposer, Ali le candidat ne fermait pas la porte à une possible limitation du nombre de mandats présidentiels :

« C’est une question que nous pouvons regarder. »

« Baby Zeus » fera-t-il un bon président ? Il n’a pas besoin de se remplir les poches, dit la rue à Libreville, elles sont déjà pleines.

Photo : affiches de la campagne présidentielle d’Ai Bongo à Libreville au Gabon le 24 août 2009 (Daniel Magnowski/Reuters).

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  • Désinscrit le 19 avril
    • Posté à 16h47 le 03/09/2009
    • Internaute 39070

    Ou mieux sa réincarnation ! ! ! Lien

  • pierrejcallard
    pierrejcallard
    http://www.nouvellesociete.org
    • Posté à 17h36 le 03/09/2009
    • Internaute 3366
      http://www.nouvellesociete.org

    @ Allain Jules : Kiteke si on veut être puriste. « Baby Zeus » fera-t-il un bon président ? Je le crois. J’ai eu l’occasion de le croiser il y a des années. Il était le représentant personnel du président, mais ne pas confondre avec Baby Doc Duvalier. Il est intelligent. Quand on disait qu’il ne faisait rien, il faisait des affaires et il les faisait bien.

    Dans le contexte gabonais, c’est la rue à Libreville qui a raison : « Il n’a pas besoin de se remplir les poches, elles sont déjà pleines » C’est d’une grande sagesse. Qu’on aime ou non, personne ne peut mieux gérer un pays comme le Gabon que quelqu’un qui est AU-DELA du désir de s’enrichir.

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    Pierre JC Allard

    • copain.dabord
      copain.dabord répond à pierrejcallard
      retraite
      • Posté à 18h36 le 03/09/2009
      • Internaute 66528
        retraite

      etre riche c est gagner le prochain million quel naif vous me faites monsieur ou quel fourbe etes vous monsieur ces gens la ne sont jamais assez riche simplement

       
      • pierrejcallard
        pierrejcallard répond à copain.dabord
        http://www.nouvellesociete.org
        • Posté à 11h54 le 04/09/2009
        • Internaute 3366
          http://www.nouvellesociete.org

        @ Copain d’abord : Je respecte votre opinion, mais les faits sont différents. On arrive assez vite au seuil où l’argent « pour consommer » est suffisant. « Plus d’argent », ensuite, ne veut dire que plus de pouvoir, plus d’honneur, plus de bonheur... Or l’argent n’est qu’une des façons d’avoir le pouvoir.

        Croyez vous que Paul Desmarais,- l’homme qui a ramassé l’ardoise chez Fouquet’s le soir de la victoire Sarko - a mis des dizaines de millions sur ce cheval pour gagner plus d’argent ? L’argent, c’est réglé. Il a surtout été nommé Grand Croix de la Légion d’Honneur... Ne prenez pas tous les riches pour des obsessionnels sans imagination...

        Pierre JC Allard

        Si vous pouvez trouver l’ascenseur vers le deuxieme étage, je vous recommande aussi ce texte

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      1 autres commentaires
    • M. de Wolmar
      M. de Wolmar répond à pierrejcallard
      explorateur
      • Posté à 19h51 le 03/09/2009
      • Internaute 59614
        explorateur

      >>Dans le contexte gabonais, c’est la rue à Libreville qui a raison

      Parler au nom des autres (surtout quand ils sont bien loin), c’est comme faire parler les morts, c’est toujours bien pratique.

      >> : « Il n’a pas besoin de se remplir les poches, elles sont déjà pleines » C’est d’une grande sagesse. Qu’on aime ou non, personne ne peut mieux gérer un pays comme le Gabon que quelqu’un qui est AU-DELA du désir de s’enrichir.

      Celle-là, il faudrait l’encadrer, que dis-je, la graver dans le marbre.
      Alors, seuls les plus riches sont légitimes pour gouverner (la puissance et la richesse, ça aide nécessairement à comprendre le petit peuple, ça aide à être proche de ses préoccupations, c’est bien connu).
      Votre « nouvellesociété » ressemble de plus en plus à de l’escroquerie nauséabonde. Si c’était pour réinventer la ploutocratie, il ne fallait pas vous donner tout ce mal.

       
      • pierrejcallard
        pierrejcallard répond à M. de Wolmar
        http://www.nouvellesociete.org
        • Posté à 12h09 le 04/09/2009
        • Internaute 3366
          http://www.nouvellesociete.org

        @ Wolmar :

        Vous avez tort de réagir émotivement. C’est l’auteur de l’article qui les cite ; je ne fait qu’abonder dans ce sens. NON, les plus riches ne sont ni plus ni moins légitimes... seulement plus rassurants. J’ai vu les antilopes bien tranquilles à 50 mètres des lions. Quand les lions avaient mangé.

