13/08/2009 à 15h08

Ouvreuses payées au pourboire : un bon filon pour l'Olympia

Hugues Serraf | Chroniqueur

A l’Olympia ou, plus exactement, au-dessus du sas d’entrée du grand music-hall parisien, une plaque de cuivre ternie indique que les pourboires constituent l’unique rémunération des ouvreuses.

Ce qui n’empêche pas ces dernières d’insister lourdement auprès des amateurs de blues sauce latino venus entendre Ry Cooder : on ne sait jamais.

Sauf à passer pour un malotru doublé d’un affreux grippe-sou, on hésite d’ailleurs à ne pas faire don d’un ou deux euros à la petite nana en costume de Spirou.

Mais tout de même, on a un peu de mal à comprendre pourquoi les clodos qui font la manche boulevard des Capucines ne méritent pas, eux aussi, de se voir gratifiés d’une pièce par spectateur. Après tout, s’ils n’en font pas davantage que l’ouvreuse -qui se borne à vous signaler que la rangée 12 est placée devant la rangée 13-, ils n’en font pas beaucoup moins non plus…

Chez UGC, on ne monnaye plus l’usage de la lampe torche

Serveur de restaurant dans mes années de bohème, je n’ai rien contre le concept du pourboire. Non, ce qui m’agace, c’est de payer pour un service dont la valeur ajoutée est proche de zéro et, surtout, d’être pris pour un crétin qui ne saurait pas que l’esclavage, soit la pratique consistant à faire travailler des gens sans les payer, a été aboli en 1848.

Ainsi, plus personne ne monnaye l’usage d’une lampe-torche chez UGC (même si tous leurs problèmes ne sont pas réglés, loin s’en faut).

- « Excusez-moi », je demande d’ailleurs à la fille en lui tendant mon obole et avant qu’elle ne s’envole gracieusement vers le pigeon suivant, « mais comment se fait-il que vous n’ayez pas de salaire ? L’Olympia vous fait vraiment bosser pour rien ? »

- « Euh, oui… Je sais que c’est bizarre mais c’est comme ça que ça marche dans les théâtres. On ne touche que les pourboires… »

- « Mais c’est absolument scandaleux, ça ! », je réponds avec l’air indigné d’un délégué de Sud-Rail apprenant que les cheminots financeront la journée de solidarité raffarienne par une minute de travail supplémentaire quotidienne -oui, une minute entière !

« Vous devriez vous plaindre à l’inspection du travail ou même occuper l’Olympia. Il y a encore des lois dans ce pays même si le terrible Sarkozy sape désormais les fondements de l’Etat providence directement depuis l’Elysée ! »

« Je suis étudiante et je n’ai pas le choix »

Là, la « spirette » m’observe d’un drôle d’air en se demandant si je suis un authentique malade mental ou si je fais seulement semblant :

« Ecoutez, je suis étudiante et je n’ai pas le choix. Ça peut paraître anormal, mais nous sommes obligées d’accepter ces conditions pour se payer à bouffer… »

Hum, elle n’a manifestement pas saisi qu’elle était effectivement tombée sur un névrosé obsessionnel, bien décidé à mener l’enquête à son terme :

« Il faut faire quelque chose ! Est-ce qu’il y a un responsable quelque part ? Quelqu’un à qui l’on puisse demander pourquoi on fait travailler des étudiantes souffrant de malnutrition sans les payer à l’Olympia ? »

A ce stade, la nana n’a plus aucun doute sur mon niveau de débilité et me renvoie à une consœur plus expérimentée, seule habilitée à gérer les cas de cette nature :

- « Bon, en réalité, on est payées. Mais pas beaucoup : juste le smic, et on nous compte seulement une heure sur trois. Du coup, c’est sur les pourboires qu’on table essentiellement alors que dans les théâtres publics, il y a une convention collective différente, de vrais salaires et pas de pourboires.

- Mais ce panneau à l’entrée, c’est faux alors ?

- Euh, oui. Autrement, les gens ne donneraient pas…

- Et quand vous expliquez oralement au public que vous n’êtes pas payées du tout, vous mentez alors ?

- On peut le dire comme ça, mais bon… »

Pour le théâtre, un bon moyen de ne pas rémunérer complètement les ouvreuses

Difficile d’en vouloir à la nana, même si le système est finalement assez malsain. C’est sûr, elle y trouve son compte et mes deux euros, ajoutés à ceux des quelques centaines de spectateurs de la section dont elle s’occupe, ça finit par faire du chiffre. Sans parler des pourcentages sur la vente des programmes...

Mais du point de vue du théâtre, c’est surtout le moyen de ne pas rémunérer complètement les gens auxquels on demande pourtant d’être présents à heures fixes, de se déguiser en groom et de contrôler la foule avant, pendant et après le show. Et avec leur consentement, par-dessus le marché !

