Bonnes feuilles 26/08/2009 à 23h15

« Free ! » : pourquoi l'économie de demain sera gratuite


Eco89 publie un extrait du nouveau livre de Chris Anderson, mode d’emploi du commerce à l’ère du tout numérique.


Faux billet de zéro dollar à l’effigie de George Bush (DR)

Le meilleur moyen de gagner de l’argent ? Tout proposer gratuitement ! C’est la thèse surprenante de Chris Anderson, rédacteur en chef de Wired, le magazine de référence du web et du numérique. Idéaliste ou visionnaire ? Pour en juger, Eco89 vous propose un extrait de son livre, Free ! , dont la traduction française sort ce vendredi.

Chris Anderson n’en est pas à son coup d’essai. Sa « théorie de la longue traîne » a déjà suscité de vifs débats. Le principe ? L’économie ne repose plus sur des produits de masse, mais sur la juxtaposition de produits de niche. Notamment dans la culture : alors qu’un magasin de disques traditionnel réalise 80% de ses gains avec 20% des disques disponibles, ses concurrents en ligne inversent ce rapport. Et tous y gagnent, les vendeurs, les acheteurs et les artistes.

Avec Free ! , Anderson va plus loin. En multipliant les exemples -les compagnies low-cost, Google, Radiohead...-, il explique que cette « économie d’abondance » n’oblige pas seulement à casser les prix, mais à offrir ses produits.

Une gratuité complète (grâce à la pub notamment), ou partielle voire factice (en faisant payer des services complémentaires, par exemple). Etrangement, l’auteur n’a pas convaincu son propre éditeur : « Free ! » a été proposé gratuitement en ligne aux Etats-Unis, mais il ne le sera pas en France.

Dans cet extrait, Anderson présente les « règles du gratuit » et « les dix principes du raisonnement d’abondance ».




Si c’est numérique, tôt ou tard cela sera gratuit.

Sur un marché concurrentiel, les prix chutent jusqu’au coût marginal. L’Internet est le marché le plus concurrentiel que le monde ait jamais vu, et le coût marginal des technologies qu’il utilise -traitement, bande passante, stockage- se rapproche constamment de zéro. Le gratuit devient, non seulement une option, mais un aboutissement inévitable. Les bits veulent être gratuits.

2

Les atomes aimeraient bien être gratuits aussi, mais ils n’y mettent pas autant du leur.

Hors du domaine numérique, les coûts marginaux tombent rarement à zéro. Mais la gratuité est si attirante psychologiquement que les spécialistes du marketing trouveront toujours des moyens pour l’exploiter en rendant certaines choses gratuites tout en en vendant d’autres. Ce n’est pas vraiment du gratuit -vous payez probablement un jour ou l’autre-, mais c’est souvent tout aussi irrésistible.

Aujourd’hui, en faisant œuvre d’imagination pour élargir la définition de leur industrie, des entreprises, depuis les compagnies aériennes jusqu’aux constructeurs automobiles, trouvent des moyens de rendre leur produit principal gratuit tout en vendant autre chose.

3

Vous n’arrêterez pas le gratuit.

Dans le domaine numérique, vous pouvez essayer de bloquer le gratuit par des lois et des verrous, mais en fin de compte, la force de gravité économique l’emportera. Ce qui signifie que si la seule chose qui empêche votre produit d’être gratuit est un code secret ou une menace, vous pouvez être sûr que quelqu’un, quelque part, trouvera la parade. Reprenez la gratuité aux pirates et vendez des options d’amélioration.

4

Vous pouvez gagner de l’argent avec le gratuit.

On paie pour gagner du temps. On paie pour courir moins de risques. On paie les choses qu’on adore. On paie pour améliorer son statut. On paie quand on y est obligé (une fois harponné).

Il y a d’innombrables moyens de gagner de l’argent autour du gratuit (...). Le gratuit ouvre les portes, touche de nouveaux consommateurs. Cela ne veut pas dire que vous ne pouvez pas faire payer certains d’entre eux.

5

Redéfinissez votre marché.

Ses concurrents vendaient des sièges dans des avions. Ryanair a décidé de vendre plutôt des « voyages ». La différence est qu’il y a des dizaines de moyens pour gagner de l’argent avec les voyages, de la location d’automobile aux subventions versées par les destinations en mal de touristes. Cette compagnie aérienne vend ses sièges peu cher, voire gratuitement, pour gagner plus d’argent « autour » d’eux.

6

Arrondissez vers le bas.

Si le coût de quelque chose va vers zéro, le gratuit est juste une affaire de temps. Pourquoi ne pas y arriver avant tout le monde ? Le premier qui parvient au gratuit attire l’attention et il y a toujours des moyens de transformer celle-ci en argent. Que pourriez-vous rendre gratuit aujourd’hui ?

7

Tôt ou tard, vous serez en concurrence avec le gratuit.

Que ce soit par des subventions croisées ou des logiciels l’un de vos confrères va trouver comment donner ce que vous faites payer. Ce ne sera peut-être pas exactement la même chose, mais la baisse de prix de 100% risque d’avoir plus d’importance. Vous aurez le choix entre en faire autant et vendre autre chose, ou veiller à ce que la différence de qualité comble la différence de prix.

8

Adoptez le gaspillage.

Si une chose devient trop peu coûteuse pour qu’on la compte, cessez de la compter. Du forfait modique au zéro absolu, les entreprises les plus innovantes sont celles qui voient dans quel sens les prix évoluent et qui prennent les devants. « Votre boîte vocale est pleine » est le dernier râle d’une industrie figée dans un modèle de rareté au milieu d’un monde d’abondance.

9

Le gratuit rend d’autres choses plus précieuses.

Toute abondance crée une nouvelle rareté. Voilà une centaine d’années, les loisirs étaient rares et l’on avait beaucoup de temps ; à présent, c’est l’inverse. Quand un produit ou service devient gratuit, la valeur migre vers la couche supérieure. Allez-y aussi.

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Gérez l’abondance, pas la rareté.

Quand des ressources sont rares, elles sont également coûteuses -il faut les utiliser parcimonieusement. D’où le management « top-down » [de haut en bas, ndrl] traditionnel, qui privilégie le contrôle afin d’éviter des erreurs coûteuses. Mais quand les ressources sont bon marché, vous n’avez pas besoin de les gérer de cette manière.

En devenant numériques, les branches d’activité peuvent aussi devenir plus indépendantes sans risquer de mettre à bas tout l’édifice. La culture d’entreprise peut passer du « Ne fais pas de bêtises » à « Echoue vite ».

Free ! de Chris Anderson - éd. Pearson - 310p. - 22€.

(Le titre de l’article est de la rédaction.)

Illutration : faux billet de zéro dollar à l’effigie de George Bush (DR).

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  • mamane
    mamane répond à mamane
    le futur c'était mieux avant
    • Posté à 00h01 le 27/08/2009
    • Internaute 44657
      le futur c'était mieux avant

    Et pour ceux qui ne sont pas content ou triste ?

    Des chatouilles !

    Voilà une société parfaite en action !

  • Tyrian
    Tyrian répond à mamane
    Informaticien
    • Posté à 08h21 le 27/08/2009
    • Internaute 61861
      Informaticien

    L’ironie, c’est facile, la réflexion c’est mieux. Il n’a jamais dit que tout devait être gratuit, bien au contraire. Le thème du livre est d’utiliser le gratuit pour aboutir à des gains. Regardez Google, l’une des plus grosses sociétés informatiques, et pour le grand public, tout ce qu’elle fait est gratuit.

    • mamane
      mamane répond à Tyrian
      le futur c'était mieux avant
      • Posté à 11h30 le 27/08/2009
      • Internaute 44657
        le futur c'était mieux avant

      mais je ne suis pas du tout ironique.

      Des tribu en amazonie utilise le rire et les chatouilles comme lien social.