        NON, le riche n’est pas plus prés des préoccupations du petit peuple, mais, gouvernant, il s’y intéresse. Celui qui n’est pas riche, hélas, ne s y interesse pas : il est préoccupé de s’enrichir. Désolé, mais c’est la nature humaine : Si on m’avait consulté, ce serait différent : -).

        « Votre “ nouvellesociété ” ressemble de plus en plus à de l’escroquerie nauséabonde. »

        Vous me donnez un exemple précis ? Je corrigerai sans délai... En attendant, si vous avez 12 minutes, je vous invite à relire :

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        Pierre JC Allard

      1 autres commentaires
    • Papycool-
      Papycool- répond à pierrejcallard
      graphiste
      • Posté à 20h41 le 03/09/2009
      • Internaute 74319
        graphiste

      LE TEKE , c’est l’ethnie, batéké ce sont les tékés. PJCA de tout cœur avec vous sur cette analyse. Je pense qu’en plus, il va surprendre tout son monde et même faire grincer les jointures de quelques anciens nantis du PDG. Peu de conciliation, peu de générosité, mais une ouverture d’esprit. N’oublions surtout pas que maintenant la première dame du Gabon est une française. si j’ose dire, c’est un gage d’assurance.......

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 14h52 le 03/09/2009
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    Donc selon la Bongo Corp. une monarchie constitutionnelle c’est un système politique où le fils est élu pour succéder au père... Intéressant : D
    Comme dirait la chanson, papa was king of the bongo...

    En tout cas, on ne peut s’empêcher de remarquer qu’avec un score de 41%, soit il a appris à tricher sans que ça soit flag, soit il a pas autant de pouvoir qu’il aimerait et n’a pu bourrer les urnes à souhait.

    Enfin, c’est dommage, j’avais parié sur « coup d’état ». Pas drôle si c’est « élection truquée » qui sort, je vais devoir payer une pinte.

  • nit-
    nit-
    banquier
    • Posté à 13h42 le 03/09/2009
    • Internaute 70806
      banquier

    A la question : faut-il déserpérer de l’Afrique ? la réponse est définitivement : OUI ! ! !

    • observeur
      observeur répond à nit-
      Libre penseur chez les ch'tis
      • Posté à 14h10 le 03/09/2009
      • Internaute 37812
        Libre penseur chez les ch'tis

      Non ! elle ne peut être définitive, et d’ailleurs il y a des pays certes encore peu nombreux qui le démontrent : Le Mali, Le Botswana, le Ghana ! Au début du vingtième siècle qui aurait pu miser sur un paix durable entre la France et l’Allemagne ! ?

      ce qui vient de se passer au Gabon peut à première vue paraître désespérant, mais il faut tout de même se poser certaines questions :

      Les deux candidats de l’opposition se déclarant chacun vainqueur, cela suppose qu’il n’aurait de toute façon pas accepté la victoire de l’un ou l’autre, avec quelle conséquences des batailles rangées entre partisans de l’un et l’autre débouchant en affrontement ethnique comme au kenya ou pire ! ! ? Ali ayant déjà l’armée à son service aura plus de facilité à contrôler un dérapage vers des conflits inter-ethniques.

      la victoire d’Ali même avec tricherie a surtout montré l’incapacité des leaders Gabonais de l’opposition à s’entendre et dépasser les clivages régionaux et ethniques,il suffit de voir les différents états majors des deux opposants pour le comprendre et qu’ils aient mis une ou deux personnes n’ayant pas des origines géographiques et ethniques au reste de l’équipe ne doit pas nous tromper !

      Pourquoi ces candidats n’ont t-ils pas ensemble demandé un report des élections dans un délai sérieux (six mois ou un an) afin de vérifier sereinement les listes électorales ?

      Ali a l’appareil d’état et le parti le plus riche et le plus répandu à son service, une élection aussi rapide avait très peu de chance d’aboutir à un autre résultat !

    • chengyang
      chengyang répond à nit-
      • Posté à 14h24 le 03/09/2009
      • Internaute 38622

      A la question de savoir s’il faut désespérer de l’Afrique, vous répondez par la positive.
      En l’occurrence, ce serait plutôt de la France qu’il faudrait désespérer ! En effet en recevant à l’Elysée Ali Bongo, Sarkozy a clairement montré quel était le candidat de la France et, malgré les discours en trompe l’oeil, non avons bien là la confirmation que la politique de la Françafrique n’a pas été abandonnée.
      Ce qu’il faut le plus craindre maintenant, c’est une insurrection populaire à Libreville qui s’en prenne aux intérêts français !

      • Venezuela
        Venezuela répond à chengyang
        vit aux Pays-Bas
        • Posté à 17h30 le 03/09/2009
        • Internaute 114
          vit aux Pays-Bas

        Ça a commencé : les quartiers populaires sont en ébullition à Libreville : les magasins appartenant aux Libanais brûlent (Bourgi, le monsieur francafrique est né au Sénégal de parents libanais). L’immeuble administratif de Total/Elf ainsi que le Consulat de France sont en flammes à Port Gentil.

