
Un conte de fées chinois : Ma Yan a eu son bac
C'est l'histoire d'une miraculée… J'ai reçu un court e-mail, en fin de semaine dernière, d'une jeune Chinoise, Ma Yan, m'annonçant qu'elle avait réussi le Gaokao, l'équivalent chinois du bac, qui est surtout le sésame d'entrée à l'université. Sa joie était immense, et la nouvelle a fait énormément plaisir à tous ceux pour qui cette jeune fille était devenue un symbole de ténacité et d'espoir.
Par souci de transparence, je signale que je suis co-auteur du « Journal de Ma Yan », et trésorier de l'association Enfants du Ningxia qui en est issue. Petit rappel : en 2001, alors que j'étais correspondant du quotidien Libération en Chine, j'étais en reportage au Ningxia, une province musulmane du nord-ouest de la Chine, enclavée et misérable, frappée par une sécheresse désastreuse depuis deux décennies.
Au moment de quitter un des villages les plus pauvres, une paysanne confia à l'une d'entre nous une lettre et trois carnets, insistant comme si sa vie en dépendait. Une fois traduits, ces documents se révélèrent d'une force incroyable. La lettre avait été écrite par Ma Yan, une adolescente à qui sa mère venait d'apprendre qu'elle n'irait plus à l'école faute d'argent (il manquait l'équivalent de 7 euros à la famille).
Ma Yan écrivait à sa mère : » Tu ne peux pas me faire ça, tu me condamnes à la misère. » Huit jours après avoir reçu cette lettre, la mère voit passer un groupe d'étrangers, ce qui n'arrive jamais dans ce village perdu dans les montagnes arides. Elle a une intuition, et leur confie la lettre comme on jette une bouteille à la mer. Et elle y ajoute trois carnets, le journal intime de sa fille, pour que les étrangers que nous sommes comprennent mieux le contexte.
Ces carnets deviendront » Le Journal de Ma Yan » , un livre d'abord publié en France en 2002 (éditions Ramsay), puis traduit en 19 langues, y compris… le chinois ! Ils donneront également naissance à un vaste mouvement de solidarité, avec la création d » Enfants du Ningxia qui, depuis cinq ans, a aidé à améliorer les conditions d'éducation dans ce district rural parmi les plus pauvres de Chine.
Depuis cinq ans, l'association bénéficie de dons en provenance du monde entier et d'opérations de sponsoring d'entreprises. Des milliers d'enfants en ont bénéficié, dont les premières filles originaires de ce district à arriver jusqu'à l'université, des écoles ont été équipées en ordinateurs, des dortoirs rénovés, etc.
Quant à Ma Yan, oubliés les 7 euros manquant. Co-auteur du livre, elle a bénéficié du succès de son journal pour offrir à ses parents une vie meilleure, et financer la suite de sa scolarité avec le succès qu'elle vient de nous annoncer. La famille est allée vivre à Wuzhong, une ville moyenne du Ningxia, où elle a pu accéder à un lycée moderne, aux antipodes des conditions qu'elle avait laissées dans son collège rural.
Le miracle de cette aventure humaine est double : non seulement Ma Yan poursuit avec succès son rêve d'éducation, mais elle et sa famille n'ont pas tourné le dos à leurs origines. Ma Yan a offert à l'association une partie de ses droits d'auteur, et sa mère reste un pivot incontournable de l'association. A 18 ans, Ma Yan reste une jeune fille digne et fière, qui, à force de volonté, a vaincu la fatalité de la misère.

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De icare
Peut ont faire confiance a un Journ... | 16H44 | 25/06/2007 |
Une très belle histoire de solidarité humaine.
Espérons qu'il y en ait encore beaucoup comme celle-ci aux quatre coins de notre planète.
De
17H04 | 25/06/2007 |
Une trés bonne nouvelle !
