Alliance PS-MoDem : Sarnez « laisse le leadership » à Peillon
Deux jours après la réunion entre socialistes et centristes, Sarnez confie laisser les rênes du rapprochement à Peillon.
« Ce qui nous rassemble est plus fort que ce qui nous oppose. » Avec ces mots, Marielle de Sarnez, numéro deux du MoDem a marqué un tournant dans les jeux d’alliances au sein de l’opposition, samedi à Marseille, lors des Ateliers d’été « L’Espoir à gauche ». (Voir la vidéo)
« L’Espoir à gauche », le courant du socialiste Vincent Peillon qui, entouré également du communiste Robert Hue ou de l’écologiste Cohn-Bendit, a qualifié le moment d’« évènement historique dans l’histoire de la gauche française ». (Voir la vidéo)
Opposition à Nicolas Sarkozy, renforcement des contre-pouvoirs, réforme des marchés financiers, baisse des inégalités, séparation des pouvoirs entre eux et avec les médias, conditionnement des aides de l’Etat, relance de l’emploi, hausse du pouvoir d’achat et des retraites... Autant de points de convergences soulignés samedi par les différents protagonistes.
Divergences de « parcours »
L’alliance PS-MoDem, particulièrement, fait polémique au sein du camp socialiste à chaque élection, interne, locale ou nationale, depuis deux ans. Ségolène Royal a tenté d’amoindrir les différences entre les deux tours de la dernière présidentielle. Son ex-future bras droit, Vincent Peillon, reprend aujourd’hui le flambeau.
A ses côtés à Marseille, François Rebsamen, sénateur-maire socialiste de Dijon, a confié à Rue89 voir désormais davantage des divergences de « parcours » entre Marielle de Sarnez et lui, que des incompatibilités entre leurs propositions. (Ecouter le son)
La numéro deux du MoDem n’est pas plus prolixe au moment d’évoquer les divergences. Non, dit-elle à Rue89, qu’elle refuse de les évoquer, mais « il est trop tôt ». Marielle de Sarnez préfère laisser l’initiative à Vincent Peillon :
« Je lui laisse le leadership sur ces sujets, ça ne me dérange pas. C’est lui l’initiateur de ce rassemblement. Attendons les conventions thématiques qu’il va proposer. »
Mettre fin à l’« hypocrisie »
Laisser le leadership aux socialistes, la formule risque de faire tiquer François Bayrou, leader autocratique du parti centriste, qui n’a jamais goûté laisser la main à d’éventuels partenaires.
Mais il s’agit assurément du seul moyen de faire accepter une alliance avec le MoDem aux Verts, dont une partie a manifesté son opposition ce week-end même à Nîmes, comme à la direction du PS, qui n’a invité aucun centriste à son université d’été fin août à La Rochelle.
Martine Aubry devra cependant s’y résoudre, selon François Rebsamen, car « on ne transforme pas la société avec 36 % des voix ». D’autant que la première secrétaire du Parti socialiste est accusée d’« hypocrisie » par le sénateur-maire de Dijon, pour refuser des alliances au niveau national qu’elle noue au niveau local. (Ecouter le son)
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Royaliste engagé contre le N.O.M (...)
Royaliste engagé contre le N.O.M (...)
Enfin un billet de fond sur le PS ! Bien qu’il soit un petit peu réducteur. Ce n’est pas une alliance PS-Modem qui est en jeu, mais une alliance des progressistes. Qu’ils soient communistes, socialistes, écologistes, démocrates ou républicains.
Des divergences il en existe avec chacun d’entre eux. Personnellement je ne suis pas communiste par exemple mais j’accepte que cette sensibilité politique soit représentée à mes côtés pour faire avancer la coalition progressiste nécessaire pour battre la sarkozie en 2012.
Et pour être sur que ce rassemblement se fasse sur des valeurs de gauche il est indispensable que ce soit le PS qui l’initie et dès maintenant ! Moi je ne veux pas d’un accord entre les deux tours mais d’un projet de gouvernement progressiste. Pourquoi ne pas envisager l’objectif commun d’une VI ème république ?
Nous voyons bien que sur la rénovation le PS n’a pas fait le bon choix à Reims et que c’était vraiment un choix d’appareil. Car la volonté rénovatrice portée par l’équipe de Ségolène Royal avec les primaires et les alliances ouvertes est en train de s’imposer majoritairement au PS dès lors qu’on réfléchit sérieusement. Je ne vois pas les DSKistes refuser l’idée d’un rassemblement progressiste avec le Modem sur un projet précis. Ce serait incohérent avec leurs convictions mais ils ont montré qu’ils pouvaient en être capable à Reims alors...Reste autour d’Aubry les Jospinistes, les Hamonistes et les Fabs...
Il est donc temps de redonner la parole aux militants pour qu’ils s’emparent des sujets et qu’on vote directement sur le fond ! Et non sur des personnes. Ensuite on voit si l’on garde cette direction ou pas. C’est indispensable et urgent. Il n’y a pas de temps à perdre face au rassemblement de la droite populiste. Et faire des conventions internes pendant encore 6 mois c’est perdre du temps ! Il faut commencer dès maintenant à discuter ouvertement avec l’ensemble de nos partenaires.
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