
Procès Colonna : « faits têtus » contre « conviction d'innocence »
L'escapade ajaccienne ne leur a pas changé les idées. Après cette brève respiration, les parties civiles, le ministère public et la défense sont revenus à Paris plus déterminés encore à plaider leurs causes respectives. Sans surprise : cet ultime acte du procès d'Yvan Colonna était écrit d'avance.
Du « transport » de la cour d'assises spéciale de Paris en Corse-du-Sud, dimanche dernier, on sait assez peu de choses. Huis clos oblige, on ignore ce qui a pu être observé. Le président Dominique Coujard, qui sait ce qu'il a vu et entendu, laisse pour l'heure « à chaque partie le soin de tirer les enseignements qu'elle estime devoir en tirer ». A défaut d'avoir pu s'introduire dans le secret des dieux, on a une idée assez précise du dispositif policier déployé en marge de cette promenade. On sait désormais comment dépenser 100 000 euros par jour en Corse, sans louer de yacht.
« C'est lui qui a tiré sur le préfet »
Les avocats des parties civiles ont ensuite pu développer les « enseignements » qu'ils ont tiré de l'excursion insulaire et, au-delà, des quatre semaines de débats qui l'ont précédée. Leur conviction est immuable : « C'est lui qui a tiré sur le préfet », a affirmé Me Philippe Lemaire, l'avocat de la veuve et des orphelins de la victime. Il en tient pour preuve les aveux de ses complices présumés et n'accorde aucun crédit à leurs rétractations tardives.
Malgré les lacunes manifestes de l'enquête et de l'instruction, le nom de l'accusé n'est pas arrivé sur le tapis sans raison. « Il n'y a qu'une seule évidence, c'est qu'Yvan Colonna faisait partie du commando », a-t-il conclu. Encore que…
Son homologue, Me Benoît Chabert, a relevé la faille principale de sa propre thèse : « Certes, il n'y a pas d'indices matériels », a-t-il reconnu. « Mais c'est parce que tout a été fait pour qu'il n'y en ait pas. » La théorie du complot suffira-t-elle à lever le doute qui motive ce procès ? Conscient de la fragilité de son argument, l'avocat du Trésor public n'a pas manqué d'appuyer sur l'élément qui accable Colonna : sa cavale. Car, « franchement, pourquoi s'enfuir quand on est innocent ? C'est incompréhensible », a-t-il estimé.
L'accusé a eu, la semaine dernière, l'occasion de s'expliquer sur les raisons de sa fuite. Il n'a visiblement pas convaincu ses accusateurs.
« Il n'y a aucun doute, aucun », a insisté Me Benoît Chabert. « Il y a des faits qui sont extrêmement têtus et qui méritent la sanction que vous devez prononcer », a renchéri Me Vincent Courcelle-Labrousse, l'avocat du frère de la victime. Si les deux avocats généraux font montre d'autant de constance, ils devraient requérir la réclusion criminelle à perpétuité ce mercredi.
« Nous plaiderons la conviction d'innocence »
Pour la défense, on sait à quoi s'en tenir depuis mardi dernier (le 4 décembre). En même temps qu'il sollicitait le « transport » de la Cour en Corse, Me Antoine Sollacaro a annoncé sa ferme intention de plaider « la conviction d'innocence » pour son client :
« Nous sommes convaincus que, dans cette affaire, ni le doute, ni la présomption d'innocence ne peuvent bénéficier à notre client. Nous ne pouvons pas plaider le doute, parce qu'on nous dirait que nous n'avons pas emporté la conviction des juges. Nous n'allons pas plaider la présomption d'innocence, nous plaiderons la conviction d'innocence. »
Le défi est à la mesure de l'enjeu, mais la tâche sera rude. De nombreuses questions ont été soulevées durant les débats et, comme l'a judicieusement remarqué Me Antoine Sollacaro, le doute nuit parfois à l'accusé. Difficile, dans ces conditions, d'apporter des réponses qui ne souffrent pas d'appel. Même à Cargèse, le village du berger, on s'abstient de se prononcer sur le sujet.
A propos de doute, la journée de mardi aura quand même permis d'en lever un, minime : une empreinte digitale non identifiée, retrouvée sur un morceau de ruban adhésif, jamais comparée avec les doigts de l'accusé. In extremis, l'erreur est réparée. L'empreinte n'a toujours pas retrouvé son propriétaire.
