A débattre 25/08/2009 à 10h05

La fin du bonheur ? La France a connu un « pic » en 2001

Pierre Haski | Cofondateur Rue89

C’est souvent comme ça dans la vie, on sait qu’on a vécu le plus beau moment de sa vie après coup. C’est ce que suggère une étude à propos de la France : elle aurait connu son pic historique de « bonheur intérieur brut » en 2001. Depuis, ce n’est plus ça.

L’étude est due au Centre d’étude des niveaux de vie (CENV), think tank canadien, et au magazine L’Expansion qui la publie cette semaine. Le « bonheur intérieur brut » (BIB), qui tente d’offrir une grille de lecture différente du seul Produit intérieur brut (PIB) basé sur des données uniquement comptables, inclut d’autres facteurs : la consommation moyenne (20% de l’indice), l’égalité sociale (40%), la sécurité économique (30%), le capital humain (10%). Chaque élément est lui-même fondé sur différentes statistiques et le tout est ensuite corrigé par les baromètres de la confiance des ménages publiés par l’Insee et la Sofres.

L’idée est à la mode. Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) publie chaque année depuis plus d’une décennie l’ « Indice du développement humain » (IDH), qui ajoute des données comme le niveau d’éducation, l’égalité hommes-femmes, ou la qualité de l’environnement pour corriger le classement des Etats par rapport à leur PIB. Ainsi, selon l’IDH de 2006, dernier publié, la France subit un brutal déclassement selon cette grille de lecture : elle n’est que onzième nation au monde, alors qu’elle revendique le rang de cinquième puissance mondiale selon les critères économiques classiques.

L’idée est inspirée des travaux de l’économiste et philosophe d’origine indienne Amartya Sen, prix Nobel d’économie en 1998, auteur de travaux sur le développement humain. Nicolas Sarkozy s’est lui aussi engouffré dans cette voie, en commandant l’an dernier à Amartya Sen et à un autre prix Nobel d’économie, l’Américain Joseph Stiglitz, une étude sur cette question, qui devrait aboutir prochainement à la remise d’un rapport.

Le bonheur est-il une notion scientifique ?

Le concept est donc fort sérieux et pertinent : mais est-ce vraiment sérieux d’aller plus loin et de suggérer, comme le font le CENV et L’Expansion, une notion scientifique de « bonheur » collectif ? On pénètre là sur un terrain philosophique abstrait sur lequel les données chiffrées ne sont pas nécessairement pertinentes.

Ainsi, le magazine explique que 2001 reste un pic de bonheur car le chômage était repassé sous la barre des deux millions de personnes (il est revenu cette année au-dessus des 2,5 millions de demandeurs d’emploi), le krach d’Internet ne se faisait pas encore sentir, et les RTT battaient leur plein... Les Français avaient-ils alors le sentiment d’être au summum du bonheur national ? Sûrement pas, même si le retour d’une sécurité économique due à la baisse tendencielle du chômage joue un grand rôle dans le moral de la nation.

C’est l’usage du mot « bonheur » qui pose problème et transforme cet indice en gadget médiatique. Le mot n’est-il pas plus adapté, par exemple, à un grand moment de joie collective comme la victoire de la France à la coupe du monde de football de 1998, lorsqu’un million de personnes célébraient sur les Champs-Elysées la France « black-blanc-beur » de Zidane et de son équipe ? Un bonheur qui n’avait pas grand rapport avec la réalité économique ou sociale du pays...

Celui qui trouvera réconfort et satisfaction dans cette étude, c’est évidemment Lionel Jospin, qui était premier ministre de cohabitation en 2001 et qui devait chûter l’année suivante à l’élection présidentielle : il aura dirigé les affaires de la France à son dernier moment heureux ! Et de se demander pour l’éternité si la France aurait connu un « bonheur » prolongé s’il avait été élu l’année suivante...

Question subsidiaire sous forme de sujet pour le bac : le fait de savoir que nous sommes entrés dans un déclin du bonheur collectif ne va-t-il pas nous gâcher le bonheur individuel auquel nous pouvons encore aspirer quel que soit le contexte ? Car, comme disait André Gide, « rien n’empêche le bonheur comme le souvenir du bonheur »...

Quelques pistes de réflexion avec « le Bonheur » de Varda (Voir la bande-annonce)

Ou avec Cali et « C’est quand le bonheur ? » (Voir la vidéo)

Ou encore avec Berry selon qui « le bonheur, il n’existe pas »... (Voir la vidéo)

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  • ALLAIN JULES C@MMUNICATION
    • Posté à 11h12 le 25/08/2009
    • Internaute 18202

    Eh oui,

    La fin des rêves. putain 8 ans que ça dure la galère !

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    • pablico
      pablico répond à ALLAIN JULES C@MMUNICATION
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 12h04 le 25/08/2009
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      cette nouvelle mesure est pas mal.
      .
      c’est mettre un peu de sentiment humain, et du ressenti dans le PIB... cela nous parle d’autant mieux.