      En quoi l’Humanite a telle besoin d’argent pour vivre. Ce n’est la qu’une creation humain. Et, en soit, l’argent n’a que le pouvoir que l’on veut bien lui donner. Si demain nous decidions tous d’un coup de ne plus utiliser l’argent comme moyen d’echange. L’argent s’ecroulerait en tant que concept.

      Par contre, nous avons tous besoin d’affection, d’autre etre humains. Saviez vous que les nouveau ne a qui personne ne parle ni ne souris se laisse mourrir ?

      L’affection, l’amitier, le reconfort sont des choses bien plus vital et facilement accessible pour tous.

      Bcq de personne se plaigne que leur traivail n’est pas reconnu, prefererai il 10 euro de plus par mois ou du respect et de l’affection ?

      Si cela ne tenait qu’a moi, les banques serait ferme et l’argent serait remplace par du contact humain.

       
      • M. de Wolmar
        M. de Wolmar répond à mamane
        explorateur
        • Posté à 12h15 le 27/08/2009
        • Internaute 59614
          explorateur

        >>En quoi l’Humanite a telle besoin d’argent pour vivre. Ce n’est la qu’une creation humain.

        En fait, il ne s’agit pas tant du problème de l’argent que du concept de propriété. L’argent n’est que la conséquence de la propriété. Et comme vous le remarquez, la propriété n’est qu’une création humaine. L’homme était-il destiné à devenir un animal à la « conscience de propriétaire » ? Ce n’est pas sûr. Pendant très longtemps (en fait, bien plus de temps, en comparaison, que le temps d’existence de l’homme comme « propriétaire ») l’homme n’avait aucune conscience de la propriété, il était un élément de la famille/tribu, il ne pouvait concevoir que quoi que ce soit puisse lui appartenir à lui, et rien qu’à lui.
        De même, il existait encore, il y a moins d’un siècle, des peuples qui n’avaient qu’à peine imaginé le concept de propriété (hélas, c’est destiné à disparaître, un homme du communisme primitif est obligé de gagner une conscience de propriétaire, sinon il meurt. On peut reconnaître au moins ça au paradigme capitaliste, c’est qu’il est diablement efficace. Si on ne participe pas à la concurrence qu’il instaure, on se fait effacer, en plus de sa culture et de ses croyances).

        >> Si demain nous decidions tous d’un coup de ne plus utiliser l’argent comme moyen d’echange. L’argent s’ecroulerait en tant que concept.

        Certains y croient, et sur le papier c’est attirant mais la tâche est titanesque. Combien a-t-il fallu de temps à l’homme du communisme primitif pour avoir une conscience de propriétaire ? Des dizaines de milliers d’années. Combien en faudrait-il à l’homme moderne propriétaire pour être gagné par la conscience d’un nouveau communisme ? Peut être tout aussi longtemps. Hélas, avec le développement d’armes de destruction massives encore jamais imaginées (la nanotechnologie est à la bombe atomique, ce que la bombe atomique est au lance pierre) et l’urgence écologique le temps va vite devenir un luxe. Serons-nous assez matures pour changer avant l’irréparable ?

        • Keldan
          Keldan répond à M. de Wolmar
          Now future & karpe diem
          • Posté à 14h34 le 27/08/2009
          • Internaute 5164
            Now future & karpe diem

          L’homme du communiste primitif... Assez effrayant comme rêve, mais heureusement que cela n’existe pas.

          T’as jamais vu une portée de mammifère ? Si y’a quatre mamelles et cinq petits, tu peux être sur que sans intervention extérieure, le plus faible de la bande crèvera vite de faim.

          Dès que la bouffe ou la femelle à le malheur de se raréfier, le gentil coco en pagne devient un stalinien des cavernes et fout un coup de massue sur son prochain pour lui piquer son mammouth, ses femmes ou son feu.

          • M. de Wolmar
            M. de Wolmar répond à Keldan
            explorateur
            • Posté à 15h38 le 27/08/2009
            • Internaute 59614
              explorateur

            >>Dès que la bouffe ou la femelle à le malheur de se raréfier, le gentil coco en pagne devient un stalinien des cavernes et fout un coup de massue sur son prochain pour lui piquer son mammouth, ses femmes ou son feu.

            Ca peut arriver. Mais plus sûrement, il ira chercher un autre territoire. Un lion dans un tel cas va certainement essayer de prendre le territoire de chasse d’un de ses congénères mais s’il doit rencontrer trop de résistance il ne s’entêtera pas. De même, s’il arrive à piquer la zone de chasse, le dépossédé ira tout simplement voir ailleurs.
            Il n’y a absolument pas de notion de « piquer » là dedans (qui est déjà une notion tributaire du concept de propriété).
            Le « gentil coco en pagne » comme vous dîtes n’ira pas fomenter quelques guerres pour s’approprier /piquer les biens de ceux de son espèce, au pire il pourra se montrer violent mais une fois rassasié il ne clôturera pas sa nouvelle grotte et ne fera pas de la tribu vaincue des esclaves (ces concepts lui échappant complètement).

            Et en passant, j’allais oublier :
            « L’homme du communiste primitif… Assez effrayant comme rêve, mais heureusement que cela n’existe pas. »
            Ce n’est pas un rêve, ce serait pour Marx ce qui caractérise l’état de conscience des premiers hommes. Ceux qui n’avaient pas encore conscience du concept de propriété. Si on suit cette hypothèse (qui ne me paraît en rien farfelu, certainement car j’ai fait quelques études sur Rousseau et ça fait un peu écho à son idée « d’homme à l’état de nature »), cet homme n’existe pas (et c’est normal, on ne peut de toute façon revenir à un tel état, il n’est pas question de « retourner vivre dans la forêt avec les ours » comme le soulignait Rousseau) mais il aurait bien pu exister.

            • Keldan
              Keldan répond à M. de Wolmar
              Now future & karpe diem
              • Posté à 16h04 le 27/08/2009
              • Internaute 5164
                Now future & karpe diem

              Rousseau s’est planté. Il a dit que l’homme nait bon mais que la société le pervertit.
              Alors qu’en réalité l’homme nait mauvais mais la société, autrement dit le fait de devoir vivre avec d’autres hommes, le rend un peu moins mauvais.

              Si deux meutes doivent se partager le même territoire, une des deux ira à côté, car cela lui coûtera plus cher, en terme de survie, de devoir se battre.
              Mais s’il n’y a pas d’autres territoires, si le territoire à côté est déjà occupé ou s’il n’y a pas de nourriture, il y aura affrontement, et les plus faibles se soumettront, puis dépériront ou tout du moins ne se reproduiront pas.
              Certes le combat à mort est assez rare, mais c’est parce l’animal est optimiste, il espère toujours qu’il pourra s’en sortir autrement. Sauf qu’un animal acculé se battra jusqu’à la mort avec l’énergie du désespoir.

              Même les piafs clôturent leur grotte. Le joli cuicui du rouge-gorge ne signifie rien d’autre que « cette branche est à moi », même si en réalité c’est pas la branche qui l’intéresse mais la nourriture, la reproduction et la nidification dans la zone de la branche.

              Et l’homme primitif est exactement pareil, c’est un animal. La guerre, le meurtre, l’esclavage, le vol, le viol, le cannibalisme et toutes ces joyeusetés existent depuis des dizaines de milliers d’années.
              La tribu au milieu de sa jungle sera pacifiste et toute gentille tant qu’il ne sera pas en concurrence avec une autre tribu.
              Difficile de faire la guerre quand on est tout seul, et par chance, la jungle fournit plein de nourriture et recèle de nombreux dangers qui limitent naturellement la taille des tribus.
              Mais dès que l’homme est dans un milieu moins dangereux, genre une bonne steppe, son nombre s’accroit, les ressources aisément disponible s’amenuisent, des clivages s’instaure (il y aura toujours deux chasseurs qui ne seront pas d’accord, l’un voulant aller à l’ouest et l’autre à l’est).
              Au final l’esprit de bande s’installe, et par réflexe de meute, l’homme pourvoira aux besoins des siens avant de penser aux autres.