« Si l'empreinte n'est pas celle d'Yvan Colonna, cela laisse entendre que le commando se composait d'autres personnes qui n'ont pas été identifiées », a déduit Maître Antoine Sollacaro. On devine d'ici la partition que la défense jouera jeudi, sur l'air de la « conviction d'innocence ». On connaît la chanson.
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De Charles Mouloud
Bras gauche de la Vénus de Millau | 10H53 | 12/12/2007 |
Si Maître Chabert est « l'avocat du Trésor Public », sûr que Colonna va « banquer » sévère ! ! !
à Charles Mouloud
De XXXXXXXX
courageux | 16H04 | 12/12/2007 |
Erreur dans le texte et « passing shot » du Mouloud !
à Charles Mouloud
De Terence
22H01 | 12/12/2007 |
C'est même devenu un sport puisque l'on peut puiser autant qu'on veut dans un fonds de garantie généreux qui pourvoit la déficience des condamnés, pour M. Massé on a pu tirer 340 000 euros : www.presume-coupable.com, etc., etc.
Ce sont des choses qui peuvent aider la conviction.
De narache
11H33 | 12/12/2007 |
pour rappel :
déclaration de N. Sarkozy, le 4 juillet 2003
« La police française vient d'arrêter “Yvon” Colonna, l'assassin du préfet Érignac »
http://www.dailymotion.com/video/x3hloj_sarko-colonna_politics
____
http://argumentons.blogspot.com
*
De yapadebug
11H50 | 12/12/2007 |
Finalement il reste quoi à charge contre Colonna ? Des aveux rétractés plus tard ? Et obtenus dans des conditions troubles, par un flic qui ne s'embarrasait pas de scrupules ( http://www.bakchich.info/article2108.html )
Le doute doit bénéficier à l'accusé, non ?
Mais vous verrez que les magistrats, en bon professionnels, condamneront à une demi-mesure, seulement pour justifier l'incarcération préventive de Colonna.
De Sybillin
13H36 | 12/12/2007 |
Le fait que Sarkozy ait été prompt en besogne à faire de Colonna un coupable, et à l'annoncer à la France est-il inadmissible ?
- Je le pense.
Cela fait-il de Colonna un innocent pour autant ?
- Je ne le pense pas.
Comprenez moi bien, je n'affirme ni n'infirme aucunement la culpabilité de Colonna et, quand bien même je voudrais le faire, je n'en ai absolument pas les moyens… contrairement, visiblement, à de nombreuses autres personnes ici.
Les membres du commando ayant assassiné le préfet Erignac se sont rétractés ? ! La belle affaire. Voilà bien la preuve incontestable, s'il en est, de l'innocence de Colonna… Ne trouvez vous pas celà un tantinet réducteur ? !
D'ailleurs, soyons clairs. De quelles rétractations parlons nous plus haut ? de la première couchée sur le papier par les membres du commando ? Ou de la seconde de vive voix qui n'aurait pas mieux servi la partie civile qu'un témoignage à charge ? Si ce sont bien là les amis de Colonna, il n'a pas besoin d'ennemis…
Alors par pitié, l'affaire est suffisamment compliquée en soi pour avoir à y ajouter les intimes convictions de courageux non-anonymes basées sur ni plus ni moins que des élucubrations scabreuses.
à Sybillin
De ClaireChar
13H54 | 12/12/2007 |
Je suis tout à fait d'accord avec vous Sybillin, je trouve cette affaire d'une complexité incroyable, bien malin qui serait dire s'il est ou non coupable.
Au delà du drame personnel de la Famille Erignac et dans une moindre mesure des Colonna, je trouve cette histoire absolumment passionnante et vivement dans 30 ans qu'on sache la vérité…
S'il est innocent, vu les retractations laborieuses des coupables avérés et de leurs compagnes, il a du faire quelque chose pour qu'il lui en veule mais quoi ?
ça ça serait un rebondissement de choix
car là on comprend mal pourquoi ils le disculpent pas davantage
Ca sent l'histoire encore plus compliquée qu'elle ne l'est…
à ClaireChar
De cinghiale
14H07 | 12/12/2007 |
Beh, « ils » peuvent lui en vouloir car sa thèse à lui, Colonna, c'est qu'il a déserté le mouvement des anonymes depuis plusieurs années, et a donc un statut de renégat. on peut donc imaginer que tous se soient concertés, épouses comprises, pour le charger, d'autant plus qu'il était dans la nature et a priori pour longtemps voire toujours. Sauf que c'est aussi le père d'un gamin que l'on risquait d'envoyer, à tort, en tôle à vie. D'où les revirements. C'est pour celà aussi que l'empreinte digitale du ruban adhésif de Pietrosella est moins anecdotique que prétendu par l'accusation car celle-ci présente un complot bien bouclé où tous les protagonistes, dont Colonna, sont identifiés. Or d'un côté Colonna prétend qu'il n'en fait pas partie, de l'autre on découvre qu'il y a au moins un inconnu dans l'équipe !
