La Liberté 31/08/2009 à 11h53

Comment la Suisse a baissé culotte devant Kadhafi



Mouammar Khadafi en juin 2009 (Alessandro Bianchi/Reuters).


Pourquoi le président de la Confédération s’est-il emparé du dossier libyen, pourquoi s’est-il excusé jeudi dernier à Tripoli ? Retour sur un coup de poker qui ravive les tensions au sein du Conseil fédéral.

Hans-Rudolf Merz ne montre aucun signe de surprise ou de déception en descendant les marches de l’avion du Conseil fédéral en ce jeudi 20 août. Rien, pas même une moue dubitative ou un mouvement de recul. Le président de la Confédération vient pourtant d’apprendre que le colonel Kadhafi ne le recevra pas en personne, comme les Libyens le lui ont promis le jour précédent, au moment où ils l’ont invité à Tripoli.

L’Appenzellois sait pourtant que le dictateur est le seul à pouvoir mettre un point final à la crise qui pourrit les relations entre Berne et Tripoli depuis une année. Depuis l’arrestation musclée d’Hannibal et d’Aline Kadhafi à Genève en juillet 2008. Depuis que deux Suisses, Max Göldi et Rachid Hamdani, sont retenus en Libye, comme deux otages d’une brouille politico-diplomatique qui les dépasse.

Un piège ? Une nouvelle humiliation après les attaques du colonel contre la Suisse ? Tout est possible avec le dictateur libyen qui a traité le pays de Heidi de mafia en plein G8, au début de juillet. Il a aussi promis de le démanteler. Tout est possible donc en ce jeudi matin. Mais Merz ne peut plus faire marche arrière. Il devra improviser. Oser, se dit le radical qui a reçu une invitation le jour précédent de la part du premier ministre El Baghdadi A. Mahmudi.

Une fenêtre d’opportunité

Les Libyens veulent régler la « question suisse » avant le 1er septembre et le début des grandes festivités du 40e anniversaire de la Grande Jamahiriya arabe libyenne populaire et socialiste. Une fenêtre d’opportunité pour débloquer la situation gelée depuis des mois est ouverte, soutient le chef du gouvernement libyen. Lui aussi veut en terminer avec cette brouille, promet-il au conseiller fédéral, alors que le clan Kadhafi exige que la Suisse paie cher son crime de lèse-majesté contre Hannibal.

Mais ne croyez pas que Merz part en terrain inconnu. Il connaît les pays arabes pour y avoir travaillé longtemps comme consultant, notamment au Liban et en Arabie Saoudite. En clair ? Il ne débarque pas sur une autre planète. Et, surtout, il a été longuement briefé par la task force du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) le mercredi soir et le jeudi matin ; il est accompagné de sa conseillère diplomatique, de sa cheffe de communication et particulièrement d’un diplomate avec qui il parle, dans l’avion, de l’accord soigneusement négocié par la task force et les Libyens. Tout est balisé. Il ne devrait pas y avoir de surprise. On est donc loin d’un coup de tête ou d’une action en solitaire.

Enjeux économiques

En plus, Merz est sous pression. « Il a reçu un ordre de marche il y a deux semaines des milieux économiques suisses », analyse un Suisse proche du dossier :

« L’économie veut régler le problème le plus rapidement possible. Le petit jeu a assez duré. Nos industriels voient des marchés importants leur filer entre les pattes. En période de crise, tout contrat est vital pour nos entreprises. Il sait également que nos otages sont à bout et qu’ils auraient pu y rester. Il a bien compris qu’il devrait s’excuser publiquement. »

Même si cela provoque une crise politique en Suisse.

Le premier ministre El Baghdadi A. Mahmudi rappelle à Merz durant leur entretien que, avant toute chose, les Libyens veulent des excuses. Kadhafi, qui se trouve à ce moment-là dans le désert, à deux heures de vol de Tripoli -ultime humiliation à l’encontre de la Suisse- ne bougera pas tant que le gouvernement helvète ne les exprime pas publiquement. Une source libyenne souligne ainsi :

« Votre président n’avait pas le choix. Il devait s’exécuter ou vous auriez dû attendre encore de nombreuses semaines pour que tout se débloque. Il a agi comme il le devait. »

L’Appenzellois entend les arguments, lui qui a été appelé à l’aide par Micheline Calmy-Rey au début de l’été. « Votre président a aussi saisi qu’une partie du blocage vient de votre ministre des Affaires étrangères », indique une source libyenne :

« Par son arrogance, son attitude de dédain et son ton cassant, elle s’est mis à dos le clan Kadhafi et le Gouvernement libyen. Depuis deux mois au moins, le canal de discussion est fermé avec elle. Nous ne communiquons plus qu’avec votre président. »

A Tripoli, personne n’a en effet oublié que Micheline Calmy-Rey a tourné en bourrique le « Guide » dans une interview à la NZZ am Sonntag. « Ce qui ne correspond à rien et est infondé ne devrait pas être pris au sérieux », avait-elle déclaré en réponse aux attaques du colonel lors du G8.

