Quand des élus français poussaient Pékin à parler au dalaï lama

A tous ceux qui ont pu être surpris par les événements du Tibet, je conseille la lecture d'un rapport d'un groupe interparlementaire français qui prédisait le scénario de la crise actuelle. Comme tout rapport de ce type, il a dû être rangé sur une étagère poussiéreuse sans être lu par les décideurs, et c'est bien dommage...

Ce rapport, publié l'an dernier, est le fruit d'un voyage, en 2006, d'une délégation d'un groupe interparlementaire présidé par le sénateur UMP Louis de Brossia, qui s'est rendu en Chine, et dans la région autonome du Tibet, à l'invitation de l'Assemblée nationale populaire chinoise. Disponible sur le site Internet du Sénat, ce rapport fournit un bon résumé de l'état d'esprit des responsables chinois sur la question tibétaine.

Mais surtout, on y voit nos vaillants parlementaires tenter de convaincre leurs interlocuteurs que Pékin doit absolument entamer un véritable dialogue avec le dalaï lama avant l'échéance des Jeux olympiques qui braquera le projecteur sur la Chine:

"Le temps presse. La Chine, si elle veut prendre la place qui lui revient dans le concert des nations, ne peut pas continuer à voir son crédit international hypothéqué par la question tibétaine. Il lui faut profiter du fait qu'elle a actuellement pour interlocuteur, en la personne du dalaï lama, un authentique homme de paix et de dialogue. Mais qui ne sera pas éternel.

"La candidature de Pékin a été retenue pour l'organisation des Jeux Olympiques d'été en 2008. Deux ans plus tard, en 2010, ce sera au tour de Shanghaï d'accueillir l'Exposition Universelle. Ces deux événements symboliques, faisant suite à son entrée en 2001 dans l'Organisation mondiale du commerce, marquent le retour au sein de la communauté internationale d'une Chine qui avait été placée au ban des nations après le massacre de la place Tian An Men.

"Or, les autorités chinoises paraissent aujourd'hui conscientes que les lacunes de leur bilan en termes de droits de l'homme, qui ne concernent d'ailleurs pas que le Tibet, sont de nature à obscurcir l'image que la Chine offrira à ce moment au monde. Des organisations telles qu'Amnesty International sont déjà parties en campagne sur ce thème, et il est clair que la presse mondiale qui se focalisera alors sur la Chine ne pourra pas être contrôlée comme la presse domestique.

"Dès lors, il est évident que l'aboutissement avant 2008 des négociations engagées avec les représentants du dalaï lama constituerait un message de confiance adressé au reste du monde".

Cette analyse était lucide, presque visionnaire. La réponse des interlocuteurs des parlementaires l'était moins. Cet échange entre le sénateur de Brossia et Wang Yingfan, vice-président de la Commission des Affaires étrangères de l'ANP, tourne au dialogue de sourd:

Louis de Brossia:

"Mais nous pensons que la situation du Tibet est une question internationale, en raison de la présence de réfugiés tibétains à l'étranger et de l'activité du Dalaï-Lama. Nous croyons que la Chine est suffisamment forte et respectée dans le monde pour ouvrir avec le Dalaï-Lama un dialogue qui permettrait in fine à celui-ci de retourner au Tibet, en tant que simple moine. Lorsque cette question sera réglée de manière interne à la Chine, la Tibet ne sera plus un problème international, mais une vitrine pour votre pays".

Wang Yingfan:

"A vous entendre, vous parlez du Tibet en tant qu'ami de la Chine. Je vous remercie d'avoir fait ce voyage au Tibet, qui a contribué à améliorer votre connaissance de la Chine toute entière.

"L'Assemblée nationale populaire et le gouvernement veulent le dialogue avec le Dalaï-Lama, mais posent comme conditions que celui-ci cesse ses activités sécessionnistes et reconnaissent que le Tibet et Taïwan sont une partie inaliénable du territoire chinois.

"Le Dalaï-Lama n'a jamais déclaré clairement qu'il acceptait nos conditions. Certes, il a dit à la télévision ou lors de ses contacts avec les étrangers qu'il ne recherche pas l'indépendance du Tibet. Mais cela ne se traduit pas dans ses actes concrets.

"La région autonome du Tibet a été créée il y a 41 ans. En quoi la "haute autonomie" proposée par le Dalaï-Lama sera-t-elle différente de l'autonomie actuelle ? Certains étrangers nous disent que l'on pourrait appliquer au Tibet le principe "un pays, deux systèmes", comme à HongKong. Mais le Tibet a ses propres lois et règlements depuis plus de quarante ans !

