
Et si Colonna n'était vraiment pas le tireur ?
L'audition des témoins s'est achevée mercredi sans qu'aucun d'entre eux ne l'ait identifié comme étant l'assassin.

Elle a vu le tireur à moins de trois mètres. Ils se sont dévisagés. Près de dix ans plus tard, elle a « du mal à oublier » son « regard perçant ». Mercredi, Marie-Ange Contart a pu dévisager Yvan Colonna. Elle ne l'a pas reconnu : « Ce n'était pas lui quand on me l'a présenté sur la photo [en 2001, ndrl] et ce n'est pas lui aujourd'hui. » Sa mère, Noélie Contart, a été tout aussi catégorique :
« Pour moi, c'est pas lui. C'est clair, net et précis. Celui que j'ai vu était bien plus grand que ça. »
Contrairement à sa fille, elle ne se souvient plus de grand-chose. Mais ce soir-là, elle le sait, elle est « passée par la rue où il ne fallait pas passer ».
« En Corse, quand on tire, on tire en l'air »
Le 6 février 1998, peu après 21h00, les deux femmes sont en voiture. Elles s'engagent dans la rue du Colonel Colonna-d'Ornano. Noélie est au volant, elle roule lentement. Soudain, elles entendent des détonations. « Tiens, il y a des connards qui jettent des pétards », remarque la mère.
Elles aperçoivent deux hommes, un blond et un brun, mais leurs versions divergent ensuite. Marie-Ange dit avoir vu le brun en bas de la rue, à l'angle du Cours Napoléon, et le blond à hauteur du restaurant le Kallisté. Pour sa mère, ils n'étaient pas si distants l'un de l'autre et c'est le brun qui a tiré.
On en vient aussi à se demander si le blond portait une perruque. C'est l'avis de Noélie, qui l'a trouvé « trop bien coiffé » pour être vraisemblable. Sa fille, au contraire, affirme qu'il portait une « barbe blonde de quatre à cinq jours » et qu'il « s'agissait de ses vrais cheveux ».
Arrivée à hauteur du tireur, Marie-Ange remarque qu'il manipule son pistolet : « Ca ne marchait pas, il y avait quelque chose qui n'allait pas », se souvient-elle. « Mais non, il tire par terre », corrige la fille.
Les deux femmes sont perplexes. « Qu'est-ce qu'il fait, celui-là, à tirer par terre ? “, se sont-elles demandé. Elles pensent alors avoir vu un homme ‘ivre, sortant d'un bar et s'amusant avec son arme, comme cela arrive malheureusement trop souvent en Corse’, explique Marie-Ange. A ceci près que, ‘en Corse, de coutume, quand on tire, on tire en l'air’, précise-t-elle.
Instruction sous pression
Marie-Ange Contart a été confrontée une seule fois à Yvan Colonna. Auparavant, on lui avait déjà présenté une photo du suspect en 2001. Elle ne l'avait pas reconnu. ‘A partir du moment où j'ai dit c'est pas lui’, j'ai eu l'impression qu'on ne me croyait plus”, raconte-t-elle. Elle pressent alors qu'elle vient de “faire la plus grosse bêtise de [sa] vie”.
A compter de ce moment, confie-t-elle, “je me suis sentie surveillée”. A plusieurs reprises, elle constate que la porte de son appartement, simplement claquée en partant le matin, est fermée à double tour quand elle rentre. Elle acquiert un second téléphone portable sans en référer à la juge Laurence Levert, qui la contacte pourtant à ce nouveau numéro.
Alors, le 10 mai 2005, quand elle est convoquée sans plus de détail, elle n'est pas sereine. Elle n'a pas été préparée à ce qui va suivre. Parmi la dizaine d'hommes alignés de l'autre côté de la glace sans tain, elle ne reconnaît pas Yvan Colonna. Elle ne remarque pas plus Alain Ferrandi, ni Pierre Alessandri, qui ont pourtant reconnu tous deux leur présence sur les lieux du crime.