Bref, quand Merz s’avance sur le tapis rouge de l’aéroport de Tripoli, il a déjà saisi que la Suisse est loin d’un accord avec la Libye, que les deux millimètres de sa collègue Calmy-Rey sont au mieux une plaisanterie, au pire un piège qui pourrait se refermer sur lui. « Quand la patronne du DFAE a affirmé, en juillet, que nous étions à deux millimètres d’un accord, c’était complètement faux. Elle a menti. Nous en étions à des kilomètres », tranche une source helvétique. D’autant que Laurent Moutinot, chef du Département des institutions et patron de la police, a refusé catégoriquement d’entrer en matière sur tout compromis qui aurait permis de débloquer les négociations.

Deux problèmes distincts

Durant la discussion avec El Baghdadi A. Mahmudi, Hans-Rudolf Merz met sur la table la question de nos otages. Logiquement. Et tout aussi logiquement, les Libyens lui répondent que les deux problèmes sont séparés, comme ils l’expliquent depuis des mois aux négociateurs helvétiques.

Ils ne peuvent pas figurer sur un accord commun, précisent-ils encore, alors que la Confédération aurait souhaité ficeler un paquet global. « Les Libyens n’auraient jamais accepté de passer pour des preneurs d’otages », analyse une source diplomatique suisse. « Ils ne voulaient pas qu’on puisse faire le lien entre les relations gelées entre les deux pays et le sort de nos ressortissants. » Une question d’image de marque.

D’où l’accord oral que donne El Baghdadi A. Mahmudi à Hans-Rudolf Merz. Un Merz qui réussit néanmoins à prendre tout le monde de vitesse durant la conférence de presse qui suit l’entretien entre les deux chefs d’Etat, en milieu d’après-midi. « J’exprime mes excuses au peuple libyen pour l’arrestation injuste de diplomates libyens par la police de Genève », déclare-t-il sans en avoir averti la partie adverse.

Les mots sont lâchés. Ils font mal à l’opinion publique helvétique qui a l’impression justifiée que les autorités plient devant un tyran. Mais c’est le sésame, le prix politique à payer pour régler le problème, pour libérer les deux otages.

« Et pourquoi la Suisse ne s’excuserait-elle pas vis-à-vis de la Libye, alors qu’elle a renvoyé d’urgence en Arabie Saoudite son ambassadeur, pourtant en vacances, après les agressions de Saoudiens à Genève au début d’août », tranche un homme d’affaires suisse. Une information confirmée par Jean-Philippe Jutzi, porte-parole du DFAE :

« Notre ambassadeur qui, effectivement, a interrompu ses vacances, est allé expliquer les faits tels que l’enquête de police a permis de les établir. Mais il n’a pas été question de présenter des excuses. »

Coups de poker

Merz a-t-il pris un risque trop élevé en revenant sans les deux otages ? Très certainement. A Berne, on se souvient qu’un premier accord concernant la libération de Göldi et de Hamdani avait été mis sous toit en septembre 2008. Les Libyens les relâcheraient en contre-partie de la levée des poursuites pénales pour violence domestique contre Hannibal et sa femme. Les deux domestiques avaient obtempéré et retiré leur plainte. Mais l’affaire avait capoté devant le niet du clan Kadhafi. Le premier coup de poker avait échoué.

La situation a changé. Les Libyens alignent les victoires diplomatiques. Ne viennent-ils pas de réussir à faire libérer des geôles écossaises le Libyen Ali Mohammed al-Megrahi, condamné pour l’attentat de Lockerbie ? Or, Tripoli doit jouer profil bas. Le gouvernement libyen a donné sa parole. Publiquement. Une parole qui vaut de l’or pour les Bédouins. « Elle vaut plus qu’un contrat signé », insiste un spécialiste.

