
Au procès Colonna, les juges défendent leur instruction
Personne n'aime qu'on lui apprenne son métier, ni qu'on critique son travail. On imagine sans peine la gêne de l'instituteur soumis à la dictée, puis à sa correction. Alors, celle du juge d'instruction soumis à l'interrogatoire ne fait aucun doute. Car il est plus facile de poser les questions que d'y répondre.
Jean-Louis Bruguière a été le premier magistrat saisi de l'assassinat de Claude Érignac. Il avait pour rôle de coordonner l'instruction judiciaire. Il a fait procéder à deux reconstitutions. La première en mars 1998, « à chaud, sur la base des témoignages et avec des figurants. » Il retient d'emblée un scénario qui place trois hommes sur la scène du crime. Alors que rien n'accrédite cette thèse avant les premiers aveux, le 22 mai 1999, soit plus d'un an après.
Pourtant, il assure avoir « pris les témoignages d'une façon très objective », s'être livré à un « examen attentif » des déclarations. Un « difficile » exercice « d'analyse », mais « pas d'interprétation. » La nuance est ténue.
La deuxième reconstitution annulée, faute de figurants
Le scénario retenu n'est pas conforme aux déclarations de Marie-Ange et Noélie Contard, témoins visuels les plus proches de la scène du crime, qui ont chacune vu deux hommes. Jean-Louis Bruguière ne se démonte pas, contestant la validité de leurs déclarations.
Seul Joseph Arrighi, l'octogénaire retraité des RG, en a vu trois, quelques instants après avoir entendu les détonations. Mais sans pouvoir certifier qu'ils arrivaient du même endroit. Pour le juge, le troisième homme « n'était pas ex nihilo, il était in situ. » Il fallait bien qu'il soit quelque part, en tout cas.
La seconde reconstitution était programmée en juin 1999, avec « l'accord tacite » des six suspects mis en examen. Mais à l'heure dite, ils changent d'avis. M. Bruguière en prend acte : « La défense, je ne lui en tiens pas grief, avait donné pour consigne aux mis en examen de ne pas participer à la reconstitution. »
« Pris de cours », il n'a pas prévu de figurants. Échaudé par cette « stratégie collective dont nous ne sommes nullement responsables », il ne fera pas procéder à une autre reconstitution, même après l'arrestation de Colonna en 2003 et malgré les demandes répétées des avocats de l'accusé en ce sens. « On aurait pu faire une nouvelle reconstitution », admet-il, mais c'était prendre le risque « d'essuyer un nouveau refus » des six autres, condamnés entre temps.
Le président Coujard semble acquiescer à cette réticence : « La Justice n'est pas le self-service de la bonne volonté des uns et des autres. »
« Les gens peuvent se tromper, ou mentir, comme ils peuvent dire la vérité »
Laurence Levert, également saisie du dossier, note sobrement que les condamnés « ne sont jamais revenus sur leurs aveux relatifs à leur propre culpabilité. Jusqu'au terme, ils ont assumé les conséquences de leur acte ».
Ce qui ne garantit en rien qu'ils aient dit la vérité. « Tout le monde peut mentir », poursuit-elle. « C'est la force des déclarations conjointes qui donne de la crédibilité », à ces aveux. En l'espèce, faute de déclarations conjointes, « il y a des faisceaux puissants », affirme-t-elle. Mais est-ce assez pour accorder foi à leurs propos ? « Les gens peuvent se tromper, ou mentir, comme ils peuvent dire la vérité », relève-t-elle.
Le meilleur moyen d'en avoir le coeur net, c'était peut-être de confronter Marie-Ange Contard, qui a dévisagé le tireur à moins de trois mètres, aux suspects, notamment Alain Ferrandi et Pierre Alessandri, qui ont reconnu leur présence sur les lieux du crime.
Sur le moment (l'été 1999), la juge n'estime pas que c'est nécessaire, aux motifs que « leurs photos ont déjà été largement diffusées » par voies de presse et qu'ils étaient « grimés au moment des faits », donc méconnaissables. Mlle Contard ayant « dressé un portrait-robot du tireur qui ne ressemblait pas à Alessandri », pourquoi s'acharner ? La confrontation a finalement eu lieu, plusieurs années après. Le témoin n'a pas reconnu Yvan Colonna comme le tireur.
Mais où était Yvan Colonna le lendemain du crime ?
