tribune 24/08/2009 à 11h20

Mères porteuses : la réalité doit prévaloir sur la vérité biologique

Gilles BON-MAURY | Président d'HES (Homosexualités et Socialisme)

Chaque victoire militante en annonce d’autres. Après l’accès à la contraception, la légalisation de l’avortement. Après l’égalité des droits entre les hommes et les femmes, la lutte contre les violences domestiques.

Aujourd’hui, avec la maîtrise de la procréation, la marche se poursuit. Après avoir préservé l’acte sexuel du risque d’être parent, après avoir distingué entre l’acte biologique et l’acte biographique, elle se poursuit vers la distinction entre le fait biologique de la gestation et le fait biographique de l’engagement parental.

Aujourd’hui, c’est l’engagement des parents à l’égard de l’enfant qui va naître l’acte fondateur de la famille. Un projet familial peut reposer sur plusieurs adultes, dont certains seulement s’engagent dans une responsabilité parentale. Les autres s’inscrivent dans l’histoire familiale, en s’y investissant moins, à travers la contribution délimitée d’une gestation ou d’un don de gamètes.

Le débat sur la révision de la loi de bioéthique est engagé. Il s’est rapidement perdu dans des caricatures. Les religions ont été les plus bavardes et les plus productives dans le cadre des états généraux de la bioéthique. Elles ont brandi des témoignages dramatiques venant de pays qui n’offrent aucun cadre juridique -l’Inde, l’Ukraine- pour s’opposer paradoxalement à ce qu’un texte autorise et encadre strictement la gestation pour autrui en France.

Là où la loi encadre, personne ne porte un enfant pour de l’argent

Dans toutes les colonnes, les mêmes poncifs se sont exposés, dans une confrontation sans dialogue. Aucun espace de discussion n’a su aborder le débat sans prendre parti. Celui qui parvient à imposer les termes du débat le clôt et se donne en même temps les moyens de l’emporter.

Il est inutile d’alimenter les fantasmes. Là où la loi encadre correctement la gestation pour autrui, personne ne porte un enfant pour de l’argent. La loi impose à la gestatrice d’être déjà mère d’au moins un enfant. On peut exiger qu’elle ne vive pas plus de deux gestations pour autrui dans sa vie.

On peut s’assurer que ses motivations et ses capacités psychiques et physiques soient vérifiées. Le juge peut protéger la place que chacun entend occuper dans cette nouvelle famille.

Les comptes sociaux peuvent verser un dédommagement forfaitaire à la gestatrice. Ce dédommagement ne sera donc pas négocié. La contribution versée par les parents peut obéir à un barème prenant en compte leurs ressources.

Des enfants pas plus malheureux dans ces nouvelles familles

L’histoire d’une famille peut s’écrire avec, en plus des parents, des donneurs de gamètes et une gestatrice. Elle peut s’écrire avec des parents homosexuels comme avec des parents hétérosexuels. Elle peut s’écrire aussi avec un seul parent. Les enfants élevés dans ces familles ne sont ni plus malheureux ni plus heureux que les autres. La preuve scientifique en a été administrée depuis plusieurs années par de très nombreuses études.

Toutes les marches contre les injustices demandent au législateur de remettre en cause les certitudes de ses prédécesseurs. Les progressistes en sont spontanément les alliés, les conservateurs en sont naturellement les adversaires.

Il est temps de réviser la définition politique, sociale et juridique du projet familial. Les réalités vécues doivent prévaloir sur les vérités biologiques. Les idées politiques doivent dominer les réflexes et les traditions. Ce débat permettra peut-être d’abandonner définitivement les visions de la société fondées sur les mesures génétiques -le droit du sang, le primat du biologique- pour adopter une vision de la société fondée sur les réalités vécues -le droit du sol, le primat du biographique.

Aujourd’hui émergent de nouvelles représentations sociales sur ce qu’est un parent, ce qu’est un géniteur, ce qu’est une gestatrice. Le géniteur et la gestatrice peuvent ne pas être des parents et permettre à d’autres de le devenir. Ensemble, autour de l’enfant, les parents, les géniteurs et la gestatrice forment une famille.

« Nous voulons que tous les enfants qui naissent soient librement désirés. Nous voulons aussi que tous les enfants désirés puissent naître. » Ainsi s’exprimait François Mitterrand en 1980.

Les familles sont faites de liens d’amour, de solidarité, de responsabilité. Le projet familial ne doit être fondé que sur le respect de chacun et sur la responsabilité des parents à l’égard des enfants. Ce modèle prévaut dans notre société depuis que la reproduction humaine est maîtrisée. C’est un progrès de civilisation. Il revient aujourd’hui aux partisans de la laïcité de le défendre.

Débat autour de la gestation pour autrui débat organisé par Homosexualité et socialisme (HES) avec la section PS de La Rochelle - vendredi 28 à 18h - salle Amos-Barbot, 37, rue du Collège, La Rochelle - HES a déposé une contribution aux états généraux de la bioéthique -favorable à une dépénalisation encadrée de la gestation pour autrui.

  • 9059 visites
  • 58 réactions
Vous devez être connecté pour commenter : or inscrivez-vous
  • Claire_Zoom
    Claire_Zoom
    Citoyenne critique
    • Posté à 16h15 le 24/08/2009
    • Internaute 52943
      Citoyenne critique

    Sagesses Vaticanes, vous plaisantez ou quoi ? Vous portez le préservatif à l’index, peut-être ? Et puis quoi encore ? La lapidation soft, le désenvoutement écolo et l’inquisition interactive ?

    • Flore Balthazar
      Flore Balthazar répond à Claire_Zoom
      auteur de bédés
      • Posté à 09h13 le 25/08/2009
      • Internaute 58108
        auteur de bédés

      non, en fait, je crois qu’il voulait parler des sagesses, contenues aussi bien dans l’Evangile que dans les Upanishads ou la Gita.
      rien à voir avec la domination temporelle de telle ou telle église ou corps social, même prétendument issus de ces fulgurances de l’esprit et l’âme humains.

  • RIVIERE
    • Posté à 13h16 le 24/08/2009
    • Internaute 11842

    « Il est inutile d’alimenter les fantasmes. Là où la loi encadre correctement la gestation pour autrui, personne ne porte un enfant pour de l’argent. La loi impose à la gestatrice d’être déjà mère d’au moins un enfant. On peut exiger qu’elle ne vive pas plus de deux gestations pour autrui dans sa vie.

    On peut s’assurer que ses motivations et ses capacités psychiques et physiques soient vérifiées. Le juge peut protéger la place que chacun entend occuper dans cette nouvelle famille.

    Les comptes sociaux peuvent verser un dédommagement forfaitaire à la gestatrice. Ce dédommagement ne sera donc pas négocié. La contribution versée par les parents peut obéir à un barème prenant en compte leurs ressources. “

    Quand je lis ou entends de tels propos, j’en ai des frissons, quelle société ! Et penser que la Loi protège de tout, vous êtes où ? ? ?

    Mais là le problème est bien ailleurs. La femme que je suis ne peux que s’insurger contre cette pratique de ‘mère porteuse’, rien que le terme ! ! ! Que représentons-nous donc à vos yeux ? Rien, c’est évident, si ce n’est un ventre d’esclave !