En outre, si les Libyens ne la tiennent pas, les Suisses auraient alors beau jeu de leur renvoyer leur traîtrise à la figure. Le coup serait désastreux pour un pays qui se rachète à prix d’or une virginité internationale. Kadhafi ne veut plus passer pour le maître d’un Etat voyou, alors que le monde lui mange dans la main, attiré par ses champs de pétrole et ses montagnes de dollars qui dorment dans ses coffres. Analyse d’un diplomate européen :

« La Suisse aurait pu alors attaquer Tripoli devant l’ONU. Berne serait alors passé pour le martyr. »

Et, selon nos informations, les milieux économiques suisses auraient aussi mis la main au porte-monnaie pour une contre-offensive médiatique. Tripoli est averti.

Un président otage

Jeudi dernier, les Libyens, en signe de bonne volonté, proposent même au président suisse de rester une nuit à Tripoli, le temps de préparer les documents de sortie de ses deux compatriotes. Lui refuse. Il leur fait confiance tout en comprenant qu’il sera leur otage jusqu’au retour de Max Göldi et Rachid Hamdani. « Chapeau. Il a agi en homme d’Etat, pour le bien de son pays », clame notre homme d’affaires suisse.

Mais Merz a-t-il joué solo ? A-t-il signé à la va-vite un accord bricolé en Libye comme on le laisse entendre du côté du DFAE ? Pas du tout, répond un autre Suisse proche du dossier :

« Tout était préparé par la task force. Il n’y a pas eu d’improvisation. Et puis, je vous rappelle que Merz s’est excusé pour la manière dont s’est déroulée l’arrestation à Genève et non pour l’arrestation en tant que telle. Il a repris les conclusions de Lucius Caflish (membre suisse de la commission paritaire helvéticolibyenne, ndlr) qui avait jugé excessive cette opération de police en décembre. Ni plus, ni moins. »

Ces conclusions justifiaient en elles-mêmes des excuses officielles.

Charles Poncet confirme également que l’accord signé jeudi est dans la droite ligne des propositions et contre-propositions échangées entre les deux pays. L’avocat genevois qui défend les intérêts du gouvernement libyen en Suisse explique :

« Il n’y a pas de différence fondamentale. Les excuses étaient une condition sine qua non pour aller plus loin. Et cela dès le début de la crise en août dernier. »

Quant au Tribunal arbitral international, il permet de sortir de la crise par la petite porte sans brusquer personne. Me Poncet poursuit :

« L’arbitrage international est le mode normal de règlement de ces litiges entre Etats. Et les caquètements du Gouvernement genevois à cet égard sont grotesques. Le problème sera résolu devant les arbitres dans les mois qui viennent. »

Reste que les conclusions du tribunal sont déjà connues, estime un autre juriste. « Genève prendra une brossée. Sa justice et sa police recevront un blâme. C’est juste un mauvais moment à passer... »

Dysfonctionnements internes

Alors, où est le problème ? En fait, la crise libyenne met surtout en évidence les dysfonctionnements du Conseil fédéral et du système politique suisse. Un observateur attentif confirme :

« S’il n’y avait pas eu des tensions politiques internes à la Suisse, l’affaire serait réglée depuis longtemps. En fait, les membres du Conseil fédéral s’en sont servi pour régler des comptes entre eux. »

Ils ont laissé Micheline Calmy-Rey gérer seule ce dossier, alors qu’il partait en vrille. Le message : elle veut en tirer les bénéfices politiques, alors qu’elle se débrouille.

Que dire aussi de Pascal Couchepin, président 2008 de la Confédération. Notre ministre de l’Intérieur (DFI) aurait pu être l’homme de la situation. Or, selon nos informations que ne tient pas à commenter son porte-parole, Jean-Marc Crevoisier, le Valaisan aurait refusé en septembre de parler de vive voix avec le colonel Kadhafi à la fin du ramadan 2008. « Ce coup de fil aurait pourtant pu débloquer la situation, le Guide libyen voulant parler d’égal à égal avec le Gouvernement suisse et non avec une ministre », déplore une de nos sources.

Mais les enjeux politiques suisses ont pris le pas sur l’intérêt national à l’époque, constate une de nos sources. Comme aujourd’hui d’ailleurs, où les appétits des partis pour le siège du sortant Pascal Couchepin ont provoqué une tempête politique autour des excuses de Hans-Rudolf Merz. « Mais quel était le prix de la vie de deux Suisses pour ces politiciens ? » se demande un homme d’affaires suisse. « Pathétique. »

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Photo : Mouammar Khadafi en juin 2009 (Alessandro Bianchi/Reuters).

