Un an sans « made in China » ? Mission impossible

Babouches Made in China en vente à Tanger (P.Haski/Rue89)

Regardez autour de vous : pourriez vous vivre aujourd'hui sans produits « made in China » ? Une journaliste américaine, Sara Bongiorni, s'est posée la question un soir de Noël en constatant que tous les jouets qu'elle avait achetés pour son fils provenaient de Chine, et elle a tenté de vivre « Un an sans “made in China'” –c'est le titre de son livre–, non pas par protectionnisme ou patriotisme économique, mais, explique-t-elle dans la revue Foreign Policy, pour constater le lien entre sa vie de famille et la mondialisation. C'est d'ailleurs le sous-titre du livre : “La véritable aventure d'une famille dans la globalisation”.

Le résultat est édifiant et la journaliste a réalisé à quel point sa vie quotidienne –aux Etats-Unis mais c'est aussi vrai en Europe, et de plus en plus ailleurs (je ne résiste pas à l'envie de republier cette photo de babouches fabriquées en Chine et en vente à Tanger…)– dépendait de produits fabriqués dans ce pays autoproclamé à juste titre “l'usine du monde”. A moins d'y mettre le prix : elle donne l'exemple des chaussures de tennis de son fils, qui ne coûtent que 15 dollars dans leur version chinoise, mais dont l'alternative italienne, la seule qu'elle ait trouvée après quinze jours de recherches, lui est revenue à 68 dollars. “Pour les gens à faibles ou moyens revenus, pouvoir acheter à leur fils de quatre ans des chaussures excellentes à 15 dollars constitue un vrai avantage économique”, souligne-t-elle. Et parfois, se priver de “made in China” n'est pas seulement une question de budget : elle a constaté qu'il n'y avait pas d'alternative sur certains produits.

Au bout d'un an, la journaliste a choisi “une voie médiane”, a-t-elle expliqué à la radio publique américaine NPR. C'est-à-dire qu'elle a repris partiellement ses achats de “made in China” car “on ne pouvait plus continuer à vivre comme ça”… Une journaliste chinoise lui a d'ailleurs répondu qu'à Pékin, à l'opposé, il était de plus en plus difficile de vivre sans consommer de produits de marque américaine, ce qui est excessif sauf dans certains milieux privilégiés…

On peut tirer plusieurs leçons de cette expérience édifiante. Le constat de l'omniprésence de la Chine dans la chaîne de production mondiale a été fait depuis longtemps (voir la carte des mouvements de conteneurs dans le monde publiée par Rue89 en juin dernier…), ne serait-ce qu'en observant la courbe croissante des déficits commerciaux des Etats-Unis et de l'Union européenne avec l'empire du Milieu. Le consommateur, aux Etats-Unis comme ailleurs, en tire un profit évident car il paye ses produits moins chers. Mais Sara Bongionni ne se pose pas, dans ses interviews, de question éthique sur les conditions de travail en Chine, et sur le coût social pour les Chinois afin de lui garantir ces produits à bas prix. Ce pourrait être une piste intéressante pour avoir une attitude de consommateur “responsable”. Elle n'évoque pas, non plus, les problèmes de qualité, de sécurité et d'impact environnemental que posent certains produits made in China, comme on le voit en ce moment.

Elle n'entre pas, non plus, dans la complexité des processus de fabrication. Un récent article de l'International Herald Tribune faisait ainsi remarquer que si l'iPhone d'Apple portait la mention “designed by Apple in California, assembled in China”, une bonne partie de ses composants provenaient de … Taïwan. De quoi sérieusement brouiller les pistes sur la provenance exacte des produits que nous achetons quotidiennement, et compliquer le débat sur les délocalisations et quels types d'emploi garder dans les pays industrialisés. Et accentuer encore un peu plus notre schizophrénie absolue entre nos intérêts de consommateur, de salariés et de citoyens.

A Year Without “Made in China” : One Family's True Life Adventure in the Global Economy (Hoboken : Wiley, 2007).

PRECISION : 26/7/07 24h00 : rectifié “produits de marque américaine” et non “made in USA”, suite à remarque judicieuse d'un internaute.

