revue de commentaires 25/08/2009 à 18h15

« Je ne peux pas donner mon sang, parce que... »

Marina Bellot | Journaliste



Une goutte de sang sur un doit (RedGlow82/Flickr)

Il y a quelques jours, Rue89 reprenait l’interview d’un homosexuel qui s’était vu refuser le droit au don de moelle osseuse réalisée par notre partenaire Tetu. Au fil des (nombreux) commentaires suscités par l’article, il est apparu que plusieurs riverains volontaires pour donner leur sang ont eux aussi essuyé un refus, pour des raisons diverses. Voici leurs témoignages, avec les réactions de Bernard David, médecin à l’Etablissement français du sang (EFS).

Jean-Luc, 48 ans, était donneur depuis sa majorité quand il a « avoué » un jour avoir été transfusé à l’âge de 13 ans, sans réaliser les conséquences de cet aveu :

« Depuis, interdiction de donner mon sang (O négatif en plus). Raison invoquée par le médecin : je pourrais héberger un virus encore indétectable… J’étais donneur de moelle osseuse.

Contacté par l’EFS pour prélèvement (receveur compatible), j’avoue prendre un petit traitement pour une légère hypertension. Radié des listes, jugé inopérable même avec signature de décharge. Je suis toujours donneur d’organes, mais j’aurais peut-être le tort d’être mort pour des prélèvements ? »

La réponse de Bernard David. « Excellent exemple de l’application du principe de précaution : au moment de la crise de la vache folle, on ne savait pas quelles étaient les modalités de transmission de la maladie. Il a donc été décidé de mettre en place de manière stricte le principe de précaution pour rompre la chaîne de transmission.

On a notamment exclu des donneurs les gens ayant subi une transfusion, mais aussi ceux ayant vécu en Angleterre [c’était le cas de Esgalduin, ndlr] à cette période. C’était une décision très préventive et très précoce, qui s’applique toujours.

Mais l’épidemie de vache folle étant en voie de disparition, la question est posée de revenir en partie sur cette exclusion. Elle n’est pas tranchée pour l’instant. »

Joson a été exclu de la liste des donneurs après vingt-et-une années de don, en raison d’un risque pour le donneur -c’est-à-dire pour lui-même et non pour le receveur :

« J’ai fait un épisode d’arythmie cardiaque, sans aucune conséquence et sans rapport avec un comportement à risque (je ne fume pas, suis sportif, n’ai pas de cholesterol et je suis “ jeune ”). Un don risque de mal se passer “ statistiquement ”. »

La réponse de Bernard David. « Ce donneur a fait un petit accident cardiaque. Je n’ai pas tous les éléments pour pouvoir juger de la gravité de son état. Un petit malaise n’est pas une contre-indication définitive dans tous les cas, mais peut être révélateur d’une maladie plus grave.

Il faut faire une exploration complète pour le savoir, c’est une affaire de spécialiste. Or le médecin de collecte n’est pas spécialiste. S’il a un doute, il peut refuser. On ne doit prendre aucun risque, ni pour le receveur, ni pour le donneur. »

Tentrain, lui, s’est fait signifier par l’EFS qu’il n’était « pas fiable » à cause de sa dépression :

« Je me pose encore la question de ce que cela peut recouvrir… Je m’en suis ouvert auprès de mon psychiatre (et de mon généraliste) qui a été quelque peu surpris et, surtout, m’a assuré que mon traitement ne gênait en rien le don de moelle.

Je suis retourné à l’ESF un an plus tard sur l’air de “ tout va bien madame la Marquise ”, que cette période était révolue, je suis inscrit comme donneur potentiel de moëlle et je donne tous les mois ce dont ils ont besoin. Et je suis toujours sous traitement ».

La réponse de Bernard David. « Un état dépressif peut être très sévère et pas visible à l’oeil nu. Le don de moëlle s’effectue sous anesthésie générale. C’est donc une intervention lourde, pour laquelle on prend toutes les précautions. Le principe de précaution s’applique aussi bien pour les receveurs que pour les donneurs.

Si le patient nous dit qu’il est plus équilibré, qu’il va mieux, c’est logique que l’on accepte de le reprendre sur la liste des donneurs. Notre objectif, c’est d’avoir des donneurs en bonne santé, pour lesquels on ne prend aucun risque. »

► Autre cause d’exclusion souvent mal vécue, l’interdiction de don du sang pour cause de « relation homosexuelle passagère ». Salocin en a fait l’expérience. Depuis, bien qu’il soit en couple hétérosexuel, il n’essaie plus de donner pour ne pas revivre le « choc » du refus.

La réponse de Bernard David. « Passagère ou non, une relation homosexuelle est reconnue comme présentant un risque. Les données épidémiologiques observées par l’Institut de veille sanitaire et par nous-mêmes montrent que pour l’instant, les homosexuels masculins ont encore une prévalence de VIH très très largement supérieure à la population hétérosexuelle.

Nous n’avons pas le droit de prendre un risque. Le don n’est pas un droit, mais une faculté. »

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  • delia
    delia
    (webmastrice éditoriale)
    • Posté à 22h47 le 25/08/2009
    • Internaute 88550
      (webmastrice éditoriale)

    Bonjour Bleuet,
    Il me semble que lorsqu’on pèse moins de 50 kilos, il est tout de même possible de donner ses plaquettes, ce que je compte faire sous peu.

  • MikMax
    MikMax
    Bzh
    • Posté à 22h57 le 25/08/2009
    • Internaute 88159
      Bzh

    j’ai 23 ans , je suis en excellente santé , sportif , séroneg , en couple monogame depuis presque 6 ans ; je suis O+ .
    Ma copine a 23 ans , en excellente santé , sportive , séroneg , tout comme moi monogame ; O- .

