Assassinat de Kennedy : la théorie de la non-conspiration
Voilà l'un des livres les plus surprenants des dernières années aux USA. Par sa taille, d'abord. Éléphantesque : 1612 pages composées dans une police dont les banquiers se servent généralement pour rouler les clients à la fin d'un contrat, des notes présentées sur un CD tellement elles sont copieuses, » un million cinq cent trente cinq mille sept cent quatre vingt treize mots » , ainsi que le précise fièrement son auteur.
Celui-ci est lui-même un être à part, une personnalité américaine à mi-chemin de la pop-star et de la référence intellectuelle : Vincent Bugliosi, le procureur qui a établi la culpabilité de Charles Manson dans le meurtre de Sharon Tate et d'autres, tirant de ce procès retentissant un livre devenu un best-seller outre-Atlantique, Helter Skelter (LaTuerie d'Hollywood, en français). Mais c'est aussi le propos de cet ouvrage mastodontique qui est étonnant. Le célèbre homme de loi livre ici la conclusion de vingt ans d'enquête, et loin d'être sensationnelle, elle est faite pour décevoir tous les esprits affectés par la manie de la conspiration : le président John Fitzgerald Kennedy a été assassiné en 1963, à l'âge de quarante-trois ans, par un » loser solitaire » , Lee Harvey Oswald.
Une centaine de théories
La mort de JFK a été, et demeure, un évènement tellement traumatisant dans la conscience universelle que cette démonstration ressemble à une longue - très longue - douche froide. Sans adhérer à aucune des multiples » théories de la conspiration » -Bugliosi en recense une bonne centaine, et liste deux cent quatorze personnes qui selon elles auraient trempé dans le magnicide, ainsi que…quatre vingt deux présumés assassins autres qu'Oswald ! -, je suis personnellement toujours resté perplexe devant la proximité temporelle de trois meurtres retentissants de l'histoire américaines, ceux de JFK, du révérend Martin Luther King et du frère du président, Robert Kennedy.
Certes, l'exemplaire enquête menée par Norman Mailer dans les années 90 pour mieux comprendre les raisons de la tentative d'Oswald de renoncer à la citoyenneté américaine et de vivre en URSS (et présentée dans son magistral Oswald : un mystère américain en 1995 ) se démarquait déjà de toutes les élucubrations conspirationnistes, alors qu'à la même époque le réalisateur Oliver Stone embrassait au contraire la théorie du complot du complexe militaro-industriel avec le film JFK. Mais l'acte d'Oswald, et sa mort spectaculaire quelques heures après son arrestation -le tout premier meurtre télévisé quasiment en direct dans l'histoire de l'information-, paraissaient trop énormes pour ne pas » cacher quelque chose » .
Une précision à donner le tournis
Pour montrer que la réalité la plus bizarre ne dissimule rien de plus qu'une succession de coïncidences, de tendances psychologiques liées à la structure d'une personnalité, d'impulsions irrationnelles et de ces répétitions obstinées des mêmes erreurs que l'on appelle » le destin personnel » , Bugliosi nous offre une reconstitution de la trajectoire d'Oswald, de sa femme russe Marina, et du meurtrier d'Oswald, Jack Ruby, dont la précision est à donner le tournis. En fait, après un mouvement de recul devant la taille et le poids du bouquin, on se laisse prendre dans cette histoire que l'on croyait connaître par coeur et dont on découvre de nouveaux détails.