Enrico (Sperling & Kupfer, Italy)
De
22H20 | 25/06/2007 |
Bien sûr que la Chaine n'est pas dans son ensemble un pays sous-développé. mais son développement ne profite qu'à certaines classes de citadins, délaissant les campagnes à leur niveau de sous-développement ; en cela, la Chine n'est pas loin des campagnes africaines ou sud-américaines. Il faut des histoires pareilles pour mettre le doigt sur les travers inégalitaires de la « marche en avant industrielle » forcée de ce pays.
De Alexad
17H52 | 25/06/2007 |
Une bel exemple d'intelligence humaine, qu'ont démontré ici, tous les acteurs de ce conte !
De cmoi69
18H05 | 25/06/2007 |
La larme à l'oeil..
Si cela pouvait se propager comme la peste, des histoires comme celle ci.
Des fois quand je pense aux choses que font nos scientifiques, je me dis si il pouvait en avoir un qui trouve le moyen de rendre tout le monde solidaire.
a mon age. je rève encore.
De
18H14 | 25/06/2007 |
Enfin du bon rien que du bon dans ce monde si dur.Cela fait plaisir à lire.A titre d'info je parraine une petite ethiopienne depuis plus d'un an.L'objet de cette aide est une aide humanitaire basée sur l'amélioration des conditions de vie de sa famille mais aussi au village qui en bénéficie.Je ne dis pas cela pour me faire mousser mais simplement vous apporter mon sentiment : celui d'utilité.Certes il y a plein de façon d'aider son prochain.Celle ci permet de tisser des liens particuliers (peut être un jour pourrons nous aller la voir si la situation politique le permet).
Dans l'exemple décrit on voit bien comment parfois un geste individuel peut avoir une portée collective.
Bravo et merci pour cet article.
Sylvie
De
18H22 | 25/06/2007 |
Emues aux larmes en lisant tous les soirs le journal de Ma-Yan à ma fille, nous sommes émues ce soir aussi en apprenant cette nouvelle…. sauf qu'il s'agit de joie ! Monsieur Haski : pourriez-vous, à l'occasion, transmettre à Ma-Yan tous nos voeux de bonheur et d'immenses mercis de notre part ? merci d'avance
Marylène & Agathe
De
18H23 | 25/06/2007 |
Pierre Haski, merci.
Tessa
De GUGUMAN
18H50 | 25/06/2007 |
Je me rappelle des quelques pages dont nous avaient fais lire notre prof de français au sujet de Ma Yan…
Cet article bien loin de notre nombril nationale me fait un bien fou. Merci.
De
19H21 | 25/06/2007 |
En classe, nous avons lu quelques pages du journal de Ma Yan en septembre dernier.
Demain, mes élèves de CM2 recevront sans autre commentaire une photocopie de votre article de ce jour. Je sais déjà le beau silence qui va s'établir dans cette assemblée de jeunes lecteurs. Je sais l'émotion qui va germer, se développer, poindre, s'exprimer, se partager…
Communion des enfants à travers les frontières !
Il me tarde d'être à demain !
Merci pour votre article !
Une enseignante, émerveillée de l'être ; -)
De Droite Republicaine
Etudiant, NYC | 20H29 | 25/06/2007 |
Bravo a vous Pierre Haski, je ne connaissais pas du tout cette histoire et me rejouis de son heureux denouement.
Dans quelques annees Ma Yan sera une star sur les campus americ.. euh francais !
De Hervé_5
21H50 | 25/06/2007 |
… et ce n'est pas le cas.
Ca me gêne de m'exprimer comme ça après une série de commentaires tous larmoyants-tous ruisselants de reconnaissance ; l'idée décrite et l'action qui s'en est suivie sont sans doute positives (quoiqu'inapplicables à l'emsemble de la population concernée), mais cet article me semble surtout conforter dans l'esprit du lecteur une Chine complètement sous-développée, que les fiers occidentaux vont aider au travers d'une sorte d'aumône, en achetant un livre qui explique comment c'est dur là-bas chez les jaunes, comment on est mieux chez nous…
J'éprouve un goût bizarre…
à Hervé_5
De
23H27 | 25/06/2007 |
Hé, hé, vous n'avez pas tout à fait tort : les petits enfants émerveillés de CM2 feront de bons citoyens bienveillants pour « les pays en voie de développement » comme la Chine, mdr
Mais ne boudons pas notre plaisir : entre la petite Chinoise et Paris Hilton en prison…
à Hervé_5
De icare
Peut ont faire confiance a un Journ... | 04H29 | 26/06/2007 |
Cher Hervé
Il est évident que vous n'avez jamais mis les pieds en chine, ou bien êtes vous restez dans les grandes villes et lieux touristiques.
