
C'était la journée des femmes muettes au procès Colonna
La loi et le silence sont inconciliables. Les femmes des condamnés sont restées, pour ainsi dire, muettes sur la responsabilité d'Yvan Colonna dans l'assassinat du préfet Érignac. Comme prévu, Didier Maranelli n'est pas revenu sur sa rétractation. En 1999, il désignait Colonna comme l'un de ses complices. Aujourd'hui, c'est « un innocent ». Juré.
Son ex, Valérie Dupuis (elle s'est mariée depuis), a fait >vaciller la défense. Dans ses premiers aveux, Yvan Colonna était chez elle le matin du 7 février, alors que d'autres témoignages le situaient chez les Ferrandi, à Ajaccio. Depuis 2005, elle a changé de version. Désormais, elle est « incapable de donner une date. »
« En quoi ça vous gêne de dire la vérité ? “
Jeanne Ferrandi, l'épouse d'Alain (le couple est en instance de divorce), ‘idéologue’ du commando (condamné à la réclusion criminelle à perpétuité), a ‘tiré le rideau’. Selon ses aveux originels, son mari est rentré au domicile conjugal après l'assassinat, accompagné de Pierre Alessandri et d'Yvan Colonna. En est-elle toujours sûre ? ‘Je ne sais pas’, répond-elle invariablement.
Nicole Huber-Balland, la compagne de Joseph Versini (15 ans de réclusion criminelle), n'en a guère dit plus. ‘J'ai essayé d'oublier ce qui avait été dit. J'ai tourné la page aussi vite que possible.’ Lors de sa garde-à-vue, elle a donné cinq noms : Versini, Ferrandi, Alessandri, Istria et Colonna. Avant les interpellations, elle savait son mari impliqué : ‘Je lui avais toujours dit : Tu vas finir en prison.’ ‘
Elle parle peu. L'avocat général pressent qu'elle ne dit pas tout : -Qu'est-ce qui vous rend confuse aujourd'hui ? D'avoir donné ces noms ou un en particulier ? -Je ne peux pas répondre à la question.
-En quoi ça vous gêne de dire la vérité ? -Je ne souhaite pas répondre à la question.’
Le policier : ‘Je ne lui ai pas cité les noms’
A-t-elle avoué sous la contrainte ? ‘Je n'ai pas été maltraitée, on ne m'a pas frappée. Mais on a crié. On m'a dit que si je ne parlais pas, on dirait à mon fils que son père est un assassin. Je me souviens que la personne qui disait ça était rouge, elle criait Assassin ! assassin !
Neuf ans plus tard, Bernard Gence est nettement moins rouge. Mais toujours aussi ferme : On est un service de police de la république française. J'ai des valeurs, je m'attache à les respecter.’ En professionnel, ‘j'ai bien analysé son stress’, explique-t-il. ‘Je suis de nature courtoise’, ajoute-t-il.
Il a même poussé la délicatesse jusqu'à montrer à sa cliente le procès-verbal d'Alessandri, où figurent les noms qu'elle a donné une heure plus tard. ‘Je n'avais pas assez d'éléments pour la secouer’, reconnaît-il. La suite relève de la maïeutique.
‘Je ne lui ai pas cité les noms. Donner les noms trop rapidement, c'est dangereux et contre-productif’, affirme-t-il dans un premier temps. ‘Je lui ai lu le passage où son compagnon est mis en cause’, admet-il ensuite. ‘Je lui ai montré le PV, mais elle n'a pas eu le temps de le photographier’, assure-t-il enfin.
Quelques minutes auparavant, Nicole Huber-Balland a décrit le document, où figurent ‘les noms, les uns sur les autres, en haut de page’, sans se tromper. Bernard Gence est agacé : ‘Je ne lui ai pas donné lecture du PV, point final.’ Parole contre parole
‘Je n'avais qu'une seule envie, c'était de sortir, de rentrer chez moi’
Michèle Alessandri a joué la même partition, à quelques nuances près : ‘Je garde en moi des souffrances et des humiliations qu'on m'a fait subir en garde-à-vue. On me disait qu'on garderait mon mari, que ce serait pour longtemps et que moi aussi, que je ne reverrai plus mes enfants.’
