Enquete 14/08/2009 à 20h20

L'album, espèce menacée (1/2) : la musique en morceaux

LesInrocks.com"
Mael Inizan | Silicon Maniacs

Alors que sur le Net, la musique se vend titre par titre, les artistes font toujours des albums entiers. Pour combien de temps ?

La question secoue le monde de la musique ! Le bon vieil album serait-il en train de doucement se dissoudre dans un univers de buzz et de single ?

Au-delà de la crise de l’industrie du disque, c’est une façon de penser l’œuvre musicale qui vacille. Rue89 et les Inrocks.com s’associent pour une enquête en deux volets sur la mort du format album.

« Un album, c’est une œuvre entière. Il y a cette idée d’ensemble cohérent que l’artiste délivre à son public. Sur les 33 tours, on ne passait pas d’une piste à l’autre comme avec un CD. Ce n’était pas une suite de morceaux, mais une œuvre avec un début, un milieu et une fin. »

C’est l’avis de Patrick Schuster. Responsable jazz et musiques du monde du label Naïve, il refuse de croire à la fin de l’album, mais il avoue qu’aujourd’hui, le format semble menacé. La dématérialisation de la musique a bouleversé les habitudes de consommation.

Et même si la mort de Michael Jackson a donné un peu de sursis au CD, lentement, une page se tourne. Exit les vinyles et les albums CD, le MP3 amorce l’air de la chanson à l’unité.

L’album : 40 minutes pour raconter une histoire


Dans les années 60, Bob Dylan avec « Blonde on Blonde » (1966) ou encore les Beatles avec leur « Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band » (1967) avaient inauguré le « concept album ». Loin d’un simple recueil de titres, les morceaux sont construits ensembles, se répondent les uns aux les autres. Pour Rubin Steiner, guitariste et DJ :

« Quarante-deux minutes, c’est le format idéal. C’est le temps nécessaire pour raconter une histoire. Pour moi, il n’y avait aucune raison de le remettre en cause. Un morceau de quatre minutes, c’est comme un bonbon. Un album, c’est un repas, une maison de vacances
qu’on habite pendant une semaine. »

Pourtant, à l’heure du MP3 et du téléchargement, la notion même d’album pourrait paraître
caduque. Déjà, le CD l’avait morcelé en une dizaine de pistes. Aujourd’hui, le MP3 l’attaque dans son principe même.

L’unité de l’œuvre est rompue. L’auditeur n’est plus tenu d’écouter la musique dans l’ordre définit par l’artiste. Il fait lui même sa sélection. Il peut choisir comme il l’entend les titres qui l’accompagneront dans son MP3 ou qui figureront dans ses playlists.

Le téléchargement ennemi de l’album ?

iTunes Store, Fnac ou encore Virgin : les sites de téléchargement légal l’ont bien compris. Sur les plates-formes en ligne, l’album est désossé, décomposé pour être vendu titre par titre.

En 2007, le rappeur américain Jay-Z claquait la porte de la plate-forme de téléchargement d’Apple. Il refusait alors de diviser son album « American Gangster » :

« Les films ne sont pas vendus scène par scène, je ne vois pas pourquoi cette collection devrait être séparée en singles individuels. »

Sébastien Farran, manager de NTM, reconnaît que les démarches artistiques et commerciales sont différentes. Cependant, il ne voit pas de menace pour l’album dans le téléchargement à l’unité, mais un instrument pour regonfler les ventes d’un secteur en crise.

« Le téléchargement sur Internet est plus de l’ordre de la découverte ou de l’envie du tube du moment. Si ça permet de toucher un public plus large, ça ne me pose pas de problème. Ça peut ensuite amener plus
de gens à acheter l’album ou à se rendre aux concerts. »

L’heure du changement

Pourtant, le changement est déjà palpable. Il s’est ancré dans les habitudes de consommation. Selon Rubin Steiner, le principe du single a toujours existé. Il faisait office de prélude à l’album. Cependant, il tend aujourd’hui à le supplanter :

« Aujourd’hui, on dérive vers une logique de tube à tout prix, de single, qui fait oublier les expériences plus innovantes, plus
curieuses. »

Le rappeur Oxmo Puccino partage le même sentiment. Les auditeurs ne se donnent
plus le temps d’écouter, d’apprécier un album dans son entier :

« Le public se désintéresse du format album et les artistes prennent la mauvaise habitude de faire un album d’une compilation de singles. »

Devant la baisse des ventes et l’écroulement de l’industrie de la musique, labels, managers et artistes répètent en cœur le même refrain : l’industrie du disque est en crise, elle vit une période de transition. Une seule affirmation, le numérique devrait prendre une place de plus en plus importante.

