décryptage 15/08/2009 à 10h16

Fortement attaqué, Obama lance la bataille de la santé publique

Pierre Haski | Cofondateur Rue89

La mère de toutes les batailles politiques a démarré aux Etats-Unis, celle qui déterminera si Barack Obama a la capacité de mener, tout au long de son mandat, son ambitieux programme de réformes. Celle qui dira, aussi, si les Américains ont réellement tourné la page de l’ère conservatrice et ultralibérale. Il s’agit de la bataille sur la réforme du système de santé américain proposée par Obama, celle-là même sur laquelle Bill Clinton s’était cassé le nez 17 ans plus tôt.

Face aux attaques virulentes des Républicains, Barack Obama a sorti son atout maître : lui-même. Il a lancé une série de rencontres publiques, les « Town Halls », comme celles qui avaient fait son succès pendant la campagne électorale. On pouvait ainsi voir vendredi soir sur CNN l’interview d’un gros militant de la National Rifle Association (NRA), l’un des bastions conservateurs, satisfait de la réponse d’Obama à sa question agressive sur le financement de la réforme de la santé...

Chacune de ces rencontre est accompagnée de manifestations hostiles. (voir la vidéo ci-dessous).

Le président américain a décidé de s’engager personnellement car il doit faire face à une campagne d’une violence inouie, largement basée sur des mensonges et des fantasmes, et donc difficile à contrer. On a ainsi vu Sarah Palin, l’ex-colistière de John McCain face à Obama en novembre dernier, dénoncer sur Facebook (l’outil privilégié de la campagne d’Obama, n’oublions pas...) une accusation outrancière : le plan Obama prévoierait, selon elle, des « tribunaux de la mort “ qui décideront si un patient mérite d’être soigné ou pas ! Rien de moins qu’un plan d’euthanasie, ou même d’eugénisme. Elle écrit :

‘L’Amérique que je connais et celle que j’aime n’est pas celle dans laquelle mes parents ou mon bébé trisomique devront comparaître devant le tribunal de la mort’ d’Obama, afin que ses bureaucrates décident, sur la base d’un jugement subjectif sur leur ‘niveau de productivité dans la société’, s’ils sont dignes d’être soignés ou pas. Un tel système est ouvertement diabolique”.

On pourrait penser que cette attaque de la part de l’ex-gouverneur d’Alaska qui vient de démissionner pour se préparer à son “destin national”, serait discréditée par son outrance. Mais plus c’est gros, plus ça passe. Et même des poids lourds républicains comme Newt Gingrich l’ont défendue à la télévision au lieu de s’en distancier (voir la vidéo d’ABC ci-dessous).

Le New York Times faisait observer dans une enquête sur l’origine de ces rumeurs sur les “tribunaux de la mort”, qu’il s’agissait des mêmes arguments employés il y a 17 ans contre la réforme de la santé proposée par Bill Clinton, et surtout portée par sa femme Hillary - et qui avait capoté.

Le journal newyorkais accuse en particulier le quotidien ultraconservateur Washington Times, qui, dès le 23 novembre, quelques semaines à peine après l’élection d’Obama et avant même d’avoir vu le moindre projet de loi, faisait le parallèle, dans un éditorial, entre les projets d’Obama et ... le “projet Aktion T4” de l’Allemagne nazie, qui prévoyait d’éliminer les plus faibles et les handicapés...

Ces escarmouches ne sont qu’un avant-goût de ce qui attend Barack Obama au Congrès lors de l’examen cet automne de son projet de loi, qui n’est, vu d’Europe, qu’une modeste retouche du système de santé américain pour permettre l’accès aux près de 50 millions d’Américains privés de soins aujourd’hui, et pas du tout une étatisation de la sécurité sociale.

Pas moins de 6 000 lobbyistes se sont inscrits auprès du Congrès pour ce débat, soit, comme le faisait observer l’agence Bloomberg vendredi, six lobbyistes pour chaque élu de la Chambre des représentants et du Sénat ! Des lobbystes issus pour la plupart de l’industrie pharmaceutiques et du secteur privé de santé, et disposant de budgets de millions de dollars afin de faire faire capoter la réforme, ou au moins de l’édulcorer.

Le problème de Barack Obama repose moins avec ces forces opposées prévisibles, qu’avec la frange d’élus démocrates qui semble tentée, pour des raisons électorales, de se ranger au côté des Républicains pour atténuer la portée de la réforme.

S’il échoue, Barack Obama risque de devenir avant l’heure un “lame duck president”, un président sans grand pouvoir, incapable de faire passer ses réformes alors qu’il dispose sur le papier d’une majorité. Paul Krugman, chroniqueur du New York Times à la dent dure, décrète d’ores et déjà la mort de l’approche “bipartisane”, c’est-à-dire consensuelle, promise par Obama lors de sa campagne électorale, et qui, selon lui, a volé en éclat au premier obstacle.

Après six mois à la Maison Blanche, Barack Obama subit son premier vrai test grandeur nature, à un moment où sa popularité dans le pays s’effrite, même s’il conserve un soutien majoritaire. La bataille de la santé s’annonce donc véritablement décisive.

En attendant, les humoristes s’en donnent à coeur joie : les “tribunaux de la mort” de Sarah Palin sont du pain béni pour eux (voir la vidéo ci-dessous).

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  • Zeki
    Zeki
    Curieux de tout
    • Posté à 11h56 le 15/08/2009
    • Internaute 64085
      Curieux de tout

    Excusez mon intervention qui est marginale vis à vis du sujet mais je me demandais qui connaissais réellement Obama pour fonder tant d’espoir en lui. Ces attentes se rapprochent de l’idéalisation mais je crains qu’il ne diffère des autres politiciens que par la qualité de sa communication.
    Ex : qui sait qu’après ses études à Columbia University (où il rencontra son contestable mentor Z.Brzezinski) il travailla en 1983 à la BIC (business international corporation), une officine de la CIA (cf New York Times). C’est évident pour beaucoup mais il n’est pas si lisse que l’on veut bien croire.