Elle évoque les compagnes de Jean Castela et de Marcel Lorenzoni, qui ont passé de longues semaines en détention préventive ‘pour rien’, à l'instar de leurs conjoints. ‘J'avais peur d'aller en prison’, ajoute-t-elle. ‘Je n'avais qu'une seule envie, c'était de sortir, de rentrer chez moi’, se souvient-elle. Dans la précipitation, ‘je signe, je ne relis pas’ les procès-verbaux.
Jérôme Broglio, qui a procédé à son interrogatoire, n'en garde évidemment pas la même image : ‘C'est vraiment un récit spontané de la part de Michèle Alessandri. Elle dit vraiment ce qu'elle a vu, pas ce qu'elle a entendu, ni ce qu'on lui a rapporté.’ Mieux encore : ‘Elle se libère de ce secret, dont elle n'a jamais pu parler à qui que ce soit.’
Sa supérieure hiérarchique de l'époque, Françoise Dufour, la joue presque modeste : ‘Je pense que la pression, elle se l'est mise toute seule.’ Admettons. Lui a-t-elle suggéré le nom d'Yvan Colonna ? ‘Non, absolument pas.’ Madame Alessandri a-t-elle eu connaissance des aveux de Didier Maranelli ? ‘Je pense que oui.’ C'est clair, concis et probablement contradictoire.
‘J'avais accusé Monsieur Colonna à tort’
Pendant sa garde-à-vue, Michèle Alessandri donne force détails compromettants sur l'emploi du temps de son mari. Le lendemain de l'assassinat, au matin, elle passe chez les Ferrandi récupérer son époux. Elle aperçoit Colonna dans leur salon. ‘Il n'était pas là’, jure-t-elle aujourd'hui.
Pourquoi l'a-t-elle nommé, alors ? ‘J'ai donné des noms sans penser aux conséquences’, prétend-elle d'abord. Puis : ‘On me lisait des noms, je n'ai fait que les répéter.’ Enfin : ‘C'est des gens que je voyais plus ou moins souvent, j'ai cité Yvan comme j'aurais pu citer un autre.’
Elle a mis plusieurs mois à s'apercevoir de son erreur. Comme tous les membres du commando, comme toutes les épouses et conjointes, elle s'est rétractée. ‘Parce que j'avais accusé Monsieur Colonna à tort’, maintient-elle.
Depuis, son mari s'accuse d'avoir tiré sur Claude Erignac. Le croît-elle capable d'un tel geste ? ‘Je suis sa femme, je ne veux pas répondre à cette question. Il ne tient pas des propos en l'air. Vous n'aurez qu'à le lui demander.’ Il sera à sa place lundi. Nul doute qu'on lui posera la question.
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De
15H38 | 01/12/2007 |
Après toutes ces contradictions, trous de mémoire et versions différentes , on est sûr que d`une chose : tout le monde ment.
De thélonious
17H24 | 02/12/2007 |
Ca nous donne une petite notion du climat de plomb qui règne sur cette ile.
Celui (ou celle) qui l'ouvre risque gros, tout le monde se connait, s'épie, se commente.
Ca s'est vaguement détendu ces dernières années, les gens étant occupés à consommer, comme partout, mais ça reste vraiment peu respirable, comme coin.
Pauvre corse…
De
16H07 | 01/12/2007 |
et les flics les premiers
De
16H27 | 01/12/2007 |
pourquoi si peu de médiatisation de ce procès a la télé ? ? on nous a pourtant présenté ce procès comme « le procès du siecle » nous endormiraient-on ? ? ? et que dire du vide de ce dossier, aucune preuves matérielles et des experts en balistique qui innocente formelement colona,pourtant on constate une ferme intention de la part et de l'accusation et de certain membre du gouvernement de condanner cet homme…mai une chose est sure : tout le monde ment…
De Lautret
17H10 | 01/12/2007 |
Prétendre que les audiences de ce procès prouvent qu'il n'existe aucune preuve de la culpabilité de Colonna rélève purement et simplement de la plaisanterie et du mensonge pur et simple.
