Des Jamaïcains veulent exporter l'herbe pour soigner leur économie
Le débat californien sur la taxation du cannabis face à la crise semble faire des émules. A en croire le Jamaïca Observer (repris par Courrier International), des responsables d’agences de développement jamaïcaines plaident à leur tour pour que l’île des Caraïbes, touchée par la crise, se lance dans l’exportation de cannabis médical.
Pragmatique, Amsale Maryam, de l’Association des agences de développement en Jamaïque, a ainsi déclaré lors d’une consultation des organisations de la société civile :
« Les gens parlent toujours des jeunes qui vendent de l’herbe dans la rue ou dans les halls d’immeuble, mais ce que nous devons faire, c’est les impliquer dans l’agriculture en les encourageant à planter de la marijuana pour le marché pharmaceutique.
C’est l’approche que nous devons adopter, car la marijuana peut nous rapporter gros. L’industrie pharmaceutique a besoin de marijuana parce qu’elle entre dans la composition de plusieurs médicaments. »
Aux Pays-Bas, en Allemagne, au Canada, en Italie, en Finlande... le débat sur l’utilisation à des fins thérapeutiques du cannabis avance à grandes enjambées. Son utilisation est recommandée pour traiter certains glaucomes, le manque d’appétit lié aux traitements du cancer ou du sida, la sclérose en plaques, la maladie de Parkinson...
Au total, un marché pourrait effectivement rapidement voir le jour. Selon les chiffres cités par l’Observer, la Californie achèterait déjà pour 140 millions d’euros de marijuana à des fins médicales chaque année. Et douze autres Etats américains ont légalisé son usage médical.
Un gâteau plus qu’alléchant pour la Jamaïque, productrice traditionnelle d’une herbe de qualité. Selon les estimations de l’ONUDC (organe de l’ONU contre les drogues et le crime qui base ses estimations sur les saisies), l’île figurerait parmi les cinq principaux producteurs mondiaux d’herbe.
Mais la compétition risque d’être rude. Grosse consommatrice, la Californie est aussi une grosse productrice de cannabis (le classement de l’ONUDC ne tient pas compte des Etats-Unis, probablement le principal producteur, mais qui n’exporte pas). Si le marché venait à se légaliser, elle pourrait avoir des coûts de production et surtout d’acheminement plus avantageux que la Jamaïque, comme le souligne dans l’Observer l’analyste financier Dennis Chung :
« L’un de nos problèmes, c’est que les coûts de production des denrées alimentaires sont trop élevés et cela risque d’être la même histoire avec le cannabis. »
- Sur Rue89« Le cannabis peut redonner envie de vivre à un malade »
- Sur Rue89Michael Douglas veut taxer le cannabis, Schwarzenegger y pense
- Sur Rue89Cannabis thérapeutique : le retard français
- Sur courrierinternational.comCannabis : une solution au marasme économique ?, sur Courrier International
- Sur jamaicaobserver.comGreener Pastures, sur le Jamaïcan Observer
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Gabriel Nadeau-Dubois, talentueux porte-parole des étudiants québécois 








Seulement la traditionnelle (toute brune toute sèche, moi j’aime pas trop...) est en train de disparaître au profit de variétés plus récentes permettant un meilleur rendement. On arrive à une standardisation selon des critères de teneur en thc et de rendement, c’est bien dommage et c’est pas une légalisation mondiale qui va arranger ça. Le capitalisme du cannabis...
En attendant c’est cool c’est effet de dominos, après la Californie, le Portugal, le Dannemark... les choses ont l’air de bouger.




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