A la une 03/09/2009 à 13h28

Sportives et homosexuelles : le grand tabou

Nolwenn Le Blevennec | Journaliste Rue89

L’équipe de France femme de foot est en quarts de finale de l’Euro 2009. Dans l’indifférence générale. Pas assez hétérosexy ?


Camille Abily marque lors d’un match de l’UEFA contre l’Islande à Tampere le 24 août 2009 (Lehtikuva Lehtikuva/Reuters).

France-Pays Bas, c’est du football, jeudi 3 septembre, un quart de finale de l’Euro 2009 qui se tient jusqu’au 10 septembre en Finlande. Et comme c’est du foot féminin, personne ou presque n’en a rien à cirer. Sandrine Soubeyran, la capitaine de l’équipe, soupire :

« Toutes les autres équipes ont leur match diffusés dans leur pays. Pas nous. C’est comme ça. On n’en fait pas une affaire d’état. »

Car dans l’esprit hexagonal du public, des annonceurs et des journalistes sportifs, Foot + femmes = gazon maudit. Une équation qui se répète pour la grande majorité des disciplines collectives. Tout le monde « sait », ou le pense, personne n’en parle : le sport féminin abrite une forte proportion de lesbiennes. Et ça, c’est pas vendeur.


Les joueuses de l’équipe de France de foot Sarah Bouhadi, Gaétane Thiney et Corine Franco en 2009 (DR).

Cet été, la Fédération française de football a eu l’idée de faire poser nues les plus jolies des joueuses de l’équipe nationale, avec un message quasi-désespéré : « Faut-il en arriver là pour que vous veniez nous voir jouer ? » Comme le relève le blog Pleinelucarne.com :

« A défaut de jouer sur la qualité du jeu pratiqué par les Bleues, la FFF mise sur leur physique. Certes, l’impact de la campagne est bien réel mais cela fait ressortir le côté macho du sport, au grand désespoir de l’entraîneur des Françaises : “Nous n’avons jamais eu autant de demandes d’interviews que depuis la publication de ces photos. Ça prouve qu’on est dans un monde de machos et de beaufs.” »

D’abord le tabou

En France, elles sont deux, mais bien seules. L’une est célèbre, l’autre moins. La joueuse de tennis Amélie Mauresmo et la triathlète Carole Péon. Sportives de haut niveau, elles ont affiché leur homosexualité. Il n’y en a aucune autre en activité. Explication du directeur de la communication de la fédération française de football :

« Les fédérations évitent de parler de la présence des lesbiennes dans le sport, parce que cela pourrait affecter les relations publiques, les commanditaires, le recrutement et l’image des femmes dans le sport. »

Car sur les pelouses, les tatamis ou dans les bassins contrairement au show biz, l’attribut « lesbo » n’est pas chic du tout. Sylvain Ferez, sociologue du sport, affirme que les sponsors ne veulent surtout pas que la sexualité des sportifs soit questionnée. Philippe Liotard, sociologue lui aussi, rappelle que durant des années, Amélie Mauresmo a été représentée par les médias comme une « super nana hétéro ».

Alors quand un magazine pense à consacrer quelques pages aux sportives, c’est pour mieux exalter leur féminité. Les canons des courts de tennis en premier lieu (les Sharapova, Dementieva, Bondarenko). La frèle navigatrice face aux océans déchaînés. Et s’il met en scène une rugbywomen du Sud-Ouest, c’est avec un reportage photo où on la voit appliquer du rouge sur ses ongles (de pieds !).

La nageuse qui rêve de faire un carrière publicitaire à la Laure Manaudou n’a donc pas intérêt à faire son coming out. Les spécialistes de la natation savent pourtant tous que parmi les espoirs des bassins français, plusieurs ne préfèrent pas les garçons. Dans les sports collectifs de haut niveau, les homosexuelles sont légion au point que l’hétéro expérimente parfois le sentiment de sa « différence ». Les homosexuelles aimeraient-elles plus le sport que les hétérosexuelles ?

L’hypothèse qui fait polémique

Selon une étude récente, de l’institut suédois Karolinska, l’un des centres de recherche médicale les plus importants d’Europe, le cerveau homosexuel aurait une structure différente de celui des
hétérosexuels, peut-être même dès la naissance.

Selon ses chercheurs, le cerveau des hommes hétérosexuels et des lesbiennes serait « asymétrique », alors que celui des gays et des femmes hétérosexuelles serait « symétrique ». Conclusion : les lesbiennes se rapprocheraient, par leur structure cérébrale, des hommes hétéros, pour des raisons génétiques ou hormonales (testostérone présente durant le développement embryonnaire). Cela pourrait expliquer que les synapses d’une homo soient affolées par la perspective d’un match de rugby, le dimanche matin.

Les trois grands coming-out
En 1981, peu après avoir obtenu la nationalité américaine, Martina Navratilova fait part publiquement de son orientation sexuelle. C’est une première. Dix-huit ans plus tard, Amélie Mauresmo atteint la finale de l’Open d’Australie. A une journaliste du Figaro qui lui demande pourquoi elle a déménagé, la chouchoute du tennis français répond que c’est parce qu’elle a rejoint son amie à Saint-tropez. Elle est la première personnalité sportive française officiellement homo. Mariée avec Eric Jackson dont elle a divorcé en 1999 et dont elle a un enfant, la plus populaire des basketteuses américaines, Sheryl Swoopes, a révélé son homosexualité dans une interview accordée à ESPN, en octobre 2005.