  • Neophyte
    Neophyte
    Godelureau Hédoniste
    • Posté à 10h28 le 25/08/2009
    • Internaute 73922
      Godelureau Hédoniste

    Le bonheur c’est avant tout être bien (dixit F.Sagnan), et je vois mal comment on pourrait vraiment le calculer.

    Le Boutant a beaucoup fait parler de lui, car c’est le seul pays où l’IBN (Indice de bonheur National) est privilégié aux dépens du PIB, il me sembel (à confirmer ?).

    • tartampion
      tartampion répond à Neophyte
      citoyen lambda
      • Posté à 10h38 le 25/08/2009
      • Internaute 54062
        citoyen lambda

      Tout à fait d’accord avec votre définition du bonheur,impossible à quantifier,je rajouterai même que c’est une donnée personnelle,individuelle,qui ne peut être collective,en effet tous le monde n’a pas les mêmes attentes les mêmes aspirations dans la vie.
      En effet le royaume du bhoutan a inventé un indice : le bonheur national brut
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      Mais je le prendrais avec beaucoup de prudences

      • Yannick Bourquin
        Yannick Bourquin répond à tartampion
        Que disent les économistes ?
        • Posté à 11h45 le 25/08/2009
        • Internaute 83093
          Que disent les économistes ?

        Plus précisément, le bonheur est impossible à quantifier avec exactitude. Néanmoins, il est possible de trouver des indicateurs qui sont corrélés au bonheur et qui permettent de mener des études statistiques très intéressantes.

        Notamment, on peut penser que le « bonheur subjectif » (ce que les gens répondent quand on leur demande s’ils sont heureux sur une échelle de 1 à 10), la consommation et les risques individuels (espérance de vie, risque de chômage...) sont corrélés au bonheur même s’ils ne permettent pas de le mesurer avec précision.

    • Laurien
      Laurien répond à Neophyte
      ...des villes et des champs
      • Posté à 12h21 le 25/08/2009
      • Internaute 84031
        ...des villes et des champs

      Bhoutan.
      Le Bhoutan est un pays où il n’y a pas d’armée, où l’éducation et la santé sont gratuites, la spiritualité est une valeur plus sûre que le matérialisme. « Tant que vous avez assez d’argent pour dormir, manger ou vous habiller, que demander de plus ».
      « Dans ce monde qui change si vite, si nous n’avons ni paix, ni sécurité, ni bonheur, nous n’avons rien ! Voilà l’essence du Bonheur national brut », souligne le roi du Bhoutan qui nous invite à penser au-delà de nos simples biens matériels. (Lien)

      • tartampion
        tartampion répond à Laurien
        citoyen lambda
        • Posté à 15h55 le 25/08/2009
        • Internaute 54062
          citoyen lambda

        moi ça me fait penser au bonheur obligatoire(qui n’a jamais rendue personne heureux.Tout est loin d’être parfait au bhoutan,surtout pour la minorité népalaise

        Lien
        Lien
        apparement certaines personnes sont exclues du « bonheur nationnal brut ».Comme quoi,il faut toujours éviter d’idéaliser.Sinon libre à vous de garder vos illusions.

         
        • Laurien
          Laurien répond à tartampion
          ...des villes et des champs
          • Posté à 19h16 le 25/08/2009
          • Internaute 84031
            ...des villes et des champs

          Plutôt que d’affirmer qu’un pays idéal du bonheur existe, je souhaitais plutôt évoquer d’autres pistes, pour essayer de « dématérialiser » le bonheur.
          Au Bhoutan, on entend chanter et rire dans la montagne. Et partager des moments de vie avec des Bhoutanais permet parfois de se décentrer un peu de NOTRE notion du bonheur (bien sur, avec DES bhoutanais, c’est une généralisation stupide...).
          NOTRE notion de bonheur qui se réfère essentiellement à des indices de consommation, de production etc... Celle qui n’est réservée qu’à un très faible pourcentage de gens sur cette planète, cad les « nantis » que nous sommes. Les mêmes nantis qui ont vite fait d’aller critiquer, dès que Notre notion de bonheur est remise en cause, les nantis d’ailleurs.
          Ce concept de bonheur qui a entraîné à vitesse accélérée une destruction massive et sans précédent d’une partie bien trop importante de ce qui vit sur cette planête.
          Cette lourde responsabilité me semble être un obstacle majeur au bonheur de la population des pays qui la portent
          A ma connaissance, la grande majorité des habitants du Bhoutan ne portent pas de telles responsabilités. Ce qui semble bel et bien être un facteur favorable au bonheur. (Même si, j’en conviens, les 4x4, écran télé et tout autres facteurs de liberté et de bonheur d’ailleurs, provoquent bien des désirs au Bhoutan comme partout !)

