
Colonna revient sur sa fuite, la cour d'assises s'en va en Corse
On n'est jamais mieux servi que par soi-même. Après les témoignages confus et troublants des membres condamnés du « groupe des anonymes » et de leurs compagnes, la défense a joué son va-tout. Les avocats d'Yvan Colonna ont demandé et obtenu mercredi le transport de la cour d'assises spéciale en Corse. Avant que l'accusé s'explique sur les raisons de sa fuite, qui a duré plus de quatre ans.
Le 21 mai 1999, Yvan Colonna ne se doute de rien. Quatre hommes suspectés d'appartenir au commando et leurs compagnes ont été appréhendés chez eux à l'aube. Il les connaît presque tous.
C'est « une journée normale » pour le berger : traite des chèvres, livraisons de bruccio (fromage de chèvre), courses au supermarché. Il a vent des arrestations par sa compagne, Pierrette Serrerri. « C'est elle qui m'appelle et me dit qu'il y a eu des interpellations », indique-t-il. Mais rien ne le perturbe : « Après, c'est l'activité normale. Je mange, je fais ma sieste. »
Le 22 mai, Stéphane Colonna (le frère) et Joseph Caviglioli (le beau-frère) reçoivent par fax un article du Monde, dans lequel les trois hommes sont cités. Les journalistes (Pascal Ceaux et Jacques Follorou) laissent même entendre qu'ils pourraient être l'objet d'une seconde vague d'interpellations :
« Stéphane et Joseph sont venus me voir à la bergerie, ils m'ont parlé de l'article. On a eu la sensation qu'on voulait nous faire porter le chapeau. Ils m'ont dit : “C'est une manipulation, il faut faire quelque chose.” On a eu une discussion de famille, on a décidé de réagir. »
Par l'entremise de Caviglioli, qui était « en relation » avec un journaliste de TF1, ils improvisent un droit de réponse diffusé au journal de 20 heures. Pourtant, Yvan Colonna n'est pas à son domicile le 23 mai au matin, quand les policiers s'y présentent pour l'interpeller.
On est dimanche et, ce jour-là, Colonna « monte aux chèvres ». Mais il n'est pas seul, à l'en croire. Qui l'accompagne ? Il ne le dit pas : « Cette personne, si elle avait voulu se manifester, elle l'aurait fait. » Tant pis pour lui.
« Moi, je suis innocent et je ne veux pas aller en prison. »
Il affirme être descendu de la montagne le 26 mai. Là-haut, à cette époque, il était injoignable. Il apprend la nouvelle en chemin, par « un hasard complet », prétend-il : « Je croise une personne qui me dit ce qui m'arrive. » Pas la peine d'insister, il tait son nom : « Je ne vois pas ce que ça change de mettre en cause des gens. »
On l'informe donc des derniers évènements. Sa photo fait la une de France Soir, barrée de la mention « Wanted, tueur de préfet ». S'il n'y avait que ça : « Je suis désigné, montré du doigt. Je suis recherché par toutes les polices de France. »
Le berger tombe de haut. « J'étais abasourdi, je ne savais même plus où j'étais, où donner de la tête », se souvient-il. « J'ai perdu quatre ou cinq kilos en deux jours. » L'anonyme croisé en chemin l'a alors « recueilli », le temps de mûrir une décision.
Colonna « pèse le pour et le contre ». D'un côté, il concède : « J'ai un gros passif en tant que nationaliste corse. » De l'autre, il y a « l'affaire du siècle » et tout ce que cela implique. « C'est la cause sacrée, insiste-t-il. Il y a une obligation de résultat. » C'est peu dire que « le pour » ne pèse pas lourd.
Il rappelle ensuite « le contexte de l'époque, des dizaines de personnes arrêtées, transférées à Paris, incarcérées pendant des mois sans savoir pourquoi ». Comme les 42 mis en examen de la « piste agricole », par exemple. Colonna livre alors la vraie raison de sa fuite :
« Je constate qu'il y a des gens qui crient leur innocence et qui pourrissent en prison. Moi, je suis innocent et je ne veux pas aller en prison. J'ai eu le sentiment que je n'aurais pas eu le droit à quelque chose d'équitable. »
« On m'a proposé de partir à l'étranger. J'ai refusé. »
Pour cette simple raison, il décide de « prendre du recul », selon l'expression qu'il s'est choisie. « J'ai fait le choix de ne pas me rendre. Je l'assume. » Mais il n'a jamais quitté la Corse : « On m'a proposé de partir à l'étranger. J'ai refusé. »
Durant tout ce temps, caché dans le maquis, il « espère que la justice va clarifier les choses », veut « pouvoir [s]'expliquer un jour ». Il attend « un geste ». Mais, tandis que « les ministres se succèdent à la place Beauvau », sa situation « ne s'améliore pas ». Colonna est resté terré, puisque « ce geste n'est jamais venu ».