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  • le soudanais
    le soudanais
    ici et là
    • Posté à 15h10 le 31/08/2009
    • Internaute 16438
      ici et là

    Malheureusement au moins une personne a payé de sa vie l’arrestation d’Hannibal et de sa compagne, un parent d’un des employés concernés qui était... en Libye au moment des faits... C’est bien gentil de faire pression sur un fils de dictateur, mais quand on ne se donne pas vraiment les moyens, c’est toujours le petit personnel qui trinque...

    • Compte supprimé le 5 septembre
      • Posté à 17h48 le 31/08/2009
      • Internaute 85054
        nc

      Retour de Tripoli, Merz expliquait au micro d’Al-Jazira, dans un arabe marqué d’un fort accent zurichois, comment il était véritablement tombé sous le charme de Mouammar Kadhafi.

  • benzitoune
    benzitoune
    réveillez moi !
    • Posté à 01h24 le 01/09/2009
    • Internaute 61576
      réveillez moi !

    Ouais bien d’accord.
    Le titre étant pourtant clair, l’article ne va pas vraiment dans la même direction.
    Pourquoi se soumettre au clan Khadafi dans une situation aussi clairement insupportable. Le fils Khadafi est un voyou de première, il est citoyen du monde comme tout le monde mais se croit prince...
    Vous rappellez-vous cette anecdote (comique j’en convient, bien qu’incroyable), lorsque fillot du « guide » s’était offert le plaisir de remonter les Champs à contre-sens pour ensuite laisser ses gardes du corps bourrer la gueule aux flics qui osèrent l’arrêter ?
    Un gag, on a pourtant bien baissé notre froc tout comme, sans même citer les courbettes de Farko qui ont emboité le pas à combien d’autres dirigeants politiques...
    Cet épisode diplomatique démontre de la manière la plus claire que le monde est gouverné par la guerre économique... Les enjeux sont la tune pour toujours plus de tune, et ces enjeux justifient les pires humiliations.
    Langue de bois de merde de la part des politiques qui la ramènent juste ce qui faut pour laisser les gens dormir sur leurs deux oreilles, pendant que derrière le cash se ramasse comme prévu.
    Même pas foutus de remettre à sa place un Khadafi, franchement là il y a de quoi devenir insomniaque à vie !

  • pablico
    pablico
    À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
    • Posté à 12h25 le 31/08/2009
    • Internaute 14278
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

    la Suisse baisse souvent sa culotte ses temps ci..

    ce n’est pas neutre... (ironie)

    • a déménagé le 10 décembre
      a déménagé le 10 décembre répond à pablico
       ? ? ?
      • Posté à 13h12 le 31/08/2009
      • Internaute 42623
         ? ? ?

      ils ont pris exemple sur la France ! et ce pathétique accueil de Khadafi ! Sauf que les Suisses ont réussi à avoir leurs deux expatriés, alors que nous, bien qu’aussi ridicules on n’a pas réussi à vendre nos rafales....
      à écouter sur ce sujet la chanson du dimanche : Lien

      à force de tous baisser la culotte devant le Colonel Khadafi, à quand une proposition comme prix nobel de la paix ?

      • Rensk
        • Posté à 00h57 le 01/09/2009
        • Internaute 65029

        Je ne sais ou tu a vu les deux suisses revenir... selon les infos du pays ils doivent passer par un tribunal... le délai invoqué est dépassé... le tribunal les convoqueras après le tribunal arbitral (c’est à ça que servent des otages, faire pression sur autrui !)

    • elle-vessia
      elle-vessia répond à pablico
      artiste visuelle
      • Posté à 22h41 le 31/08/2009
      • Internaute 15849
        artiste visuelle

      ...et c’est vrai que la France nous aide bien pour ce genre d’exercice : merci à vous très chers amis français...
      Et pour ce qui est des leçons : merci au Petit Nicolas qui s’y prend très bien pour ce genre de chose : entre baisser sa culotte et laisser le Bédoin planter sa tente : c’est pas mal NON ? ? ?
      (entre nous, on pourrait presque mettre ce qui précède sur l’album de la Comtesse ! ! !)

  • jazzmataz
    • Posté à 12h37 le 31/08/2009
    • Internaute 11269

    Excellent article, digne du monde diplomatique ! Bravo à l’Hebdo pour cette enquête détaillée.