    Lorsque nous sommes allés faire le don du sang à nos 18 ans , après avoir refait des tests IST ( ttes négatives) nous nous sommes fais recalés, et pas gentiment par le médecin car en fait ma copine est un garçon. A l’acceuil l’infirmière très souriante heureuse de voir deux jeunes s’investirent. Vient l’entretien , médecin souriant , pis vient les questions et là je décide d’être honnête (je voyais pas le mal^^) PAF , jeté , et pas poliment , on nous reproche d’avoir fait perdre du temps, personne dans la salle d’attente à part mon, copain ... Bravo la psychologie ( pas facile de s’assumer quand on est jeune pour certains , je les imagine si ils se prennent un tel acceuil où le discours est non pas que vous avez des pratiques à risques , mais que vous êtes un séropositif en puissance)

    Si je ne les approuve pas , je peux comprendre que ces règles aient pu être nécessaires , mais refusé un couple monogame sous prétexte que les partenaires soient deux hommes ... si moi ou mon copain avions pris le moindre risque , pourquoi iraient on proposés notre sang ... la parole d’un homo vaut elle moins que celle d’un hétéro ?

    C’est dommage , nous qui souhaitions ( et souhaitons toujours ) nous proposer en donneur d’organes ... ce que j’aimerais savoir si un jour l’un de nous a un accident , et que nous soyons intercompatibles , ou un membre de notre famille , aurions nous la possibilité de sauver la vie d’un des être que nous aimons ? Ou devons nous regarder l’autre attendre et risquer sa vie sous prétexte que nous sommes gays ? (la situation serait comique :
    - non vous ne pouvez pas lui donner d’organe , vous risquez de le contaminer , comprenez vous êtes une population à risques...
    -enfin je couche avec lui depuis 6 ans maintenant et on a dépassé le touche pipi : p « )

    • lucasbfr
      lucasbfr répond à MikMax
      Balayeur chez Wikipédia
      • Posté à 00h25 le 26/08/2009
      • Internaute 58512
        Balayeur chez Wikipédia

      Le pire étant que l’EFS oublie soigneusement d’annoncer cette... règle... sur ses affiches et son site web ( Lien ). Bah oui, faudrait pas choquer le donneur potentiel.

      Et tant pis pour l’homo qui a attendu 2 heures pour se faire recevoir comme une merde...

      Dis toi qu’il n’ont apparament pas tant besoin de sang que ça, s’ils se permettent ce genre de pratiques.

    • Pas anonyme mais presque
      Pas anonyme mais presque répond à MikMax
      Pas content, pas content !
      • Posté à 14h33 le 26/08/2009
      • Internaute 85225
        Pas content, pas content !

      Roooh, honteux.

      Merci pour ce témoignage, bien écrit, en plus.

  • Alain Jpeg
    Alain Jpeg
    Echange modo Vs yaourt nature
    • Posté à 23h13 le 25/08/2009
    • Internaute 78455
      Echange modo Vs yaourt nature

    Je ne peux pas donner mon sang parce que je fume régulièrement du cannabis. C’est dommage, mais je n’arrêterai pas de fumer pour ça.

    • vermisseau
      vermisseau répond à Alain Jpeg
      étudiant ingénieur en (...)
      • Posté à 14h02 le 26/08/2009
      • Internaute 26276
        étudiant ingénieur en (...)

      pour être donneur il faut avoir une certaine hygiène de vie

      la consommation régulière de drogue ne démontre pas une hygiène de vie bien bonne, et qui sait si quelqu’un consomme du cannabis, peut être consomme t-il autre chose ? (principe de précaution)

    • Keuta
      Keuta répond à Alain Jpeg
      baroudeur souterrain
      • Posté à 12h33 le 27/08/2009
      • Internaute 78917
        baroudeur souterrain

      Personnelement, le fait du fumer du cannabis n’a jamais posé de problème au médecin de l’efs, par contre, je suis radié désormais car j’avais pris une fois dans ma vie de la cocaïne, il y a de ça 3 ans, avant récemment ça n’avait posé aucun problème mais depuis mars 2009 les conditions ont été resserrées et je suis radié jusqu’à ce que les règles changent de nouveau.
      Je veux bien que la consommation de stupéfiants soit un « comportement à risque » mais j’aimerais savoir qui fait ces règles qui d’un jour à l’autre radie un grand nombre de donneurs potentiels...
      Serait-ce la « grande » académie de médecine, ces bon penseurs conservateurs qui vont toujours dans le sens du gouvernement ?

  • jojomigrateur
    jojomigrateur
    Photojournaliste
    • Posté à 02h03 le 26/08/2009
    • Journaliste 19668
      Photojournaliste

    Ils ne veulent pas le mien non plus parce que j’ai été atteint par le paludisme, (plasmodium vivax et falciparum), parce que j’ai eu des crises de dengue et surtout, parce que j’ai passé beaucoup de temps dans les jungles de la planète.......

    Je suis pourtant en très bonne santé et c’est à se demander si ce n’est pas moi qui ait « empoisonné » les virus qui m’ont rendu visite ! :)

    • AShani
      AShani répond à jojomigrateur
      a une araignée au plafond
      • Posté à 09h27 le 26/08/2009
      • Internaute 7633
        a une araignée au plafond

      On ne guérit pas de la dengue, on ne fait qu’en traiter les symptômes. C’est pour ça que vous ne pouvez pas donner votre sang : vous êtes toujours porteur de la maladie.