Le procureur-écrivain applique la même précision chirurgicale à la description des lésions infligées au crâne de Kennedy par les deux balles de l'assassin qu'aux frasques sexuelles de la jeune Marina à Minsk ou à la vie quotidienne de Ruby, issu d'un famille nombreuse juive émigrée de Pologne devenu tenancier de deux clubs de striptease à Dallas, toujours paternel avec ses » girls » -et une seule fois follement amoureux de l'une d'elles, Tawny Angel- et basculant dans un désespoir révolté après la mort brutale de JFK. Les jours précédant le fatidique 22 novembre 1963 sont passés sous un microscope historique à effet tunnel. On » voit » ainsi Oswald et Marina affalés sur un canapé le samedi avant la tragédie, se partageant une banane et regardant vaguement deux films à la télé, Suddenly et We Were Strangers, dont le point commun est d'avoir pour thème… un assassinat politique. Un strict adepte de la théorie du complot pourrait y voir la preuve que Lyndon B. Johnson, souvent accusé d'avoir commandité le meurtre afin de devenir président, avait demandé aux responsables de la programmation télévisée de veiller à mettre ainsi en condition psychologique favorable le futur meurtrier…
La mécanique de la paranoïa
Ce que démontre également Bugliosi, c'est l'emprise durable de la logique paranoïaque sur les opinions publiques des grandes démocraties, à commencer par l'américaine. Quand il analyse comment une rencontre totalement fortuite entre deux individus peut devenir la base d'une énième » théorie du complot » - » la culpabilité par association considérée comme l'un des beaux-arts » , dénomme-t-il joliment ce raisonnement biaisé-, on ne peut que penser à Barack Obama soudain exposé à des attaques féroces parce qu'il avait fait la connaissance d'un ancien gauchiste radical des années 60, soupçonné d'activités illégales menées quand le candidat à la présidence avait… huit ans.
Et puis, il y a bien sûr la fameuse tautologie d'Hillary Clinton à propos de » the vast right-wing conspiracy that has been conspiring against my husband » (la vaste conspiration de droite qui a conspiré contre mon mari) au moment de l'affaire Lewinsky. » Chercher le complot sert le plus souvent à nier la réalité » , constate froidement Bugliosi, et dans le cas de JFK la réalité s'est affublée d'une série de masques susceptibles de dérouter les esprits les plus rationnels : dans un Dallas profondément réactionnaire et politiquement hostile au jeune président, c'est à un révolté fasciné par la révolution cubaine -mais aussi très conservateur dans son comportement quotidien, ainsi que le montre bien Bugliosi- qu'il est revenu de passer à l'acte ; et si Jack Ruby, » kennedyste » et anti-raciste convaincu, n'avait pas aussi entretenu des relations amicales avec de nombreux policiers et inspecteurs de la ville, il n'aurait sans doute jamais été en mesure d'approcher Oswald d'aussi près et, en s'arrogeant la responsabilité de faire prévaloir la justice, il n'aurait pu priver le pays de la catharsis qu'un procès en règle de Lee Harvey Oswald lui aurait procurée…
S'appuyant sur une synthèse gigantesque de publications, sur son enquête personnelle et sur une relecture pointilleuse du pesant rapport de la commission Warren, qui allait travailler pendant neuf mois avant de conclure qu'Oswald était bien l'assassin de JFK et qu'il avait » probablement » agi seul, l'auteur apporte aussi un éclairage exceptionnel à toute l'affaire grâce à sa longue expérience du système judiciaire américain. C'est très notable lorsqu'il se penche sur le procès de Jack Ruby, qui pour ma part m'avait toujours intrigué : pourquoi un jury populaire s'était-il empressé de condamner à mort un homme qui avait voulu venger le pays tout entier et qui était à l'évidence mû par des motifs passionnels, dans un État où abattre sa femme surprise avec un amant était considéré comme un délit presque mineur ? Avec un humour caustique, Bugliosi fouille les paradoxes de la loi texane et montre comment l'avocat-vedette choisi par Ruby, Melvin Belli -prononcer Bellaille- , s'était mis à dos l'opinion publique de Dallas en taxant par exemple les Texans de » ploucs qui ne savent même pas à quoi sert un bidet » . Là encore, l'anecdotique et le marginal s'unissent pour modeler et transformer le cours des événements. C'est d'abord cela, l'histoire.
► Vincent Bugliosi, Reclaiming History, The Assassination of President John F. Kennedy, Norton, 2007, 1612 pages.
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à pom7848
De jeffe
artiste infographe | 08H49 | 21/04/2008 |
« C'est drôle comme justement vous vous empressez de lui faire ce que vous lui reprochez. Pour le coup, vu votre réaction hyper-défensive, il n'a pas du viser si mal que ça… »
Môssieur ou Mâdame
Les dires de la clochette science-poteuse ne sont en aucun cas une opinion mais des propos sarcastiques stigmatisant tout ceux (dont moi) que l'intelligence amène à une interrogation saine sur les réalités des méthodes de gouvernance et leurs outils de propagande.