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Portrait de Courageux anonyme

De

11H08 | 27/07/2007 | Permalien

Un plan de contre attaque : La décroissance !
Acheter des produits de meilleure qualité qui resteront en vie plus longtemps.
Changer l'idée que vivre c'est consomer.
Vivre c'est respirer.

Portrait de Xtophe

De Xtophe

13H10 | 27/07/2007 | Permalien

exactement, la solution c'est la décroissance. pas vivre un an sans essayer de consommer chinois, mais se poser la question de la consommation. a-t-on besoin de toutes ces conneries - « oui mais tu comprends, c'était pas cher » - qui engluent notre quotidien, pourrissent dans nos caves, engraissent les décharges, ne se recyclent pas… bref la spirale infernale..

Portrait de nlambert

à Xtophe Portrait de Xtophe De nlambert

14H35 | 27/07/2007 | Permalien

Comment passer à une société de décroissance ? Comment sortir de cette « spirale infernale » ? Que chacun adapte un mode de vie plus raisonnable c'est une très bonne chose. Mais on sait bien qu'il y a un facteur social déterminant. Cette journaliste a pu vivre un an sans consommer de produits made in china. Bravo à elle. Mais est-ce possible pour un ouvrier un chômeur ou un rmiste ? En quoi le décideur politique peut-il réellement agir pour conduire notre société vers une société de décroissance ? Compter sur la bonne volonté de chacun, c'est bien mais ca ne suffit malheureusement pas…

Portrait de Courageux anonyme

à Xtophe Portrait de Xtophe De

15H08 | 27/07/2007 | Permalien

Energie : économisons la consommation de l'inutile. son économie de transport vient de fait. Je ne sais pas. Prochain virage c'est le ravin. A la vitesse qu'on y va c'est sûr et en plus on pousse les gazs. Le fonds du ravin sera riche en phosphate : 4 millards de dinausores… non : d'hommes.

Portrait de Courageux anonyme

De

16H18 | 27/07/2007 | Permalien

Cette brave dame ne se doute pas que tout ou pratiquement tout ce qui est « Made in China » provient en réalité d'usines dont les actionnaires sont des occidentaux, américains,anglais, allemands, français..

Ces patriotes qui hurlent contre les politiques sociales et écologiques dans leur propre pays, ont transféré les investissements, les machines, les savoir-faire - qui ne leur appartenaient pas - et quelques cadres.

Pour gagner encore plus d'argent, ces hommes qui par ailleurs, n'hésitent pas à se montrer dans les galas de charité, désindustrialisent massivement provoquant le chômage et la misère chez eux ; Renforcent les régimes totalitaires, polluent sans vergogne, exploitent les populations réduites au quasi esclavage dans les pays du tiers-monde.

Alain Renard

Portrait de pierrejcallard

De pierrejcallard

www.nouvellesociete.org | 16H47 | 29/07/2007 | Permalien

Tout a fait raison et il y a même des plans pour le faire (voir lien ci-dessous, mais il faut aussi sortir du projet d'un monde « marché unique » et revenir à des ensembles autarciques où des affinités culturellles permettent d'accepter une interdépendance économique sans se sentir vulnérables.

http://www.nouvellesociete.org/712C.html

Pierre JC Allard

Portrait de Courageux anonyme

De

11H09 | 27/07/2007 | Permalien

je viens de le commander sur amazon.com
ca doit etre un tres bon livre : je vous en dirai plus ; -)

Portrait de Courageux anonyme

De

11H57 | 27/07/2007 | Permalien

c'est vrai que des ouets en plastique et des chaussures (comme l'illustre la phot) c'est hyper indispensable

Portrait de Don

De Don

13H01 | 27/07/2007 | Permalien

Des babouches à Tanger, je ne vois pas en quoi c'est incongru…

Portrait de Courageux anonyme

à Don Portrait de Don De

15H50 | 27/07/2007 | Permalien

des babouches CHINOISES a tanger

lisez attentivement

Portrait de Courageux anonyme

à Don Portrait de Don De

16H55 | 28/07/2007 | Permalien

DES BABOUCHES CHINOISES A TANGER & SANS DOUTE VENDUE COMME UN PRODUIT LOCAL & TYPIQUE DU PPAYS¡¡SURTT QUE LE PLUS SOUVENT L ACHETEUR EPRIS NE PREND MEME PAS LA PEINE DE VOIR L ERIQUETTE OU LE PAYS DE FABRICATION…

Portrait de Courageux anonyme

De

11H59 | 29/07/2007 | Permalien

j'ai goût à rien avec ces couleurs !