      • jojomigrateur
        jojomigrateur répond à AShani
        Photojournaliste
        • Posté à 12h11 le 26/08/2009
        • Journaliste 19668
          Photojournaliste

        Certes on ne guérit pas de la dengue mais j’ai eu quelques jours de forte fièvre en 2000 et depuis je me porte comme un charme... ! :)

         
        • vermisseau
          vermisseau répond à jojomigrateur
          étudiant ingénieur en (...)
          • Posté à 14h06 le 26/08/2009
          • Internaute 26276
            étudiant ingénieur en (...)

          le problème c’est que les receveurs ne seront surement pas dans votre forme olympique, sinon ils n’auraient pas besoin de sang

          ceci explique cela

        1 autres commentaires
      • Jean de Lille
        Jean de Lille répond à AShani
        psy
        • Posté à 18h26 le 26/08/2009
        • Internaute 21670
          psy

        La guérison est spontanée et totale en une quinzaine de jours.vous pouvez le vérifier sur le site santé a/z.
        Faut arrêter les fausses rumeurs

  • BasicDA
    BasicDA
    loin
    • Posté à 06h26 le 26/08/2009
    • Internaute 84831
      loin

    Encore un article la dessus, il semblerait que rue89 ne se renouvelle pas.
    Je vais faire la meme reponse que j’ai deja faite . toujours le probleme comportement à risque/population à risque.
    En etant homosexuel si on admet que les homosexuels sont plus touché que les heterosexuels,
    IL fait partie d’une « population à risque » en clair a chaque fois qu’il y a un risque de contamination il est multiplié par le facteur % homo/%hetero par rapport à un hétéro.
    Vous critiquez une loi sur un cas particulier ce qui est toujours dangereux... vous est il venu à l’idée qu’il puisse mentir ? ou alors les homos ne mentent pas peut etre ? de plus le preservatif ce n’est pas 100% de chance de protection.

    LE probleme c’est que dans le cas strictement egalitaire de prise de risque entre homosexuel et heterosexuel l’homosexuel et son partenaire on plus de chance (statistiquement parlant ) d’etre porteur qu’un hétérosexuel (le fameux facteur % homo/%hetero.)

    En clair une « erreur » ou un « mensonge » d’un heterosexuel n’a pas le meme poids que celui d’un homosexuel.
    Je rapelle d’ailleurs que souvent les dons sont souvent melangés et un seul echantillon contaminé peut contaminer tout un groupe.

    De plus les homos etant minoritaires on considere que « le risque en vaut pas la chandelle » comme on dit. Si une population à risque representait 60% de la population française, ca serait different vu qu’en diminuant les risques en meme temps on diminuerait les dons.
    Les lois sont faites pour le general et malheureusement parfois dans le cas particulier on aboutit à une absurdité.
    Je comprend la douleur de ce jeune homme parce qu’il voulait donner mais c’est tout sauf de l’homophobie.
    Et on n’a jamais mis en doute l’integrité de ce jeune homme, simplement le simple fait d’etre homosexuel implique qu’on fréquente une population à risque en particulier lors des moments de risque de transmission.
    Apres peut etre que DANS CE CAS LA il y a peu de risque (par exemple si deux homosexuels n’ont eu de rapport qu’entre eux et jamais en dehors).

    • Nekrobastard-
      Nekrobastard- répond à BasicDA
      médecin à Lunéville
      • Posté à 07h34 le 26/08/2009
      • Internaute 32615
        médecin à Lunéville

      « ....e rapelle d’ailleurs que souvent les dons sont souvent melangés et un seul echantillon contaminé peut contaminer tout un groupe... »

      ça m étonnerais que le sang de differents donneurs soit mélangé....
      ou vs avez vu ça ?

      • BasicDA
        BasicDA répond à Nekrobastard-
        loin
        • Posté à 08h09 le 26/08/2009
        • Internaute 84831
          loin

        Lien

        ME semble que c’est une brochure officielle mais à verifier..
        pas specialement envie de passer 3h à chercher sur le net^^

        le don d’une seule personne ne suffit pas pour certains elements qui sont dans le sang dont on les mélange et selon le type d’agent pathogene on ne sait pas trop ou il peut aller lors de la centrifugation donc le sang n’est pas mélanger pur mais les « produits sanguins » qu’on fabrique à partir proviennent parfois de plusieurs sang differents ce qui veut dire que pour ces produits il suffit qu’un seul des donneurs posséde un agent pathogène pour contaminer l’echantillon.

        Ca ne change pas grand chose au problème de fond quand même...

        edit : en effet ma phrase est mal choisie on augmente les chances de contamination d’une dose et non pas on contamine plusieurs doses mais ca ne change pas grand chose en fait vu que pour chaque dose on augmente les chances a cause de multiples donneurs

    • lucasbfr
      lucasbfr répond à BasicDA
      Balayeur chez Wikipédia
      • Posté à 08h19 le 26/08/2009
      • Internaute 58512
        Balayeur chez Wikipédia

      Que la population homo soit à risque (si mes maths sont corrects, on parle de 0.73% de porteurs HIV contre 0.14%, soit 5 fois plus*) c’est une évidence.

      Pourtant, tous les dons étant testés avant d’être redistribués, on se demande l’opportunité de considérer les deux populations comme homogènes (un hétéro qui a du « succès » est plus à risque qu’un homo qui est en couple, ...). Dans tous les cas, que l’EFS arrête de culpabiliser les non donneurs si elle refuse autant de donneurs potentiels (et je ne parle pas que des gays). Et qu’elle annonce la couleur clairement dans ses campagnes (elle annonce bien d’autres critères bien moins probables)

      * : Mes hypothèses : 5% de gays, 22% des séropositifs sont gay, 0.17% de la population francaise est séropositive. Je peux me gourrer dans ces chiffres ;).

      • BasicDA
        BasicDA répond à lucasbfr
        loin
        • Posté à 08h38 le 26/08/2009
        • Internaute 84831
          loin

        Idee louable mais non realisable... ca necessiterais un moyen de demander à chaque patient si ça le dérange d’etre transfusé par du sang « à risque ».
        Ca demanderait de mettre sur chaque sangun indice de « risque »
        Actuellement on a choisi pour des raisons de simplicité (et d’égalité ! ! ! imaginez a qui irait le sang « premiere classe » à chaque fois....)de ne pas classer les donneurs soit le sang est accepté soit il ne l’est pas.

        Encore une fois la population française étant à majorité hétérosexuelle on ne prefere ne pas prendre de risque pour une minorité qui apporte donc un nombre de dons plus limités et étant beaucoup plus à risque.
        Si les heteros etait à risque et pas les homosexuels non seulement on accepterais le sang des homos mais aussi celui des heterosexuels avec des controles plus draconiens (On ne s’assoie pas sur 95% des dons....alors que 5% à la limite)
        et comparer ce qui est comparable aussi on compare un gay fidéle à un hétéro fidéle et dans ce cas la l’homosexuel a plus de chance d’etre contaminé.