Hum, adapté à la fabrication de pneus, on imagine que le système aurait été un bon rempart contre la fermeture de l’usine Continental de Compiègne. Encore que : procéduriers comme ils sont, ils auraient probablement trouvé l’idée gonflante, les Contis...

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  • 157 réactions
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  • lebeauchat
    lebeauchat répond à Cyril_H
    humain
    • Posté à 21h25 le 13/08/2009
    • Internaute 87640
      humain

    si vous voulez parler a qq qui est en train de travailler, alors la personne à qui vous vous adressez n’est à priori pas en mesure de vous écouter et de vous répondre convenablement. attendez l ouvreuse à la fin de son travail ! Elle sera ravie d’accueillir vos conseils !

     
    • Abyme
      Abyme répond à lebeauchat
      Etudiant
      • Posté à 01h54 le 14/08/2009
      • Internaute 61907
        Etudiant

      Oui mais les mots ont un sens. Les utiliser à tort et à travers est révélateur d’un parti pris. Ici après la prise d’otage, le pas se rétrécit avant de se mettre à qualifier l’auteur de criminel, voire de terroriste - mais que fait la police ?

      Arrêtons d’appeler un chat un chien. Il l’a simplement retardée en plein travail.

      • lebeauchat
        lebeauchat répond à Abyme
        humain
        • Posté à 02h24 le 14/08/2009
        • Internaute 87640
          humain

        apostropher les gens a tort et à travers a peu de sens egalement.

    2 autres commentaires
  • a déménagé le 30 août 2010
    a déménagé le 30 août 2010 répond à lebeauchat
    commentjecomprendspas
    • Posté à 06h14 le 14/08/2009
    • Internaute 65511
      commentjecomprendspas

    « à la limite de la légalité » ?

    vous êtes très gentil sur le coup. Si l’inspection de travail ne débarque pas demain , alors c ’est à ne plus rien à comprendre...

  • Bibi89
    Bibi89 répond à lebeauchat
    précaire
    • Posté à 11h47 le 14/08/2009
    • Internaute 67575
      précaire

    « Je n ai jamais vu que l’on demandait à un affamé ce qu’il pensait du commerce international…Il pourrait surement repondre ! mais après un bon plat de riz ! »

    hahaha ! il faudrait suspendre pendant quelques semaines votre abonnement au « Monde Diplo’ » et sortir de chez vous prendre l’air et voir le monde réel. Votre commentaire m’a bien fait rire en tout cas !

    • lebeauchat
      lebeauchat répond à Bibi89
      humain
      • Posté à 13h13 le 14/08/2009
      • Internaute 87640
        humain

      il existe 3 verités : ta verité ma verité et la verité.... proverbe africain.
      et chacun est libre de s exprimer en rapport avec la situation qu il vit... et pour l ouvreuse qui se fait emmm pendant son travail, sa verité existe aussi. je pense que ce soir la elle n a pas du beaucoup rire.attendre qu elle sorte de son travail pour lui parler aurait été plus constructif pour elle !

  • Adéménagé le 3 janvier 2011
    • Posté à 17h19 le 13/08/2009
    • Internaute 29846
      menuisier

    Je ne suis pas syndicaliste, mais j’ai travaillé dans des salles privées et je n’avais pas ce souvenir de type de rémunération au 1/3 du smic+ pourboires.

    Effectivement :

    « Le personnel de placement est tenu de verser le montant intégral des pourboires qu’il reçoit de la clientèle, ainsi que le pourcentage sur les ventes, qu’il reçoit de la direction, à une “ masse ” qui sera répartie, au moins une fois par semaine, au prorata des durées de travail effectuées, entre tout le personnel de placement présent.
    En tout état de cause, l’employeur devra assurer un revenu hebdomadaire (pourboires et pourcentages sur les ventes) au moins égal à la valeur de trois fois le SMIC par vacation. »

    Lien

    Ce qui ne veut pas dire que la direction de l’Olympia ne s’affranchisse des conventions collectives.
    En cela, il serait représentatif des moeurs patronales du milieu du spectacle, d’ailleurs.

  • Phil2922
    Phil2922
    Retraite invalidité
    • Posté à 17h19 le 13/08/2009
    • Internaute 36639
      Retraite invalidité

    Il faut mettre Gérard Filoche sur l’affaire en lui disant que Siné joue au théâtre : « Ce soir, j’encule Val... ! ! »...

    Lien

  • Artemisia.G
    Artemisia.G
    Lulucarabine
    • Posté à 17h23 le 13/08/2009
    • Internaute 39119
      Lulucarabine

    Comme beaucoup de riverain-e-s, je suis tout-à-fait d’accord avec votre dénonciation de ce système scandaleux mais je suis choquée par votre façon de dévaloriser un métier en toute méconnaissance de cause autosatisfaite. En ces temps difficiles et face au chômage, je trouve déplacé de suggérer la suppression pure et simple de ces emplois qui permettent à bien des jeunes, souvent apprenti-e-s comédien-ne-s de payer leurs études.