Mais si 90% des singles vendus le sont en ligne, la proportion est inverse pour les albums. La question est donc aujourd’hui omniprésente dans l’industrie : comment faire acheter des albums en ligne ? Ne serait-ce que pour l’important marché du cadeau, aujourd’hui quasi inexistant sur le Net.

L’avenir du format album ? L’impact du numérique sur la création ou les nouveaux mode de diffusion de la musique ? Tout reste encore flou.

Inventer d’autres formats ?

Pour Gonzales, la réponse est déjà toute trouvée : « L’industrie de l’album est morte. » Les artistes ne vivent plus de la vente de disques et l’économie du titre par titre ne suffira pas non plus à relancer le secteur :

« Aujourd’hui, le disque n’est qu’un moyen de construire et de ventre
sa marque, comme Madonna ou Jay-Z, pour pouvoir faire des concerts et financer des projets plus intéressants. »

Qu’importe, l’artiste s’est toujours trouvé trop à l’étroit dans un format qu’il juge arbitraire. Il vient tout juste d’entrer dans le Guinness Book. Le concert le plus long du monde : 27 heures 3 minutes et 44 secondes.

« Ce concert fait autant de bruit que la sortie d’un album. Il montre qu’il est possible d’orienter la performance artistique sur un autre support. »

(La suite lundi)

En partenariat avec LesInrocks.com

Publié initialement sur
LesInrocks.com
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  • swingmachine
    swingmachine répond à zorglub
    Smoking class hero
    • Posté à 15h30 le 15/08/2009
    • Internaute 82571
      Smoking class hero

    Parfaitement exact pour Led Zep II, c’était une catastrophe sonore pour le pressage français, même si, à l’origine, son mixage en fut bâclé (je vois que j’ai affaire à un fin connaisseur du « dirigeable ») . Pour ma part et au prix de manoeuvres douteuses dont, par honte rétrospective, je tairai la teneur, je m’étais procuré le pressage US chez un importateur de Montparnasse, à Paris. Quelle différence ! ! ! Je l’ai toujours d’ailleurs, conservé telle une relique. Mais ces disques en import coûtaient fort chers à l’époque. Mais bon, les magasins étaient moins surveillés que maintenant... ; -)

    • zorglub
      zorglub répond à swingmachine
      insulaire en exil
      • Posté à 16h25 le 15/08/2009
      • Internaute 3665
        insulaire en exil

       ; -)

      dans ce magasin, il suffisait d’atteindre l’escalator et le tour était joué ? ... : -)

      • swingmachine
        swingmachine répond à zorglub
        Smoking class hero
        • Posté à 21h01 le 15/08/2009
        • Internaute 82571
          Smoking class hero

        Oh là là, c’ te honte, je ne me rappelle même plus du nom du magasin ! Faut dire qu’il y’ a 35 ans de ça, j’ai des circonstances exténuantes...
        Mais effectivement, l’escalator, ça me dit vaguement quelque chose. Il me semble qu’il y’ avait le mot « music » dans le nom du magasin (logique !), et de toutes façons, c’était le seul à Montparnasse à avoir des imports et aussi des pirates vendus sous le manteau.
        Pourriez-vous rafraîchir une mémoire défaillante ?

        • zorglub
          zorglub répond à swingmachine
          insulaire en exil
          • Posté à 22h32 le 15/08/2009
          • Internaute 3665
            insulaire en exil

          ça sert à faire jouer la Musique dans les bars (marque Wurlitzer par exemple) ? ; -)

          • swingmachine
            swingmachine répond à zorglub
            Smoking class hero
            • Posté à 23h51 le 15/08/2009
            • Internaute 82571
              Smoking class hero

            Vouiiiiiii ! « Juke box ». C’est ça, merci ! Ca n’existe plus, je suppose.
            Toi aussi, tu as « taxé » un peu là bas ? Ils avaient des trucs incroyables, de vraies raretés. Et c’étaient des connaisseurs les mecs.