        Comme je l’ai déja dit le probleme ca n’est pas quand ca va mais quand ca va pas.....
        Le tout est le probléme de ou mettre les limites ?
        5 fois plus de chance c’est assez énorme quand meme....
        et la loi étant générale,elle a considéré les homosexuels comme une population à risque.

        La solution dans le cas particulier resterais à l’amiable...« untel donne son sang/moelle etc... a untel et les deux signent une décharge »

        PS : le jour ou il y a un probleme c’est sur qui qu’on tape sur les doigts ? les associations qui ont fait pression pour pondre la loi ou les gens qui l’ont voté ?

         
        • lucasbfr
          lucasbfr répond à BasicDA
          Balayeur chez Wikipédia
          • Posté à 08h57 le 26/08/2009
          • Internaute 58512
            Balayeur chez Wikipédia

          >ca necessiterait un moyen de demander à chaque patient si ça le dérange d’etre transfusé par du sang « à risque ».

          Pour moi, tout produit sanguin est à risque par définition. Les tests HIV n’étant valables que chez quelqu’un contaminé il y a plus de 3 mois, on ne peut pas être sûrs à 100% d’un échantillon. Si je me suis coupé en venant, j’ai peut être choppé une saloperie.

          D’un point de vue épidiémologique, L’INVS, dans son étude de 2005, notait la population homo est bien plus au courant de son état sérologique que la population hétéro, ce qui contrebalance beaucoup ce facteur de risque (il serait intéressant d’estimer quelle proportion des deux populations ignore qu’elle est séropositive)

          L’EFS fait ce qu’il veut et a le droit d’exclure 5% de ses donneurs potentiels s’ils pensent que le risque ne vaut pas le surcoût (je ne pense pas que ça soit dans une loi). Mais qu’il arrêtent leur communication culpabilisante sur le manque de donneurs dans ce cas. On parle de 125 000 dons potentiels tout de même.

          • BasicDA
            BasicDA répond à lucasbfr
            loin
            • Posté à 09h16 le 26/08/2009
            • Internaute 84831
              loin

            A risque oui mais a combien ? 0.3% et 5% c’est quand meme pas pareil
            et si il y a une legislation a l EFS.... c’est pas le medecin qui a la tete du client dit « lui il est gay j les aime pas je vais le refuser »

            le probleme c’est ce qu’on apelle le « risque acceptable » on fait des stats de risque de transmissibilité (souvent biaisés en plus) et on en déduit certaines populations comme « à risque » celle la étant systematiquement refoulées.
            Le systeme n’est pas parfait bourré d’erreur et pourtant c’est lui qu’on utilise parce qu’on a aucune alternative.
            De plus les gens mentent hétéros comme homos (qui voudrait dire qu’il a eu des aventures extraconjugales à un parfait inconnu ?)
            mais l’homosexuel ayant plus de chance d’etre contaminé son mensonge n’a pas le meme poids.

            >Mais qu’il arrêtent leur communication culpabilisante sur le >manque de donneurs dans ce cas. On parle de 125 000 dons >potentiels tout de même.

            aucun sens.... si il y a plus de donneurs il y a plus de refoulés aussi ça s’adresse à ceux qui ne donne pas et non ceux qui sont refusés si on était en grande pénurie de sang (ce qui n’est pas le cas) ca serait peut etre different.
            Le facteur de risque acceptable depend de la pénurie....

            >D’un point de vue épidiémologique, L’INVS, dans son étude de >2005, notait la population homo est bien plus au courant de son >état sérologique que la population hétéro, ce qui contrebalance >beaucoup ce facteur de risque (il serait intéressant d’estimer >quelle proportion des deux populations ignore qu’elle est >séropositive)

            Remarque trés pertinente et je vous rejoins tout à fait sur ce point
            mais c’est assez dur à quantifier.... je ne critiquerais que le « beaucoup » dans votre phrase.

        • AShani
          AShani répond à BasicDA
          a une araignée au plafond
          • Posté à 09h36 le 26/08/2009
          • Internaute 7633
            a une araignée au plafond

          Franchement, je ne vois pas en quoi le facteur risque serait différent entre un hétéro et un homo en couple monogame depuis plusieurs années, faisant des tests HIV régulièrement.

          • BasicDA
            BasicDA répond à AShani
            loin
            • Posté à 09h53 le 26/08/2009
            • Internaute 84831
              loin

            le risque est different justement a cause du fait que meme lors d’un seul rapport sexuel les chances que le partenaire ai le virus est plus important.
            apres sortons du couple chaste homosexuel qui ont eu une seule relation dans toute leur vie ca devient fatigant et il est rare très rare (chez l’homosexuel comme chez l’hétérosexuel d’ailleurs).
            Vous repondez a mon message sans l’avoir lu apparemment j’explique dedans le problème et en quoi le risque est différent.

            DOnc oui le risque est different puisque les homosexuels par leur choix fréquente un milieu qui est plus touché.
            donc le risque dans le cas que vous citez est tellement proche de zero pour les deux que on peut dire qu’il est égal à zéro pour les deux quasiment

            NB : Pourquoi un couple monogame depuis plusieurs années ferait des tests réguliers ? il semblerait que le virus il tombe pas du ciel.....

            • MikMax
              MikMax répond à BasicDA
              Bzh
              • Posté à 10h37 le 26/08/2009
              • Internaute 88159
                Bzh

              « sortons du couple chaste homosexuel qui ont eu une seule relation dans toute leur vie ca devient fatigant et il est rare très rare (chez l’homosexuel comme chez l’hétérosexuel d’ailleurs). »
              Ca me concerne pas j’espère : D L’un comme l’autre on a eu des relations avant ^^

              « DOnc oui le risque est different puisque les homosexuels par leur choix fréquente un milieu qui est plus touché. »
              Bon la je fais une parenthèse parce que on sort du sujet mais , si tu parles du choix d’être homosexuel ... on ne choisit pas , on assume ses préferences ! si tu parles du choix de fréquenter le « milieu de la nuit : p » , c’est une minorité des homosexuels qui fréquentent des lieux gays ( et j’en fais partie par ex , pas mon copain ) mais je suis d’accord que le taux de prévalence du VIH y est plus important que dans la population globale , en revanche le pourcentage de personnes qui connaissent leur statut sérologique aussi .