Par ses propos elle (laclochette) me montre du doigt.
Et ce n'est pas poli. Alors aucune raison de l'être aussi. Je réserve ma politesse aux gens normalement civilisés pour qui le dialogue est source d'enrichissement mutuel, ce qui visiblement est le dernier de ses soucis, puisque du HAUT de sa science, elle se marre en nous voyant nous agiter, nous les incultes au QI d'escargot.
Maintenant si il s'avérait que cette personne est réellement doté d'une intelligence, ce qu'elle n'a pour l'instant, par ces propos-ci, pas démontré, et qu'elle garde son mépris de bizutage pour ses collègues de cours de récrée, alors je suis à son entière disposition, car j'aime dialoguer. Mais pas avec n'importe qui, avec ceux dont :
1/ la courtoisie
2/ l'argumentation
3/ l'envie du partage
4/ l'aptitude à la synthèse
5/ un égo resté au vestiaire
permet un vrai débat.
JeffeCastan
Anarchiste volontaire.
De FF23
11H09 | 20/04/2008 |
Hey Kenji,
Le conspirationnisme est comme une religion pour ceux qui en ont besoin, veuillez donc respecter un peu plus ses fervents défenseurs et ne pas offenser leurs sentiments SVP. Un peu d'empathie enfin ! Nul n'apprécie de voir ridiculisé l'objet de sa dissonance cognitive.
Merci ; -)
à Kenjiclochette
De compte supprimé 13
12H18 | 20/04/2008 |
Cher étudiant de sciences po…
Pour être aussi catégorique, vous êtes forcément un fin connaisseur en armes, balistique et tir de précision.
Pouvez-vous nous expliquer dans le détail « l'instant magique » en tenant compte de la distance, de l'angle, des « obstacles » naturels, de la vitesse de la cible, des conditions atmosphériques, de la cadence -supposée- de tir et surtout de l'arme, ce fameux Mannlicher Carcano modèle 1938, Fabriqué en Italie, CAL.6.5, en 1940, numéro de série C2766.
Je suis impatient de lire votre expertise et le résultat de vos tentatives de reconstitution.
à Kenjiclochette
De Milord
14H35 | 21/04/2008 |
Autant les conspirationnistes me font parfois sourire en tirant des conclusions hâtives de n'importe quel pseudo fait, autant les psychorigides adeptes de la pensée unique ont le don de m'exaspérer en tournant en ridicule tout ce qui ne rentre pas dans le moule de leur vision étriqué du monde. Vous qui êtes à Sciences Po ne vous a t-on jamais appris à avoir l'esprit critique et à condamner toute forme de sectarisme ? Vous élevez votre opinion au rang de dogme en refusant de comprendre que votre avis tranché sur la question est aussi hors de propos que l'opinion farfelu d'un Gik adorateur du complot. Vous qui savez tout, pourquoi diable y a t-il encore des documents classés secret défense s'il n'y a rien à cacher ?
Par ailleurs bravo VanVeen !
à Kenjiclochette
De onegus
in & out | 02H43 | 22/04/2008 |
« Intéressant de voir à quel point les commentaires sont révélateurs de ce qui est exposé dans l'article. Il est tellement plus agréable de croire à une théorie du complot… et puis c'est tellement rassurant de savoir qu'il reste encore des ennemis invisibles et tout puissants à fustiger. »
Comme Ben Laden et la « nébuleuse » al qaida, par exemple, bien pratiques depuis la disparition de la « main de Moscou »…
De Jonas2
Les mouches ne me trouveront pas as... | 06H43 | 20/04/2008 |
Bugliosi conspirateur. Platon complice.
« C'est aux magistrats exclusivement qu'il appartient de mentir pour tromper l'ennemi ou le citoyen pour le bien de la république. Le mensonge ne doit jamais être permis à d'autres. » (Platon)
De adira force1
07H19 | 20/04/2008 |
Ah ! Les théoriciens du complot. C'est bien la formule des inconditionnels des versions officielles pour tourner en dérision ceux qui simplement se posent des questions.