    A 58 ans je ne sais si un Dieu existe, je suis dans le doute permanent à ce sujet, mais j’ai envie d’appeler cette force divine au secours,à se faire connaître et à faire arrêter cette nouvelle folie des hommes ! Je pense que Théodore Monod avait raison en émettant l’idée que l’homme pourrait n’être qu’une erreur de la nature !

    • Claire_Zoom
      Claire_Zoom répond à RIVIERE
      Citoyenne critique
      • Posté à 16h11 le 24/08/2009
      • Internaute 52943
        Citoyenne critique

      Il se trouve que je pense également que le terme de mère porteuse est assez stigmatisant et représente un biais pour parler d’une démarche complexe. C’est pourquoi je préfère le terme de gestation pour autrui qui a été introduit par la loi de 1994.

      Je réfûte vos insultes portées sur ces femmes généreuses que vous qualifiez d’esclaves. Pensez-vous sérieusement que des grandes démocraties comme l’Angleterre, le Canada, les USA aient mis en place des lois et des pratiques médicales qui soient de l’esclavage ? N’est-ce pas plutôt votre mépris envers des femmes qui décident d’agir d’une manière que vous êtes incapable de concevoir qui vous pousse à vouloir les salir ? Comment pouvez-vous manquer autant de respect envers ces femmes en refusant le fait qu’elles ne sont pas seulement un ventre comme vous osez le prétendre, mais une personne complète digne de respect qui agit avec raison et humanité dans une démarche rationnelle ? C’est bien ce que vous refusez d’accepter et qui vous pousse à disqualifier tout ce qui ne correspond pas à vos choix personnels. C’est totalement identique à la démarche de l’intégrisme religieux qui traite d’hérétique toute personne qui pense autre chose que le dogme du moment. La religion est incompatible du pluralisme, c’est pourquoi la laïcité doit être défendue chaque jour pour éviter des guerres de religions entre les citoyens ou des libertés individuelles soient supprimées au nom d’un dogme.

      • RIVIERE
        RIVIERE répond à Claire_Zoom
        • Posté à 20h25 le 24/08/2009
        • Internaute 11842

        Le terme d’esclave - dans mon esprit - n’est pas une insulte à l’égard de ces femmes qui « portent l’enfant d’une autre », le terme est le reflet de la non-considération et du non-respect que ces femmes subissent de cette société qui a perdu la tête. C’est ce « système de mère porteuse » qui en fait des esclaves. Ce n’est pas parce que des pays que vous qualifiées de « grandes démocraties » ont opté pour cette forme de « gestation », que cela doit l’emporter sur l’éthique et la vie si belle. Ces femmes, majoritairement, n’appartiennent pas aux classes aisées. Je redis qu’à mes yeux utiliser le ventre de la femme est un esclavage, une insulte insupportable, ce n’est pas un progrès mais il est vrai qu’aujourd’hui, la cause des femmes est quantité négigeable. Et tout cela n’a rien à voir avec la laïcité, la religion, il s’agit de bien autre chose, du respect de l’Homme.

         
        • Claire_Zoom
          Claire_Zoom répond à RIVIERE
          Citoyenne critique
          • Posté à 09h47 le 25/08/2009
          • Internaute 52943
            Citoyenne critique

          Je ne vois pas la trace de l’éthique dans vos propos, juste un agrégat de préjugés et de préjugés péremptoires. Par exemple : « Ces femmes, majoritairement, n’appartiennent pas aux classes aisées. “ Avez-vous la moindre étude ou équivalent pour étayer cette affirmation ? Car moi je constate le contraire, comme par exemple dans ce que dit Betsy Aigen. D’autre part, en quoi le fait de ne pas appartenir à une classe aisée ne serait pas éthique ? Au final, on ne retient que votre mépris pour des femmes qui font des choix que vous désapprouvez. Vous employez le mot esclave à contre-emploi pour cacher la vacuité de votre analyse, car soyons sérieux, aucune ONG ou service de l’ONU n’a incriminé la GPA comme une atteinte aux droits de l’homme ou comme une pratique esclavagiste. Ce qui n’est pas le cas de l’adoption soit dit en passant.

          • RIVIERE
            RIVIERE répond à Claire_Zoom
            • Posté à 11h13 le 25/08/2009
            • Internaute 11842

            Dans tous vos posts vous faites état de « votre savoir à ce sujet », vous manifestez aussi une certaine agressivité.

            Sans doute ne suis-je pas douée pour m’exprimer, mais une chose est sûre, et vous n’y comprenez pas grand chose, j’ai le plus grand respect pour ces femmes, je ne les condamne pas, bien au contraire, c’est ce que fait la société que je condamne et j’ai le droit de ne pas être d’accord avec cette « gestation programmée », avec la déshumanisation de la vie sur cette terre. Cela est contraire à la vie et au respect de l’être humain, au respect de la femme.

            Je ne sais pas qui vous êtes, mais au final, si le sujet n’était si grave, vous me feriez presque sourire avec votre « petit-savoir ».

        2 autres commentaires
      • Di
        Di répond à Claire_Zoom
        • Posté à 15h16 le 25/08/2009
        • Internaute 8231

        « Pensez-vous sérieusement que des grandes démocraties comme l’Angleterre, le Canada, les USA aient mis en place des lois et des pratiques médicales qui soient de l’esclavage ? »

        Pas PARTOUT au Canada et aux USA. Précisez-le, SVP.

  • Marcantoines
    Marcantoines
    trouveur
    • Posté à 14h04 le 24/08/2009
    • Internaute 55044
      trouveur

    « Le désir d’enfant “. Inscrit dans nos gènes, programmer afin de perpétrer l’espèce.
    Le principal problème, qui se posera dans deux générations, est celui de la pollution et de la diminution des ressources liées au nombre et à l’activité des humains. Aucun système ne régule la démographie mondiale à part celui provenant des guerres ou des cataclysmes.
    Ne serait-il pas raisonnable de parler de la limitation des naissances, d’une volonté politique de stabilisation démographique ? Et d’inciter les familles a être peu nombreuses : 2 à 3 enfants, diminution des aides au delà.

    ‘Mère porteuse’. Parfait pour les couples qui ne peuvent pas avoir d’enfant. Ceci dit, l’adoption semble un événement plus généreux. Encore faut-il qu’il y ait des enfants à adopter.

    ‘Éducation parentale des enfants . L’éducation n’est pas une chose aisée. Elle doit être confiée à des parents qui voudront que l’enfant soit bien dans sa peau, bien vis à vis des autres. Des gens qui dépasseront leur désir d’enfant pour apporter un bonheur durable à cet enfant. Actuellement, il y a énormément de divorces, et il est certain que l’éducation ne s’en trouve pas facilitée. Surenchère affective vis à vis de l’enfant entre le père et la mère. Ou au contraire défaut affectif d’un des parents.
    Les couples homosexuels ? Il est possible que certains répondent aux critères du schéma éducatif. D’autres, non. Sans doute sera t-il utile qu’ils passent devant une commission de psychologues.