         
        • chengyang
          chengyang répond à Venezuela
          • Posté à 18h00 le 03/09/2009
          • Internaute 38622

          Après avoir mis le feu aux banlieues, « chouchou » sera donc aussi parvenu à mettre le feu à l’Afrique !

          • jyeden
            jyeden répond à chengyang
            khmer vert ( age des caverne, (...)
            • Posté à 18h39 le 03/09/2009
            • Internaute 20631
              khmer vert ( age des caverne, (...)

            que veut tu c’est un surdoué
            en plus il a plusieurs cerveau
            (mais des petits, parce qu’ils tiennent tous ensemble dans sa tete)

        2 autres commentaires
    • Saheyus
      Saheyus répond à nit-
      Nightfall, quietly it crept and (...)
      • Posté à 15h01 le 03/09/2009
      • Internaute 28231
        Nightfall, quietly it crept and (...)

      Je désespère plutôt des crétins élyséens qui soutiennent, sponsorisent et arment les pires ordures que l’Afrique puisse connaître.
      Vous croyez vraiment que les Gabonais ont eu leur mot à dire dans cette élection ? Vous plaisantez !

      Candidats foireux + système foireux + trucage des votes + ingérence de la France = Ali Bongo, point final.
      L’Afrique n’a rien à voir là-dedans. Les élites s’auto-génèrent, et s’entre-élisent. Les ressources sont dans les pays du Sud, donc il est normal que les élites du Nord privilégient l’installation de dictatures dans ces pays-là.

    • Observacteur
      Observacteur répond à nit-
      Ailleurs et autrement
      • Posté à 16h38 le 03/09/2009
      • Internaute 88432
        Ailleurs et autrement

      Désesperer est une bonne chose si c’est pour arrêter d’espérer et agir...

      La preuve est donnée par les trajectoires différentes des pays de la région. De loin, on croirait que c’est partout pareil mais vous, nit, qui avez l’air de bien connaître l’Afrique (cependant rectificatif à votre post sur Biya, la France ne fait pas partie des commissions (camerounaises) d’attribution des marchés finançés sur C2D mais vrai qu’elle a un droit de regard, pour les chiffres, seulement 20% des marchés vont à des entreprises françaises...par contre on sait pas combien est détourné) vous devez savoir que si au Gabon au au Cameroun (pardon mais les 2 font la paire...), l’esperance de vie, la mortalité infantile de dégradent alors qu’elles s’améliorent dans des pays plus pauvres, c’est bien que des (mauvais) choix ont été fait et qu’il n’y a aucun déterminisme là dedans.

      Les principaux problèmes africains sont difficiles à résoudre mais simple à saisir, ce qui est déjà pas mal. Les détournements et les gaspillages en font partie, merci aux affreux Bongo, Biya de nous les présenter clairement. Maintenant profitons qu’en France, le citoyen est un peu plus écouté par ses élus pour exiger plus de lutte contre la corruption dans l’aide publique au développement. Si l’on arrête l’un, faut arrêter l’autre, la meilleure solution étant d’intensifier les deux...

      PS : 1èr pas pour une amélioration de la politique étrangère en Afrique = dégager Sarkozy et son clone de la Coopération, Joyandet, affreux et inculte homme d’affaire.

    • lancetre
      lancetre répond à nit-
      • Posté à 18h35 le 03/09/2009
      • Internaute 18658

      A la question :

      Faut-il désespérer des banquiers ?

      La réponse est définitivement...

  • boy50cent
    boy50cent
    obamania
    • Posté à 13h50 le 03/09/2009
    • Internaute 88788
      obamania

    la question : « Pourquoi l’africain continue-t il de servir de traitre à l’occident ? »
    mais cette france sans l’afrique ne peut -elle pas survivre ?
    je crains fort que le gabon sombre dans le desespoir profond et guerre civile .en ce moment le consulat de france à port-gentil a ètè incendiè.
    Ali Bongo devrait accepter sa defaite sans partage de pouvoir.

    God help africa please !

  • rlaffont
    • Posté à 14h02 le 03/09/2009
    • Internaute 30125

    Il avait annoncé 53% dimanche soir et il fait 41% au final ?
    Ou sont passés ces 12% ? ?

    • Ankh
      Ankh répond à rlaffont
      Enseignant
      • Posté à 15h03 le 03/09/2009
      • Expert 45434
        Enseignant

      De nombreux acteurs de la Vie politique et associative Gabonaise avait annonce ce scenario. Scenario qui fut aise a discerner dans la periode preparatoire aux elections (cf Lien). Apparemment, personne n’y a prete une attention dynamique. Le peuple Gabonais hier soir s’est masse face a la commison electorale nationale pour attendre et securiser son choix. Ce fut du lacrimogene ce matin. Personne a l’International, ne nous a prete de soutien dynamique. Avec de puissants soutiens mafieux autant internes qu’externes, le scenario que nous nous sommes battus pour eviter s’installe. C’est donc une question Nationale que le Peuple Gabonais est en train de resoudre : La question de l’auto-determination de la Nation Gabonaise. Nous entrons tres probablement dans une periode sombre de notre Histoire Nationale. Nous en re-naitrons.Nous en renaitrons parce que nous l’avons voulu et le voulons.

