Bonnes feuilles 26/08/2009 à 23h15

« Free ! » : pourquoi l'économie de demain sera gratuite


Eco89 publie un extrait du nouveau livre de Chris Anderson, mode d’emploi du commerce à l’ère du tout numérique.


Faux billet de zéro dollar à l’effigie de George Bush (DR)

Le meilleur moyen de gagner de l’argent ? Tout proposer gratuitement ! C’est la thèse surprenante de Chris Anderson, rédacteur en chef de Wired, le magazine de référence du web et du numérique. Idéaliste ou visionnaire ? Pour en juger, Eco89 vous propose un extrait de son livre, Free ! , dont la traduction française sort ce vendredi.

Chris Anderson n’en est pas à son coup d’essai. Sa « théorie de la longue traîne » a déjà suscité de vifs débats. Le principe ? L’économie ne repose plus sur des produits de masse, mais sur la juxtaposition de produits de niche. Notamment dans la culture : alors qu’un magasin de disques traditionnel réalise 80% de ses gains avec 20% des disques disponibles, ses concurrents en ligne inversent ce rapport. Et tous y gagnent, les vendeurs, les acheteurs et les artistes.

Avec Free ! , Anderson va plus loin. En multipliant les exemples -les compagnies low-cost, Google, Radiohead...-, il explique que cette « économie d’abondance » n’oblige pas seulement à casser les prix, mais à offrir ses produits.

Une gratuité complète (grâce à la pub notamment), ou partielle voire factice (en faisant payer des services complémentaires, par exemple). Etrangement, l’auteur n’a pas convaincu son propre éditeur : « Free ! » a été proposé gratuitement en ligne aux Etats-Unis, mais il ne le sera pas en France.

Dans cet extrait, Anderson présente les « règles du gratuit » et « les dix principes du raisonnement d’abondance ».




Si c’est numérique, tôt ou tard cela sera gratuit.

Sur un marché concurrentiel, les prix chutent jusqu’au coût marginal. L’Internet est le marché le plus concurrentiel que le monde ait jamais vu, et le coût marginal des technologies qu’il utilise -traitement, bande passante, stockage- se rapproche constamment de zéro. Le gratuit devient, non seulement une option, mais un aboutissement inévitable. Les bits veulent être gratuits.

2

Les atomes aimeraient bien être gratuits aussi, mais ils n’y mettent pas autant du leur.

Hors du domaine numérique, les coûts marginaux tombent rarement à zéro. Mais la gratuité est si attirante psychologiquement que les spécialistes du marketing trouveront toujours des moyens pour l’exploiter en rendant certaines choses gratuites tout en en vendant d’autres. Ce n’est pas vraiment du gratuit -vous payez probablement un jour ou l’autre-, mais c’est souvent tout aussi irrésistible.

Aujourd’hui, en faisant œuvre d’imagination pour élargir la définition de leur industrie, des entreprises, depuis les compagnies aériennes jusqu’aux constructeurs automobiles, trouvent des moyens de rendre leur produit principal gratuit tout en vendant autre chose.

3

Vous n’arrêterez pas le gratuit.

Dans le domaine numérique, vous pouvez essayer de bloquer le gratuit par des lois et des verrous, mais en fin de compte, la force de gravité économique l’emportera. Ce qui signifie que si la seule chose qui empêche votre produit d’être gratuit est un code secret ou une menace, vous pouvez être sûr que quelqu’un, quelque part, trouvera la parade. Reprenez la gratuité aux pirates et vendez des options d’amélioration.

4

Vous pouvez gagner de l’argent avec le gratuit.

On paie pour gagner du temps. On paie pour courir moins de risques. On paie les choses qu’on adore. On paie pour améliorer son statut. On paie quand on y est obligé (une fois harponné).

Il y a d’innombrables moyens de gagner de l’argent autour du gratuit (...). Le gratuit ouvre les portes, touche de nouveaux consommateurs. Cela ne veut pas dire que vous ne pouvez pas faire payer certains d’entre eux.

5

Redéfinissez votre marché.

Ses concurrents vendaient des sièges dans des avions. Ryanair a décidé de vendre plutôt des « voyages ». La différence est qu’il y a des dizaines de moyens pour gagner de l’argent avec les voyages, de la location d’automobile aux subventions versées par les destinations en mal de touristes. Cette compagnie aérienne vend ses sièges peu cher, voire gratuitement, pour gagner plus d’argent « autour » d’eux.

6

Arrondissez vers le bas.

Si le coût de quelque chose va vers zéro, le gratuit est juste une affaire de temps. Pourquoi ne pas y arriver avant tout le monde ? Le premier qui parvient au gratuit attire l’attention et il y a toujours des moyens de transformer celle-ci en argent. Que pourriez-vous rendre gratuit aujourd’hui ?

7

Tôt ou tard, vous serez en concurrence avec le gratuit.

Que ce soit par des subventions croisées ou des logiciels l’un de vos confrères va trouver comment donner ce que vous faites payer. Ce ne sera peut-être pas exactement la même chose, mais la baisse de prix de 100% risque d’avoir plus d’importance. Vous aurez le choix entre en faire autant et vendre autre chose, ou veiller à ce que la différence de qualité comble la différence de prix.

8

Adoptez le gaspillage.