    • Network 23
      Network 23 répond à Marcantoines
      identité perdue dans mes papiers (...)
      • Posté à 14h37 le 24/08/2009
      • Internaute 23367
        identité perdue dans mes papiers (...)

      Les psychologues, nouveaux flics de nos sociétés, et garants de l’idole Science ?

      Pour utile qu’elle puisse être, la psychologie est loin d’être une « science » apportant des « vérités incontestables ». S’il s’agit d’une science, alors ses vérités sont contestables, débattables, et peuvent provenir d’un cheminement qui inclue les erreurs. La vérité scientifique inclue l’erreur passée et reconnue, Galilée le disait déjà.

  • Duc du Granlac
    Duc du Granlac
    Républicain
    • Posté à 14h26 le 24/08/2009
    • Internaute 86373
      Républicain

    Soyez gentil laissez la laïcité en dehors de vos fantasmes ! !

    Personnellement je suis partagé sur la question ,mais je suis absolument opposé au fait que le législateur autorise automatiquement tout les actes qui existent dans la société.

    Moi ce qui me dérange le plus dans l’idée de la mère porteuse, c’est ce que pense la mère porteuse quand elle doit rendre l’enfant aux parents biologique ,et c’est évident que c’est un traumatisme quasiment à chaque fois.

    • Claire_Zoom
      Claire_Zoom répond à Duc du Granlac
      Citoyenne critique
      • Posté à 09h16 le 26/08/2009
      • Internaute 52943
        Citoyenne critique

      Je comprends Gilles qui parlent de laïcité car nous assistons en France à un contrôle du débat de bioéthique par les intégristes religieux. Les Etats Généraux de la Bioéthique en sont la preuve et ces quelques sites d’intégristes sont parlant :

      Lien

      Lien

      De fait, la bioéthique suscite différentes positions tant elle est plutôt fantasmée qu’issue de la réalité. Cela s’appelle une approche religieuse quand on se rattache à des dogmes et non à des faits. C’est le cas quand vous affirmez : « Moi ce qui me dérange le plus dans l’idée de la mère porteuse, c’est ce que pense la mère porteuse quand elle doit rendre l’enfant aux parents biologique ,et c’est évident que c’est un traumatisme quasiment à chaque fois. »

      Vous basez vous sur des études ou une expérience personnelle pour affirmez cela ? Pour l’avoir vécu et pour avoir consulté toutes les études sur le sujet, je peux affirmer que ces femmes qui portent l’enfant d’autrui ne considèrent pas que l’enfant soit le leur, et sont heureuses que cet enfant forme à la naissance une famille avec ses parents grâce à elles. D’ailleurs, aucune ne fait de dépression post-partum après l’accouchement, contrairement aux autres mères qui sont plus de 10 % à en souffrir. Je vous suggère de lire des études comme « La gestation pour autrui : Un bricolage des représentations de la paternité et de la maternité euro-américaines (Geneviève Delaisi de Parseval & Chantal Collard, L’homme, Etudes & essais, juin 2007) » et « The social construction of surrogacy research : an anthropological critique of the psychosocial scholarship on surrogate motherhood (Elly Teman, Social Science and Medecine, 21 juin 2008) »
      Ces documents vous seront utiles pour comprendre les relations qui sont au coeur de ces nouvelles formes de construction de familles.

  • Network 23
    Network 23
    identité perdue dans mes papiers (...)
    • Posté à 14h34 le 24/08/2009
    • Internaute 23367
      identité perdue dans mes papiers (...)

    Libre à Gilles Bon-Maury de se prononcer pour la « gestation pour autrui » et d’y voir une victoire progressiste.

    Mais il n’y a aucun « progrès » à faire passer ce complexe débat pour une opposition binaire entre « religions » et « laïcs » et « conservateurs » et « progressistes ».

    Il y a en effet des « progressistes laïcs » qui craignent l’instrumentalisation du corps de la femme, celle que M. Bon-Maury écarte en affirmant que « là où la loi l’encadre », « l’argent n’intervient pas ». Il intervient bel et bien, aux Etats-Unis par exemple, et le fait que ce soit un « dédommagement » n’empêche pas que cela reste... du fric.

    Bref, il s’agit ici d’un article polémique, qui caricature le débat, au lieu de soulever des enjeux complexes et d’avoir l’honnêteté d’affronter la réalité des épisodes vécus et difficiles que la GPA soulèvera immanquablement (la série de procès engagés aux Etats-Unis et en Inde, où la GPA vient progressivement à être encadré, contrairement à ce qui est affirmé ici, montre que les « avancées progressistes » de la GPA n’effacent pas les douloureuses problématiques soulevées par ce nouveau mode de procréation artificielle).

    • Claire_Zoom
      Claire_Zoom répond à Network 23
      Citoyenne critique
      • Posté à 16h30 le 24/08/2009
      • Internaute 52943
        Citoyenne critique

      Je vois une grosse caricature du débat dans votre post. Vous affirmez : « d’avoir l’honnêteté d’affronter la réalité des épisodes vécus et difficiles que la GPA soulèvera immanquablement (la série de procès engagés aux Etats-Unis et en Inde, où la GPA vient progressivement à être encadré, contrairement à ce qui est affirmé ici, montre que les “ avancées progressistes ” de la GPA n’effacent pas les douloureuses problématiques soulevées par ce nouveau mode de procréation artificielle). »

      Pour information, le procès important en matière de GPA date de 1993 (Johnson v. Calvert), soit 9 ans après le premier cas de GPA au monde. Il a permis d’établir une jurisprudence donnant un cadre légal et encadré pour la GPA en traitant de la question de la filiation. Depuis cette date, la GPA se développe continuellement et de manière apaisée aux USA. Comment pouvez-vous donc affirmer qu’il y a une série de procès ou de douloureuses problématiques ? Rafraichissez vos sources !

      Et bien sûr, comme tout détracteur de la GPA, vous nous servez le coup de l’Inde. C’est bien sûr très facile de prendre un pays qui n’a aucun cadre légal ni éthique en matière de GPA, et de relater mensongèrement des batailles juridiques pour obtenir des documents pour quitter le territoire (l’Inde reconnaît pas le droit du sol) qui n’ont pas grand chose à voir avec la GPA. Et pour cause, qui peut avoir des données fiables en matière de GPA en Inde puisqu’il n’y a aucun organisme de contrôle ni de suivi ?

  • Hélène Quénot
    • Posté à 14h39 le 24/08/2009
    • Internaute 21017

    Je ne sais pas quoi penser de la GPA, parce que je ne sais pas comment je réagirais si je ne pouvais pas avoir d’enfant.

    Le problème, c’est qu’après la lecture de votre article, on a pas plus d’éléments pour se faire une idée sur la question. Je veux bien que ce soit une « Tribune » et qu’on soit tenus d’y attendre un peu de parti-pris, là, j’ai eu l’impression qu’on tentait, sans succès, de m’enfoncer une idée dans le crâne. Du coup, votre ton dessert vos propos, c’est dommage pour vous.

    Beaucoup de choses m’ont fait sursauter dans votre texte. Et j’y veux bien des réponses.

