Somalie : l'espion qui s'est libéré n'a pas tué ses ravisseurs
L’un des deux espions français pris en otage le 14 juillet dernier en Somalie a réussi à fausser compagnie à ses ravisseurs dans la nuit de mardi à mercredi. Il est actuellement sous la protection de la mission de l’Union africaine en Somalie (Amisom), après avoir été récupéré, à Mogadiscio, par des forces du gouvernement fédéral de transition.
Une source de l’entourage du président Sharif Cheikh Ahmed a confié à l’AFP :
« Je l’ai vu ce matin [mercredi, ndlr] à la présidence. Il avait l’air fatigué, mais il était en bonne santé. »
Contrairement aux rumeurs qui ont couru mercredi matin, l’homme ne s’est pas évadé en tuant trois de ses ravisseurs, mais leur a faussé compagnie discrètement, comme l’a affirmé à Rue89 une source proche des services de renseignement français.
Deux membres de la DGSE en mission
Ce membre de la direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) était entre les mains d’un groupe de la faction du Hizbul Islam, tandis que son collègue est toujours retenu par un groupe de la milice Al Chabaab.
Tous les deux avaient été capturés le 14 juillet dans leur hôtel de la capitale somalienne, par un groupe lourdement armé. Ils étaient présents en Somalie dans le cadre d’une mission préparatoire à un programme d’assistance militaire aux forces gouvernementales.
Une polémique avait émaillé leur enlèvement, certains témoignages -dont celui du directeur de l’hôtel Sahafi- indiquant qu’ils s’étaient présentés à leur interlocuteur comme « journalistes ». Un point qui a constamment été démenti par les autorités françaises.
Ils seront jugés « selon la charia »
Pour l’instant, le gouvernement français se refuse à indiquer quand et comment l’espion sera exfiltré du pays. Les services français ne sont pas plus bavards sur le profil de ces émissaires, ni sur la mission qui leur avait été confiée.
Une prudence fort logique, dans la mesure où le second otage est toujours aux mains de ses ravisseurs. La DGSE poursuit son travail de négociation avec les preneurs d’otage. Fin juillet, ces milices islamistes avaient indiqué que les deux hommes seraient jugé « selon la charia », la loi islamique.
Espions, journalistes ou humanitaires : les otages sont devenus habituels en Somalie, en particulier au large des côtes où les pirates n’hésitent plus à s’attaquer à de gros navires. Sans compter les rares plaisanciers qui osent s’aventurer le long des eaux de la Corne africaine. L’affaire du Tanit -voilier français arraisonné par des pirates au printemps- s’était soldée par la mort de son skipper, tué par une balle des commandos français venus libérer l’équipage.
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Gabriel Nadeau-Dubois, talentueux porte-parole des étudiants québécois 








Djeun's
Djeun's
Vos prejuges aussi sont pitoyables...
Ces gars ont ete enleves par un groupe, qui les a ensuite echange/vendu a 2 autres groupes, et c’est avec ces deux derniers groupes que l’on negociait leur liberation...
Ca a ete explique en detail il y a un mois et vous avez deja oublie... bravo !
Et ils ne sont pas si nuls que ca si personne ne sait quelle etait leur premiere mission...
Et en quoi etes vous mieux place que tout le monde pour commenter la realite des faits ? vous y etiez ? il est fort probable qu’on ne sache jamais vraiment comment ce gars s’est echappe... Au lieu de cracher sur ce type, vous devriez plutot le feliciter, vous n’aurez pas a payer sa liberation avec vos impots !




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