              « NB : Pourquoi un couple monogame depuis plusieurs années ferait des tests réguliers ? il semblerait que le virus il tombe pas du ciel….. »
              Si c’est pour moi , nous nous sommes mis ensemble a 17 ans , 5 mois après avons fais le test , et nous sommes présentés dans les 4 ou 5 mois après , le test était récent , fait après le délai ou une possible contamination peut être repérée, et n’avions eu aucun rapport avec d’autres hommes ou femmes depuis le début de notre relation. Mon copain a fait un test une seule autre fois dans le cadre d’une analyse de sang globale , moi j’en fait régulièrement il est vrai mais pour une tout autre raison , j’accompagne très souvent des copains hétéros pour la plupart qui ne savaient pas que des tests gratuits et anonymes existaient , qui souhaitaient se mettre en couple stable et arrêter la capote ou qui avaient eue une situation à risques.

              (je rajouterais des commentaires sur l’analyse des statistiques plus tard, je file bosser :) )

        • CommeCa
          CommeCa répond à BasicDA
          Précaire (nouveau mot pour (...)
          • Posté à 10h51 le 26/08/2009
          • Internaute 40344
            Précaire (nouveau mot pour (...)

          BasicDA, j’ai bien apprécié vos interventions, et les explications sur le calcul d’une population à risque. J’irai même jusqu’à une certaine limite logique partager votre analyse. Une chose m’échappe cependant dans votre propos lorsque que vous dites : « et comparer ce qui est comparable aussi on compare un gay fidéle à un hétéro fidéle et dans ce cas la l’homosexuel a plus de chance d’etre contaminé. » Si l’on compare ce qui est comparable, c-à-d deux individus séronégatifs fidèles mais aux orientations sexuelles différentes en quoi l’homosexuel représente-t-il un risque supérieur ? A comportement égal, je ne m’explique pas en quoi un hétéro est un risque minoré par rapport à un(e) homosexuel(le) ? Et si l’on est un peu raisonnable que l’on soit hétéro ou homo, mais se sachant avec des comportements à risque le premier reflex sera de ne pas donner son sang - c’est dans ce cas se mettre en contradiction avec le geste citoyen et/ou solidaire de faire don de son sang ... Le mensonge, ou l’omission ne sont pas des caractéristiques propres aux homos ; la logique qui consiste donc à faire une discrimination envers un individus qui librement vient faire un don et est refoulé au motif d’homosexualité ne semble pour le moins sujet à discussion. La collecte du sang est soit une histoire de médecin, et l’acceptation du don doit se faire sur l’histoire du « patient », donc dans un rapport entre le donneur et le collecteur,et non sur une casse « homo » qui recale ou alors la collecte devient une histoire de simples manipulateurs d’aiguilles qui effectivement refusent ou acceptent sur des critères de casses à remplir, sans soucis de celui qui vient faire le don. La collecte du sang, médecine ou industrie ?

        • Jean de Lille
          Jean de Lille répond à BasicDA
          psy
          • Posté à 18h43 le 26/08/2009
          • Internaute 21670
            psy

          Arrêtez de penser en terme de population française. Les produits sanguins viennent aussi d’ailleurs et c’est bien là que nous sommes ridicules. A quand un enquête exhaustive sur le sujet comme il y en eut au moment du scandale du sang contaminé ?

        7 autres commentaires
      • les_canards
        les_canards répond à lucasbfr
        • Posté à 09h44 le 26/08/2009
        • Internaute 20527

        Les échantillons ne sont pas testés un par un (cela coûterait beaucoup, beaucoup trop cher) mais par pools. Autrement dit, si un don est contaminé, il force à en jeter 99 autres, potentiellement sains...

        Et je n’ai jamais eu l’impression que l’EFS culpabilise les non-donneurs, et surtout pas les non-donneurs qu’elle refuse ! Je suis donneuse régulière, j’ai été refusée plusieurs fois (je suis extrêmement pâle et j’ai une tension faible à la base, donc dès que je suis en petite forme => refus), et jamais on ne m’a culpabilisée, tout au contraire j’ai été systématiquement félicitée d’avoir fait la démarche.

         
        • lucasbfr
          lucasbfr répond à les_canards
          Balayeur chez Wikipédia
          • Posté à 11h48 le 26/08/2009
          • Internaute 58512
            Balayeur chez Wikipédia

          Merci pour la correction, c’est plus logique.

          Pour la culpabilisation, c’est inhérent à toute collecte de dons, d’une manière ou d’une autre. Mais les messages « c’est urgent, donnez votre sang » et le discours sur le nombre de donneurs qui n’augmente pas assez vite par rapport aux besoins stigmatise la partie de la population qui ne peut pas donner (elle ne donne pas parce qu’elle ne veut pas ?).

          Si en plus, ca s’ajoute à une sexualité qui est rarement pleinement assumée (chez la population jeune), c’est un rejet supplémentaire de la société. Je connais des gens qui ont menti à cette question du questionnaire pour pouvoir donner quand même, par culpabilité « oui mais je sais que je n’ai pas de maladie, je veux pouvoir participer ».

        1 autres commentaires
  • alberich
    alberich
    fumiste
    • Posté à 09h24 le 26/08/2009
    • Internaute 84604
      fumiste

    Pareil pour moi, je suis tricard du don du sang au motif que j’ai été transfusé en pleine période du scandale du sang contaminé.

    Cela va faire bientôt 30 ans et je n’ai toujours pas le sida ni la moindre hépatite.

    J’avoue avoir du mal à comprendre ces principes de précaution qui s’éternisent dans le temps et donnent l’impression d’un acharnement administratif.