Mais Catherine Vidal, neurobiologiste, directrice de recherche de l’institut Pasteur, émet de sérieux doutes sur les conclusions de cette étude :

« Le cerveau possède des propriétés de plasticité qui font qu’il se construit en fonction de l’histoire de chacun. »

Et d’alerter : « Attention au déterminisme biologique, c’est toujours très dangereux ». Un point de vue que partage Emilie Sablik, sociologue et auteure de « Carrière sexuelle et pratique sportive » (revue Sports et sciences sociales) :

« Une petite fille qui joue au foot va développer dans son cerveau des capacités de repérage dans l’espace, par exemple, qui va la rendre meilleure en sport. Pas celles qui jouent à la dînette. »

Et justement, les lesbiennes sportives font souvent partie de la première catégorie. La plupart du temps, elles sont d’anciens « garçons manqués » et le revendiquent. Enfants, elles aimaient la vitesse et les jeux d’équipe. Emilie Sablik prévient :

« Attention, on ne devient pas lesbienne, parce qu’on a fait du foot plus jeune. C’est plus une question d’identification à la masculinité- en général. »

La « question » des vestiaires

Il faut du cran pour un jour s’engager, petite, dans des sports collectifs « de garçons ». « Ma mère a cédé, au bout de plusieurs mois », rigole Vic, jeune footballeuse du PUC (Paris Université Club). La question des vestiaires est « la » question qui inquiète le plus les parents de jeunes filles se tournant vers des sports connotés « homo » -foot, rugby, sports de combat, hand entre autres.

Les filles hétéros arrêtant souvent ces sports entre 20 et 30 ans, lorsqu’elles s’installent en couple et font des enfants, la proportion de lesbiennes s’accroît d’autant au sein des clubs. Analyse du sociologue Sylvain Ferez :

« Tous les secteurs sociaux ne sont pas investis de la même façon par les homos, certains d’entre eux sont privilégiés parce qu’ils participent à la construction de leur identité sexuelle. Le sport est le lieu par excellence de socialisation de l’homosexualité féminine... contrairement à l’homosexualité masculine qui elle, se “retrouve” dans des univers dits féminins, la mode, la beauté, la communication. »

L’équipe devient l’environnement idéal pour construire et vivre son homosexualité. Elle a d’abord un rôle d’initiation. Ados, les jeunes filles vont y rencontrer leurs premières copines. Les anciennes jouent le rôle de « marraines ». Tania, footballeuse du PUC, originaire du Salvador, partageait ces codes et ces valeurs, de façon inconsciente :

« Au foot, au début, je n’avais pas vu qu’il y avait beaucoup de lesbiennes. Je m’y sentais à l’aise, sans savoir pourquoi ! »

L’entraîneur d’un grand club de natation décrit un monde condensé où l’on se touche, se console beaucoup :

« Il y a même des lesbiennes de circonstance qui, après, redeviendront hétéros. »

« De toutes façons, j’ai un ami »

Marinette Pichon, 33 ans, ex-capitaine de l’équipe de France, reçoit dans son bureau d’un conseil général d’Ile de France. Partout, des photos d’Ingrid, sa compagne. « J’assume ma femme, je l’aime. » La joueuse, cent douze sélections en équipe de France, raconte qu’un jour l’ entraîneuse est tombée sur une lettre d’amour de son amie de l’époque :

« Elle est venue me voir pour dire que ça lui posait problème. Je lui ai répondu que je ne voulais plus qu’elle se mêle de ma vie. »

Selon elle, l’homophobie vient surtout des hommes qui gravitent autour des joueuses. L’encadrement s’inquiète de voir les histoires d’amour prendre le pas sur les entraînements :

« Ils n’aiment pas les relations entre joueuses, ça déconcentre l’équipe. »

Amandine (son prénom a été changé à sa demande) fait partie de l’actuelle équipe de France de foot. C’est une de ses amies lesbiennes qui nous envoie auprès d’elle. Dans son club de la région parisienne, moins gayfriendly que la moyenne, elle évite de parler de sa vie personnelle. Sur le sujet de l’homosexualité féminine dans le sport, Amandine dit... n’avoir rien à dire, « ne pas se sentir concernée ». Elle clôt la discussion : « De toutes façons j’ai un ami ».

France-Pays-Bas - Diffusion à 19 heures sur Eurosport.

Photos : la Française Camille Abily marque lors du match de l’UEFA contre l’Islande à Tampere le 24 août 2009 ; derrière elle, les joueuses Ebba Gardarsdottir (4), Katrin Jonsdottir (8) and Sara Gunnarsdottir (11) (Lehtikuva Lehtikuva/Reuters). Les joueuses de l’équipe de France de foot Sarah Bouhadi, Gaétane Thiney et Corine Franco en 2009 (DR).

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  • samosman
    • Posté à 14h05 le 03/09/2009
    • Internaute 13215

    C’est pas un peu racoleur ça comme article ?
    Et pas trés juste en plus, tout d’abord, le match est diffusé sur Eurosport, 1ère chaine du cable en termes d’audience.
    L’homosexualité un tabou dans le sport féminin ?
    Mauresmo, on sait depuis le début qu’elle est lesbienne, et ça ne l’a pas empêché de devenir une des sportives les plus populaires en France.
    Si certains sports féminins sont sous-médiatisés en France, c’est tout d’abord parce que nos petites françaises ne sont pas hyper performantes, on sait par exemple que l’équipe de France de foot n’a aucune chance de gagner cette compétition.
    Inversement, France 3 avait diffusé une finale de coupe d’Europe des clubs de hand féminin, parce qu’on avait un club en finale.
    Le calendrier des footballeuses pour se faire connaitre, ça ne vous rappelle pas celui des rugbymen ?
    Pfff !
    En tous les cas, je serai devant le match cette après midi, allez les bleues !
    EDIT : ce n’était pas une réponse au commentaire précédent, désolé pour la fausse manip.

    • Prolo du livre
      • Posté à 14h58 le 03/09/2009
      • Internaute 12784

      Nazes nos bleuettes ? !
      Pfff...
      Lien

      Ouais elles ont rien gagné mais quelques beaux parcours non ?

      Bizarrement je suis plutôt adepte de David Peace : « Don’t support your national team », mais j’ai eu le bol de partir en Nouvelle-Zélande en novembre dernier voir la coupe du monde de foot féminin en moins de 17 ans, et je suis resté sur le cul ! ! ! Un foot technique, élégant, rapide, et c’est sur, moins physique mais aussi moins plein de chichis que les danseuses masculines de L1, Premier league ou Ligua, sans parler du Calcio (Haaa les italiens...).