      • chengyang
        chengyang répond à Ankh
        • Posté à 21h48 le 03/09/2009
        • Internaute 38622

        Bon courage à vous ! Nos souhaits de réussite vous accompagnent !

  • tweesty
    tweesty
    Gaucher et contrarié
    • Posté à 15h17 le 03/09/2009
    • Internaute 83901
      Gaucher et contrarié

    Franchement, c’était déjà plié bien avant les élections...
    Je vois mal le gouvernement français, les dirigeants deTotal et la « famille royale » se flageller en public pour cause de compromission.
    Sarkozy a reçu à l’Elysée le fils Bongo et pas ses opposants. On peut imaginer qu’à partir de ce moment, le fiston était déjà élu.
    Lui qui se définit comme « le président de la rupture » perpétue les pires travers de la république.
    En attendant le vote des bêtes savages...

  • M. de Wolmar
    M. de Wolmar
    explorateur
    • Posté à 15h21 le 03/09/2009
    • Internaute 59614
      explorateur

    J’apprends que le consulat de France brûle à Port Gentil.
    Que les gabonais se fassent plaisir et qu’ils n’épargnent rien à la France !
    J’ai vécu une dizaine d’années, gamin, en Afrique (à Port Gentil entre autre). Mon grand père a fait sa fortune (rassurez vous, il l’a vite dilapidée) dans la mécanique pour bateaux. Il fallait voir le racisme du bonhomme (un mépris sans bornes pour les noirs et les « jaunes », et pourtant le vieux dégueulasse se tapait les femmes de ménage, noires bien entendu), et tous les blancs étaient atteints (parfois à un niveau moindre car c’était difficile de faire pire que mon grand père) d’un sentiment de supériorité palpable.
    Et, même avec ma naïveté d’enfant, je comprenais bien que le vieil homme magouillait comme un fou (avec Total, Elf à l’époque, entre autre, mais aussi avec les affidés du clan Bongo) et n’avait pas le moindre respect pour ses ouvriers (esclaves ?) de l’époque.

    • a déménagé le 10 décembre
      • Posté à 20h16 le 03/09/2009
      • Internaute 42623
         ? ? ?

      « Que les gabonais se fassent plaisir et qu’ils n’épargnent rien à la France ! »
      le problème c’est que c’est pas la France mais les Français qui risquent de trinquer : c’est pas pareil !

      « tous les blancs étaient atteints » donc vous même ? même enfant... Je trouve ces jugements généralisants déplorables, il y a des expatriés racistes, sans doute en proportion loin d’être négligeable mais ce n’est pas tous !

      • M. de Wolmar
        • Posté à 22h06 le 03/09/2009
        • Internaute 59614
          explorateur

        >>« tous les blancs étaient atteints » donc vous même ? même enfant…

        Bien entendu, en tout cas, à mon âge, un sentiment d’appartenir à un autre monde (forcément meilleur). Je parle d’il y a 20ans (je doute que ça ait beaucoup évolué). Il faut comprendre que là-bas, à l’époque tout du moins, on vivait entre blancs et notre confort et nos avantages de vie étaient incomparables avec la misère des rues (dès qu’on allait faire des courses, des grappes d’enfants venaient mendier). C’était mécanique, on ne pouvait que se sentir différents, de là à se sentir meilleur, il n’y avait qu’un pas (infime) à faire.
        Des histoires d’habitus à la Bourdieu quoi.

        Un petit exemple pour bien comprendre la situation, ma famille part s’installer au Congo (Pointe Noire pour être précis), ça faisait 2-3ans que je n’étais pas revenu en Afrique. On arrive au mois d’août, c’est l’une des périodes où il n’y avait presque pas de blancs dans la ville (car lors des vacances scolaires tous les blancs rentraient en France). On s’installe dans un résidence plutôt sympa assignée aux travailleurs d’Elf (à l’époque). Je décide avec ma jeune soeur (moi, j’avais 11 ou 12ans) de visiter le parc aux pieds des immeubles et de me faire des copains. Le terrain de jeu est squatté par plein de petits noirs qui jouent au foot. Moi, naturel, je me présente, je demande à participer. Sur le coup, je ne fais pas trop attention à l’étonnement de mes petits camarades et on passe un très bonne après midi.
        Arrive la rentrée scolaire, les blancs reviennent, je découvre que dans la résidence il y a un immeuble pour les expatriés (les blancs quoi) et un autre pour les travailleurs locaux d’Elf (les noirs donc). Je me fais mes amis blancs, on va à l’école ensemble, nos familles se fréquentent. Et je découvre que le terrain de jeu que j’avais arpenté en arrivant n’est plus qu’occupé par des blancs, qui ne jouent qu’entre blancs.
        Parfois, je croise mes premiers complices de foot, les noirs, on se salue on discute un peu, mais ce n’est plus pareil. Le machine sociale et les absurdités des subtiles contraintes de chaque communauté ont tournés à plein. Je me moule dans ces habitudes et cette séparation de races/classes, j’étais un gamin, je me suis contenté de suivre le troupeau, mais un sentiment de malaise et d’absurdité ne me quittait pas.