Si une chose devient trop peu coûteuse pour qu’on la compte, cessez de la compter. Du forfait modique au zéro absolu, les entreprises les plus innovantes sont celles qui voient dans quel sens les prix évoluent et qui prennent les devants. « Votre boîte vocale est pleine » est le dernier râle d’une industrie figée dans un modèle de rareté au milieu d’un monde d’abondance.

9

Le gratuit rend d’autres choses plus précieuses.

Toute abondance crée une nouvelle rareté. Voilà une centaine d’années, les loisirs étaient rares et l’on avait beaucoup de temps ; à présent, c’est l’inverse. Quand un produit ou service devient gratuit, la valeur migre vers la couche supérieure. Allez-y aussi.

10

Gérez l’abondance, pas la rareté.

Quand des ressources sont rares, elles sont également coûteuses -il faut les utiliser parcimonieusement. D’où le management « top-down » [de haut en bas, ndrl] traditionnel, qui privilégie le contrôle afin d’éviter des erreurs coûteuses. Mais quand les ressources sont bon marché, vous n’avez pas besoin de les gérer de cette manière.

En devenant numériques, les branches d’activité peuvent aussi devenir plus indépendantes sans risquer de mettre à bas tout l’édifice. La culture d’entreprise peut passer du « Ne fais pas de bêtises » à « Echoue vite ».

Free ! de Chris Anderson - éd. Pearson - 310p. - 22€.

(Le titre de l’article est de la rédaction.)

Illutration : faux billet de zéro dollar à l’effigie de George Bush (DR).

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  • 140 réactions
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  • ALLAIN JULES C@MMUNICATION
    • Posté à 00h54 le 27/08/2009
    • Internaute 18202

    C’est vrai mais l’analyse de ce spécialiste a pour pédagogie de faciliter la vie. peut-être que ça va justement aider ceux qui n’ont pas à manger à partir du moment ou tout sera moins cher, pas « free » vraiment.

    Enfin, je pense.

    Lien

  • Leclere gérald
    Leclere gérald
    paysagiste
    • Posté à 06h42 le 27/08/2009
    • Internaute 9130
      paysagiste

    Et les vieux, c’est combien de secondes, parce que c’est eux qui ont du pouvoir d’achat.
    (humour)

  • Tyrian
    Tyrian
    Informaticien
    • Posté à 08h13 le 27/08/2009
    • Internaute 61861
      Informaticien

    Et quel est le rapport ?

    On parle essentiellement d’économie numérique là, les bits vont pas nourrir les gamins.

    De plus, les parents n’avaient pas à faire de mioche (ou vous même puisque vous nous sortez votre morale, donc si vous en avez, vous concurrencez ces pauvres enfants....). Ça fait depuis longtemps qu’on sait que les moyens de subsistances sont limités et se raréfient.

    • rolandocurioso
      rolandocurioso répond à Tyrian
      Curieux
      • Posté à 08h53 le 27/08/2009
      • Internaute 81116
        Curieux

      N’importe quoi. Tout le monde sait que ce n’est pas le manque global de subsistance qui est en cause (nous sommes en surproduction mondiale ! Largement !) mais des réalités locales. La faim dans le monde n’a jamais été aussi rare et c’est tant mieux. Les raisons subsistantes : essentiellement des guerres.
      Tiens tiens... et quelles guerres ? Celles d’Afrique, dont la plupart ont pour enjeux les minerais rares qui entrent dans la composition des processeurs et écran plats... Nous voilà en plein numérique !
      DONC
      Les enfants meurent bien de faim à cause des bits !
      CQFD.

       
      • Iv
        Iv répond à rolandocurioso
        Roboticien utopiste
        • Posté à 10h35 le 27/08/2009
        • Internaute 39192
          Roboticien utopiste

        Mon Dieu vous avez raison ! Vite empêchons le gratuit sur Internet et sauvons ces enfants de la faim !

      • Faboun
        Faboun répond à rolandocurioso
        Ina Casablanca
        • Posté à 10h48 le 27/08/2009
        • Internaute 12479
          Ina Casablanca

        « La faim dans le monde n’a jamais été aussi rare et c’est tant mieux. “ êtes-vous sûr de cette affirmation ?

        • Iv
          Iv répond à Faboun
          Roboticien utopiste
          • Posté à 11h43 le 27/08/2009
          • Internaute 39192
            Roboticien utopiste

          De plus en plus de gens ont faim dans le monde, mais leur proportion diminue :
          Lien

          Il faut imaginer qu’il y a 40 ans encore, une grande partie de l’Asie était menacée de famine. Aujorud’hui l’état de tous les pays d’Asie n’est pas fantastique mais la sécurité alimentaire s’est beaucoup améliorée.

          Si on arrivait à stabiliser la population mondiale, la faim dans le monde deviendrait plus rare en proportion et en nombre. Ce serait une bonne chose...

        • moravagine
          moravagine répond à Faboun
          Observateur désabusé
          • Posté à 21h44 le 28/08/2009
          • Internaute 30925
            Observateur désabusé

          Compte-tenu du caractère ésotérique de l’article, je me demande si quelqu’un a compris quelque chose ! Pour ma part, je ne prendrais pas position ! L’article ne dit pas grand chose, en parler relève de l’enculage de mouche ! Mais je pense que les « spécialistes » vont nous expliquer ce qu’il faut penser. Les affirmations contenues dans cet article me semblent plus que douteuses !