Mme Levert doit répondre d'un autre raté de l'instruction. Valérie Dupuis, la compagne de Didier Maranelli, a été la première à évoquer le nom d'Yvan Colonna en garde à vue, très tôt le 22 mai. D'après son témoignage, Colonna était chez elle le matin du 7 février 1998. Or, Josette Colonna-Beech, la tante de l'accusé, soutient que son neveu était chez elle au même moment.
Maranelli n'a été interrogé sur cette contradiction qu'en décembre 2004. Il s'est souvenu que Colonna était bien passé le voir, mais le 8, ou le 9 février. Certes, « tout le monde peut mentir », mais sait-on où était l'assassin présumé de Claude Érignac au lendemain du crime ? La juge Levert se défile : « Je ne veux pas faire part d'une opinion personnelle devant cette cour. »
Au fond, la juge n'a qu'un seul regret : « Le reproche principal qui peut nous être fait, c'est de ne pas avoir interpellé Yvan Colonna plus tôt. Si on avait pensé, ne serait-ce qu'une seconde, qu'il serait désigné comme le coupable… » Hélas, même les analyses téléphoniques, « notre seul élément matériel », n'ont pas permis de le confondre. « On n'avait aucune certitude », admet-elle. En a-t-elle une aujourd'hui ? « Je me suis prononcée dans les deux ordonnances de mise en accusation. Je n'ai rien à ajouter. » On n'est guère plus avancés.
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De PATSY
12H57 | 29/11/2007 |
Et s'il était innocent ce berger ?
à PATSY
De Bebert Cassandre
17H56 | 29/11/2007 |
N'y pensez même pas !
Corse, nationaliste, fils de député et berger ! Ne sont ce pas là des éléments à charge suffisant pour le condamner ? D'ailleurs Monsieur Sarkozy ne s'y trompait pas qui annonçait sous les applaudissements d'une foule subjuguée l'arrestation de l'assassin de Monsieur Erignac. Comment Monsieur Sarkozy pourrait-il se tromper ? Comment Monsieur Sarkozy pourrait-il NOUS tromper ? Vous galègez cher Datsy, vous galègez… Reprenez vous…
à PATSY
De Pashmina_rouge
21H51 | 29/11/2007 |
*Juste un point ..comment croire à un procès équitable dans une France où la prison est une des formes de la gestion de la misère…
Comment croire à un procès équitable ….juste continuer à croire à la force des juges dans ce procès ..justes ..difficiles de l'être quand il va falloir avoir là plus qu'une intime conviction de culpabilité ou innocence …. (juste que celle ci ne fut pas beaucoup dans cette histoire longtemps présumée ! ! ! )
De vacnor
14H11 | 29/11/2007 |
Et oui, il se pourrait bien qu'il soit innocent le corse, après le coup de l'expert en ballistique, les ratés de l'affaire commencent à se faire sentir.
De là à dire qu'il sera libre… je ne pense pas, l'affaire est bien trop médiatique. Mais je peux, et j'espère me tromper vis à vis de l'indépendance de la justice dans notre république.
De
14H16 | 29/11/2007 |
Jusqu'à où va continuer cette mascarade ?
Sur 3 semaines de procès on entend les avocats des partis civils, s'accrocher à un ou deux mots qu'ils sortent du contexte pour dire que c'est Colonna.
Plus le procès avance, plus le dossier est tragiquement vide.
Il est évident que toutes les personnes (juges, enquêteurs) même si elles ont un doute ne vont pas remettre plusieurs années de travail en cause, et même avec ces évidences, il semblerait qu'il n'y a rien.
On avait le cas d'Outreau, on va bientot avoir le cas Colonna.
Au pire si il écope d'une condamnation, il fera appel et sera innocenté dans 3 ans comme les 2 autres corses.
De
04H30 | 30/11/2007 |
Mais vous oubliez que Colonna est dans ce box à la suite des déclarations réitérées de ses complices… devant les policiers, puis les juges d'instruction, alors que son nom de n'avait même pas été prononcé ! Ces déclarations ont été faites en présence de leurs avocats (et en dehhors de toute pression : eux-mêmes le déclarent). Chaque fois qu'ils ont été interrogé, ils les ont répétées. Ce n'est qu'au bout de DIX-HUIT mois qu'ils se sont aperçus qu'ils s'étaient trompés ! ! ! Un peu de sérieux…
De
04H55 | 30/11/2007 |
Vous demandez d'être « sérieux » à des gens qui se griment depuis trente ans en terroristes d'opérette, cagoule sur le visage et lance-roquettes factices tout droit sortis d'un magasin de jouet ou de farces et attrapes, avec cinquante journalistes autour d'eux, des projecteurs, des caméras (et j'oubliais ! ! ! la voix déformée, comme dans les mauvaises séries américaines…), des invitations lancées deux semaines à l'avance, etc ? … Même les forces de l'ordre les ont toujours laissé faire leurs pitreries dans le maquis… Tristes clowns !