Généralement je ne suis pas souvent d'accord avec Pierre Haski sur ce qu'il écris sur chine et sa vision du gouvernement chinois que j'estime être seulement a charge sans jamais rien écris sur les bonne actions de celui-ci.
Néanmoins j'essai d'être impartiale, la vision de Pierre sur le peuple et particulièrement les paysans chinois et juste, tout n'est pas rose en chine pour tout le monde, pour ne pas dire pour la grande majorité du peuple chinois. De par mon travail je passe beaucoup de temps dans les provinces chinoise en milieux rural, Il est indéniable de constater la pauvreté et même la misère d'un bon nombre d'habitants.
La majorités des écoles de villages sont simplement et purement de véritables dépotoirs comme cela était le cas en Europe aux 17eme siècle, même si l'inscription pour un enfant parait modeste pour un français, de 6 a 20 euro par an selon l'âge, cette modique somme n'est pas du tout modique pour bon nombre de villageois en particulier dans les provinces du nord et de l'intérieur du pays qui ne possèdes que très peu d'industries et ou la majorité de la population immigre ou vie au jour le jour.
Je vous invite a visitez la chine profonde lors de votre prochain voyage en chine.
Personnellement je compare la chine a un grand décor de théâtre, très jolie du cote des spectateurs et très moche en coulisse.
La question est ; doit on pour autant condamner et critiquer le gouvernement chinois ? oubliant qu'il y a encore peu de temps le décore de théâtre était moche des deux cotés !
à Hervé_5
De Pierre Haski
(auteur)
Rue89 | 08H57 | 26/06/2007 |
La Chine est aujourd'hui un pays clivé, avec une partie propulsée à l'avant garde de la mondialisation, et quelques centaines de millions de paysans qui restent dans un état de sous-développement, dans l'indifférence de la plupart de leurs compatriotes. Parler de Ma Yan ou du Ningxia n'est dire que toute la Chine est dans cet état, mais ça fait partie de la réalité, et de la complexité chinoise du moment. Pourquoi un goût bizarre ?
De Migrador
23H12 | 25/06/2007 |
Qu'en est-il du film ? Il est sortit la semaine dernière à Bruxelles. Vous en êtes où avec la production ?
Est-ce un film à voir ou totalement de propagande ?
à Migrador
De Pierre Haski
(auteur)
Rue89 | 16H57 | 26/06/2007 |
Hélas, ce film est un beau film … de propagande. Je raconterai ce soir ou demain cet épisode de la sortie belge qui est scandaleuse. J'ai appelé le distributeur, qui s'abrite derrière un contrat avec le producteur chinois, sans se soucier de savoir si ce film a été fait avec les droits ou pas, c'est honteux.
à Pierre Haski
De Migrador
22H32 | 26/06/2007 |
Merci de nous tenir au courant pour la sortie belge !
Je suis curieux de savoir par quels rouages ça a été possible et je suis étonné que le distributeur belge, sachant que les producteurs n'ont pas les droits, qu'il continue à diffuser le film. Je me demande même s'il en a le droit.
Ceci dit, c'est une sortie très limitée, dans 3 cinémas, au nord du pays, la partie flamande.