L'accusation ne comprend toutefois pas pourquoi il ne s'est pas présenté aux enquêteurs, quitte à risquer la détention provisoire avant d'être disculpé, puisqu'il n'a rien à se reprocher. L'accusé n'a pas fléchi : « Vous, la prison, vous la prenez de dehors. Vous êtes toujours très larges avec les jours, les semaines et les mois de prison. Moi, ça fait quatre ans et demi que je suis innocent et que je suis en prison. »
Un transport à Ajaccio et Pietrosella mais pas de reconstitution
Il aurait pu ajouter : « Et que je n'ai pas vu mon pays. » Ce qui va changer : suite à la demande de la défense, la cour d'assises spéciale a accepté de se « transporter » en Corse, à Ajaccio et Pietrosella, avant les plaidoiries et les réquisitoires prévus lundi.
Pouvait-il en être autrement, alors que le président Dominique Coujard a reconnu que « des hypothèses nouvelles ont été abordées » depuis l'ouverture des débats, et qu'il serait inconvenant de paraître partial avant de délibérer ? Sauf que ce « transport » ne prévoit aucune nouvelle reconstitution des faits, même pas avec le concours de figurants. Il n'inclut ni les témoins visuels, ni les six membres condamnés du commando. Quant à l'accusé, « on ne peut le contraindre à faire des gestes qu'il dit n'avoir pas commis », a expliqué le président.
La cour est ainsi tombée dans le « piège habile » que lui a tendu la défense, selon Me Benoît Chabbert, avocat des parties civiles. « On va regarder une rue, une gendarmerie et on reviendra ici pour plaider », a-t-il déploré. « C'est beaucoup d'argent et beaucoup d'émissions de gaz à effet de serre pour rien. »
La défense, elle, considère cette procédure « indispensable à la manifestation de la vérité ». Elle aura lieu à huis clos. Une dérobade ?
- 6638 visites
- Version imprimable
Vous avez aimé cet article ? Achetez votre plaque et soutenez l'indépendance de Rue89
Appelez le 08 99 78 00 93 (1,68 € / appel)
Envoyez « RUE » par SMS au 81027 (1,5 € / SMS)
En savoir plusAccrochez une plaque Rue89 sur votre page de membre et dans vos commentaires. Votre plaque, qui comportera votre numéro de riverain, apparaîtra pendant un mois.
123456
Rentrez le code que vous recevrez dans le cadre ci-dessous pour activer votre plaque

























39
(Pour réagir, connectez-vous)
De Campilles
Catalunya Nord (66) | 12H41 | 06/12/2007 |
Décidément, sa ligne de défense tient la route, même si beaucoup ne voudront pas l'entendre… Entre lui, ceux du commando qui l'ont accusé puis ont tout retiré, dont un qui s'accuse maintenant d'être le tireur, les policiers des différents services qui ont gambergé et mis en prison des dizaines d'innocents avant de les relacher l'air de rien, qui se sont tiré dans les pattes lors des enquêtes, les pressions ministérielles pour avoir des résultats durant ces 5 ans… où est la vérité ? Bon courage aux magistrats pour tirer de ce procès des conclusions claires et finir par être sûrs d'eux ! Quelle que soit leur décision, je crois qu'on ne saura jamais…
Et j'entends déjà des réactions enragées à mon message, par des lecteurs sûrs d'eux et de la culpabilité de Colonna, qui n'acceptent pas qu'on doute… Il n'est pas facile en effet d'accepter d'ouvrir les yeux pour finalement y voir flou ! ! ! C'est pas rassurant !