    D’une part, d’où est-ce que « le fait biologique de la gestation et le fait biographique de l’engagement parental » est une nouvelle distinction ? Je ne sais pas vous, mais des gens qui ont un « géniteur » plutôt qu’un père, parce que l’homme en question n’a pas su créer de lien, j’en connais un bon paquet. Pour qu’un enfant existe, il faut de la biologie ET du discours (ce que vous appelez la biographie). Ca me paraît très contestable de nier l’un au profit de l’autre sous prétexte d’avancée de civilisation.

    Vous dites « dans toutes les colonnes, les mêmes poncifs sont exposés ». Ben oui, mais lesquels ? Ca semble nous dire « c’est tellement mal que je ne prends même pas la peine de vous exposer les faits. Trust me ». Et j’ai du mal à croire sur parole.

    Dernier point : « il revient aux partisans de la laïcité de défendre [ce progrès de civilisation] ». Outre que je ne suis pas convaincue que ce soit un progrès, quel est le lien avec la laïcité ? Vous croyez quoi ? Que quand on est religieux on ne peut pas être laïc ? Que quand on est laïc on est forcément civilisé ? Vous dites que l’histoire d’une famille doit « s’écrire ». Ca devrait vous engager à faire plus attention au sens des mots.

  • Claire_Zoom
    Claire_Zoom
    Citoyenne critique
    • Posté à 15h38 le 24/08/2009
    • Internaute 52943
      Citoyenne critique

    Je partage complètement l’avis de Gilles Bon-Maury. Une quinzaine d’années après les lois de bioéthiques de 1994 qui précisaient que leur révision devait se faire notamment à la lumière des situations étrangères, les couples infertiles ont eu le sentiment d’être entendus lors de la publication du rapport du groupe de travail du Sénat en juin 2008 sur la « maternité pour autrui ». De par l’étendue et la qualité des auditions et des visites sur le terrain, notamment dans le pays auteur de la première loi encadrant la pratique de la gestation pour autrui, l’Angleterre, il s’est dégagé dans ce document de synthèse une possibilité pour autoriser en France dans un cadre altruiste et respectueux de chacun la pratique de la GPA, et mettre ainsi fin à une inégalité de traitement pour les couples souffrant de l’impossibilité de porter un enfant.

    Mais l’espoir s’est tari par la suite au travers de différents rapports et avis de certaines institutions françaises, qui à l’exception de l’Académie de Médecine, ont fait l’impasse sur l’analyse des expériences étrangères et sur la participation des associations concernées, privant le débat d’une réalité d’une grande richesse humaine. Il convient donc, au delà des peurs suscitées par ce sujet très délicat, d’en poser sereinement les enjeux.

    Ce que nous pourrions apprendre de l’expérience accumulée par d’autres démocraties :
    La gestation pour autrui (où la femme qui porte l’enfant n’a aucun lien génétique avec l’embryon porté) souvent amalgamée avec la procréation pour autrui (où la femme porte un enfant issu de ses propres gènes) a commencé en 1984 en Californie. Suite à la crainte de conflits autour de la garde et de la filiation des enfants nés par ce recours, mais également pour répondre à un risque de marchandisation du corps de la femme, des commissions ont étudié des lois pour encadrer les pratiques dont la première a été votée en 1985 en Angleterre.
    Ont suivi l’Australie, Israël, la Nouvelle Zélande et des états américains (la plupart du temps par jurisprudence). A la suite de la mise en place de ces dispositifs légaux, les conflits suscités par des phénomènes que l’on pourrait qualifier de « panique morale » ont disparu. Et depuis la pratique de la GPA se développe de manière continue dans des conditions qui ne sont plus contestées, aucune autorité n’étant par ailleurs revenu sur la légalisation.
    Il est regrettable que l’efficacité de ces dispositifs légaux n’ait pas été évaluée par les institutions françaises qui se sont exprimées sur la GPA, voire agitent comme des contre-exemples ou des « moins-disant éthique » des rares pays comme la Belgique et l’Inde, où il n’existe pas d’encadrement légal.

    L’intérêt de l’enfant et la notion de parenté :
    L’intérêt d’un enfant qui n’est pas encore né est une notion très abstraite qui renvoie à la perception même de la parenté, et qui au final est utilisée comme un « droit » de l’enfant à ne pas naître, sorte d’eugénisme passif envers les couples qui ne peuvent porter d’enfant. L’histoire même de l’humanité devrait nous empêcher de limiter la parenté à un seul des éléments biologiques, la gestation, au détriment de la transmission d’un patrimoine génétique et surtout, du fait social : est mère ou père celle ou celui qui se comporte comme tel au regard de la définition qu’en donne la société.
    Il ne s’agit pas de nier l’importance des échanges in utero entre la femme enceinte et le foetus, mais de considérer l’immense variété de vécu des grossesses et l’absence de déterminisme utérin. L’affirmation que la GPA serait synonyme d’abandon relève de cette approche réductrice de la parenté. Si on suivait cette définition de l’abandon, il faudrait revenir sur la légalisation en France du don d’embryons pour être cohérent. Mais il n’en est rien, car un enfant qui est désiré et attendu de manière continue par un couple ne peut être considéré comme abandonné. L’attachement n’est pas une fonction biologique mais une construction psychologique.
    La revendication du primat biologique gestationnel est souvent l’expression d’une défiance, d’un refus de l’intrusion de la médecine pensée comme une forme de mécanisation de la reproduction. Au contraire de l’image d’Epinal d’un accouchement sous la seule protection de Dame Nature, nous devons nous rappeler qu’en un demi-siècle, les progrès de la médecine reproductive, dont les représentations fantasmées sont l’éprouvette et la couveuse, a permis de mettre fin dans nos pays riches au fléau de la mortalité infantile et à celui des femmes mortes en couches.
    Les couples infertiles ne revendiquent jamais de « droit à l’enfant » mais le « droit des enfants », et notamment celui de ne pas être privé de l’histoire de sa venue au monde, au moment où chacun s’accorde à dire, à commencer par les parents adoptifs qu’il faut supprimer les secrets liés à la naissance.

    Exploitation ou autonomie de la femme ?
    La femme porteuse de l’enfant d’autrui serait donc utilisée comme une machine, « dénuée de toute humanité » ? Notons que l’utilisation d’un vocabulaire dégradant et réducteur tel que « ventres à louer » relève presque exclusivement de ceux qui prétendent respecter la dignité de la femme. Cette volonté de caricaturer nie l’autonomie de la femme et dénigre le principe même du don.
    La dignité de la femme ne serait-elle pas mieux respectée si l’on comprenait que dans la gestation pour autrui, elle s’efforce d’agir de façon aussi juste et raisonnée que possible, en respectant autrui ? L’enjeu fondamental pour la société – mais aussi pour ces femmes - est de s’assurer qu’elles sont correctement informées de la démarche envisagée, et que leurs attentes ne sont pas en décalage avec celles des parents intentionnels. Pour arriver à cette logique d’échange et de respect mutuel, il faut admettre que pour certaines femmes, la grossesse est une période de vie épanouissante.

    Les couples infertiles souhaitent qu’un véritable débat ait lieu sur la question d’un cadre législatif altruiste qui mette fin à la prohibition de la gestation pour autrui en France. Notre pays ne peut plus se cacher derrière des caricatures moralisantes alors que la GPA existe déjà sur le sol national de façon clandestine, avec tous les risques qu’une absence d’encadrement implique.