          Décidément, les vendeurs de vent ont de beaux jours devant eux !

      • Tyrian
        Tyrian répond à rolandocurioso
        Informaticien
        • Posté à 08h04 le 28/08/2009
        • Internaute 61861
          Informaticien

        Faudrait peut-être analyser un peu plus les données. Nos produisons énormément oui, mais à quel prix ? Les terres agricoles sont en train de se réduire ( pour compenser, on rase des forêts, petit jeu qui va nous coûter très cher et au passage anéantir pas mal d’espèces), nos réserves d’eau potable s’effondre, et nous avons besoins pour cela de beaucoup d’énergie (sans même compter le transport pour les régions qui sont incapable de produire assez de nourriture par elle-même). Ne parlons même pas de la situation des océans, on avons anéantit 80% de la biomasse si je me rappel bien. Un désastre tout simplement. Donc nous ne pourrons pas continuer comme ça très longtemps.

        De plus à une simple échelle locale, quand la population est déjà en train de crever de faim, il serait peut-être temps d’arrêter de faire des enfants...

      5 autres commentaires
    • karlM
      karlM répond à Tyrian
      Précaire
      • Posté à 09h41 le 27/08/2009
      • Internaute 21378
        Précaire

      le rapport c’est qu’enfin on hiérarchise les priorités.
      Ensuite, ce n’est pas de la morale c’est de l’info.
      Toi tu préfères avoir la tête dans le sable, et donc le cul en l’air... fais gaffe...

       
      • Iv
        Iv répond à karlM
        Roboticien utopiste
        • Posté à 10h37 le 27/08/2009
        • Internaute 39192
          Roboticien utopiste

        Delenda carthago... Il faut donc parler partout de ce qu’on estime etre la premiere des priorités sans se soucier de savoir si c’est hors-sujet ? Eh bien je trouve que la tirade sur les momes est bien venue alors. La surdémographie est la cause d’à peu près tous les maux actuels. Arrêtez de faire des momes !

      • Tyrian
        Tyrian répond à karlM
        Informaticien
        • Posté à 07h59 le 28/08/2009
        • Internaute 61861
          Informaticien

        Ca n’a juste rien à voir. Je suis parfaitement lucide sur cette affaire, mais je ne vois pas pourquoi lutter contre la faim (qui passe par une décroissance de la population) empêche de discuter du sujet.

      2 autres commentaires
  • wardog
    • Posté à 11h18 le 27/08/2009
    • Internaute 35359

    Trop cher !

    Si c’était gratuit ils se vendraient mieux.

     : P

  • BZH56
    BZH56
    étudiant
    • Posté à 23h31 le 26/08/2009
    • Internaute 70858
      étudiant

    « Notamment dans la culture : alors qu’un magasin de disques traditionnel réalise 80% de ses gains avec 20% des disques disponibles, ses concurrents en ligne inversent ce rapport. »

    Dc 20% de ses gains avec 80 % des disques ? ? ca fait tjrs 80% de ses gains avec 20% des disques...

    J’ai pas vraiment compris le principe..

    amicalement..

    • umff
      umff répond à BZH56
      ...
      • Posté à 23h37 le 26/08/2009
      • Internaute 83477
        ...

      demande à Pareto : -)

      • Aude S.
        Aude S. répond à umff
        • Posté à 00h41 le 27/08/2009
        • Internaute 76955

        même avec Pareto j’ai aussi du mal à comprendre : (
        Veut-on dire que les magasins en ligne réalisent, eux, tous leurs gains en limitant leur catalogue aux 20% de disques qui se vendent ?

         
        • Tyrian
          Tyrian répond à Aude S.
          Informaticien
          • Posté à 08h17 le 27/08/2009
          • Internaute 61861
            Informaticien

          Non cela signifie que les magasins en ligne ont une base de vente très diversifiée. Là où les magasins physique se concentrent sur une fraction de leur stock pour leur bénéfice, les magasins en ligne n’ont peuvent proposer de manière égale une vaste variété de produit et faire la promotion de tous. Ils peuvent notamment proposer des produits dits de niches, réservé à des types de consommateurs plus rares, ce qui est pratiquement impossible pour un magasins physique (pas assez rentable).

          • Aude S.
            Aude S. répond à Tyrian
            • Posté à 21h46 le 27/08/2009
            • Internaute 76955

            Merci Tyrian ! Je savais que mon raisonnement aboutissait à l’opposé de la réalité, mais ne trouvais pas la clé.

        2 autres commentaires
    • milou83
      milou83 répond à BZH56
      neant
      • Posté à 23h44 le 26/08/2009
      • Internaute 69244
        neant

      20 % de disques raporte 80 % de gains, c’est le 20 -80 en langage statistique.

    • jmax
      jmax répond à BZH56
      • Posté à 08h16 le 27/08/2009
      • Internaute 3111

      connu sous le long de La Longue Traîne (initialement La Longue Queue ce qui fait rêver beaucoup de monde) :
      Lien

    • Anastaze
      Anastaze répond à BZH56
      inconsolable
      • Posté à 09h09 le 27/08/2009
      • Internaute 53186
        inconsolable

      C’est le problème de la disponibilité, du stockage et du transfert de charges.