              Et c’est bien là où Rousseau s’est planté en beauté. L’homme commence par la monarchie avant d’arriver à la démagogie, il commence par fouetter ses esclaves avant de leur filer le smic, il pratique le droit de cuissage avant le sexisme, etc.
              Bref, même si notre société qui est loin d’être parfaite, elle est quand même mieux que celle qui existait il y a trois mille ans.

              • M. de Wolmar
                M. de Wolmar répond à Keldan
                explorateur
                • Posté à 16h59 le 27/08/2009
                • Internaute 59614
                  explorateur

                Hé bien, voilà comment en quelques paragraphes toute la thèse de Rousseau (étayée sur 5tomes de la pléiade) est balayée. Chapeau.

                >>Et l’homme primitif est exactement pareil, c’est un animal.

                En partie oui, et c’est justement pour ça qu’il n’a absolument aucune notion de « La guerre, le meurtre, l’esclavage, le vol, le viol, le cannibalisme et toutes ces joyeusetés ». Et encore moins de la « monarchie » comme vous dites. En fait, le coup de « l’homme est bon », pour Rousseau, est un raccourci (et une forme de provocation pour aller contre l’idée de Hobbes et de son homme méchant et belliqueux à l’état de nature) pour dire que l’homme des origines ne peut être méchant, car il n’a pas de moral (il ne peut être alors véritablement bon, car pour cela il faut qu’il ait conscience de lui même, conscience de son identité, c’est-à-dire, avoir la mémoire de ses actes, à soi et pas ceux des autres, et une raison suffisamment développée pour comparer et pour pouvoir les juger).
                On peut faire un parallèle avec un enfant qui n’aurait pas du tout été influencé par la société. Il n’a pas de moral, il n’est ni bon ni mauvais, il obéit aux stricts lois de la nature, en ce sens, et pour se remettre dans les perspectives de l’époque, il est bon (car Dieu fait la nature...je suis agnostique hein, je ne fais qu’éclairer ce que Rousseau a voulu dire par « l’homme naît bon »).

                Apparemment, votre avis est assez arrêté sur le sujet mais l’homme à l’état de nature de Rousseau (qui, Rousseau le reconnaît, n’a peut être jamais existé, c’est une hypothèse qui reste en tout cas une bonne base de travail pour imaginer l’influence de la société sur l’homme) n’aurait jamais pu envisager une seule seconde de « fouetter ses esclaves avant de leur filer le smic, il pratique le droit de cuissage avant le sexisme, etc. ». Il aurait fallu pour cela qu’il ait plus développé sa raison, son imagination et son identité (facultés qui se développent à une vitesse folle en société, non ?).

                • Keldan
                  Keldan répond à M. de Wolmar
                  Now future & karpe diem
                  • Posté à 17h40 le 27/08/2009
                  • Internaute 5164
                    Now future & karpe diem

                  Désolé pour lui, mais c’est toi qui a jeté Rousseau dans l’arène, moi j’en fait qu’une victime collatéral : D
                  Tout ce que je connais de ce mec c’est la phrase « l’homme nait bon mais c’est la société qui le pourri » qui n’est qu’un condensat extrême de sa pensée.
                  Et aussi que c’est un pote à la Compagnie Créole : D

                  Mais bon j’ai pas besoin de lire ce qu’à écrit ce keum pour avoir mes propres idées, j’aime pas me réfugier derrière l’avis des autres vu que je suis jamais sûr de ce qu’ils pensent.
                  Mais merci d’avoir parlé de ce Hobbes, la prochaine fois que je veux briller en société, je dirais qu’il a les mêmes idées que moi ; D

                  Je suis d’accord pour dire qu’un humain qui a vécu sans aucun contact avec ses semblables sera ni bon ni mauvais, comme un animal, totalement amorale vu que la morale c’est quand même purement humain.
                  Et que si il me fout un pain dans la gueule, ça sera avec une raison basique et pas par sadisme et qu’il n’en tirera aucune fierté ni ne s’excusera.
                  Et s’il me pique un truc qui brille, ça sera pas du vol pour lui, juste qu’il le voulait. Sauf que si je lui pique son truc qui brille, il est certain qu’il va me mordre. Même s’il appelle pas ça du vol, il le pratique. Et s’il ne connait pas le terme de propriété, il connait bien la notion.

                  Et c’est bien la preuve qu’un primitif de chez primitif, genre australopithèque, est moins bien que homo sapiens.
                  Parce qu’en conceptualisant le vol et le meurtre, la propriété et le partage, il définit cela comme étant mal.
                  Eu début seul le meurtre était mal, maintenant c’est la guerre et la peine de mort qui le sont.
                  De même que le brave communiste primitif n’avait rien de communiste, il se contentait de prendre ce qu’il pouvait et ceux qui passait derrière n’était pas les sujet de son partage, mais juste des mecs chanceux.
                  De même qu’il ne partageait pas sa caverne par générosité mais par nécessité pour se défendre contre les fauves, ce qui est de la pure propriété (caverne à moi, pas au lion).

                  Et un beau jour un Cro Magnon plus costaud que les autres s’est aperçu qu’il est plus simple (firmware de l’ADN : tu ne dépenseras que le minimum d’énergie nécessaire à ta reproduction) de mettre un coup de massue à son prochain pour lui dire d’aller chasser plutôt que d’y aller lui même. Et pour être sûr qu’il revienne, il a gardé les femmes à la caverne.

        • mamane
          mamane répond à M. de Wolmar
          le futur c'était mieux avant
          • Posté à 16h12 le 27/08/2009
          • Internaute 44657
            le futur c'était mieux avant

          Effectivement la tache est titanesque !

          Mais en soit la notion propriété ne pose pas de problème, à mon humble avis. C’est plutôt la propriété des moyens de subsistance, de production qui est problématique. Cette possession donne a certaines personnes des pouvoir phénoménaux !

          Que le badeau possèdent des biens n’est en soit pas un pb. Mais qu’il possède ce que d’autres ont besoin pour vivre dignement ou vivre tout court, pose un sacré problème.

          Certes la disparition du système monaitaire ne signifie pas la fin des régimes de propriété des moyens de production, mais ce sera déjà ça de gagner.

          Il ne reste plus qu’a expliquer que l’argent n’a en soit aucun pouvoir, et que l’on vivrait mieux sans. Bref y a du boulot !

          • M. de Wolmar
            M. de Wolmar répond à mamane
            explorateur
            • Posté à 17h09 le 27/08/2009
            • Internaute 59614
              explorateur

            >>Mais en soit la notion propriété ne pose pas de problème, à mon humble avis.

            Et pourtant. Vous enlevez l’argent et vous revenez alors mécaniquement au troc (en considérant que nous avons toujours le même état de conscience), et très rapidement l’argent réapparaîtra. Vous enlevez l’idée même de propriété et là c’est une toute autre affaire.

            >>Que le badeau possèdent des biens n’est en soit pas un pb. Mais qu’il possède ce que d’autres ont besoin pour vivre dignement ou vivre tout court, pose un sacré problème.

            Et c’est tout le problème. Si je vendais tous mes biens, moi, simple « badeau », je suis persuadé qu’une famille d’Afrique pourrait survivre plus d’une année avec l’argent de la vente. En un sens, je possède ce que « d’autres ont besoin pour vivre dignement ou vivre tout court ».
            La clef du problème est dans le « je possède ».

      8 autres commentaires
  • axelrenoux
    axelrenoux
    &tudiant
    • Posté à 00h09 le 27/08/2009
    • Internaute 86883
      &tudiant

    Et vivement le jour où les transports en communs seront gratuit, ce sera plus écologique. Et surtout, les amendes SNCF/RATP cesseront d’être la seconde cause d’endettement dans le 93, après l’impossibilité de payer son loyer (chiffre dont je ne suis pas encore certain, j’essaie actuellement de faire les vérifications nécessaires).

    • obey-
      obey- répond à axelrenoux
       : -\
      • Posté à 00h11 le 27/08/2009
      • Internaute 66286
         : -\

      Verifie et verifie bien ceux qui ne payent pas dans le 93 aussi, tu serais etonne du nombre en constante augmentation comme dirait l’autre.

