
Sarkozy en Chine, le retour de la diplomatie des contrats

Anne Lauvergeon et/ou Rama Yade ? Ainsi peut-on, en caricaturant à peine, résumer l'enjeu de la visite que Nicolas Sarkozy entame dimanche en Chine. Anne Lauvergeon est la patronne d'Areva, qui devrait signer au cours de ce voyage un important contrat nucléaire en Chine ; Rama Yade est la Secrétaire d'Etat aux droits de l'homme, privée de déplacement en Chine alors qu'elle avait voyagé avec le Président à Washington !
Nicolas Sarkozy avait laissé entrevoir une approche différente des relations avec le pouvoir chinois, moins complaisantes que la période de Jacques Chirac. Est-ce l'état de l'économie française qui a un besoin vital des contrats chinois, est-ce le poids de la realpolitik qui s'impose très vite à l'hôte de l'Elysée ? … Toujours est-il que ce voyage ne marquera assurément pas une « rupture » dans la relation franco-chinoise, loin de là. Gros contrats, belles paroles sur les droits de l'homme, effets de manche sur le taux du yuan, et discours positiviste sur le « gagnant-gagnant » : le cocktail n'est pas nouveau. Et il risque fort d'être à courte vue.
L'an dernier, Jacques Chirac avait été déçu par son dernier voyage en Chine : la moisson de contrats était faible, malgré des années passées à témoigner une attention très amicale aux dirigeants de Pékin. Il y manquait en particulier le contrat de vente de l'EPR, le réacteur nucléaire de troisième génération, qu'Areva tient à tout prix à vendre à la Chine, nouvel eldorado nucléaire. Un journaliste chinois m'avait alors confié : « pourquoi la Chine gâcherait-elle un si beau contrat en le donnant à un président en fin de course, si elle doit faire un cadeau, ça sera au nouveau, pour être sûr qu'il sera amical ». Autant pour l'« amitié » entre les Chefs d'Etat…
Le paradoxe du retour de Sarkozy dans la logique « soyons amis avec la Chine pour avoir des contrats », c'est qu'il se produit au moment où l'Allemagne est en plein crise avec Pékin. Punie pour avoir reçu officiellement le dalaï lama, Angela Merkel subit des représailles chinoises avec annulations de rencontres officielles et ralentissement des discussions de contrats. L'Allemagne en a tiré les conséquences en annonçant une remise à plat de sa politique asiatique, en direction d'autres partenaires, pour réduire sa dépendance vis-à-vis du marché chinois, héritage de l'époque Schroeder. C'est le moment que choisit la France pour relancer une offensive commerciale en direction de la Chine, trop contente de pouvoir ainsi diviser les Européens à son avantage.
Toute l'ambiguïté de cette démarche est que personne n'a encore trouvé la manière d'intervenir efficacement pour défendre en Chine des valeurs de liberté qui restent largement bafouées, tout en ne restant pas à l'écart de la formidable croissance économique chinoise. Surtout à un moment où les économists fantasment sur le fait que la Chine va prendre le relais des Etats-Unis comme locomotive de la croissance mondiale au moment où l'économie US s'essoufle. De quoi conforter les dirigeants chinois qui écoutent poliment les sermons occidentaux sur les droits de l'homme avant de les emmener dans la pièce à côté pour signer les contrats. Le chacun pour soi illustré par Paris et Berlin n'aide assurément pas à la définition d'une politique cohérente, ne serait-ce qu'au niveau européen, premier marché de la Chine, face à l'émergence d'un pays à la fois géant économique et doté d'un régime toujours autoritaire.