"Je vous suggère de vous intéresser également à l'histoire du Tibet. Sous l'autorité du Dalaï-Lama, le Tibet connaissait un régime de servage féodal.

"D'autre part, le Dalaï-Lama veut inclure les autres zones de peuplement tibétain pour former un "Grand Tibet". C'est un personnage très compliqué, difficile à comprendre. Il peut donner l'impression d'être un simple moine lorsqu'il rencontre des responsables occidentaux. En fait, c'est un exilé politique.

"Le dialogue n'est pas facile. Au début, le Dalaï-Lama ne voulait pas dialoguer. En 1989, à la chute de l'URSS, certains croyaient que ce serait bientôt aussi la fin du parti communiste chinois, et il avait rompu le dialogue. Depuis l'ouverture et la réforme de la Chine, le Dalaï-Lama a bien voulu renouer avec nous. Ce dialogue ne s'effectue pas directement avec le Dalaï-Lama, mais avec son entourage.

"Nous comprenons votre bonne volonté. Si nous pouvons réaliser ce dialogue avec le Dalaï-Lama, cela sera favorable à l'image de la Chine dans le monde et au développement du Tibet. De notre côté, le canal du dialogue reste toujours ouvert. Tout dépend du Dalaï-Lama".

Nicolas Chapuis, le "numéro deux" de l'ambassade de France à Pékin, prend alors la parole:

"Il me semble que les responsables chinois qui réfléchissent à la question du Tibet sont divisés en deux écoles de pensée. Certains pensent que la Chine a intérêt à résoudre la question du Tibet avec le dalaï lama tant que celui-ci est vivant. D'autres estiment que le temps joue pour eux, et qu'il suffit d'attendre le décès du Dalaï-Lama".

C'était en 2006. Deux ans plus tard, la crise a éclaté, il n'est pas difficile de savoir laquelle des deux tendances l'a emporté.

A lire si on veut mieux comprendre la toile de fond de cette crise -il y a aussi une bonne partie historique donnant toutes les versions-, mais aussi pour réaliser le côté fantaisiste qu'il peut y avoir à entendre l'Elysée proposer ses bons offices pour une négociation entre Pékin et le dalaï lama: ils se connaissent si bien et n'ont besoin de personne pour se parler, s'ils le souhaitent... Ce qu'on comprend aussi, c'est le gâchis d'un travail parlementaire oublié...


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jumpas | 6
02H12 26/03/2008

"ils se connaissent si bien et n'ont besoin de personne pour se parler, s'ils le souhaitent..."

mais le marketing de dalai lama a fait croire que pekin est trop arrogant pour renouer un dialogue...

 
11H22 26/03/2008

C'est bien mal connaître l'état de la diplomatie en Chine et l'histoire en général.
A moins que cela soit de la désinformation! Je crois d'ailleurs que vous êtes coutumié du fait.

 
09H07 26/03/2008

Merci Pierre Haski pour ce document très instructif.

On y comprend la position Chinoise qui affirme que le Dalai Lama joue un double jeu : il ne réclame pas l'indépendance mais demande que d'autre régions soit incluse comme le Qinghai, voire le Gansu ou même le Sichuan (soit un territoire plus grand que l'Europe de l'ouest). Il demande également (et on le comprend) que la Chine limite la colonisation Han, ce qui évidement est inacceptable, coté Chinois.

Ce dont il faut se rendre compte également, c'est que le Tibet c'est en quelque sorte le talon d'Achille de la Chine : le Dalai Lama jouit d'une grande popularité et comme le rapport l'indique est connu pour sa sagesse, son humanité et son humour. Le rire est une arme redoutable face aux visages de cire (dixit le prince Charles).

Il faut ainsi souligner que tout ce soutien international n'est pas du tout désintéressé. Cela entre parfaitement dans le "containment" ou l'endiguement de la Chine qui n'est pas moins réel, n'en déplaise au usa, que le fameux collier de perles Chinois.

Ce qui me surprend personellement, c'est la guerre médiatique : propagande contre manipulation : nous savons, et les Chinois savent, qu'ils ne voient pas tout et les chinois savent et nous ne savons pas tous que nous ne voyons pas tout :
Les Chinois ne savent pas qu'une répression est en cours au Tibet (sinon pourquoi le blackout), et
beaucoup de mes amis, une semaine après le début des événements, pensaient que les manifestations Tibétaines etaient pacifiques, bravo à nos médias qui ont bien travaillé dans ce sens.

 
romeotan | mercenaire de l'emploi
10H20 26/03/2008

je m'interroge sur la véracité des images que nous avons vu. Je me souviens trop de certaines images des Caesescu. Je ne m'interroge pas sur la véracité de la répression, mais je me demande qui a pris ces photos si prés des militaires sans se faire arracher la caméra. Je sais à quel point le PCC sait manipuler les médias (tout au moins en chine), comment ces images ont-elle pu filtrer ?