          En ce moment, un Lama du Bhoutan, essaye de rappeler au nouveau gouvernement bhoutanais, démocratiquement élu (sur initiative du roi), que les actes que nous produisont ont toujours des conséquences. Celui de tuer, par exemple, est l’acte qui génère le plus de conséquences négatives. Jusqu’alors, il était interdit au Bhoutan de tuer des animaux au cours de périodes sacrées de l’année. Parce que le tourisme augmente dans ce pays et que la demande va croissante, il y a des pressions sur le gouvernement pour abolir la loi qui interdit de tuer des animaux durant ces périodes sacrées. Abolir cette loi, aurait pour conséquence, dit le lama, de permettre des actes qui ne génèreraient que de la souffrance (celles des animaux, celle des bouchers, et celles des consomateurs de viande). [ce qui aurait pour conséquence de faire baisser le Bonheur National Brut].
          Lien

          Sinon, je note juste que les articles dont vous fournissez les liens, ne donnent aucune indication sur le contexte historique, sur l’histoire sociale de la co-habitation des népalais avec les bhoutanais au Bhoutan. Sont donc un peu sortis d’un contexte. Ce qui n’enlève rien à la gravité de ce qui y est évoqué, entendons nous bien.

          Mais nous nous connaissons peut-être, et peut-être avons nous déjà entamé cette discussion en d’autres lieus, en d’autre temps ?

        1 autres commentaires
  • spouny_boy
    spouny_boy
    Lynchez moi j'aime ça ! ! Mais (...)
    • Posté à 10h33 le 25/08/2009
    • Internaute 52117
      Lynchez moi j'aime ça ! ! Mais (...)

    Le bonheur est dans le prés ! ! ! Facile celle là.
    Mais autrement je suis d’accord, le 11 septembre à marqué d’une certaine manière la fin d’une « innocence » mondial. Ceci avec l’avènement et la démocratisation d’internet non ouvre sur un monde entier perclus de problèmes. La fin d’un monde dirons nous !

    PEACE

  • Sierra
    Sierra
    citoyen
    • Posté à 10h34 le 25/08/2009
    • Internaute 85193
      citoyen

    « Ainsi, le magazine explique que 2001 reste un pic de bonheur car le chômage était repassé sous la barre des deux millions de personnes...le retour d’une sécurité économique dûe à la baisse tendencielle du chômage joue un grand rôle dans le moral de la nation. »

    Et bien avec nos 15% de chômeurs et la poursuite de l’invasion migratoire (légale ou illégale) incontrôlée sur notre territoire, on n’est pas près de retrouver le bonheur en ces temps de licenciements massifs.

    Continuons à nous masturber sur les clandestins, à leur filer des papiers, des logerments, des allocs, des soins médicaux etc etc afin de tenter de nous déculpabiliser de notre passé colonialiste, de nous donner bonne conscience, continuons...

    • spouny_boy
      spouny_boy répond à Sierra
      Lynchez moi j'aime ça ! ! Mais (...)
      • Posté à 10h52 le 25/08/2009
      • Internaute 52117
        Lynchez moi j'aime ça ! ! Mais (...)

      Et ta bêtise elle est pas en train de colonisé ton cerveau et ton cœur ?
      C’est honteux de lire ce genre de commentaire de nos jour ! ! !
      J’aimerai savoir une chose, tu est français ou tu est humain en premier ?
      Si tu répond français je ne peux rien pour toi et même un véto pourrai au pire vous euthanasier (oui votre cerveau doit être proche de la mort cérébrale la, c’est de l’acharnement thérapeutique) et si vous me répondez Humain ben j’aimerai que vous relisiez votre post pour voir les inepties crasses que vous débitez.
      En tous cas vous devez être content de la politique migratoire de notre cher président !

      • mick69
        mick69 répond à spouny_boy
        • Posté à 11h38 le 25/08/2009
        • Internaute 2907

        Votre vision est simpliste car elle oublie l’aspect économique. Financièrement, accueillir 100.000 personnes revient pour le contribuable à construire de A à Z une ville comme Rouen, avec son habitat pour 100.000 personnes, ses cliniques, ses infrastructures, ses écoles, ses 15 collèges, ses 10 lycées, etc.

         
        • Yannick Bourquin
          Yannick Bourquin répond à mick69
          Que disent les économistes ?
          • Posté à 11h48 le 25/08/2009
          • Internaute 83093
            Que disent les économistes ?

          Sauf que les immigrants en question apportent avec eux leur force de travail qui, elle, permet de produire.

          D’autre part, on sait depuis longtemps que l’effet de l’immigration sur les grandes variables économiques (chômage, niveau des salaires...) est négligeable, cf. les études de Hunt, de Card et de Borjas.