  • Sutpen
    • Posté à 17h35 le 13/08/2009
    • Internaute 34981

    Je ne suis d’habitude pas très fan des chroniques de Mr Serraf, qui à trop chercher le contre-courant se noie parfois dans de pseudo contestations.

    Raison de plus pour applaudir à celle-ci qui me semble justifiée et dénoncer des emplois qui sont plus que précaires et subsistent uniquement grâce à la gêne que l’on ressent à passer pour un pingre devant la superbe blonde qu’on amène au théâtre, gêne qui disparait devant le sdf qui attend devant le théâtre.

    On pourrait ajouter que le terme de pourboire ne s’applique presque plus puisque c’est son salaire (1h/3 au smic, c’en est pas un) qu’elle attend en tendant la main sans bouger, et non un pourboire sensé venir en plus.

    Le jour où les serveurs de cafés seront au même tarif, le problème deviendra peut-être plus évident à beaucoup de gens.

  • shillom
    • Posté à 18h52 le 13/08/2009
    • Internaute 22134

    Une question : cette situation dure depuis quand ?
    Je me suis dit au départ que j’allais gueuler une fois de plus contre la baisse des crédits d’Etat versés aux établissements culturels, que ça provoquait ce genre de dérives intolérables, mais est-ce vraiment le cas ?
    Qui trinque vraiment ? La petite ouvreuse cosettisante qui survit grace aux pourboires ? Le propriétaire de la salle contraint d’employer ce genre de pratiques pour la faire survivre ? Le spectateur qui paie sa place et se fait « racketter » par l’ouvreuse ? Tout à la fois peut-être ?
    Peut être même le monde du spectacle en général ! ! ?

    Et dire qu’il y a des gens qui s’étonnent de lire ce genre d’article ? Messieurs Dames, êtes vous surpris des pratiques ou de la dénonciation ? Ca vous parait vraiment si normal que ça d’être payé une heure sur 3 base smic ? Vous diriez quoi si on vous faisait subir le même régime ?

    Une aberration de plus ; je sais, je devrais être habitué, mais ça ne passe toujours pas, désolé...

    • Alain Pacifique
      Alain Pacifique répond à shillom
      enfin!! ça marche !
      • Posté à 21h13 le 13/08/2009
      • Internaute 24637
        enfin!! ça marche !

      « Le propriétaire de la salle contraint d’employer ce genre de pratiques pour la faire survivre ? “
      je vous rassure, l’Olympia a depuis tres longtemps dépassé le stade de la survie.

  • la vigilante
    • Posté à 18h19 le 13/08/2009
    • Internaute 3726

    au prix ou sont les concerts a paris c’est abusé pour Ry cooder ma place a couté 55€ pour neil young 105€ pour leonard cohen plus de 160€ en revanche Rodolf burger ( kat onoma )au bataclan - de 30€ donc je ne donne pas une tune en plus car aller au concert c’est des semaines de privation de bière et de shooping avec mes copines ......

    • Zibel
      Zibel répond à la vigilante
      (soulagée mais vigilante depuis (...)
      • Posté à 20h25 le 13/08/2009
      • Internaute 4355
        (soulagée mais vigilante depuis (...)

      160€ pour un concert ! Ca me fairait mal de débourser ça, même si j’en avais les moyens...
      Heureusement mes préférés sont franchement plus abordables (29€ pour l’inoubliable concert de Manu Chao aux arènes de Bayonne, 25€ pour le festival Musicalarue à Luxey, avec en vrac Cali, La rue Ketanou, les Hyènes...).
      Les autres (U2 à Bilbao : 90€ au moins), tant pis, je m’en passe...
      Bon, c’est vrai qu’à Luxey, y’a pas d’ouvreuse, on s’asseoit dans la pelouse, et on va faire pipi avec notre pot de sciure en guise de chasse d’eau... mais j’échangerais pas ma place contre celle des parisiens !

  • padiran
    padiran
    Chroniqueur Grolandais
    • Posté à 18h49 le 13/08/2009
    • Internaute 5159
      Chroniqueur Grolandais

    Enfin une idée qu’elle est bonne, à partir de l’instant où tous les salariés au chomage accepteront de travailler bénévolement, le plein emploi sera enfin assuré. Merci Hugues pour cette contribution enfin à la hauteur de ton talent

  • ludik_nonal
    ludik_nonal
    Sans Emploi
    • Posté à 18h59 le 13/08/2009
    • Internaute 70232
      Sans Emploi

    Merci pour la reponse.

    J’ai pu voir au fil des commentaires que vous avez reçu un bon nombre de soutien, mais aussi que vous aimez les polémiques et les propos acerbes.