    • jerry.commanche
      jerry.commanche répond à jazzmataz
      quidam
      • Posté à 09h43 le 02/09/2009
      • Internaute 63891
        quidam

      Article digne du Monde diplo ? D’abord le MOnde diplo n’est pas si sorcier que ca. Ensuite, cet article fait du bla bla ennuyeux sur un fait divers. D’accord cet imbécile d’Hannibal Khadaffi est impliqué. Mais avouons-le, ce n’est tout de même pas l’Iraq, l’Afghanistan ou même Israel-palestine ou les vulgum pécus se font écrasé par les opresseurs. Ni sur les dizaines de milliards cachés en Suisse par les criminels mondialisés. Baillons ! !

  • Waldeck
    Waldeck
    Vivement dimanche 20 mai 2012 ! (...)
    • Posté à 13h21 le 31/08/2009
    • Internaute 36864
      Vivement dimanche 20 mai 2012 ! (...)

    C’est pas chez nous que ce satrape aurait eu l’autorisation de planter sa tente !

  • A déménagé le 02-02-2012-2
    • Posté à 14h07 le 31/08/2009
    • Internaute 82025
      non connue

    La flamme des Droits de l’Homme, selon les Nations Unies :

  • Phil2922
    Phil2922
    Retraite invalidité
    • Posté à 14h21 le 31/08/2009
    • Internaute 36639
      Retraite invalidité

    Tout en étant un petit pays, en surface, ils arrivent, les Suisses, à avoir des politiques se créer des rivalités entre eux...incroyable... !

    Lien

    • Rensk
      Rensk répond à Phil2922
      • Posté à 01h04 le 01/09/2009
      • Internaute 65029

      Ont a eu nos Jurassiens qui ont eu droit à leurs Etat... vous avez pris des réfugiez politique tout comme l’Espagne... Etre en minorité et ne pas être respecté par la majorité fait toujours des éteincelles dans une démocratie... Les suisse-toto essayent d’ailleurs de faire élire un des leurs au conseil fédéral en remplacement d’un latin

  • Phil2922
    Phil2922
    Retraite invalidité
    • Posté à 14h23 le 31/08/2009
    • Internaute 36639
      Retraite invalidité

    Il est Suisse, DSK... ? !

  • WeWillWin
    WeWillWin
    Indécise
    • Posté à 14h30 le 31/08/2009
    • Internaute 74281
      Indécise

    Si il pouvait ridiculiser un à un tous les « paradis » fiscaux, ce sinistre individu monterait (un tout petit petit peu) dans mon estime.

  • Neophyte
    Neophyte
    Godelureau Hédoniste
    • Posté à 14h31 le 31/08/2009
    • Internaute 73922
      Godelureau Hédoniste

    C’est le petit Hannibal qui devrait baisser sa culotte, et prendre une bonne fessée au bois vert.

    Que la Suisse soit humiliée me laisse totalement indifférent, je dois même confesser que cela me procure du plaisir (sadique).

  • Iv
    Iv
    Roboticien utopiste
    • Posté à 14h33 le 31/08/2009
    • Internaute 39192
      Roboticien utopiste

    Le président Suisse doit ramener les otages, il le fera, son honneur n’est pas celui de son pays, contrairement à ce que peut penser le clan Kadhafi.

    Ce qui fait plus râler les Suisse et ses diplomates, avec raison, c’est qu’aucun pays de la communauté internationale n’a pris sa défense. Personne n’a commenté publiquement cette prise d’otage comme une violation du droit international.

    • Utilisateur désinscrit à sa demande le 3-9-2009
      • Posté à 16h17 le 31/08/2009
      • Internaute 58762
        nc

      donc un pays qui a toujours voulu rester neutre se plaint que des pays restent neutres, c’est bien ça ?

      • Graham
        • Posté à 16h40 le 31/08/2009
        • Internaute 66303
          Etudiant

        Non. Ce qu’il veut dire, c’est que si la Suisse baisse son froc devant Kadhafi, les autres puissances en font autant en continuant de négocier du pétrole et en laissant la Libye tranquille en échange.

        Seul Berlusconi assume pleinement la supériorité de Kadhafi en répondant positivement à son invitation de ses 40 ans de pouvoir (Kadhafi a renversé le gouvernement en 1969).

        Alors que cette humiliation des Suisses fasse plaisir à un grand nombre d’individus, soit. Mais ne venez pas nous accuser de faire ce que les autres puissances font : se déculotter devant Kadhafi.

         1 autres commentaires
      • Iv
        Iv répond à Utilisateur désinscrit à sa demande le 3-9-2009
        Roboticien utopiste
        • Posté à 17h55 le 31/08/2009
        • Internaute 39192
          Roboticien utopiste

        Ah ben c’est sur que de ce point de vue là, ça les justifie plutôt a priori.