          • mick69
            • Posté à 13h35 le 25/08/2009
            • Internaute 2907

            Je ne connais pas Hunt, Card et Borjas. mais il est assez évident qu’il y a un problème de temps et de proportions. Disons par exemple qu’un couple qui arrive et a immédiatement besoin que la collectivité lui construise un HLM (50.000€ ?) et une prestation d’accouchement (10.000€ ?) n’est pas près de rembourser avec sa force de travail

            Quant au niveau des salaires, je ne vois pas comment ils peuvent être indépendants des migrations, puisque c’est justement le patronat qui est favorable à l’immigration pour baisser le coût de la main d’oeuvre

            • spouny_boy
              spouny_boy répond à mick69
              Lynchez moi j'aime ça ! ! Mais (...)
              • Posté à 14h09 le 25/08/2009
              • Internaute 52117
                Lynchez moi j'aime ça ! ! Mais (...)

              Les imigrés sont des gens qui travaillent et qui paye des impot comme nous (si leur employeur n’est pas un gros fils de qui veux économisé les prestation social) et surtout ils consomment. C’est pas comme s’ils était la comme des fantôme et envoie tous l’argent au pays, certain en envoient d’autre sont la pour changer de vie et s’insérer dans un nouveau pays.
              Moi j’ai du m’insérer en France alors que je suis français. Mais quand je retournerai en Afrique pour y vivre je ferai tous pour m’y intégrer a nouveau (j’ai grandi en Afrique noir).
              Je vois pas pourquoi on fait un flan avec l’immigration, la population « pure » est croulante, vieillissante et devient sénile, il faut du sang neuf et ce sang neuf vient des pays en développement.

              • mick69
                mick69 répond à spouny_boy
                • Posté à 20h02 le 25/08/2009
                • Internaute 2907

                Votre remarque sur le « sang neuf » ne me dérange pas car je suis pour la liberté d’expression.
                Cela dit, je trouve assez amusant de signaler qu’il s’agit d’une remarque raciste sur le déclin supposé des autochtones vieillissants. Mais bon, suggérer l’infériorité des blancs « en déclin », c’est du racisme autorisé.

                • haiker
                  haiker répond à mick69
                  • Posté à 17h32 le 26/08/2009
                  • Internaute 29253

                  Elle vous apparait raciste uniquement parce que, pour vous, « immigré » et « race différente » sont synonymes.

                  Hors ce n’est pas le cas, figurez-vous.

                  Quand il qualifie la population « pure » (sans définir ce concept flou, par ailleurs) d’être croulante, vieillissante et qu’elle devient sénile, il n’est pas raciste mais, respectivement :
                  - insultant (car croulant n’est ici pas factuel mais péjoratif),
                  - factuel (la pyramide démographique prouve le veillissement des français),
                  - redondant (la sénilité découlant automatiquement du vieillissement).

                  Mais rien se rapporte à la moindre notion de race, sauf ce « pure » par ailleurs non défini et tout justement mis entre guillemet.

                  Par contre, vous semblez interpréter l’expression « sang neuf » comme péjorative, sous-entendu le sang « non-neuf » serait moins bien. Hors dire qu’une nouvelle génération apporte du sang neuf est, par définition du mot neuf, factuel. Cela n’implique pas un jugement de valeur sur sa « qualité », des générations nouvelles comme passées.

                  Personne n’a suggéré « l’infériorité » des blancs, mis à part vous. Probablement parce que beaucoup pense que comparer la « qualité » d’une race à l’autre n’a pas de sens, dès lors que les critères d’évaluation de cette qualité ne sont pas évidents pour tout le monde, loin de là.

                  • mick69
                    mick69 répond à haiker
                    • Posté à 19h45 le 27/08/2009
                    • Internaute 2907

                    J’avoue que comme beaucoup de monde j’emploie le mot racisme dans le sens de xénophobie, vu que les races n’existent pas.

                    Par ailleurs, j’ai bien lu : le message insulte les français « purs » (croulants) et ensuite affirme que le « sang neuf » viendra des immigrés des pays en voie de développement. C’est quoi cette comparaison défavorable au « sang neuf » des jeunes français ?

        • haiker
          haiker répond à mick69
          • Posté à 15h53 le 25/08/2009
          • Internaute 29253

          Quelle ironie : la reconstruction des villes dans les années 50 est justement à l’origine de la dernière vague d’immigration importante en France !
          Le serpent qui se mort la queue ?

          Autre question, alternative : à combien revient une politique de lutte contre l’immigation sur le long terme ? Où autrement posé, cela coûte-t-il moins cher d’empêcher un étranger de venir vivre ici que de l’intégrer pleinement aux « forces vives » de la nation, comme « ils » disent ?

    • alstrom
      alstrom répond à Sierra
      infographiste
      • Posté à 11h13 le 25/08/2009
      • Internaute 50931
        infographiste

      ahahaah t’es juste énorme toi ! le bonheur c’était l’occupation sous pétain

  • Hugues Serraf
    Hugues Serraf
    Chroniqueur
    • Posté à 10h35 le 25/08/2009
    • Internaute 26641
      Chroniqueur

    Je ne sais pas si nous avons atteint puis quitté le pic du bonheur en 2001, mais cette espèce de dépression molle est devenue une constante du caractère national.