    • Yawn
      Yawn répond à axelrenoux
      amateur d'eau
      • Posté à 01h34 le 27/08/2009
      • Internaute 35717
        amateur d'eau

      En quoi les transports en commun seront-ils plus écologiques s’ils sont gratuits ?

      • Leclere gérald
        Leclere gérald répond à Yawn
        paysagiste
        • Posté à 06h47 le 27/08/2009
        • Internaute 9130
          paysagiste

        Transports gratuit : fini les tickets ou titres de transport, donc fini les distributeurs et tous les frais d’entretien.

      • Tyrian
        Tyrian répond à Yawn
        Informaticien
        • Posté à 08h22 le 27/08/2009
        • Internaute 61861
          Informaticien

        Les gens auraient plus tendances à les prendre plutôt que d’utiliser un véhicule privé je suppose (j’y crois moyen en fait ^^’).

      • Chabouline
        Chabouline répond à Yawn
        En fusion
        • Posté à 08h33 le 27/08/2009
        • Internaute 41624
          En fusion

        Certainement qu’axelrenoux pense que si les transports en communs sont gratuits, les gens laisseront leurs bagnoles au garage. Donc moins de traffic et moins de pollution !

      • Zeki
        Zeki répond à Yawn
        Curieux de tout
        • Posté à 10h06 le 27/08/2009
        • Internaute 64085
          Curieux de tout

        Parce que dans diverses grandes villes ils marchent avec un carburent alternatif (gaz, electricité etc) et que plus rarement des tramway complètent ce réseau.
        J’avais fait un calcul et la billeterie couvrait moins de 10% du budget transport en commun. Je l’ai proposé au responsable, et après de longs efforts de réflexion a gentiment refusé.
        L’excuse invoquée est que les habitants ne prendraient pas plus leur voiture à cause du phénomène d’espace privée (la voiture) opposée à l’espace publique.
        Vaste débat psycho-sociologique... qui ne m’a d’ailleurs pas surpris sur l’inventivité de l’esprit humain pour maintenir ses habitudes.

         
        • MakhnoX
          MakhnoX répond à Zeki
          Entré en rébellion
          • Posté à 11h41 le 27/08/2009
          • Internaute 86543
            Entré en rébellion

          Salut !

          Amusant que l’on parle de la gratuité des transports publics ici. J’ia mené une recherche à ce sujet l’année dernière (Master 1 Sciences politiques). J’ai utilisé la notion de gratuité des TP pour étudier comment une idée évolue dans l’espace public (je peux mettre mon mémoire à dispo si ça intéresse quelqu’un... Ce dont je doute : p). Je ne me suis donc pas focalisé sur la gratuité des TP en elle-même mais j’ai quand même beaucoup étudié cette question.

          Et ben il apparaît que ce n’est pas si évident que cela...

          « Aucun réseau [où la gratuité a été instaurée] ne dispose de données fiables sur l’origine des gains de fréquentation, notamment en terme de report modal depuis la voiture. La plupart estiment toutefois que la hausse de la fréquentation résulte surtout d’une augmentation de la mobilité de personnes qui prenaient déjà le bus. En second vient la substitution à la marche, voire à la voiture, pour de petits trajets (pour lesquels le coût du ticket était jugé dissuasif) »
          Citation issue d’un rapport au nom du PREDDIT (Programme de
          recherche et d’innovation dans les transports terrestres) p16, disponible à l’adresse : Lien

          Le rapport trouve certes des avantages et des réussites de la gratuité. Mais conclut sur l’idée qu’il vaut mieux instaurer des gratuités partielles (pour les bas revenus en général). Et surtout, surtout, moderniser encore et encore les réseaux...
          Car vous aurez beau avoir la gratuité pour tout le monde, si le réseau n’est pas suffisant en terme de fréquences, de lieux raccordés, de niveau de service (éviter les bus bondés...), les gens continueront à prendre leur voiture...

          Par ailleurs, la citation le laisse un peu entendre, la gratuité peut avoir quelques effets pervers. Exemple : je fais tous les jours 500 mètres à pied pour aller travailler. Je passe le long d’une ligne de bus. Ça n’est pas rentable pour moi de payer un ticket ou un abonnement juste pour une si courte distance. Le réseau devient gratuit ? Même pour les 500 mètres je prends le bus.
          Résultat ? Là où avant je me déplaçais à la force de mes muscles (ce qu’il y a de plus écologique...), maintenant je participe à une consommation énergétique. Oui le bus roulait déjà avant, que j’y monte ne change rien. Mais... cela provoque un comportement négatif en termes écologiques...

          Je ne suis pas contre la gratuité :) Bien au contraire. Je milite pour la fin de l’argent. Mais pour la politique de transports en commun, ce n’est pas un préalable. Il y a beaucoup de choses à faire avant de pouvoir mettre en place une telle mesure. Ne serait-ce qu’en terme de qualité du service, pour le rendre vraiment attractif... Et à l’inverse, en rendant la voiture (quand le réseau lui fait vraiment doublon) bien plus onéreuse...

          Plus le réseau sera performant, moins la voiture sera attractive, plus il sera utile de rendre les TP gratuits. Sinon, ça ne changera presque rien...

          Edit
          J’oubliais, au sujet des coûts de billeterie. Plus le réseau est grand, plus ces coûts sont une infime proportion du budget... Pour l’agglo nantaise, où je suis et pour laquelle j’ai rencontré le conseiller de la communauté urbaine en charge des transports, éliminer les machines, leur entretien, les billets et les contrôles est une toute toute petite économie par rapport aux millions d’euros que rapportent les billets... Sans compter que ce qui coûte le plus cher là-dedans ce sont les salaires des contrôleurs ... dont la plupart (au moins 75%, je n’ai plus les chiffres en tête) sont aussi conducteurs... Ils resteraient donc employés, malgré la suppression des contrôles...

        1 autres commentaires
    • Keldan
      Keldan répond à axelrenoux
      Now future & karpe diem
      • Posté à 14h42 le 27/08/2009
      • Internaute 5164
        Now future & karpe diem

      Plus écologique ? A part le gain infime en supprimant les billetteries automatiques, je vois pas trop comment.

      Si les gens qui ne prennent pas les transports, ça n’a rien à voir avec le pognon.
      Pour les transports urbains, c’est parce qu’ils aiment pas être dans la foule, ou devoir attendre, ou qu’ils ont peur des noirs (authentique !), donc ils prennent leur bagnole, ce qui leur revient bien plus cher !

      Et pour les transports longues distances (le train) c’est surtout parce qu’on ne peut pas aller partout avec, ou parce qu’il faut faire quatre changement et mettre trois fois plus de temps, même si parfois le train peut s’avérer plus cher que la voiture.
      En fait ce n’est pas le train qu’il faut rendre gratuit, mais la voiture de location à l’arrivée, parce que ça ça coute très cher.

  • obey-
    obey-
     : -\
    • Posté à 00h10 le 27/08/2009
    • Internaute 66286
       : -\

    Completement con ses soit disant conseils.

    Et s’il faut se fadder de la pub debile pour que ce soit gratuit ....pfff

    Free ! de Chris Anderson - éd. Pearson - 310p. - 22€. <– c’est pas gratuit son livre ? !

    • Stephane MOT
      Stephane MOT répond à obey-
      Author & Chief AtoZ Officer
      • Posté à 03h33 le 27/08/2009
      • Internaute 17943
        Author & Chief AtoZ Officer

      « free ! » est gratuit en telechargement, mais uniquement aux States. La « longue queue » que Pearson comprend le mieux, c’est la tres classique que l’on voit devant la caisse du libraire.

      Chris Anderson n’a rien invente, mais il excelle dans l’art de communiquer et diffuser des idees deja dans l’air. C’est plus un innovateur qu’un inventeur.