    Ensuite au vu de la conjecture économique il faut regarder de près tout ce qui touche à la santé. Un cadeau en apparence pour le peuple et les précaires peut être avant tout un cadeau pour les compagnies pharmaceutiques qui trouveraient ainsi un moyen de garantir leur chiffre d’affaire.

    Je sais que je suis mauvaise langue, ne m’en voulez pas svp, mais j’ai du mal avec l’angélisme et les belles paroles...

    • nono le simplet
      nono le simplet répond à Zeki
      nihil scio nisi scio quod nihil (...)
      • Posté à 12h06 le 15/08/2009
      • Internaute 9767
        nihil scio nisi scio quod nihil (...)

      je suis bien d’accord avec le fait qu’il ne faut pas faire d’angélisme surtout avec un président américain mais , personnellement je préfère être inquiet de ce que va faire un Obama qu’un Dobleyou Bouche . La tentation de penser que ce sera moins pire !

       
      • Zeki
        Zeki répond à nono le simplet
        Curieux de tout
        • Posté à 12h47 le 15/08/2009
        • Internaute 64085
          Curieux de tout

        Malheureusement je crains que dans les faits et l’effet, ce ne soient que les mains droite et gauche d’un même organisme anthropophage.
        Ex : son atitude vis à vis de l’Iran est tout aussi irrationnelle que celle de Bush Jr envers l’Irak.

        Wait and see...

        PS : le secteur de la santé en France résiste bien à la crise SECU oblige, sachant ceci, je me dis que ce serait un super cadeau pour Big Pharma que les impôt US servent à son maintien voire sa croissance...

        • alaixih
          alaixih répond à Zeki
          • Posté à 11h02 le 16/08/2009
          • Internaute 19775

          Le système français garantit la sécurité des revenus des industries pharmaceutiques.... Et pourtant il garantit une protection de santé à tous.

          • Zeki
            Zeki répond à alaixih
            Curieux de tout
            • Posté à 14h41 le 19/08/2009
            • Internaute 64085
              Curieux de tout

            La sante passe avant tout par les conditions de vie comme le logement, l’alimentation...
            La protection sociale n’est pas qu’une affaire de medocs, sans bıen sur remettre en cause l’avancee que l’antıbıotherapıe nous a offert...

      3 autres commentaires
  • pierrejcallard
    pierrejcallard
    http://www.nouvellesociete.org
    • Posté à 19h56 le 15/08/2009
    • Internaute 3366
      http://www.nouvellesociete.org

    Vous avez raison. Lui plutot et mieux que quiconque. Il a été choisi - et en large partie crée - pour ça : permettre un virage a 180 degres de l’Establishment qui a compris qu’il doit gouverner BEAUCOUP plus à gauche s’il ne veut pas perdre le pouvoir.

    Cela dit, comme je le disais au moment de son élection, mettre en place une régime de santé universel aux USA c’est l’équivalent de voter la fin des privilèges et la destitution - relative - d’une classe sociale dont l’American Medical Association est le fer de lance.

    Lien

    Ce n’est pas gagné, car c’est remettre en question toute la structure de corruption programmée qui est la base de la démocratie américaine. Mais souhaitons que ça passe...

    Car si ça ne passe pas, la volte face vers la décence des USA aura échoué et il faudra vraiment que le monde entier prenne ses distances. Une Amérique qui reprend la ligne bushiste serait en irreversible décadence et vraiment une menace pour la paix.

    Lien

    Pierre JC Allard

  • Stephane MOT
    Stephane MOT
    Author & Chief AtoZ Officer
    • Posté à 03h21 le 16/08/2009
    • Internaute 17943
      Author & Chief AtoZ Officer

    C’est le sujet casse-gueule par excellence, mais il est essentiel qu’Obama reussisse.

    Pour les 46 millions d’Americains non couverts aujourd’hui.

    Pour tous ceux qui, meme couverts, ne peuvent pas etre correctement traites.

    Et aussi parce qu’une fois ce dernier effort bipartisan passe, Eric Holder aura enfin les mains libres pour que justice soit faite sur les exactions des annees Bush-Cheney.

    C’est d’ailleurs pour ca que Rove & Co se dechainent totalement contre l’« Obamacare » :
    Lien

    Ce n’est pas du « socialisme » qu’ils ont peur, mais de la Justice.

  • padiran
    padiran
    Chroniqueur Grolandais
    • Posté à 12h23 le 15/08/2009
    • Internaute 5159
      Chroniqueur Grolandais

    Ils sont formidables et décidemment incompréhensibles pour un Français
    Coût annuel de l’armée Américaine : 700 milliards de dollards, soit 45 % des dépenses militaires (connues) dans le monde
    Coût du plan de sauvetage des banques en 2008/2009, 787 milliards de dollards
    Coût estimé du plan de mise en place d’une couverture minimum de soins pour les 45 millions d’Américains les plus pauvres : 1000 milliards de dollards.....sur 10 ans.
    Les citoyens Américains et leurs représentants au Congrè sont près à utliser les impôts pour sur armer leur pays et renflouer leur système financier, mais il ne mettront pas un cent pour la santé de celles et ceux qui en ont le plus besoin.
    Leurs devises
    Non à la « soviétisation » du système de santé, oui à la « soviétisation » de la finance pour la sauver.
    Non à la mutualisation de la santé, oui à celle des lobbys anti sécu.
    Le dicton, « il vaut mieux être riche et en bonne santé, que pauvre et malade » s’applique parfaitement aux USA. Il faut espèrer que cela ne devienne pas une réalité en France.

    • pablico
      pablico répond à padiran
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 13h28 le 15/08/2009
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      soit on a rien compris au ’christianisme’, soit ils ont en une lecture différente les conservateurs chrétiens..

      aimez vous les uns les autres, aidez vous les uns les autres, la solidarité organisée, cela doit être du communisme primaire surement.

      la compassion ne doit se faire que dans les églises, sorti du lieu de culte, ce doit être chacun pour soi, et contre tous.

      mais bon.. à chacun sa vue..et son église. Pharisiens jusqu’au bout...

      quoiqu’il y a une autre philosophie « chrétienne » :

      on abat un cheval blessé, on abat un animal blessé..pour ne pas qu’il souffre..
      un pauvre, un malchanceux, ou malade (ou les 3 en même temps) est-il un animal, ou un sous-animal ?

      les enfants du pauvre,du malchanceux, du malade doivent-ils payer la malchance de leur parent ?

      où débute la famille, et où s’arrête la notion de famille ?

      la famille large peut-elle être la collectivité ?

      beau débat...