            • zorglub
              zorglub répond à swingmachine
              insulaire en exil
              • Posté à 13h39 le 16/08/2009
              • Internaute 3665
                insulaire en exil

              je ne taxais pas, j’achetais car je n’avais pas les moyens de chaparder ; -)

              Le taulier de « juke box » ,Albumine, avait fait de la radio (radio 7) avec Jeff et leur émission (Prohibition) représentait tout ce qu’un mordu de rock voulait écouter .
              Les disques venaient de Montparnasse et tu peux aisément imaginer les bijoux musicaux qu’ils passaient. : -)

              Je l’ai revu du côté de Montpellier il y a une vingtaine d’années et maintenant il doit être retraité ! (rires)

              Un historien du rock Albumine : -)

  • mooed
    mooed répond à zorglub
    Marea Britanie
    • Posté à 17h39 le 15/08/2009
    • Internaute 53602
      Marea Britanie

    j’viens de ressortir mes led zep et j’ai pas ces fameuses lettres dessus, II, III, IV, House of the Holy

    • zorglub
      zorglub répond à mooed
      insulaire en exil
      • Posté à 18h10 le 15/08/2009
      • Internaute 3665
        insulaire en exil

      ce n’est pas uniquement valable pour Led Zep ; -)

      je voulais mettre en ligne 2 photos :
      - 1 de Deep Purple « In rock » et l’autre de Led Zep II mais ça ne marche pas : -(

  • A déménagé le 1-6
    • Posté à 23h38 le 14/08/2009
    • Internaute 61755

    stupide...bon déjà led zep...ça craint...j’ai fait l’expérience avec mon vieux « highway to hell » d’ac/dc qui craque...le cd qu’est propre et sur MP3...qu’est super propre...il n’y a guère photo...alors laisse les toqués du vynil qu’est pas mort...
    la preuve : total heaven à bordeaux est le disquaire compétent (et sympathique de surcroît)...et va adorer la musique lyophylisée...chacun son truc...john...lénine...hin hin...

    • dulconte
      dulconte répond à A déménagé le 1-6
      Mordu par un fachogarou
      • Posté à 00h12 le 15/08/2009
      • Internaute 250
        Mordu par un fachogarou

      vu que je n’ai pas de chaine digne de ce nom ici, le mp3 est largement suffisant.

      par contre sur une bonne chaine c’est d’une tristesse.

    • Adéménagé le 3 janvier 2011
      • Posté à 12h59 le 15/08/2009
      • Internaute 29846
        menuisier

      Kuwa ?

      « bon déjà led zep…ça craint… »

      C’est le jour de Marie aussi je ne serai pas méchant ni vindicatif, amour quand tu nous tient.
      Mais « led zep, ça craint » tu mériterais.

    • mooed
      mooed répond à A déménagé le 1-6
      Marea Britanie
      • Posté à 17h51 le 15/08/2009
      • Internaute 53602
        Marea Britanie

      commencez déja par changer votre cellule, Shure ou Ortofon

      • A déménagé le 1-6
        • Posté à 20h01 le 15/08/2009
        • Internaute 61755

        gnié ?

        • Caillera
          Caillera répond à A déménagé le 1-6
          Gibier de gibet
          • Posté à 22h45 le 15/08/2009
          • Internaute 83736
            Gibier de gibet

          Le monsieur dit qu’il faut changer la cellule de votre platine disque qu’il suppose toute pourrie, pour en prendre une de marque Shure ou Ortofon, sinon un nombre incalculable d’ enquiquinements va vous tomber dessus comme la fois où vous avez brisé la chaîne que votre cousine Solange avait envoyée par mail , et que vous avez attrapé 3 jours plus tard la petite vérole avec une femme de mauvaise vie, et de vous à moi, c’est bien fait parce que ne pas aimer Led Zeppelin, franchement.... ! : -)
          Vous voilà prévenu.

          • A déménagé le 1-6
            • Posté à 00h27 le 16/08/2009
            • Internaute 61755

            c’est ballot...j’aime pas led zep...ma platine akaï kiffe les ramones et eddy current suppresion ring....et plein de 45t de public enemy...merci caillera pour ta mise au point...canardo salutations...

            • Caillera
              Caillera répond à A déménagé le 1-6
              Gibier de gibet
              • Posté à 03h38 le 16/08/2009
              • Internaute 83736
                Gibier de gibet

              Mais de rien. Salutations itou. Gabba gabba hey ! ; -)

          • Adéménagé le 3 janvier 2011
            • Posté à 01h04 le 16/08/2009
            • Internaute 29846
              menuisier

            Vouzencore Caillera ? : -)

            • Caillera
              Caillera répond à Adéménagé le 3 janvier 2011
              Gibier de gibet
              • Posté à 03h33 le 16/08/2009
              • Internaute 83736
                Gibier de gibet

              Ben vouiche, j’ai vu que la conversation déviait sur Led Zeppelin, qu’il y’ avait des gens sympas, alors j’ai ramené ma triste mine bien qu’on ne m’ait pas sonné. C’est mon côté « témoin de Jehovah ».... : -)

  • y-Bot
    y-Bot répond à Un vieux
    • Posté à 06h56 le 15/08/2009
    • Internaute 38620

    Ya pas que wav et mp3 dans la vie.
    ape(monkey audio), flac pour un format 50x plus petit que le wav et SANS pertes.