         
        • A déménagé le 3-2
          • Posté à 23h40 le 03/09/2009
          • Internaute 74999

          Ce commentaire complétant votre premier témoignage est remarquable.
          Merci de cela.
          Bien à vous.

        • a déménagé le 10 décembre
          • Posté à 19h24 le 04/09/2009
          • Internaute 42623
             ? ? ?

          Attention, votre exemple concerne une compagnie pétrolière et elles ont l’habitude de vivre en vase clos.
          Evidemment les relations Européens - Africains peuvent être compliquées localement mais tous les blancs expatriés ne sont pas pour autant racistes...

        2 autres commentaires
  • Observacteur
    Observacteur
    Ailleurs et autrement
    • Posté à 15h56 le 03/09/2009
    • Internaute 88432
      Ailleurs et autrement

    Résultat prévisible mais beaucoup de gens espéraient...et surtout en Afrique. Le Gabon, symbole de la Francafrique et de l’absence de démocratie a été pour un moment l’objet de toutes les spéculations. Non pas que de serieux signes laissaient penser que la monarchie Bongo allait s’éteindre mais parce que l’on voulait y croire.
    Un pays voisin comme le Cameroun, qui supporte depuis si longtemps un chef d’etat très loin d’être au service de son peuple (cf. ses actuelles vacances à La Baule dont le coût de la nuité pour toute se délégation approxime 1000 fois le SMIC mensuel camerounais), le Cameroun aurait aimé voir des résultats qui lui auraient donné la possibilité d’ésperer pour les prochaine éléction de 2011. Au contraire, on aura simplement l’impression d’entendre clairons et trompettes proclamer : « le roi et mort...vive le roi ! »
    Au moins, au moyen âge, on ne vivait pas si longtemps...

  • sinclair
    • Posté à 16h15 le 03/09/2009
    • Internaute 2580

    Donc l’Afrique de papa c’est fini comme disait notre ministre des sports aussi douée pour cela que pour les droits de l’homme.

    Papa a été adoube par la France ainsi que Ali fils, reçu par la France 2 fois en 2008. Mais il n’est pas le choix de la france qui d’ailleurs n’en a pas (de choix ) officiellement.

    Mais pourquoi alors les pas content Gabonais s’attaquent ils ainsi aux biens français Consulat et immeuble Total ?

    Heureusement la France dispose de 1000 hommes sur place pour veiller a la sécurité des 10 000 français. Et normalement il ne devrait pas y avoir de pétard tout comme pour pour Idriss Déby au Tchad. Mais n’interviendra en aucune façon.

    La monarchie est en marche ce qui vous stabilise un pays et favorise le business. Comment démocratie ? mail il y en a il y en a la preuve il a été élu non. La France n’a pas envoyé ses félicitations ? Ah elle attend un peu.

  • dahubahu
    dahubahu
    ouvrier
    • Posté à 16h48 le 03/09/2009
    • Internaute 67571
      ouvrier

    il a une bonne tête de vainqueur, vive la france-afrique ! ! ! ! ! ! ! .....c est nicolas qui vas êtes content

  • infiltré_
    infiltré_
    ex étudiant......
    • Posté à 18h00 le 03/09/2009
    • Internaute 44615
      ex étudiant......

    Personne ne peut croire cette supercherie.

    Par contre la france creuse sa tombe elle même car au point de vue intérêts, les concurrents se frottent les mains, ils récupèreront les fruits mûres tranquillement dans leurs paniers. le temps joue pour eux.

    la france se tire une balle, une de plus, dans le pied

    • a déménagé le 10 décembre
      • Posté à 20h18 le 03/09/2009
      • Internaute 42623
         ? ? ?

      « Personne ne peut croire cette supercherie » : vu le type de scrutin (à 1 tour), l’éclatement de l’opposition et le vote souvent ethnique, il n’y a même peut être pas eu besoin de tricher...

  • Nikus
    Nikus
    (Pas content)
    • Posté à 18h24 le 03/09/2009
    • Internaute 88525
      (Pas content)

    L’éternel remake de la succession aux présidents monarques, toujours la même histoire : le père est mort, le fils remplace, la rue gronde puis elle se tait.