    Nous ne pouvons pas continuer en France à faire comme si rien n’avait changé depuis les débats d’avant 1994, comme si l’on n’avait toujours aucun recul et comme si les bonnes pratiques n’existaient pas. La France, pays des droits de l’Homme, ne peut pas davantage continuer à nier l’existence et les droits des enfants nés par GPA à l’étranger.

    • Enki
      Enki répond à Claire_Zoom
      alchimiste
      • Posté à 20h38 le 24/08/2009
      • Internaute 9562
        alchimiste

      Il est abusif de parler de prohibition de la GPA comme s’il s’agissait d’une pratique naturelle que l’on réprimerait.

      Quelque soit son origine biologique, quand un enfant nait sur le territoire français, s’il n’est pas pris en charge par la mère, est pris en charge par l’Etat et proposé à l’adoption par un couple demandeur. C’est donc une gestation pour autrui, mais l’intermédiaire est l’Etat et non le marché, et c’est le couple adoptant qui est sélectionné dans l’intéret de l’enfant, pas la matrice.

      Je suis, sans réserve, pour une homoparentalité aux droits équivalents à l’hétéroparentalité, et pour une conception élargie de la famille, mais hostile sans réserve aux discours qui plaideraient un droit à l’enfant.

      Pour l’homme ou la femme, dans l’acte sexuel ou le projet de vie, l’enfant n’est pas un devoir, il n’est pas plus un droit.

      Le désir, quel qu’il soit, ne crée pas le droit, le désir n’est pas la nécessité.

      Quelque soit le sens de ces mots : » désirer un humain » ne crée jamais un droit absolu à voir son désir satisfait, quelque soit le désir, quelque soit l’humain, quelque soit le prix. C’est ce qui fait que la vie humaine n’est pas un bien de consommation.

      • Claire_Zoom
        Claire_Zoom répond à Enki
        Citoyenne critique
        • Posté à 10h01 le 25/08/2009
        • Internaute 52943
          Citoyenne critique

        Vous vous trompez sur la réalité française, il y a une prohibition de la GPA. Ce que vous décrivez n’a rien à voir avec la GPA mais plus avec l’adoption ouverte.

        Par ailleurs, je suis bien d’accord qu’il n’y a pas plus de droit à l’enfant que de droit à l’orgasme ou de droit à la santé. Néanmoins, il y a un droit à fonder une famille et un droit à bénéficier équitablement des progrès de la science médicale. Aujourd’hui, la prohibition de la GPA est une discrimination, un eugénisme social envers les personnes atteintes d’infertilité et qui ne peuvent porter un enfant. Car pour les autres formes d’infertilité, il existe pour chacune une réponse médicale.

        Et pour conclure, soyez un peu respectueux des autres et arrêtez un peu de penser que les couples infertiles considèrent la vie humaine comme un bien de consommation.

         
        • Enki
          Enki répond à Claire_Zoom
          alchimiste
          • Posté à 12h19 le 25/08/2009
          • Internaute 9562
            alchimiste

          L’égalité face à la médecine, c’est une égalité de moyens, par de résultats.
          Croire qu’il est du ressort de la médecine de nous assurer une égalité dans la capacité de procréation, c’est comme de croire qu’elle devrait nous assurer à tous une longévité égale à l’éspérance de vie moyenne.

          Je suis extrèmement choqué de votre utilisation du terme eugénisme social. Il n’y a la mise en oeuvre d’aucune volonté humaine dans l’infertilité. Ni divine à mon avis. La fertilité et la compatibilité procréative ne sont pas une règle absolue dans la nature.

          Donner prise au marché sur la procréation humaine, en faire un bien de consommation, selectionner des mères porteuses, qui frappe à la porte de l’eugénisme social ?

          Mon respect pour les couples infertiles consiste à ne pas être démago avec.
          1- Les enfants sur-investis parce que hyper-désirés ne sont pas favorisés du tout, ils héritent la plupart du temps d’un truc que les parents n’ont pas réglé, et voient parfois le développement de leur personnalité confisquée par l’hyper-projection que font sur eux leurs parents.

          2- Un enfant est d’abord le fruit biologique de l’amour physique de deux personnes de sexe opposé, puis le fruit de l’amour social que les individus qui l’entourent lui vouent.
          S’il est d’abord le fruit biologique de l’amour social qu’on lui portait a-priori, je vous promet qu’il y a un truc de tordu dans sa psyché.

          3- Il semblerait bien que plus on désire tomber enceinte, moins ça arrive, et moins on y pense, plus ça arrive. C’est curieux, c’est comme ça, je ne crois pas en dieu mais il doit y avoir une raison.

          4- A ceux qui sont dans le circuit infernal des traitements, FIV, etc... Vous avez besoin de la même quantité de soutien psychologique que médical, et faites gaffe à sauvegarder votre sexualité amoureuse de son objectif procréatif, parce que ce dont a besoin un enfant, ce n’est pas de naître, c’est de grandir aimé par des gens qui s’aiment.

          5- Quant à la GPA, quel intérêt ?
          Le désir est-il un désir d’enfant, ou le désir d’un enfant de ma gamète ?
          C’est de l’amour pour un enfant ou de l’amour pour soi-même ?

          Parce que l’amour de soi-même, usuellement, n’est pas procréatif.

          • Claire_Zoom
            Claire_Zoom répond à Enki
            Citoyenne critique
            • Posté à 14h42 le 25/08/2009
            • Internaute 52943
              Citoyenne critique

            Je suis tout à fait d’accord que l’équité en matière de médecine, c’est une égalité de moyens, pas de résultats. Et justement, lorsqu’une autorité refuse ces moyens (la FIV) à une catégorie de personnes infertiles (infertilité utérine) et l’autorise à d’autres (infertilité tubaires ou ovarienne), c’est bien un choix qui est fait. Quand on empêche des personnes d’avoir des enfants, c’est exactement la définition de l’eugénisme. C’est exactement dans la même lignée que les stérilisations massives de minorités sociales (handicapés, délinquants, minorités ethniques) que nous avons vu jusqu’à pas si longtemps. Certes, ce n’est pas un eugénisme actif comme décrit dans des romans de scince-fiction, mais cela relève de l’eugénisme, même passif. Car quand des personnes peuvent décider qui a le droit d’être parent et qui ne l’a pas au nom soit-disant de l’intérêt de l’enfant, on se retrouve bien dans cette problématique de l’eugénisme.

            Ensuite, toutes vos disgressions ne méritent pas de réponse. Vous manquez d’ailleurs vraiment d’imagination pour penser qu’il n’y a pas d’amour physique dans un parcours de GPA.

            Enfin, si vous pensez quê la GPA n’a aucun intérêt, ce qui est sans doute vrai pour vous, il faudra tout de même m’expliquer pourquoi des milliers de gens escaladent des montagnes chaque année pour devenir parents grâce à la GPA et pourquoi des milliers de femmes ont décidé de les aider. Au final, pour qui vous prenez vous pour condamner péremptoirement la démarche de couples infertiles et ceux qui les aident ? Et pourquoi nous ramener votre poncif sur l’hétérosexualité garante de l’épanouissement de l’enfant ? En quoi cela peut bien vous déranger ?