    Cela dit je m’en fous de ne pas pouvoir donner mon sang, bien que le jour où on me l’a signifié reste un souvenir d’un moment désagréable et je comprend que certains puissent mal réagir car sur le coup on éprouve un sentiment d’exclusion.

    • Gastiflex
      Gastiflex répond à alberich
      • Posté à 09h32 le 26/08/2009
      • Internaute 34890

      Attendez, dans tous les cas, hétéro ou homo, des tests sont fait sur chaque échantillons non ? J’ose espérer que l’ESF ne se fie pas qu’au questionnaire et à l’entretien pour écarter des donneurs.

      Dans ce cas c’est quoi le problème ? Ils ont la flemme de faire tous ces dépistages ? Ils pensent que les homos peuvent avoir des virus inconnus et indétectables ?

      Et au pire, si je me souviens bien le sang peut être utilisé pour l’enseignement ou la recherche. Pourquoi ne pas accepter le sang « à risque » et le destiner à cet usage ?

  • fdrebin
    fdrebin
    Dilettante doué
    • Posté à 09h35 le 26/08/2009
    • Internaute 78377
      Dilettante doué

    Article intéressant et pédagogique.

    Bien que le titre soit : « Je ne peux pas donner mon sang, parce que… », le sous-entendu des commentaires est plutôt « On m’a dénié le droit de donner mon sang ». Le médecin interrogé dans l’artticle répond d’ailleurs fort justement que donner son sang n’est pas un droit mais une faculté.

    Néanmoins, certains motifs de refus donnent à réfléchir sur l’ouverture généralisée du parapluie par les médecins pour se protéger d’éventuels procès. Nous n’en sommes pas (encore ?) arrivé au niveau des Etats-Unis mais ça devrait venir... Rappelons que c’est l’anonymat du don qui conduit à poursuivre le médecin collecteur et non le donneur en cas de pépin car il y a transfert de responsabilité juridique.

    Certains veulent absolument donner leur sang ? Pourquoi pas mais alors faisons glisser la responsabilité du collecteur vers le donneur en cas de problème de santé du receveur.

    Exemple : certaines traces de médicaments peuvent être dans mon sang ou je suis contaminé par une maladie - en le sachant ou non, là n’est pas la question - mais je veux quand même donner mon sang. Le médecin refuse car il a un doute mais j’insiste. Que faire ? Je peux signer un papier stipulant que j’assume l’entière responsabilité en cas de survenance d’un accident de santé chez le receveur. Pas sur que les assureurs acceptent d’endosser une telle responsabilité civile.

    Mais alors, si tout le monde à le droit de donner son sang, on crée deux catégories de sang à transfuser : la première, certifiée sans risque par le corps médical, et la seconde, celle de ceux ayant insisté pour donner, susceptible de causer des accidents de santé. Là, ce sont les transfusés ultérieurs et leurs médecins qui ne seront pas d’accord.

    Problème insoluble ? Sans doute. Reste que si notre société était moins parano au moindre problème et que nous acceptions la fatalité ou la mort - sans chercher des « responsables » à tout bout de champ - les médecins n’ouvrirait pas le parapluie au moindre doute.

    • BasicDA
      BasicDA répond à fdrebin
      loin
      • Posté à 10h07 le 26/08/2009
      • Internaute 84831
        loin

      Parfaitement d’accord avec vous...quelqu’un qui se pose la question plus loin que du « ils m’ont refusé c’est pas gentil » et sur les repercussions de la responsabilité....

      Le don du sang c’est pas pour se dédouaner ou se sentir bien, ce n’est pas faire l’aumone c’est quelque chose avec des enjeux derrière.et comme vous le soulignez très bien le responsable en cas de problème ou de mauvaise volonté du donneur....c’est le médecin.

      le problème du fil c’est que j’ai l’impression de poster 30 fois les memes arguments parce que les gens ne lisent pas.... ou alors la dernière page.

      Mais vous oubliez aussi que le sang étant non classé ça donne aussi une certaine forme d« égalité , mettre du classement la dessus nous feraient rentrer dans un gros problème d’égalité des receveurs (et à qui irait le sang 4 etoiles d’après vous....)

    • BasicDA
      BasicDA répond à fdrebin
      loin
      • Posté à 10h14 le 26/08/2009
      • Internaute 84831
        loin

      doublon

    • vermisseau
      vermisseau répond à fdrebin
      étudiant ingénieur en (...)
      • Posté à 14h10 le 26/08/2009
      • Internaute 26276
        étudiant ingénieur en (...)

      le don n’est pas anonyme

      en tout cas pas à ma connaissance

      • fdrebin
        fdrebin répond à vermisseau
        Dilettante doué
        • Posté à 14h13 le 26/08/2009
        • Internaute 78377
          Dilettante doué

        « Le don du sang est anonyme : cela signifie que le donneur et le receveur ne peuvent pas se connaître. En revanche l’identité du donneur doit être très précisément enregistrée »

        source : Lien

         
        • vermisseau
          vermisseau répond à fdrebin
          étudiant ingénieur en (...)
          • Posté à 15h55 le 26/08/2009
          • Internaute 26276
            étudiant ingénieur en (...)

          je suis d’accord

          mais cela ne signifie t-il pas qu’en cas de problème il est donc possible de retrouver le donneur ? ce qui serait du coup en contradiction avec ce que vous avanciez précédemment ?

          • fdrebin
            fdrebin répond à vermisseau
            Dilettante doué
            • Posté à 12h38 le 27/08/2009
            • Internaute 78377
              Dilettante doué

            Nulle contradiction. Le don est anonyme car un numéro est associé à l’identité du donneur. En cas de problème avec une poche de sang, le numéro permet de retrouver le donneur.

            Ce principe est appliqué pour les test VIH-IST, le laboratoire faisant les tests n’ayant pas connaissance de l’identité du patient qui n’est connu de lui que par son numéro. Le médecin ayant reçu le malade est le seul à pouvoir faire le lien entre patient et numéro.