“Je n'y arrivais plus, reconnaît-elle. Trop de pression… C'aurait pu être ma mère, je ne l'aurais pas reconnue.”
“Nous tenons les tueurs”
Noélie Caitucoli n'a été convoquée qu'une seule fois pour identifier des suspects. C'était quelques jours après les faits, quand les enquêteurs avaient arrêté, sur la foi de témoignages concordants, des jeunes d'origine maghrébine. A cette époque, le ministre de l'Intérieur, Jean-Pierre Chevènement, déclarait : “Nous tenons les auteurs, reste à identifier les commanditaires.”
L'intervention de Noélie Caitucoli avait permis de disculper les personnes interpelées. Malgré cela, elle n'a jamais été confrontée aux suspects interpelés en mai 1999, qui ont reconnu leur participation à l'assassinat.
Plus de neuf ans après, elle répond souvent : “Je ne me souviens plus” aux questions de la Cour et des parties. Quand elle se risque à replonger dans sa mémoire trouble, elle s'y embourbe. Le président Coujard lui-même la tance : “Vous n'avez pas de mémoire, Madame, habituellement ? ‘
L'avocat général ne manque pas l'occasion de la bousculer sur ses contradictions. Elle se vexe, le renvoie dans ses cordes :
Si vous l'aviez fait un peu plus tôt, ce procès, je pense que tout serait plus clair.’
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De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 12H43 | 22/11/2007 |
Et que dire du haut fonctionnaire, ami du préfet Erignac, qui ne se souvient que de deux personnes et pas trois et qui, en outre, n'a pas reconnu Colonna à la télé lorsqu'il a annoncé qu'il prenait le maquis ?
Et que dire du maire de Neuilly qui reprochait que l'on ne mette pas assez de moyens, alors que le fils Colonna était scolarisé avec les fils Sarkozy ? En tant que maire de Neuilly, il était officier de police judiciaire, non ? ne se devait-il pas de fournir les renseignements dont il disposait ? Cela aurait pu permettre de faire UN procès et pas deux morceaux qui sèment (c'est le moins que l'on puisse dire) le trouble…
Fabien
http://menilmontant.noosblog.fr/
à FabiendeMénilmontant
De lamichael
21H55 | 22/11/2007 |
et si colonna était coupable
coupable d'avoir quitté l'organisation corse
car si il l'avait vraiment tué ce préfet pour le compte de l'organisation
il me semble que cet même organisation aurait tout fait en retour pour le protéger
a vie
au contraire,certains ont fini par le donné
au lieu de le plomber
pour ceux la,le fait qu'il vie
en étant un martyr de la république française leurs rapportent plus que sa mort
mais qui alors ?
quelqu'un de l'autre organisation
l'officielle
pas elle directement
mais un de ses subordonnés
pourquoi ? ? ?
a l'histoire de le dire
c'est juste une petite théorie
COURAGE COLONNA
à lamichael
De
22H08 | 22/11/2007 |
Oui,courage Monsieur Colonna…
à FabiendeMénilmontant
De
22H49 | 22/11/2007 |
Extrait d'un article du Figaro qui explique pourquoi certaines personnes n'ont vu que 2 hommes et non 3 ! :
Claude Erignac avait été tué le 6 février 1998 à 21H05 alors qu'il marchait seul dans une rue d'Ajaccio pour se rendre au théâtre où il devait rejoindre son épouse. Selon les enquêteurs, Pierre Alessandri se trouvait à l'entrée de la rue et faisait le guet, alors qu'Alain Ferrandi se trouvait au côté d'Yvan Colonna, le tueur présumé, en fuite depuis quatre ans.
Refusant de s'expliquer sur les détails de l'assassinat, les deux hommes ne sont pourtant pas revenus sur la version qu'ils ont donnée en 1999 lors de leur arrestation et qui présente Yvan Colonna, aujourd'hui en fuite, comme le tireur.