    Je suis persuadé que cet article est une « torpille “ volontaire ( le principe du job d’ouvreuse payée aux pourboires est connu de tous depuis toujours ).
    Le personnel et le directeur de l’Olympia seront au courant de la parution de cet article avant la fin de l’été ( en cela, il n’est pas sans conséquences, mais ca ne le rend pas utile, au sens journalistique - sauf si on considere un journaliste comme un agitateur ), et la seule et unique conséquence possible sera la disparition de ce job, car les théatres ne sont pas des Mac-Burger, et ils ne peuvent pas fortifier ces emplois de manière viable.
    Cet article est mal documenté ( voir mon precedent commentaire sur les attributions des ouvreuses. ).
    Je suis décu que Rue89 l’ait publié en l’état et ca remet en cause l’idée que je m’étais faite de votre professionalisme.
    Je ne peux croire à ce sens de l’injustice dont vous vous parez, puisque qu’une bonne partie de cet article tend à demontrer que les ouvreuses sont inutiles.
    Vous pouviez aussi élargir, contrairement à ce que vous m’avez répondu, à la guerre theatre privé - théâtre public ( le théatre privé n’a pas d’accent circonflexe, c’est la marque de son populisme ; +) ).
    Car si les ouvreuses du ‘privé’ sont payées en grande partie par les pourboires, les ouvreuses du ‘public’ sont tenues de refuser les pourboires puisqu’elles ont un salaire fixe... Salaire qui provient de subventions publiques, destinées aux aides à la création.
    Puisque ce travail est inutile, c’est un gâchis d’argent public, non ? ! Il y avait là une polémique interessante. Et Vu l’état d’esprit des commentaires, Sarko risque nous faire une loi en rentrant de vacances !

    Pour le titre de l’article, j’aurais suggéré
    ” J’ai décidé de ne plus donner de pourboires. ». Ou « J’aime pas la mendicité.

    Vos réponses montrent une vivacité certaine. Mais je ne décode pas l’intention.
    Prenez la peine d’appeller les directeurs de théatres et demandez leur sous couvert d’anonymat combien d’emploi d’ouvreuses il peuvent créer ..
    Admettez que la seule conséquence possible serait la disparition des ouvreuses. Vive le chomâge libre sans indemnités ( a 20 h par semaine même déclarées, il n’y a rien au bout ).

    Mais revenons dans le sujet :
    Que pensez vous de l’utilisation des subventions de l’état pour payer à salaire fixe ces inutiles et dérangeantes ouvreuses de théatres publics ?

    cdt,
    Arnaud

    • Badgud
      Badgud répond à ludik_nonal
      Athée
      • Posté à 19h34 le 13/08/2009
      • Internaute 75022
        Athée

      « Admettez que la seule conséquence possible serait la disparition des ouvreuses. Vive le chomâge libre sans indemnités ( a 20 h par semaine même déclarées, il n’y a rien au bout ). »

      La conséquence sera peut être aussi un salaire aux smics pour ces ouvreuses. Ce job n’est pas inutile, sinon il n’existerait pas.
      Et arrêter de vous servir de l’importance du chômage pour justifier la précarité de ces employés, les patrons adorent ce genre d’argument.
      Tous les patrons peuvent dire à leurs employés « tu as vu tous les chômeurs en ce moment, si tu n’acceptes pas la diminution de ton salaire, tu vas les rejoindre »

      • ludik_nonal
        ludik_nonal répond à Badgud
        Sans Emploi
        • Posté à 20h11 le 13/08/2009
        • Internaute 70232
          Sans Emploi

        Bsr Bagdud,

        j’apprécie sincèrement l’esprit de votre commentaire. Mais je persiste : les salles de spectacles ne peuvent pas créer d’emplois viables et seront contraintes d’abandonner ce systeme ou d’augmenter leur revenus ( prix des billets )

        j ’ai expliqué dans un autre commentaire que les ouvreuses ont des responsabilités. Mais elles ne sont pas irremplaçables.

        Je suis impressionné par le nombre de gens qui défendent cet article avec de bonnes intentions.. Ca me rappelle un gag ou un homme s’obstine à faire traverser une grand-mère qui ne le souhaite pas.

        comme il a été dit ailleurs, ce type de job est très envié, il n’a rien de précaire. Et il n’était pas utile d’en faire un article.

        Pour revenir sur l’esprit de votre commentaire, je suis trentenaire, et j’appartiens à la génération-chômage. Une génération formattée par la peur qui n’ose pas négocier un salaire lors d’un entretien par exemple. Je suis en accord avec votre intervention, mais il ne s’agit pas là d’emploi précaire, mais d’une opportunité.

        D’autant plus qu’il est difficile pour un comédien de garder son emploi stable quand il doit s’absenter d’une semaine à l’autre pour des representations, ce que le job d’ouvreur permet par sa précarité-liberté.

        Cordialement, Arnaud

      • Cleaz
        Cleaz répond à Badgud
        étudiant
        • Posté à 15h35 le 14/08/2009
        • Internaute 86687
          étudiant

        « Admettez que la seule conséquence possible serait la disparition des ouvreuses. Vive le chomâge libre sans indemnités ( a 20 h par semaine même déclarées, il n’y a rien au bout ). »

        La conséquence sera peut être aussi un salaire aux smics pour ces ouvreuses. Ce job n’est pas inutile, sinon il n’existerait pas.