            • Di
              Di répond à Claire_Zoom
              • Posté à 15h10 le 25/08/2009
              • Internaute 8231

              Je voudrais simplement savoir si ces couples stériles qui « escaladent des montagnes » pour avoir un enfant de leur propres gamètes ont d’abord pensé à consulter un psy, juste pour le cas où il pourrait éventuellement les aider à accepter leur stérilité ? Je comprends le traumatisme que la stérilité doit causer.

              • Claire_Zoom
                Claire_Zoom répond à Di
                Citoyenne critique
                • Posté à 09h28 le 26/08/2009
                • Internaute 52943
                  Citoyenne critique

                Un entretien avec un psychologue fait partie de tout parcours d’AMP, que ce soit en France ou à l’étranger. La loi va jusqu’à dire que l’équipe médicale doit leur proposer de regarder l’alternative de l’adoption. D’ailleurs, tous les couples infertiles ne font pas une démarche d’AMP, et parmi ceux qui la font certains renoncent en cours de route. Il faut rajouter qu’un parcours d’AMP est très long et qu’il faut avoir beaucoup de volonté, un couple solide et un fort désir d’enfant pour y arriver. On pourrait évoquer aussi les suicides de personnes infertiles qui ne sont pas négligeables. La volonté de devenir parent est quelque chose de très variable selon les femmes et les hommes et ne peut être généralisée à un comportement type. Il me semble que c’est très humain et que l’on a pas le droit de juger cela.

                • Di
                  Di répond à Claire_Zoom
                  • Posté à 16h30 le 26/08/2009
                  • Internaute 8231

                  Loin de moi l’idée de juger qui que ce soit ! J’aime simplement essayer de comprendre tous les tenants et aboutissants. : -)

            • Enki
              Enki répond à Claire_Zoom
              alchimiste
              • Posté à 16h46 le 25/08/2009
              • Internaute 9562
                alchimiste

              « poncif sur l’hétérosexualité garante de l’épanouissement de l’enfant ? »
              Vous avez lu ça où chez moi ?

              La reproduction humaine est sexuée, non ? Il faut toujours un gamète male et un gamète femelle, non ? J’ai pas dit autre chose. Et je crois que c’est justement de ne pas savoir se libérer de la mythologie du couple hétéro reproducteur qui pousse au délire.
              Vous aimez les enfants ? Il y en a partout.
              Vous voulez le votre ? Il y en a certainement un tout seul.
              Vous ne pouvez pas vivre sans un enfant qui soit votre reflet génétique ? Payez vous un psy, un miroir, et par pitié, ne vous infligez comme parent à personne !

              Maintenant, quand on manipule des notions graves, on se renseigne sur leur sens.
              L’eugénisme, c’est améliorer le patrimoine génétique de groupes humains en écartant les reproducteurs jugés défavorables et favorisant les reproducteurs jugés favorables.

              La grossesse n’est pas possible dans le cas d’une infertilité utérine, elle est parfois possible pour une infertilité ovarienne, où voyez vous une sélection génétique ?

              • Claire_Zoom
                Claire_Zoom répond à Enki
                Citoyenne critique
                • Posté à 12h38 le 27/08/2009
                • Internaute 52943
                  Citoyenne critique

                Votre problème, c’est de parler de choses que vous ignorez sans avoir l’honnêteté de le reconnaître.

                Par exemple d’affirmer que la reproduction humaine est obligatoirement sexuée, quand justement la FIV ou l’insémination peuvent être d’autres moyens.

                Ou encore de penser que l’eugénisme se limite à la sélection génétique, alors que c’est surtout une sélection sociale.

        7 autres commentaires
  • A déménagé le 02-02-2012-2
    • Posté à 17h58 le 24/08/2009
    • Internaute 82025
      non connue

    Je n’ai pas de leçon à donner sur ce genre de sujet, et je considère qu’il s’agit, là encore, de l’intime. Mais :

    Un couple se retrouve infertile.
    Face à ce drame, l’être humain ne régit plus comme avant, et refuse sa condition de stérilité. Alors que faire ?
    - aider psychologiquement le couple, pour qu’il vive au mieux ce drame, ou permettre une adoption ?
    - aider médicalement ce couple ? C’est ce que notre société a choisi.

    Alors, depuis une cinquantaine d’années, les « phénomènes » médicaux se sont enchaînés. FIV avec embryons multiples, dons de sperme et d’ovocytes, aujourd’hui gestation pour autrui. Avec, à la clef, des grossesses multiples et des grands prématurés. Les techniques ont progressé.

    Mais, à travers ces choix, qu’a-t-on vraiment de compris de la vie ?
    Nous pouvions choisir le droit à être différent, à travers la stérilité. Nous avons choisi l’enfantement comme un droit juridique.

    J’ai peur que finalement, ce soit l’égoïsme qui l’ait emporté.

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 18h27 le 24/08/2009
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    Les familles sont faites de liens d’amour, de solidarité, de responsabilité.
    Là je rigole à me pisser dessus de rire. Ou alors ris-je parce que ce genre de propos me fait flipper à mort.
    La famille, c’est un truc qu’on nous impose, on peut pas choisir. Alors dès qu’on peut, on largue les amarres. Dans le pire des cas ce sont des sales cons qui nous en ont fait baver, au mieux des gens qu’on a du supporter pendant des années.

    Et c’est là l’intérêt des mères porteuses. Les mioches sont conçus selon les besoins démographiques, conçues par des gamètes sélectionnées aléatoirement, à défaut de machines capables de le faire portés par des mères porteuses salariées (je vois pas comment on peut vouloir souffrir et se faire déformer sans compensation...) et ensuite éduqués directement dans des écoles, sans leur imposer de parents, ou plutôt un grand nombre de parents.

    Cela permettrait de se libérer de la pulsion de reproduction qui gouverne le monde et qui provoque tant de malheur.
    Sans oublier que cela supprime les inégalités sociales à la naissance, handicap parfaitement injuste imposé par nos parents.

  • Enki
    Enki
    alchimiste
    • Posté à 18h28 le 24/08/2009
    • Internaute 9562
      alchimiste

    « Là où la loi encadre, personne ne porte un enfant pour de l’argent »

    Une amie a reçu, déposé directement dans sa boite au lettre et adressé à son nom, un curieux courrier avec un questionnaire, et une enveloppe timbrée.

    L’expéditrice se présentait comme étant une jeune femme vivant « le drame de l’infertilité », et menant une étude de son propre chef, sur les causes de l’infertilité, elle invitait les femmes à contribuer à son étude par solidarité féminine et maternelle.

    S’ensuivait un questionnaire approfondi, à la démarche épidémiologique incohérente et fantaisiste, sur les maternités de la personne, son suivi médical, son mode de vie, sa vie professionnelle ainsi que des questions d’opinion sur les FIV et les mères porteuses...

    Il fallait répondre rapidement, car la personne était sur le point de déménager. Le courrier était plein de fautes, et le questionnaire visiblement traduit de l’anglais.