      • batila-
        batila- répond à pablico
        • Posté à 17h46 le 16/08/2009
        • Internaute 34191

        « quoiqu’il y a une autre philosophie “ chrétienne ” :

        on abat un cheval blessé, on abat un animal blessé..pour ne pas qu’il souffre.. »

        Vous avez lu ça où vous ?

        Essayez de citer vos sources (s’il y en avait) plutôt que de vous adonnez aux plaisir d’Onan sur des idées préconçues.

        il y en a vraiment qui regardent trop la télé...

    • Stephane MOT
      Stephane MOT répond à padiran
      Author & Chief AtoZ Officer
      • Posté à 14h04 le 16/08/2009
      • Internaute 17943
        Author & Chief AtoZ Officer

      mais il y a de l’argent dans la sante aux US : elle pese 16% du PNB americain - cherchez l’erreur.

      une partie est « genereusement » reversee par les lobbies de la sante dans leur campagne anti-reformes.

      mais les adversaires les plus acharnes de ces reformes se soucient Lien.

  • Jaycib
    Jaycib
    Désagrégé de l'Université
    • Posté à 11h27 le 15/08/2009
    • Internaute 37053
      Désagrégé de l'Université

    Je ne suis pas optimiste au sujet du projet d’Obama. Par quelque bout qu’on le prenne, il se traduira nécessairement par une augmentation des impôts à un moment de la crise où le contribuable américain est déjà durement éprouvé. (Les riches peuvent se permettre de payer plus, mais ils ont pris de telles mauvaises habitudes sous les deux administrations précédentes qu’ils vont tout faire pour saboter le projet de loi).

    Il y a pire : l’hystérie de la droite républicaine est un signe avant-coureur d’un affrontement sans précédent. Il s’agit en effet pour elle de « dégommer » Obama et de démontrer ainsi ce qu’elle n’a de cesse d’avancer : le Président « n’est pas l’un des nôtres », c’est un étranger (lire : un noir) qui n’a rien à faire à son poste, etc. Attention aux tentatives d’assassinat ! Les membres du Secret Service doivent être sur les charbons ardents.

    J’espère me tromper, mais Obama a déjà fait deux erreurs majeures : (1) céder à Wall Street au sujet du renflouement des banques, du crédit, etc. L’avenir plus ou moins proche démontrera que la crise est toujours là (et pire qu’avant) ; (2) l’Afghanistan est une cause perdue : il n’existe aucun plan de contre-insurrection susceptible de l’emporter sur les talibans. Au Pakistan, les déclarations anti-américaines se multiplient. (3) l’Irak semble annoncer un bain de sang intercommunautaire après le départ des troupes US. Tout cela reviendra hanter la présidence, qui est, contrairement aux apparences et aux démonstrations de courage d’Obama, dans une situation de grande faiblesse..

    • nono le simplet
      nono le simplet répond à Jaycib
      nihil scio nisi scio quod nihil (...)
      • Posté à 11h37 le 15/08/2009
      • Internaute 9767
        nihil scio nisi scio quod nihil (...)

      C’est vrai qu’il hérite de tous les bourbiers ( Pakistan , Iran , Irak )et de plus de la crise .
      Pour ce qui est des banques je ne crois pas qu’il avait le choix et que la seule manière de compenser est justement de faire un grand plan social .
      Pour les bourbiers il n’a qu’une seule solution , ne pas y aller , sauf que c’est trop tard et , là je te rejoins , je ne vois comment il peut s’en sortir honorablement .Il faudra bien partir un jour mais ce n’est sûrement pas le moment .

    • padiran
      padiran répond à Jaycib
      Chroniqueur Grolandais
      • Posté à 11h48 le 15/08/2009
      • Internaute 5159
        Chroniqueur Grolandais

      Je ne peux que souscrire à tes propos, d’autant plus que Obama joue au « poussin » devant le cobra en matère politique. Il n’a pas encore acquit les ficelles du métier et n’a pas encore suffisamment de « troupes » derrière lui. S’il veut mettre en oeuvre tous ces projets en Irack et en Afghanistan, il lui faut se « professionaliser » et gagner le Congré. Pour l’instant c’est pas du gateau.

  • romeotan
    romeotan
    4 juin 1989 : je n'oublie pas.
    • Posté à 11h29 le 15/08/2009
    • Internaute 17545
      4 juin 1989 : je n'oublie pas.

    j’aimerai bien savoir ce qui amène Sarah Palin à voir des tribunaux de la mort dans le projet d’Obama ? Pour l’instant je n’y vois qu’un plan de sécu qui se rapproche de celui pratiqué en Europe.
    Serait-il possible d’avoir un lien ou une traduction vers le passage du projet qui amène à cette conclusion ?

    • Pierre Haski
      Pierre Haski répond à romeotan
      Auteur(e) de l'article Cofondateur Rue89
      • Posté à 11h46 le 15/08/2009
        éditeur
      • Journaliste 9
        Cofondateur

      Si j’ai bien compris, il s’agit d’un amendement, déposé de surcroit par un élu républicain, qui prévoit un budget pour des « conseils » en accompagnement de fin de vie. Rien d’autre dans le projet ne peut, semble-t-il, approcher de près ou de loin l’idée de l’euthanasie.

      • romeotan
        romeotan répond à Pierre Haski
        4 juin 1989 : je n'oublie pas.
        • Posté à 12h17 le 15/08/2009
        • Internaute 17545
          4 juin 1989 : je n'oublie pas.

        Merci pour cette précision.
        Du coup cette « affaire » semble bien machiavélique.
        Mais le plus étonnant pour moi, c’est qu’il me semble qu’il existe déjà un juge de la mort actuellement aux états unis : l’argent. A croire que de nombreux américains ont déjà oublié « John Q ».