    Pour les formats destructifs ya ogg ou mpc meilleurs que le mp3, et on est pas obligé d’encoder en tout pourri. Dans les taux élevés faut être une chauve-souris pour entendre la différence.

     
    • mick69
      mick69 répond à y-Bot
      • Posté à 11h54 le 15/08/2009
      • Internaute 2907

      Pour FLAC, c’est plutôt 50% plus petit (fichier réduit de moitié) et non « 50x plus petit »

    • Un vieux
      Un vieux répond à y-Bot
      retraité
      • Posté à 12h51 le 15/08/2009
      • Internaute 38946
        retraité

      Pour les formats, je ne peux parler que de ceux que je connais, n’étant pas spécialiste... C’est donc restreint : vinyles comme neufs (s’il y a un craquement, c’est que quelqu’un d’autre s’en est servi...), et de bonne qualité (imports en majorité), .wav pour format natif, et .mp3 pour la compression maximum destructrice, croisement entre un rabot et une perforatrice, qui rabote tout ce que l’oreille standard n’est pas sensée entendre et fait des trous dans les fréquences moyennes si des dépassements d’ondes lui semblent inutiles...

      Donc, en .mp3, inutile de vouloir écouter un Stradivarius, qui prend la sonorité d’un violon bas de gamme... ; démoli aussi le son exceptionnel d’une cymbale qu’un batteur de jazz aura mis des heures à choisir et à régler en déplaçant ses petits morceaux de scotch... toutes les harmoniques qu’une chauve-souris entend séparément, mais qui forment la richesse d’un son même si on ne les distingue pas, sont passées à la trappe...

      Mais il est aussi vrai que Cindy Sanders est bien moins mauvaise en .mp3...

      • Adéménagé le 3 janvier 2011
        • Posté à 13h01 le 15/08/2009
        • Internaute 29846
          menuisier

        Dans mes bras, Un Vieux ! (pinaise).

      • zorglub
        zorglub répond à Un vieux
        insulaire en exil
        • Posté à 14h41 le 15/08/2009
        • Internaute 3665
          insulaire en exil

        dont acte : -)

      • mooed
        mooed répond à Un vieux
        Marea Britanie
        • Posté à 17h45 le 15/08/2009
        • Internaute 53602
          Marea Britanie

        « vinyles comme neufs »

        c’est impossible si tu l’a joué, sachant en plus que la forme du diamant (rond ou hélicoïdal) influe fortement sur le creusement du sillon ;)

        ce qui fait la qualité d’un vinyl au dela du soin apporté et des qualités de l’ingénieur son, support, pressage c’est le nombre d’écoute qu’il n’a pas reçu.

    5 autres commentaires
  • roberto.roberto
    roberto.roberto répond à Un vieux
    Charmant garçon
    • Posté à 15h02 le 17/08/2009
    • Internaute 73010
      Charmant garçon

    T’es vieux

  • shillom
    shillom répond à Temanutane
    • Posté à 09h43 le 17/08/2009
    • Internaute 22134

    Alors il faut changer de chaine, d’ampli et d’enceintes...

  • Franpi
    Franpi
    Ours
    • Posté à 23h02 le 14/08/2009
    • Internaute 3172
      Ours

    En fait, c’est une période assez cruciale dans la réflexion, parce qu’effectivement, c’est un sacré retour en arrière dans la musique populaire, corrélé par l’élevage en batterie de « vedettes transgéniques » par les fermiers TF1/M6. C’est le grand retour des yéyés, en fait, de la star d’une chanson, de la copie conforme de ce qui marche ailleurs...
    Ce qui m’amuse dans cet article, c’est de voir que, encore une fois, la « musique » c’est forcément la pop. Et pourtant, c’est là ce qui est intéressant, c’est que ce phénomène de « singlisation », il n’est bien sur pas possible dans les musiques jazz ou autres. Et donc de ce point de vue, dans les musiques qui ne sont pas des phénomènes de masse, l’album restera la norme, car l’expression la plus cohérente
    Au delà du fait que cela coupe le monde de la chanson des autres mondes et donc des échanges, fusions et influences, il y a un double risque : celle d’une ghettoïsation renforcée des musiques de marge et un appauvrissement chronique et durable de la pop, qui est déjà par ailleurs largement en route.

