revue de commentaires 25/08/2009 à 18h15

« Je ne peux pas donner mon sang, parce que... »

Marina Bellot | Journaliste



Une goutte de sang sur un doit (RedGlow82/Flickr)

Il y a quelques jours, Rue89 reprenait l’interview d’un homosexuel qui s’était vu refuser le droit au don de moelle osseuse réalisée par notre partenaire Tetu. Au fil des (nombreux) commentaires suscités par l’article, il est apparu que plusieurs riverains volontaires pour donner leur sang ont eux aussi essuyé un refus, pour des raisons diverses. Voici leurs témoignages, avec les réactions de Bernard David, médecin à l’Etablissement français du sang (EFS).

Jean-Luc, 48 ans, était donneur depuis sa majorité quand il a « avoué » un jour avoir été transfusé à l’âge de 13 ans, sans réaliser les conséquences de cet aveu :

« Depuis, interdiction de donner mon sang (O négatif en plus). Raison invoquée par le médecin : je pourrais héberger un virus encore indétectable… J’étais donneur de moelle osseuse.

Contacté par l’EFS pour prélèvement (receveur compatible), j’avoue prendre un petit traitement pour une légère hypertension. Radié des listes, jugé inopérable même avec signature de décharge. Je suis toujours donneur d’organes, mais j’aurais peut-être le tort d’être mort pour des prélèvements ? »

La réponse de Bernard David. « Excellent exemple de l’application du principe de précaution : au moment de la crise de la vache folle, on ne savait pas quelles étaient les modalités de transmission de la maladie. Il a donc été décidé de mettre en place de manière stricte le principe de précaution pour rompre la chaîne de transmission.

On a notamment exclu des donneurs les gens ayant subi une transfusion, mais aussi ceux ayant vécu en Angleterre [c’était le cas de Esgalduin, ndlr] à cette période. C’était une décision très préventive et très précoce, qui s’applique toujours.

Mais l’épidemie de vache folle étant en voie de disparition, la question est posée de revenir en partie sur cette exclusion. Elle n’est pas tranchée pour l’instant. »

Joson a été exclu de la liste des donneurs après vingt-et-une années de don, en raison d’un risque pour le donneur -c’est-à-dire pour lui-même et non pour le receveur :

« J’ai fait un épisode d’arythmie cardiaque, sans aucune conséquence et sans rapport avec un comportement à risque (je ne fume pas, suis sportif, n’ai pas de cholesterol et je suis “ jeune ”). Un don risque de mal se passer “ statistiquement ”. »

La réponse de Bernard David. « Ce donneur a fait un petit accident cardiaque. Je n’ai pas tous les éléments pour pouvoir juger de la gravité de son état. Un petit malaise n’est pas une contre-indication définitive dans tous les cas, mais peut être révélateur d’une maladie plus grave.

Il faut faire une exploration complète pour le savoir, c’est une affaire de spécialiste. Or le médecin de collecte n’est pas spécialiste. S’il a un doute, il peut refuser. On ne doit prendre aucun risque, ni pour le receveur, ni pour le donneur. »

Tentrain, lui, s’est fait signifier par l’EFS qu’il n’était « pas fiable » à cause de sa dépression :

« Je me pose encore la question de ce que cela peut recouvrir… Je m’en suis ouvert auprès de mon psychiatre (et de mon généraliste) qui a été quelque peu surpris et, surtout, m’a assuré que mon traitement ne gênait en rien le don de moelle.

Je suis retourné à l’ESF un an plus tard sur l’air de “ tout va bien madame la Marquise ”, que cette période était révolue, je suis inscrit comme donneur potentiel de moëlle et je donne tous les mois ce dont ils ont besoin. Et je suis toujours sous traitement ».

La réponse de Bernard David. « Un état dépressif peut être très sévère et pas visible à l’oeil nu. Le don de moëlle s’effectue sous anesthésie générale. C’est donc une intervention lourde, pour laquelle on prend toutes les précautions. Le principe de précaution s’applique aussi bien pour les receveurs que pour les donneurs.