    On a enquêté dans l’immeuble, seule l’unique jeune mère célibataire, intérimaire dans l’enseignement avait reçu ce courrier touchant.
    Bref, mon amie s’est apparemment faite prospecter comme mère porteuse potentielle.

    Partout où la loi permettra les mères porteuses, il y aura du business dessus.

    • Claire_Zoom
      Claire_Zoom répond à Enki
      Citoyenne critique
      • Posté à 20h02 le 24/08/2009
      • Internaute 52943
        Citoyenne critique

      Il faudrait juste vous rappeler qu’en France, la gestation pour autrui est interdite, ce qui pousse à la clandestinité. Donc à partir d’une anecdote qui laisse la part à l’imagination, sans aucun élément factuel, vous en déduisez une règle générale pour les pays qui au contraire de la France ont légalisé et encadré la pratique.

      C’est lamentable et je vous conseille le port du bonnet d’âne pendant une semaine.

      • Enki
        Enki répond à Claire_Zoom
        alchimiste
        • Posté à 20h48 le 24/08/2009
        • Internaute 9562
          alchimiste

        Répondu ci dessus à votre conception de la prohibition. Ce n’est pas la gestation pour autrui qui est interdite, mais sa pratique contractuelle en dehors des autorités de la protection de l’enfance. Ce n’est pas élever l’enfant porté par quelqu’un d’autre qui est interdit, c’est en passer commande.

        Pour le bonnet d’âne, si ça ne vous fait rien, il fait encore vachement chaud, je sollicite de votre autorité une remise de peine pour le mois de novembre.

         
        • Claire_Zoom
          Claire_Zoom répond à Enki
          Citoyenne critique
          • Posté à 09h36 le 25/08/2009
          • Internaute 52943
            Citoyenne critique

          Aïe ! Il va falloir prolonger votre punition pour récidive ! La gestation pour autrui tout comme la procréation pour autrui sont interdites (articles 227-* du code pénal). Il n’est pas question de pratique contractuelle mais de convention, ce qui englobe tout accord, même oral.

          • Di
            Di répond à Claire_Zoom
            • Posté à 09h56 le 25/08/2009
            • Internaute 8231

            Je crois bien que Enki parlait d’adoption.(Les bébés des femmes qui poursuivent leur grossesse sans l’intention de garder l’enfant) Vous pouvez donc reprendre votre bonnet. : -)

            • Claire_Zoom
              Claire_Zoom répond à Di
              Citoyenne critique
              • Posté à 10h06 le 25/08/2009
              • Internaute 52943
                Citoyenne critique

              Il serait plus sage pour vous d’arrêter de parler à la place des autres. L’adoption n’a rien à voir avec la gestation pour autrui, c’est donc faux de nier la prohibition de la GPA en France sous prétexte que l’adoption est autorisée. Vous allez donc devoir remplacer votre cornette par un bonnet d’âne.

              • Di
                Di répond à Claire_Zoom
                • Posté à 11h14 le 25/08/2009
                • Internaute 8231

                Ce n’est pas une cornette que j’ai là, c’est un gentil lémurien. ; -)

                Votre bonnet, je vous le laisse !

                Je ne m’étais pas trompée sur le sens que voulait donner Enki :
                Enki : « Quelque soit son origine biologique, quand un enfant nait sur le territoire français, s’il n’est pas pris en charge par la mère, est pris en charge par l’Etat et proposé à l’adoption par un couple demandeur. C’est donc une gestation pour autrui, mais l’intermédiaire est l’Etat et non le marché »

                PS : Pensez aussi à acheter des lunettes. : -)

              • Enki
                Enki répond à Claire_Zoom
                alchimiste
                • Posté à 11h18 le 25/08/2009
                • Internaute 9562
                  alchimiste

                La gestation pour autrui tout comme la procréation pour autrui sont interdites en tant que services, c’est à dire que c’est la production d’enfants sur commande qui est interdite. Une mère A donne naissance à un enfant, un ou des parents B adoptent cet enfant, il y a gestation par autrui. Mais dans le système français, ce n’est ni A ni B qui décident du parcours de l’enfant de A à B, c’est l’Etat, parce qu’il est le garant des droits de l’enfant, son représentant et tuteur jusqu’à l’adoption ou la majorité.

                Ainsi, si l’assistante sociale détecte chez le couple B une propension à la violence psychologique et l’utilisation de méthodes éducatives telles que le bonnet d’âne, elle veillera à ce que l’enfant jouisse de meilleures chances.

                Gestation par autrui et gestation pour autrui, dans le premier cas, l’enfant est une personne, dans le second, il est un objet de consommation dans un marché où il y a une offre et une demande.

                • Di
                  Di répond à Enki
                  • Posté à 11h33 le 25/08/2009
                  • Internaute 8231

                  Enki, l’alchimiste, vous fabriquez vraiment de l’or ! ; -)

                  • Enki
                    Enki répond à Di
                    alchimiste
                    • Posté à 12h54 le 25/08/2009
                    • Internaute 9562
                      alchimiste

                    Oh vous savez, l’or, c’est juste du vieux plomb...

                • Claire_Zoom
                  Claire_Zoom répond à Enki
                  Citoyenne critique
                  • Posté à 15h16 le 25/08/2009
                  • Internaute 52943
                    Citoyenne critique

                  Je suis stupéfaite de votre culot à vous embourber dans votre ignorance en pérorant. Vous ignorez visiblement la loi et la médecine. La gestation pour autrui veut dire de manière claire que la femme qui porte l’enfant ne fait qu’assurer la gestation : elle n’a pas désiré cet enfant mais a souhaiter aider un couple infertile, elle n’est pas à la base du projet parental et elle n’a pas participé à la fertilisation de l’ovule, qui n’est pas la sienne, par le spermatozoïde qui d’ailleurs ne provient pas de son conjoint. Dans la procréation pour autrui, la femme qui porte l’enfant ne fait qu’assurer la procréation et la gestation : elle n’a pas désiré cet enfant mais a souhaiter aider un couple infertile, elle n’est pas à la base du projet parental et son ovule est fertilisé de par un spermatozoïde qui d’ailleurs ne provient pas de son conjoint. De l’autre côté, dans l’adoption, un couple engendre de manière consciente ou non un enfant que la femme ne souhaite pas élever. Les services sociaux vont ensuite substituer à cette femme qui ne veut être mère un couple de parents. Ces parents adoptifs n’auront absolument pas participé à la venue au monde de cet enfant, leur rôle démarrant seulement lors de l’accueil de l’enfant. Alors voir dans l’adoption une gestation pour autrui contrôlée par l’état, c’est vraiment du haut niveau de connerie. Cela n’est donc pas étonnant que vous êtes ignare au point de penser qu’en matière de GPA les parents passent par une adoption.