à Campilles
De
22H15 | 06/12/2007 |
au contraire nle procès m'a convaincu de sa culpabilité :
les femmes qui ne veulent se souvenir de rien, les autres accusés qui ne crie pas à l'erreur judiciaire et donnent des phrases bizarres même Colonna se lève et dit : « ça ne me convainc pas ! »
De
13H05 | 06/12/2007 |
JE suis d'accord
De
13H22 | 06/12/2007 |
On a supprimé la peine de mort pour éviter de condamner des innocents.
Ici, on voit bien que ce procès repose sur une série d'incohérences et de non preuves. Dans le doute, je crois qu'il est évident qu'il faut l'acquiter.
Je préfère voir un assasin en liberté qu'un innocent en prison.
De
18H28 | 06/12/2007 |
« Je préfère voir un assasin en liberté qu'un innocent en prison »
C'est vrai que dans l'intervalle la République a nommé d'autres préfets en Corse….Comme ça le tueur pourra trouver d'autres cibles.
De
13H32 | 06/12/2007 |
Corse d'origine et aimant enormement cette ile je suis profondement affectee par cette loi du silence et cette Omerta qui font que la Corse peut etre parfois consideree comme un etat de non droit… Colona innocent ou coupable je n'en sais rien et je serais tentee de dire que je m'en moque s'il n'y avait pas la famille de la victime qui merite bien de connaitre enfin la verite et que justice soit faite. J'ai moi aussi bien peur que la verite ne soit jamais devoilee ds cette affaire comme dans bien d'autres helas… Je suis ulceree par ces mafieux, ces nationalistes qui soit disant par amour de leur « pays » bafouent les lois et font preuve d'un inadmissible manque de respect. J'aimerai que les Corses aient la force de se reveiller et de se rebeller contre cette poignee de terroristes qui les terrorisent… Plus facile a dire qu'a faire surtout quand on ne vit pas en Corse et que l'on est donc pas expose directement a cette pression… mais la Corse merite mieux que cela.
De
13H33 | 06/12/2007 |
L'avocat Lemaire se moque de la présomption d'innocence.
De même que maître Leclerc autre « droit-de-l'hommiste “, partie civile dans l'affaire Omar
Raddad.
De mathieu-s2
13H44 | 06/12/2007 |
On nous informe sur le déroulement du procès. Très bien.
Mais pourquoi tel ou tel internaute prend-il sur lui-même de décider : « je crois qu'il est évident qu'il faut l'acquitter » ?
Confusion des genres.
C'est à la cour d'assise de décider. Ensuite, selon les décisions, il y aura des voies de recours.
En tout cas, cela fait plaisir de voir que alors que lors de son arrestation Tsarko avait déjà condamné cette personne, en fait finalement une procédure équitable est maintenant en cours. Et tant mieux si elle un peu « trop » équitable… Quelqu'un qui a été condamné par avance par l'autorité politique, pourchassé comme ennemi public numéro 1, dont l'arrestation a été instrumentalisée politiquement est finalement jugé dans des conditions plus équitables. C'est une bonne chose.
Le simple fait que le procès « n'est pas si simple » est un camouflet pour notre grand gesticulateur.
Ce qui ne préjuge en rien de ce qui s'est passé ni de ce qui sera finalement décidé.
De marv d_ar saout
17H08 | 06/12/2007 |
un homme qui produit du Brocciu et qui fait la sieste ne peut pas être foncièrement mauvais…
c'est marrant, je n'arrive pas à retrouver la source (radio ou presse ou web ? ? ? ) mais je me souviens d'un témoignage faisant part de la réticence du Prefet Erignac à accepter ce poste en Corse….
on pourrait alors supputer beaucoup de choses sur l'interêt de cette nomination, quant au nanogesticulateur précoce, rien d'étonnant à ce qu'il déclare coupable d'entrée de jeu tout ce qui le dépasse (au propre comme au figuré)
tiens, à propos, comment on dit Outreau en Corse ?
à marv d_ar saout
De
00H02 | 07/12/2007 |
on dit Outré
De cinghiale
14H11 | 06/12/2007 |
Je fais partie des gens qui ont trouvé abominable qu'un homme bon, père de famille, apprécié de tous ait été abattu parce qu'il représentait un symbole d'un Etat pseudo-colonial. Et quand Sarko a crié victoire à l'arrestation de Colonna j'ai trouvé ça normal, tant il était juste que le 7ème homme soit arrêté, « juste » en fonction des éléments passionnels que nous connaissions. Mais maintenant que la justice fait correctement son travail d'analyse dépassionnée, et que la presse nous informe objectivement, oui je n'ai pas honte de réviser mes sentiments et mon opinion initiaux en estimant qu'il y a désormais un doute magistral sur l'éventuelle culpabilité de Colonna.