    Je trouve ça vraiment très frappant, surtout lorsque l’on compare avec les états d’esprit plus versatiles d’autres pays, pourtant moins bien lotis ces derniers temps. La crise par exemple, même si elle nous affecte finalement assez peu (le niveau de chômage reste dans les mêmes eaux qu’au cours des 25 dernières années alors qu’il a doublé en quelques mois en Grande-Bretagne et en Espagne) débarque comme une légitimation du discours d’angoisse que l’on entend depuis des lustres. Pour autant, et pour quiconque n’a pas perdu son job récemment (et ça fait du monde), le pouvoir d’achat s’améliore plutôt avec la déflation. Pour quiconque ne dort pas sous les ponts (et ça en fait encore plus), les inégalités calculées par l’OCDE sont en recul sur 25 ans...

    De fait, chaque indication chiffrée préfigurant une sortie de la crise est accueillie avec une sorte de scepticisme blasé, comme si notre avenir était nécessairement et obligatoirement sombre, bouché, terrible, affreux. Tenez, bientôt, ce sera Noël, et les JT télé seront pleins de ces reportages montrant des mères de famille au supermarché expliquant que, ce coup-ci, c’est fini, elles ne peuvent plus rien acheter mais qu’à l’époque du franc et de la livre tournois, là, oui, on nageait dans le foie gras. Que des reportages rigoureusement identiques soient diffusés chaque année (et je parie que c’était déjà le cas en 2001, année du pic de bonheur) ne fera d’ailleurs réagir personne.

    Le seul truc étonnant, dans cet océan de méthode Coué négative, c’est que nous continuions à faire autant de bébés quand nous passons notre temps à hurler que la fin est proche. Mais bon, il faut vivre avec ses contradictions...

    • NaO
      NaO répond à Hugues Serraf
      citoyen
      • Posté à 11h03 le 25/08/2009
      • Internaute 82965
        citoyen

      j’aime bien votre idée de scepticisme blasé du peuple français. Il est toujours plus préférable de se plaindre que d’agir. C’est une constante que nous véhiculons dans ces colonnes et à tous les moments de notre vie quotidienne. on rechigne dans son coin, on trouve la vie trop chère mais aucun n’est capable de fédérer et d’interpeller l’opinion publique pour amorcer un changement. on étale sa culture de l’information pour dire tout le mal que l’on pense de la société de consommation mais tout ceci n’est qu’un exhutoire pour voir un peu de bonheur en soi.

      Quand on voit des gens prendre en otage d’autres personnes parcequ’ils demandent avoir des satisfactions financières. on trouve cela normal. « Bin oui, ils ont raison, il faut plus se laisser faire ». Tant que l’on restera dans cet esprit primaire, voire préhistorique, le bonheur ne viendra pas sonner à notre porte.

      Quoi qu’on en pense. Rien de plus spectaculaire et humaniste ne s’est produit depuis la coupe du monde de football 1998. Parceque footeux ou non, vous avez tous constaté que les gens étaient heureux de voir notre nation triompher. Les français sont un public de fouteux, voilà tout. Je ne vais pas vous faire le pamphlet sur l’utilisation du sport par le politique, seulement, c’est bien le sport qui aura transcendé le peuple de manière nationale.

      Le bonheur, il est déjà devant ta porte, en allant vers les autres au quotidien, en te rendant compte de ta liberté et de tous les avantages que tu as déjà.

      • Hugues Serraf
        Hugues Serraf répond à NaO
        Chroniqueur
        • Posté à 11h12 le 25/08/2009
        • Internaute 26641
          Chroniqueur

        La coupe du Monde 98 était effectivement une sorte de catharsis bienvenue, puisqu’elle permettait aux Français d’être enfin fiers d’eux mêmes et de leurs capacités à se dépasser tout en acceptant leur diversité. Mais le soufflé est vite retombé.

        Je propose que nous nous organisions pour rafler toutes les médailles d’or aux JO de Londres pour relancer la machine. Et s’il faut se doper pour ça, que Sanofi se mette au boulot sans tarder !

         
        • haiker
          haiker répond à Hugues Serraf
          • Posté à 16h32 le 25/08/2009
          • Internaute 29253

          Sanofi est pleinement occupé à faire un max de profit sur/grâce à la Grippe A. Z’ont d’autres chats à fouetter (ou, plus probable, à utiliser comme cobaye) que des ch’tits problèmes de moral des habitants d’un *seul* pays. En dessous de la centaine de millions de clients potentiels, cela ne les intéresse même pas.

          Sans parler qu’ils n’ont absolument *aucun* intérêt économique à ce que les français soient plus heureux : leur Tranxene se vend toujours très bien, preuve d’ailleurs qu’il ne « soigne » pas efficacement.
          Et comme ils n’ont d’autres intérêts que ceux économiques, ils n’ont donc aucun intérêt de quelque sorte qu’il soit à ce que les français se sentent mieux...