Merci pour votre blog et votre Rue 89 ! ; -)
De ebolavir
Tianjin | 02H26 | 26/06/2007 |
J'avais offert un certain nombre d'exemplaires du Journal de Ma Yan à des amis et dans la famille. Ensuite j'ai dépensé pas mal de salive à expliquer qu'elle vivait dans une région reculée et misérable de la Chine de l'Ouest et ne représentait pas la situation normale des Chinois, d'où un grand agacement devant sa mise en avant. C'est une fille très intelligente qui a su tirer parti du miracle qui lui est tombé dessus sous la forme d'un journaliste occidental. Rien qu'avoir tenu un journal prouve sa valeur personnelle. Bonne chance à Ma Yan.
A part ça, je sais bien que Rue89 fait du journalisme d'actualité et de réaction, donc parle des trains qui arrivent en retard etc… J'aimerais bien quand même un article de fond sur la méritocratie en Chine, matérialisée par ce fameux Gaokao qui est un objet de dévotion plus encore que le Bac en France.
De icare
Peut ont faire confiance a un Journ... | 05H07 | 26/06/2007 |
Cher Ebolavir
Tu sais aussi parfaitement que le system éducatif chinois et une veritable catastrophe basé uniquement sur l'argent.
L'éducation est un business come tout le reste en chine.
Quand a la qualité des diplômés…. il y a quelque mois nous avons embauché un jeune diplômé de Tianjin University of finance & economics, 4 ans d'études a 12.000 rmb par ans plus logement et nourriture, il ne savait même pas ce qu'est un B.O.L ou une lettre de crédit…
Néanmoins sa famille, agriculteur a Xunwu, Capital chinoise des oranges et mandarine, Jianxi province, est très fier de lui et le considère comme un petit génie………
Il y a 3 mois il a demandait 3 jours libre pour aller a Harbin voir son frère et parler au prof de celui-ci car le frère sautée les cours et ne savais rien pour son exam, 2 cartouches de cigarette et 1000 rmb au prof et l'histoire fus réglé, un mois plus tard son frère a eu son diplôme en hôtel management.
En chine 96% des étudiants reçoivent leurs diplôme (source officielle) on comprend pourquoi !
Icare
Shenzhen
à icare
De
08H40 | 26/06/2007 |
Icare
Je suis moi-meme diplome d'une ecole de management chinoise. et je peux t'affirmer que toutes les universites en Chine ne fonctionnent pas comme ca…
D'ailleurs, je ne suis pas sur qu'en france des traitements de faveurs dans d'autres conditions ne se realisent pas.
Etant donne la pression sur les etudiants pour leur bac, le boulot qui leur est demande de fournir, a mon avis les etudiants chinois sont tres meritants.
Si tu es tombe sur un fumiste, peut etre fais attention au recrutement… Dans les ecoles de commerce en France aussi, il y a des fumistes.
le 96% de reussite est tres simple a expliquer. ceux qui ne foutent rien sont vires avant la fin de leur 4 ans, comme en France d'ailleurs. Dc je ne vois rien a redire a ce niveau la.
; .)
De timbeijing
09H04 | 26/06/2007 |
JE suis le fraichement inscrit courageux anonyme du dessus…
Articles tres interessants sur la Chine de votre part Mr Haski. Merci
De icare
Peut ont faire confiance a un Journ... | 09H28 | 26/06/2007 |
Cher Tim
Je ne suis pas en chine depuis hier, durant pratiquement ces 7 dernières années j'ai vécu a Xi'an, Haikou, Pékin et Shenzhen.
Hormis quelques « grande » universités, le système éducatif est le même, les diplômes son pratiquement offert.
Une simple mathématique le démontre.
En 2006, seulement 1366 étudiants universitaire ont étaient foutue a la porte de leurs universités contre 271 473 qui ont du quitter faute de moyen financier.
Ceux qui ne foutent rien sont virés, je suis curieux de savoir ou tu a trouvé cette info….
Je t'informe qu'il y avait environ 26 millions d'étudiants universitaire en 2006, avec 96% de réussite, ou les chinois sont tous de petit génie ou il y a un problème quelque part….