à cinghiale
De
17H24 | 06/12/2007 |
une belle gueule, de bons avocats et une ile ou l'on peut fuir pendant un temps avec la complicité de certains de ses habitants ! ! Oui il est certaint on peut douter dans un sens ou dans l'autre à la Jacques Dutronc retournant sa veste. C'est vrai que lui aussi à une propriété en Corse ^^
Laissons la justice décider, il est certain que cette fausse reconstitution n'apportera rien de nouveau dans la connaissance du dossier.
Enfin passons et attendons la conclusion, plus tard on pourra toujours en faire une série tv.
Fr@n6 le papoteur briard
De marv d_ar saout
14H25 | 06/12/2007 |
le 4 juillet 2003 Colonna est arrêté et jugé coupable dans la foulée par le nain de jardin…
le 6 décembre 2007, Le Fuhrer du Merlu annonce tout de go qu'il va se facher si Ingrid Bethancourt n'est pas libérée IMMEDIATEMENT…On a ressenti immédiatement une hausse inexorable de la consommation de Lexomil chez les membres des FARC…
Trrrrremblez Missssérrrrrables ! ! ! SpiderSarko veille !
à marv d_ar saout
De
18H32 | 06/12/2007 |
Les allusions au physique de Nicolas Sarkozy sont d'une bêtise et d'une nullité rare…
Il n'y a que la gôche pour se laisser aller à ces bassesses.
Est-ce qu'il faut appeler madame Royal « Gros cul »
monsieur Hollande « Gras du bide », monsieur Besancenot le « fessier sur patte », ou monsieur Strauss-Kahn « Coco bel oeil » pour se mettre à votre niveau ?
De
22H11 | 06/12/2007 |
Il faut pas te pousser beaucoup , droitier, pour que tu eructes et degueulles !
De
05H00 | 07/12/2007 |
Allez donc faire un tour sur le forum du Figaro et vous verrez si les gens se laissent aller à ces allusions méprisables.
De marv d_ar saout
14H28 | 06/12/2007 |
Excusez moi monsieur, auriez vous du feu s'il vous plaît ?
Préfet Bernard Bonnet
De
15H55 | 06/12/2007 |
caviglioli de quoi est il mort ?
brocciu et pas bruccio il faudrait apprendre le corse çà fait 200 ans qh'on est la.ce n'est pas du fromage de chevre.la riccotta vous connaissez ?
De
16H22 | 06/12/2007 |
Il y a du brocciu de chevre.Celui de Piana,pas loin de Cargese,est délicieux.Bientot,apres la naissance des cabris on entrouvera sur le marche.
De jmetjm
16H28 | 06/12/2007 |
On reproche souvent a la justice d'aller trop lentement.Cette dernière ayant été plusieurs fois échaudée par des enquêtes policières bâclées et dont il faudrait réformer les méthodes plutôt que de réformer la justice.L'affaire Dills,Outreau où certains ont fait des aveux allez savoir sous quelles pressions et dont la justice a reconnu par la suite la totale innocence ,les premiers inculpés dans l'affaire du préfet puis aquités par la justice alors que les enquêteurs juraient de leur culpabilité.Police et gendarmerie font mal leur travail,la pression exercée sur les enquêteurs par les pouvoirs publics pour obtenir des résultats font qu'ils recherche plus un coupable que le coupable.Peut être que Colona est coupable.Bien malin qui peut le dire aujourd'hui.On reproche souvent à la justice d'aller trop lentement et c'est peut être mieux comme ça.