  • le soudanais
    le soudanais
    ici et là
    • Posté à 15h12 le 31/08/2009
    • Internaute 16438
      ici et là

    La Suisse entretient d’étroits liens commerciaux avec la Libye, il a fallu attendre cette affaire pour que le pays apprenne qu’une de ses 2 raffineries - dans le Valais si mes souvenirs sont bons pas loin de Montreux et du lac - était sous contrôle de capitaux libyens...

    Ah bein oui, c’est pas les politiques suisses qui allaient dire ça à leurs concitoyens...

    • Rensk
      Rensk répond à le soudanais
      • Posté à 01h13 le 01/09/2009
      • Internaute 65029

      Si ont aime la politique et les syndicats... ont est au courant de suite du changement de proprio...

      Vous ne vous rendez pas compte que les Suisse votent très souvent pour le pays, le canton, la commune... voir même dans la famille et là le droit de vote est donné sitôt qu’ont peu lever la main...

      • Graham
        Graham répond à Rensk
        Etudiant
        • Posté à 12h36 le 02/09/2009
        • Internaute 66303
          Etudiant

        J’avais même cru entendre que la Suisse était le pays où l’on votait le plus au monde.

        Je n’ai plus la référence. Donc anecdote à prendre ou à laisser. :)

  • w111
    w111
    9y5z
    • Posté à 15h14 le 31/08/2009
    • Internaute 39511
      9y5z

    La suisse baisse ses culottes pour tout, kadhafi, les paradis fiscaux,le secret bancaire, c’est assez déplorable.

  • chengyang
    • Posté à 16h14 le 31/08/2009
    • Internaute 38622

    Vous le trouvez pas un peu sexiste le titre ?

    • Otreman
      Otreman répond à chengyang
      • Posté à 09h13 le 01/09/2009
      • Internaute 45643

      Sexiste ? Non ! Tant que ce n’est pas « la Suissesse »....

  • Vicardo
    Vicardo
    thésard
    • Posté à 16h16 le 31/08/2009
    • Internaute 54605
      thésard

    Cette affaire est une honte totale pour la Suisse. Au nom d’intérêts économiques, à mon avis, plus encore que pour la libération des deux otages, M. Mertz a baffoué l’Etat de droit.

    Outre la gravité d’excuses infondées à un régime dictatorial et les questions qu’elles posent quant à l’égalité de tous devant la loi, cet affaire pose trois problèmes majeurs.

    Le premier est celui de récompenser la prise d’otages. Les pays du même acabit sauront comment régler un différent avec la Suisse. J’espère de tout coeur qu’ils seront maintenant libérés, mais en mettant si bas le prix de leur libération, M. Mertz me paraît avoir mis tous les Suisses en danger.

    Le deuxième est que M. Mertz a outrepassé ses pouvoirs : il a mis le gouvernement fédéral devant le fait accompli. Il n’avait pas le droit de signer cet accord.

    Troisièmement, l’accord viole le droit suisse : le volet judiciaire de l’affaire est de la seule compétence de la République et canton de Genève et non de la Confédération suisse (qui, elle, est compétente pour les relations avec un Etat tiers).

    Après avoir dîné avec M. Ahmadinejad, M. Mertz a vraiment fait fort. Avant de démissionner, il ne lui reste qu’à faire une visite d’Etat à Pyong-Yang...

  • Guy Valte
    Guy Valte
    Parisien abonné au gaz
    • Posté à 16h21 le 31/08/2009
    • Internaute 24462
      Parisien abonné au gaz

    « baissé culotte » ! drôle d’expression.. infantilisation ? homophobie ?
    je trouve ça scabreux en tout cas, scabreux et assez dégueu, comme toutes les expressions qui ont une part d’allusion sexuelle.

  • D en haut on voit loin - d en bas on voit mieux
    • Posté à 16h30 le 31/08/2009
    • Internaute 64132
      artiste

    Les suisses ne sont pas les seuls.... Prochain sur la liste : U.S.A

  • jyeden
    jyeden
    khmer vert ( age des caverne, (...)
    • Posté à 17h20 le 31/08/2009
    • Internaute 20631
      khmer vert ( age des caverne, (...)

    rue 89 ne nous epargne rien : ! ! ! !

    quand ce n’est pas la photo c’est la photo de kadhafi

    cette dernière me fait carrément gerber

    bravo pour la Suisse qui s’est hissé au rang de grande nation puis qu’elle s’est aussi considéré que la France

    quand je pense qu’on a laissé kadhafi faire le beau chez nous ! ! !

    normal que les lybiens acceuille par la suite les assassins avec des acclamations ! ! !

    honte à nous
    france
    angleterre
    et suisse

    quel pays sauvera l’honneur ?