    On essai toujours de transposer la démocratie à une population qui ne semble pas (encore) suffisamment éduquée en masse bien qu’intelligente, ou l’instabilité naturel pousse les dirigeants à s’enrichir très vite, donc au détriment de la population, et en vue de financer son prochain exil. Même lorsque le dirigeant se maintien, comme Omar, il reste toujours assis sur un trône au dossier scié. On ne peut pas espérer d’amélioration et de développement à long terme dans ces conditions. C’est dommage, le Gabon et les autres sont si riches.

    Le problème semblerait donc être dans le système politique et le fait de se faire élire. La présidence est tellement rentable. Bien que personnellement républicain convaincu, la solution ne serait donc t-elle pas dans une monarchie constitutionnelle et éclairée ? Ainsi plus de problèmes de succession et de transition houleuse. De toute façon, il n’y a pas d’élection indépendantes en Afrique. Le monarque n’a besoin que de se faire aimer avant de penser à se faire élire - nuance de taille ! Par exemple, le Maroc devient un modèle de stabilité et de développement. La transition entre souverain est calme (Le Roi est mort, vive le Roi). Il s’attèle à se faire aimer (au point de faire interdire la publication d’une cote de popularité outrageusement haute). Figurant parmi les monarchies les plus riches de la planète, cela ne l’empêche pas de de développer son pays, et d’être populaire. Un roi au moins met tout le monde d’accord et il n’empêche pas l’exitation des élections législatives.

    Il y a peu de monarchies instables finalement, bien qu’elles puissent parfois être despotiques. Seul problème de taille... comment nommer le premier roi !

    Arrêtons de vouloir calquer un modèle occidental républicain sur les cultures tribales, ça ne marche pas. Laissons ces jeunes pays mûrir à leur rythme. Surtout, la France n’a pas de leçons à donner.

    En attendant, quel sera le prochain épisode ? ... Paul Biya ?

    • M. de Wolmar
      M. de Wolmar répond à Nikus
      explorateur
      • Posté à 18h36 le 03/09/2009
      • Internaute 59614
        explorateur

      >>On essai toujours de transposer la démocratie à une population qui ne semble pas (encore) suffisamment éduquée en masse bien qu’intelligente, ou l’instabilité naturel pousse les dirigeants à s’enrichir très vite, donc au détriment de la population, et en vue de financer son prochain exil.

      Parce que vous croyez que ça marche la démocratie du côté de nos économies capitalistes. Prenez votre loupe et vous constaterez que c’est la même chose chez nous, en plus subtile, en plus feutré (les intérêts étant encore plus importants).
      La démocratie en occident ? Une vaste fumisterie. Tant que le peuple n’a pas son mot à dire sur le système économique et les finalités de la production, votre démocratie n’est, tout au plus, qu’un mirage.

      Vous êtes aussi candide que l’homme des « cultures tribales », et ce malgré votre « modèle occidental républicain ». On se fait tout autant enfler que les africains et on a la morgue de les prendre de haut, c’est affligeant.

    • lancetre
      lancetre répond à Nikus
      • Posté à 18h46 le 03/09/2009
      • Internaute 18658

      Le « développement » du Maroc : environ 50 pour cent d’analphabétisme, davantage encore chez les femmes.Une misère noire dans les campagnes.

      Quant à votre discours sur les « cultures tribales “ inaptes à la démocratie, on pouvait espérer qu’il avait disparu depuis la fin (théorique) des colonies.

      Votre ignorance des réalités est affligeante.

      Votre phrase sur la population insuffisamment éduquée pour avoir la possibilité de voter,c’est un calque de l’une des plus vieilles arguties utilisées pour s’opposer à l’extension aux femmes du droit de vote.

      Consternant !

      • Nikus
        Nikus répond à lancetre
        (Pas content)
        • Posté à 12h38 le 04/09/2009
        • Internaute 88525
          (Pas content)

        1- Développement : fait de croître, d’évoluer, de progresser, résultat de cette progression. Le taux d’alphabétisation au Maroc était certes de 54,3% en 2007. Mais attention, il s’agit du taux des adultes. Le taux d’alphabétisation des jeunes des hommes de 15 à 24 ans est de 84%, 67% pour les filles. Prenez en compte aussi que les moins de 15 ans représentent 30% de la population. Le taux de scolarisation est d’environ 88%. Je pense là qu’il y a un certain progrès. Lancetre, vous devriez creuser un peu vos chiffres, d’autant que votre commentaire n’est pas très respectueux envers les marocains... On dérive, le Maroc n’est pas notre sujet.