        C’est vrai, d’ailleur le plein emploi pas si lointain aux USA ou en Angleterre ne s’explique uniquement que par des jobs utiles....

  • Cyril Blanc
    Cyril Blanc
    journaliste
    • Posté à 19h26 le 13/08/2009
    • Journaliste 86925
      journaliste

    c’est le cas dans des cinémas parisiens aussi. Sans vouloir balancer, mais La Bastille (à Bastille) et le Racine (à côté de Gibert Joseph) pratiquent ça aussi. Et oui, c’est un peu bizarre.

  • Teardrop
    Teardrop
    Régisseur
    • Posté à 19h31 le 13/08/2009
    • Internaute 87655
      Régisseur

    Bonjour,

    Etant moi-même régisseur dans une salle de spectacle, je me permets d’apporter les quelques précisions suivantes :

    - Les services de placements sont rarement gérés par la salle même. C’est une entreprise indépendante qui vend ses services à la salle. L’Olympia n’est donc pas responsable directement de la rémunération des placeuses qui officient en son sein.

    - La rémunération des placeuses (et ouvreurs !) est considérés comme beaucoup comme un avantage (si si) dont les conditions sont certes quelque peu au-dessus des lois mais dont les avantages sont indéniables (voir ci-dessous)

    - Pour être tout à fait exact, voici comment se déroule la rémunération. Pour ajouter de l’eau au moulin, j’ajouterai même qu’elle est totalement sexiste : les garçons sont rémunérés sur une base horaire au smic pour une durée de 4h (le minimum légal). Ils ne touchent aucun pourboire et sont là uniquement pour détalonner les billets à l’entrée (chose que la placeuse pourrait bien évidemment faire...). Les filles quand à elle sont payées une heure (ce qui est illégal mais admis dans le métier) pour la simple et bonne raison que les pourboires qu’elles gagnent sont en général au-dessus de la base salariale du smic. Ainsi, une ouvreuse peut espérer toucher généralement entre 50 et 120€ de pourboire pour scéance. Je vous laisse imaginer quand il y a plusieurs séances par jour, sachant que cet argent n’est pas déclaré. On est loin d’une image d’exploitation de la personne.

    Le véritable scandale dans cette histoire (si scandale il y a !) serait donc plus à chercher au niveau de la rémunération des ouvreurs que des « étudiantes qui n’ont pas le choix ».

    • lebeauchat
      lebeauchat répond à Teardrop
      humain
      • Posté à 20h13 le 13/08/2009
      • Internaute 87640
        humain

      cette réaction a un gout d’ amertume a peine voilée ! le dit scandale n’est pas la somme gagnée (elles demandent cet argent, il doit donc bien leur revenir ! il ne manquerait plus que la salle s’en empare !) mais dans le statut de l ouvreur ou ouvreuse, qui par ailleurs pourra gagner autant qu il veut mais n’aura pas d heures déclarées (ou 31h au maximum si elle travaille tous les jours). ce qui signifie un problème de sécurité sociale, l’impossibilité de louer un appartement (avez vous déjà proposé un bulletin de salaire à 31 h smic par mois à une agence ?), un manque dans la cotisation des retraites et j’en passe. J’entends déjà les petites voies de la bienfaisance lancer : elles n’ont qu’à déclarer leurs pourboires ! oui, tout vous serait préférable sauf traiter le problème de fond.
      Alors avant que la question soit fondamentalement traitée et leur statut revu, laissez les au moins profiter de l’argent qu’elles gagnent uniquement grâce à elles mêmes. Et si je ne m’abuse, l’Olympia et les théâtres privés sont loin d’avoir fait salle comble cette année. Sans public, pas de pourboire... le compte n’est pas bon !

      • Teardrop
        Teardrop répond à lebeauchat
        Régisseur
        • Posté à 21h09 le 13/08/2009
        • Internaute 87655
          Régisseur

        Je suis tout à fait d’accord avec ces propos, je ne remets pas en question la précarité à moyen et long terme d’un tel statut. Je me permets juste de dire qu’il est quelque peu exagéré de comparer la situation des ouvreuses à celle de sdf qui mendient, et que la plupart s’accommodent passablement bien de leur situation puisque peu pratiquent ce métier à plein-temps mais plus comme un revenu complémentaire dont la souplesse des horaires convient en général à la pratique d’une activité artistique menée en parallèle.

        Mais non le compte n’est pas bon, les salles de spectacle et les prestataires qui travaillent avec elles ont en général des arrangements qui leur permettent de surfer avec les lois avec le consentement tacite des représentants de ces mêmes lois. Le phénomène ne concerne malheureusement pas que le travail des ouvreuses, il en va de même pour la rémunération des heures de nuits, de la rémunération du travail dominical, du respect des heures de coupure, du non entretien des systèmes de machinerie scénique malgré l’obligation légale, l’impossibilité de trouver un médecin de garde ou un membre du personnel qualifié en cas de malaise ou autres problème médical, la non formation de techniciens responsables d’un site accueillant du public, le non respect des normes anti-incendies et le non respect de l’obligation de formation du personnel pour combattre ces mêmes incendies, bref ; un chapelet de manquements à des obligations légales.