      Et c’est sur que la question de l’orientation sexuelle se posait, surtout chez des ados.
      Supporter de l’OM, et pourtant c’est un club qui a refusé l’intégration du Celtic de Marseille, rare club féminin d’une des plus grandes villes de foot, après sa dissolution pour des faits de violence, une méga baston à la gare St-Charles avec entraineurs et staff techniques, au prétexte que le foot c’est pas un sport de gonzesse...
      Je suis un des premiers à gueuler « arbitre enculé » ou « gros pédé », mais voir là des paroles homophobes est idiot ; je me souviens du témoignage d’un abonné homo du vélodrome qui utilisait les mêmes termes en refusant d’y voir autres chose que des interjections.

      Et paradoxalement, un joueur(se) me gonflera plus pour ses positions politique (le gros con de Di Canio de la Lazio) que par son orientation sexuelle. Et pourquoi en parler ? On s’en fout de qui baise qui ! ! ! Par contre, qui tacle qui...

      Si le foot féminin est aussi peu populaire c’est surtout de par le peu de médiatisation, pas parce que le public ne trouverait pas ça assez viril. Si Tf1 diffusait ce quart de finale en prime, il y aurait de l’audience !

       
      • bibimbap
        bibimbap répond à Prolo du livre
        en travaux
        • Posté à 16h30 le 03/09/2009
        • Internaute 86441
          en travaux

        C’est vrai ça, c’est vraiment idiot de penser que « gros pédé » est une insulte homophobe, ce n’est pas plus homophobe que « sale bougnoule » n’est raciste, voyons !

      • Zibel
        Zibel répond à Prolo du livre
        (soulagée mais vigilante depuis (...)
        • Posté à 17h23 le 03/09/2009
        • Internaute 4355
          (soulagée mais vigilante depuis (...)

        Je m’apprétais à écrire que cet article illustre juste une fois de plus que les supporteurs de foot ne sont que de gros beaufs hauts de la queue et bas du plafond... mais puisque vous avez eu l’intelligence de donner votre avis, pas trop idiot en plus, je ne sais que dire ; -)

      3 autres commentaires
    • Utilisateur désinscrit à sa demande le 4-9-2009
      • Posté à 15h00 le 03/09/2009
      • Internaute 73191

      T.. C.. T.. C..

      Tous Contre la Taxe Carbone !

      Signez le Pacte CONTRE HULOT.

      Vite ça surchauffe...

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  • Ryuu
    Ryuu
    Informaticien parisien
    • Posté à 13h46 le 03/09/2009
    • Internaute 28569
      Informaticien parisien

    Pas mieux qu’AJC au-dessus, la sexualité de ces filles ne regardent qu’elles.
    Mais j’ai une solution miracle pour que l’on parle beaucoup de ces filles : faites-les jouer contre les hommes. Vu le niveau actuel de notre équipe nationale masculine, elles pourraient gagner. Ca remettrait les machos de tout poils en place et leur ferait de la publicité.

    • ysengrimus
      ysengrimus répond à Ryuu
      • Posté à 14h16 le 03/09/2009
      • Internaute 12674

      Je seconde haut et fort ce commentaire. Hétérosexy dans le sport féminin, c’est inepte et malsain. Elles jouent et gagnent, c’est la seule chose qui compte. Plus elle se rapprocheront de la coupe, plus les cocorico chauvins se feront entendre, allez...
      Paul Laurendeau

  • clara57
    clara57
    sarkophobe en résistance
    • Posté à 13h46 le 03/09/2009
    • Internaute 30298
      sarkophobe en résistance

    Je ne comprends pas cet article...
    Demande-t-on aux footeux mâles s’ils sont gays ou non ?
    Les femmes devraient-elles justifier leurs comportements sportifs par leurs orientations sexuelles ?
    Ces demoiselles sont venues à Chartres pour un match amical contre l’Ecosse. Et bien nous avons juste profité d’un super spectacle de foot techniquement intéressant, voire même plus fun que ceux des tristes sires sur payés de l’équipe de France masculine actuelle !
    Pendant le match, personne ne s’est demandé si ces nanas étaient lesbiennes ou pas, avec qui elles passaient leur nuit et si elles faisaient des choses cochonnes dans les vestiaires ! On a juste regardé un match de foot !
    Franchement, je ne comprends pas ce lien entre sexualité et sport...
    Il y en a qui ont l’esprit mal tourné. Je ne vise pas l’auteur mais je serais intéressée par quelques mots sur la genèse de l’article.
    Cordialement,
    Clara

    • Phil2922
      Phil2922 répond à clara57
      Retraite invalidité
      • Posté à 14h04 le 03/09/2009
      • Internaute 36639
        Retraite invalidité

      En effet, j’ai eu l’occasion d’aller voir dans ma précédente ville (banlieue de Clermont-Ferrand) l’équipe féminine de rugby qui a été une année championne de France. Les matches étaient de qualité et il y avait du monde pour les suivre. Je suis certain que, parmi le public, peu de personnes ne s’interrogeaient sur la sexualité d’une telle ou d’une autre. Il y a aussi des gays parmi les sportifs hommes et quand on va voir un match de foot, de rugby, ou un autre sport, il doit n’y avoir que les pervers pour regarder les athlètes se défoncer avec des arrières pensées cochonnes. D’autant plus, qu’ils cachent leur homosexualité, sachant que la vérité ne leur amènerait que des problèmes. En fait, notre société est encore largement homophobe, même si des évolutions ont eu lieu... !

      Lien

    • Marie-Sophie Keller
      Marie-Sophie Keller répond à clara57
      Ex-Rue89 mais toujours fan
      • Posté à 14h11 le 03/09/2009
      • Internaute 26936
        Ex-Rue89 mais toujours fan

      Bonjour,
      les études féministes ont montré que les seuls sports féminins qui ont un écho médiatique sont ceux où la grâce, la féminité, l’élégance peuvent être exaltées. Le patinage artistique, en gros, qui trouve grâce aux yeux des sponsors et des diffuseurs. Un peu le tennis car il y a quelques championnes et qu’elles sont en jupette, permettant aux commentateurs de juger une plastique correspondant à l’idéal de beauté du moment. Je vous invite à prêter attention aux commentaires lors des matches, du ricanement bêta quand on aperçoit la culotte d’une jolie joueuse aux assertions plus directes sur la beauté. Tandis que le joueur mâle est jugé sur son jeu.