    • Rensk
      Rensk répond à jyeden
      • Posté à 01h19 le 01/09/2009
      • Internaute 65029

      La Chine ! ! ! Et pas du tout les USA ! ! !

    • Yvon le Zébulon
      Yvon le Zébulon répond à jyeden
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
      • Posté à 15h46 le 01/09/2009
      • Internaute 65781
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

      « quand je pense qu’ON a laissé Kadhafi faire le beau chez nous ! ! ! »

      Quel « ON “ ?

      Ce n’est pas moi en tout cas, ni aucun de mes amis, qui auront mis ce ON au pouvoir en France, permettant ainsi que nous puissions nous aussi devenir la honte à tous !

  • shabbaranck
    shabbaranck
    scrutateur anonyme
    • Posté à 17h46 le 31/08/2009
    • Internaute 88817
      scrutateur anonyme

    Kadhafi n’a fait que beaucoup de chef de gouvernements auraient fait(faire pression avec les moyens qu’on dispose).
    Pour l’humiliation de l’acceuil a l’aéroport, je n’ai pas le souvenir , a part quelques rares cas exceptionnel, d’avoir vu un dirigeant africain ou même du tiers monde etre recu par un chef d’état occidental à sa descente d’avion. Aussi important serait le but de sa visite. Mais là, personne ne trouve à redire.
    S’attaquer de front comme ça aux fils des dictateurs africains, la suisse aurait du vérifier d’avoir les moyens de se sa politique.
    Répondre aux attaques de Kadhafi lors du sommets du G8 par le ministre suisse des affaires étrangeres avaient aussi été une grosse érreur pour un répresentant d’état qui sais ce que veut dire « diplomatie ». Qu’elle retourne dans ses cahiers.
    En tout cas cela servira de leçon aux gens qui veulent se la jouer malin avec kadhafi. Allez voir satko, il vous donnera des cours monsieurs les suisses...

    • Greubon
      Greubon répond à shabbaranck
      Taillé
      • Posté à 19h31 le 31/08/2009
      • Internaute 86524
        Taillé

      « S’attaquer de front comme ça aux fils des dictateurs africains, la suisse aurait du vérifier d’avoir les moyens de se sa politique. »

      Hum, il y a tout de même une nuance : ici, en Suisse, la séparation des pouvoirs existe vraiment et ce n’est pas la Suisse, ou ses représentants politiques, qui se sont attaqués à Hannibal, mais l’équivalent du parquet genèvois, saisi par les domestiques... Cette nuance est à l’origine même du problème car lorsque l’abruti sus-nommé a fait ses frasques sur les Champs-Elysées, cela a pris une moindre proportion du fait de la porosité entre pouvoir, justice et police en France.

      Ensuite, pour ce qui est de monter sur ses grands chevaux de la démocratie et de la morale, il n’y a pas un seul pays au monde qui ne cherche pas à régler un problème diplomatique en incluant toutes les données, économiques notamment, et ce même si les couleuvres semblent dures à avaler.

      Il y a une homme politique en France que j’apprécie, c’est Hubert Védrine. A l’époque des remous provoqués par les JO en Chine, il avait dit grosso modo qu’il n’y avait pas de recette pour faire de la Chine un gros Danemark en une semaine.

      Alors oui, on peut tirer sur tous les dictateurs, bannir tous les pays de la terre malgré leurs richesses au prétexte de leur atteinte aux droits de l’homme mais :
      1. il ne restera plus grand monde
      2. on ne sera pas plus avancé
      3. pas dit que le monde soit meilleur

  • Don
    Don
    • Posté à 18h15 le 31/08/2009
    • Internaute 899

    Le Suisses ont demandé conseil à Sarkozy. Il est spécialiste en la matière depuis les infirmières et la visite de Kadhafi.