Toujours selon la version de l'accusation, Alain Ferrandi accompagnait le soir du crime Yvan Colonna tandis que Pierre Alessandri se trouvait non loin, en « couverture ».
à FabiendeMénilmontant
De
13H17 | 23/11/2007 |
le fils Colanna scolarisé avec les fils Sarkozy ?
Peut on avoir plus de précisions ?
De
14H09 | 23/11/2007 |
il me semble avoir lu sur ce site (ou peut être ailleurs) que la 1e épouse du ministre de l'intérieur de l'époque (ns) est corse. Cela explique probablement la scolarisation des enfants en corse. Il me semble effectivement me rappeler que les enfants se connaissaient.
De
12H52 | 22/11/2007 |
Et si c'etait pas lui ?
On s'en fout, ce sera lui qui sera condamné..parcequ'ils ont personne d'autre et qu'il faut un coupable ! ! Vous vous rendez compte, un meurtre de prefet sans coupable !
rv
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 14H37 | 22/11/2007 |
A-t-on réellement jugé les assassins du préfet d'Eure-et-Loire, Jean Moulin ?
Mais il faudra bien condamner quelqu'un (qui n'a pas déjà été jugé, bien sûr).
Fabien
http://menilmontant.noosblog ; fr/
De skalpa
actif et militant ? | 15H11 | 22/11/2007 |
On pourrait dire que l'on s'en moque, c'est vrai…
mais si ce n'est pas Colonna, c'est bien quelqu'un d'autre…
Un indépendantiste ? un barbouze (remember les paillottes) ? Un crime crapuleux ? etc etc…
C'est pour ça que cela arrangerait beaucoup de monde s'il était coupable.
Le président en premier, car n'avait-il pas déclaré en tant que ministre de l'intérieur, lors de son arrestation que la police avait interpellé « l'assassin du préfet », déclaration pour laquelle il a été attaqué puis relaxé…
Enfin, sans tomber dans la parano, on peut se demander ce que NS cherche en Corse ?
http://kprodukt.blogspot.com
à skalpa
De
19H28 | 22/11/2007 |
Joli clin d'oeil à René Goscinny, décédé il y a trente ans.
Ceci dit, je préfère encore la version originale.
Thomas GREDAT
De supprimé à la demande du riverain 28.04.09
16H21 | 22/11/2007 |
Il doit être acquitté au bénéfice du doute..
Le tueur si j'ai bien compris est tout petit…
ou vraiment petit ?
à supprimé à la demande du riverain 28.04.09
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 09H10 | 23/11/2007 |
Ah… je connais un gars de petite taille… il a même été ministre de l'Intérieur à deux reprises.
Fabien
http://menilmontant.noosblog.fr/
à FabiendeMénilmontant
De supprimé à la demande du riverain 28.04.09
20H52 | 23/11/2007 |
Puis-je t'aider à faire un portrait-robot (sur ton blog)du Monsieur que tu connais ?
Si cela pose problème,car c'est peut-être un ami à toi,alors on discutera avant de la présomption d'innocence.
Tchao bonsoir….
De
17H02 | 22/11/2007 |
on ne peut pas vraiment dire que vous foutez la paix à la justice, vous et votre boule de cristal.
Il y a un procès, qui sert à savoir si un homme est coupable de meurtre. Il est normal que ça se batte dans le prétoire.
De
13H12 | 22/11/2007 |
Oui surtout que ça serait mal vu qu'on dise que notre président omniscient s'était planté quand il a dit « nous avons arrêté l'assassin du préfet Erignac »..
De abas50
parisdailleurs.canalblog.com | 13H14 | 22/11/2007 |
Vu de l'extérieur, ce procès pourrait être comparer à une comédie burlesque sauf qu'un préfet a été tué. « Il y en avait 2, non 3 tueurs, un petit non un grand blond avec une chaussure noire…
Cela doit être dur à supporter pour la famille Erignac !