Si le patient nous dit qu’il est plus équilibré, qu’il va mieux, c’est logique que l’on accepte de le reprendre sur la liste des donneurs. Notre objectif, c’est d’avoir des donneurs en bonne santé, pour lesquels on ne prend aucun risque. »

► Autre cause d’exclusion souvent mal vécue, l’interdiction de don du sang pour cause de « relation homosexuelle passagère ». Salocin en a fait l’expérience. Depuis, bien qu’il soit en couple hétérosexuel, il n’essaie plus de donner pour ne pas revivre le « choc » du refus.

La réponse de Bernard David. « Passagère ou non, une relation homosexuelle est reconnue comme présentant un risque. Les données épidémiologiques observées par l’Institut de veille sanitaire et par nous-mêmes montrent que pour l’instant, les homosexuels masculins ont encore une prévalence de VIH très très largement supérieure à la population hétérosexuelle.

Nous n’avons pas le droit de prendre un risque. Le don n’est pas un droit, mais une faculté. »

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  • Sabate
    • Posté à 18h43 le 25/08/2009
    • Internaute 76520

    Mouai j’ai déja eu mon sang accepté ou refusé dans les mêmes circonstances c’est bizarre quand même.

    • Humain
      Humain répond à Sabate
      • Posté à 19h14 le 25/08/2009
      • Internaute 21387

      C’est une question de loi...certe, ùmais aussi et surtout une question d« éthique »...

      Et l’ethique, ce n’est pas dans la loi ! Et pour cause.

  • tolinn
    • Posté à 18h40 le 25/08/2009
    • Internaute 36801

    J’ai du mal à comprendre que l’on fasse encore la confusion entre « population à risque » et « comportement à risque ». Un homosexuel qui a des rapports protégés ne risque pas plus de devenir séropositif qu’un hétérosexuel agissant de même.
    Quelle que soit la « prévalence de VIH » de la population homosexuelle, il est ici question d’individus, pas d’un groupe.

    Mais il me semble qu’avoir été multipartenaire (homo ou hétéro, « multi » commençant à deux partenaires) au cours des quatre mois précédant le don suffit à être exclu, pouvez-vous confirmer ?
    Par ailleurs, chaque don est-il testé séparément pour le VIH ?

    • MakhnoX
      MakhnoX répond à tolinn
      Entré en rébellion
      • Posté à 19h10 le 25/08/2009
      • Internaute 86543
        Entré en rébellion

      +1 !

      Un hétéro pure souche pas très malin (j’en connais au moins un malheureusement...) peut être porteur de MST, dont le VIH, et ce bien plus qu’un homo responsable...
      Faut arrêter avec ces conneries statistiques... Elles ne servent qu’à conserver grâce à une prétendue science (les statistiques, on sait ce qu’on leur fait dire et ce qu’on ne leur fait pas dire) des segmentations dans la société.
      Et ça aboutit à des non sens du genre « homo = population à risque ». Parce que dans ces foutues stats, y’a pas la case capote ! Y’a pas la case « je suis pas con, je fais gaffe à ce que je fais » !

    • bluevince
      bluevince répond à tolinn
      Toulouse
      • Posté à 22h50 le 25/08/2009
      • Internaute 16668
        Toulouse

      Exactement, découper la population entre « hétéros » et « homos » et dire que la prévalence du VIH chez les homos est très supérieure à celle observée chez les hétéros, c’est arbitraire. Ce n’est pas « explicatif » comme on dit en stats. Ce qui est explicatif, comme tu le dis tolinn, c’est le comportement à risque. Donc il serait beaucoup plus rationnel, statistiquement parlant, de découper la population entre ceux qui n’ont eu qu’un partenaire sexuel depuis x années, et les autres. De plus ça éviterait de stigmatiser inutilement la population homosexuelle.
      Ca s’appelle de la discrimination statistique, lisez donc ceci : Lien
      Ici la caractéristique « x » facilement identifiable, c’est l’orientation sexuelle (hétéro/homo), la caractéristique « y » difficilement identifiable, c’est la quantification du risque dans le comportement sexuel. Il y a le fameux exemple sur les meurtriers noirs, qu’on m’avait déjà cité en cours de stats.
      C’est passionnant, et en même temps désespérant de voir que même un médecin ne réalise pas la faiblesse scientifique de l’argumentation basée sur la prévalence du VIH chez les homos...