Car avant d'avoir bâti une quelconque « théorie du complot » qui nécessite un certain temps, combien se posent simplement des questions face aux ambigüités ou à l'illogisme des affirmations officielles et refusent de prendre comme argent comptant les communiqués des agences du gouvernement ?
Les mensonges des hommes politiques, ou des femmes d'ailleurs, sont aujourd'hui un fait admis, « les promesses n'engagent que ceux qui y croient », une lapalissade, les « affaires d'état » une manière officielle de cacher certains faits, les militaires ont le gout avide du secret, etc.
Devrions-nous alors rester de bons et gentils petits enfants et toujours nous garder de mettre en doute ce que nos dirigeants nous affirment, la main sur le cœur.
Quoi qu'ils disent, qu'ils le démontrent après l'avoir annoncé et j'y adhérerai. Une simple affirmation dans un domaine très sensible me laisse de marbre. Et c'est ma qualité d'homme doué d'une capacité de réflexion qui me le commande. A moins d'être déjà arrivé dans le monde d'Orwell.
La terre plate ou les sorcières ont eu leur temps. Il y avait pourtant aussi une « théorie du complot » à le nier. D'autres thèses plus récentes sont actuellement en débat devant l'histoire et la science. Dès lors, empêcher les gens d'y réfléchir en les dénonçant comme comploteur n'est-il pas un crime humaniste ?
De jeffe
artiste infographe | 08H07 | 20/04/2008 |
Qu'il soit bon ou mauvais, un film est rarement sans faille de scénario, la différence se jouant sur le montage. Une scène présente un « bug » en son milieu, coupez, un plan de coupe, et le bug a disparu. Avec un peu de savoir faire, on pourra même crier au génie sur ce qui au départ n'était qu'une grossière tâche. Le fin du fin en la matière est encore l'art de l'ellipse. La politique, lorsqu'elle revêt ainsi son costard hollywoodien, use des mêmes procédés d'ellipses et de plans de coupe. La rhétorique en étant les ciseaux du monteur.
« Une conspiration (synonyme : complot, conjuration) est une entente secrète entre plusieurs personnes, en vue de renverser un pouvoir établi, une organisation ou en vue d'attenter à la vie d'une personne d'autorité. » Wikipédia)
Oups ! Donc Oswald et Marina aurait comploté ! L'appellation « théorie du complot », à elle seule, vaut son pesant de d'Oscar en or. Les scénaristes américains sont vraiment balaises. A partir de rien, ils ont réussi à tracé une ligne artificielle entre les gens, séparant le monde en deux. : Les gentils moutons et les méchants loups. Et si tu refuse de manger ta soupe officielle et sédative, tu es forcément un méchant, « l'axe de mal » prêt à te dévorer dans les flammes de l'enfer.
Voir l'article sur Wiki (mon amour ! ) de : « Désinformation ». et surtout les quelques citations…
Alors, Môssieur Vincent Bugliosi, faites demi tour, vous et votre million de mots, et retournez donc engraisser vos moutons. ICI, C'est le camp des méchants….
http://les-pensees-actives.bbactif.com/portal.htm
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 09H16 | 20/04/2008 |
Ca fait un certain temps qu » on n » entend plus parler d » un nouveau Kennedy assassiné , mort d » overdose, disparu dans une expédition , écrasé en vélo ou crashé dans un avion avec un manuel de pilotage sur les genoux !
Que devient la célèbre malédiction des Kennedy ?
De kkadim
service public rhone alpes | 09H34 | 20/04/2008 |
bon un article qui n'apporte rien : il faudrait lire ce livre, dont on nous laisse entendre qu'il est illisible tant il est pointilleux. ce monsieur démontre parait il dans vous l'unicité du tireur. ah bon ! toutefois un détail me chiffonne : le couple oswald avachi sur un canapé… c'est digne d'une docu-fiction, et celà vient en contradiction avec cette recherche des détails : y a t il une photo les montrants, sinon l'auteur imagine la scéne….
bref partons du principe que pour l'instant rien n'est tranché.
De compte supprimé 13
09H47 | 20/04/2008 |
Dormez tranquilles braves gens…
L'article commence avec l'objectivité « à l'américaine » : on vous vend le poids, le nombre de pages, le temps passé, les statistiques, le CD, pour vous convaincre du sérieux de la chose. Comment un tel pavé pourrait-il se tromper ?