Au cours de son voyage, Nicolas Sarkozy va également expérimenter les subtilités de la diplomatie chinoise, en abordant les dossiers chauds de la Birmanie, du Darfour et de l'Iran. Dans ces trois cas, Pékin, membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU, détient une des clés, et avance à pas mesurés. La diplomatie chinoise n'en est plus à l'époque où les problèmes du reste du monde ne la concernaient pas : importatrice de pétrole et de matières premières, elle est devenue une puissance globale défendant ses intérêts stratégiques - comme les autres. Ce qui l'amène à freiner les sanctions contre l'Iran d'un côté, à faire modérément pression sur la junte birmane de l'autre, ou encore à accepter le déploiement de la force internationale au Darfour. Mais, tout comme il s'en est rendu compte à Moscou avec Poutine, Nicolas Sarkozy va trouver à Pékin des interlocuteurs coriaces, que son volontarisme impressionne peu.
► Mise à jour, 26/11/07 : La France a signé lundi des contrats d'une valeur d'environ 20 milliards d'euros, dont deux réacteurs nucléaires EPR fournis par Areva, et une grosse commande pour Airbus (dont une bonne partie produite sur place, à Tianjin).

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De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 12H09 | 25/11/2007 |
Je ne sais plus qui disait qu'un Etat n'a pas d'amis, il n'a que des intérêts. Cette bonne vieille maxime de la realpolitik pourrait être complétée : un Etat n'a pas plus de convictions que d'amis, et au fond c'est ce qu'illustre à merveille cette visite de Nicolas Sarkozy en Chine.
Pour éviter de lâcher la meute primaire d'anti-sarkozystes (dont je suis), je tiens à préciser que ce genre de pusillanimité n'est pas propre au nouveau Président de la République. On se rappellera peut-être qu'après le très beau discours de Cancun, François Mitterrand a pratiqué une diplomatie des plus classiques. Claude Cheysson et Jean Pierre-Cot pourraient en attester.
(Pour rire, on aurait pu imaginer que Yade signe la vente d'une centrale nucléaire. Malheureusement, la diplomatie manque d'humour…)
à thierry reboud
De
13H24 | 25/11/2007 |
La France n'est qu'au 10ème rang mondial pour les investissements en Chine
De Ehim
ehim.over-blog.com | 22H09 | 26/11/2007 |
Pour sa première visite d'Etat en Chine, Sarko n'a pas lésiné sur les moyens pour mettre de son côté toutes les chances de séduire les dirigeants chinois.
La preuve, il a laissé à la maison la secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme Rama Yade, ce qui évitera de parler de choses qui fâchent, et il a préféré emmener sa môman avec lui.
Est-ce qu'il a voulu jouer sur le même registre que Chirac, considéré comme un « vieil ami “ par les gouvernants chinois, en remplaçant la Bernadette du Chi-chi par ce qu'il avait sous la main ou est-ce qu'il veut faire croire aux Chinois que Cécilia est toujours avec lui mais qu'elle a seulement changé de look ?
Pour le pays qui se prétend le représentant des Droits de l'Homme dans le monde, ça fait quand même un peu tache, mais peut-être qu'on veut nous faire oublier ça aussi.
http://chroniques-sarkosiennes.over-blog.fr
à Ehim
De
11H15 | 27/11/2007 |
Ceci est un jeu : devinez qui est le Président dont parle cet article, Président parti aux Etats-Unis 2 ans après cette élection.
Ne pourrait-on faire un copier/coller ?
Les relations avec les Etats-Unis.
Ferme sur l'Europe, la politique « ? » fut plus ambigüe dans ces relations avec les Etats-Unis. Lors d'un grand voyage aux Etats-Unis du 17 ? au 22 ? , un grand voyage préparé autant sur le plan publicitaire que sur le plan politique, Monsieur le Président ( ? )…. entendit à la fois se faire connaître et reconnaître, améliorer l'image de la France aux Etats-Unis sans pour autant modifier la politique d'indépendance héritée sur Général De Gaulle.
Mais certaines de ses phrases furent évidemment interprétées au-delà de leur sens propre -ainsi, quand le18 (mois ? ) déclara que la France « continuera de contribuer à l'efficacité de l'Alliance Atlantique ». Le Washington Post vit là un changement de ton caractéristique, et les communistes dénoncèrent un retour à l'atlantisme.
*Alliance Atlantique : Voir OTAN.