De
13H36 | 30/11/2007 |
c'est quoi, les partis civils ?
je connais les partis civiles !
il est desespérant de voir la langue française massacrée dans les blogs
De
22H44 | 30/11/2007 |
c'est quoi, les partis civiles ?
je connais les parties civiles !
Bien d'accord avec vous…
Mais est-ce une raison pour se poser en donneur de leçon ? ?
De
14H35 | 29/11/2007 |
Ca craint la justice dans ce pays ! ! !
Je rappelle que 5 innocents sont incarcérés tous les jours en France !
Au fait, la France est le pays des droits de l'homme …
De
16H04 | 29/11/2007 |
Il faudra quand même nous dire d'où sort ce chiffre des 5 innocents incarcérés tous les jours en France…
On peut affirmer, mais il faut aussi vérifier ! Tiens, ne serait-ce pas d'ailleurs le principe d'une enquête ?
Un peu de cohérence ne nuirait pas dans les commentaires : commencez par ne pas juger une institution et son fonctionnement (la justice en l'occurence)avant de la connaître parfaitement. ne vous contentez pas d'une connaissance superficielle ! Ou alors, vous tombez vous même dans le travers que vous reprochez à la justice : précipitation, manque de recul, de rigueur, etc…
Toujours cette bonne vieille histoire de la paille et de la poutre, non ?
Au fait, je vous précise que pour placer quelqu'un en détention provisoire (= avant jugement), on ne cherche pas à savoir s'il est coupable ou non . Il faut qu'il soit mis en examen, c'est à dire qu'il y ait contre lui ou elle des « indices graves et concordants ». Et il faut que la détention soit motivée sur des critères objectifs : risque de concertation ou de pression, garanties de représentation devant la justice, risques pour la personne elle-même (représailles des familles des victimes…), risque de réitération, etc…
Ce n'est pas moi qui le dit, c'est la loi (articles 137 et suivants du code de procédure pénale).
Donc si vous trouvez la loi mal faite, ne vous en prenez pas aux juges qui l'appliquent, mais aux députés et sénateurs qui la votent…
De
16H27 | 29/11/2007 |
je ne pretends pas connaitre parfaitement le fonctionnement de la justice. Mais les quelques occasions ou j'ai eu affaire à elle, c'etait assez terrifiant : aucun respect des lois et des procédures, falsification de documents, des juges d'instructions bornés et sur de leurs jugements, des enquéteurs qui cherchent à prouver ce que le juge d'instruction leurs demande, des procureurs complétement allumés limite fous…et c'etait pour des broutilles, imaginez pour un meurtre de prefet
De
16H32 | 29/11/2007 |
16H04 29/11/2007
» Donc si vous trouvez la loi mal faite, ne vous en prenez pas aux juges qui l'appliquent, mais aux députés et sénateurs qui la votent… « .
Vous avez raison. Tout est dit dans cette phrase.
De
16H48 | 29/11/2007 |
Proposez votre réflexion aux condamnés d'Outreau, à Patrick Dils …
Pour les 5 innocents, renseignez vous auprès du ministère de la justice, à la cour européenne de justice demandez effectivement à Rue89 de faire une enquête sur ce sujet ! Bonjour les surprises, les dysfonctionnements de notre justice
De
16H50 | 30/11/2007 |
quelques précisions s'imposent après votre commentaire :
- on ne dit pas les « condamnés d'Outreau », mais « les acquittés », sauf si bien sûr vous souhaitiez parler des personnes qui ont été définitivement condamnées dans ce dossier (il y en a eu, merci de nous le rappeler).
- pour ce qui est de me renseigner auprès du ministère de la justice, étant dedans jusqu'au cou, je m'y suis renseigné mais n'ai trouvé aucun chiffre de la sorte.
- vous évoquez la cour européenne de justice, mais je pense que vous parlez en réalité de la cour européenne des droits de l'Homme. Cette juridiction n'a aucun pouvoir pour ce qui est de dire si les personnes sont coupables ou non. Par exemple, la France a été condamnée pour avoir exigé que Maurice Papon ne se présente détenu devant ses juges, ce qui n'a pas eu d'incidence sur sa culpabilité.