Ensuite viennent les références : le poste, l'homme entre rock-star et « référence intellectuelle » (de quoi ? pour qui ? ), Manson…
Ne pas oublier au passage de placer l'expression « élucubrations conspirationnistes », de faire croire à l'enquête « reconstituer la trajectoire d'Oswald et de sa femme » (et celle de la balle magique il en parle ? ) pour dériver sur les films supposés regardés avec une banane (connait-on la provenance de la banane ? )
Bref si le livre est à la hauteur de cette … (c'est quoi au fait une critique de livre, une promotion ? ? ? ) je vais m'empresser de ne pas l'acheter…
Le saviez vous on apprenait en juin 2007 (tient mais le livre est ancien alors ! Pourquoi n'en parle-t-on que maintenant ? ! ) que Tom Hanks allait être le prod-éxécutif chez HBO d'une mini série inspirée du roman de Vincent Bugliosi, Reclaiming History : the Assassination of President John F. Kennedy…
Tiens ? ! j'ai bien lu ? « Le roman » ? ? ?
à compte supprimé 13
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 10H00 | 20/04/2008 |
Vous avez mis le doigt dessus, Ira la colère. Pourquoi faut -il que la plupart du temps , les livres (Essais ou romans) américains soient des pavés de 2000 pages avec une écriture toute serrées et des notes par milliers.
Alors que les français ,c'est 122 pages en moyenne écrit tout gros avec des marges géantes ?
Y a que les Anglais et les Allemands qui sont capables de faire, en général, des bouquins de taille normale ..
à Numerosix
De adira force1
10H24 | 20/04/2008 |
Les éditeurs américains payent les auteurs au nombre de mots. Tous les auteurs, même les plus anciens se sont mis alors au « pavé ». Les meilleurs styles se sont trouvés dilués dans des descriptions uniquement destinées à augmenter le nombre de paragraphes.
La taille d'un bouquin US, c'est ainsi le gagne-pain de l'écrivain, pas la qualité de l'ouvrage.
à adira force1
De Kris.m
11H55 | 20/04/2008 |
Rappelons quand même que plus d'un de nos grand auteur Français ont utilisé la même technique dans le même but…
De Bardamu
difficile | 09H45 | 20/04/2008 |
Vous n'avez rien compris.
Blugiosi est un pseudonyme qui renvoie de façon transparente, pour les initiés, à Bela Lugosi, le célèbre interprète de Dracula.
C'est donc la piste satanique qu'il faut suivre.
Eh oui, certains n'avaient pas intérêt à ce que JFK
révèle ce qu'il savait sur le trésor des templiers…
à Bardamu
De Amococadix
12H48 | 20/04/2008 |
Ah - ah - ah…
Fallait bien rire là ?
De theoz63
09H53 | 20/04/2008 |
Prochainement dans vos librairies un livre d'au moins 1500 pages décrivant par le menu tout le rapport Warren ainsi que le dernierr petit déjeuner d'OSWALD et nous prouvant sans aucun doute qu'il ne pouvait pas tirer sur le président aprés avoir mangé une banane et regardé la TV la veille.
De theoz63
09H54 | 20/04/2008 |
Prochainement dans vos librairies un livre d'au moins 1500 pages décrivant par le menu tout le rapport Warren ainsi que le dernierr petit déjeuner d'OSWALD et nous prouvant sans aucun doute qu'il ne pouvait pas tirer sur le président aprés avoir mangé une banane et regardé la TV la veille.
De theoz63
09H54 | 20/04/2008 |
Prochainement dans vos librairies un livre d'au moins 1500 pages décrivant par le menu tout le rapport Warren ainsi que le dernierr petit déjeuner d'OSWALD et nous prouvant sans aucun doute qu'il ne pouvait pas tirer sur le président aprés avoir mangé une banane et regardé la TV la veille.
De Pascal Riché
Rue89 | 10H00 | 20/04/2008 |
« I shouted out,
Who killed the Kennedys ?