        La rémunération des ouvreuses, aussi scandaleuse qu’elle est, n’est malheureusement que la couche supérieure de l’immunité dont jouissent certains établissements peu scrupuleux face au respect des lois.

         
        • lebeauchat
          lebeauchat répond à Teardrop
          humain
          • Posté à 21h33 le 13/08/2009
          • Internaute 87640
            humain

          Vous voila revenu dans le débat ! Le choix de ce job qui n’est pas un métier mais un revenu d appoint dont les gains ne regardent personne, est surement fait par des étudiants ou jeunes artistes cherchant une solution rapide à leurs besoins. Et leur lucidité face à l’avenir que leur réserve ce (non)statut est probablement dans ce cas altérée. c’est en cela que cet article soulève un point intéressant qui met en jeu un fonctionnement dans son ensemble, nous sommes bien d’accord !

        1 autres commentaires
    • airpur
      airpur répond à Teardrop
      libre
      • Posté à 23h48 le 13/08/2009
      • Internaute 72639
        libre

      le « scandale “ c’est l’inutilite du ‘service’ dans le ‘systeme’ d’acceuil generalement pratique en france ou le spectateur, client ou consommateur n’est absolument pas traite correctement !

  • tvargentine-
    • Posté à 19h34 le 13/08/2009
    • Internaute 17486

    Voila l’exemple type de la bobo hatitude qui consiste a ne pas voir la réalité des choses

    Le travail non déclaré devrait etre obligatoire si il existe ainsi dans le temple de la culture de l’OLYMPIA

    Lien

    • Teardrop
      Teardrop répond à tvargentine-
      Régisseur
      • Posté à 19h40 le 13/08/2009
      • Internaute 87655
        Régisseur

      Je ne vois pas bien où se situe la définition de la bobo attitude, j’apportais juste quelques précisions sur la réalité de ce fonctionnement. Je ne prends pas parti, je constate un fait et le décris. Le travail non déclaré existe je pense dans bien d’autres temples qu’ils soient de la culture ou autres. Demandez aux intermittents qui ont fait la garden party au temps de Chirac s’ils étaient tous déclarés...

  • Pierrrrre
    Pierrrrre
    → → → → → → → le marché autant (...)
    • Posté à 20h51 le 13/08/2009
    • Internaute 23078
      → → → → → → → le marché autant (...)

    ► Les ouvreuses, c’est aussi utile que les dames pipi qui vous accompagnent devant la cabine pour que vous n’’essayez pas d’ouvrir celle qui est fermée.

    Mais j’ai déja pratiqué la chose, comme accompagnateur touristique ; à la sortie du car, je me positionnais de manière calculée serrait la main au premier qui descendait, et me tournais vers les autres qui suivaient, en disant merci au premier touriste, et faisant apparaitre un billet dans ma main, comme s’il venait de me le donner...
    Immédiatement le suivant dégainait le remerciement, histoire de ne pas faire mesquin vis à vis des autres qui le voyaient, et qui dégainaient à leur tour du portefeulle.. et comme ils passaient un à un, c’était un billet de Monsieur et un billet de Madame... mais j’étais charmant vous savez, et c’était donné de si bon coeur...

  • Chimulus
    Chimulus
    Dessinateur de presse
    • Posté à 21h13 le 13/08/2009
    • Internaute 5775
      Dessinateur de presse

    pas trop de pourboires au théatre sinon on peut finir souffleur dans le ballon

  • N.MARECHAL
    • Posté à 21h32 le 13/08/2009
    • Internaute 9175

    Mais c’est du travail au noir ! ! ! épicétou ! ! !

    Il faut immédiatement envoyer l’équipe de « droit de savoir » pour éclaircir toute l’affaire. Avec intervention de la police en tenue de combat et voir l’arrestation en live des ouvreuses.

    En plus elle fait mauvais genre la première ouvreuse, le genre vulgaire, presque pas trop serieuse. Bref un euro par ci un euro par la et voila 2 euros en poche (une fortune). Du noir, je vous dit c’est tout du noir... heu, comme c’est mal ! ! !

  • airpur
    airpur
    libre
    • Posté à 23h43 le 13/08/2009
    • Internaute 72639
      libre

    « Non, ce qui m’agace, c’est de payer pour un service dont la valeur ajoutée est proche de zéro “...... Vous avez bien raison ! ! !

    C’est quand meme la norme en france non ? Visiblement les mots ‘service’ et ‘acceuil’ n’existe plus !