      • Avril
        Avril répond à Stephane MOT
        • Posté à 21h19 le 27/08/2009
        • Internaute 24503

        Salut Obey, salut Stéphane. Une petite remarque : aucun téléchargement est gratuit car il te faut un abonnement à un opérateur, un ordinateur, un support pour profiter de ton téléchargement (ex : un ipod), de l’électricité etc

        C’est peut être dans ces marges là aussi qu’Anderson monte sa théorie, non ?

        En ce qui concerne l’internet, le constat est actuellement flagrant ; Après avoir été aux fraises, ce sont les opérateurs qui ont repris les choses en main. Ce sont les loueurs de tuyaux les vrais nababs aujourd’hui.

        Autre exemple : World of Warcraft. Des galettes à 15 €, 30 pour les extensions récentes, un prix modique par mois... (11€ ?). C’est un peu le contre exemple du tout gratuit.

        qu’en pensez vous ?

  • Le Yéti
    Le Yéti
    yetiblog.org
    • Posté à 00h33 le 27/08/2009
    • Internaute 6095
      yetiblog.org

    Je sors d’une journée de séminaire dans la très grande entreprise qui m’emploie. La gratuité incontournable du numérique, c’est exactement la problématique qui leur ronge le sang. Je me marre. Vive le free !

  • A déménagé le 02-02-2012-2
    • Posté à 01h14 le 27/08/2009
    • Internaute 82025
      non connue

    L’abondance numérique provoque une baisse des prix, c’est évident.

    La gratuité à travers la bonne volonté (open-source, wikis, forums) est une jolie prise de conscience que l’Homme peut donner, et s’en trouver plutôt bien.

    La gratuité marketée (avec traquenard à l’arrivée) est vieille d’au moins 15 ans. Cafetière gratuite au magasin de canapés, échantillons, etc. Je n’ai pas l’impression d’une révolution...

    En revanche, tout comme le « poli », dans le sens figuré comme dans le sens propre, a laissé la place à la mode du « rugueux », je parierais plutôt pour un retour en force du payant, façon commerce équitable :
    Un marché important, constitué de gens riches, et qui payent comptant, quelle entreprise passerait à côté ?

    Genre : j’ai acheté un logiciel de retouche photo péruvien, entièrement réalisé par d’anciens cultivateurs de coca reconvertis, c’est trop cool, même s’il ne fait que les rotations d’image...

    (oui, bon, je n’aime pas le café Malongo, voila...)

    • WeWillWin
      • Posté à 09h09 le 27/08/2009
      • Internaute 74281
        Indécise

      « ...même s’il ne fait que les rotations d’image… »

      C’est comme certaines contributions, on se demande à quoi elles servent.

  • Kurt
    Kurt
    ––––
    • Posté à 01h23 le 27/08/2009
    • Internaute 31000
      ––––

    La théorie est intéressante, mais son auteur oublie une chose essentielle, le coût énergétique du numérique. On estime - à peu près, puisqu’apparemment quasiment personne n’est capable de fournir de chiffre fiable - que les services informatiques des grandes entreprises dépensent environ 25% de leur budget dans le paiement de l’énergie. Google, cité en exemple, étant sûrement l’un des plus grand consommateur privé d’énergie électrique. Comme le coût de l’énergie est amené à croître de plus en plus vite et que la consommation augmente également de manière exponentielle, on arrivera vite à une situation où le numérique gratuit deviendra impossible...

    Ce qui m’amène à proposer la loi suivante, que très modestement je nommerai la « loi de Kurt » ; -) :

    • Loi de « Kurt » : Le rapport du coût énergétique sur le coût total de production des créations numériques tant vers 1 avec le temps. En clair, plus le temps avance plus l’énergie devient l’élément le plus coûteux d’une production numérique.
      lim_(t → ∞) Ce/CT = 1 (Ce : coût énergétique, CT : coût total)

    Cela a pour conséquence directe que le coût d’une oeuvre numérique devient de plus en plus lié au coût de l’énergie. Et il n’a échappé à personne que ce coût a plutôt tendance à augmenter et que personne ne prévoit sa baisse...

    Si pour le moment les bénéfices tirés d’une distribution gratuite permettent de compenser les coûts et même de gagner de l’argent, la situation risque de ne pas durer encore très longtemps... Après tout, si les atomes ne sont pas gratuits, pourquoi les électrons et les photons devraient l’être ?

    • jmax
      jmax répond à Kurt
      • Posté à 08h22 le 27/08/2009
      • Internaute 3111

      la loi de Moore te fait doubler la puissance informatique tous les 18 mois et pour l’énergie consommée, c’est encore supérieur. On doit être à un doublement de la puissance informatique par watt consommé tous les ans. Pour les services informatiques, je te rassure, on est très loin des 25% et c’est à un tel point que c’est rarement mesuré et quand c’est mesuré, c’est très faible surtout avec les serveurs toujours plus puissants et moins consommateurs.
      Pour Google, on est dans une autre dimension avec le plus gros ordinateur du monde et de très loin et qui répond à des dizaines de milliards de requêtes chaque heure mais qui a l’intelligence d’installer ces centres serveurs à côté des sources d’énergie ce qui évite les pertes dues au transport.

    • Lictor
      Lictor répond à Kurt
      informaticien
      • Posté à 10h20 le 27/08/2009
      • Internaute 68450
        informaticien

      Tu prends un cas qui est une exception pour en faire une règle. Belle exemple de rigueur scientifique...

      La création de l’innovation chez Google représente très peu d’énergie. Cette innovation se fait dans la tête des salariés, devant leur écran, aux toilettes (c’est un lieu de création chez Google, rechercher un peu sur le net), pendant leurs pauses...
      C’est d’ailleurs ce qui a permis à l’informatique d’explosion via la création d’entreprises : le ticket d’entrée est très bas. Si tu veux te lancer dans l’industrie, tu vas avoir besoin d’investir des centaines de milliers d’euros dans des machines, tu vas devoir recruter des dizaines de salariés, dépenser une fortune en énergie. Dans l’informatique, la création est quasiment gratuite : quelques milliers d’euros pour t’équiper toi et quelques amis, ton appartement comme lieu de travail, et tu peux innover - et, avec de la chance, monter une vraie entreprise en quelques années.
      Le principal investissement reste le cerveau humain. Le coût énergétique pour faire tourner une dizaine de machine est négligeable.

      Chez Google, ce qui consomme, ce n’est pas l’innovation, c’est la fourniture de services. Et Google consomme beaucoup - pour une entreprise informatique. Mais si tu compares à des entreprises comme la SNCF ou Renault, pas si sûr que ça soit si impressionnant...
      De plus, contrairement à ces entreprises, Google chercher à réduire ses dépenses (donc ses coûts) énergétiques : installation de panneaux solaires, réduction de la consommation (on voit la tendance actuelle : CPU Atom, retour des disques 5400rpm, virtualisation, alimentation à très hauts rendements énergétiques...). Un serveur de 2009 chose considérablement moins qu’un serveur de 2000. Globalement, on peut imaginer, qu’à terme, une entreprise comme Google puisse tendre à l’auto-suffisance énergétique. Une entreprise comme la SNCF ou Renault, je demande à voir...

    • Keldan
      Keldan répond à Kurt
      Now future & karpe diem
      • Posté à 14h51 le 27/08/2009
      • Internaute 5164
        Now future & karpe diem

      On s’imagine que l’électricité est consommée par les ordinateurs, mais en réalité elle l’est aussi par le refroidissement, et plus le temps passe, plus cela consomme, et cela dépassera même dans peu de temps la consommation des machines.
      Surtout que plus ça va et plus les processeurs sont rentables, consommant moins à performance égale.

      C’est pour cela que des gens planchent très sérieusement pour installer des centres de calcul dans des endroits naturellement refroidis : dans le Grand Nord (Canada ou Russie), voire au Groenland (mais c’est peut être pas génial pour les pingouins...), en altitude bien ventée, sous l’eau voire carrément dans l’espace (et ce n’est même pas de la SF, l’ISS va bientôt embarquer un super calculateur qui profitera du froid spatial)

  • moebe
    moebe
    regarde les info en mangeant (...)
    • Posté à 01h43 le 27/08/2009
    • Internaute 86655
      regarde les info en mangeant (...)