à cinghiale
De Borderie
16H52 | 12/12/2007 |
Certes le QI de ces individus n'est pas très élevé, mais croyez-vous que passant leurs journées à regarder les séries policières américaines de TF1 dans les « bars natios », l'idée ne leur serait pas venue de porter des gants pour commettre ce genre d'acte ? … Vous êtes encore plus méprisant à leur endroit que leurs pires adversaires…
à cinghiale
De ClaireChar
11H50 | 13/12/2007 |
Effectivement il est avéré selon les auteurs même de l'attaque de la gendarmerie qu'ils portaient des gants donc cette histoire d'empreinte c'est une vague fumisterie
De DIOPZO
14H21 | 12/12/2007 |
Qui a tué le préfet Erignac ? Je n'en sais rien et de toute façon je ne comprends rien à ce procès. Mais une vieille histoire de famille que ma mère m'avait contée étant enfant me revient à la mémoire.Mon grand père maternel était un « Bandit d'honneur ».Il habitait le village d'Olmeto à côté de Propriano en Corse du Sud.
Caché derrière un buisson en bordure du chemin, il attendait celui qui avait porté atteinte à son honneur. Lorsque celui-ci arriva à portée de voix,il se mit en travers du sentier ,le braqua avec son fusil, déclina son identité, lui exposa les griefs qu'il avait à son encontre (l'autre le savait, bien sûr) et cela dit, lui lâcha une décharge de chevrotines en pleine poitrine le tuant net.Puis il pris le maquis. Lorsque les gendarmes le retrouvèrent et le questionnèrent,il reconnut les faits et en assuma toutes les conséquences avec fierté .L'affaire était terminée. Aujourd'hui, on tue un homme dans le dos et une fois devant les juges on baisse la tête et on se tait.Et on ose parler d'honneur dans le prétoire.J'ai mal à la Corse.
à DIOPZO
De Zonzon
16H48 | 12/12/2007 |
C'est sur que si c'est lui qui a fait ça, il a oublié ce que voulait dire le mot honneur, valeur pourtant essentielle qui fonde la société corse. Peut-être est-ce ce message qu'a voulu faire passer ferrandi en disant :
« Je sais que tu es un homme d'honneur. Si tu avais participé à cette action, tu l'aurais revendiquée. »
Dans tous les cas, le bandit d'honneur est bien loin de tout ça aujourd'hui, parce que jamais, il n'aurait tiré sur quelqu'un dans son dos et jamais il n'aurait laissé quelqu'un être condamné à sa place…
à Zonzon
De Adarshini
Idéaliste | 17H53 | 12/12/2007 |
Et n'oublions pas qu'il y en a un qui revendique être l'assassin (mais tout le monde s'en fout apparemment, puisqu'il est déjà condamné) et qui clame l'innocence de Colonna.
Et si Colonna était vraiment innocent, tout simplement… ?
à Adarshini
De Zonzon
18H01 | 12/12/2007 |
Alors pourquoi le père Colonna aura demandé pardon à la veuve Érignac ?
à Zonzon
De Adarshini
Idéaliste | 14H09 | 13/12/2007 |
Ca n'est pas une preuve de culpabilité…
à DIOPZO
De cinghiale
17H28 | 12/12/2007 |
Mélange et caricature. Sans approuver les intentions de ce mouvement, il y a tout lieu de croire qu'il voulait par un acte politique déclencher une vive tension entre la l'Etat français et la Corse, ce en quoi il n'échoua pas puisque celui-là envoya comme successeur à l'apprécié préfet Erignac le calamiteux Bonnet aux méthodes expéditives. Il ne s'agissait donc pas de défier dans les règles de l'art un homme selon la mythologie du Far-West, mais de tuer sans exaltation un homme symbolique. Je préfère encore que les membres du commando baissent la tête, conscients de la tristesse de leur acte même s'ils ne doutent pas de sa légitimité. Si certains trouvent plus honorables les terroristes islamistes qui tuent avec enthousiasme…
à cinghiale
De Zonzon
17H52 | 12/12/2007 |
C'est sur, aucune méthode plus qu'une autre n'est honorable pour tuer quelqu'un ; mais dans cette affaire, toutes les valeurs de la corse ont été bafouées (honneur, respect…) et c'est pour cela que juste après l'assassinat d'Erignac, la Corse entière est descendu dans la rue pour exprimer son dégoût et le rejet de cette violence appelée terrorisme….