      Dans un magasin le produit doit être physiquement présent, alors que dans le e-commerce, les frais de stockage sont transférés au distributeur ou au fabricant ou à une société de logistique.

      Sur les pages du site les 20% apparaissent avec la mention « immédiatement disponible », les autres sont « sous délai », c’est à dire à frais de stockage nul (sauf un gif) pour le e-commerçant.

      Le stockage de seulement 20% de l’offre permet au e-commerce de répondre immédiatement à 80% des demandes.

      Ce problème est le problème du « capitalisme » K. Marx l’avait décrit en le baptisant : « Baisse tendancielle du taux de profit »

      • milou83
        milou83 répond à Anastaze
        neant
        • Posté à 14h41 le 27/08/2009
        • Internaute 69244
          neant

        le e-commerce ,c’est pas cher et encore ,mais le service apres vente ? panne au déballage = dans le cul !

         
        • Anastaze
          Anastaze répond à milou83
          inconsolable
          • Posté à 16h41 le 27/08/2009
          • Internaute 53186
            inconsolable

          Si vous déballez votre paquet c’est que vous l’avez reçu, chanceux.

          Coliposte me renvoie 1 paquet sur 2 « n’habite pas à l’adresse indiquée », en rétorsion parce qu’une fois j’ai refusé de prendre un colis d’une voisine que je n’avais jamais vue. Alors maintenant, je vais acheter mon pot de crème chez la crémière... (en plus elle est jolie ma crémière)

        • Lictor
          Lictor répond à milou83
          informaticien
          • Posté à 16h48 le 27/08/2009
          • Internaute 68450
            informaticien

          D’expérience, le service après vente est de meilleure qualité avec l’e-commerce.

          Exemples ?

          Je veux une information sur la compatibilité d’un produit. J’envois un email à Materiel.net, j’ai une réponse dans les deux heures. Je me déplace chez Surcouf, je poirote une heure devant un stand pour que le vendeur me réponde n’importe quoi histoire de vendre sa camelote.
          Ou encore, Amazon. J’ai eu des colis perdus (merci la privatisation de la porte) - on me les as toujours renvoyé très rapidement sans la moindre mise en doute de ma parole, sans me demander de lancer une enquête à la poste et sans le moindre frais. J’ai eu des colis endommagés (livres), on m’a proposé un remboursement partiel ou l’envoi d’un nouvel exemplaire - sans même me demander de renvoyer l’ancien. Même chose avec des vendeurs canadiens sur eBay (et pour des accessoires photos 3x moins chers qu’en France, merci l’importateur et les revendeurs).

          Globalement, j’ai toujours été face à des gens qui me considérait comme un client fidèle avec une difficulté, et non comme un arnaqueur en puissance.
          On peut avoir une très haute qualité de service en e-commerce.

          Au contraire, à la Fnac, très mauvaises expériences avec le SAV. Lequel n’est de toute façon qu’une boite postale qui renvoie tout aux constructeurs (mais en plus lent). Et avec en face, un interlocuteur sous-payé et en contrat précaire qui n’a de toute façon rien à faire que vous remettiez les pieds dans le magasin ou pas.

          L’e-commerce est en prise direct avec le net. On y sait qu’une bonne réputation va attirer des clients, alors qu’une réputation ternie par des internautes mécontents va en faire fuir d’autre. De plus, beaucoup d’entreprises y sont de culture américaine, et la notion de service client y est beaucoup plus développer qu’en France. Notamment, on y préfère largement perdre de l’argent sur une transaction mais avoir un client content qui va revenir et vous faire une bonne publicité que faire chier un client qui va pourrir votre image.

        2 autres commentaires
    • Le_Manchot
      Le_Manchot répond à BZH56
      • Posté à 08h28 le 27/08/2009
      • Internaute 28808

      Effectivement, ça rappelle cette blague classique : « Le capitalisme, c’est l’exploitation de l’homme par l’homme ! Le communisme, c’est le contraire ! »

  • Adéménagé le 3 janvier 2011
    • Posté à 23h38 le 26/08/2009
    • Internaute 29846
      menuisier

    Hier (en 90) c’était la fin de l’histoire.

    Demain, tout est gratuit.

    Et à part ça, votre rapport aux substances illicites ?

    Edit : J’avais pas lu l’article, Seraff tient la rédac en otage ?

    quelqun a le n° du GIGN ?
    moipas.

  • Pchaudard
    • Posté à 23h43 le 26/08/2009
    • Internaute 72946

    Mais RIEN n’est gratuit ! !

    Le coût de la publicité est répercuté sur d’autres produits ou services ...

    Par exemple TF1 ou certains sites Internet paraissent gratuits pour les utilisateurs, mais on contrepartie on paye plus cher son Coca ou ses nouilles ! !

    Si la pub n’était pas intéressante pour les annonceurs, ils n’en feraient pas.

    • Tyrian
      Tyrian répond à Pchaudard
      Informaticien
      • Posté à 08h18 le 27/08/2009
      • Internaute 61861
        Informaticien

      Si si, ils en feront, même si c’était inefficace, un bon commercial leur fera croire que c’est efficace (la pub de la pub en sommes). D’ailleurs avons-nous la preuve que c’est efficace : p ?