        1 autres commentaires
      • Chris.A
        Chris.A répond à NaO
        Ni pour,ni contre,bien au (...)
        • Posté à 11h55 le 25/08/2009
        • Internaute 32905
          Ni pour,ni contre,bien au (...)

        « Rien de plus spectaculaire et humaniste ne s’est produit depuis la coupe du monde de football 1998. “

        houlala !
        Du pain et des jeux ! Voilà votre définition du bonheur.

         
        • Aude S.
          Aude S. répond à Chris.A
          • Posté à 15h32 le 25/08/2009
          • Internaute 76955

          J’ai aussi tiqué en voyant cette référence à la Coupe du Monde, dans l’article et dans le commentaire de NaO.
          Un moment de joie ou de réjouissance collectives certainement (perso ça m’a plutôt laissée de marbre, mais bon), mais le *bonheur* ... ?

          Edit : je viens de relire l’article, P. Haski parle effectivement de « joie collective » concernant la Coupe du Monde. Mais le terme de bonheur (très joliment défini par Aimable et Jana plus bas) n’en est pas un synonyme !

        1 autres commentaires
      • pierrejcallard
        pierrejcallard répond à NaO
        http://www.nouvellesociete.org
        • Posté à 12h26 le 25/08/2009
        • Internaute 3366
          http://www.nouvellesociete.org

        @ NaOcitoyen :

        Votre allusion à la Coupe de « 98 n’est pas superficielle. Elle montre bien cette dépression postpartum que vit non seulement la France, mais tout l’Occident. La Lune, Concorde... nous ne sommes plus dans le coup. Dommage.

        “‘Maintenant, on est fier de maîtriser les subtilités des rôles de député, de vedette, de truand ou de président. On suit avec une passion virtuelle les déboires de Paris Hilton, de Sarkozy, de Madof, de Michael Jackson… Notre civilisation babille, surfe, passe le temps. On attend qu’un Chinois ou un Indien aille planter son drapeau la-bas, sur la Lune…. puis continue vers Mars, Venus… vers l’avenir. On suivra ça de loin, sur un écran japonais.’”

        Lien

        Pierre JC Allard

    • brazz
      brazz répond à Hugues Serraf
      • Posté à 11h09 le 25/08/2009
      • Internaute 40271

      Absolument d’accord. Tout se passe comme si le français était passé de l’éternel fantaisiste à l’éternel râleur, puis à l’éternel geignard. Pas sur que nous ayons gagné au change mais il faut dire que les politiques ont tout fait pour.
      Résultat, une méfiance généralisée -parfois à bon droit- qui nous empêche d’aller de l’avant. Avec des rêves, mal assumés, de petits boursiers anglo saxons. La meilleure image : ma maison dans mon jardin ! Donc un pays vieux, un pays de vieux avec des idées de vieux (aussi bien à droite qu’à gauche).
      Au delà de tous les clivages, cela ne semble déranger personne, et c’est bien dommage car c’est la condition sine qua non d’un changement. Inutile de penser à l’avenir de la planète ou de nos retraites (selon les sensibilités) tant qu’on n’aura pas résolu ce problème.
      Si j’étais dans l’air du temps, je dirais tout est foutu de toutes façons, par bonheur il me reste encore quelques restes de stupidités soixante huitardes !

      • NaO
        NaO répond à brazz
        citoyen
        • Posté à 11h19 le 25/08/2009
        • Internaute 82965
          citoyen

        ouioui tes stupidités 68ardes
        Allez, un peu de calcul mental : 2009-1968 = 41 (bien !) C’est tout de même génial que toute cette génération (69ardes ou pas) est celle qui nous gouverne aujourd’hui.

      • Alt-Z
        Alt-Z répond à brazz
        Dans le marigot Lepen89
        • Posté à 11h40 le 25/08/2009
        • Internaute 34267
          Dans le marigot Lepen89

        Pauvres autres : tout est foutu, mais y a que nous qui le savons.

    • Chris.A
      Chris.A répond à Hugues Serraf
      Ni pour,ni contre,bien au (...)
      • Posté à 11h24 le 25/08/2009
      • Internaute 32905
        Ni pour,ni contre,bien au (...)

      La constance du caractère national que vous évoquez est une vision toute relative. En tant que libéral de « gauche “ ( je vous taquine ), le verre vous semble à moitié plein. D’aucuns le verraient à moitié vide.

      ‘ Le seul truc étonnant, dans cet océan de méthode Coué négative, c’est que nous continuions à faire autant de bébés quand nous passons notre temps à hurler que la fin est proche. Mais bon, il faut vivre avec ses contradictions…

      Je n’y vois aucune contradiction. En dépassant au préalable de fausses évidences, vous comprendrez pourquoi il y a un fort taux de natalité dans les pays en voie de développement.
      Attention, je ne dis pas que nous sommes en pvd. Mais simplement que nous sommes dotés des mêmes réflexes, des mêmes schémas psychiques, bien que confrontés à des situations de crises ( guerre et/ou famine, crise économique, etc.) dont les échelles sont différentes.