Amicalement
Icare
à icare
De
12H24 | 26/06/2007 |
Pour Icare
Votre argument basé sur le chiffre 96% est biaisé ! ! ! Car à la différence de la France, il y a sélection à l'entrée de l'université en Chine. Le système chinois est un système élitiste. Les étudiants sélectionnés sont de bons étudiants, c'est donc normal qu'il y a 96% de réussite. Comparez le taux de résussite des étudiants entrant en classes préparatoires et celui de la fac, on n'est pas loin des 96% pour les classes préparatoires ! ! ! Normal, il y a sélection dans les grandes écoles. Pour connaître le niveau de l'enseignement en Chine, il suffit de regarder le classement des étudiants chinois aux olympiades de mathématiques : chaque année, la Chine décroche les trois premières places avec les Russes et les Vietnamiens. Les étudiants chinois inondent toutes les prestigieuses instituts du monde entier, allez les discuter avec à Polytechnique.
Ce que vous évoquez concerne les étudiants les plus faibles. Des années 2000 à 2007, le nombre d'étudiants chinois a plus que doubler. Le nombre de candidats au bac par exemple est environ 4 millions, alors qu'il est de 10,1 millions. Cette augmentation d'étudiants pose d'énormes problèmes, car de nombreux personnes profitent pour faire des affaires. Et pas seulement en Chine, en France également. Je cite cette note de l'ambassadeur de Chine :
« Faux diplômes en France
Avec le développement des échanges entre la Chine et les pays étrangers, beaucoup d'étudiants chinois sont allés étudier dans d'autres pays que le leur et notamment en France. Profitant de la situation, nombre d'agences intermédiaires et d'établissements privés sont apparus. La fabrication et le trafic de faux diplômes s'est également développé.
L'article appelle les étudiants à faire attention à ce genre d'escroquerie. L'article précise que les faux diplômes ainsi délivrés le sont en général au nom d'écoles privées qui ne sont pas reconnues par le Ministère chinois de l'Education. En général, ce sont des étudiants qui n'ont pas terminé leurs études ou n'ont pas réussi à obtenir leur diplômes, qui se procurent ce genre de documents afin de pouvoir trouver du travail de retour en Chine. L'article indique que ce genre d'affaire existe également en Angleterre et en Russie. »
Je connais une étudiante chinois qui fait ses études dans une école catholique en France. Elle me dit que cette école n'est pas reconnue par le ministère chinois, mais elle s'inscrit quant même pour obtenir un visa étudiant.
Dans un des billets sur le blog cinq ans en Chine, Pierre Haski a parlé des manifestations d'étudiants : http://www.arenes.fr/cinqansenchine/index.php ? 2006/10/27/65-etudiants-en… . Et Wu Fa Hsien de nous rappeler un artcile de « Taipei Times » qui ne porte pas le PCC dans son coeur :
« Les étudiants qui ont échoué aux examens d'entrée,
hautement sélectifs, des universités d'état, étudient
dans des écoles privées crées, comme source de profit,
par ces mêmes universités (et professeurs cupides ! )
et pour lesquelles il n'est pas requis les compétences
requises mais la possibilité de s'acquitter de droits
d'inscriptions élevés.
Ces universités délivraient à ce type d'étudiants des
diplômes au nom des ces écoles privées,
(Là est l'astuce des professeurs cupides, où personne
n'était dupe, car même s'il y avait le nom de l'école
privée sur le diplôme, la mention aussi de l'université
sur le parchemin final donnait un semblant de
crédibilité (comme le Canada Dry ! .)
Le gouvernement ayant vu cette supercherie condamne
ce genre de pratiques et le punit (crack down) et
cela a déclanché la colère des “ étudiants ”.
Wu Fa Hsien conclut :
“Donc il apparaît bien :
1- Que la faute incombe à ces ‘ étudiants nullards ’
qui ayant échoué aux examens d'entrée,
ont cherché malgré tout, par des moyens détournés,
en payant des frais de scolarité élevés dans une école
privée, non reconnue par le système éducatif à avoir
un diplôme que leur capacité intrinsèque les prive.