De cinghiale
17H06 | 06/12/2007 |
A courageuse anonyme de 13h32 : n'amalgame pas nationaliste à mafia comme le font tant d'esprits réducteurs. Un nationaliste c'est juste quelqu'un qui souhaite « à tout prix » que l'identité de sa culture soit préservée. Certes, des mafieux s'infiltrent dans la crise générée. Et des porte-flingues aussi. Et la notion d'identité culturelle est floue. Et propice à des dérives xénophobes. Pour autant, fondamentalement, le nationalisme corse n'est qu'un acte d'amour romantique envers sa terre contre ceux qui ont intérêt à ce que rien ne change ; et contre, ce qui est plus compliqué, tous les indifférents majoritaires noyés dans une modernité mondialisée et dépersonnalisée. Et qu'on n'objecte pas que pour garder sa culture il faut forcément une rupture conflicturelle avec la francitude, une indépendance-braderie calamiteuse à l'algérienne : les Ecossais ont obtenu un statut d'état associé vis à vis de l'Angleterre sans avoir guère plus de spécificité culturelle. Juste un peu de compréhension réciproque…
à cinghiale
De Yémanja
15640
Toulouse | 17H33 | 06/12/2007 |
Hélas tous les nationalisme finissent dès qu'ils dépassent le domaine culturel en fascisme.
Sortons du romantisme des années 70 pour le FLNC. Actuellement ce ne sont que des FASCISTES, je le dis et redit. Idem pour ETA !
Parler de pureté de la race (comme JG Talamoni ou comme les basques d'ETA) c'est du Fascisme tout simplement.
Tirer dans la tête de deux policier désarmés ou d'un préfet qui va au théâtre ; je ne vois pas d'acte de résistance ou de gloire mais de honte.
L'Espagne et la France sont des états de droit quoiqu'on en dise et les luttes armées régionales une atteinte à cet état.
à Yémanja
De Campilles
Catalunya Nord (66) | 23H37 | 06/12/2007 |
Allons, comment quelqu'un de Tolosa, sensé être plus ouvert sur le monde et ses différences, fut-ce à l'intérieur des frontières de l'état français, peut-il être aussi jacobin, « institutionnalomane », parisien nombriliste ! La France, officiellement « une et indivisible », l'est parce que Paris l'a décidé et imposé, y compris par les armes, que ça vous gêne ou non… Et je ne polémique pas, car l'histoire de nos pays dans la France s'étale sur plusieurs siècles, donc passons et vivons en paix… mais quand même, si Paris avait décidé d'un état fédéral en 1789, pour le bien de ses concitoyens, au lieu d'imposer sa vision de l'état central à coup de pied au cul à la france périphérique, ça aurait une autre gueule, la tolérance mutuelle !
Et la place de la France dans le monde, la francophonie, la voix de la france, le pays des droits de l'homme, le pays le plus beau le plus fort le modèle de l'humanité, c'est pas du nationalisme français au romantisme dépassé, ça ! ! !
Allons, tous les nationalistes et autonomistes basques, bretons, catalans, corses, occitans, etc… ne sont pas des terroristes avides de sang ! !
Et allez traiter les québécois de fascistes, tiens ! et les tchèques, les slovaques, les estoniens, lituaniens, les écossais, les irlandais… Non, il y a le nationalisme d'extrême droite (évidemment qu'il existe ! ) mais aussi un nationalisme qui permet d'exister par soi-même pour mieux s'ouvrir sur les autres langues et cultures, en paix avec soi et les autres… si, si ! !
à Campilles
De Yémanja
15640
Toulouse | 21H53 | 07/12/2007 |
Bonsoir,
Tout d'abord j'habite Toulouse et ne suis donc pas forcément ou obligatoirement Toulousain(e). Il faut se méfier des premières évidences…
J'ai écris et le redit que lorsque le nationalisme dépasse le folklore cela devient du faschisme - je ne suis pas le seul à le penser, mais ce n'est pas tendance.
J'aime bien la sardanne de catalogne nord ou sud (je m'en fout), les coeurs basques mais désolé ni ETA ni vos voisins de quartier qui nous traitent de Gabach !
Je suis citoyen(ne) du monde et pas de issus de quelque part comme disait Georges Brassens.
Désolé de n'être pas d'accord avec vous.
Si l'on veut absolument classer mon origine on finit par parler de race, je suis simplement du nord de la méditerranée si une localisation vous est importante.