PAscale MIR
De
10H41 | 28/11/2007 |
Et oui, le président en question est Giscard d'Estaing. Exactement le même scénario.
à thierry reboud
De
13H33 | 25/11/2007 |
Sauf que Sarkozy a dénoncé fortement dans de nombreux discours cette diplomatie des contrats. Que ce soit pendant la campagne ou récemment au parlement européen, il a déclaré que « les pays qui privilégient les contrats aux droits-de-l'homme y perdent leur âme », dénoncant à la fois les autres pays et ses prédécesseurs.
On peut donc en conclure que, comme Chirac, Sarkozy fait exactement le contraire de ce qu'il déclare dans ses discours, n'en déplaise aux apôtres de la « rupture ». Par exemple, attendez-vous à un beau discours sur le pouvoir d'achat mais par contre des actes toujours plus en faveur des riches.
De Alice77
16H59 | 26/11/2007 |
Je suis certaine que le mini-traité européen et la straégie de Lisbonne, on en parlera enfin, APRES le 13 décembre 2007.
En attendant Messierus et MEsdames les journalistes, propagandisez nous bien. Et si cela se retourne contre vous, si vous n'avez plus de lecteurs, plus d'acheteurs, ne venez pas vous plaindre.
à Alice77
De
11H20 | 27/11/2007 |
TOut le monde s'en fout, de la Stratégie de Lisbonne, décidée par le Conseil Européen en 2001. Juste l'Humanité hier a bien voulu faire son journal sur la ratification et la révision constitutionnelle et/ou l'arnaque consubstantielle à un non-référendum. Par ailleurs, ce soir je rachète l'humanité. Par aileurs je vous indique qu'une pétition circule sur le net contre la ratification. Je trouve le lien et je reviens.
à Alice77
De
10H43 | 28/11/2007 |
Cela me permet enfin de comprendre pourquoi le programme socialiste et celui de l'ump sont les mêmes. Ils sont dans la « seringue » du Programme National des Réformes.
à thierry reboud
De
13H40 | 25/11/2007 |
J'ai retrouvé la phrase exacte de Sarkozy au parlement européen. Quand l'hopital se moque de la charité…
« Dans la démocratie européenne, j'ajoute que tous ceux qui ont fait l'expérience de renoncer à la défense des droits de l'homme au bénéfice de contrats, n'ont pas eu
les contrats et ont perdu sur le terrain des valeurs. »
Pour un homme qui a fait sa première visite d'Etat à Omar Bongo et qui a vendu des armes à Kadhafi, on peut dire qu'il se fout bien de notre gueule. Mais les sarkozystes continuez de croire en ses mensonges, continuez à gober toute la propagande, il paraît que c'est le nouveau messie.
De
17H03 | 25/11/2007 |
à CA de 13h40 - 25/11/07 - J'ai bien peur qu'il n'y ait pas que les sarkozystes qui soient aveugles et sourds… C'est vrail qu'il dit tant de choses, tout et son contraire en moins de 24 h. aussitôt relayé par les médias, tous les médias… que les auditeurs et/ou téléspectateurs n'ont pas le temps d'assimiler ce qu'ils viennent d'entendre qu'on leur transmet autre chose… Alors ils prennent et retiennent l'info qui leur convient et parmi nous, qui prend le temps de réfléchir et surtout de se rappeler de telle ou telle déclaration totalement opposée à ce qu'il déclare sur le moment. C'est comme ça qu'il a gagné… Si vous ne l'avez lu déjà, prenez le numéro de Marianne daté du 23 Avril dernier… ça m'a fait frémir… et espérer qu'il ne passerait pas comptant à tort sur le bon sens de mes concitoyens… Suzb.
De colère
11H37 | 26/11/2007 |
L'unanimité m'a toujours fait peur ! Quant au voya ge de Sarkozy en Chine, elle est pourtant au rendez-vous dans tous les commentaires…Ne serait-ce pas du politiquement correct que cette critique systématique ?