    • TheophileGeny
      TheophileGeny répond à tolinn
      Là où j'admire Sarko, c'est qu (...)
      • Posté à 14h43 le 26/08/2009
      • Internaute 88590
        Là où j'admire Sarko, c'est qu (...)

      Ho oui on peut être exclu très facilement quand on est hétéro. Le fait d’avoir couché avec une femme ou un homme « pour un soir », hop c’est fini tu sors.
      lol et vous croyez quoi ? que je vais dire : « C’est pas juste ouin ouin »
      NON c’est normal, il y a un risque.
      Chez les gays c’est pareil, on prend en compte la population pas l’individu est encore heureux, l’EFS ne peut pas faire du cas par cas, c’est tout à fait logique.
      Hé donc j’ai les homos, il y a un plus fort risque de sang contaminé, donc pas de dons.
      Il faut que l’EFS renforce ses campagnes pour le don du sang comme une partie de la population est exclue.

    • TheophileGeny
      TheophileGeny répond à tolinn
      Là où j'admire Sarko, c'est qu (...)
      • Posté à 14h44 le 26/08/2009
      • Internaute 88590
        Là où j'admire Sarko, c'est qu (...)

      Ho oui on peut être exclu très facilement quand on est hétéro. Le fait d’avoir couché avec une femme ou un homme « pour un soir », hop c’est fini tu sors.
      lol et vous croyez quoi ? que je vais dire : « C’est pas juste ouin ouin »
      NON c’est normal, il y a un risque.
      Chez les gays c’est pareil, on prend en compte la population pas l’individu est encore heureux, l’EFS ne peut pas faire du cas par cas, c’est tout à fait logique.
      Hé donc chez les gays, il y a un plus fort risque de sang contaminé, donc pas de dons.
      Il faut que l’EFS renforce ses campagnes pour le don du sang comme une partie de la population est exclue.

  • vermisseau
    vermisseau
    étudiant ingénieur en (...)
    • Posté à 18h41 le 25/08/2009
    • Internaute 26276
      étudiant ingénieur en (...)

    personnellement je suis donneur de sang bénévole

    j’avoue que l’article semble dénoncer les situations de refus présentées, pourtant elles me paraissent justifiées (en dehors du cas homosexuel qui lui me révolte)

    je ne pense pas que l’on puisse se permettre de prendre des risques, c’est de la vie des malades dont on parle ici

    j’ai une amie qui n’a pas pu donner pour cause de maladie sanguine, et un des bénévoles a eu ces mots justes pour elle :
    « vous ne pouvez pas donner, mais vous pouvez en inciter d’autres à donner. en venant ici vous n’aurez pas donné votre sang, mais si cela vous permet d’amener ici une dizaine de personnes qui n’y serait sinon jamais venues, et bien dans ce cas vous aurez gagné, et c’est cela qui compte le plus »

    au delà des refus, ce qui m’étonne le plus c’est le faible nombre de donneurs

    donner ne fait pas mal, et cela emplit d’un sentiment indescriptible, celui d’avoir pu aider et de pouvoir recommencer

    • Marina Bellot
      Marina Bellot répond à vermisseau
      Auteur(e) de l'article Journaliste
      • Posté à 19h00 le 25/08/2009
      • Journaliste 86940
        Journaliste

      L’article ne dénonce pas les cas de refus présentés ! Il tente d’apporter des réponses, en donnant la parole à un médecin spécialisé dans le don du sang.