Et oui malheureusement, l'état français au lieu de profiter de ce mouvement pour engager un vrai dialogue avec la population, envoie un shérif aux méthodes de barbouze.
Mais est-ce une raison pour continuer à tuer des symboles (des vies) ? Ah mais oui j'oubliais, les terroristes corses c'est pas pareil, quand ils le font, eux, ça leur fait de la peine… et quelle différence ça fait ?
à cinghiale
De Unter
21H14 | 12/12/2007 |
« Sans approuver les intentions de ce mouvement, etc… » Dans ce cas là, ne pas essayer de justifier l'inqualifiable : l'assassinat d'un homme tué d'une balle dans la tête, par derrière, alors qu'il n'était même pas armé. Un peu de décence.
à DIOPZO
De ClaireChar
11H53 | 13/12/2007 |
euh autant je trouve pas ça glorieux de renier son crime, mais n'exagerez pas non plus reconnaitre le crime de quelqu'un que vous avez tué pour une question d'honneur ne fait pas de vous non plus un héros pour autant
Vous restez un assassin et non pas un « bandit d'honneur »
De C. Creseveur
D'actualité | 14H21 | 12/12/2007 |
Pour une fois on a le sentiment que l'omerta est du côté judiciaire. Malgré l'absence manifeste de preuves, qui devraient logiquement plaider en la faveur de Colonna, on sent une puissante obstination à le désigner comme coupable. Même ce qui devrait jouer à décharge se retourne systématiquement contre lui. Tout ça pour ne pas faire affront à l'ex premier flic de France devenu président ?
De daniele
15H00 | 12/12/2007 |
coupable avant d'avoir ete jugé moi ça me chiffonne vraiment,lui accorde t'on la presomption d'innocence je n'ai rien entendu de tel depuis ce drame,paierait'il pour quelqu'un d'autre, trop de questions restent sans réponses dans cette affaire.
De compte supprimé 22
Lecteur écriveur | 17H27 | 12/12/2007 |
Sur cette affaire, avec cet homme seul et désarmé abattu de dos, il n'y a effectivement aucun « bandit d'honneur ». C'est la seule certitude que j'aie eu dès le début, certitude seulement tempérée en imaginant quelque barbouzerie de source « parisienne ». C'est dire que (et svp amis corses, pardonnez-moi cet humour noir) en Corse comme ailleurs, les traditions se perdent.
J'ai lu l'article du Monde sur Cargèse. Quelle tristesse. Aucun des hommes impliqués à tort ou à raison dans cet assassinat n'a le look Brise de Mer. Pas même le côté sulfureux que pouvaient avoir les défunts Santoni et Rossi. Aucun n'est le débile léger que certains voient ici. Quel gâchis humain.
Que la justice qui va se faire soit avant tout LA justice, et pas une justice politique. C'est la seule chance pour la Corse de s'en sortir. Et que la Corse s'en sorte est, par ricochet, ce qui pourrait nous arriver de mieux.
Le « on connaît la chanson » terminal de Gabriel Bourevitch me gêne. Soit il a tout compris de ce qui s'est passé, soit il est partisan. Bien sûr, moi qui comme vous voit tout de loin, j'en sais moins que lui. Mais ça me gène.
(Je vous écris avec une carte de France au mur. Pour les besoins de l'édition, la Corse a été toute collée à la Côte d'Azur alors que sur un globe elle est dans l'orbe italienne… et réduite en taille pour entrer dans le cadre et le cadre français. Pas mal la coïncidence, non ? )
PMB
De cinghiale
17H36 | 12/12/2007 |
Ton humanité est rassurante (prof de lettres et…). Effectivement le « on connait la chanson » de Bourevitch est fâcheux comme beaucoup de posts sont méprisants envers tous les acteurs de ce drame. Bien sûr on doit punir qui tue, bien sûr l'institution doit se préserver contre qui lui porte atteinte, mais je crois que dans l'échelle des non-valeurs, ces assassins-là ne sont pas plus ignominieux que celui qui tue par intérêt, par dérèglement ou par par jalousie
à cinghiale
De Zonzon
17H53 | 12/12/2007 |
un meurtre reste un meurtre !