When after all
It was you and me
(who who, who who) »
Rolling Stones, Sympathy for the Devil
à Pascal Riché
De clive
11H34 | 20/04/2008 |
…Ce matin… un lapin
A tué un chasseur…
De psyche
Agitateur d'inconscience | 10H02 | 20/04/2008 |
Bonjour à tous,
Seuls Lee Harvey Oswald, les éventuels commanditaires (s'il y en a), Jack Ruby (s'il avait réellement un lien avec un quelconque complot) et dieu s'il existe réellement connaissent la vérité.
Pour le reste, tout n'est que suppositions, quelques fois affabulations et de toute façon ce drame historique a part l'impact réellement politique, n'aura fait que couler beaucoup d'encre et rapporté beaucoup d'argent à chaque nouvelle édition sur le sujet ; que ce soit dans les magazines d'information ou de livres traitants de l'assassinat de JFK.
C'est un évènement majeur de l'histoire Américaine, qui date de 45 ans, dont nous ne connaitrons sûrement jamais la vérité, il serait temps de tourner la page et de se préoccuper des « affaires » courantes, car là ! il y a vraiment URGENCE !
à psyche
De A.V.
tamagotchi89 | 12H06 | 20/04/2008 |
Dieu n'en sait rien non plus. Le 22 Novembre 1963, il était occupé à séparer deux trous noirs supermassifs dans la galaxie NGC 6240 qui menaçaient d'engloutir 100 000 systèmes planétaires. Un jour il a pondu deux chiures de mouche qui s'appelaient Adam et Ève, parce qu'il avait besoin d'un brouillon pour un projet plus ambitieux. Il voulait juste voir si les pommes ne poussaient pas trop haut pour des bipèdes.
« Mr. le Président, on ne peux pas dire que Dallas ne vous aime pas. »
« C'est indéniable. »
Ce sont les derniers mots de John Kennedy. Mangez des pommes !
De zecky
10H35 | 20/04/2008 |
Je veux juste rajouter que des archives déclassifiées il y a quelques mois orientaient vers une autre piste ; les enregistrements d'écoutes téléphoniques, réduisent cet assassinat à une tentative d'intimidation d'un frère Kennedy ( Robert je crois, désolé je completerai tout à l'heure). Ce livre prend t-il en compte les données déclassifiées en 2007-2008 voire celles toujours confidentielles ? Car plus rentable que l'acte fortuit et moins excitant le complot, entre les deux donc, réside peut-être la vérité…
De Phil2922
Retraite invalidité | 10H45 | 20/04/2008 |
Et dans tout ça Aimé Césaire ne va pas pouvoir voir le métis Obama président des Etats-Unis…, mais je délire, un « bouffeur de banane » va bien l'éliminer avant. Pour l'instant, Hillary Clinton s'en charge en maintenant sa candidature… !
http://phil195829.overblog.com
De eben
10H54 | 20/04/2008 |
Des nouvelles de Billie Sol Estes ? Il était censé lâcher des K7 de discutions compromettantes avec L.B. Jonhson à sa mort.
à eben
De Avril
00H40 | 21/04/2008 |
il est toujours vivant.
De VanVeen
Journaliste d'investigation en Belg... | 11H03 | 20/04/2008 |
Après avoir lu une bonne dizaine de livres sur l'assassinat de Kennedy, je garde suffisamment de recul pour ne pas prétendre savoir qui l'a tué. Mes amis savent mon intérêt pour cette affaire et on me demande souvent « Alors, c'était qui ? », ce à quoi je réponds qu'il n'y a pas et n'aura jamais de réponses. Ma réponse est toujours : « aucune thèse n'est satisfaisante, et SURTOUT PAS celle du rapport Warren ».
Je ne sais pas si JFK fut assassiné par Castro ou Lyndon Johnson ou Clay Shaw ou qui que ce soit. Une seule chose est certaine : le Rapport Warren est un tissu de contradictions destiné à faire retomber le soufflet. Rien d'autre.
Le problème dans cette affaire est que, amateurs comme enquêteurs, tout le monde part dans des déductions savantes au lieu de se limiter au factuel. Oui, c'est un fait, le Rapport Warren est un document de déception. Oui, c'est un fait, Washington a tenté de limiter la responsabilité du meurtre autour d'un Oswald qui n'a probablement pas les mains propres mais qui n'est pas celui que l'on a voulu nous faire croire. MAIS je ne déduis pas de cela que c'est une agence gouvernementale qui l'a tué : le pouvoir en place pouvait avoir d'autres raisons de limiter la connaissance du cas. Il s'agissait probablement de protéger quelqu'un ou, tout simplement, d'être complice par passivité.