      • AndreaB
        AndreaB répond à Pierre Haski
        en Suisse
        • Posté à 14h08 le 16/08/2009
        • Internaute 39926
          en Suisse

        Non, il s’agit d’un article de HR3200 (le plan Obama pour une option d’assurance santé publique, qui fait mille pages, j’en ai lu 500 environ.)

        Est stipulé que la dite assurance rembourse une consultation avec une personne habilitée à donner des conseils pour régler certains aspects de la fin de vie. (P. ex. instruction de ne pas re-animer, dons d’organes, écriture d’un testament, etc. - les exs. sont de moi, pas dans le texte.) C’est très vague et ouvert, et ne s’applique pas spécialement à la fin de vie elle-même, simplement c’est une prestation offerte, qu’on peut faire rembourser, à n’importe quel moment. (Sous entendu : profitez de cette opportiunité quand vous êtes en bonne santé, cela évitera des problèmes.)

        C’est tout.

      • AndreaB
        AndreaB répond à Pierre Haski
        en Suisse
        • Posté à 14h08 le 16/08/2009
        • Internaute 39926
          en Suisse

        Non, il s’agit d’un article de HR3200 (le plan Obama pour une option d’assurance santé publique, qui fait mille pages, j’en ai lu 500 environ.)

        Est stipulé que la dite assurance rembourse une consultation avec une personne habilitée à donner des conseils pour régler certains aspects de la fin de vie. (P. ex. instruction de ne pas re-animer, dons d’organes, écriture d’un testament, etc. - les exs. sont de moi, pas dans le texte.) C’est très vague et ouvert, et ne s’applique pas spécialement à la fin de vie elle-même, simplement c’est une prestation offerte, qu’on peut faire rembourser, à n’importe quel moment. (Sous entendu : profitez de cette opportiunité quand vous êtes en bonne santé, cela évitera des problèmes.)

        C’est tout.

  • Anastaze
    Anastaze
    inconsolable
    • Posté à 11h51 le 15/08/2009
    • Internaute 53186
      inconsolable

    Il y a un aspect qui n’apparait pas dans votre présentation, c’est que derrière ce conflit sur le système de santé, se profilent les stratégies pour les autres conflits à venir.

    On voit dans la vidéo, que le lobby des armes à feu se déclare compétent, en matière de santé public, les accusations d’eugénisme, donc de nazisme montrent le bout de leur nez au moment ou en Israël Lieberman fait distribuer dans les ambassades la photo Lien, il est difficile de ne pas faire le rapprochement avec l’homme qui a fait un discours au monde musulman.

    Bref il est possible que la réforme de santé soit la « mère des réforme », mais il se précise qu’elle soit aussi le père d’un nouveau monde.

  • spleenlancien
    spleenlancien
    Manant, de passage sous le (...)
    • Posté à 11h44 le 15/08/2009
    • Internaute 78672
      Manant, de passage sous le (...)

    Où que ce soit dans le monde le changement des mentalités n’est jamais aisé mais c’est encore plus difficile dans un pays à vocation méssianique.

    L’article de Pierre Haski et les commentaires de Padiran, de Jaycib et d’Anastaze nous donnent une idée du travail à faire.

    Bon courage !

    • padiran
      padiran répond à spleenlancien
      Chroniqueur Grolandais
      • Posté à 12h32 le 15/08/2009
      • Internaute 5159
        Chroniqueur Grolandais

      « c’est encore plus difficile dans un pays à vocation méssianique »
      Un pays dont le NRA est un des lobbys les plus puissants ?
      L’avènement d’un monde idéal sur terre passe t’il par le « gun »

      • spleenlancien
        spleenlancien répond à padiran
        Manant, de passage sous le (...)
        • Posté à 18h22 le 15/08/2009
        • Internaute 78672
          Manant, de passage sous le (...)

        Dans leurs têtes, et pour des raisons historiques largement mythifiées, le gun est le garant de la liberté de l’homme face à toutes les menaces qui pésent sur lui.
        Pour ma part je n’y souscris pas.

         
        • bleuet1
          bleuet1 répond à spleenlancien
          espère malgré tout
          • Posté à 18h45 le 15/08/2009
          • Internaute 65892
            espère malgré tout

          Voici la devise historique des Américains (là je n’invente rien, c’est mon cours de civilisation américaine) :

          « God, guts and guns made this country »

          C’est un concentré de leur philosophie.

        1 autres commentaires
  • Sierra
    Sierra
    citoyen
    • Posté à 11h57 le 15/08/2009
    • Internaute 85193
      citoyen

    Et si on arrêtait la masturbation Obamienne ?

    Obama est une marionnette comme les autres. Et sa couleur de peau ne changera rien...

    Le dernier président LIBRE (refusant la pression des lobbys) était John Kennedy,

    On sait comment il a fini...

    • Anastaze
      Anastaze répond à Sierra
      inconsolable
      • Posté à 12h28 le 15/08/2009
      • Internaute 53186
        inconsolable

      Le Kennedy de la Baie des Cochons ? du Vietnam ? du New Frontier ?

      Si Obama c’est de la masturbation, vous vous en êtes encore à vous tirer sur la nouille !

      Le dernier président à avoir lutté contre un lobby, fut Thomas Jefferson (1801-1809) : « Je pense que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés que des armées entières prêtes au combat. Si le peuple américain permet un jour que des banques privées contrôlent leur monnaie, les banques et toutes les institutions qui fleuriront autour des banques priveront les gens de toute possession, d’abord par l’inflation, ensuite par la récession, jusqu’au jour où leurs enfants se réveilleront, sans maison et sans toit, sur la terre que leurs parents ont conquis. »

      ... et le dernier à émettre une mise en garde fut Eisenhower (1953-1961) :

      ... prudemment quelques jours avant la fin de son mandat...

      • Sierra
        Sierra répond à Anastaze
        citoyen
        • Posté à 19h42 le 15/08/2009
        • Internaute 85193
          citoyen

        « Si le peuple américain permet un jour que des banques privées contrôlent leur monnaie »

        Euh c’est déja fait avec la réserve fédérale.