Quant à une enquête de Rue89, vous avez lancé l'idée. A suivre.
De Terence
23H42 | 30/11/2007 |
En revanche la CEDH a le pouvoir de dire si la France viole ou non les droits de l'homme et elle condamne souvent le pays parait-il des droits de l'homme.
Comme ça se trouve.
De Kara
Itinérante | 15H15 | 29/11/2007 |
En fait si on avait retrouvé une inscription faite par le préfet Erignac avec son propre sang « Yvan Colonna m'a tuer ! ! ! » ça aurait été pareil…Il aurait quand même été accusé…
De
16H15 | 29/11/2007 |
Bruguières et Marion, le duo de choc des grandes gueules pas très scrupuleux. Que Colonna soit coupable ou non, ce qui est certain, c'est que ni la police ni la justice ne se sont grandies dans cette affaire. Toujours cette terrible contradiction : maintenir l'ordre ou faire régner la justice. De nos jours, on a presque l'impression que le mot « justice » est ringard.
Je me félicite que les électeurs aient renvoyé Bruguières à ses chères études lors des dernières législatives !
De
16H40 | 29/11/2007 |
Combien de fois faura-t-il répéter qu'Yvan Colonna se trouve dans le box des accusés à la suite des déclarations faites par ses complices (alors que les enquêteurs ignoraient jusqu'à son nom ! ), que ces déclarations ont été réitérées devant les policiers à plusieurs reprises, puis devant le juge d'instruction, en présence des avocats des mis en examen, qu'à aucun moment les dits mis en examen n'ont accusé les policiers de les avoir maltraités de quelque façon que ce soit, et qu'enfin ce n'est qu » au bout de DIX-HUIT MOIS (18 mois ! ! ! ! ) qu'ils sont revenus sur ces déclarations… Soyons sérieux ! ! !
De
17H32 | 29/11/2007 |
Soyons sérieux.
Le fait que des personnes qui soient emprisonnées et qui risquent gros se retrouvent à communiquer le nom d'un autre est loin d'être un élément de preuve.
Surtout lorsqu'il s'agit de méthode que certains juges n'hésitent pas à favoriser afin d'orienter dans un sens ou dans un autre le dossier.
Bruguière est un des adeptes de ces méthodes comme par hasard.
Faire croire que la justice est exempt de magouille politique ou autre relève de l'angélisme.
Concernant les assises, il est fréquent de voir que le président oriente les débats dès le début, et que le principe des jurés est uniquement là pour donner un alibi, car dès le début du procès, le président répète au juré que si on est aux assises c'est qu'on n'est obligatoirement coupable.
Concernant l'accusation et le reniement, baser toute sa stratégie sur ce point est une totale ineptie, car 1-1 fera toujours 0.
Le fait que l'accusation repose uniquement sur ce point et sur le fait qu'on ne se cache pas s'y on est innocent, montre à quel point le dossier est vide.
Si il y avait de vrais éléments dans le dossier 5 jours de procès à la limite 10 jours et le dossier était plié.
En général un procès fleuve est souvent synonyme d'un dossier vide, et basé sur l'intime conviction des accusateurs. Le problème c'est que même l'accusation ne semble plus trop y croire elle même.
De
17H48 | 29/11/2007 |
Accusé par ses complices ? qu'en savez vous que ce sont SES complices à part les déclarations d'assassins ? Qui vous dit qu'ils n'essayent pas de lui faire porter le chapeau pour proteger un mafieu ?
Comment se fait il que vous en sachiez plus que tout le monde sur cette affaire ?
Allez y molo quand vous affirmez vos vérités, l'independance de la juste se refere autant aux politique qu'aux diffuseurs d'infos surs de leurs analyse …
De xavier-xavier
muntagnolu | 20H07 | 29/11/2007 |
Didier Maranelli 23 mai 99 : « J'ai été chargé de m'installer devant la préfecture et de donner le top départ.(…) A la sortie du préfet,(…) j'ai aussitôt appelé Alain Ferrandi pour l'en informer(…). Yvan Colonna était chargé d'abattre le préfet et Alessandri de protéger Yvan. »
Pierre Alessandri 23 mai 99 : « Le commando était formé de quatre personnes, à savoir Alain Ferrandi, Yvan Colonna, Didier Maranelli et moi-même. Il y avait aussi un chauffeur dont la mission était de récupérer le commando. » « En ce qui concerne le rôle d'Yvan Colonna, c'est lui personnellement qui avait la charge d'assassiner le préfet, au moyen de l'arme que nous avions dérobée lors de l'action contre la gendarmerie de Pietrosella. Mon rôle consistait à assurer la protection de celui d'entre nous chargé d'exécuter le préfet Érignac. »
Deux autres membres du groupe ont désigné Yvan Colonna comme membre du commando, sans l'accuser d'être le tireur, trois épouses ou compagnes également.