    • Iv
      Iv répond à Pchaudard
      Roboticien utopiste
      • Posté à 10h49 le 27/08/2009
      • Internaute 39192
        Roboticien utopiste

      La publicité n’est pas le seul moyen de se financer. Le mécénat et le bénévolat par exemple ont permis au projet Linux d’exister. Il existe des gens prêts à bosser gratuitement au bien de l’humanité. Ils sont peu nombreux et leur motivation ne sera pas éternelle, mais la question que pose l’économie de l’abondance est la suivante : à partir de quel moment le monde peut-il fonctionner uniquement grâce au travail volontaire ?

      L’économie de l’abondance est une théorie qui constate l’augmentation continue de la productivité et qui la pousse à ses limites. Si demain il suffit d’une heure de travail par semaine pour entretenir un champ de 20 hectares, ne trouvera-t-on pas des gens prêts à le faire volontairement ? Des communautés s’organisant ainsi pour être autonomes ? Qu’est ce que cela implique sur le prix de la bouffe ? Qu’il va diminuer pour se rapprocher du cout réel de fabrication.

      Imaginez maintenant que toutes les chaines de production subissent cette même évolution : l’entretien des engins s’automatise, devient facile. La production de bio-ethanol devient quasi-automatique également... Je sais que si un jour je n’ai plus à travailler, je me mettrais à produire des choses que j’aime faire, avec un rendement pas terrible mais je suis prêt à les donner...

      • Gimp
        Gimp répond à Iv
        • Posté à 11h57 le 27/08/2009
        • Internaute 36258

        Oui intéressant, m’enfin :

        En mettant de côté les questions de la production d’énergie (qui en consomme aussi et donc ne peut pas être parfaitement gratuite), de l’entretien du réseau de sa distribution et des centaines de milliers de kilomètres de réseau nécessaires à l’existence d’internet (ou des bornes d’accès sans fil), alors oui tout peut être gratuit... ... ou presque.

        Parce que ce n’est pas parce que l’argent sous sa forme actuelle disparaîtrait, que les échanges s’arrêteraient. Et je ne vois pas trop des humains ne faire qu’échanger des choses contre rien (faut bien bouffer à un moment).

        Et ça me fait penser à la grande mode de l’utilisation du mot « virtuel », pour parler d’internet et des échanges numériques et dont l’opposé, en philosophie est « actuel » (et non « réel ») : internet est actuel, dans le sens où c’est en acte et non en puissance, ce n’est pas que des algorithmes (qui soit dit en passant représentent beaucoup de travail), mais aussi une grosse structure matérielle. Cela demande de l’énergie et a demandé une bonne cinquantaine d’années de recherches en informatique et d’installations de réseaux divers (sans parler de l’invention du téléphone :)). Je pense que nos aïeux se retourneraient dans leurs tombes si on leur disait que finalement, toutes ces années de travail, c’est gratuit :)

        Je crois aussi au bénévolat, mais je pense que c’est un fantasme de riches, de penser que cela peut être un modèle de société.

        Une dernière remarque sur l’article : le contenu ne se distingue pas trop de la propagande néo-libérale, avec des formules comme : « en fin de compte, la force de gravité économique l’emportera ».
        Encore quelqu’un qui essaye de nous faire croire qu’il y a des lois naturelles de la politique. C’est inquiétant ces démocrates qui pensent qu’il n’y a qu’une seule organisation sociale possible, non ?

         
        • Iv
          Iv répond à Gimp
          Roboticien utopiste
          • Posté à 15h17 le 27/08/2009
          • Internaute 39192
            Roboticien utopiste

          Le bénévolat n’est aujourd’hui pas capable d’assurer le fonctionnement de la société, on est d’accord. Le pourra-t-il un jour ? Avec les progrès de la robotique on est en droit de se poser la question.

          La production d’énergie consomme moins d’énergie qu’elle en produit. C’est un peu la base de cette industrie. Une fois celle-ci complètement automatisée, on a un embryon de denrée nécessitant zéro travail. Est-il si difficile d’imaginer un champ de canne à sucre entièrement robotisé ainsi qu’une raffinerie automatique produisant le carburant des engins ainsi que l’électricité indispensable à l’exploitation ?

          Reste l’entretien. Peut-il se faire sur la base d’un volontariat ? Peut-être... Après tout il ne s’agit jamais que d’un échange non-monétaire de valeurs : je peux bénéficier d’électricité gratuite toute l’année mais une fois par an je vais faire une journée de réparations dans la centrale automatique.

          Ce qu’il y a d’amusant dans les théories de l’abondance c’est que comme vous le notez, le raisonnement est très néo-libéral : une compétition pour une amélioration de la productivité fait baisser les couts jusqu’à la gratuité. Mais sa finalité se rapproche d’une utopie à laquelle j’aurais du mal à accrocher la moindre étiquette : plus besoin de bosser pour vivre bien.

        1 autres commentaires
    • Humain
      Humain répond à Pchaudard
      • Posté à 14h46 le 27/08/2009
      • Internaute 21387

      Pour TF1 il est vrai que payons plus cher le Coca ou les nouilles...

      Mais, à mon sens cela est mieux que le pseudo forfait de « France Télévision » payé par topus les contribuables.

      Au moins avec TF1 je ne paye mon Coca plus cher que si je regarde (au sens statistique).