      • vermisseau
        vermisseau répond à Marina Bellot
        étudiant ingénieur en (...)
        • Posté à 12h05 le 26/08/2009
        • Internaute 26276
          étudiant ingénieur en (...)

        ce n’est pas une accusation, juste le sentiment que j’ai eu à la fin de l’article

        j’aurai tendance à dire que ce sentiment est accentué par la lecture des commentaires

        je trouve que l’EFS semble ici dénoncé dans ses pratiques, un peu la mise en avant de l’amour propre des donneurs refoulés au détriment de l’acte de don qui est profondément altruiste et désintéressé

        je dirai que l’article est partial dans la mesure où l’accent est mis sur les refus de dons et en aucun cas sur les dons acceptés qui représentent sûrement une écrasante majorité

  • Iv
    Iv
    Roboticien utopiste
    • Posté à 18h44 le 25/08/2009
    • Internaute 39192
      Roboticien utopiste

    Intéressant. Les dons du sang refusés parmi les population à risque de VIH en disent long sur la fiabilité des tests VIH effectués après prélèvement. Est ce à comprendre qu’on a un certain pourcentage de faux négatifs lors de ces tests et qu’on essaie de baisser les contaminations sans être sûr à 100% de les supprimer ?

    • bleu horizon
      bleu horizon répond à Iv
      • Posté à 19h22 le 25/08/2009
      • Internaute 2091

      la réponse est oui le test n’est pas fiable à 100 %, il reste un délai entre contamination et séroconversion même en utilisant la technique par PCR, cela justifie de réduire ce risque en choisissant la population de donneurs

  • valmi
    valmi
    étudiant
    • Posté à 18h44 le 25/08/2009
    • Internaute 81677
      étudiant

    J’accepte sans réserve ce « principe de précaution » dans la mesure où il n’y a pas de toute façon de pénurie de sang. Au Québec, dont je suis originaire, je suis indéfiniment « interdit » de don car j’ai vécu plus de six mois, durant l’épidémie de vache folle… en France !

    Ce qui me dépasse, c’est que je ne sois également plus éligible à être inscrit au régistre québécois des donneurs de moëlle. Sachant que, au cas où aucun donneur compatible n’était disponible pour une greffe, Héma Québec n’hésiterait pas à faire appel à un donneur en France, voire en Grande Bretagne.

    • Svati
      Svati répond à valmi
      Etudiante
      • Posté à 19h03 le 25/08/2009
      • Internaute 61638
        Etudiante

      Oui, c’est étonnant.
      De même, en France tout ceux qui ont séjourné en Grande Bretagne durant cette même épidémie n’ont pas le droit de faire de don de sang ou autre (enfin c’est ce que laisse supposer le questionnaire).
      Pourtant la maladie de la vache folle s’est aussi retrouvée en France.

  • I.P
    I.P
    Flat4
    • Posté à 18h47 le 25/08/2009
    • Internaute 25391
      Flat4

    Donc on peut donner son sang ou sa moelle si on est un héterosexuel pur et dur, qui n’a jamais vécu en Angleterre, qui n’a connu aucun épisode dépressif dans sa vie, avec une santé à tout épreuve et surtout qui n’a jamais eu d’accident qui a nécessité une transfusion.

    Et ils s’étonnent de manquer de donneurs ?

    • haggis
      haggis répond à I.P
      • Posté à 22h12 le 25/08/2009
      • Internaute 1777

      pas seulement ! il faut faire plus de 50kilos , ne pas s’être fait tatoué dans l’année qui précède, ni avoir été chez le dentiste la semaine précédente .... et puis biensur si vous êtes une femme, pas enceinte, ni en train d’allaiter et pour tous avoir moins de 60 ans (je crois). C’est sur, à ce rythme là, ça limite salement. Je comprends le principe de précaution, mais je trouve qu’il faudrait être un peu plus souple.

      • I.P
        I.P répond à haggis
        Flat4
        • Posté à 22h18 le 25/08/2009
        • Internaute 25391
          Flat4

        Surtout que si j’avais le choix entre mourir à coup sûr d’une mucoviscidose, ou en guérir mais avoir peut-être un risque sur des milliers de mourir du sida dans quinze ans à cause d’un greffon donné par un type qui a reçu une transfusion, je crois que je vais pas me poser la question longtemps.