Il faut donc une nouvelle fois rappeler que Colonna a été dénoncé par ses complices, alors que les policiers ignoraient jusqu'à son nom. Que les aveux des autres participants à l'assassinat du Préfet Erignac ont été réitérés devant les enquêteurs à plusieurs reprises, corroborés par les dépositions de leurs épouses ou compagnes, répétés devant les juges d'instruction ALORS QU'ILS ETAIENT ASSISTES PAR LEURS AVOCATS, et que ce n'est que dix-huit mois plus tard qu'ils se sont tout à coup souvenus, avec un bel ensemble, qu'il s'étaient trompés, qu'ils n'avaient pas bien compris les questions qui leur avaient été posées successivement par les enquêteurs et les juges d'instruction… Un peu de sérieux et aussi un peu de dignité de la part de ces prétendus « hommes d'honneur » seraient les bienvenus…
à Lautret
De
19H13 | 01/12/2007 |
Des faits ! ! ! Tu peux nous citer des faits ? Quand certains ont le droit à la présomption d'innocence Colonna est déjà condamné…par sarko. Elle est ou la justice ?
à Lautret
De JAMBON.BEURRE
"Soyons realiste , demandons l'impo... | 01H51 | 02/12/2007 |
Je suis pas d'accord le préfet bonnet avait déjà parlé d'un colonna,donc ce nom avait déjà été cité.
On ne peut condaner un homme sans avoir les preuves de sa culpabilité,je ne pense pas qu'on puisse se fier aux témoignages de quelques voyous.
Que justice soit faite.
à Lautret
De
08H32 | 02/12/2007 |
« Il faut donc une nouvelle fois rappeler que Colonna a été dénoncé par ses complices, alors que les policiers ignoraient jusqu'à son nom. »
Faux ! les policiers connaissaient bien Colonna, suspecté du vol de l'rme à pietrosella
De
12H22 | 03/12/2007 |
Tout le monde ment et toi tu pourris ta prose de fautes d'orthographe… Pour ne finalement rien dire de plus…
Michel
De
17H54 | 01/12/2007 |
Prendre au sérieux, les rétractations de gens qui sont condamnés à perpétuité, et qui d'un seul coup se mettent à s'accuser en innocentant celui qui n'est pas encore jugé relève de la naïveté ou de la mauvaise foi…
Allez un peu de courage les cagoulés…c'est vrai que devant les juges c'est moins drôle que de se mettre à sept pour tirer dans le dos d'un homme sans arme.
De
20H07 | 01/12/2007 |
'accord avec toi , quelle lacheté de tirer sur un homme désarmé, on a pas fait ça aux pires nazis ! ce sont des laches et des assassins !
De Terence
00H52 | 02/12/2007 |
Le type qui a fait cela : 3 balles dans la nuque dont deux une fois à terre, c'est un professionnel et ce n'est pas l'œuvre des gens qui défilent ici. Même pas Colonna.
C'est là où est le problème.
Alors la naïveté, la mauvaise foi, quand on parle du pouvoir, il n'en est jamais question. Comme c'est curieux.
à Terence
De
01H45 | 02/12/2007 |
la justice va passer….
De Terence
11H45 | 02/12/2007 |
Très loin au dessous des responsables…
De Terence
11H40 | 02/12/2007 |
Non, celui de Matignon face à celui de l'intérieur et aussi bien sûr toutes les manipulations qui se révèlent après dans certains services que l'on téléguide dans un sens ou dans un autre, suivant les intérêts des uns et des autres.
Ces choses là se sont passées aussi en Bretagne où on soupçonne certains services d'avoir été beaucoup trop loin dans la manipulation.
Ce que vous dites de Colonna père peut aussi expliquer effectivement comment on tape en retour sur le fils.
La réalité de ce meurtre froid et calculé est sans doute beaucoup plus noire que ce que l'on veut bien en dire. Elle n'a rien à voir avec ce qu'on nous présente.
Comme d'habitude.
à Terence
De
14H45 | 02/12/2007 |
tiens la theorie du complot ça faisait longtemps….
De
19H26 | 02/12/2007 |
Appeler cela complot serait faire trop d'honneur à ces gens là.
à Terence
De Borderie
06H52 | 02/12/2007 |
La balle dans la nuque, c'est justement la signature laissée par Colonna et ses amis ! Quand on voit que l'assasin lui-même n'a pas le courage d'assumer ses actes, comment l'imaginer tuer quelqu'un de face ? …
à Borderie
De Terence
11H44 | 02/12/2007 |
C'est une accusation qui ne résiste pas à l'analyse des faits.
Si on va dans ce sens là, on va être plus précis.
Faire le listing des communications de portables via le déclenchement des antennes, c'est chose facile, très facile.