2 – Que ces ‘ étudiants nullards ’ ont été dupés par des plus vicieux qu'eux, donc ne dépendant pas de l'état, mais de professeurs rusés et cupides qui ont crée ces écoles privées.
3 – Ce n'est pas parce qu'il existe des écoles privées
(aux USA comme en Europe ! ) que l'on vit dans un état de ‘ capitalisme sauvage ’ ! . Aux USA comme en Europe tu as des écoles privées qui attirent les abrutis ‘fils à papa’ et en profitent pour leur pomper leur fric ! ”
Le bac, la sélection à l'entrée de l'univeristé est un vaste sujet de débat national. Il y a un témoignage intéressant ici : http://www.rue89.com/2007/06/08/faut-il-supprimer-le-bac
Je termine cette note pour dire bravo à Ma Yan. N'oublions pas que cette année marque une date importe : c'est le 30ième anniversaire du rétablissement du GaoKao qui a été supprimé pendant la révolution culturelle.
De icare
Peut ont faire confiance a un Journ... | 13H22 | 26/06/2007 |
Cher courageux anonyme 13H24
Je précise que mes propos ne s'adressai pas au secteur prive de l'éducation en chine mais bien des universités publique.
Comme vous semblez bien connaitre le sujet, vous avez sans doute que les étudiants en majorité ne choisisse pas leur université.
Concernant les « bonne » universités : vue le peu de place pour une grande demande.
Une première « sélection » est faite sur les notes de l'étudiant.
Une seconde sélection est effectuer, « profile familiale » qui en claire signifie il vient d'une famille riche ou influente.
Le ministère de l'éducation décide dans quelle université va étudier l'élève.
La grande majorité des universitaires n'étudie pas dans leur ville ou même leur province, de se fait ils sont obligées de louer A l'université un lit dans les dortoirs, pour les bonne universités 2 ou 4 par chambre, les moyenne ils sont 4 ou 6 étudiants par chambre, les pires ont 8 a 10 lits dans un dortoir.
Les étudiants ne sont pas autoriser à louer une chambre à l'extérieur de l'université, les grilles se ferme a une certaine heure et l'électricité également.
Comme le précise l'article si dessous(en anglais) un étudiant dépense en moyenne plus d'argent qu'une personne résidente dans la même ville.
http://www.atimes.com/atimes/China/GA06Ad06.html
L'éducation est un business et il n'est pas souhaitable que les étudiants redoublent, ont leur donne donc toute facilitée pour qu'il aient leur beaux diplôme.
Quand a votre argument sur le classement des étudiants chinois aux olympiades de mathématiques, je ni crois pas beaucoup, il est surtout du a la loi des nombres, il est plus facile de trouver 10 mateux sur un panel de 30 million d'étudiants que sur un panel de 300 mille, c'est le même phénomène pour toutes les autres discipline, intellectuelle ou sportive.
Puisque vous parler d'une mafia de l'éducation dont les chinois sont victimes dans les pays étranger, il serait intéressant que Pierre Haski nous parle, de la mafia dans les consulats étranger pour qu'un chinois étudiant ou homme d'affaire puisse obtenir un visa.
à icare
De
14H46 | 26/06/2007 |
Je n'ai pas le temps de rentrer dans les détails. Je voudrais juste répondre sur certains détails. Le propre d'une sélection, c'est que les étudiants ne choisissent pas leur université. Moi, je suis pour la sélection à l'entrée de l'université. Je vous cite cet éloge de Jean-Paul Brighelli sur la sélection : http://bonnetdane.midiblogs.com/archive/2007/01/19/eloge-de-la-selection…
Quant aux résultats aux olympiades, je pense que vous avez tort de raisonner sur le nombre. La bonne méthode serait de aisonner en terme de probabilité. Etant donné qu'il y a répartitions uniformes des hommes intelligents, vous avez autant de possibilité de choisir des bons candidats dans une grande population que dans une petite. Les résultats sont ensuite conditionnés par l'entraînement. C'est ce qui explique que le Vietnam obtient des résultats honnorables pour une population équivalente à l'Allemagne, et que l'Inde n'occupe pas les meilleures places. Raisonner sur le nombre, c'est une erreur souvent faite par les syndicats de l'enseignement quand ils demandent moins d'élèves dans une classe. Il y a quelque temps, j'ai lu dans un article, dont je ne retrouve plus la source, que letaux de réussite aux examens est la même dans une classe de 17 élèves que dans une classe de 40 élèves.