      En revanche, les sports où les physiques des joueuses approchent ceux d’hommes, foot, rugby, etc, ne sont simplement pas diffusés. Comme cette coupe de l’UEFA à Tampere (sauf sur un des canaux d’Eurosport, donc à un public limité), malgré les performances des équipes.

      Pour schématiser, si tu fais bander le téléspectateur moyen, si tu corresponds bien à l’image de la femme hétéro, féminine et sexy, tu auras droit à (un peu) de télé. Si tu es plus à l’image d’une « butch » un peu costaude, (et, de fait, il y a une plus grande proportion de lesbiennes en sports collectifs), tu seras privée de télé.

      L’idée de l’article était de questionner si leur absence de diffusion médiatique ne serait pas liée à cette sexualité qui dérange les schémas de pensée masculins.

      • clara57
        clara57 répond à Marie-Sophie Keller
        sarkophobe en résistance
        • Posté à 14h22 le 03/09/2009
        • Internaute 30298
          sarkophobe en résistance

        Bonjour,
        Merci pour le petit mot. En faits, je suis bien naïve, c’est juste comme dans la vraie vie, quoi : tout n’est que question d’apparence...
        Tu es mimi et b....able par les mecs, toutes les portes te sont ouvertes. Tu es intelligente et moche, tu peux toujours aller pointer au chômage. Je caricature mais je ne suis pas très loin du compte.

         
        • inuit
          inuit répond à clara57
          grand nord
          • Posté à 16h02 le 03/09/2009
          • Internaute 82484
            grand nord

          il n’y a pas de raison que le sport échappe à la règle...
          il faut une icone, un symbole voire une tare, être représentatif ou être exceptionnel, il faut être caricaturale ou un cliché... si t’as pas les atouts qu’il faut, il reste la provoc.
          la majorité des mecs veulent voir une belle femme et la majorité des femmes un beau mec, c’est tout... c’est triste, mais c’est aussi simple que ça
          que ce soit pour chanter à la télé, présenter une émission, faire l’accueil d’un grosse socété, être secrétaire, commercial(e)...
          quand on veut un spécialiste de l’histoire politique birmane, là on n’a pas le choix, on fait avec le premier venu à la gueule asymétrique et aux dents jaunes.

        1 autres commentaires
      • poum
        • Posté à 15h36 le 03/09/2009
        • Internaute 87464

        Je peux me tromper, mais je ne pense pas que la catégorie du public du foot soit la même que celui du patinage. Donc en s’engageant dans une carrière de foot féminin, elles doivent bien se douter du type de public auquel elles auront à faire face.

      • Spiff
        Spiff répond à Marie-Sophie Keller
        Enseignant
        • Posté à 17h05 le 03/09/2009
        • Expert 39481
          Enseignant

        L’homosexualité est un thème récurrent de la sociologie du sport, qui plus est lorsqu’il s’agit d’étudier les sports collectifs féminins. Mais le lien entre ce constat et la sous-médiatisation du sport féminin me paraît osé !
        Effectivement, on demande aux femmes sportives d’être féminines (sous-entendu gracieuses, belles, etc.) en plus d’être performantes. Mais si les pratiques valorisant de telles valeurs sont plus aisément diffusées à la télévision, c’est parce que son public désire justement admirer cette grâce, c’est cela qu’il vient chercher en regardant un sport comme le patinage artistique.
        Mais lorsque le public recherche la performance physique ou la beauté du geste technique, il va davantage s’intéresser à la pratique masculine. Et là, il existe souvent un fossé entre les hommes et les femmes. Il y a peut-être des raisons biologiques, mais bien évidemment historiques et socio-culturelles, là n’est pas le débat. Et j’entendais d’ailleurs certaines joueuses de l’équipe de France de football le reconnaître pleinement ! C’est tout simplement moins « impressionnant », quand on est habitué à regarder des matchs de football masculin. C’est plus cela qui dérange les schémas de pensée masculins.
        Je me permets un petit lien, vers un numéro de Quasimodo consacré à cette thématique (Sport & virilisme) : Lien et un ouvrage de l’an dernier (Sport et homosexualités) Lien

      • Valéry
        • Posté à 17h32 le 03/09/2009
        • Internaute 27086

        De quoi parle-t-on ? Comment mesurez-vous la « popularité médiatique » ? Au nombre d’heures d’antenne ? Aux tarifs de diffusion ? A la notoriété ? Le cas du tennis féminin est assez intéressant. Pendant une petite demi-douzaine d’années, disons de la retraite de Sampras à l’avènement de Federer, les filles attiraient au moins autant les fans que les garçons. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’elles jouaient mieux. Que la concurrence y était rude (Hingis, Mauresmo, Hénin, les Williams...) et les matches spectaculaires. Aujourd’hui c’est l’inverse : on s’ennuie ferme chez les filles et la rivalité Federer Nadal passionne les foules. Le port de la jupette n’a rien à voir là-dedans.

        Ce qui m’embarrasse toujours avec les « gender studies », les « études féministes », comme vous dites, c’est qu’elles se fondent immanquablement sur un présupposé déterministe. Le genre ( ou l’orientation sexuelle, ou la religion, ou la couleur de peau... rayez la mention inutile) serait donc l’Explication, la cause originelle à partir de quoi on va tout démontrer. C’est court, c’est faible, et ça devient rapidement réac.

        (Par ailleurs, il me semble que le tabou est encore bien plus fort chez les sportifs homos, non ?)

      • Lugi
        • Posté à 17h39 le 03/09/2009
        • Internaute 28945

        Peut être, mais je crois qu’on mélange les problèmes.

        C’est pas parceque les hommes athlétiques ont moins de chance d’être moche que les sports masculins ont plus la côte. Et soyons honnête, l’angle de la minijupe pour expliquer que le tennis féminin est pas tant moins médiatisé que son collègue masculin est bancal, voir même frauduleux.