        2- Tribu : Du latin tribus (« division du peuple romain ») de tribuere (« distribuer », « attribuer », « partager »). Le terme tribal est relatif à la tribu, groupe social, culturel et POLITIQUE à l’intérieur d’une ethnie. En France par exemple, une évolution culturelle de plus de 2000 ans a fait converger le système politique depuis la culture tribal vers l’union culturelle, puis la démocratie. Ceci est encore en mouvement aujourd’hui, c’est la construction de l’Europe. L’union des peuples africain en « pays » existe depuis le XXe siècle sous le découpage des (anciens ?) colonisateurs qui ont délibérément nié les axes culturels communs ou les antagonismes de certaines communautés. Forcément, l’unité nationale prends beaucoup de temps à se construire, les conflits sont parfois inévitables (je ne parles pas que du Rwanda). Et sans unité suffisante, pas de démocratie.

        3- « Votre ignorance des réalités est affligeante » : Je ne sais pas qui vous êtes, mais vous ne me connaissez pas non plus. Vous ne connaissez pas ma vie ni ma connaissance de l’Afrique. C’est inconvénient des forums. Ce qui est affligeant, c’est de diffuser ce genre de commentaires alors qu’on ne sait pas à qui on parle. Ceci est révélateur de ce que sont pour vous « les réalités »...

        4- Ce qu’apporte l’éducation est le DISCERNEMENT, une part de la compréhension de ce qui nous entoure, l’ouverture culturelle au delà de ses propres frontières. Etre éduqué (pourvu que l’éducation soit indépendante), c’est pouvoir faire un choix, tout simplement parce que l’on sait lire un programme présidentiel, parce que l’on a des références historiques. C’est espérer pouvoir aller au-delà du discours officiel. C’est aller au-delà des croyances (je ne parle pas ici de religion). Evidemment que les connaissances locales existent et ont une valeur inestimable (en témoigne l’intérêt des pharmaciens). Elles font parties de nos racines aussi. Elles doivent être sauvegardées. Mais c’est insuffisant, il faut aller plus loin.

        Finalement, lancetre, vous portez bien votre nom.

  • C. Creseveur
    C. Creseveur
    D'actualité, de dessin surtout
    • Posté à 18h37 le 03/09/2009
    • Internaute 7715
      D'actualité, de dessin surtout
  • Rodriguez
    Rodriguez
    Papa
    • Posté à 18h43 le 03/09/2009
    • Internaute 55516
      Papa

    Le fils Bongo hérite du contrat de métayage de son feu père Omar Bongo.
    03 septembre 2009

    Web. Lien

    Voilà ! C’est fait. Ali Ben Bongo, le fils du vieux crocodile françafricain décédé en juin dernier après 41 ans de règne, est officiellement reconnu président du Gabon. Les résultats du cirque électoral ont été proclamés ce midi et au nom du père et avec l’onction de la France, le bonhomme aux cheveux défrisés l’emporte avec 41,73% devant André Mba Obame et Pierre Manboundou. La monarchie est désormais établie au Gabon. En tout cas, pour le moment. Faure Gnassingbé du Togo a trouvé de la compagnie. Et le rang de ce mouvement ira en grossissant avec la maturation à l’ombre de projets similaires pour d’autres territoires africains avec le concours total de la France et de toutes les forces néo-impériales pour qui la « démocratie est un luxe pour l’Afrique ». En clair, l’humiliation, le viol des Africains et le pillage de leurs terres ne doivent jamais avoir une solution de continuité.

    A la veille de ce cirque électoral, quelques hypocrites et cyniques drapés de leurs toges de journalistes, faisant semblant d’ignorer que le choix d’Ali Bongo était un acquis, demandaient à leur douce France de rester neutre dans le processus électoral au Gabon. Certains, doublement cyniques, à travers des articles clairement ambigus, faisaient semblant d’appeler la France à soutenir la démocratie dans ce pays. Toutes ces proclamations et exhortations visaient à se donner bonne conscience et à clamer au moment opportun que seuls les Gabonais ont choisi de monarchiser leur pays alors que la France y a été impartiale ou qu’elle y a même soutenu la démocratie. Dans le même temps, on n’a cessé d’écrire, de dire, images à l’appui qu’Ali Bongo est « le favori pour diverses raisons » de ce scrutin. Cette incessante affirmation qui, en réalité, était la décision définitive de l’Elysée et de ses alliés multinationales, a fini par énerver Pierre Manboundou qui dans une sorte de rugissement de tigre édenté, a assené le 19 août 2009 à Sylvain Attal de France24 que « Ali Bongo n’est favori de personne ici au Gabon. Il faut que cela soit clair. Il est peut-être favori pour France24 mais pas pour les Gabonais ». Jolie mise au point. Mais, Monsieur Manboundou, les jeux étaient faits depuis longtemps à l’Elysée et ailleurs sans le consentement des Gabonais, d’ailleurs « immatures pour la démocratie » à l’instar des Congolais, des Camerounais, des Togolais, des Burkinabé, des Tchadiens…

    La suite ici Lien

  • TonyMo
    TonyMo
    hummm
    • Posté à 19h23 le 03/09/2009
    • Internaute 22269
      hummm

    Quand on est Riche on veut devenir encore plus riche. Ali veut être le plus riche d’Afrique. Pourquoi Ali se présente après 40 ans de règne de son père, parce qu’il a des intérêts familiaux à gardé.