         
        • Compte supprimé le 4 janvier 3
          • Posté à 16h10 le 26/08/2009
          • Internaute 41144

          C’est déjà arrivé : un malade s’est vu transplanter un foie dont il s’est avéré qu’il était contaminé par le VIH. Il a mis beaucoup moins de 15 ans à mourir.

        1 autres commentaires
  • Xavier Malafosse
    Xavier Malafosse
    Photographe
    • Posté à 18h52 le 25/08/2009
    • Internaute 70057
      Photographe

    On m’a à deux reprises refusé un don de sang parce que je revenais d’Afrique dans l’année précédant le don. Je ne pensais pas qu’aller en Afrique était une maladie transmissible par le sang...

    • mick69
      • Posté à 19h14 le 25/08/2009
      • Internaute 2907

      Aller en Afrique, c’est (entre autres) un risque de transmettre le paludisme

      Lien

  • solstice
    solstice
    pigiste
    • Posté à 18h56 le 25/08/2009
    • Internaute 38451
      pigiste

    Incroyable, la victimisation à ce point, c’est d’une débilité sans nom ! Revenue d’Afrique avec un doute sur la qualité de mon sang (j’avais fait une hépatite, finalement pas grave), j’aurais du faire un scandale parce que l’on me traitait comme une pestiférée ?

    A partir du moment où l’on sait, pertinemment quoique après coup, que certains lots de sang ont pu être contaminés (HIV, hépatite etc.), il est normal que l’on ouvre un méga parapluie pour éviter d’inoculer un virus à quelqu’un qui est déjà affaibli : on est rarement transfusé parce qu’on est en pleine forme.

    Têtu ferait bien de s’intéresser à des causes plus essentielles que ménager la chèvre et le chou quand il y a le loup dans la bergerie. Pour provoquer une réaction homophobe, on ne s’y prendrait pas mieux.

    Idiot, dangereux, communautariste... Le top...

    • Svati
      Svati répond à solstice
      Etudiante
      • Posté à 19h12 le 25/08/2009
      • Internaute 61638
        Etudiante

      L’hépatite est une maladie qui peut se transmettre par le sang (entre autre), l’homosexualité n’est ni une maladie ni transmissible par le sang.

      Refuser le sang d’un malade pour un don à un autre malade est logique.
      Refuser le sang d’un/d’une homosexuel/le en bonne santé sans comportement à risque est idiot, surtout lorsqu’on se plaint du manque de donneurs.

      • mick69
        mick69 répond à Svati
        • Posté à 19h18 le 25/08/2009
        • Internaute 2907

        Les critères de contre-indication ne visent pas les lesbiennes. uniquement les « hommes ayant eu des rapports sexuels avec un homme » Lien (page7)

      • solstice
        solstice répond à Svati
        pigiste
        • Posté à 19h34 le 25/08/2009
        • Internaute 38451
          pigiste

        C’est bien parce que la transmission du VIH continue à progresser et que la multiplicité des rapports anaux (excusez la précision triviale) dans des muqueuses qui saignent (et des préservatifs qui lâchent) comporte un risque.

        Même minime, un vrai gros risque. On devrait exclure les jeunes donneurs qui ne vivent pas en couple, pour les mêmes raisons de partenaires multiples (et rapports non protégés, hélas).

        Je ne vais pas vous faire un dessin pour les lesbiennes : les rapports sont moins invasifs... Mais la multiplicité des partenaires pose le même problème.

        J’imagine que dans le doute, la notion « d’un/d’une homosexuel/le en bonne santé sans comportement à risque » est méga floue...

        On sait très bien que, lorsqu’il y a pénurie de donneurs (ce qui n’est pas le cas, sauf certains WE meurtriers), il est préférable de reporter des transfusions (c’est possible dans de nombreux cas), que de balancer dans la nature du sang suspect : on a déjà donné, de ce côté...