    • rahaan
      rahaan répond à airpur
      situation
      • Posté à 12h52 le 14/08/2009
      • Internaute 79188
        situation

      oui mais bon , on ne peux pas exister que en consommateur, si tu donnes un ou deux euros de pourboire , c’est pas la mort, ca permet à la jeune fille de completer son salaire qui n’est pas énorme , ca va pas chercher bien loin

      Je ne crois pas qu’il faille , dès qu’on sort son porte monnaie, chercher un « retour sur investissement » immédiat par rapport à un service qu’on aurait en plus, une prestation....

      Cela me fait penser au gens qui dans l’avion, fort du fait qu’ils aient payé un billet, se permettent d’etre mal elevé avec les hotesses et steward en les prenants pour des bonnes

      J’ai payé donc j’exige ( j’aurais pu dire donc j’exsite) c’est un peu bof , un peu beauf ,comme attitude , surtout quand on prétend avoir une sensibilité politique de gauche, cest paradoxal tout ca..

      • airpur
        airpur répond à rahaan
        libre
        • Posté à 15h43 le 14/08/2009
        • Internaute 72639
          libre

        « J’ai payé donc j’exige ( j’aurais pu dire donc j’exsite) c’est un peu bof , un peu beauf ,comme attitude , surtout quand on prétend avoir une sensibilité politique de gauche, cest paradoxal tout ca.. »

        Ce qui est beauf, incorrect, grossier et immature c’est d’abord et avant tout l’irrespect generalise, la quasi absence de service, l’acceuil deplorable de tout qui genere une « relation » client en france ! Etre de « gauche » ne signifie pas vivre dans une sorte de camp sans convenance et sans desir d’excellence !

        Maintenant visiblement tout cela semble vous echapper et vous n’etes pas dans le « commerce » . Mais en tant que consommateur, si je suis d’accord avec vous sur la politesse necessaire des clients, il serait bon de comprendre qu’il y a une hierarchie dans le rapport commercial et tout en top of the list est l’acceuil, le service... ! Et donc sans ces bases minimales le client est en droit de manifester sinon vous vous trouvez evidemment comme vous pouvez le voir en france dans une extension de rapports agressifs....mais bon cela vous.... regarde si le realisme vous effraie !

         
        • rahaan
          rahaan répond à airpur
          situation
          • Posté à 16h03 le 14/08/2009
          • Internaute 79188
            situation

          Vous vous autoproclamez « réaliste » parce que vous ne partagez pas mon point de vue

          Ca oui, ca m’effraie de voir qu’il est possible d’etre borné à ce point

          La hierarchie dans le rapport commercial ? je vois pas ce que vous voulez dire ?

          • airpur
            airpur répond à rahaan
            libre
            • Posté à 20h52 le 14/08/2009
            • Internaute 72639
              libre

            « La hierarchie dans le rapport commercial ? je vois pas ce que vous voulez dire ? “

            Je n’en doute pas ... !

        2 autres commentaires
  • BobCat
    BobCat
    observateur
    • Posté à 00h10 le 14/08/2009
    • Internaute 71310
      observateur

    Ainsi va le monde de l’argent roi !
    Celui qui en a veut payer le moins possible, et celui qui n’en a pas veut en gagner le plus possible !
    Et quite à mentir « un peu », si cela rapporte « un peu plus » !

  • nakuyouguisu
    nakuyouguisu
    Indépendant
    • Posté à 02h53 le 14/08/2009
    • Internaute 87675
      Indépendant

    Pour comparer des ouvreuses à des serveurs de café, au Canada par exemple, il me semble que le terme d’’’aléatoire » pour qualifier le pourboire comme source de rémunération ne me semble pas approprié.

    Il me semble plutôt que cette rémunération est directement en relation avec la qualité de l’accueil, et je reste convaincu qu’un accueil souriant et chaleureux reste le meilleur moyen de garantir au client un service correct (surtout en France), et un pourboire.

    Je pense que personne ne criera au mensonge si j’affirme que la moindre visite dans un café parisien prouve d’elle-même que la qualité de service est inversement proportionnelle au salaire fixe que reçoit le serveur.

    Critiquable peut-être, mais ce système est éprouvé au Canada et dans d’autres pays où la majeure partie de la rémunération d’un serveur de café ou restaurant reste son pourboire. On y trouve une qualité de service bien supérieure à beaucoup de pays européens.

    Dernier point, et concernant certains commentaires touchant aux cotisations et autres de ladite ouvreuse, il me semble qu’à vouloir faire de petits jobs des vrais jobs, et bien on ne trouve plus de jobs du tout. Quelqu’un a déjà essayé de chercher un petit boulot lorsqu’il était étudiant ? ?
    Je parierais que si « Ouvreuse de théàtre » devenait également un métier comme un autre, les théàtres feraient comme tout le monde : ils délégueraient ces tâches à d’autres employés.

    Vive la polyvalence !

    En tout cas, à billet d’humeur, réponse d’humeur.