Quand aux gouvernements successifs, ils ont refourgué la patate chaude à la justice. Lamentable ! ! !
http://parisdailleurs.canalblog.com
à abas50
De
13H28 | 22/11/2007 |
« Quand aux gouvernements successifs, ils ont refourgué la patate chaude à la justice. Lamentable ! ! ! »
C'est epu etre un peu a cela que sert la justice non ?
à abas50
De
14H22 | 22/11/2007 |
sauf qu'il y a un prefet tué ET colonna en taule depuis un petit moment !
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 14H38 | 22/11/2007 |
… et vraisemblablement pur un moment.
Fabien
http://menilmontant.noosblog ; fr/
De
13H22 | 22/11/2007 |
Quand on a arrêté Colonna, Sarkosi a déclaré : la police française a arrêté l'assassin du préfet Erignac. Bonjour la présomption d'innocence ! Il va être difficile de prouver le contraire aujourd'hui, ça ferait désordre. Par contre pour Chirac, alors là…DM
De Manille
13H24 | 22/11/2007 |
Et si la justice n'était pas en mesure de prouver formellement la culpabilité de colonna… cela prouverait que Mr Sarkozy a belle et bien violé la présemption d'innocence… plainte d'ailleurs à son encontre qui n'a pas abouti… cherchez l'erreur !
à Manille
De
13H59 | 22/11/2007 |
Tout a fait d'accord avec vous mais je dirai que même si il est coupable, SARKOSY a violé la presemption d'innocence !
C'est le principe il me semble !
rv
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 14H41 | 22/11/2007 |
Judicieuse réflexion, qui me fait mettre cent francs dans le nourrain.
Toutefois, il faudra attendre cinq ans, ou deux fois cinq ans, et on en revient au Chi (en moins vieux et pour moins grave pénalement).
Fabien
http://menilmontant.noosblog ; fr/
De
13H23 | 22/11/2007 |
Quel risque encourt le temoin qui identifie formellement Collna comme etant le tueur d'Erignac ? bonne question.
Mettez vous à sa place. bon conseil.
De
14H11 | 22/11/2007 |
Quel risque encourt le témoin qui ne reconnaît pas Colina comme l´auteur ?
N´avez-vous donc pas reconnu la peur entre les lignes de l´article ?
En Corse, on tire en l´air…
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 14H43 | 22/11/2007 |
Mais ce qu'on envoie en l'air, ça ne retombe pas ?
Pas comme l'unique balle qui a touché trois fois Kennedy ?
Fabien
http://menilmontant.noosblog ; fr/
De FREDERIC 67
14H13 | 22/11/2007 |
et que risque celui qui ne le reconnait pas !
mettez vous à sa place. bon conseil
à FREDERIC 67
De
16H21 | 22/11/2007 |
Que risque celui qui ne le reconnait pas…RIEN
De cooper59
pour la decroissance ! | 13H42 | 22/11/2007 |
Comme je l'avais dit dans un post precedent et sur le meme sujet , Colonna prendra le maximum , ils le feront plonger pour autre chose s'il le faut ,et c'est bien la seule raison pour laquelle les jurés sont des magistrats , la raison d'etat a besoin d'un coupable mediatisé , Sarko aussi et la famille de la victime , et je le reecris cette decision sera prise au nom du peuple francais , comme beaucoup d'entre nous je dis aux magistrats qu'ils ne representent qu'eux meme ,qu'ils vont encore nous pruover qu'ils sont a la botte du pouvoir ( independance de la justice ? ) de ne pas nous prendre pour des gogos , de faire leur sale besogne et de nous foutre la paix ! mais bon , en attendant on risque de rigoler un peu quand on dissequera les methodes de la police et de la gendarmerie lors de l'enquete !
à cooper59
De Gedeon Grois
14H35 | 22/11/2007 |
Je ne suis pas si sûr que vous de la condamnation annoncée d'Yvan Colonna, par ce tribunal.
Cette cour composée de magistrats et non d'un jury populaire, a déjà renvoyé à 10 mètres le gouvernement.
Par exemple, rappelez-vous l'affaire des Irlandais de Vincennes ?