à Zonzon
De cinghiale
18H04 | 12/12/2007 |
Beh, « techniquement » tu as raison. Mais si la justice des hommes décide de sanctionner différemment tous les meurtres qui lui sont soumis c'est que sans doute tous ne sont pas identiquement méprisables. Mais Dostoïevski ou Camus en ont parlé mieux que moi de la fin qui justifie, ou pas, les moyens…
à cinghiale
De Zonzon
18H09 | 12/12/2007 |
Très bien, je ne les ai pas lu, mais ça ne m'empêche pas d'avoir un avis : l'assassin du crime qui nous intéresse mérite perpete, pareil qu'un crime par jalousie ou intérêt financier…
Je ne vois pas concrètement, ce que la mort de ce pauvre homme a apporté à la Corse.
à cinghiale
De ClaireChar
11H58 | 13/12/2007 |
On ne peut accepter une catégorisation des meurtres
ca c'est acceptable ca c'est mieux ca c'est moins bien
ou va t'on ?
un meutre reste un meutre est c'est inacceptable et pathétique
Après on peut admettre des circonstances attenuantes afin de réduire la peine mais là c'est quoi leurs circonstances attenuantes ?
avoir tuer un homme dans le dos qui refusait d'avoir un garde du corps pour montrer qu'on pouvait vivre en corse sans garde du corps ?
ne pas avoir revendiqué ?
car le 7eme homme quelquisoit lui qui se cahce et se terre et ne reconnait pas son crime, si c'est colonna ou pas, lui il merite la pire des sanctions
à cinghiale
De Unter
21H19 | 12/12/2007 |
CE SONT LES PLUS IGNOMINIEUX, justement ! Tuer un homme de dos, froidement, d'une balle dans la tête : rien ne pourra jamais le justifier et aucun de vos sophismes n'empêchera de classer des êtres comme ceux-là à côté des pires assasins.
De cinghiale
16H00 | 13/12/2007 |
Je rappelle qu'Israêl ne s'est créée qu'à partir d'attentats de la Hagannah, que le mouvement palestinien n'a appelé l'attention sur son existence qu'à coup de meurtres et que l'Algérie n'a conquis son indépendance qu'avec force massacres. Sans parler de la Révolution Française. Ce qui choque dans l'assassinat du Préfet Erignac c'est qu'il s'agissait d'un excellent homme et que la France étant un état démocratique rien ne justifie d'aller contre son Droit en usant d'attentats alors que l'on peut faire valoir son opinion par son bulletin de vote… Monde idéal où les régles du jeu sont instaurées pour que rien ne change et que la Corse devienne bientôt un espace « mondialisé » c'est à dire sans identité. Je n'use pas de sophismes pour justifier l'injustifiable, j'essaie juste de comprendre comment des gens normaux qui n'avaient pas un chromosome de plus qui les aurait incité au folklore ou à la violence en arrivent à basculer dans l'extrême.
De einna
17H50 | 13/12/2007 |
Claude Erignac, prefet a été assassiné , celà est indéniable et celà est indéniablement insupportable pour sa famille, ses amis. La police se doit de retrouver son ou ses assassins et la justice doit faire son travail et condamné celui ou ceux, dont elle aura prouvé le rôle dans cet assassinat.
dans ce procès, il ne semble pas avoir d'aveu ou de preuve. Certes, des éléments sont troublants : fuite du suspect, accusation de personnes qui ensuite se rétractent. Celà est-il suffisant pour condamner un homme qui rappelons le est présumé innocent jusqu'à preuve de sa culpabilité ?
Rappelons nous que des infirmières bulgares ont dans un autre pays été condamnées, torturées par un simulacre de justice juste parce qu'il fallait trouver des coupables donc en désigner.Rappelons nous aussi que dans une grande puissance mondiale, des condamnés à la peine capitale ont été innocentés parfois après leur exécution.
dans une démocratie, ne nous abaissons pas à condamner celui qui a l'air de peut être qui sait être celui qui aurait pu tenir l'arme sur des présomptions et non sur des preuves. sinon où va-t-on ? vers une justice d'impressions, de personnes jugées sur leur apparence physique, sociale,…
Je souhaite évidemment,que l'assassin de Mr Erignac soit condamné à une peine prévue par la loi. Mais s'il y a le moindre doute que l'accusé soit innocent, ce doute doit lui profiter.La justice se doit de respecter la présomption d'innocence et le bénéfice du doute ; c'est ce qui fait qu'un pays est une nation respectueuse des droits de l'homme dont elle se revendique depuis plus de 300 ans ; souhaitons que ces droits ne soient pas bafoués.