      Dans l’autre cas avec France Télévision nous avons un service public qui n’est ni un service, ni public !

      Pourtant le plus égal des deux est surement TF1, puisque je regarde ce que statistiquement ja paye....
      A la condition de payer la redevance pour France Télévision (Que je regarde ou non !)

      C’est cela le nouveau gratuit de demain... C’est le modèle FranceTélévision ! ! Appliqué aux vélos à louer, aux journeaux distribués, au numérique sur le Net... etc...

      A regarder de près dans ces services, la redevance n’est pas loin...

  • pablico
    pablico
    À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
    • Posté à 23h52 le 26/08/2009
    • Internaute 14278
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

    gratuit ?
    enfin un faut gratuit quand même... on présente les choses d’une autre façon...

    • Iv
      Iv répond à pablico
      Roboticien utopiste
      • Posté à 11h44 le 27/08/2009
      • Internaute 39192
        Roboticien utopiste

      Tous les produits gratuits n’ont pas des couts cachés. Les logiciels notamment. Vous pouvez utiliser Firefox, Linux, Thunderbird, OpenOffice, Gimp, Apache, etc... Ils sont développés bénévolement ou via un mécénat. Vous ne le payez pas, même d’une façon détournée.

      • Keldan
        Keldan répond à Iv
        Now future & karpe diem
        • Posté à 14h24 le 27/08/2009
        • Internaute 5164
          Now future & karpe diem

        Bin si on les paye.
        Parce qu’on a payé le produit qui a rendu riche un mec et qui vit de ses rentes et bosse sur son soft gratuit.
        On cotise pour le chômeur qui entre deux boulots bosse sur son soft gratuit.
        On paye la société qui emploie et salarie le mec qui le soir bosse sur son soft gratuit.
        On paye la société qui emploie des gens qui pour des besoins internes ont développé un truc et qui l’ont lâché dans le domaine public.
        etc. etc.
        Et je parle même pas des gentils mécènes comme Google qui au final trouve intérêt à financer ces entreprises.

        Rien n’est gratuit en ce monde, on paye toujours dans un sens ou dans l’autre.
        Le chômeur que je paye par mes cotisations et qui pense que c’est tout bénef pour lui finira par me rembourser en allant faire ses courses, payant Carrefour qui paiera Nestlé qui paiera mon patron qui me paiera pour que je lui paie son chômage.

         
        • Iv
          Iv répond à Keldan
          Roboticien utopiste
          • Posté à 14h58 le 27/08/2009
          • Internaute 39192
            Roboticien utopiste

          Je connais cet argument mais très honnêtement je le pense faux pour la raison suivante : le développeur qui a bossé cent heures sur un (petit) projet open source aurait pu utiliser son temps à faire de la rando ou du jeu vidéo et vous n’auriez pas été plus riche. Il faut comprendre que ces personnes considèrent ce développement comme un loisir et qu’il produit des choses utiles à autrui.

          Alors d’accord, ça ne suffit à amener la gratuité partout, pour tout. Ca ne permet pas à quelqu’un d’etre à plein temps sur du gratuit, on est d’accord. Mais pour l’utilisateur, le cout même indirect est de zéro.

          Le chômeur, le rentier, le salarié, l’étudiant (qui compose à peu pres 30% des développeurs open source) tirent leur subsistance d’une autre activité, mais ils fournissent en supplément un travail tout à fait gratuit.

          Je sais, ça ne rentre pas dans la théorie économique du « there is no such thing as a free meal » et pourtant, ça existe, ça tourne et ça a un succés phénoménal. Une immense partie d’internet fonctionne grace à ce labeur. Ce n’est pas rien.

          • Keldan
            Keldan répond à Iv
            Now future & karpe diem
            • Posté à 16h20 le 27/08/2009
            • Internaute 5164
              Now future & karpe diem

            La première raison de bosser sans être payé, c’est surtout qu’on est jamais mieux servi que par soi même.
            On pourrait attendre que des gens nous vendent le soft idéal, mais vu que peu de gens l’achèteront, ils le feront. Du coup, on a pas le choix et on s’y colle.
            C’est un principe très courant dans les mods des jeux vidéos, en tout cas c’est la raison pour laquelle je m’y adonne.
            Le plaisir, bof... Je bosse toute la journée (quoi que pas trop en ce mois d’aout : D) donc le soir je préfère me détendre et jouer.
            Quant aux utilisateurs, tant mieux si ça leur plait et qu’il m’acclame, j’aime bien qu’on flatte mon égo, mais ça reste un bonus accessoire.

            C’est comme un éboulis sur une route à 3h du matin. On peut attendre des heures que quelqu’un payé pour ça vienne peut être dégager la route, mais sinon on le fait soit même.
            Et si un mec derrière en profite pour passer sans bouger le petit doigt en nous disant merci, tant mieux pour lui, mais c’est pas pour lui que je l’ai fait.

            Mais en tout cas, dire que c’est gratuit ou pas gratuit ou à moitié gratuit, ce ne sont que des mots, ça n’enlève pas la cruelle réalité : si je touche pas de salaire, je crève de faim, et une fois mort je bosserai vachement moins bien.

            • Iv
              Iv répond à Keldan
              Roboticien utopiste
              • Posté à 17h42 le 27/08/2009
              • Internaute 39192
                Roboticien utopiste

              Quel rapport entre le fait que la personne qui développe ces softs est payée par ailleurs et le fait que ces softs soient distribués gratuitement ?