Portrait de Courageux anonyme

De

12H08 | 27/07/2007 | Permalien

Le problème des pays à main d'œuvre pas chère, c'est qu'au fur et à mesure que la production augmente, les salaires s'améliorent et les conditions de vie itou… et on finit par avoir besoin d'aller voir ailleurs pour trouver des salariés toujours moins chers.

Là, je viens de changer d'appareil photo numérique et en le retournant pour râler contre la globalisation qui a transformé la Chine en usine du monde, j'ai découvert que le corps de l'appareil a été fabriqué aux Philippines et l'objectif assemblé au Vietnam…

Alors quoi, trop cher les Chinois ? Ou pas assez formés pour les technologies les plus avancées ?

Encore un peu de patience, et ce sera notre tour…

Le Monolecte
http://blog.monolecte.fr

Portrait de Courageux anonyme

De

01H25 | 28/07/2007 | Permalien

je propose : « la terre est plate » de thomas friedman en complement !

Portrait de geubeul1

De geubeul1

edité sur fils2prof.over-blog.com | 12H10 | 27/07/2007 | Permalien

délocaliser les usines ou mieux les fonds pour produire à bas coup dans un pays tiers et la solution du capitalisme européen et étatsuniens pour continuer à consommer.
Repprocher à la Chine d'appliquer les méthodes capitalistes est hypocrite.
La deuxième réflexion est que dans le cadre de la construction européenne et la constitution des blocs de confrontation dans le monde , la chine est un cible potentielle.
Dans l'orientation de rapprochement de l'europe avec les états unis , elle représente un ennemi facile et agréable.

Il nous faut bien un nouvel ennemi merci !
http://fils2prof.over-blog.com/

Portrait de Prolo du livre

De Prolo du livre

13H53 | 27/07/2007 | Permalien

Puisque la quasi totalité des produits est désormais fabriqué en Chine, à des prix si bas, pourquoi notre pouvoir d'achat baisse-t-il ?
Au contraire, il aurait du exploser !
Ce n'est pas (je pense), uniquement parce que nous consommons plus… Donc il y a une plus value qui disparait quelque part…

Portrait de Courageux anonyme

à Prolo du livre Portrait de Prolo du livre De

14H55 | 27/07/2007 | Permalien

Bonjour.

Sachant que la richesse globale reste la même et que eux s'enrichissent (à leur échelle, et sûrement leurS échelleS), y'en a bien qui doivent s'appauvrir, sûrement leurs consommateurs, c'est à dire nous.

J'ai peu être une idée fausse, mais je crois que, quand on s'enrichit, c'est toujours au dépend de quelqu'un d'autre, à travers leur marge de bénéfice. Des gens plus calé que moi dans ce domaine seront me contre dire ou me confirmer mon point de vue.

Stouve

Portrait de Courageux anonyme

De

15H15 | 27/07/2007 | Permalien

En math c'est la théorie des jeux : ce qui est pris à l'un est retiré à l'autre et la somme reste à zéro.

Portrait de Courageux anonyme

De

16H04 | 27/07/2007 | Permalien

je dirais plutôt ce qui est pris à l'un est redonné à l'autre ou file dans la poche de l'autre

Portrait de Courageux anonyme

à Prolo du livre Portrait de Prolo du livre De

16H41 | 27/07/2007 | Permalien

La fuite est dans les paradis fiscaux.

Une société française « Jencaisse » dont les actionnaires sont la famille PETITMALINS crée une filiale « Fabrica » en Chine et une filiale « Cachetout » aux Iles Caïmans.

1 - CACHETOUT achète 100€ un lot à FABRICA.
2 - JENCAISSE achète 1000€ le même lot à CACHETOUT.

C'est facile puisque c'est la famille PETITMALINS qui décident de tout.

Résultats : Les PETITSMALINS se sont créés un joli pactole net d'impôts et de charges sociales dans les Iles Caïmans.

Conséquence : Déficits sociaux et budgétaires explosent en France.