Ces accusations ont été rétractées 18 mois plus tard.
à xavier-xavier
De Borderie
05H02 | 30/11/2007 |
Tout est dit… Quant à l'innoce du Patrick Dills insulaire, de l'Omar Radad de Cargèse, je souhaite bien du plaisir aux avocats (qui n'y croient pas eux-mêmes ayant lu le dossier) pour la démontrer…
De
11H44 | 01/12/2007 |
Moi aussi, si j'avais été mis en garde à vue pendant QUATRE VINGT SEIZE HEURES ET PLUS, à la fin, j'aurais avoué n'importe quoi, pour en finir (je pense que j'aurais même été jusqu'à avouer le meurtre de Kennedy à Dallas)
De Pierrotlalune
17H31 | 29/11/2007 |
On sens glisser Rue 89 peu à peu dans le parti pris en prenant la défense d'Ivan Colonna. Un peu limite tout ça…
à Pierrotlalune
De
18H15 | 29/11/2007 |
C'est simplement l'intime conviction des bloggeurs.
à Pierrotlalune
De
00H20 | 30/11/2007 |
Parce qu'on sait que cet assassinat vient au moment où la politique de Chevènement en Corse entre en collision avec la volonté de Matignon d'accorder à la Corse le droit de légiférer dans certains domaines que l'organisation des pouvoirs en France ne permet pas et que les fusils à tirer dans les coins sont sortis c'est tout.
Ah vous voulez qu'on change de politique ? On ne peut pas ou il faut un coup de pouce.
Aussitôt après la mort du préfet, la politique change et Chevènement va partir. De tout cela, on n'en parle plus, donc sorti de tout contexte on ne voit pas comment on pourrait atteindre la vérité.
On n'assassine pas un préfet comme cela, il y a des enjeux derrière et curieusement, il n'en est jamais question dans les débats.
Comme si on pouvait imaginer que des gens ont décidé dans leur coin, passez l'expression, de faire un carton avec un représentant de l'état, mais ce n'était pas cela le problème. Le problème c'était un problème politique d'organisation institutionnelle de la Corse. Et à l'époque il suscitait des débats ardus et très difficiles.
Visiblement le préfet gênait, et le suivant sans doute un peu aussi, qui s'est fait piéger par maladresse.
De Terence
00H22 | 30/11/2007 |
C'est Marion ou un autre qui donne la solution dans l'interview : il dit mais quand Chevènement est parti, le temps de son coma, c'est dévenu le désordre, et quand il est revenu il a remis de l'ordre.
De l'ordre dans quoi ? Dans l'organisation de la police ? Non. Il s'agit sans doute d'autre chose qu'on ne saura pas.
De
17H34 | 29/11/2007 |
Pourquoi quelques personnes se rendant au procès, sont invités à faire un tour à l'Elysée, pour y rencontrer Claude Guéant (bras droit de sarkozy) ? Ce même Guéant est convoqué par la justice, afin de s'expliquer à ce sujet…
De
18H42 | 29/11/2007 |
la Justice ! ! ! ! bla blablablabla
Quelle naïveté ! N'importe qui peut dire n'importe quoi quand il est mis en examen ou a à faire avec la justice, cela ne veut pas dire que se soit la vérité. Une chose m'interpelle, étant du Sud de la France, cela me choque que des soi-disant indépendentistes nationalistes et tout ce qu'on veut « donnent » un complice. Quoiqu'on en pense les choses sont comme ça chez nous alors que normalement en Corse c'est encore pire.
Je ne pense pas que la justice est aujourd'hui assez indépendante du pouvoir pour prendre de vraies décisions (bien que Mme Dati fasse tout ce qu'elle peut pour mette les professionnels de la justice en rogne.)
Et pour les septiques, hélas j'ai eu à faire avec la justice comme 50 % des gens que je connais. Aujourd'hui n'importe qui peut se retrouver en prison ou defferé devant un tribunal (regardez Paris Hilton ! ! ! ! Un peu d'humour ! ! ! ! ! )
Ainsi je ne pense pas que nous saurons la vérité dans cette affaire, trop compliquée pour de simples citoyens