         
        • Vincent.Guillot
          • Posté à 20h58 le 25/08/2009
          • Internaute 26182

          Depuis quand seuls les hommes homo se font enc.... ? Il y a des hetero qui le font, des femmes aussi... De plus en quoi les lesbiennes seraient-elles moins concernées ? Parce que vous croyez qu’elles ne se font jamais pénétrer ? Que votre vision de la sexualité est pauvre !

          • solstice
            solstice répond à Vincent.Guillot
            pigiste
            • Posté à 10h14 le 28/08/2009
            • Internaute 38451
              pigiste

            On parle de quoi, là ? De comportements individuels ou d’un risque médical global ? Ma « vision de la sexualité » n’a rien à voir là dedans. Votre petit prisme personnel est idiot et sort complètement du débat.

        2 autres commentaires
  • CommeCa
    CommeCa
    Précaire (nouveau mot pour (...)
    • Posté à 19h15 le 25/08/2009
    • Internaute 40344
      Précaire (nouveau mot pour (...)

    « Passagère ou non, une relation homosexuelle est reconnue comme présentant un risque » ... ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? Moi qui croyait que le VIH concernait aussi les hétérosexuels... comme quoi tout le monde peut se tromper ...

  • bleuet1
    bleuet1
    espère malgré tout
    • Posté à 19h27 le 25/08/2009
    • Internaute 65892
      espère malgré tout

    Je ne peux pas non plus donner mon sang, mais pour des raisons purement physiologiques : je suis trop légère, moins de 50 kg.
    Il y a quelques années, même avec ce poids je pouvais donner. Je ne comprenais pas pourquoi ils n’acceptaient plus mon sang, car ma corpulence est normale compte tenu de ce poids (je mesure 1m53).
    On m’a répondu que la quantité de sang prélevée avait été standardisée depuis (450 ml si je ne dis pas de bêtise), et que vu ma corpulence je ne le supporterais pas.
    Je trouve ça dommage, surtout que je suis A-, donc une donneuse potentiellement très intéressante car ça ne court pas les rues.
    Je trouve même cela frustrant à l’heure où l’EFS n’arrête pas de crier à la pénurie. Mais bon, je me suis fait une raison, et je ne vais pas prendre 2 kgs uniquement pour leur faire plaisir.

    • Pierrrrre
      Pierrrrre répond à bleuet1
      → → → → → → → le marché autant (...)
      • Posté à 20h03 le 25/08/2009
      • Internaute 23078
        → → → → → → → le marché autant (...)

      ► Mais ma pauvre, si on prenait votre sang, vous ressembleriez à votre pseudo !

  • michel 13
    • Posté à 19h34 le 25/08/2009
    • Internaute 49378

    Je donnais régulièrement mon sang depuis 1968. Puis, en 2007 (soit des dons pendant 39 ans) lors d’un « interrogatoire » précédent le don j’ai avoué avoir été hospitalisé en 1950 ( bien 1950) suite à un brûlure, mais sans aucune opération ni transfusion sanguine, simplement des soins. Le médecin de service, très irrité par cet aveu, m’a déclaré « vous vous rendez compte de ce que vous avez fait, il va falloir que je vérifie tous vos dons ». Grosse surprise de ma part, et le médecin enchaîne « à partir de maintenant vous ne pourrez plus donner ».
    Alors quand je vois les appels aux donateurs je me demande qui marche sur la tête ?

    • bleuet1
      bleuet1 répond à michel 13
      espère malgré tout
      • Posté à 19h36 le 25/08/2009
      • Internaute 65892
        espère malgré tout

      Moi aussi je m’étais fait limite envoyer promener par le médecin qui m’avait reçue. J’ai eu l’impression qu’il en avait un peu ras le bol de sa journée, mais c’était pas une raison pour s’énerver sur moi.
      Quand il m’a demandé mon poids et que je lui ai répondu, il m’a rétorqué avec un air agacé que grosso modo, je lui faisais perdre son temps. Il ne l’a pas dit en ces termes, mais c’était ça que ça voulait dire.
      Moi je suis juste tombée des nues, je ne savais pas que je n’avais plus le droit de donner, alors que je l’avais fait moins d’un an auparavant.