De
03H59 | 26/11/2007 |
Le nouveau messie pour la France seulement, mandaté et formé à l'efficace sauce scientologue hubbardienne. C'est pour ça qu'il a de la méthode.
De
09H55 | 26/11/2007 |
Comme vous avez raison ! ! Mais dites-moi, Jean le fils à papa de Sarkosy n'attend t'il pas un jugement pour délit de fuite dans un accident ? Comment voulez-vous que les jeunes des banlieues ne soient pas révoltés. Je n'approuve pas, mais je comprends
amicalement d'Annecy -
De
11H23 | 27/11/2007 |
Oui vs avez entendu ,Sarko en présentant son fils aux autorités chinoises leur a dit qu'il leur amenait car il avait besoin « d'un peu d'autorité », sa mère de quoi a-t-elle besoin ? Dati elle on le sait Bef tout ce petit monde à nos frais Quant à Rama si elle n'a pas compris qu'elle n'était qu'un gadget politique qu'elle repasse son très difficile concours d'administrateur du sénat, plus dur que l'ENA !
à thierry reboud
De
15H52 | 25/11/2007 |
C'est une phrase de De Gaulle : « Un grand Etat n'a pas d'amis, il a des Intérets »…
Phrase prononcée à un conseil des ministres après la fameuse conférence de presse sur le « Peuple juif, sûr de lui-même et dominateur », pour expliquer le renversement de la position de la France au Proche Orient.
à thierry reboud
De
10H01 | 26/11/2007 |
Ces contrats seront à perte pour la France et ils ne seront pas finalisés avant au moins deux ans.
Avec Chirac, ils ne l'ont même pas été.
C'est de la Com !
à thierry reboud
De
10H16 | 26/11/2007 |
Une fois encore, la famille est du voyage.
Qui paye le billet de maman et fiston ? ? ? qui paye leur séjour ? ? ( BOLLORE ? LAGARDERE ? BOUYGUES ? ..)
De contactani
12H01 | 26/11/2007 |
Il faut être quand même humain il ne lui reste plus que sa maman pour le dorloter le soir.
De Scott-Free
12H13 | 26/11/2007 |
C'est Toi , euh , et moi , et lui qui payons . Et on a pas fini de payer .
De
21H01 | 26/11/2007 |
Oui, on aimerait bien savoir. Rue 89, une enquête…
De
11H34 | 27/11/2007 |
oui une enquête svp rue 89 car ns quand on voyage avec notre taf on ne peut emmener aucun privé sauf ceux qui bossaient à la mairie de paris du temps des tibéri chirac mais c'est fini ou ceux qui tafaient ds le clan corse pasqua(devenu muet devant les juges) du 9 2
De
14H08 | 27/11/2007 |
Rien de surprenant dans tout cela. SARKOZY deteste les droitsdelhommiste. Il a donc sacrifie le TIBET parce que le Dalai-lama n a rien a acheter, TAIWAN qui aurait une mauvaise idee si proclamation de son independance. N oublions pas que le president de 53% des francais est surtout l otage (mot a la mode) du MEDEF qui l a fait elire par ses medias. L ennui c est que les Chinois vont bien le couillonner car ils ne respectent pas toujours leurs engagements.
Un scoop la television taiwanaise qui a presente la nouvelle girlfriend de SARKOZY qui l accompagne dans ce voyage. Je m en fous mais c est marrant de penser a la duplicite des medias francais.
De Awopbopaloobop_Alopbamboom
récalcitrant | 11H41 | 01/12/2007 |
Petites nouvelles sénatoriales :
1/ Projet de loi UMP pour visant à améliorer le régime de retraite des élus locaux ayant cessé leur activité professionnelle pour se consacrer exclusivement à leur mandat. Son article 4 va vous plaire : Article 4 : Les dépenses supplémentaires résultant éventuellement pour les collectivités territoriales des dispositions de la présente loi sont compensées par l'augmentation à due concurrence de la taxe intérieure sur les produits pétroliers. Pas de doute que cela sera voté.