        Le succès du tennis féminin peut aussi s’expliquer par 2 choses :
        Les championnats se tiennent au même lieu au même moment que leurs collègues masculins : on va pas retirer les caméras, les journalistes et les sponsors rien que parceque c’est pas les bonnes personnes sur le cours, d’une, et côté public c’est pareil on va pas partir.
        De l’autre, car quand le tennis féminin a gardé un aspect plus old school, que les nostalgique du tennis d’avant que les patatozaures essayant de dépasser désespérément le mur du son au service, n’envahissent les terrains masculins.
        Alors c’est vrai la donne a changé depuis le tennis féminin est devenu un peu plus physique on va dire, mais c’est plutôt récent.

        Pour le reste oui c’est indéniable, un beau physique féminin fait grimper l’audience (voir même faire l’audience à lui tout seul), ce qui n’est pas spécifique au sport, et c’est largement dû au fait que le public est majoritairement masculin. Maintenant c’est plus du domaine du « doit-on faire du clientélisme audiovisuel pour faire de l’audience, ou pas ». Question qui je crois a été tranchée de longue date par tous les sponsor et toutes les télés qui vendent du sport, à l’exception notable d’eurosport.

        Et sinon, si on avait remplacé Megan Fox par Yolande Moreau, combien de place aurait fait transformers 2 ?
        Et si on avait remplacé Leonardo Di Caprio par Boris Karloff dans Titanic ?

      • michel 13
        • Posté à 21h35 le 03/09/2009
        • Internaute 49378

        cette « explication de texte » permet, à mon avis, de mieux comprendre le sens de l’article publié, qui, de prime abord, ne semble pas si évident. D’ailleurs, j’ai l’impression qu plusieurs riverains (et j’en fait partie) se sont mépris sur le contenu de cet article, il suffit de lire tous les commentaires pour s’en rendre compte. Je crois que vous avez « recadré » l’esprit dans lequel il faut lire ce papier.
        Mais j’avoue ne pas faire le rapprochement entre diffusion d’un événement sportif et préférences sexuelles des sportives (ou des sportifs).
        Faut pas non plus prendre le comportement de certains commentateurs sportifs comme référence car il est vrai que parfois ils sont un peu lourdingues ...

      • lilialbazar
        lilialbazar répond à Marie-Sophie Keller
        travailleure sociale à Toulouse
        • Posté à 21h49 le 03/09/2009
        • Internaute 36758
          travailleure sociale à Toulouse

        tu parles que le manque de diffusion médiatique des sports féminins est liée à la sexualité des joueuses. elles est liée au sexe des joueuses. parce que le sport c’est l’opium du peuple, le peuple ce sont les mâles, les femmes elles, se défoulent dans la cuisine et les chiottes à récurer.
        voilà, mon exposé sociologique et il vaut ce qu’il vaut..........

      • Irfan
        • Posté à 22h51 le 03/09/2009
        • Internaute 30779

        Je crois que ce commentaire est un peu trop grossier pour être juste, et doit être varié selon les pays, les modes, et les résultats sportifs...
        L’équipe de France féminine de hand a toujours eu certains honneurs, est souvent passée sur des chaînes hertziennes en direct, alors que les physiques du hand ne sont pas particulièrement ceux de « la grâce et de l’élégance » (je parle en tant que pratiquant). En France, Valérie Nicolas est très connue, pourtant gardien de hand n’est franchement pas quelque chose de sexy !
        Au foot, les physiques masculins sont quand même loin des canons du rugby, et de même pour les femmes... Le foot féminin français n’a jamais eu de résultats, n’a pas de réel passé, et n’a jamais fait l’objet d’opérations marketing importantes, donc il reste dans l’ombre voilà tout. Aux Etats-Unis, en Allemagne, et dans d’autres pays, ce n’est pas le cas, et pour autant personne ne pense qu’il s’agit d’un repaire de lesbiennes.
        Les basketteuses française ont eu de super résultats récemment, en adultes et en jeunes. Pourtant tout le monde l’ignore. Or, le basket féminin est un sport très grâcieux (à mes yeux en tout cas), bien plus que le basket masculin, et parmi les joueuses de l’EDF, beaucoup correspondent facilement aux rêves du spectateur lambda. Pourtant, une fédé et une ligue un peu pourries, peu de moyens pour les féminines, bref, pas de communication, donc pas de suites.
        Le foot masculin inonde les moyens de communication, mais à mes yeux et à ceux de beaucoup de *vrais* sportifs, c’est un sport très peu viril (cf. C. Ronaldo, Y. Gourcuff et consorts, bellâtre et très fragiles) ; le basket a une esthétique gay très prononcée ; la natation... Bon, dans tous les cas, les commentateurs restent des gens un peu arriérés, plus ou moins xénophobes, mais il suffit de ne pas regarder ou écouter la télé pour ne pas avoir les commentateurs, c’est tout.

        Je ne délayerai pas plus, vous comprenez juste que cet article m’étonne beaucoup, beaucoup, beaucoup. Je n’avais jamais pensé que les lesbiennes étaient plus nombreuses au foot (à la rigueur, moi je les croyais au volley et au cheval, par expérience personnelle, mais c’est pourtant grâcieux et tout hein) ; et mes amies lesbiennes ne jouent pas au foot, et ne s’intéressent pas au foot féminin, même celles qui suivent avec assiduité le foot masculin. Et une recherche rapide sur la toile vous montrera que la footballeuse reste un fantasme hétérosexuel mâle très basique, avec boue et boule en sus.