         
        • kdn
          kdn répond à Sierra
          • Posté à 00h20 le 16/08/2009
          • Internaute 35647

          Un documentaire sur le sujet, assez bien fait :
          Lien

        1 autres commentaires
    • Atlantis
      Atlantis répond à Sierra
      Etudiant apolitique
      • Posté à 12h30 le 15/08/2009
      • Internaute 39710
        Etudiant apolitique

      Oui, enfin, c’est quand même Kennedy qui a déclaré la guerre du Vietnam...

      • Sierra
        Sierra répond à Atlantis
        citoyen
        • Posté à 19h44 le 15/08/2009
        • Internaute 85193
          citoyen

        Non, ce sont les personnes en coulisse membre du CFR entre autres, aet après s’être rendu compte de la supercherie, Kennedy a essayé de résister et la suite on la connait.

  • Servais-Jean
    • Posté à 13h00 le 15/08/2009
    • Internaute 4591
      43

    Bel article très bien documenté fait par Pierre Haski où il nous montre ce côté magouilleur de la société américaine. Entre les mensonges éhontés de Sarah Pallin et le travail de sape des industriels de la santé alliés aux assureurs le combat n’est pas gagné d’autant plus que ses opposants disposent de fonds considérables et savent, en bons populistes, se servir des plus bas instincts si bien que l’on voit déjà fleurir quelques croix gammées sur les affiches de ses opposants.
    Souhaitons bon courage à Obama, il en aura bien besoin et souhaitons lui aussi bonne chance car d’autres avant lui ont payé de leur vie leur tentative de faire évoluer dans un sens plus humain la société américaine.

  • madrid
    • Posté à 13h00 le 15/08/2009
    • Internaute 24463

    Le système de santé américain est inefficace et coûteux.
    ===
    Les femmes et les enfants sont parmi les personnes les plus touchées.
    47 millions de personnes aux Etats-Unis n’ont pas d’assurance maladie, soit 15% de la population.
    ===
    13 % des femmes enceintes n’ont pas d’assurance maladie.
    Le « Factbook » de la CIA estime à 6,26 le taux de mortalité infantile pour 2009, ce qui place les USA au 28e rang mondial des pays industrialisés, derrière Cuba.
    ===
    Selon le Time, de nombreuses étudiantes doivent payer entre 30 et 50 dollars par mois pour la pilule, au lieu de 3 à 10 dollars avant la crise et ses conséquences.
    **
    Aux states : L’important ce n’est pas celui qui est sous les lumières Mais celui qui les dirigent ...
    So in God, I dt trust

  • A déménagé le 02-02-2012-2
    • Posté à 13h02 le 15/08/2009
    • Internaute 82025
      non connue

    Sujet et article intéressants, qui m’amènent à faire 2 remarques :

    - Obama a lourdement investi dans son propre personnage, de fort charisme national et international. Il se sert maintenant de cette image comme d’une arme, car qui critique Obama devient l’antithèse du « bon », c’est à dire ouvert au débat, classieux, intelligent, sympathique, etc. Ce rapport de force ne tient que tant qu’il a effectivement une bonne image. On mesure à quel point tout ceci est fragile.

    - Lorsqu’on parle du système de santé étasunien, on évoque facilement son coût élevé, mais rarement les raisons de ce surcoût : la part juridique tient pourtant une place essentielle, car le système juridique américain pratique les procès à tout va, de manière collective (actions de groupe), et visant non seulement des indemnités mais aussi des sommes « punitives » très importantes. Les praticiens sont alors obligés de se couvrir avec des assurances hors de prix, qui sont reportées sur le coût de l’acte. Revoir le système de santé américain devrait idéalement passer par des réformes des lois, ce qui placerait les cabinets d’avocats en opposition avec la Maison Blanche...

    Bref, ça n’est pas gagné, mais quelle que soit l’issue, les choses avanceront et l’on aura une estimation précise de ce que la valeur « solidarité » pèse chez l’oncle Sam. Avec peut-être des surprises.

  • amakaya
    amakaya
    Salut les oufs !
    • Posté à 13h18 le 15/08/2009
    • Internaute 58170
      Salut les oufs !

    Les américains, un peuple très solidaires...

  • domino78
    • Posté à 13h20 le 15/08/2009
    • Internaute 14379

    Quelle est la principale différence entre Obama et Sarkozy ?

    Obama veut mettre un peu de social dans l’ultra libéralisme et Sarkozy veut mettre beaucoup d’ultra libéralisme dans le peu de social qui nous reste.

    Avec pour tous les deux, en toile de fond, les lobbies de l’argent qui poussent vers l’ultra libéralisme rejoints par des personnages venant d’une pseudo gauche : aux US, du Parti Démocrate, en France, du PS.

  • Veum
    Veum
    doctorant
    • Posté à 13h20 le 15/08/2009
    • Internaute 23064
      doctorant

    Ce que je retiens de ce papier c’est la video et le comportement du journaliste d’abc news, capable de répondre par deux fois au républicain que ce qu’il dit n’est pas vrai et n’est pas dans la loi, et de lui faire une explication de texte sur le contenu de celle-ci.
    Bien sûr en écho la réaction de Ma’ame Chabot, en 2005, répondant à Cohn-Bendit qui dit que De Villiers est en train de mentir et que c’est à elle de rétablir la vérité : « Ah moi je sais rien je suis journaliste ! ».

  • Compte supprimé le 21 janvier 2
    • Posté à 13h23 le 15/08/2009
    • Internaute 17993

    En gros, la plupart des Blancs friqués ont une mutuelle lourdement payée par leur employeur, et ils ne s’en sortent pas trop mal. Ceux qui n’ont rien, ceux qui crèvent, ce sont les Noirs, les Latinos et autres déchets de la vie (ceux qui vivent dans des tentes ou des mobil-homes. Putain, on se croirait revenu chez Steinbeck, « Les raisins de la colère », le truc indépassable.) Comme augmenter les impôts pour créer une sorte de Sécu va passer pour une sorte de soviétisation insupportable aux US (gros succès chez les gros cons, on gagne à tous les coups), on est devant un baril de poudre poujado-fasciste dont c’est l’honneur d’Obama d’allumer la mèche.