De
09H42 | 26/06/2007 |
bravo !
De timbeijing
09H44 | 26/06/2007 |
L'info je la connais pour l'avoir vecu tout simplement.
Je suis en Chine depuis plus de 3 ans aussi, dc pas vraiment depuis hier non plus lol. et J'ai passe passe 3 ans dans l'universite of business and economics de beijing en major finance.
Et j'ai ainsi passe 3 ans a passer les memes examens que les chinois. Pour moi, la seule difficulte a passer ces examens etait la langue.
Donc quand je voyais les chinois passer les examens, je me disais que pour eux, ca devait etre une partie de plaisir… et c le cas.
Enfin ce que je voulais dire, c'est que je ne pense pas qu'il y ait bcp de pots de vins d'eleves a profs. Je pense juste que les examens sont trop faciles puisque seulement base sur le contenu des livres et ne demande aucune reflexion.
dc une fois qu'ils arrivent dans le monde du travail dans une boite etrangere, pas mal de chinois sont en effet perdus…
perso, j'aime pas trop me baser sur les chiffres publies par l'education nationale chinoise.
enfin sur le fond on est d'accords je pense
à timbeijing
De icare
Peut ont faire confiance a un Journ... | 10H08 | 26/06/2007 |
Je ne mets pas en doute ton expérience d'étudiant, il est certain que dans les villes les plus importante il y a des universités dite « prestigieuse du point de vue des chinois »
En résumé, moi ce qui me gène un peu, c'est que l'éducation scolaire et trop similaire a l'éducation parental, tu es le plus beau et es le plus intelligent, donc faire cadeaux des diplôme..
1) n'aide pas les jeunes car une fois confronté a la réalité du travaille il réalise que leur bout de papier ne fais pas d'eux des pros comme il pensai l'être.
2) Augmente leur ego qui est déjà immense.
3) Démolie la réel valeur des diplômées.
4) Beaucoup de famille s'endette pensant que avoir un diplôme signifie avoir un bon salaire.
Résultat, tout les vendeurs de B&Q, Metro etc.… son tous diplômé d'une université et gagne 70 euro par mois…..
Cherchez le problem….
De
10H32 | 26/06/2007 |
Ravi de lire des nouvelles de la jeune Ma Yan, dont j'avais pu suivre « un peu » le parcours grâce au blog que tenait Pierre Haski quand il était en Chine. Sans renchérir sur les commentaires concernant les 96% de réussite à la fac en Chine et le côté presque « offert du Gao Kao », il faut quand même saluer la volonté de MaYan et des jeunes des minorités ethniques qui vivent dans des régions reculées et difficilement accessibles à l'éducation « de qualité » dont disposent les jeunes citadins chinois (tout est relatif bien sûr quand je parle de qualité). Le mandarin a beau être la langue officielle du pays, que cela soit dans le Ningxia, le Xinjiang, ou dans certains coins du Yunnan, les langues des minorités sont toujours celles que l'on pratique, les conditions d'apprentissage de la langue chinoise et l'accès à la modernité (le symbole le plus explicite restant la télé) sont difficilement mis en oeuvre par manque de moyens financiers ou humains (allez trouver un personnel enseignant ou des fonctionnaires qui acceptent d'aller se paumer dans la montagne), la Chine à deux vitesses, encore une fois, avec la surexploitation du littoral et l'hyperurbanisation des grandes villes, et l'abandon des campagnes…