        Il me semble que le problème est ailleurs. Quant au fait de toujours se poser des questions sur la sexualité (privée) de personnes qui sont plus ou moins publiques, ça, c’est vraiment un problème...

        ps : je n’ai pas la télé, donc je me trompe peut-être mais de toute façon on ne voit quasiment jamais de sport féminin à l’antenne, non ? En France, je ne vois vraiment que la natation, l’escrime, le judo, et le hand qui passent quasiment à égalité entre hommes et femmes. Parmi ces quatre sports, lequel incarne « la grâce, la féminité, l’élégance » ?
        La France me semble assez faible en gymnastique, en patinage artistique, et autres, donc on en voit pas tant que ça, si ?
        Je vous rejoins par contre sur l’incapacité de 95% des commentateurs et « journalistes » sportifs, généralement désagréables (racisme tranquille, homophobie, vindictes anti-arbitre, et populisme de droite) et souvent très mauvais dès qu’il faut sortir du foot. Je me demande pourquoi ils sont bien payés, et par qui ils sont choisis.

      • chinchilla1967
        • Posté à 03h25 le 04/09/2009
        • Internaute 50756
          plate

        Personnellement, je suis horrifié par la non diffusion de la coupe du monde de foot en burqa qui a lieu en ce moment au Belouchistan...

      • aile
        • Posté à 00h34 le 05/09/2009
        • Internaute 12580

        excusez-moi mais j’ai du mal a saisir ce qu’est une étude féministe ?

        SInon honnêtement, si vous mêmes ne faites pas l’effort de sortir du schéma du gros beauf qui mate la télé qui le fera ? se cacher derrière ce mal est quelque peu hypocrite. il n’est pas impossible d’apprécier la beauté d’une femme et le jeu lors d’un même match. si vous remmettez en cause l’humour douteux des commentateurs de france 2 et 3 je tiens a signaler qu’il est douteux et aussi amusant quelques fois (la lourdeur a aussi son humour) mais il est me semble pas macho.

        j’atire également votre attention sur le vobulaire « jolie joueuse » et « joueur mâle » qui est dégrandant pour l’image du sportif masculin. ; -)

        vous avez raison sur un point : qui regarde. généralement les hommes. pourquoi ? il suffit d’aller à l’école et voir que les jeunes filles se foutent éperduement sur sport là où les jeunes garçons galopent comme des tarés.
        c’est donc aussi une question d’éducation. mettons les filles au sport et il y aura un public pour les sports féminins (à la place des émmissions de deco ?) par la simple question de l’identification.

        ensuite, je ne vois pas en quoi les lesbiennes dérangent le schéma de pensée masculin. une personne a dit que les memes beaufs regardaient le foot, le porno sur canal avec une bière. des lesbiennes en prime time ou acces prime time leur feraient gagner un temps de sommeil précieux !

        et si le problème était juste le niveau ?

        cibler le système fille sexy etc est difficile a avaler. sur ce terrain la les joueuses de foot sont plutot jolies mais simplement n’offrent pas un football assez distrayant. comparativement le tennis féminin est plus évolué ainsi que l’athlé par rapport aux compétitions masculines.

        pour répondre a l’article, il me semble franchement à côté de la plaque concernant la médiatisation.

    • pablico
      pablico répond à clara57
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 14h17 le 03/09/2009
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      le sport n’a rien à voir avec la sexualité.
      sur le terrain on fait des gestes techniques..adéquat

      la sexualité se fait ailleurs...sans spectateurs (normalement)

      • inuit
        inuit répond à pablico
        grand nord
        • Posté à 16h05 le 03/09/2009
        • Internaute 82484
          grand nord

        « sur le terrain on fait des gestes techniques..adéquat »

        tu ne parles pas de boumsong, là ?

    • Jaoven
      Jaoven répond à clara57
      psychoacousticien
      • Posté à 16h09 le 03/09/2009
      • Internaute 79487
        psychoacousticien

      Je pense que la question était : « Pourquoi ne diffuse t’on pas sur une chaine accessible au plus grand nombre les matchs de foot féminins, alors que les joueuses atteignent les quarts de final, et que bizarrement, dans d’autres pays d’europe, la diffusion a bien lieu ? »

      Deuxième question : « Les téléspectateurs français sont ils réacs et lesbophobes ? »

    • Rahan FilsdeCrao
      Rahan FilsdeCrao répond à clara57
      (libre penseur)
      • Posté à 18h41 le 03/09/2009
      • Internaute 67504
        (libre penseur)

      Clara, vous m’enlevez les mots du clavier... :) j’ai exactement eu la même réaction à la lecture de cet article.
      Bref... si j’étais une joueuse de l’équipe de France féminine (on peut rêver mdr), j’aurais un peu les boules de lire un tel article. A moins qu’elles ne soient toutes lesbiennes... et encore, j’aurais préféré qu’on parle de notre parcours sportif : p

      « Tout le monde “ sait ”, ou le pense, personne n’en parle : le sport féminin abrite une forte proportion de lesbiennes »
      Non seulement je me demande d’où vous sortez ça, mais quand bien même si c’était vrai, qu’est ce qu’on en a à foutre.

      Sinon sur la photo, le numéro 4, c’est un mec ou une nana ? lol
      Vosu pensez qu’elle est hétéro ? homo ? bi ? multi ? zoo ? abstinente ? hé ben non... défenseuse centrale : p

    • coin
      coin répond à clara57
      14
      • Posté à 01h44 le 04/09/2009
      • Internaute 88853
        14

      il est pourtant facile à comprendre : il suffit de le lire.On y pose des questions pertinentes et on ferait de même avec les hommes si le même phénomène était présent.

    • NEMROD34
      NEMROD34 répond à clara57
      Contre ce qui est pour.
      • Posté à 14h19 le 04/09/2009
      • Internaute 30760
        Contre ce qui est pour.

      « Demande-t-on aux footeux mâles s’ils sont gays ou non ? “
      C’est aux rugbymen qu’on devrait poser la question, et le résultat et ce qui en découlera sera assez drôle je pense ... ; -)
      En tout cas ça aiderait surement a la fois les homos et le sport féminin je pense.

  • moguerou
    • Posté à 13h50 le 03/09/2009
    • Internaute 12815

    Je regarde parfois le foot féminin . Certes il est moins technique que le foot masculin mais j’aime la détermination des filles et leur plaisir de jouer.