2/ Projet de loi PS pour demander l'abrogation d'une disposition législative qui demande à des communes de financer l'école privée et rend obligatoire la participation d'une commune au financement des dépenses de fonctionnement d'une école privée d'une autre commune, sous contrat d'association, dès lors que cette école privée accueille un enfant d'une famille résidant dans cette première commune. De fait, les collectivités n'ont pas à financer le privé. (Déjà qu'on a du mal à financer le public ! )
Le 17 octobre 2007 , il a été écrit un communiqué de presse : L'EUROPE SOUS LA « LOUPE BUDGETAIRE » DE LA COMMISSION DES FINANCES DU SENAT
Au cours de sa réunion du mercredi 17 octobre 2007, la commission des finances du Sénat, présidée par M. Jean Arthuis (UC-UDF, Mayenne), a examiné les rapports de MM. François Marc (Soc, Finistère) et Michel Moreigne (Soc, Creuse), rapporteurs spéciaux de la mission « Direction de l'action du gouvernement », et de M. Denis Badré (UC-UDF, Hauts-de-Seine), rapporteur spécial, sur la contribution française au budget des Communautés européennes.
La présentation des crédits de la future présidence française de l'Union européenne du 1er juillet au 31 décembre 2008, au sein de la mission « Direction de l'action du gouvernement », doit être notablement enrichie. Alors que les crédits proposés sont trois fois plus élevés que ceux de la précédente présidence française, en 2000, la liste des manifestations envisagées est incomplète et fait craindre un « guichet ouvert » pour l'organisation d'événements par les différents ministères. Par ailleurs, les précisions manquent sur l'important budget de communication (15 millions d'euros, pour des dépenses totales de 190 millions d'euros), ainsi que les dépenses liées à la sécurité. A l'occasion de la présentation de la participation française au budget des Communautés européennes, M. Denis Badré a plus particulièrement insisté sur le fonctionnement de la politique européenne de recherche, en appelant les autorités communautaires à dégager des synergies entre structures nationales de recherche plutôt qu'à les doublonner à l'échelon européen. Il a par ailleurs regretté que, dans les priorités annoncées pour la présidence française de l'Union européenne, ne figure pas le débat sur le réexamen général des ressources et des dépenses de l'Union : il a souhaité que la France soit particulièrement mobilisée sur ces enjeux.
à thierry reboud
De Michel17
10H25 | 26/11/2007 |
Il s'agirait de Lord Palmerston en 1857 : » l'Angleterre n'a pas d'amis éternels, l'Angleterre n'a pas d'ennemis éternels, l'Angleterre n'a que des intérêts éternels. ».
à thierry reboud
De
15H50 | 26/11/2007 |
Le point culminant du devenir-falsification du monde est est sans doute atteint par le risible faux bureaucratique chinois des grandes statues de la vaste armée industrielle du Premier Empereur, que tant d'hommes d'états (c'est aujourd'hui le tour de sarkosy) ont été conviés a admirer in situ.
Cela prouve donc, puisque l'on a pu se moquer d'eux si cruellement, qu'aucun ne disposait, dans la masse de tous leurs conseillers, d'un seul individu qui connaisse l'histoire de l'art, en Chine ou hors de Chine. On sait que leur instruction a été toute autre : « L'ordinateur de Votre Excellence n'en a pas été informé . »
Cette constatation que pour la première fois, on peut gouverner sans avoir aucune connaissance artistique ni aucun sens de l'authentique ou de l'impossible, pourrait à elle seule suffire à conjecturer que tous ces jobards naïfs de l'économie et de l'administration vont probablement conduire le monde à quelque grande catastrophe ; si leur pratique effective ne l'avait pas déjà montré.