    • jersey_boy
      • Posté à 21h04 le 15/08/2009
      • Internaute 73205
        expat

      Ce n’est pas aussi simple.

      Ceux dont l’assurance est couverte par leur employeur ne sont en majorité pas « friqués » (sinon ils ne travailleraient pas pour un employeur), ils sont de toutes les races (hé oui, il existe des électriciens noirs) et ils ne s’en sortent bien que tant qu’ils ne changent pas d’employeur.

      S’ils quittent leur boulot, ils quittent aussi leur assurance et rien ne dit que celle du prochain employeur soit aussi bonne (ni même qu’il en offrira une, vu qu’il n’y est pas obligé).

      Non seulement ça, mais s’ils ont un problème médical préalable, ils ne seront acceptés par aucune assurance, et c’est parfaitement légal.

      Les vraiment très pauvres (là aussi de toutes les races) peuvent bénéficier de Medicaid et ils vont de toute façon se faire soigner en masse dans les salles d’urgence (faut en avoir fait l’expérience pour savoir ce que ça veut dire...).

      Ceux qui ont vraiment un problème, ce sont les gens comme moi, qui gagnent suffisamment d’argent pour avoir une assurance mais dont les primes ne cessent d’augmenter.

      Là aussi, rien ne garantit que si une opération devient nécessaire la compagnie d’assurance accepte de payer pour telle ou telle intervention (ou tel ou tel médicament).

      Changer d’État peut aussi annuler une police d’assurance.

      Bref, c’est un bordel complet, une honte et un scandale.

      On ne verra jamais un système à la française ici, pour toutes sortes de raisons, mais une sérieuse réforme se fait attendre depuis trop longtemps et cette fois nous avons une chance que quelque chose se fasse enfin.

  • Venezuela
    Venezuela
    vit aux Pays-Bas
    • Posté à 13h41 le 15/08/2009
    • Internaute 114
      vit aux Pays-Bas

    Il faut ajouter un fait nouveau dans ces campagnes anti-assurance medicale, le racisme : les natalistes et l’extreme droite ont rejoint le mouvement, ce qui commence a de decredibiliser. Un des grands journaux titraient , Socialism is the new « N ».
    Lors d’une des reunions d’information tenues par les gouverneurs un des spectateurs avait un flingue dans la poche (evidemment cela a fait le tour des teles).
    Je trouve que plus qu’il y a 17 ans, la presse fait vraiment son boulot d’information, j’ai lu par exemple un article sur la soi-disant couverture des employes par leur employeur (Lien).
    Il y aura une reforme edulcoree, mais il y aura une reforme.

  • Hououji_Fuu
    Hououji_Fuu
    Racaille Syndicale (oh yeah ! )
    • Posté à 14h14 le 15/08/2009
    • Internaute 27115
      Racaille Syndicale (oh yeah ! )

    Le plus grand (et gravissime) problème aux USA est l’IGNORANCE TOTALE de ces « braves » citoyens, qui sont manipulés comme des enfants de 5 ans, et suivent des gros balourds républicains dès qu’ils balancent des bobards que personne chez nous ne croirait, mais qui continuent, des siècles plus tard, à faire tilter l’inconscient collectif de gens qui, il faut le reconnaître, N’ont QUASI PAS évolué depuis leurs sacro-saints « pères fondateurs ».

    Fondamentalement, pour un américain l’état est son ennemi, le gouvernement fédéral est son ennemi. Le 2ème amendement lui donne le droit de porter des armes pour se défendre, d’abord et avant tout contre le gouvernement et l’état, eh oui ! Tout ça remonte à l’indépendance, est dépassé depuis longtemps, mais les américains ont peu, et souvent pas, évolué (sauf ceux des deux côtes). L’ignorance et l’obscurantisme règnent en maîtres absolus dans l’Amérique profonde depuis des siècles, et tout est fait pour que ça continue.

    Allez, franchement, des « tribunaux de la mort » ? Des plans identiques à ceux des nazis ? Non, mais il faut être TRES LOIN pour gober ce genre de machin.

    Le problème de fond, ce n’est pas la réticence des ignorants. Il suffirait de leur expliquer, à tous ces vieux blancs qui gueulent, que le Medicare dont ils bénéficient est le premier représentant de cette « menace communiste » qu’ils veulent combattre. Ils savent très bien ce que leur apporte Medicare, et qu’ils pourraient juste crever comme des chiens sans ce programme. Mais ils ne savent pas que c’est un programme de leur gouvernement fédéral. Ils sont tellement bêtes qu’ils pensent que c’est privé (ah ouais, genre, on cherche pas le profit, ben voyons, le privé c’est des philanthropes, c’est la définition...), jusqu’à ce qu’on leur démontre le contraire.

    Le problème de fond, ce sont les républicains, et c’est cette tolérance complètement tarée aux USA pour les attaques ad hominem, les accusations complètement branques faites par des personnages politiques qu’on ne peut même pas traîner devant des tribunaux ou forcer à s’excuser en public (sur Fox, chaîne à la botte des ultras, et pas la dernière pour aider à répandre « la bonne nouvelle »).

    Le problème ce sont les « blue dogs », ces pauvres crétins d’élus démocrates sans courage politiques, qui vont se coucher, remuer de la queue et dire merci aux républicains après avoir voté contre leur camp.

    Quand Krugman (prix Nobel d’Economie faut-il le rappeler, ce n’est pas le premier quidam venu, lire ses chroniques économiques et financières devrait être une obligation légale pour tout citoyen du monde qui prétend au droit de vote) attaque le bi-partisanime, ce n’est pas nouveau. Il a toujours dit, contrairement aux naïfs qui croient encore aux unions sacrées des forces (de gauche et de droite par exemple), qu’on ne pourrait JAMAIS faire travailler républicains et démocrates ensemble sur les dossiers importants. C’est RIDICULE, et la réthorique Obama n’était que de l’hypocrisie pour rassembler les électeurs. La vérité c’est qu’il faut se battre en permanence dans l’arène politique, et que l’adversaire politique est et demeure l’ennemi, même si ponctuellement des alliance objectives sont toujours possibles.

    Obama est en train de l’apprendre, aux dépens des soins de santé pour des dizaines de millions de pauvres gens.