    Une économie basée sur le « Free » véritable est une utopie et n’existera jamais, ou alors il faudrait éliminer de la nature humaine l’égoïsme, la valeur de propriétés, la fainéantise et j’en passe . Tout ces petits défaut qui font de nous des animaux un peu plus douer que les autres, bref nous serions autre chose que des humains (il suffit de voir ce qu’a donner les dérives du communisme, une idéologie basé sur le partage des richesses)

    La manne financière des faux ’Free » a était très comprise par des organismes comme ... la presse. La multiplication des titres gratuit montre que le modèle marche très bien pour l’investisseur qui s’y retrouve.
    Le client lui peut se poser de sérieuses question sur l’indépendance des journalistes par rapport aux sociétés qui payent les pubs dans le journal (et soutient à 100 % le journal au contraire des publications payantes) ; la qualité et la diversité des article.

    Rue89 est un autre modèle du « Free » avec une contribution financière au volontariat, ses petits panel de pub, ses liens vers d’autre sites partenaires. un petit mix du modèle « Free » et de l’abonnement (voila d’ailleurs un bon sujet d’article, parlez nous de votre modèle économique).

    Pour ma part je n’aurai pas confiance dans ce modéle du totalement gratuit (je suis peut etre un vieux con de la vielle génération).
    Je préfère pour ma part le modèle du : Je paye le produit est à moi.
    Heureusement pour moi, notre vielle France est bien ancré dans ses habitudes (20 Euros le lvre qui parle du modèle gratuit MOUARF !).

    P.S je reconnait quand même des belles réussite dans le modéle du gratuit (Linux et wiki entre autre, même si les dérives sont apparente -voir l’article tout récent publié il y a peu de temps-).

    • Francesco1976
      Francesco1976 répond à moebe
      • Posté à 16h18 le 27/08/2009
      • Internaute 25428

      Petite précision en ce qui concerne la presse :

      Ce n’est pas parce que on met quelque euros dans l’achat d’un magazine que celui-ci n’est pas dépendant des annonceurs ! ce sont bien eux qui finance la presse...et qui lui font de jolie cadeaux (journaliers pour certains) pour être tranquille sur la partialité de la critique...

      De plus compte tenu que le marché de la pub s’est considérablement étendu grâce à internet, les budget sont redistribués, voir compté pour les « anciens » média donc la pression sur les rédacteurs en chefs et l’auto-censure des journaliste n’a jamais été aussi forte.

      Si vous souhaitez Lire de l’indépendant peut être que la revue XXI (vu le prix) l’est encore...

      Sur ce, Bonne lecture ! ; o)

  • empecheur.de.gouverner.en.rond
    • Posté à 01h42 le 27/08/2009
    • Internaute 82946
      Pharaon

    N’est-ce pas ce que fait Rue 89 ? !

    Proposer l’accès aux articles et aux blogs gratuitement et se financer grâce aux pubs, aux plaques, au mur, à la boutique ...

    L’accès gratuit aux produits culturels et à l’information est une bonne chose car elle permet au plus grand nombre de s’instruire, de s’ouvrir à d’autres horizons et donc d’acquérir un esprit critique. Cette même capacité qui leur permettra de comprendre le monde qui les entoure, notamment celui de la politique et des médias, monde que le citoyen lambda a bien du mal à analyser avec du recul.

    Néanmoins le fait que des multinationales utilisent cette technique de la gratuité (ou presque) pour atteindre les couches les plus pauvres de la population est contestable. Le risque est de voir se développer un capitalisme du pauvre. En proposant des produits au prix abordables (Bottom of Pyramids) les plus démunis pourront enfin consommer, leur situation ne s’améliorera pas pour autant mais les bénéfices des multinationales grimperont, perpétuant l’adage ’le malheur des uns fait le bonheur des autres’.

    • moebe
      moebe répond à empecheur.de.gouverner.en.rond
      regarde les info en mangeant (...)
      • Posté à 02h12 le 27/08/2009
      • Internaute 86655
        regarde les info en mangeant (...)

      Et bien non Rue89 (bien que totalement gratuit) n’est pas gratuit, je m’explique :

      Vous payez les moyens de diffusions : Électricité, Ordinateurs, Télécoms.
      Vous payez via vos impôts, des aides qui sont reversés entre autre à ce site dans le cadre d’aide à la presse (je m’avance peut être sur ce point désolé).

      L’auteur parle d’un modèle économique qui n’a de « Free » que le titre.

      Allez un autre exemple : RyanAir, un modèle qui propose des places au plus bas prix.

      Vous voulez avoir des bagages : Frais supplémentaire.
      Vous voulez mangez et boire dans l’avion : Frais supplémentaire.
      Vous voulez achetez un billet d’avion, attention n’oubliez pas de rajouter l’assurance qui n’est pas dans le prix du billet : frais supplémentaire.

      Et je ne parlerai pas (ce qui me fait froid dans le dos) des économies effectué sur l’entretien des avions.
      Ou sur Le kérosène embarqué qui est bien moindre que ce que la loi oblige ==> moins de kérosène = un avion moins lourd = moins de kérosène brulé. En cas de pépin dans le vol vous êtes mal par contre si pour une raison ou une autre vous devez rester en vol plus longtemps que prévu.

      Ne parlons pas non plus des contrat basé sur législation Irlandaise (qui est assez salé), des pilotes avec des formations non payé par RyanAir, des conditions de travail assez particulière (et vous en tant que passagers êtes impacté indirectement).

      Le « Free » se paye parfois très très cher, tout n’est pas à jeter mais il convient d’être vigilant dans son application.

      Petit Edit concernant ta remarque sur l’accessibilité du « Free » à une population qui à des difficultés financière.
      Une presse basé sur le modèle du « Free » (je parle des journaux papier gratuits) est susceptible d’être beaucoup plus influencé par des puissances mercantiles que la presse dite traditionnelle (inutile de me rappeler l’état de la presse Française payante j’en suis conscient), au final cette population se verra accéder à une information manipulé ==> on appelle la presse le quatrième pouvoir, puisque elle à le potentiel de manipulé et influencé son lecteur, imagine les dégâts d’une tel économie dans notre démocratie.

      • empecheur.de.gouverner.en.rond
        • Posté à 02h28 le 27/08/2009
        • Internaute 82946
          Pharaon

        Concernant la presse ’free’ dite indépendante et de sa grande sœur la presse payante, elles sont toutes deux possiblement influencées par leurs sources de revenu.

        Dans le cas des médias indépendants, cette dépendance est réduite car le financement du média est divisée entre plusieurs sources de revenu qui n’auront pas le même poids qu’un groupe qui possède de nombreux médias (dois-je le citer ? !).

        Vous dîtes :
        « Vous payez les moyens de diffusions : Électricité, Ordinateurs, Télécoms.
        Vous payez via vos impôts, des aides qui sont reversés entre autre à ce site dans le cadre d’aide à la presse (je m’avance peut être sur ce point désolé). »

        Il semble peu probable qu’EDF ou Apple influence le contenu et l’orientation d’un média (sauf si c’est un partenaire principal de celui ci).

      • Atalante
        Atalante répond à moebe
        Illusionnée
        • Posté à 10h30 le 27/08/2009
        • Internaute 24533
          Illusionnée

        Concernant Ryanair (non je ne fais pas partie de leur service marketing, juste de leur clients réguliers ! : D ) :

        Pour les bagages, vous avez raison mais c´est récent, il y a un an vous pouviez encore embarquer 15kg en soute sans frais supplémentaires.