Je n'ai pas lu le livre qui est ici chroniqué. Mais si l'article est exact, ce livre cautionne la thèse du Rapport Warren. ça veut dire que ce livre cautionne la théorie de la « balle magique » ? Qu'il se base sur une expertise ballistique faite sur une voiture différente de celle du meurtre ? Qu'il pense effectivement que la balle meurtrière est tombée par miracle sur la civière de Kennedy ? Que les blessures de James Tague sont un élément secondaire ? Et qui a utilisé une version tronquée du film de Zapruder ?
Je l'ai dit : de tous les livres que j'ai lus sur des théories conspirationnistes de Kennedy, aucun ne m'a jamais satisfait. Tous partent de bonnes analyses pour démonter la thèse officielle, mais tous se perdent ensuite dans un nuage de déductions nébuleuses (ça vaut aussi pour vous, M. William Reymond : déduire que Babooshkah Lady est Beverly Oliver, c'est quand même de la mauvaise foi crasse). Mais pourquoi devrais-je alors partir du principe que la thèse officielle est vraie ?
Nous ne saurons jamais qui est vraiment derrière ce meurtre. Pas seulement parce que des écrans de fumée successifs ont été crachés au fil des années. Mais surtout parce qu'il est probable qu'à des degrés de responsabilité divers, beaucoup de gens sont impliqués par des complicités passives, des silences complaisants, des petites aides discrètes pour que quelqu'un, peut-être même un tueur solitaire, ait pu assassiner l'homme le plus puissant et le plus protégé du monde.
Voilà un raisonnement qui fait preuve de sagesse et de moins de certitudes ou d'orgueils mal placés consistant à se croire doté d'esprit critique quand on fustige ceux qui ont bien voulu se pencher sur le cas et refuser le Rapport Warren en les qualifiant de paranoïaques naïfs (vous avez beaucoup à apprendre, Mademoiselle de Sciences-Po). Pour ma part, ce livre me paraît surtout vouloir vendre du papier sur une affaire qui continue de passionner beaucoup de gens… mais sur lequel finalement bien peu de personnes applique la rigueur et l'humilité qui sont de mise quand on pratique cet exercice périlleux qu'est l'investigation.
à VanVeen
De Lairderien
20H15 | 20/04/2008 |
Je sui bien d'accord avec vous et je me dis qu'un aussi gros livre avec autant de réf. ressemble tout de même à un nouvel écran de fumée pour assombrir encore le tableau.
à VanVeen
De Chamfort
07H05 | 22/04/2008 |
Je suis d'accord avec votre analyse car dans ce nouveau livre l'auteur invalide la théorie de la conspiration en disant qu'il y a eu des centaines de suppositions DONC qu'aucune n'est valable. Argument nul, cela ne démontre pas qu'il n'y a pas eu complot, simplement que les données publiques (rapport warren) ne sont pas des preuves définitives et que chacun a essayez d'aller plus loin, au risque de l'erreur, n'ayant pas les moyens d'investigations des services officiels qui semblent pour leur part avoir beaucoup usé de l'écran de fumée.
Quand le rapport parle d'un « probable unique tireur » moi même modeste tireur élève un argument technique qui m'a toujours chatouillé : la précision du tir - à 200 m sur cible mouvante de la taille d'une tête, 3 balles en quelques secondes avec un fusil très bas de gamme (200usd sur catalogue par correspondance), sans tir d'essai, moi je m'étonne ! à demander à un tireur de concours. Certaines personnes peuvent le faire mais après de longues années d'entrainement, or, si on sait donc tout de la vie d'Oswald, on ne parle nulle part d'un entrainement poussé au tir et moi je dis qu'il est impossible de réussir ce tir sans être tireur d'élite avec un fusil pointu.
Autres détails : la quantité incroyable de témoins qui sont (seraient ? ) morts assez vite après.
Cher VanVeen pouvez vous nous en dire plus ?