        2 autres commentaires
  • kompaktniki
    kompaktniki
    s'il le savait lui même
    • Posté à 09h41 le 26/08/2009
    • Internaute 60686
      s'il le savait lui même

    J’ai donné mon sang pas mal de fois pendant que j’étais à la fac, et puis je suis parti travailler en Afrique et en Amérique latine. Par période de 6 mois. J’ai fais quelques épisodes de paludisme, dit à Falciparum. A priori donc, aucun risque de rechute.
    Depuis - ça fait 10 ans - il m’est absolument impossible de donner mon sang. Sauf évidemment justement en Afrique. On estime que je suis à risque. Mais à risque de quoi exactement ?
    Alors on pourrait toujours mentir au médecin lors de l’entretien. Mais je n’ai jamais menti. Alors qu’il est très clair - pour tous les médecins que j’’ai interrogé autour de moi, virologue, sécurité transfusionnelle, spécialiste en médecine tropicale - qu’il n’y a aucun risque.
    Plus les gens voyagent, pus les motifs d’exclusion du don vont s’accroître...
    Après il nous est expliqué qu’il y a pénurie. Ca va pas aller en s’arrangeant...

  • inotna2099
    inotna2099
    Responsable Informatique
    • Posté à 10h07 le 26/08/2009
    • Internaute 88562
      Responsable Informatique

    J’ai voulu une fois donner mon sang quand j’ai eut 18 ans, je me suis vu refuser le droit de donner parce que j’avais été chez le dentiste un mois avant et il m’avait soigné une petite carie.

    Alors quand ils parlent sur leur site d’un délai d’un jour après le traitement d’une carie ça me fait un peu rire jaune.

    Ça m’a vacciné je n’y suis jamais retourné, je n’ai pas envie de prendre sur mon temps de travail (collecte les lundi, mercredi et jeudi de 8H à 11H par chez moi) pour me voir refoulé encore une fois.

    Sur un autre sujet, un amis donneur régulier a parlé du cannabis avec le médecin préleveur et il lui a dit que tant qu’il ne fumait pas un joint juste avant de donner ça ne posait pas de souci particulier. J’ai l’impression que les limites diffèrent beaucoup d’un médecin à l’autre.

    • BasicDA
      BasicDA répond à inotna2099
      loin
      • Posté à 10h12 le 26/08/2009
      • Internaute 84831
        loin

      Les limites ne changent pas juste l’interprétation... comme quand un flic vous prend en flagrant délit de « consommation de canabis » il peut vous envoyer en garde à vue ou vous le prendre en disant « recommencez pas la prochaine fois c’est au poste ».

      De plus le cannabis bien que detectable bien après n’est très vite plus dangereux et le cannabis n’est pas spécialement dangereux pour un malade.

  • spouny_boy
    spouny_boy
    Lynchez moi j'aime ça ! ! Mais (...)
    • Posté à 10h15 le 26/08/2009
    • Internaute 52117
      Lynchez moi j'aime ça ! ! Mais (...)

    Franchement entre l’hypocrisie de certain et la bonne volonté d’autre ça fait mal de se voir rejeter alors qu’on pourrai aider. Étant A-, un groupe apparemment intéressant je me fait refuser systématiquement lorsque je veux donner pour la simple et bonne raison que j’ai grandi en Afrique (j’ai eu un petit palu ya 12 ans). Mais ça veux dire que personne ne donne son sang en Afrique ? Qu’elle abération médicale ! Mais bon les mec qui me refuse le don peuvent crever la gueule ouverte je m’en fou maintenant j’irai quand on sera moins stresser.
    Et pourtant je fait des test sanguin régulier et je suis toujours sain, j’ai jamais eu de rechute de palu ...
    Monde de merde

  • roukette
    roukette
    artiste
    • Posté à 10h43 le 26/08/2009
    • Internaute 88565
      artiste

    belle photo !

  • Maryk
    Maryk
    Toulouse
    • Posté à 10h48 le 26/08/2009
    • Internaute 52581
      Toulouse

    bonjour,

    Je vois qu’il y a toujours et malheureusement des personnes qui ne peuvent pas donner en raisons : de leur sexualité, de si elles ou ils ont voyagé dans des pays tels que la Grande Bretagne.

    Je trouve cela honteux car on nous dit qu’il y a manques de donneurs et surtout pendant la période estivale et ESF refuse des donneurs potentiels.

    Quelles sont les personnes qui bientôt ne pourront plus donner ? ? ? ? Combien de personnes vont elles mourir faute de recevoir du sang, des plaquettes ou de la moelle ? ? ? ?

  • patatarte
    patatarte
    étudiante
    • Posté à 10h51 le 26/08/2009
    • Internaute 88202
      étudiante

    J’ai bossé pour l’EFS à mi-temps en tant qu’ « animatrice de collecte » pendant un an( je devais diffuser des tracts sur les lieux de collecte et faire des interventions devant des classes de lycée ou de fac) .
    Au niveau du choix des donneurs, Il y a une certaine ligne commune mais chaque médecin interprète les risques à sa façon. Par exemple certains médecins avec qui j’ai bossé refusaient systématiquement les fumeurs de cannabis (réguliers ou occasionnels) alors que d’autres n’y accordaient aucune importance.
    C’était en 2006 et j’étais également étudiante (à Paris 8 St Denis) et je participais à une collecte dans une université voisine, Paris 13 Villetaneuse. Je m’étonnai alors de voir qu’aucune collecte n’était organisé au sein de « mon » université.
    Lorsque j’ai posé la question, un médecin m’a répondu que l’EFS avait arrêté les collectes à Paris 8 car cette fac est considérée comme un « foyer trop important d’homosexualité ». J’avais été très choquée et avais argumenté mais appremment c’était une directive venue du « dessus »...
    Apparemment ils ont changé d’avis, je suis toujours étudiante à St Denis et une collecte a été organisée l’an dernier.