à Yémanja
De Campilles
Catalunya Nord (66) | 23H22 | 07/12/2007 |
Je continue à maintenir qu'on peut se sentir de quelque part, sans pour autant rejeter les autres, ni glisser dangereusement vers la notion de race. Cette version du nationalisme est complètement conne, puisque tout le monde est métissé, particulièrement sur nos territoires européens. D'ailleurs, je me fous complètement des origines : quelles sont les miennes, et sur combien de générations ? j'ai des amis kabyles, arabes, vosgiens, parisiens, qui sont catalans « sans l'être » par les origines, mais le sont par le coeur, c'est leur choix et c'est là l'essentiel. Et bien évidemment, ça n'a rien à voir avec une quelconque exclusion, xénophobie, rejet, etc… Quant à mes « voisins » qui vous traitent de gavatx (« étranger », dans le sens de « occitan »), ils sont de deux catégories : les cons (comme partout) et ceux qui le disent amicalement, sans rejet aucun, comme on interpelle un cousin éloigné…
Et arrêtons de croire que défendre une culture c'est si simpliste que ça : terroriste sanguinaire ou faire de la danse folklo et manger le plat local. Etre français, c'est aussi simple que ça aussi, être le touriste prétentieux donneur de leçons et sans-gêne, ou le mangeur de steack-frite et de baguette ? Non, la culture, l'histoire, la vie, c'est autre chose…
Je suis citoyen du monde, parce que j'existe en tant que citoyen (de quelque part), et sans me contenter d'être « un imbécile heureux qui est né quelque part ».
Fraternellement votre
à cinghiale
De
20H23 | 06/12/2007 |
A Cinghiale
Merci pour ta reponse a mon commentaire
Je partage ton opinion pour certains points, mais que represente reellement la part de « l'acte d'amour romantique envers sa terre » dans le nationalisme Corse aujourdhui ? J'aimerai sincerement pouvoir croire que l'unique motivation des nationalistes c'est l'amour sans faille qu'ils portent a leur ile et leur culture… et encore, meme si c'est le cas, est ce une raison pour agir de la sorte ? Dans mon village des continentaux qui pour le coup aimaient vraiment la Corse ont tout plaque pour venir y vivre et construire une maison avec leurs modestes moyens et avec un immense respect envers les Corses, en faisant tout naturellement marcher les commerces et les professionnels locaux. Et bien ca n'a pas plus a certains : leur maison a ete plastiquee et ils ont subi pressions, harcelement, et cruaute gratuite. Au nom de quoi ? Quel danger ces gens la representaient-ils pour la culture corse ? Pour moi c'est de la cruaute, du racisme, du terrorisme, de la betise mais pas de l'amour romantique.
J'aime sincerement et passionement la Corse, la terre, la mer, les montagnes - et je condamne ce genre d'actes perpetres par certains au nom de « l'amour » de la Corse.
De
17H20 | 06/12/2007 |
1/ Colonna n'a cessé de crier son innocence depuis le début
2/ un autre que lui s'accuse d'avoir tué le préfet
3/ vu les circonstances actuelles, et surtout l'absence de preuves, il peut parfaitement être innocenté au bénéfice du doute
4/ justement en parlant doute, il vaut mieux laisser courir un assassin que condamner un innocent.
PS honte sur ces membres du « commando » qui ont tué un innocent, ravalé au rang de « symbole » selon eux, même maintenant, qui ont brisé et la famille du préfet, et leur propre famille.
De
18H43 | 06/12/2007 |
Tapie nous expliquait qu'il mentait de bonne foi, Strauss Kahn, qu'il faisait des faux pour établir la vérité.
Colonna explique qu'il s'est caché pendant 4 ans pour mieux laisser la justice faire son travail…
Allez un peu de courage les cagoulés ! ! !
C'est moins drôle d'être devant ses juges que de se mettre à sept pour tirer dans le dos d'un homme sans arme n'est-ce pas ? ? ? …
De
22H16 | 06/12/2007 |
C'est clair !
De
00H11 | 07/12/2007 |
incroyable toutes ces certitudes, majoritairement celles de Sarkosy, on a l'assassin, pourquoi essayer de savoir ?
l'explication de sa fuite est parfaitement cohérente( le record de la détention préventive,7 ou 8 ans, est tout de même détenue par un corse,même pas coupable… simple exemple)
Au procès Marion a « la certitude » de la culpabilité, les 2 premières années, il en avait d'autres, le 27/11 il dit sur RTL : « le sabottage de l'enquète empêche aujourd'hui de connaître le véritable assassin du Préfêt »
Vous êtes sûr qu'en condamner un, n'importe lequel, suffira à sauver la vie des autres préfêts ?