  • caro
    caro
    délinquante avérée
    • Posté à 13h51 le 03/09/2009
    • Internaute 6484
      délinquante avérée

    Franchement, on devrait complètement se ficher que les sportives soient lesbiennes ou pas. Ce qui devrait compter, c’est le sport. Or effectivement, le sport féminin n’intéresse pas les chaines télé -> il reste quasi confidentiel, c’est fort dommage.
    C’est vraiment le cercle vicieux ... le sport féminin ne passe pas à la télé et reste donc confidentiel. Le sport féminin est confidentiel donc il ne passe pas à la télé, car il ne ferait pas d’audience ...

    Seuls quelques sports individuels dérogent à cette règle, notamment, le tennis, le ski, dernièrement l’athlétisme. Il est vrai que les épreuves féminines et masculines se passent en même temps.

    Si l’équipe de France passe les 1/4 de finale, verrons-nous les 1/2 et pourquoi pas la finale ?

    Ce ne serait pas un reste de machisme : les femmes à la maison, elles n’ont pas à « singer » les hommes dans le sport ?

    • fidal
      fidal répond à caro
      guide de tourisme
      • Posté à 14h26 le 03/09/2009
      • Internaute 50600
        guide de tourisme

      Justement Caro ne t’es tu pas posée la question de savoir pourquoi se sont les sports individuels féminins qui sont le plus souvent considérés comme étant les plus télégéniques ?
      -le tennis et ses petites culottes ;
      -la natation ;
      -le patinage artistique ;
      -l’athletisme et ces perchistes et autres sauteuses en tout genre ;
      -ECT.....
      Le monde du sport(et son corélaire télévisuel)reste en grande majorité macho,et il est normal que ce genre de ? débiles portant sur la sèxualité des sportives facent le buzz.
      Qu’on le veuille ou non « les qui matent les matchs » restent pour bcp les mème gros bofs qui se font les pornos de canal,avec les mèmes fantasmes et les mèmes cannettes de bierre.
      Et croyez moi mesdammes les vestiaires de rugby avant la 3em mi-temp,c’est pas que du fantasme,foi d’ancien ne 9.

      • chinchilla1967
        chinchilla1967 répond à fidal
        plate
        • Posté à 03h29 le 04/09/2009
        • Internaute 50756
          plate

        Racontez ce truc des vestiaires, je vais chercher ma bière...

    • inuit
      inuit répond à caro
      grand nord
      • Posté à 16h15 le 03/09/2009
      • Internaute 82484
        grand nord

      Il y a beaucoup de mauvaise raison mais avouons qu’il y en a une très bonne : le niveau. Pour ce qui concerne le foot féminin, sans m’y attarder souvent, j’ai vu leur match contre l’islande il y a peu, c’est agréable à voir mais il n’en reste pas moins que l’on est proche du niveau CFA en masculin, non ? On s’extasie moins sur les performances techniques, tactiques et physiques.
      Pour le tennis, le niveau présenté est nettement plus relevé et ce n’est pas pour les petite coluttes apparentes que les gens regardent... et ce n’est pas leur homosexualité dévoilée qui ferait baisser l’intérêt me semble-t-il (naïvement).

  • moguerou
    • Posté à 13h55 le 03/09/2009
    • Internaute 12815

    J ’ai oublié de dire dans mon message que je ne m’étais jamais posé la question de savoir si elles étaient homo ou pas et que même si je préfére les personnes hétéro, et dans le mesure ou on n’en fait pas un étalage incorrect, celà ne me regarde pas.

    • clara57
      clara57 répond à moguerou
      sarkophobe en résistance
      • Posté à 14h00 le 03/09/2009
      • Internaute 30298
        sarkophobe en résistance

      Pour moi c’est pareil, dans la mesure où les personnes hétéros ne font pas un étalage incorrect de leur sexualité cela ne me dérange pas ! ; -)

    • framboise92
      framboise92 répond à moguerou
      je choisis la campagne, la (...)
      • Posté à 22h10 le 03/09/2009
      • Internaute 24519
        je choisis la campagne, la (...)

      Moi non plus, vu que je ne suis ni sportive, ni homosexuelle, alors voyez...

  • Caillera
    Caillera
    Gibier de gibet
    • Posté à 14h09 le 03/09/2009
    • Internaute 83736
      Gibier de gibet

    Cette attitude des sponsors, des instances sportives, etc. est ridicule. La majeure partie du public se moque de la sexualité des sportifs (ives) et, que je sache, Navratilova ou Mauresmo pour ne parler que des plus connues, n’ont jamais souffert d’un quelconque désamour du fait de leur sexualité.
    Quant au foot féminin, il est bien regrettable qu’il ne soit pas plus médiatisé, car les rencontres se déroulent dans un bien meilleur esprit que chez leurs homologues masculins. Il est d’une bonne qualité technique, d’un bien meilleur esprit offensif, beaucoup plus correct, et personnellement je m’emmerde beaucoup moins les rares fois où je les ai vues jouer qu’en regardant l’équipe de Domenech, par exemple.
    Bonne chance à elles pour l’Euro.

    • Marie-Sophie Keller
      Marie-Sophie Keller répond à Caillera
      Ex-Rue89 mais toujours fan
      • Posté à 14h24 le 03/09/2009
      • Internaute 26936
        Ex-Rue89 mais toujours fan

      Navratilova n’a jamais souffert d’un quelconque désamour du fait de sa sexualité  ?

      J’ai le souvenir d’avoir entendu maintes fois, petite, des commentateurs sportifs demander si elle n’était pas un homme... Une joueuse au physique masculin, qui en plus est lesbienne, ça ne passe pas : il faut donc la dénigrer. Le meilleur moyen : nier sa qualité de femme. Pensez-vous vraiment qu’elle n’en ait pas souffert ?

      • Caillera
        Caillera répond à Marie-Sophie Keller
        Gibier de gibet
        • Posté à 14h38 le 03/09/2009
        • Internaute 83736
          Gibier de gibet

        Je parlais de l’amour du public, Marie -Sophie, pas de celui des commentateurs, mais j’aurais peut-être dû effectivement le préciser.
        Je ne suis pas le tennis de près, mais je n’entendais que des commentaires admiratifs la concernant, à l’époque. J’ai plus entendu de plaisanteries sur le physique des nageuses de l’ ex Allemagne de l’Est que sur Navratilova, mais cela était dû au fait qu’elles étaient « chargées » comme des mules, en tout cas visiblement plus que les autres.