  • A.V.
    • Posté à 14h16 le 15/08/2009
    • Internaute 24685

    La salutaire réforme d’Obama se heurte à une vaste campagne de désinformation orchestrée par les lobbys des assurances et des grands labos, ainsi que par les républicains et une partie des démocrates qui reçoivent des généreuses enveloppes des lobbys en question ; et... par ce que Bill Maher appelle this stupid country :

    Morceaux choisis :

    At a recent town-hall meeting in South Carolina, a man stood up and told his Congressman to « keep your government hands off my Medicare, » which is kind of like driving cross country to protest highways.
    Lors d’une récente assemblée dans un hôtel de ville de Caroline du sud, un homme s’est levé et a lancé aux membres du congrès présents « enlevez vos pattes de fonctionnaire de mon Medicare », ce qui revient à conduire à travers tout le pays pour protester contre les autoroutes. (Medicare est un programme d’assurance public)
    Did you know only about half of Americans are aware that Judaism is an older religion than Christianity ? That’s right, half of America looks at books called the Old Testament and the New Testament and cannot figure out which one came first.
    Saviez-vous que seulement la moitié des américains savaient que le judaïsme était plus ancien que le christianisme ? C’est ça, la moitié des américains, lorsqu’ils voient des livres intitulés Ancien Testament et Nouveau Testament, ne savent pas lequel est sorti en premier.

  • penabranca
    • Posté à 15h08 le 15/08/2009
    • Internaute 62583

    ...et après ça, il instaure les 35 heures et la boucle est bouclée.

  • kenjiamo
    kenjiamo
    debout
    • Posté à 15h18 le 15/08/2009
    • Internaute 78310
      debout

    Quelque part tout ceci me rassure aussi m’inquiete.

    Rassurance car :

    Le peuple américain est trop stupide pour prendre de bonne décision pour eux et leur futur, et pourtant instaurer ce modèle de santé serait salutaire pour le peuple américain.

    Ce n’est un secret pour personne à court terme ils sont les plus forts mais sur le long terme ils ont un avenir bien sombre et se feront doublé en beauté par la chine et les européens accompagnés du reste du monde se tourneront vers l’asie.

    Pas rassuré car :

    Echanger la bétise américaine par la connerie chinoise n’apportera rien de bon, car ces gens sont profondement malhonnete (j’ai travaillé avec l’un d’eux, et par de la difamation j’ai failli avoir de gros ennui, heureusement mon responsable de section n’a tout gobé).

    De toute facon il suffit de voir leur attitude dans leur propre pays et au niveau diplomatique.

    Le pire c’est qu’ils économiseraient beaucoup d’argent, n’aurait plus à avoir peur sur ce point la et leur niveau de vie evoluerai enormement.

    Mais bon la betise américaine est ce qu’elle est.

    • bleuet1
      bleuet1 répond à kenjiamo
      espère malgré tout
      • Posté à 18h37 le 15/08/2009
      • Internaute 65892
        espère malgré tout

      Moi je trouve que c’est un raccourci un peu rapide d’accuser les Américains d’être stupides, alors que les Français ont été capables de faire monter un Jean-Marie Le Pen au premier tour des présidentielles et de faire confiance à un Nicolas Sarkozy qui est en train de détruire les fondements de notre société.

      Quelque fois on ferait mieux de balayer devant sa porte avant de critiquer le voisin d’en face.

      • kenjiamo
        kenjiamo répond à bleuet1
        debout
        • Posté à 22h58 le 15/08/2009
        • Internaute 78310
          debout

        Ils ont été capable de votzer bush deux ans de suite.

        Le pen est un accident, cette manie de se flagelé ...

  • Laurent-Weppe
    • Posté à 15h28 le 15/08/2009
    • Internaute 32921

    Plusieurs doivent être rappelées à propos du système US actuel :

    Premièrement il est coûteux, mais autant donner des chiffres : les dépenses médicales s’élèvent à 2.400 milliards de dollars (soit 8.000 dollars par personne) annuellement, à comparer avec la France, l’un des pays les plus dépensiers de l’OCDE où elles s’élèvent à 210 milliards d’euros annuellement, soit dans les 3.300 euros par personnes : même en prenant en compte le fort taux de l’euro, on peut dire que là où la sécurité sociale Française va dépenser 10 euros et être endettée, les américains vont en dépenser 20, notamment en assurances maladies coûteuses, qui, à plus d’une occasion, vont refuser de payer pour des soins.

    Deuxièmement, les « death panels » de Palin existent déjà, mais sont pratiqués par les compagnies d’assurances elles-même : il existe de nombreuses anecdotes glauques de la manière dont celles-ci ont pu tuer ou mutiler leurs propres clients (comme le cas de Robin Beaton, une infirmière texane qui ne put être opérée de son cancer du sein car sa compagnie, Blue Cross, interdit à l’hôpital de l’opérer sous prétexte qu’elle avait eu de l’acnée : quand elle fut finalement opérée, le cancer avait tellement progressé qu’il fallu lui faire subir une ablation des deux seins et des ganglions lymphatiques). Obama a d’ailleurs pointer que pour l’instant, si la santé des américains n’étaient pas entre les mains de bureaucrates de l’état fédéral, elle l’étaient entre celles des bureaucrates qui travaillent pour les compagnies privée, ce qui n’est pas du tout un mieux.