    Que les africains ne nous dises pas que leur malheurs c’est de la faute des occidentaux. Obama va-t-il le félicité ?

  • PierreAdrien06-
    • Posté à 19h25 le 03/09/2009
    • Internaute 25405

    Pourquoi ce vote ?

    Il était déjà élu avant que le peuple ne passe par les urnes !

    Comment peut on être étonné.

    L’Afrique c’est aussi cela malheureusement.

    C’est à désespérer de trouver toujours le commentaire, C’est la faute de la France, de Sarkozy... etc...
    Toujours les mêmes au raz des pâquerettes !

    Même pour ce vote, Nicolas serait responsable, ces commentaires sont aussi à désespérer.

  • patoche39
    patoche39
    enseignant
    • Posté à 19h35 le 03/09/2009
    • Expert 51573
      enseignant

    Phase terminale
    Saluons le retour du grotesque JM Apathie dans le grand journal qui tout bronzé a montré à nouveau son syndrome obsessionnel concernant la dette de la France. Ce donneur de leçons cumulard à deux francs six sous qui cachetonne sur RTL et canal plus en recyclant les mêmes papiers empreints de vacuité et de nullité économique ferait mieux de crier moins fort et de soigner ses entretiens plutôt que de se gausser de la politique politicienne surtout lorsqu’il n’est pas en face des principaux intéressés.

    Tout est bon dans le cochon sauf Luc Besson
    Luc Besson préssenti pour produire (avec Europa.corp) et réaliser le nouveau blockbuster de la rentrée : « Massacre au Tamiflu ! » A ce titre, il cherche des dizaines de milliers de figurants, sans conditions, puisqu’ils seront affublés tout au long du film d’un masque et d’un suppo dans l’oreille.
    Christophe Lambert pressenti pour le rôle principal dans le rôle du Dr Atchoum et Josiane Balasko dans celui de Roselyne porcinette Bachelot. On a hâte de voir ça !

    Tout est bon dans le cochon sauf Eric Besson
    Notre affligeant ministre des expulsions se réjouit des chiffres obtenus depuis le début de l’année dans le domaine des reconduites à la frontière. Les Prétentieux lancent aujourd’hui un Bessonthon afin que notre faux derche préféré soit reconduit en Ouzbekistan centrale où il pourra méditer sur le sujet suivant « Traitrise et collaboration à travers les siècles de la Seconde république à la France de Vichy “

    Lien

  • spleenlancien
    spleenlancien
    Manant, de passage sous le (...)
    • Posté à 20h09 le 03/09/2009
    • Internaute 78672
      Manant, de passage sous le (...)

    Où sont donc passés les commentateurs outrés par la fraude lors des élections iraniennes ?
    Que sont devenus les ardents supporters de la « rue iranienne » qui manifestait son désaccord à Ahmadinedjab ?
    Les iraniens foutent le feu à Téheran avec le soutien du quai d’orsay et l’onction de la mediacrature française et occidentale
    La rue gabonnaise fout le feu aux entrepots deTotal ainsi qu’au consulat français à Port-Gentil, or là nos media s’inquiètent...
    C’est curieux ce soutien « démocratique » à géométrie variable non ?

    • chengyang
      • Posté à 21h53 le 03/09/2009
      • Internaute 38622

      La réponse se trouve dans cette chanson de Capdevielle !
      Lien

    • PierreAdrien06-
      • Posté à 22h22 le 03/09/2009
      • Internaute 25405

      C’est aussi curieux votre façon de voir les choses, non ?

      Cela aurait été étonnant que Nicolas n’y soit pour rien !

      rue89 vous m’amusez.

  • D en haut on voit loin - d en bas on voit mieux
    • Posté à 21h05 le 03/09/2009
    • Internaute 64132
      artiste

    FranceAfrique quand tu nous tiens............ Honteux ! ! ! !

    • a déménagé le 10 décembre
      • Posté à 22h00 le 03/09/2009
      • Internaute 42623
         ? ? ?

      Pourquoi honteux ? avec 16 candidats contre lui, l’opposition s’est dispersée, erreur fondamentale dans un scutin à un tour, si on rajoute un peu de peur de l’inconnu si on arrête d’être dans le système Bongo, un peu de vote favorisé par les pratiques népotistes et un peu de vote ethnique ...
      La France n’a sans doute pas pris le risque d’intervenir dans le vote, les Gabonais n’ont pas eu besoin d’elle ni forcément de magouilles lors du vote pour qu’Ali passe...
      l’avenir nous le dira, mais suspecter des fraudes massives si tôt est peut être aller très vite en besogne...

    • insoucience
      • Posté à 23h21 le 03/09/2009
      • Internaute 54081

      france a Fric........ ! ! ! !

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