      • Yannick Bourquin
        Yannick Bourquin répond à Chris.A
        Que disent les économistes ?
        • Posté à 11h51 le 25/08/2009
        • Internaute 83093
          Que disent les économistes ?

        De manière générale, le « biais de pessimisme » comme l’appellent les psychologues est assez bien documenté. Effectivement, les indicateurs de niveau de vie sont en progression constante sur le long terme, mais les individus ont le sentiment du contraire.

        Ceux qui veulent en savoir plus peuvent lire le développement consacré à cette idée dans le très bon livre de Bryan Caplan « The Myth of the Rational Voter ».

         
        • Chris.A
          Chris.A répond à Yannick Bourquin
          Ni pour,ni contre,bien au (...)
          • Posté à 12h07 le 25/08/2009
          • Internaute 32905
            Ni pour,ni contre,bien au (...)

          Qu’est-ce qu’un indicateur de niveau de vie, si ce n’est une valeur qui devient abstraite et insignifiante dès lors qu’elle est sortie de son contexte intrinsèque ?
          Ce n’est pas parce que les indicateurs de niveau de vie sont en progression constante « sur le long terme “ que les individus vivent nécessairement bien - le mieux étant ennemi du bien.

          • Aude S.
            Aude S. répond à Chris.A
            • Posté à 15h34 le 25/08/2009
            • Internaute 76955

            Ben oui... surtout quand beaucoup n’ont pas accès individuellement à ce « mieux »

        • Emmanuel Esliard
          Emmanuel Esliard répond à Yannick Bourquin
          écrivain
          • Posté à 12h31 le 25/08/2009
          • Internaute 80612
            écrivain

          Selon vous, les indicateurs de niveau de vie seraient en progression constante sur le long terme ! Le niveau de vie de qui ?

          Le votre peut-être ?

          Ce que vous oubliez de préciser, c’est que la part des salaires dans le PIB ne cesse de se réduire depuis plus de 20 ans alors que le nombre de salariés augmente tant en valeur absolue qu’en valeur relative !

          Ce que vous négligez également, c’est le fait que la mesure du coût de la vie est déconnectée de la réalité que vit la plus grande partie de la population, qui subit des dépenses obligatoires de plus en plus importantes, si bien que le solde disponible devient inexistant pour un nombre grandissant de foyers.

          Par ailleurs, les français ont toujours été râleurs, espérons que pour certains ce ne soit pas le dernier râle ?

          • haiker
            • Posté à 17h14 le 25/08/2009
            • Internaute 29253

            Okay, faisons un peu dans la provoc : râler c’est d’abord et avant ne pas se satisfaire d’une situation.

            Certes, cela peu faire un peu enfant gâté. Et dans le cas des pays dits riches, c’est évidement pas mal le cas.
            Mais cela ne valide pas pour autant le contre-argument « arrêter de râler, c’est bien pire ailleurs » habituel, qui n’en est pas un puisqu’il faudrait en conséquence attendre d’avoir la pire des situations comparables pour être légitiment en droit de la dénoncer !

            Mais je trouve qu’il y a quelque chose de sain de ne pas accepter de se satisfaire uniquement de ce que l’on a. On peut débattre sur l’aspect moral (mieux vs plus vs bien) des motivations, mais le processus d’amélioration est au coeur de l’évolution humaine, sur tous les plans (social, technique, politique, philosophique).

            Qu’est-ce qu’on dit dans l’armée ? Ah oui, un truc du genre : C’est quand les hommes ne râlent plus qu’il faut s’inquiéter.

        4 autres commentaires
    • tecole74hs
      tecole74hs répond à Hugues Serraf
      passe repasse trépassera...
      • Posté à 15h35 le 25/08/2009
      • Internaute 59167
        passe repasse trépassera...

      D’abord les bébés se font de tous temps, quelque soit la situation et s’il y a eu des baisses lors des 2 grandes guerres, c’est que malheureusement les hommes tiraient d’autres coups et pendant la guerre en Yougoslavie Serbes ou Croates et autres bosniaques ont continuer à niquer même dans les camps de réfugiés. Ca c’est fait, car ce qui me choque, c’est votre analyse de la crise. Si je suis d’accord avec vous sur le pessimisme entretenu (méthode Coué inversée) je trouve que vous prenez la crise à la légère. Cette crise N’EST PAS que financière, et personne n’est capable d’analyser au delà de son départ. Pour comparer avec une autre actualité, le fait de connaitre le foyer d’un incendie et d’en mesurer ensuite l’ampleur ne permet pas de mieux le combattre. Il me semble que c’est l’interrogation LIéE à cette crise qui est génératrice d’angoisse.
      Enfin je suis outré par : « le pouvoir d’achat s’améliore plutôt avec la déflation. » C’est peut être vrai sur une très faible déflation sur les quelques premiers mois, mais la réalité c’est une inflation énorme et comme toujours camouflée depuis 2003 date à laquelle la surveillance des prix promise au passage à l’euro a rendu l’âme.
      Comme vous avez « juste » la capacité de mémoriser les anciens posts, gardez le mien en mémoire et nous en reparlerons au plus tard fin Octobre, nous verrons alors s’il valait mieux voir un verre à moitié rempli ou à moitié vide.