Comme c'est curieux, on ne la fait surtout pas, on attend un an pour la faire et pendant ce temps on amuse les gens avec une enquête qui n'a pas de sens.
Et tout d'un coup : tiens ? Ah ben et si on regardait les mobiles.
A d'autres.
De
18H45 | 01/12/2007 |
il ne faut pas faire de la justice de comptoir.les faits seulement les faits en l occurence rien n atteste de la presence de l accusé sur le lieu du crime et que celui ci l ai commis les elements materiels ne permettent pas de le determiner(relevés gsm ecoutes telephonique temoins expertise balistique)
il faut determiner comment est on arrivé au nom des colona (stephane et yvan) si cela a eu un impact sur les interrogatoires si apres les aveux du commando le fait qu il y ai eu delit de fuite n ai pas apparu aux enqueteurs comme une evidence que colonna etait bel et bien le meurtrier du prefet et que les enqueteurs ne ce sont basé que sur les aveux mais surtout le delit de fuite
De
20H09 | 01/12/2007 |
et les appel des portables ce n'est pas une preuve peut-être !
De denis.moulin
Abonné au gaz | 21H17 | 01/12/2007 |
Oui, mais une preuve de quoi ?
dm
De Terence
00H54 | 02/12/2007 |
Les portables sont une preuve qu'ils étaient dans le coin. Mais cela ne dit pas qui a tiré et si d'autres personnes, qui n'ont jamais été mises en cause n'étaient pas là.
Ce qui est curieux, c'est qu'on ne parle jamais du mobile. On ne tue pas un préfet comme cela. La raison que donnent les personnes qui s'accusent n'est pas crédible.
Un préfet est remplacé par un autre, mais si on tue précisément celui-là, c'est qu'on a une raison de le faire. Laquelle ?
La question ne sera pas posée.
à Terence
De
01H49 | 02/12/2007 |
leur mobile c'est la politique française envers la Corse representé par le prefet. Ils l'ont tous dit les autres membres du gang. ces membres du gang ont designés Colonna ainsi que les femmes de ces hommes. Ils se sont retractés une fois condamné, mais les proces verbals avant cela sont concordants… Lisez donc le dossier d'instruction…
De Terence
11H51 | 02/12/2007 |
La personne qui écrit semble penser que la Corse ne fait plus partie de la République, c'est curieux. La politique de la République envers l'une de ses régions devrait-il être écrit.
Et pourtant elle semble défendre l'unité de ladite République. Déjà une drôle de contradiction.
Et puis pour éviter qu'on réfléchisse à ce qui gravite autour de cet assassinat on nous martèle toujours les mêmes choses.
Circulez, ya rien à voir autrement dit. Hélas, comme on est encore, pour pas longtemps, République, les citoyens demandent des comptes aux corps constitués : que s'est-il passé ?
Et pour l'instant on n'a pas de réponses.
à Terence
De
14H47 | 02/12/2007 |
ha bon et 6 hommes en prison, les autres membres du gang Colonna ce n'est pas une reponse…
De
19H28 | 02/12/2007 |
Les sous-fifres qu'on a manipulé ?
Non ce n'est pas une réponse.
à Terence
De Lautret
13H05 | 02/12/2007 |
Z'avaient dû tous confier leurs portables à un type qu'ils ne connaissaient pas et qui (fatalité ! ) se promenait justement à peu de distance du lieu de l'assassinat, et au moment précis où il avait lieu ! C'est vraiment pas de bol… Quand on en est à développer ce genre d'arguments pour défendre l'innocence de Colonna, c'est vraiment qu'on a rien trouvé de plus convaincant…
De netchou
assis devant le clavier,m'sieur le ... | 19H21 | 01/12/2007 |
En tout cas ce procés est bourré de mensonge et la lacheté fait foi,si ceux qui savent se taisent ,l'omerta continu à décridibiliser le peuple corse appliquée qu'elle est par des voyous et ,encore une fois des lâches.Celui qui a tué le prefet doit bien avoir un peu d'humanité,gardera-t-il pour toujours cet assassinat sur la conscience ? rené.
De
19H45 | 01/12/2007 |
Les « preuves » de culpabilité avancées ne sont plus que la mise en doute des témoins qui étaient supposés accuser Colonna mais qui se sont rétractés.
Si ces témoins sont douteux, ils l'étaient autant quand ils étaient à charge que maintenant qu'ils sont à décharge.
Alors que reste-t-il ?