        Pour manger et boire : quand vous prenez le train ou le taxi, on vous sert un poulet/frites gratuitement ? ! On paie sa bouffe partout, pourquoi pas dans un avion, surtout que les vols ryanair durent rarement plus d´une heure et demie donc vous ne mourez quand même pas de faim sous l´oeil impitoyable des hôtesses !
        Quant aux « collations » d´air france ou lufthansa, hum, un petit pain garni d´une tranche de fromage et un demi verre de coca, c´est pas byzance non plus, pour un billet généralement plus cher.

        L´assurance : vous la payez en plus sur toutes les compagnies dès que vous voyagez en classe éco (j´ai réservé hier sur air france, ca n´a pas loupé)

        L´entretien des avions : Ryanair dispose d´une des flottes les plus récentes et les plus entretenues d´europe, de facon à pouvoir faire redécoller ses avions plus souvent et plus rapidement que les autres et faire ainsi plus de voyages avec un appareil.

        Enfin sur le kérozène, juste une impression personelle : j´ai eu une fois un problème à l´attérissage avec ryanair en allemagne, à cause du verglas l´avion ne pouvait pas se poser et a remis les gazs quatre fois de suite, nous sommes donc restés 30 mn suplémentaires en l´air.

        Donc bon, ryanair, c´est pas super confortable, on doit acheter son sandwich et supporter les pubs pendant le vol, les toilettes seront peut être bientôt payantes ou alors on voyagera debout, mais n´empèche, Hambourg-Londres aller-retour = 11 euros en se débrouillant bien. A ce prix là, ca vaut le coup d´acheter son casse croute dans l´avion.

      • François Krug
        François Krug répond à moebe
        Journaliste Rue89
        • Posté à 13h08 le 27/08/2009
          rédacteur
        • Journaliste 52034
          Journaliste

        Oui, un site comme Rue89 est un bon exemple de la gratuité vue par Chris Anderson. Une petite précision quand même : nous ne bénéficions pas des aides à la presse... Mais comme vous le notez, nous finançons notre gratuité par la pub, puis par des services ou des produits payants (le mur, les plaques des lecteurs, les T-shirts).

        Je voudrais revenir sur un autre exemple, la presse gratuite. Je dois faire un aveu (j’implore d’avance votre indulgence et votre pardon) : j’ai travaillé pour un quotidien gratuit, 20 Minutes, pendant près de deux ans.

        Croyez-moi ou non, pendant toute cette période, je n’ai jamais subi la moindre pression de ma hiérarchie pour faire plaisir à un annonceur (en plus, je m’occupais de l’économie, la rubrique où on est le plus susceptible de parler des problèmes des annonceurs du journal...).

        Je ne sais pas si c’est le cas dans toute la presse gratuite, je ne veux pas généraliser, mais en me basant sur mon expérience, je pense qu’on tire toujours des conclusions un peu trop faciles et rapides sur ces journaux. Evidemment, ils n’ont pas le même concept que Libération ou Le Canard enchaîné, c’est de l’info rapide, mais être gratuit n’en fait pas forcément des torchons (même si c’est le cas pour certains, mais je ne citerai pas de noms...). N’oubliez pas non plus que la pub représente aussi l’essentiel du financement des journaux payants (grosso modo, un rapport de 70% pour la pub, 30% pour les ventes et abonnements).

         
        • moebe
          moebe répond à François Krug
          regarde les info en mangeant (...)
          • Posté à 17h52 le 27/08/2009
          • Internaute 86655
            regarde les info en mangeant (...)

          Ha mais tout à fait M.KRUG (et soyez fier d’avoir travailler à 20 Min tudieu), je n’ai pas dit que la presse gratuite était à la solde des annonceurs mais je pense qu’elle est susceptible d’être beaucoup plus influençable q’une presse payante qui avec le petit matelas financier que représente les abonnements/vente peut se permettre de se séparer d’un annonceur si celui-ci fait pression.

          Évidemment la presse payante est loin, tréés loin d’être ce modèle de déontologie (surtout quand le patron est aussi un annonceur).

          Petite précision, sur l’accessibilité qu’offre le modèle « free » et dont Rue89 est un excellent représentant.

          Monsieur A achète : Marianne (2,50 euros) + Capital (2.6) + L’express (3.5). Investissement mensuel : 34.4 Euros.

          Monsieur B ne lit que la presse papier gratuite : Zéro dépense.

          Monsieur C ne se sert que du Web pour s’informer : Abonnement Orange (40 euros) + location Livebox (3 euro) + électricité (70 euros) + investissement initial du PC. 113 Euros pour aller sur internet et surfer sur des sites gratuit.

          Bien évidement mon raisonnement est biaisé (je serais très étonnés que les réguliers de Rue89 ne soit abonné à internet rien que pour visiter ce site), mais lire Rue89 n’est certainement pas le média le plus accessible financièrement dans cette optique.
          La société Francaise propose heureusement des alternatives comme les bibliothèque et médiathèque qui contre une participation plus que symbolique offre au citoyen (même et surtout à ceux qui sont le plus en difficulté) la gratuité dans l’accès au savoir et à l’information.

          Rue89 est un modèle « free » dans un économie payante, au final ... il n’est pas gratuit.

        1 autres commentaires
  • Crainquebille
    • Posté à 02h12 le 27/08/2009
    • Internaute 64055

    Contrairement à ce que dit la première phrase de la présentation de ces extraits, l’auteur n’a visiblement pas pour idée de « tout proposer gratuitement », mais de vendre du gratuit, de faire de l’argent avec de la gratuité, laquelle est toute relative puisqu’il s’agit de vendre après avoir fournit un bien gratuitement, ce qui n’est donc pas ... gratuit ! C’est limite une nouvelle manière d’arnaquer les gens et cela fleure bon l’ultra-libéralisme qui recycle encore une idéologie ; ça me paraît donc dans la logique du marché et pas vraiment idéaliste ni visionnaire.

    • christobal0094
      christobal0094 répond à Crainquebille
      citoyen du monde
      • Posté à 05h32 le 27/08/2009
      • Internaute 77671
        citoyen du monde

      un bon exemple :

      les imprimantes bradees et les cartouches d’encre hors de prix.

      Savez-vous que les tonnerres lazer Daewoo achetes en France ( moins chers) ne sont pas compatibles pour les imprimantes Daewoo achetees en Asie ?

    • jmax
      jmax répond à Crainquebille
      • Posté à 08h26 le 27/08/2009
      • Internaute 3111

      c’est typique le modèle de l’Open SOurce qui est très loin d’un modèle ultra-libéral !
      on va te vendre du service autour d’un produit gratuit.
      En informatique, c’est Linux qui est gratuit mais que tyu peux payer si tu veux de l’aide. C’est Firefox, le meilleur navigateur mais auquel Google refile une dîme pour chaque recherche faite par Firefox avec Google

      • Lictor
        Lictor répond à jmax
        informaticien
        • Posté à 10h27 le 27/08/2009
        • Internaute 68450
          informaticien

        Tout à fait. D’ailleurs, si l’Open Source ne rapportait vraiment rien, on aurait pas des entreprises comme IBM, Novell, Microsoft ou Adobe qui y investiraient autant d’argent... Ces entreprises ne sont pas des philanthropes.
        D’ailleurs, une étude Australienne a récemment montré que les salaires autour de l’Open Source sont supérieurs aux salaires autour du propriétaire.

        D’ailleurs, il faudrait couper court à la mode lancée par Sarkozy de vouloir voir de la morale partout. On ne moralise pas plus les entreprises que les cyclones. La morale, elle se met dans la loi, qui va imposer des limites à ces entreprises. Point.
        Une entreprise n’a qu’un seul objectif : faire du profit. C’est son devoir, parce que c’est ce qui assure un revenu à ses employés, à ses fournisseurs et à la nation via l’impôt. Même dans le cas du commerce équitable : du commerce équitable qui ne ferait pas de profit ne pourrait pas être équitable étant donné qu’il ne pourrait pas payer ses fournisseurs. Même dans le cas de l’Open Source : faire du profit, c’est ce qui permet au projet de perdurer et qui permet à ses membres de travailler dessus.
        Le seul point morale, c’est de savoir comment on fait ce profit et comment on le redistribue.