Vous pourriez croire que l'Etat lutte contre les PETITMALINS, et bien en fait NON. En réalité, L'état lutte contre les chômeurs et la Sécurité Sociale..

..et DENIS ROBERT, qui a eu le culot de dévoiler le moyen utilisé par PETITMALINS pour récupérer son pactole (Banques de compensation).

Janus Simplet

Portrait de Courageux anonyme

De

14H26 | 27/07/2007 | Permalien

J'essaie aussi, depuis quelques années, de ne jamais acheter de produits chinois pour des raisons éthiques et écologiques : beaucoup sont produits dans des conditions sociales qui font frémir, l'écologie n'est pas le premier souci des industriels présents en Chine et le transport jusqu'en Europe est polluant… J'applique le même principe aux autres pays dictatoriaux (je n'ai rien contre la Chine en tant que telle ! ).

J'ai, moi aussi, vite renoncé à appliquer ce principe de façon absolue, car, effectivement, ce n'est pas possible dans un nombre incroyable de cas. J'avoue aussi que parfois, au quatrième magasin, je me résous à acheter chinois…

Portrait de Courageux anonyme

De

18H08 | 27/07/2007 | Permalien

Moi aussi, j'essaye d'acheter des produits en tenant compte des conditions de travail du pays d'origine. Cependant, quand je veux acheter des vêtements dans une grande surface, j'ai de plus en plus de mal à trouver une étiquette « made in… ». N'est-ce pas pourtant obligatoire ? En général, je demande à la caissière, qui demande à son supérieur, qui m'avoue que c'est dans doute chinois. Ô rage et impuissance !

Portrait de Courageux anonyme

De olposoch

14H47 | 27/07/2007 | Permalien

Si les entreprises payaient les transports à leurs vrais côuts (écologique, social, énergétique..) et si la Chine ne maintenait pas sa monnaie artficiellement basse, le problème serait peut-être different.

Portrait de Courageux anonyme

De

15H09 | 27/07/2007 | Permalien

Bonjour.

Entièrement d'accord, et pas spécifiquement pour la chine. Dans presque toute la France, je pense qu'il y a des producteurs de poulets. Mais celui qu'on mange général, il a fait le tour du monde, et pas sur ses petites pattes. Et alors qu'on parle d'écologie actuellement, ce système paraît complètement aberrant.

Sûrement faudrait il plus taxer les transports et moins les autres valeurs ajoutées d'un produit, la TVA quoi. Mais avec toutes les histoires d'accords commerciaux, français, européens, internationaux, et les directives qui en découlent… c'est pas réglé c't »affaire.

Stouve

Portrait de Eric citoyen

De Eric citoyen

"Casse ta tv" c'est ta seule chance... | 15H21 | 27/07/2007 | Permalien

Bonjour à toutes et tous,

Dans le même style, il y a : Les aventures d'un tee-shirt dans l'économie globalisée de Pietra RIVOLI

Instructif à plus d'un titre, c'est un livre passerelle il permet de comprendre les enjeux financiers, politique et la responsabilité des consommateurs ne nous voilons pas la face…

D'ailleurs en ce moment je tape ce commentaire sur un clavier made in china, dans une machine made in china qui va aller sur une autre machine made in china…

Mission impossible ?

est-ce grave ?

A bientôt

Eric bloggeur Mulhousien

http://monmulhouse.canalblog.com/

Portrait de Courageux anonyme

De

15H59 | 27/07/2007 | Permalien

« Le consommateur, aux Etats-Unis comme ailleurs, en tire un profit évident car il paye ses produits moins chers. »

en tout cas la planète et la biosphère (humains compris) eux le payent cher…

maintenant, à vous aussi petits francais d'acheter au max, bio et de saison, produits équitables et autres !

plus la part de l'écobio augmentera dans les ménages, plus l'écobio sera puissant face aux esclavagistes pollueurs.

et en informatique, vous pouvez passer à Linux et au monde libre. Idem, n'achetez plus de CD/DVD de majors, allez aux concerts, au ciné à la place.