    • désabusée
      désabusée répond à michel 13
      • Posté à 20h35 le 25/08/2009
      • Internaute 37604

      Bonjour, votre réflexion a entraîné illico la pensée suivante : nous sommes TOUS sortis de l’hôpital, du moins ceux qui y sont nés.... alors on ne doit pas être donneur si on suit leur raisonnement !

      c’est idiot je sais, mais bon.

      Je ne peux pas être donneur non plus parce que transfusée... par une auto-transfusion, donc mon sang prélevé en vue de l’intervention, je ne suis atteinte (ouf merci) d’aucune IST, ni VIH ni hépatites, mais on ne veut pas que je soit donneur juste pour ça. là non plus je ne comprends pas très bien.

      • fermtag
        fermtag répond à désabusée
        • Posté à 22h35 le 25/08/2009
        • Internaute 31080

        Ce n’est pas plus idiot que le « principe de précaution » quand il dépasse la limite du raisonnable (et à ce niveau, il relève plutôt du « principe du parapluie »)...

  • Jean de Lille
    • Posté à 19h41 le 25/08/2009
    • Internaute 21670
      psy

    Il y a quand même une vaste hypocrisie du médecin qui commente ; non que ce qu’il dit soit complètement dénué de sens mais il y a une impasse énorme sur la pénurie de produit sanguin par manque de donneur qui conduit à des importations de sang en provenance de pays dont la traçabilité n’est pas forcément fiable. Ces produits sont ensuite en principe traités ( au temps du sang contaminé on les chauffait pour détruire le virus VIH). Le scandale de l’époque, c’est que pour des raison de rationalisation économique l’AFS avait refusé de chauffer le sang. On ne voit donc pas pourquoi le sang des personnes dites à risque ne pourrait pas servir à faire des produits dérivés dont on a largement aussi besoin que du sang pour transfusion.

    • demilune
      demilune répond à Jean de Lille
      • Posté à 21h22 le 25/08/2009
      • Internaute 22444

      A ma connaissance la France est auto suffisante en sang et par conséquent n’importe pas une seule gouttes de sang de l’étranger.

      • Jean de Lille
        Jean de Lille répond à demilune
        psy
        • Posté à 22h32 le 25/08/2009
        • Internaute 21670
          psy

        lisez les autre commentaires il y a toujours alerte à la pénurie. peut-être pas pour les transfusion mais au moins pour les produit dérivés : protéines immunoglobulines ... et il n’y a aucune raison pour que les produit importé au moment du sang contaminé aient moins de raison de l’être aujourd’hui

  • Sonne
    Sonne
    le passé éclaire le présent
    • Posté à 19h41 le 25/08/2009
    • Internaute 55089
      le passé éclaire le présent

    Il y a quelques années, j’ai également posé la question du don (sang et organes) à mon médecin. La réponse a été non, car je suis atteinte par une maladie auto-immune et si j’ai bien compris, cela pourrait être néfaste pour moi. Evidemment, on ressent un rejet : non seulement on est malade, mais en plus, on ne peut pas aider l’autre ! Frustrant... Mais c’est normal, on le sait bien.
    Par contre, je trouve vraiment que pour ce qui est des homos (hommes), c’est vraiment une aberration ! Je ne vois pas pourquoi on exclurait un gay s’il a une vie de couple stable ! idem pour les hétéros !

  • Utilisateur désinscrit à sa demande le 3-9-2009
    • Posté à 19h49 le 25/08/2009
    • Internaute 58762
      nc

    de toute manière, on prend des précautions ça râle, on prend pas de précautions, ça râle aussi
    rajoutons à ça une dose de stigmatisation, et zou, y’a de quoi parler à la machine à café.

  • Pierrrrre
    Pierrrrre
    → → → → → → → le marché autant (...)
    • Posté à 20h13 le 25/08/2009
    • Internaute 23078
      → → → → → → → le marché autant (...)