    • Anonyme répond à nakuyouguisu

      Quand on affame les gens, ils vous cirent mieux les pompes... Et bien, je ne voudrais pas être votre employée. Plus vous êtes séduit, plus vous payez. Ca ressemble au plus vieux métier du monde Je pense que vous rendriez de meilleurs services à votre entreprise si elle vous rémunérait de la sorte. Je ne pense pas qu’il y ait de petits boulots, il y a des gens qui travaillent, c’est tout.

      • airpur
        airpur
        libre
        • Posté à 15h45 le 14/08/2009
        • Internaute 72639
          libre

        ....vous devez parler de la Coree du nord ? .

  • raleuse13
    raleuse13
    idéaliste ? oui ! j'assume ! (...)
    • Posté à 02h55 le 14/08/2009
    • Internaute 39632
      idéaliste ? oui ! j'assume ! (...)

    Juste un truc, en passant...
    Moi, je suis contre les « pourboires obligés » !
    Vous savez, ceux des coiffeurs, -et la shampouineuse- , taxis, serveurs... et même les maitresses -non, les professeurs des écoles- auxquels on fait un cadeau de fin d’année...
    Et pourquoi le fait-on ? juste parce qu’ils ont fait leur travail ! ! !
    Parfois... « honnêtement »... parfois « sans plus »...

    Je vous le demande, à vous, ici, qui avez la chance de bosser : lorsque vous avez simplement fait votre journée de taf... votre boss vous file la pièce ?

    Dans un des derniers com, je lis que garçons et filles ne sont pas payés de la même façon...
    Alors, je vois le problème sous un autre angle : le système actuel -payer une heure sur trois- ne s’est mis en place, il y a longtemps, que parce que les ouvreuses, alors fort utiles, touchaient de forts pourboires : les bourgeois qui sortaient avaient les moyens d’être généreux. En l’absence d’une législation stricte, les patrons de l’époque ont décidé de moins les payer, jugeant qu’elles avaient assez.
    C’était un autre temps, d’autres mœurs.. d’autres « moyens »...
    Maintenant... bien sûr... Ce ne peut plus être des postes à part entière, et les jeunes, ou les artistes, prennent ce qu’ils peuvent pour survivre.

  • Anonyme

    Le droit du travail étant plus qu’explosé il est urgent que toutes ces malversations soient dénoncées. Je ne donne jamais de pourboire. Aux employées de se battre pour se faire respecter, si elles collaborent avec ce système, elles le pérennisent, et la méthode se généralise.
    De plus, quand j’achète une prestation, je veux connaître le coût réel. Que les directeurs de théâtre ajoute sur le prix du billet, plus 10% pour l’ouvreuse, plus 5% pour les toilettes, plus 12% pour la location et l’entretien du siège, sans oublier les techniciennes de surface et autres faux frais.
    Ces directeurs sont des malfrats qui n’assument pas leur grossièreté.
    Ils préfèrent culpabiliser le client. Qu’en disent les artistes ? Je suis tout sauf radine, mais je n’aime pas être prise pour une idiote.

  • Anonyme

    Ca s’appelle du travail au noir.

  • jmc06
    jmc06
    chasseur de gorille
    • Posté à 08h08 le 14/08/2009
    • Internaute 75030
      chasseur de gorille

    à déclarer aux impots aussi ?

  • Anonyme

    « oui, une minute entière ! “ , on sent l’ironie là .

    ‘ sur un névrosé obsessionnel, bien décidé à mener l’enquête à son terme , faut arrêter l’onanisme là .

    vous mentez alors ? , cela frise la délation .

    Difficile d’en vouloir à la nana , alors là on essaie l’émotion .

    Un article écrit par un bobo , qui crache sur Sud-Rail et qui demande à la jeune fille de faire appel à son Syndicat ?

    Apparament son spectacle ne lui à pas laissé de grand souvenir .

    • Hugues Serraf
      Hugues Serraf
      Auteur(e) de l'article Chroniqueur
      • Posté à 11h03 le 14/08/2009
      • Internaute 26641
        Chroniqueur

      Le spectacle m’a au contraire laissé un très bon souvenir. Et comme votre commentaire est sympathique et constructif, permettez-moi de vous offrir ces quelques minutes de Ry Cooder dans son fameux « How can a poor man stand such time and live », une chanson que l’on pourrait dédier à toutes les ouvreuses de la terre (la vidéo est un peu datée mais bon, faute de grives...).

  • monisme
    monisme
    clm
    • Posté à 10h36 le 14/08/2009
    • Internaute 52504
      clm

    C’est le mois d’août aussi à Rue89.

    • Hugues Serraf
      Hugues Serraf répond à monisme
      Auteur(e) de l'article Chroniqueur
      • Posté à 10h59 le 14/08/2009
      • Internaute 26641
        Chroniqueur

      On peut même prendre le risque d’affirmer que c’est le mois d’août partout.

      • monisme
        monisme répond à Hugues Serraf
        clm
        • Posté à 13h04 le 14/08/2009
        • Internaute 52504
          clm

        « Tu causes tu causes, c’est tout ce que tu sais faire » ?

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