         
        • Marie-Sophie Keller
          Marie-Sophie Keller répond à Caillera
          Ex-Rue89 mais toujours fan
          • Posté à 14h44 le 03/09/2009
          • Internaute 26936
            Ex-Rue89 mais toujours fan

          Je parlais du public comme des journalistes : à l’époque, la rivale de Navratilova était la blonde gazelle aux cheveux longs Chris Evert Lloyd, et devinez qui était la chouchoute ?

          • Caillera
            Caillera répond à Marie-Sophie Keller
            Gibier de gibet
            • Posté à 15h07 le 03/09/2009
            • Internaute 83736
              Gibier de gibet

            Vous avez sans doute raison, mais dans mes souvenirs, je n’avais pas l’impression que lors des fameux matchs Navratilova / Evert, l’une était moins applaudie que l’autre. Mais, si j’ai encore un peu de mémoire, je ne sais plus trop ce qu’il y’ a dedans...

          • Spiff
            Spiff répond à Marie-Sophie Keller
            Enseignant
            • Posté à 18h25 le 03/09/2009
            • Expert 39481
              Enseignant

            Bien sûr, mais le lien avec l’homosexualité est loin... Le physique joue, bien entendu : la grâce de Steffi Graf face à l’impact physique de Monica Seles... Mais pas seulement, aujourd’hui, Federer est le chouchou des journalistes et des spectateurs à Roland-Garros par exemple, parce qu’il transmet une image de gentleman, je pense.

          • chinchilla1967
            • Posté à 02h58 le 04/09/2009
            • Internaute 50756
              plate

            Evert était la chouchoute ? Ca reste à prouver. Quand bien même, si une demoiselle est à l’évidence plus masculine, l’homme hétéro ne va pas la « préférer » pour faire plaisir à je ne sais qui. On est en plein délire...Par ailleurs, cette histoire de préférence reste assez floue : quand Mauresmo affonte Sharapova je n’entends pas beaucoup de commentaires pro-russes extatiques. Encore un procès en sorcellerie de l’hétéro monstrueux...qui reste pourtant largement majoritaire dans ce pays.

        4 autres commentaires
      • barbouille
        barbouille répond à Marie-Sophie Keller
        surfeuse
        • Posté à 09h52 le 04/09/2009
        • Internaute 62861
          surfeuse

        il me semble avoir entendu ce genre de commentaire mais pour Longo.

  • Crr
    Crr
    • Posté à 14h10 le 03/09/2009
    • Internaute 13934

    Erreur dans l’article :
    la triathlète, c’est Carole Péon, et non Peron

    • Pascal Riché
      Pascal Riché répond à Crr
      Redchef Rue89
      • Posté à 14h30 le 03/09/2009
        éditeur
      • Journaliste 7
        Redchef

      Merci, c’est corrigé.

  • Autist Reading -
    Autist Reading -
    In enculo cum vibro
    • Posté à 14h12 le 03/09/2009
    • Internaute 73535
      In enculo cum vibro

    Hou !

    Les sales lesbiennes sportives !

    Cela déshonnore complétement le sapphisme !

    • kdb
      kdb répond à Autist Reading -
      • Posté à 14h18 le 03/09/2009
      • Internaute 29729

      elles sont raciste ? ? ? ? je vois pas de majorité visible.....

      • Pouffpouff
        Pouffpouff répond à kdb
        En activité
        • Posté à 14h27 le 03/09/2009
        • Internaute 27937
          En activité

        Je ne vois pas d’ handicapée non plus...

  • Silers
    Silers
    Un garçon
    • Posté à 14h14 le 03/09/2009
    • Internaute 78846
      Un garçon

    Article très intéressant. Et contrairement aux autres commentaires ci-dessus, je le trouve utile. Je peux tenter d’expliquer en quoi je le trouve utile.

    Une chose très importante quand on est homo, c’est le manque de référence. On s’en rend compte dès l’adolescence (mais beaucoup moins j’imagine aujourd’hui) : l’homosexualité, on n’en parle pas. Alors, certes, la grande réponse qu’on apporte à ça paraît logique : « c’est ta vie privée, ça ne regarde que toi ». Sauf que non.

    Les hétérosexuels disent qu’ils sont hétérosexuels. C’est pas un reproche, c’est un fait. Tout ce qui nous entoure, depuis notre enfance, fait référence à l’hétérosexualité, plus ou moins discrètement, plus ou moins vulgairement. Vous, les hétérosexuels, ne vous en rendez même pas compte, mais c’est une pression permanente. Continuellement, au pire moment de la vie d’un homo, ce moment où il comprend et tente d’apprivoiser sa différence, tout est fait pour lui rappeler qu’il vaut mieux être hétéro, que c’est « mieux ». C’est dit plus ou moins explicitement, mais c’est dit. Parfois brutalement (« sale pédé ») ou plus subtilement (« quand tu auras des enfants, plus tard… »). Mais c’est dit.

    Alors, nous, homos, on tente vaille que vaille de s’accepter, de nous faire accepter aussi, ou de le cacher. Je vais pas approfondir.

    Avoir un « modèle », ça aide. Voir qu’il existe des gens qui assument leur homosexualité, des gens qui se fichent des conformismes, des gens qui nous disent en somme « t’es homo ? C’est pas grave ! Ca empêche pas de réussir sa vie ! », bah je suis certain que d’une part ça aidera à banaliser l’homosexualité et à mieux la faire accepter et que d’autre part, ça pourra aider plein de jeunes (et moins jeunes) à s’assumer.

    Maintenant, si vous trouvez que c’est inutile de parler de tout ça, bah personne ne vous oblige à venir lire ce genre d’articles, surtout si c’est pour dire que ça vous intéresse pas (pourquoi prendre le temps de le lire, de se connecter et de poster un commentaire alors ?).

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