    • depassage102
      depassage102 répond à Hugues Serraf
      mieux !
      • Posté à 22h37 le 25/08/2009
      • Internaute 58299
        mieux !

      M. Serraf et la démographie !

      QUEL POEME !

      Après nous avoir doctement exposé que le XIème où il vit compte plusieurs centaines de milliers d’habitants, voilà qu’il s’« étonne » du fait que « nous continuions à faire autant de bébés quand nous passons notre temps à hurler que la fin est proche. “

      Allez donc ouvrir n’importe quel manuel de géographie de 6ème, à la page de la pyramide des ages des pays à forte mortalité...

      Ben voyons, c’est bien connu, les femmes africaines du Sahel font dix gosses parce qu’elles ont la banane...

      ‘Mais bon, il faut vivre avec ses contradictions…’

      Et les Bobos de la nouvelle gauche caviar n’en sont pas à une près...

    • Fraise des Bois-
      Fraise des Bois- répond à Hugues Serraf
      Buveur
      • Posté à 18h09 le 26/08/2009
      • Internaute 42390
        Buveur

      Il me semble - mais peut etre me trompe-je - que vous avez une notion du bonheur vachement liee aux depenses financieres ?

      Le bonheur, c’est pas de consommer. L’indice du bonheur est-il lie au PNB ou a la croissance ou a la bourse ? J’aimerais bein savoir. Si la reponse est positive, alors je croirais que la maniere de faire cet indice du bonheur est fausse. Car on peut etre tres riche et tres malheureux.

  • flixp
    flixp
    Aboyeur
    • Posté à 10h59 le 25/08/2009
    • Internaute 34063
      Aboyeur

    Tant qu’on aura l’apéro je vois pas pourquoi on serait malheureux.

    Je suis plus troublé par le constat que le bonheur ne serait qu’un concours de conjonctures indépendantes de notre volonté. Il ne me semble pas vivre dans une société collectiviste ou bien on m’aurait menti.

    Si je suis heureux cela n’a rien à voir avec le PIB, le gouvernement, le but de Zidane, ou la taille de la bite à Dudule.

    • Fraise des Bois-
      Fraise des Bois- répond à flixp
      Buveur
      • Posté à 18h11 le 26/08/2009
      • Internaute 42390
        Buveur

      100% d’accord !

      Pour vous l’apero, pour moi, une bonne bouteille avec un bon pain/fromage a cote. Si j’ai ca jusqu’a la fin de mes jours... je serai comble.

  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 10h53 le 25/08/2009
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)

    Fini le bonheur . Voici venu l’ère du MÉPRIS .

    • patrick du 14-
      patrick du 14- répond à Numerosix
      de plus en plus naze
      • Posté à 11h17 le 25/08/2009
      • Internaute 40667
        de plus en plus naze

      suis de retour au village

      • Numerosix
        Numerosix répond à patrick du 14-
        Prisonnier dans le village (...)
        • Posté à 11h28 le 25/08/2009
        • Internaute 14499
          Prisonnier dans le village (...)

        Ca m’fera plaisir de te revoir . Tu me redonnes ton téléphone par l’intermédiaire du mail de la Rue ?

         
        • A déménagé le 1-6
          • Posté à 12h18 le 25/08/2009
          • Internaute 61755
        • Adéménagé le 3 janvier 2011
          • Posté à 12h26 le 25/08/2009
          • Internaute 29846
            menuisier

          Je ne sais pas comment vous faites tous les deux pour paumer régulièrement vos coordonnées...
          En parlant de coordonnées, lamo, t’as un mail avec les miennes, les vraies (je ne regarde pratiquement JAMAIS ma boite de rue) !

        • patrick du 14-
          patrick du 14- répond à Numerosix
          de plus en plus naze
          • Posté à 13h01 le 25/08/2009
          • Internaute 40667
            de plus en plus naze

          on se croisera dans la rue raymond au courses ou au bistro mon ordi marche plus

          • Numerosix
            Numerosix répond à patrick du 14-
            Prisonnier dans le village (...)
            • Posté à 13h34 le 25/08/2009
            • Internaute 14499
              Prisonnier dans le village (...)

            Yop

        4 autres commentaires
  • Ganjine
    Ganjine
    fainéant
    • Posté à 10h50 le 25/08/2009
    • Internaute 51612
      fainéant

    Dommage, je n’étais même pas en France en 2001

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