    • shillom
      shillom répond à Franpi
      • Posté à 09h46 le 17/08/2009
      • Internaute 22134

      Assez d’accord dans l’ensemble, si ce n’est que la pop est par définition une musique pauvre qui n’est pas faite pour durer.

  • brothe
    brothe
    chercheur Postdoc
    • Posté à 23h20 le 14/08/2009
    • Expert 53510
      chercheur Postdoc

    Il suffit d’aller dans n’importe quel pays pour entendre une musique plus variee qu’en france.

    Dans les annees 60, les Beatles passaient en 1ere partie de Sylvie Vartan... Les ye-ye et salut les copains avaient pris le pas sur le rock. La mainmise de la langue francaise sur les paroles a fait le reste.

    La musique moderne ne s’est jamais remis de cet etat des choses. Neanmoins, il me semble que les scenes electro, rap et hip hop en france sont de qualite. Au moins si on a rate le train 1960-2000, pour le train 2000-... c’est peut etre pas trop tard.

  • Jéré
    Jéré
    Etudiant
    • Posté à 23h39 le 14/08/2009
    • Internaute 52571
      Etudiant

    Pour contenter les artistes souhaitant publier des albums « structurés », il suffirait de faire évoluer un format audio, par exemple le Vorbis (qui, contrairement au mp3, est libre), pour que ce format autorise l’insertion de signets au sein des pistes - peut-être cela existe-t-il même déjà ! De fait, les artistes vendraient leur album en un bloc, et les auditeurs pourraient écouter la chanson de leur choix en sélectionnant un signet. et les aficionados du « piste par piste » pourraient aisément redécouper l’album en suivant les pointillés/signets.

    Tout ceci pour affirmer que la dématérialisation des formats audio ne tuera pas l’album, elle le libérera. Un album pourra durer 1h25 sans que cela choque quiconque, alors que sur un seul CD ça ne tiendrait pas et sur deux CD il resterait beaucoup de place.
    En plus, Internet peut ou pourra très bientôt autoriser l’artiste à s’affranchir des radios pour assurer la promotion de ses créations. Finie, la loi de la chanson de 2min 40s ! En plus, et Radiohead nous l’a démontré avec la vente en ligne d’In Rainbows, il n’est plus nécessaire de recourir à un intermédiaire pour vendre ses chansons, ce qui implique la possibilité pour les artistes de choisir eux-mêmes le prix de leurs chansons !

    Enfin, en termes de qualité audio, l’évolution du marché du stockage ainsi que l’arrivée de la fibre optique pourraient fort bien démocratiser les formats de compression sans pertes (FLAC, par exemple).

    Bref, la dématérialisation est un progrès à tous points de vue !

    • NonooStar
      NonooStar répond à Jéré
      Informaticien
      • Posté à 00h18 le 15/08/2009
      • Internaute 34879
        Informaticien

      Je suis totalement d’accord avec ça.
      Personnellement, je n’ai jamais vraiment compris ce mythe des « 40 minutes, la durée parfaite pour un album ». Ces fameuses 40 minutes, c’est une durée apparue à la fin des années 40 et qui a modelé l’oreille et l’attention du public parce qu’elle est devenue un standard. Mais à la base, elle ne correspond qu’à une contrainte technique.

      J’espère qu’avec la dématérialisation, les artistes reprendront enfin la liberté de produire des œuvres au format qui leur convient, que ce soit 2, 15, 45 minutes ou même 3 heures.

      • mick69
        mick69 répond à NonooStar
        • Posté à 10h05 le 15/08/2009
        • Internaute 2907

        Dans le style du rock progressif, il y a des musiciens qui proposent des mp3 de 60 minutes depuis longtemps, justement pour ne pas casser leurs concept-albums. Exemple : Lien Mais effectivement, il manque des signets dans le standard mp3. Il y a ce même problème avec les albums live dont toutes les pistes devraient s’enchaîner non-stop

         
        • zorglub
          zorglub répond à mick69
          insulaire en exil
          • Posté à 16h11 le 15/08/2009
          • Internaute 3665
            insulaire en exil

          en France pour trouver de l’excellent rock prog, il y a « Musea » et « Inside Out Music » pour le reste du monde ; -)

