Pourquoi le mobile coûte-t-il plus cher en France ?
Vingtième sur trente : c’est la place de la France dans le classement des prix du téléphone de l’OCDE. Pour passer des coups de fil bon marché, deux solutions : s’exiler au Danemark ou aux Pays-Bas, ou attendre l’arrivée d’un quatrième opérateur sur le marché français, prévue pour 2010.
Publié ce mardi, le classement de l’OCDE se fonde sur les prix pratiqués en août 2008 dans les trente Etats membres. Les Pays-Bas arrivent en tête dans la catégorie « consommation moyenne » (1h10 d’appels par mois, 600 SMS et 8 MMS par an) :
- Pays-Bas : 7,72 euros par mois
- Moyenne de l’OCDE : 18,67 euros
- France : 22,22 euros
Les opérateurs français ne font pas mieux dans la catégorie « consommation faible » (une demi-heure d’appels par mois, 396 SMS et 8 MMS par an). Cette fois-ci, c’est au Danemark que les tarifs sont les plus avantageux :
- Danemark : moins de 3 euros par mois
- Moyenne de l’OCDE : 9,60 euros
- France : 12,70 euros
Le Danemark arrive également en tête pour la « consommation forte » (2h30 d’appels par mois, 660 SMS et 12 MMS par an) :
- Danemark : 10,75 euros par mois
- Moyenne de l’OCDE : 28,75 euros
- France : 35,50 euros
Manque de concurrence
Pourquoi de tels écarts ? Edouard Barreiro, spécialiste des télécoms à l’association de consommateurs UFC-Que Choisir, estime que le marché français est tout simplement « anticoncurrentiel » :
« Dans les autres pays européens, le marché est également dominé par des oligopoles. Mais ils comptent quatre ou cinq opérateurs. En France, il n’y en a que trois, et l’un d’entre eux, Orange, a presque la moitié du marché. Ils gagnent très bien leur vie : pourquoi se battre sur les prix ? »
La question risque cependant de se poser l’an prochain, avec l’arrivée d’un quatrième opérateurs. Orange, SFR et Bouygues ont longtemps retardé la procédure, mais l’appel à candidatures a été publié au Journal officiel le 1er août.
Pour entrer sur le marché, le nouvel opérateur devra verser 240 millions d’euros. Un prix qui n’inquiète pas le fournisseur d’accès Free, candidat déclaré. Selon Edouard Barreiro, « cela va forcément changer les choses » pour les consommateurs :
« Le nouvel opérateur va devoir construire un réseau et le rentabiliser, et comme le marché est mûr, il devra aller chercher ses clients chez les autres. Il ne devra pas simplement faire moins cher, il devra aussi innover en proposant une offre de services différente : il est encore difficile de changer d’opérateur, le client ne le fera pas simplement pour deux ou trois euros de différence. »
- 50435 visites
- 106 réactions















22








le consommateur est aussi un peu coupable. ca fait combien d’années que chacun d’entre nous n’a pas changé de fournisseur ?
or avec la portabilité du numéro, c’est le nouveau fournisseur qui se charge de résilier l’ancien et qui se débrouille pour faire suivre les appels au numéro.
Maintenant, tous les ans et au vu de ma consommation des 12 mois précédents, je refait un « appel d’offre » pour trouver la formule me revenant le moins cher : je viens donc d’abandonner Bouygues (qui pourtant me faisait un rabais supplémentaire) afin de passer chez simyo mais après avoir longtemps hésité avec Leclerc Mobile et prixtel : le tableur a tranché. Nul doute que dans 12 mois ou avant, j’aurais rechangé de fournisseur pour trouver le meilleur prix et avec toujours le même numéro et le même confort.




Partager