De
16H45 | 26/11/2007 |
On dirait du Debord sur le zinc, « devenir-falsification du monde », pourquoi pas le « devenir-chinois » du monde ? On se sinise à hautes doses et on se sent petit et fragile devant les armées du Premier Empereur. La guerre asymétrique, théorisée par les cerveaux de l'APL et les bureaucrates du PCC, se sert de toutes les oportunités, diplomatiques, politiques, économiques et artistiques pour avancée ses pions. Il faudrait que nous relisons cet incroyable livre paru en français en 2003 chez Rivages, La guerre hors limites, de Quiao Liang et Wang Xiangsui. Le devenir légiste de la Chine se doit de trouver des adversaires dignent d'elle, qui surtout ne la sousestime pas. Je rêve d'un politique français lisant Jean Levi, J-F Billeter et Tchouang Tseu… On ne devrait signer des contrats avec les chinois qu'après être aller admirer les Shi Tao du musée de Pékin.
V comme vendetta
De
17H04 | 27/11/2007 |
céline termine le manuscrit de rigodon, le ferme, meurt le lendemain.
les derniers mots de rigodon : « les chinois à brest… »
quelle synthèse !
De zorglub
insulaire en exil | 00H49 | 27/11/2007 |
@ CA de 15h50
…de plus les images parlent d'elles même car on y voit le roi de la française du Je se frotter les mains suite aux signatures de contrats juteux.
Dans le commerce, la 1ère chose que l'on apprend à ne pas faire est justement … de ne pas se les frotter car c'est un signe de malhonnèteté/magouille assurée dans le dos du/des clients.
S'il voulait les enfumer avec la vente des centrales nucléaires il ne pouvait mieux faire !
à thierry reboud
De karlM
10H05 | 27/11/2007 |
3,6 milliards d'euros les deux, alors qu'un seul EPR - par exemple celui qu'EDF veut construire à Flamanville (Manche) - coûte 3,5 milliards.
Le Réseau « Sortir du nucléaire » attire l'attention sur le subterfuge des autorités françaises qui tentent de « masquer » cette vente à perte dans le cadre d'un contrat global - il serait question de 7 milliards - concernant, outre les deux EPR, des accords sur le combustible nucléaire et les « services ».
Après avoir choisi l'an dernier 4 réacteurs AP 1000 de Westinghouse (un concurrent d'Areva), les Chinois se refusent toujours à acheter des EPR : s'ils le font finalement lors de la visite de M. Sarkozy en Chine, ce sera à moitié prix et en profitant du cadre d'un accord global sans lequel les chinois n'auraient jamais pris d'EPR.
En effet, même si tous les réacteurs nucléaires sont nuisibles (risques de catastrophe, production de déchets radioactifs, risque de prolifération), il apparait clairement que l'EPR français est le pire de tous, comme le montrent les graves déconvenues d'Areva sur le chantier du seul EPR qu'elle ait réussi à vendre à ce jour.
Le chantier de l'EPR finlandais accuse - en attendant de nouvelles révélations - plus de deux ans de retard et des pertes de 1,5 milliard d'euros. Pour un réacteur bradé (lui aussi ! ) à 3 milliards d'euros, il est clair que le bénéfice de la vente a disparu et, au contraire, ce sont les Français qui risquent fort de payer la note dans le cadre d'une garantie Coface (*). Quelles seront les déconvenues pour les français si Areva est réellement amenée à construire deux EPR en Chine ?
De fait, il est urgent d'abandonner le projet de construction d'un réacteur EPR à Flamanville (Manche) avant que cette aventure ne coûte aussi très cher aux français. Le Réseau « Sortir du nucléaire » a publié en avril 2006 l » étude « Un courant alternatif pour le grand Ouest » qui montre que, avec les 3,5 milliards d'euros prévus pour l'EPR, il est possible d'économiser et de produire au total deux fois plus d'électricité tout en créant 15 fois plus d'emplois.
(*) La Coface est une institution française qui garantit, avec l'argent public, les contrats industriels à l'exportation dans les pays instables. Il est d'ailleurs incompréhensible qu'Areva ait bénéficié d'une garantie Coface pour une exportation en Finlande ! (Cf http://www.coface.fr/_docs/gc2_04.pdf )