        Le « gratuit » n’est qu’une autre façon de faire du profit. Elle est très efficace : ça rapporte. Autrement, ça ne serait pas viable.
        Elle est également plutôt morale : entre le modèle économique Rolex et le modèle économique Wired, le second permet au moins l’accès au plus grand nombre.

  • nemo3637
    nemo3637
    Déchoukeur
    • Posté à 02h28 le 27/08/2009
    • Internaute 44521
      Déchoukeur

    « Free ! » : pourquoi l’économie de demain sera gratuite »

    Il y a une ombre faite de vérité qui se glisse derrière ces billevesées : la faillite généralisée des principaux états dans les mois à venir et l’impossibilité de retirer le moindre sou de son compte en banque. A partir de là, si ce n’est pas la gratuité, ce sera au moins le troc. On en reparlera dans quelques temps.

    • WeWillWin
      WeWillWin répond à nemo3637
      Indécise
      • Posté à 09h15 le 27/08/2009
      • Internaute 74281
        Indécise

      Qu’est ce qui te fait annoncer un scenario aussi catastrophique ?

  • Gastlag
    Gastlag
    flâneur | identi.ca/gastlag
    • Posté à 02h46 le 27/08/2009
    • Internaute 8274
      flâneur | identi.ca/gastlag

    « Une gratuité complète (grâce à la pub notamment), ou partielle voire factice (en faisant payer des services complémentaires, par exemple). »

    La pub est une « gratuité factice » puisque nous la payons tous en achetant les produits vantés. Je dirais même que c’est un système redistributif, comme un impôt, mais privé et réparti selon les critères d’agents privés dont le pouvoir dépend de leur richesse. Il y a toute les chances pour que ça soit injustement et inégalement répartie.

    Je pense qu’un bon système est le système de prix libre avec prix indicatif, où le consommateur paye ce qu’il veut/peut tout en étant sensibilisé aux besoins du vendeur.

    • toratora
      toratora répond à Gastlag
      • Posté à 09h39 le 27/08/2009
      • Internaute 6249

      Tout à fait d’accord avec vous.

      La pub coute environ (et en moyenne) 1200€ par an par foyer. On est qd meme très loin de la gratuité...

    • Lictor
      Lictor répond à Gastlag
      informaticien
      • Posté à 10h36 le 27/08/2009
      • Internaute 68450
        informaticien

      Oui, c’est aussi défendu par Chris Anderson. C’est un modèle déjà utilisé, par des gens comme Radiohead ou Trent Reznor par exemple - et Chris Anderson et Trent Reznor se connaissent et s’apprécient.

      Il faut aussi considérer l’inverse de ta proposition : le gratuit est une forme (gratuite !) de publicité. C’est la motivation derrière la démarche de Trent Reznor par exemple : en fournissant du contenu de haute qualité gratuitement, il fait également de la publicité pour son contenu payant (concerts, albums collectors...). De même, certaines chaines américaines qui proposent leurs programmes en streaming gratuits font de la publicité qui au final leur attirent de nouveaux abonnés.

      On peut également considérer l’alternative à mi-chemin : le forfait. Que ça soit pour le transport (carte orange), pour le cinéma (Le Pass), pour la musique (licence globale un jour ou l’autre) ou certains services publics (sécurité sociale avec Sarkozy, impôts...), le forfait est une forme de « gratuité payante ». C’est à dire qu’on y a séparer l’acte de payer le droit d’accès de l’acte de consommer : une fois payé le forfait, l’acte de consommer, lui, est gratuit.
      Et les études montrent que ce modèle économique change en profondeur les comportements. Par exemple, sur Le Pass, Mk2 a pu montrer que les titulaires du forfait étaient beaucoup plus éclectiques que les spectateurs restés sous l’ancien système économique. En effet, une fois qu’on a séparé le paiement de la consommation, la consommation ne se fait plus dans un esprit de rentabilisation (j’ai payé ma place 9€, il vaut mieux que le film me plaise), mais dans un esprit de découverte (c’est « gratuit », je vais tenter ce petit film pour voir).

  • REMARQUEUR -Compte bloque-
    • Posté à 04h16 le 27/08/2009
    • Internaute 78816
      freelance

    PAthétique.
    La caste suiveuse journalistique arrive avec 2 ans de retard -comme d’habitude- pour faire la basse promo d’un anglo-saxon nous vendant de la salade commerciale pour de l’info économique de premier ordre :

    Un français avait déjà écrit un bouquin :
    L’Age de Peer - Quand le choix du gratuit rapporte gros.

    Lien
    extraits à écouter GRATUITS ! ! ! ! ! !

    Personne n’en a parlé lors du débat sur HADOPI...Personne l’a vu sur un plateau TV de grande écoute...
    Que font les VRAIS journalistes ?
    Ce pays est MALADE ! ! ! La caste de pourris qui le dirige est coupé de la réalité !
    Le népotisme y est roi :
    Définition : c’est une question de position ou de poste obtenus grâce à l’action des parents et non par le mérite personnel (idée de places réservées).

    « Toute classe dirigeante risque de s’emmurer dans ses certitudes et de bloquer l’ascension légitime d’individus doués, mais mal “nés”.

  • Xa_chan
    Xa_chan
    (nippon ni mauvais)
    • Posté à 04h35 le 27/08/2009
    • Internaute 23695
      (nippon ni mauvais)

    Ce « Free“-là, c’est du gratuit pour gogos. Pour ceux qui croient que ‘demain, on rase gratis’.

    Les premiers à l’avoir compris et à l’avoir mis en place, ce sont les éditeurs de jeux vidéo en ligne, les fameux MMORPG. Il y a deux modèles économiques : l’abonnement et le ‘F2P’, le free to play, donc sans abonnement.

    Mais le F2P a un corollaire : le jeu regorge de boutiques où on peut acheter contre vraies espèces sonnantes et trébuchantes des items ‘cosmétiques’ ou améliorant vraiment le personnage qu’on joue et ses capacités.

    Le but de l’éditeur du jeu est alors de créer le manque donc l’achat chez le joueur, par différents moyens. Généralement ça tourne autour de l’idée subtilement distillée qu’avec un personnage ‘de base’ sans objets payants, on n’arrivera à rien dans le jeu, à part au début où de toutes façons c’est suffisamment facile pour que le joueur reste accroché. Après, pour être compétitif, faut payer. Et certains ont trouvé la palme, avec la vente d’objets en jeu ayant une durée d’utilisation limitée !

    Ce système, le micropaiement, est en plein développement et semble une solution d’avenir pour ce secteur économique : le joueur préfère en effet avoir l’impression de pouvoir payer quand il le veut plutôt que d’être lié par un abonnement mensuel.

    Bref, le ‘tout gratuit’ n’est qu’un nouveau miroir aux alouettes. Il y a toujours quelqu’un qui paie au bout du compte et généralement, c’est quand même vous ! !

    • Lictor
      Lictor répond à Xa_chan
      informaticien
      • Posté à 10h42 le 27/08/2009
      • Internaute 68450
        informaticien

      Ben oui, évidemment que le 100% gratuit ne peut pas exister. Tu serais prêt à bosser gratuitement pour ton patron toi ? Moi pas. Et c’est vrai pour la plupart des gens. Même dans l’Open Source (qui n’implique pas la gratuité, précisons au passage).

      Par contre, il y a pas mal de gens, dont moi, qui souhaitent un déplacement du mode de consommation vers un paiement indirect (ce qu’on appelle la « gratuité »). Par exemple, je préfère aller voir du théâtre public (donc, payé en parti ou en totalité indirectement) que du théâtre privé (payé directement). Je préfère avoir des transports publics (forfait + indirect) qu’une voiture (direct). Je préfère avoir une licence globale qu’aller à la Fnac. Je préfère utiliser de l’Open Source et du gratuit dans mes projets (indirect) que du propriétaire.

      Effectivement, au final, on paye. Mais on ne paye pas pareil et on ne consomme pas pareil. Tout l’enjeu tient là.

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