        1 autres commentaires
    • Smaragdin
      Smaragdin répond à Jéré
      • Posté à 10h44 le 15/08/2009
      • Internaute 31076

      bonjour,

      pour ce qui est du premier point, ça existe déjà, via l’image audio : 1 fichier musical unique et de bonne qualité (flac, ape ou wv) + 1 fichier d’index (.cue)

  • a déménagé le 30 août 2010
    a déménagé le 30 août 2010
    commentjecomprendspas
    • Posté à 00h18 le 15/08/2009
    • Internaute 65511
      commentjecomprendspas

    Il ne faut pas oublier que les albums tout comme les 45tours reposaient sur des critères commercials. D’ailleurs de nombreux anciens albums ne sont que des compilations déguisés de disques sorties avec seulement 3 4 ou 5 titres.

    Evidemment certains génies de la musique ont réussi à faire de certains albums de véritables pièce d’art qui s’écoutent du début à la fin. C’était une époque ou les artistes se battaient pour faire la meilleure musique possible ; Lorsque John Lennon avouait que les Beach Boys avaient fait un album musicallement excellent t allait tout donnait pour se surpasser et faire mieux.Un autre monde

    On est malheureusement dans une période ou les génies de la musique n’existent plus. Les nouvelles générations musicales qui arrivent baignent dans ces ambiances de télé réalité , de musique gratuites, et de tubes à la vite en étant un peu drôle ou en foutant des femmes à poils dans leur clips. Un monde où tout va vite et où plus personne n’est vraiment motivé à passer des heures entières tous les jours derrière sa guitare pour écrire une chanson géniale.Et oui ils préfèrent jouer à Guitar Hero !

    Ce n’est pas tellement l’album qui est mort, c’est surtout la musique de qualité !

  • A déménagé le 02-02-2012-2
    • Posté à 00h22 le 15/08/2009
    • Internaute 82025
      non connue

    La vente en ligne a bon dos : cela fait des années que les radios ont formaté la longueur des titres. Qui passe un single de 10 minutes aujourd’hui ?
    On a connu une époque de disques concepts. On a aussi connu une époque encore plus contraignante, comme les enregistrements très courts qui ont imposé au mouvement be-bop un concentré de vitesse et de virtuosité à tous les interprètes, comme Charlie Parker.
    Mais dans tous les cas, c’est lors d’une représentation publique que l’artiste est vraiment libre. Ou chez lui.
    Après, si un « producteur » veut se conformer aux modes de diffusion ou de vente en cours, c’est un problème de production, certainement pas un problème artistique.
    Nul doute que les « bons » continueront à vendre des CD. La qualité numérique et la liberté de création s’impose naturellement lorsque la démarche artistique le demande. Et une bonne partie du public soutiendra ces créations.
    Quant au MP3, à acheter ou à pirater, ne comptez pas sur moi pour y investir le moindre centime. Je ne comprends même pas qu’on s’y intéresse dans un but de plaisir musical, tant la qualité de restitution est médiocre.

  • ender_ch
    ender_ch
    Libre
    • Posté à 00h43 le 15/08/2009
    • Internaute 87735
      Libre

    Bonsoir,
    peut être que la musique aujourd’hui est plus un ensemble de sons de jingles et d’ harmonie. les textes ont souvent perdu un sens poetique ou politique.
    pour les chansons à texte, il n’ ya plus forcément une homogeneité dans les albums et cela se ressent à l’ écoute( contrairement aux beatles c ’est vrai).
    Donc l’auditeur choisit lui même sa selection donc son album et recrée cet harmonie de musique ou de texte, il devient le producteur de sa propre envie,
    allez faire un tour sur deezer et les playlists constituées, vous serez souvent surpris de la qualité des sélections et de l’ harmonie de l’ ensemble. L’ artiste et le producteur de maison de disque se sont sans doute tirés une balle dans le pied en réalisant des albums très inégaux voire du remplissage pour avoir 10 titres..
    Qd au couplet habituel sur star ac etc.., désolé mais les artistes qui en sortent ne sont pas méprisable pour autant et ceux qui n’ ont aucun talent, n’ ont aucun talent
    merci

  • N.O.D.
    N.O.D.
    étudiant en journalisme
    • Posté à 01h25 le 15/08/2009
    • Internaute 76164
      étudiant en journalisme

    « Aujourd’hui, le disque n’est qu’un moyen de construire et de ventre
    sa marque, comme Madonna ou Jay-Z, pour pouvoir faire des concerts et financer des projets plus intéressants. »

    Ça serait pas « vendre », plutôt ?