    ► Ils ont refusé mon sang,
    mais j’ai pu quand même pu m’attabler à la sortie pour bouffer un bout de camembert sur une tranche de pain.
    Où est le problème ?

    • vermisseau
      vermisseau répond à Pierrrrre
      étudiant ingénieur en (...)
      • Posté à 12h07 le 26/08/2009
      • Internaute 26276
        étudiant ingénieur en (...)

      toujours enfermé dans cette pathologie de l’affrontement aigu et de l’idiotie chronique ? ? ?

      • Pierrrrre
        Pierrrrre répond à vermisseau
        → → → → → → → le marché autant (...)
        • Posté à 15h05 le 26/08/2009
        • Internaute 23078
          → → → → → → → le marché autant (...)

        « ....pathologie de l’affrontement aigu et de l’idiotie chronique ? ? ? ... »

        ► C’est ce qu’il y a de bien, sur internet, pouvoir ainsi être spontanément apostrophé par des gens concernés.

         
        • vermisseau
          vermisseau répond à Pierrrrre
          étudiant ingénieur en (...)
          • Posté à 15h53 le 26/08/2009
          • Internaute 26276
            étudiant ingénieur en (...)

          je pourrai vous en dire autant

        1 autres commentaires
  • rahaan
    rahaan
    situation
    • Posté à 20h47 le 25/08/2009
    • Internaute 79188
      situation

    c’est préférable de prendre toutes lesrécautions necessaires pour garantir aux malades une intervention avec moins de risques

    Les medecins ont une responsabilité enorme ( c’est enfoncer un porte ouverte que de le dire) sur ce sujet

    Apres , ca peut etre frustrant de vouloir contribuer et de ne pas pouvoir

    Mais il faut l’accepter et ranger son amour propre dans ce cas

  • Jovan
    Jovan
    Nouille Orquee
    • Posté à 21h06 le 25/08/2009
    • Internaute 8380
      Nouille Orquee

    Aux Etas Unis (et au Canada aussi d’ailleurs) on refuse le sang des Francais. Raison : Vache folle potentielle. En Angleterre aussi d’ailleurs.

  • paradizzz
    • Posté à 21h16 le 25/08/2009
    • Internaute 28258

    Moi je n’ai plus le droit de donner mon sang, parce que......
    - Ma veine est trop étroite, le personnel à toujours mis 10 minutes à la faire ressortir....

    - 15 minutes pour que le sang nécessaire s’écoule. Ils perdent trop de temps....

    Et j’ai toujours fais des malaises quand c’était fini....

  • Sylvain85
    • Posté à 21h33 le 25/08/2009
    • Internaute 49955

    Lors du prélèvement, des doses sont faites pour les tests HIV et autres.
    Quelqu’un nous contacte-t-il si c’est positif ?

    • mezneth
      mezneth répond à Sylvain85
      Onomatopée antropomorphe
      • Posté à 22h57 le 25/08/2009
      • Internaute 70709
        Onomatopée antropomorphe

      normalement oui ;)
      mais bon, ce n’est pas non plus le but de la manoeuvre (entendez par la que pour faire un dépistage, mieux vaut passer par les tests anonymes & gratuits si vous avez un doute^^)

    • vermisseau
      vermisseau répond à Sylvain85
      étudiant ingénieur en (...)
      • Posté à 14h00 le 26/08/2009
      • Internaute 26276
        étudiant ingénieur en (...)

      j’ai posé la question à un médecin de l’EFS

      il m’a dit « pas de nouvelle, bonne nouvelle » ^^

  • Nekrobastard-
    Nekrobastard-
    médecin à Lunéville
    • Posté à 22h06 le 25/08/2009
    • Internaute 32615
      médecin à Lunéville

    j ai les cheveux longs, puis je donner mon sang ?

    • vermisseau
      vermisseau répond à Nekrobastard-
      étudiant ingénieur en (...)
      • Posté à 14h00 le 26/08/2009
      • Internaute 26276
        étudiant ingénieur en (...)

      j’ai aussi les cheveux longs et je suis donneur, donc oui ça marche : -)

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