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 11h28 le 26/08/2009
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    C’est assez risible de se couvrir vingt ans après. C’est vrai que dans les années 80 le sida a fait des ravages chez les gays, mais dans les années 10, la contamination s’est uniformisée entre les populations homo et hétéro.

    En tout cas, c’est bien pratique, entre les nuits bi, la snifette, le LSD et les bastons, j’ai déjà les excuses pour ne pas y aller.

  • Un Certain Mr. Klms
    Un Certain Mr. Klms
    http://clementmartel.blogspot. (...)
    • Posté à 11h48 le 26/08/2009
    • Internaute 76521
      http://clementmartel.blogspot. (...)

    De mon côté, je suis donneur régulier (trois fois par ans depuis ma majorité) et à chaque fois que je vais voir l’EFS, j’essaie d’amener quelqu’un à donner aussi. Or, il s’avère qu’à de nombreuses reprises certains d’entre eux se virent refuser le don : une fois une amie (donneuse régulière elle aussi pourtant) parce qu’elle était trop légère, une autre se vit interdire la piqure parce qu’elle était avec son partenaire (hétérosexuelle donc) depuis deux mois et demi, ... Je suis conscient qu’il faut que les médecins appliquent à la lettre le principe de précaution (étant fils de médecin moi même), mais ces restrictions ont un effet pervers : les gens ne répondent plus honnêtement afin de pouvoir donner. Ainsi, je connais un type, en couple homosexuel depuis sept ans et sans comportement à risque qui donne régulièrement son sang sans qu’il y ait de problème. La question est épineuse, mais peut on conserver dans les textes une telle segrégation, même au nom du principe de précaution ?

  • OralH
    OralH
    we are one
    • Posté à 12h36 le 26/08/2009
    • Internaute 88146
      we are one

    Moi qui n’avait jamais pensé donner mon sang, étant gros fumeur, consommateur de café mais néanmoins sportif et en bonne santé « apparente », j’ignorais que le fait d’être homo excluait du don.
    En couple depuis 7 ans, responsable devant les risques, on est pas fous, je suis consterné de l’apprendre !
    Et que dire de l’histoire de Bleuet1 au moment ou la lutte contre le sur-poids devient une priorité
    Existera-il toujours des hommes et des femmes de seconde zone dans notre république ?
    Égalité ne rime vraiment plus avec Fratenité
    Au fait pour les hétéros qui vont voir ailleurs, ils font comment les mecs de l’EFS ?
    Si je comprend bien, les campagnes pour le don ( à l’aide ! !) c’est pour nous remettre tous dans le droit chemin, hétéro, parfaite hygiène, monogame, et puis on compte les morts !

    • vermisseau
      vermisseau répond à OralH
      étudiant ingénieur en (...)
      • Posté à 15h57 le 26/08/2009
      • Internaute 26276
        étudiant ingénieur en (...)

      je ne suis pas d’accord

      l’histoire de bleuet 1 démontre qu’il faut prendre des précautions vizs à vis du receveur mais aussi du donneur
      on ne donne pas 500mL de sang à la légère, quand on sort d’un don on se sent plané et ce n’est pas pour rien

      donner peut comporter des risques si on joue avec les règles du jeu

      les règles sont les mêmes pour tout le monde, aucune question ici de gens de seconde zone ou de propagande d’hygiène à grande échelle

  • Vincounet
    Vincounet
    Comptable
    • Posté à 13h43 le 26/08/2009
    • Internaute 87924
      Comptable

    Je trouve normal ce principe de sécurité. Imaginez qu’il y ai transmission de maladie par don de sang, plus personne ne donnera son sang, certains porterons pleintes, ect...

    C’est certe dommage pour certain mais je trouve ce principe justifié.

  • brian
    brian
    inactif
    • Posté à 14h32 le 26/08/2009
    • Internaute 54342
      inactif

    Le don du sang n’est pas un droit mais la faculté de pouvoir le donner.

    Je préféré le principe de précaution et de miminiser les risques.

    On vis dans une société irresponsable pour une bonne partie, l’exemple des homosexuelles vous leur dite lors des fellations mettez un presavatif oh ça craint rien le risque est de 1%, ça veut rien dire le risque est là, oh surtout sur des partenaire multiple.

    Mais c’est homos ou héteros ne sont pas des médecin il n’ont pas fait 13ans études de quoi il se méle.
    ET c’est vrai 15% des jeunes gay de 15 à 25ans sont atteint du sida, et ceux qui le savent énormément, mais les heteros ça monte aussi.

    Vous voulez donnez votre sang vivez correctement, ne soyez pas est immature a baiser tous que vous trouvez a votre porter. IL y’a pas d’amour propre, vous voulez jouez avec votre vie ça ne regarde que vous
    Mais pas les receveurs imaginait qu’on réduit les précaution et que votre soeur, votre frere, vos parents, vos amis tombent malades par des donneurs irresponsable j’appelle ça un meurtre a petit feu..

    C’est vrai que la pénurie de donneur se fera de plus en plus dans les temps a venir.
    Mais on n’y peux rien c’est au citoyens de changer et non l’établissement du sang.

    C’est refus sont dans un but médical et non pas de la discriminations ou politique ou race, la justice n’a pas mot sont dire.
    Juste dans le ça dans un donneur qui aurait mentis et mis en péril la vie d’autrui, c’est que la piéce identité est obligatoire.

    ET pour les homos au lieu de chercher de la discrimination de partout, regarder vous en face un miroir, dites vous pourquoi il y’a autant de homosexuelle atteint du sida,

    AU final donnez votre sang dans le respects et la dignité d’autrui

    • Vincent.Guillot
      Vincent.Guillot répond à brian
      • Posté à 17h45 le 26/08/2009
      • Internaute 26182

      « l’exemple des homosexuelles vous leur dite lors des fellations mettez un presavatif “ : Homosexuelles se sont des femmes alors pour sucer des bi... vous repasserez !

      ET c’est vrai 15% des jeunes gay de 15 à 25ans sont atteint du sida, : Quelles sont vos sources ? Je ne trouve pas ce chiffre, du moins pas en France...

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