              Comme vous le dites ce ne sont pas deux activités concurrentielles puisque ce qu’on a tendance à développer chez soi, c’est ce qui n’a que peu de chance d’etre développé commercialement.

              • Keldan
                Keldan répond à Iv
                Now future & karpe diem
                • Posté à 18h51 le 27/08/2009
                • Internaute 5164
                  Now future & karpe diem

                Quel rapport ? Mais tout simplement que lorsque j’entends tout le monde venir chanter les louanges de l’open source, raconter que tous les logiciels devraient être gratuit, et tout ce discours, je pense pas à moi l’utilisateur, mais à moi le développeur ! ! !

                Payez pour acheter du virtuel me dérange nettement moins que de ne pas être payé pour faire du virtuel : D

                Si plus personne ne paie rien dans l’informatique, soit on va mal finir, soit on sera totalement vendu à la publicité. Et si jamais j’avais voulu vendre mon cul à des annonceurs, j’aurais pas fait informaticien mais journaliste !

                • Iv
                  Iv répond à Keldan
                  Roboticien utopiste
                  • Posté à 10h08 le 28/08/2009
                  • Internaute 39192
                    Roboticien utopiste

                  Encore une fois, vous dites vous même que ce n’est pas concurrentiel. Le développement open source qui se fait en 2009 vise à concurrencer des softs faits en 2005. L’open source permet d’éviter la constitution de « rente » du logiciel et force à toujours innover. On ne paie pour un logiciel que si aucune alternative gratuite n’existe. L’open source est bien ce qui nous (je suis dans la même situation que vous) permet de rester embaucher ! Les vendeurs de logiciels doivent sans cesse évoluer au risque de devenir obsolète.

                  Notez que l’on peut très bien être payé à développer de l’open source. La base de ce mouvement est de constater qu’une fois un logiciel écrit, ce travail ne devrait plus être à faire, mais quand un soft reste à être écrit, et bien c’est en payant des développeurs qu’on peut le créer. Mon gagne-pain est d’écrire des logiciels mais j’aurais une mauvaise conscience si je gagnais ma vie d’une façon inutile en dupliquant un travail qui aurait pu être libre.

                  • Keldan
                    Keldan répond à Iv
                    Now future & karpe diem
                    • Posté à 16h12 le 28/08/2009
                    • Internaute 5164
                      Now future & karpe diem

                    La rente du logiciel ne peut pas exister bien longtemps, en tout cas pas actuellement.
                    Vu que les ordinateurs gagnent en puissance, si on se contente de vendre le même soft pendant des années, un concurrent, payant ou non, proposera mieux (plus rapide, plus beau, plus de gadgets, etc.)

                    Et l’open source peut être concurrentiel : c’est le cas pour Linux qui concurrence Windows, Eclipse qui concurrence Visual Studio, MySQL qui concurrence SQL Server... Pauvre Microsoft, toujours à se battre contre des trucs gratuits : D

                    Qu’un source tombe dans le domaine public quand il est obsolète ou ne rapporte plus de fric, ou avoir des softs gratuits comme produit d’appel ou pour d’autres raisons commercial ne sont pas des soucis dans le système actuel, ça a même des bons côtés : par exemple Crosoft qui fournit des versions basiques mais gratuites de Visual Studique et SQL Server pour attirer les développeurs dans son monde.

                    Mais il est totalement irréaliste de croire que tous les logiciels du monde peuvent devenir gratuits, il faut bien que le fric rentre d’un côté pour que certains morceaux soient offerts.

                    Et je parle même pas de l’open source, débat qui ne concerne même plus les simples utilisateurs et qui va bien au-delà de la gratuité.
                    Si autant pour certains petits trucs sans importance ça peut aller, pour des gros morceaux de code qui m’ont demandé des mois de boulot, je suis totalement contre de laisser le reste du monde en profiter sans en récolter les fruits.

        6 autres commentaires
      • Humain
        Humain répond à Iv
        • Posté à 14h49 le 27/08/2009
        • Internaute 21387

        Ha bon vous croyez que ...
        Linux, Thunderbird, OpenOffice, Gimp, Apache, etc sont gratos...

        Un peu comme Acrobat Reader... ! !

        Etes vous au courant que le Père Noël n’existe pas ?

        (Et qu’en plus c’est vous qui payez les cadeaux de Noël !)

         
        • Iv
          Iv répond à Humain
          Roboticien utopiste
          • Posté à 15h04 le 27/08/2009
          • Internaute 39192
            Roboticien utopiste

          Contrairement à Acrobat Reader, qui n’est que gratuit, les autres projets mentionnés sont open-source. Vous pouvez les prendre, les copier, les modifier, les vendre même si vous le souhaitez (tant que vous donnez le code source avec)

          Google vous expliquera où les télécharger, comment les installer et les utiliser.

          • Lictor
            Lictor répond à Iv
            informaticien
            • Posté à 17h01 le 27/08/2009
            • Internaute 68450
              informaticien

            Mais ils ne sont pas une oeuvre bénévole pour autant...