                  Quant à votre affirmation qu’il s’agit pour la gestation pour autrui ou pour la procréation pour autrui de passer commande d’un enfant, on pourrait vous opposez à juste titre que c’est le contraire : c’est pour l’adoption internationale que l’on passe commande et que l’on paye. Quant à la GPA ou la PPA, vous devriez faire la différence entre marchandises et services. Les agences de rencontres ne vendent pas des êtres humains, mais le service de mise en relation. Idem pour les gestatrices. De même, il n’y a de marché des gamètes et d’embryons, il y a un marché de mise en relation entre donneurs et receveurs, souvent d’ailleurs contrôlé par le gouvernement. Et si vous parlez de la maternité, il vous faudra bien réaliser que l’on paye pour accoucher, et que donc il y a un marché de l’accouchement, à moins de vouloir renvoyer notre humanité dans les cavernes. Ce n’est pas parce qu’un accouchement à un cout que l’enfant est une marchandise. Ou alors considérez-vous que les allocations familiales soient de l’achat d’enfants par l’Etat ?

                  Effectivement, le bonnet d’âne devient improductif face à votre problème maintenant, je vous suggère donc de réorienter votre carrière dans le café du commerce.

                  • Di
                    Di répond à Claire_Zoom
                    • Posté à 15h27 le 25/08/2009
                    • Internaute 8231

                    Ah, mais c’est que vous tenez vraiment à vous en débarrasser, de votre bonnet ! Dur dur, hein ? : -D

                  • Enki
                    Enki répond à Claire_Zoom
                    alchimiste
                    • Posté à 18h48 le 25/08/2009
                    • Internaute 9562
                      alchimiste

                    Vous pas comprendre.
                    Vous ici France.
                    Ici France pas possible donner bébé à la naissance parce que bébé appartenir à personne.
                    Si maman pas vouloir être maman bébé, elle pas pouvoir donner bébé, parce que elle pas propriétaire bébé.

                    Si maman ventre abandonner autorité parentale, elle zéro droit sur avenir de bébé. Si maman ventre garder droits parentaux sur avenir de bébé, lui pas pouvoir être adopté (être placé en pouponnière ou famille d’accueil jusqu’à ce que l’autorité parentale soit officiellement abandonnée ou destituée, et alors bébé a plus de trois ans, et là pas grand monde pour traverser montagne).
                    Si maman ventre pas maman bébé, papa Etat trouver autres papa maman bébé parce que bébé pas pouvoir faire tout seul.

                    Si Monsieur et Madame Y donner petit oeuf à couver à Madame X, ça gentil, mais ça rien changer.

                    Eux pas propriétaires petit oeuf.
                    Petit oeuf quand fait oin oin s’appartenir tout seul.

                    Lui pas connaitre Monsieur et Madame Y.
                    Lui demander enquète sociale et faire la queue à papa maman.

                    Si papa maman croire eux droit bidouiller avec la vie et acheter ventre, eux pas besoin faire la queue, eux triché passer leur tour.

                    • Claire_Zoom
                      Claire_Zoom répond à Enki
                      Citoyenne critique
                      • Posté à 09h37 le 26/08/2009
                      • Internaute 52943
                        Citoyenne critique

                      Donnez nous les articles de lois qui correspondent à votre pays imaginaire !

                      • Enki
                        Enki répond à Claire_Zoom
                        alchimiste
                        • Posté à 13h46 le 26/08/2009
                        • Internaute 9562
                          alchimiste

                        Pourquoi, vous ne vous êtes pas renseignée sur la leçon avant de distribuer les bonnets d’ânes ?

                        • Claire_Zoom
                          Claire_Zoom répond à Enki
                          Citoyenne critique
                          • Posté à 12h42 le 27/08/2009
                          • Internaute 52943
                            Citoyenne critique

                          Pure manœuvre dilatoire. Et vos articles de loi de votre pays imaginaire ? On les attend toujours !

                  • Patty
                    Patty répond à Claire_Zoom
                    • Posté à 18h46 le 28/08/2009
                    • Internaute 3413

                    les gestatrices ! ! ! c’est à vomir ! projet parental ! c’est à vomir ! toutes ces connasses qui veulent un 1er enfant à l’âge d’être grand-mère et qui chouinent parce que la nature, c’est trop dur ! ! ! si votre mec est stérile à cause des pesticides, allez faire un petit tour dans le tiers-monde où il y a encore des beaux gars bien vigoureux ! faites dont des gosses dans la joie et le plaisir ! et si vous n’en avez pas, vous aurez toujours eu le plaisir ! ! !

        14 autres commentaires
  • A déménagé le 02-02-2012-2
    • Posté à 18h46 le 24/08/2009
    • Internaute 82025
      non connue

    Moi je veux bien me sacrifier pour porter la couvade d’un père stérile.

    Mais c’est lui qui paye le vin et la saucisse sèche.

  • Di
    Di
    • Posté à 22h51 le 24/08/2009
    • Internaute 8231

    Si les couples stériles allaient chercher leurs mères porteuses dans leur entourage immédiat (sœur, cousine, amie de longue date...), je ne vois pas ce que la société aurait à redire - ça éliminerait déjà bien des craintes que l’on peut (légitimement) avoir à ce sujet.

  • Autist Reading -
    Autist Reading -
    In enculo cum vibro
    • Posté à 23h59 le 24/08/2009
    • Internaute 73535
      In enculo cum vibro

    La famille est l’outil à tuer la vie dans l’enfant.

    Les stériles ne doivent pas être pris en charge à 100% par la Sécu, mais à 0%.

    Ils ne doivent pas voler des enfants à des familles en exils, mais inciter les familles en exil à s’installer en France profiter d’une santé et d’une instruction gratuite.

    Ils ne doivent pas demander à ce qu’un enfant soit porté par un corps qui ne désire pas d’enfant, mais exhorter les gens à ne faire d’enfants que s’il désirent travailler dur pour offrir la liberté à un petit d’homme.

    Les gens qui veulent un nouvel être humain sont manifestement mécontents des 6 milliards déjà à disposition.

  • Autist Reading -
    Autist Reading -
    In enculo cum vibro
    • Posté à 00h04 le 25/08/2009
    • Internaute 73535
      In enculo cum vibro

    Moi, pour 3 000 euros, je veux bien engrosser madame, si monsieur le désire...

  • mick69
    • Posté à 11h57 le 25/08/2009
    • Internaute 2907

    C’est sans doute très sympa pour un gamin d’apprendre un jour qu’il a été vendu par sa mère biologique, sans parler du plaisir douteux d’être élevé par 2 hommes

    Tout cela a été parfaitement expliqué (mais étouffé) depuis 40 ans par quelques penseurs politiquement incorrects : le soit-disant « progressisme » n’est en fait qu’un des faux-nez de l’ultra-libéralisme.

    Casser tous les repères, coutumes et traditions d’échanges gratuits des peuples, pour les remplacer par le marché tout-puissant, avec des consommateurs narcissiques et immatures ne supportant aucun obstacle à leurs désirs de petits-bourgeois capricieux

  • Servais-Jean
    • Posté à 13h40 le 25/08/2009
    • Internaute 4591
      43

    « La réalité doit prévaloir sur la vérité biologique »

    Voila un article qui commence bien mal.
    Mettre en concurrence la « réalité » et la « vérité biologique » est tout simplement un non-sens car ce n’est rien de moins que nier le fait biologique dont l’existence se rappelle à nous à chaque instant. Autant nier la météorologie, la mécanique céleste enfin tout ce qui nous entoure pour justifier une démonstration qui n’a aucun sens.

  • Aller à la page
  • 1
  • 2