    Troisièmement, en juin, la proportion d’Américains en faveur de la réforme du système de santé proposé par Obama s’élevait à 72%, ce qui explique la violence, l’agressivité, et l’hypocrisie des opposants à cette réforme : quand près des trois quarts du peuple n’est pas d’accord avec vous et que vous avez un trimestre pour faire capoter une réforme, vous n’avez pas le temps d’être subtiles, honnêtes et intellectuellement pertinents : mieux vaut concentrer les militants dans une salle utilisée pour le débat : si 300 des 500 personnes présentent hurlent leur haine du projet de réforme, le membre du congrès présent oubliera peut-être que 500.000 personnes qui habitent son district et ne se sont pas déplacés sont déjà d’accords avec la réforme. (bien sûr cela occasionne des bugs : 100% de manifestants blancs d’ultra droite dans une ville comme Philadelphie, qui compte 650.000 noirs sur 1.450.000 habitants et vote démocrate à 80% c’est à peu près aussi artificiel que Le Pen qui se fait applaudir dans une banlieue).
    Cela a d’ailleurs des conséquences assez ironiques : alors que Bush filtrait le public lors de ses interventions pour ne pas se retrouver face à des opposants (même s’il n’a pas évité le lancé de chaussures), Obama fait sélectionner aléatoirement les personnes qui participent aux débats auxquels il prends part (vu qu’il y a toujours plus de volontaires que de places disponibles), mais comme ceux-ci sont précisément choisis au hasard, il n’y a pas de sur-représentation des militants anti-sécurité sociale, et les débats publics organisés avec Obama en deviennent beaucoup plus polis, à tel point que ceux qui applaudissaient Bush pour empêcher la venue « d’anti-américains » dans ses réunions accusent maintenant Obama de faire du filtrage parce que ça ne gueule pas assez

    • Hélène Crié-Wiesner
      Hélène Crié-Wiesner répond à Laurent-Weppe
      Binationale
      • Posté à 21h03 le 15/08/2009
      • Internaute 57
        Binationale

      Votre vision des choses est excellente. Personnellement, je vis aux US depuis 9 ans, j’ai été étonnée par des centaines de choses, tant sur le plan politique que culturel au sens large, mais c’est la première fois que je ne comprends vraiment pas ce qui se passe.

      La mauvaise foi des républicains, la désinformation et les mensonges éhontés du lobby pharmaco-médical, la crédulité ahurissante d’une partie de la population... rien de tout cela n’est très nouveau.

      Ce qui me sidère, cette fois, c’est l’égoïsme flagrant, décomplexé, revendiqué, des opposants à cette réforme. Pareille attitude est stupéfiante de la part d’un peuple plutôt généreux par nature. (Bien plus généreux que les Français, qui se gargarisent du mot solidarité, mais qui délèguent trop souvent cette solidarité à l’Etat, aux collectivités locales, aux syndicats...)

      Or, ceux qui protestent contre la réforme d’Obama font preuve d’un égoïsme confondant. Ils dénient aux gens modestes le droit d’avoir une couverture santé minimum (car la réforme proposée n’a RIEN à voir avec le type de couverture fantastique qu’on a en France, même avec une bête Sécu sans mutuelle).

      Je ne parle même pas des pauvres, des misérables, des clodos, sans abris et autres malheureux qui pullulent aux Etats-Unis ; je parle des petites classes moyennes. Celles-ci ne peuvent pas se payer de couverture médicale, point ! Comment peut-on être Américain et être contre cette réforme ? Sur le fond, je ne comprends pas. Je ne reconnais pas les gens avec qui je vis depuis presque dix ans.

      • A.V.
        • Posté à 22h04 le 15/08/2009
        • Internaute 24685

        Peut-être que ce phénomène inédit est lié à un autre phénomène inédit : la couleur de la peau du Président. On pourrait arguer que la même Amérique a voté pour Obama et que mon hypothèse suppose une bonne dose de schizophrénie. Mais quelle était, par exemple, l’attitude des blancs progressistes face à la communauté noire dans les années 1950-1970 ? ... Elle consistait à encourager l’assimilation des noirs et la promotion sociale des plus brillants d’entre eux à condition qu’ils incarnent les valeurs de l’Amérique blanche. En revanche, les représentants les plus radicaux du mouvement pour les droits civiques - ceux qui prônaient une identité afro-américaine - étaient stigmatisés par les mêmes progressistes. Or, Obama n’est pas seulement le président noir faisant jeu égal avec les présidents blancs. Il est le président noir qui veut réformer un système construit par des blancs.
        Certaines anecdotes périphériques, du style les affiches d’Obama le représentant sous les traits d’Hitler, ou la remise en cause de sa citoyenneté, me semblent aller dans ce sens.

      • vol19
        • Posté à 23h49 le 15/08/2009
        • Internaute 13492

        En surfant sur certains forums, j’observe de très nombreux internautes américains pour la réforme, des britanniques qui viennent questionner et expliquer qu’ils ne comprennent pas ce qui se passe aux US... et des internautes américains déclarer avoir honte d’être américains en rapport aux débats actuels. Le problème comme celà a été souligné, pour la classe moyenne, une assurance médicale est juste « unaffordable »...
        Les posts de républicains par contre crient leur haine de tout ce qui est étatique, (en oubliant l’école, armée, justice...) qui montre que celà ne tient pas. L’un expliquait que selon lui l’assurance médicale devrait être soit payé par le bénéficaire, soit octroyée par charité de l’Eglise mais en aucun cas d’un dispositif Etatique ou social. C’est un peu une idéologie comme si il n’y aurait que l’individu face à son salut...le social est dénié, ce qui nous renvoie peut-être au premières conception du puritanisme en ce qui concerne la foi en Dieu, la prédestination, l’élection dans la cité... ce qui caractériserait une régression perverse de la société. D’ailleurs, ce discours est honteusement pervers de la part de politiciens professionnels, de détourner à ce point la réalité, inverser la situation, utiliser le nazisme, de mauvaise foi tout en utilisant une argumentation éthique... C’est grave en ce qui concerne la classe politique et des affaires américaines et relève de la pulsion de mort.

  • Phil2922
    Phil2922
    Retraite invalidité
    • Posté à 16h00 le 15/08/2009
    • Internaute 36639
      Retraite invalidité

    Aujourd’hui, 50 millions d’Américains, faute de couverture sociale, ne peuvent pas se soigner correctement. Obama veut y remédier, point barre. Les élucubrations républicaines sont vraiment d’une autre époque. Ce qui est inquiétant, c’est de voir des Démocrates prêts à mettre des bâtons dans les roues de tous ceux et celles qui veulent que leur pays ne soit pas seulement vivable pour les riches...

    Lien

    Et puis si Obama réussit, cela pourrait freiner les velléités néo-libérales des « décideurs actuels français » qui nous ont déjà pénalisés, les malades, avec les franchises médicales... !

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