    Pour revenir au fond, c’est quand même un peu affligeant de lire ça, non ? Et c’est vrai que ça se vérifie de plus en plus. Toute cette industrie de l’évènementiel qui produit des tubes à la pelle pour le bon peuple consommateur avec des logiciels censés sélectionner et programmer les mélodies les plus accrocheuses et donc potentiellement rentables, c’est vraiment gerbant je trouve.
    On parle d’ailleurs d’ « industrie » plus que d’art, c’est sûrement pas anodin.
    Tout ça pour dire que pour ma part, je continuerai à acheter, dans la limite de mes moyens, les albums de quelques artistes méconnus du grand public et qui ont des millions de fois plus de mérite que ces guignols-pancartes de pub érigés en stars par les médias institutionnels. Le net regorge de très bons groupes, dans des tas de styles, qui certes ne vivent pas de leur musique, mais contrairement aux « stars » précitées, vivent POUR leur musique et leur passion au lieu de passer leur temps à geindre que des ados téléchargent leur « musique » sur le net.
    Toute une génération pour qui musique=mp3 (c’est à dire une qualité complètement moisie, en gros), quelle belle perspective d’avenir...

    • H0me_r
      H0me_r répond à N.O.D.
      Penseur en activité....
      • Posté à 17h12 le 15/08/2009
      • Internaute 74022
        Penseur en activité....

      « Art » ne rime pas avec « consommation ». Quand ils n’auront pas compris ça, c’est toute la musique qui est morte.

  • raphahead
    raphahead
    Gredin
    • Posté à 01h29 le 15/08/2009
    • Internaute 24943
      Gredin

    s’il y a encore des albums, c’est parce qu’il y a des groupes sous contrat avec des maisons de disque, et parce que les musiciens ont parfois l’habitude de ce format, ou bien doivent s’y mettre pour percer.

    mais il évident que le téléchargement est un ennemi de l’album... combien de personnes parmi toutes celles qui commentent sur ce site peuvent écouter des albums entiers qu’elles aiment du début à la fin...
    le téléchargement, c’est le titre, le single, le hit. on prend ce qu’on aime, ce qu’on veut tout de suite et on zappe ce qu’on aime moins, ce qu’on ne veut pas.

    les supports matériels (vynile et cd) ne disparaitront jamais bien que l’immatériel devienne majoritaire. car il faudra toujours un objet en musique, pour les musiciens, les collectionneurs. c’est pour cette raison que les maisons de disque auront toujours un rôle... et malheureusement d’ailleurs, car elles pourrissent (pour la plupart) le débat avec leur conservatisme extrême depuis plus de 10 ans.

    cette article a perdu une occasion de citer Radiohead, qui fait toujours preuve d’initiative. après la parution d’In Rainbows (2007) sur le net pour le prix que l’on voulait, ils viennent récemment d’annoncer qu’ils ne feraient plus d’album, mais que des EPs, plus courts, plus consistants sans doute, plus homogènes peut être et voire plus fréquents.
    pendant ce temps là, leur ancienne maison de disque EMI, qui n’a pas digéré leur départ, continue à se faire du fric sur leur dos en republiant les anciens albums et des best ofs

  • Bartabasco
    Bartabasco
    Qui es-tu diantre ?
    • Posté à 04h25 le 15/08/2009
    • Internaute 78344
      Qui es-tu diantre ?

    Les hidden tracks sont officiellement condamnés à mort depuis qu’on peut cliquer sur +20 minutes ... : (

  • Iv
    Iv
    Roboticien utopiste
    • Posté à 09h20 le 15/08/2009
    • Internaute 39192
      Roboticien utopiste

    L’album était au départ une contrainte technique, et elle saute, tant mieux. On empêche personne de faire des morceaux de vingt minutes ou des opéras aux morceaux s’enchaînant logiquement.

    L’album était surtout un moyen de vendre 10 chansons en en ayant juste une seule correcte.

  • Leclere gérald
    Leclere gérald
    paysagiste
    • Posté à 09h25 le 15/08/2009
    • Internaute 9130
      paysagiste

    Il nous ont fait le 45 tours, après la cassette 2 titres.
    Ne vous inquiétez pas, ils vont bien trouver une combine quelconque, nos chères, très, très chères Majors.
    Et dire que des personnes très au courant, nous annonçaient la mort des vinyls, les nuls.