            Regardes qui finance la fondation Apache. Pourquoi le font-ils ? Par amour du prochain ? Non, parce qu’Apache bloque les parts de marché d’IIS et que ces entreprises se font de l’argent en vendant des serveurs Linux à prix d’or. Au final, Apache est donc payé par les grands comptes qui achètent des serveurs à IBM ou autre.

            Même chose pour Linux ou Eclipse, financé en grande partie par IBM. C’est la meilleure pub qu’IBM se soit payée. Il y a 15 ans, ils avaient une image de bureaucrates ennuyeux. Maintenant, ils ont l’image d’une entreprise ouverte, innovante et gentille. Tu as une idée de combien il faut payer une boite de communication pour obtenir ce genre de changement d’image ?
            Et dans le cas d’Eclipse, ça fournit un point de départ pour le produit commercial de la marque (WSAD), vendu plusieurs milliers d’euros.

            Ou encore, tu as des modèles comme JBoss. Un serveur entièrement gratuit, mais une documentation payante (quelques centaines d’euros). Mais, surtout, les développeurs ne le sont qu’à mi-temps. Le reste du temps, ils sont consultants - avec des taux horaires très très confortables. JBoss sert, là encore, de publicité : les consultants qui ont développé JBoss sont nécessairement des pointures, justifiant des tarifs très élevés.

            Autre exemples, une boite comme Adobe qui fournit gratuitement des produits (le player Flash) mais aussi des outils de développements (Flex), y compris en Open Source. C’est non seulement de la pub, mais Adobe n’en a plus vraiment besoin, mais surtout une stratégie qui permet de balayer la concurrence. Et, si Flash et Flex sont gratuits, côté serveur, c’est loin d’être le cas. Les serveurs de streaming Adobe se vendent plusieurs dizaine de milliers d’euros.

            Etre pour la gratuité, c’est aussi comprendre que derrière, il y a bien des enjeux d’argents, de pouvoir ou de communication. Le gratuit permet surtout une distribution plus équitable de la richesse, mais surtout, une plus grande diversité et plus d’innovation.

            • Iv
              Iv répond à Lictor
              Roboticien utopiste
              • Posté à 17h30 le 27/08/2009
              • Internaute 39192
                Roboticien utopiste

              Apache est devenu un serveur de première catégorie avant de recevoir le moindre centime de mécénat.

              Des gens ont vu leur intérêt à ce qu’il se développe plus vite, d’autres ont un intérêt inverse et ils le financent. Les financeurs espèrent souvent que leurs investissements seront rentables. Ce n’est pas le cas des développeurs qui y développent à perte.

              A la base du projet, il y a en effet des gens qui développent pour le bien public, par « amour de son prochain » comme vous dites. Ils ont un fond idéologique qui considère que des logiciels aussi stratégiques que les serveurs Web ne devraient pas être la propriété et sous le controle de boites privées.

              Lisez davantage sur les liens entre la mentalité hacker, la naissance de GNU, de la Free Software Foundation, les querelles idéologiques du libre. Vous verrez à quel point on est loin d’une mentalité de rentabilité. Il s’agit vraiment d’essayer de faire un monde technologique meilleur. Et lorsque l’on étudie le sujet, les contributions qu’ils ont fait en ce sens sont immenses.

        3 autres commentaires
  • Duc du Granlac
    Duc du Granlac
    Républicain
    • Posté à 23h53 le 26/08/2009
    • Internaute 86373
      Républicain

    Et moi qui pensais que Sarko avait du retard dans sa vision de l’économie et bien j’avais tout faux.

    Une soirée au Fouquets ! ! Gratuit

    Une croisière sur un yatch ! ! Gratuit

    Des vacances de rêve au Mexique ! ! Gratuit

    Comme dit dans l’article, à coté du gratuit il y a des petits avantages payants ,par exemple des gros contrats publics. Mais quelle importance c’est juste le contribuable qui paye.

    Et puis le bonheur de notre dic...président bien-aimé ça n’a pas de prix.

    • Pas anonyme mais presque
      Pas anonyme mais presque répond à Duc du Granlac
      Pas content, pas content !
      • Posté à 11h20 le 27/08/2009
      • Internaute 85225
        Pas content, pas content !

      Faudrait arrêter, un jour, de parler de Sarko dans tous vos commentaires...

      • Keldan
        Keldan répond à Pas anonyme mais presque
        Now future & karpe diem
        • Posté à 14h24 le 27/08/2009
        • Internaute 5164
          Now future & karpe diem

        Qu’est-ce tu veux, quand on est fan, on ne peut pas s’empêcher de parler de son idole : D

  • mamane
    mamane
    le futur c'était mieux avant
    • Posté à 23h54 le 26/08/2009
    • Internaute 44657
      le futur c'était mieux avant

    Je propose de remplacer l’argent par autre chose : les bisous et les calins !

    Quand je prend une baguette, pour remercier le boulanger ou la boulangère un calin et un bisou.

    Je suis chauffeur de taxi ? à la fin de ma course un calinou pour moi !

    Je pense qu’un signe d’affection et plus vitale au développement des hommes que les pièces. Fini les psychopathes qui sont rendu fou par l’isolement et le manque d’affection et de contact humain ! Fini l’exploitation des hommes par les hommes. Fini la pauvreté. Fini les guerres...

    A mort l’argent et vive les bisous ! La seul vrai monnaie qui devrait exister.

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