Portrait de skb

De skb

16H03 | 27/07/2007 | Permalien

Je suis tout à fait d'accord sur le concept de la décroissance , le problème etant que dans la société actuelle, appliquer une telle idéologie est synonyme d'exclusion partielle, en gros il faudrait aussi changer les mentalités (pub…).
C'est vrai qu'il est difficile de ne consommer absolument rien venant de chine mais pour les vêtements je le fais depuis 2 ans et bien que ce soit assez ennuyeux j'y arrive avec des habits de bonne qualité et pas cher : vous devriez essayer de regarder chez Zara/Lefties ou sur le continent américain american apparell ou encore les friperies et même certaines choses chez HM.

Portrait de Courageux anonyme

De

17H12 | 27/07/2007 | Permalien

C'est vrai que c'est difficile…
J'essaie depuis plusieurs années de ne rien acheter « made in china » pour des raisons éthiques et je me pose des questions pour les « made in bangladesh, philippines, inde… » mais ils ont la liberté syndicale et des syndicats assez puissants.
C'est impossible pour tout ce qui est hi-fi et quasiement impossible pour les baskets (essayez de courrir avec des veja)…
Difficile aussi au niveau budget… c'est comme essayer de ne manger que bio ! Et je ne parle même pas de tout ce qui ne mentionne pas l'origine des produits (je pars alors du principe que c'est fait en Chine).
Autre détail : essayez d'acheter sans la Chine à Noël, pas sur que vos apprécieront de n'avoir que des jouets en bos du jura !
Entrepreneurs, il y a un marché à prendre ! !

Portrait de Courageux anonyme

De

17H13 | 27/07/2007 | Permalien

Quand est-ce qu'on va comprendre que le « Made in China » d'aujourd'hui est la même chose que les produits du travail des esclaves des colonies à l'époque de la traite.

Finalement, l'économie capitaliste (l'économie « au loin » décrite par Fernand Braudel) est toujours le résultat de la différence de liberté de circulation entre les biens et les hommes.

Comme dans une batterie de voiture, le courant ne peut être généré que parce l'électrolyte est confiné dans de petits compartiments étanches. Il faut donc créer des barrières pour les hommes.

La solution ? Appliquer la méthode inverse : ériger des barrières pour les marchandises et détruire les obstacles à la circulation des hommes.

Il faut bien réaliser qu'un travailleur français est bien d'avantage concurrencé par un esclave chinois au fin fond d'une usine chinoise que par un chinois libre immigré en France qui touche le même salaire que lui et cotise en plus à la sécu et pour la retraite.

Portrait de Tinhinane

De Tinhinane

Médiatrice scientifique | 22H33 | 27/07/2007 | Permalien

Je tiens, depuis des années, sans les produits Danone suite à la vague de licenciements qui a suivi les gros profits en bourses mais j'avais déjà tenu sans les produits venants d'Afrique du Sud sous l'Apartheid et de bien des pays qui piétinent (hier et aujourd'hui encore) les droits de l'homme.

Je tiens depuis longtemps aussi sans les produits Nestlé après les graves problèmes du lait pour bébé en Afrique et les décisions d'utiliser des produits autres que le cacao pour le chocolat par exemple. Je tiens sans problème sans les produits L'Oréal pour diverses raisons historiques et éthiques.

Je profite des produits locaux (selon les lieux où je suis) et évite au maximum la nourriture industrielle made in US ou d'ailleurs. J'ai proscrit tous les industriels de l'agroalimentaire favorable aux OGM et PGM compte tenu de l'état des connaissances.

Je prends en compte l'empreinte écologique dans mes achats et je précise à chaque fois aux marchands qui voudraient me fourguer leur camelote sous prétexte de bas prix que j'achète un produit dont j'ai besoin et pas un prix.

Les soldes sont des non événements pour moi. Les prescriptions, plus ou moins subtiles, et leurs cortèges de publicité, de battages médiatiques etc. qui voudraient me réduire au statut de consommatrice sans effets sur moi.

Je me plante et je me fais certainement avoir quelquefois mais il est vrai que je ne suis pas une consommatrice sans cervelle, pourtant je ne suis ni une frustrée, ni une militante intégriste de quoi que ce soit. Je suis même un « panier percé » qui ne rate pas l'occasion de se plaisir ou de partager un plaisir avec ceux qui lui sont chers.

Je suis un humain avec un cerveau quasiment étanche vis-à-vis de la stratégie évoquée par Patrick Le Lay ; -)