  • Ratfucker-
    • Posté à 18h46 le 31/08/2009
    • Internaute 88371

    Il n’y a pas que la Suisse :

    « Motassim Bilal Kadhafi, le fils cadet du chef de l’Etat libyen qui a souvent défrayé la chronique pour ses frasques, vient d’être condamné à Paris pour des violences sur sa compagne, ne bénéficiant pas de l’immunité diplomatique.
    Le tribunal correctionnel de Paris l’a sanctionné de quatre mois de prison avec sursis et de 500 euros d’amende “ Au-dessus des lois ”
    Le fils du leader libyen Kadhafi était représenté par un avocat à l’audience, qui s’est déroulée lundi [23 mai 2005] devant la 10e chambre correctionnelle. Connu pour ses accès de violence, Motassim Bilal Kadhafi, 28 ans, dit “ Hannibal ”, réputé coureur de jupons et amateur de belles voitures, avait réussi jusqu’alors à échapper aux poursuites, en France comme à l’étranger, en se prévalant d’un passeport diplomatique, jusqu’à ce que le Quai d’Orsay précise en février dernier qu’il ne bénéficiait pas pour autant d’une immunité.
    “ Bénéficient de cette immunité, les personnes accréditées par la France pour représenter leur pays et les personnels en mission et M. Kadhafi n’en fait pas partie ”, avait indiqué le ministère, ouvrant ainsi la voie à des poursuites, engagées dans la foulée par le parquet de Paris. pour “ violence volontaire sur personne vulnérable (sa concubine enceinte), ayant entraîné une incapacité totale de travail (ITT) de moins de 8 jours ” et possession illégale d’une arme de guerre.
    Les faits incriminés se sont déroulés dans la nuit du 1er au 2 février 2005 dans deux grands hôtels parisiens.
    Dans le premier, le fils du président libyen aurait frappé sa compagne, Aline Skaf, qui avait déposé plainte avant de la retirer.
    La même nuit, Hannibal Kadhafi avait créé un nouvel incident dans un autre hôtel, où il avait exhibé un pistolet de calibre 9 mm. L’ambassade de Libye était intervenue. Hannibal avait finalement pu regagner Copenhague au Danemark. Hannibal Kadhafi avait déjà fait parler de lui en septembre 2004, lors d’un incident sur les Champs-Elysées opposant ses gardes du corps à des policiers, après un excès de vitesse (140 km/h) et plusieurs feux rouges grillés. Un policier avait été blessé et l’un des gardes du corps condamné à un mois de prison avec sursis et 1.500 euros d’amende pour rébellion.
    A Rome, en août 2001, le fils du leader libyen et ses gardes du corps s’étaient également opposés à des policiers dans une discothèque. Hannibal Kadhafi, en état d’ivresse, n’avait pas hésité à vider des extincteurs sur les carabiniers.
    A chaque fois, le fils Kadhafi avait échappé aux poursuites en faisant valoir son immunité diplomatique. “
    Comme quoi, il y a racaille et racaille, la différence se mesurant en barils de pétrole.

  • oscar clandot
    • Posté à 19h12 le 31/08/2009
    • Internaute 16545

    Pourquoi que la Suisse ? Y me semble me souvenir d’une visite de notre ami Kadhafi . A moins que ce ne soit sa tente a l’Elysé. Allesz, a dmain.

  • fonzibrain
    fonzibrain
    célibataire
    • Posté à 19h58 le 31/08/2009
    • Internaute 35255
      célibataire

    c’est vrai qu’on a pas l’habitude de voir un pays riche occidental se faire humilier par un pays pauvre

    le changement me plais bien,apres 3 siècles de domination et d’humiliation continu,cela devait bien arriver,non ?

    Lien

    • Amphigourique
      Amphigourique répond à fonzibrain
      1959
      • Posté à 21h48 le 31/08/2009
      • Internaute 78427
        1959

      Après 40 ans de stabilité politique la Libye est un pays de pauvres ?

      Je présume que c’est à cause des ces vilains colonialistes qui leurs volent pétrole et touristes.

      • Vicardo
        Vicardo répond à Amphigourique
        thésard
        • Posté à 13h50 le 01/09/2009
        • Internaute 54605
          thésard

        A fonzibrain : la Libye a été colonie italienne de 1911 à la Seconde guerre mondiale. Trois siècles qui sont vite passés. Avant, elle dépendait de l’Empire ottoman (Turquie).

        De toute façon, il ne s’agit pas de savoir qui humilie qui dans cette affaire (même s’il est clair que la Confédération suisse a touché le fond, tandis que la République de Genève sort la tête haute).

        Il s’agit surtout de 2 otages retenus en Libye depuis plus d’une année et sur le sort desquels la presse internationale est étrangement silencieuse.

  • Valparaiso-Cerro-alegre
    • Posté à 20h30 le 31/08/2009
    • Internaute 64360
      PISCOLOGUE

    La suisse baisse sa culotte, je veux bien, cela fait longtemps que j’ai envie de me taper un suissesse.

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