  • duarn
    • Posté à 10h12 le 15/08/2009
    • Internaute 17322

    Musique en morceaux, économie en morceaux, démocratie en morceaux, le 21° siècle est un siècle confetti.

    • compte supprimé 23
      compte supprimé 23 répond à duarn
      ...
      • Posté à 14h34 le 15/08/2009
      • Internaute 59139
        ...

      Trés joli ! Trés juste !

      Pour en revenir aux « albums » , je ne comprends pas les intervenants qui parlent d’un plan pognon , de fourguer 10 mauvais morceaux pour 2 tubes , etc ...
      Sauf rares exeptions , perso je n’appréhende pas du tout la musique comme celà ;
      Certains albums sont comme un livre , avec des chapitres . Les dissocier en morceaux , c’est sortir du contexte .
      « Murder Ballads » de Nick Cave par exemple , c’est une Histoire ...
      « uh huh her » de PJ Harvey aussi ... « Medulla » de Bjork ... etc ...

      Quand au « son » mp3 , tiens , je viens encore d’en faire l’horrible expérience avec OTH : j’avais leurs albums en cassettes audio ( j’ai trés peu de vinyls , trop chers pour moi à l’époque ) . Avec le temps mes k7 sont fichues ; j’avais envie d’écouter « sur des charbons ardents » , ce que j’ai fait , en mp3 , sur le net ... résultat , c’est tout lisse , tout propre ... insipide !

  • Bon Scott
    • Posté à 11h10 le 15/08/2009
    • Internaute 24531

    Je suis allé chez mon disquaire, j’ai écouté le dernier LP d’un artiste que je ne connaissais pas , « Sometimes I Wish We Were An Eagle de Bill Callahan “ , MAGNIFIQUE ! ! ! j’ai acheté tous les LP que mon disquaire possédait (3) sur cet artiste !

    Bill Callahan, pour les mélomanes qui apprécient entre autres Wilco, Andrew Bird, Eels, .....

  • Conundrum
    Conundrum
    RAS
    • Posté à 11h48 le 15/08/2009
    • Internaute 87399
      RAS

    Album ou chanson à l’unité ? Pour un concert ou un mix de DJ, la question ne se pose même pas (d’ailleurs l’interruption entre chaque morceau en MP3 flingue l’écoute de ce genre d’album, en plus du son douteux...), mais pour un album studio, ça se discute. La qualité des différents morceaux, la cohérence des morceaux entre eux peuvent jouer.

    Concernant la durée, les fameuses 40 minutes idéales ne viennent-elles pas de la limite du vinyl ? C’est passé à 77 minutes (et plus sur les gravés...) pour le CD.

    Pour ce qui est du son, le .wav peut se compresser un peu sans pertes (Formats Flac et Ape, par exemple...). La capacité de stockage des disques durs augmentant chaque année, je ne comprends même pas que beaucoup se contentent encore de MP3 à 128 kbps, alors qu’ils pourraient passer à ces formats sans perte, ou a défaut, à du MP3 ou du Ogg moins compressé, avec un résultat qui peut s’approcher de la qualité CD.

    Parlons de cette qualité CD, justement. On est tous d’accord, avec un vinyl bien conservé, et un matos de qualité, on a un son plus agréable, plus chaud. Avec la capacité des disques durs actuels, et celle des galettes (si le Blu-Ray arrive à baisser de prix...), pourquoi ne pas utiliser un échantillonnage supérieur à celui du CD (44,1 Khz) ? Ne serait-il pas possible de retrouver un peu de cette chaleur du son vinyl ? A condition que l’enregistrement original le permette, évidemment. Avec un master analogique bien conservé, ça doit pouvoir se faire. Mais si il y a des masters numériques, je ne sais pas quelles sont leurs caractéristiques.

    Pour beaucoup, la qualité du son importe peu, ils se contentent de MP3 archi-compressé, et je peux le comprendre. N’empêche qu’il m’est arrivé de changer d’avis sur des morceaux, après les avoir écoutés dans de bien meilleures conditions...

    • zorglub
      zorglub répond à Conundrum
      insulaire en exil
      • Posté à 12h07 le 15/08/2009
      • Internaute 3665
        insulaire en exil

      vous aimez le son, si vous le pouvez écoutez un SACD ; -)

      en blu ray un son encodé en DTS Master audio est époustoufflant ! Sur du matos d’un minimum de qualité vos cages à miel ne s’en remettront pas : -)

      P.S. : joli le clin d’oeil à Jethro Tull dans votre pseudo : -))))

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