Je m'interroge... Sait-on exactement d'où viennent ces images?

J'ai été au Tibet il n'y a pas trés longtemps, et je me souviens de l'omniprésence militaire, j'ai même été témoin d'une certaine "oppression" militaire, donc je ne remet pas en cause ce qui se passe, mais juste ces images...

ma réaction est peut-être hors sujet, pourtant?

 
00H47 28/03/2008

Biensur, une dictature use forcément de manipulation, il y a des institutions pour, police politique, services secrets... parfois, ce sont même des Etats dans l'Etat. Comme chez l'ami Russe et la toute puissante FSB.

Et à raison, comme tu le souligne, en expliquant ta présence sur ce territoire par le passé, au delà de l'evennement, c'est une occupation de plus d'un demi siècle qui est le problème, pas les derniers evennements. Et plus large encore, le problème de la nature de l'Etat, la Republique Populaire!

 
x.delcourt | observateur rapproché
10H26 26/03/2008

Pierre Haski
On trouve ce rapport en version pdf à cette adresse
http://www.senat.fr/noticerap/2007/ga77-notice.html
Il date du17 octobre 2007. Ce travail parlementaire n’a donc pas été oublié depuis longtemps. Mais merci de signaler que souvent le Sénat et l’Assemblée nationale font du bon boulot de fond. Leurs rapports sont souvent remarquables. A vivre en France, on oublierait presque qu’ils existent.
Donc on peut tenter, sur cette question, de s’appuyer sur des faits. Ceux qui sont rapportés ici et ceux, très lacunaires, mais concordants, qui se rapportent aux événements de Lhassa. Pour les autres, il est difficile pour l’instant, de trouver des sources directes.
S’appuyer sur des faits c’est un minimum.
J’ai entendu, hier soir, sur France 3, lors d’une émission littéraire, un quarteron de soi-disant intellectuels s’indigner de “massacres de masse”. Il y a avait là aussi un journaliste, qui menait le débat. Personne n’a bronché. On nage dans la folie collective, ou dans une version française de la propagande chinoise qui ne nous fait pas honneur.
Soit nous défendons la liberté de l’information, parce que nous pensons que les faits - et pas les convictions- sont la meilleure base sur laquelle former des jugements ou des choix, soit nous nous moquons des faits parce que nous voulons régler des comptes.
Mais dans ce cas, il va être difficile de convaincre les Chinois que la liberté de l’information produit des effets différents de la censure et de la propagande. Au vu de notre façon de traiter cette question, ils sont fondés à en douter.

 
10H54 26/03/2008

C'est la dictature du politiquement correct. Si vous n'etes pas anti-Chinois, alors on vous traite de collabos.
Même un site comme rue89 ne peut se permettre de remettre en cause cette hystérie médiatique contre la répression largement imaginée (elle existe mais on ne sait rien d'avéré) : informations invérifiables, manipulation de documents.

Posons nous également la question : nos médias ne font-ils pas le jeu des nationalistes Chinois qui ont beau jeu de dénoncer l'outrance et la manipulation ?

Quelles conséquences à long terme sur la vision des Chinois sur l'Occident ?

ou bien encore, tout cela a-t-il de l'importance, puisqu'après le Tibet, nous passerons à autre chose. Cela fait un moment qu'on ne parle plus de la tchetchenie ou de la birmanie. On parle un peu moins du soudan, on a presque oublié le kosovo.

 
12H29 26/03/2008

Quelles conséquences à long terme sur la vision des Chinois sur l'Occident ?
Il y a là un amalgame qui me gène. Je serai plutôt enclin à me ranger du côté Tibétain mais cela ne veux pas dire que je suis contre les chinois. Contre le régime Chinois plus surement, je me souviens ici du superbe témoignage d'une mère chinoise qui avait perdu son fils lors des affrontements de tian'anmen et ma vision des chinois est plus que respectueuse.

M'enfin admettons que le Dalaï Lama ait une bonne part de responsabilité dans les affrontements. Déjà est ce que les autorités occidentales pourraient l'ignorer ? Je ne crois pas (ou alors les services de renseignements peuvent être démantelés de suite).
Est ce que ses exigences sont trop dures à accepter (le grand Tibet), probablement mais c'est malheureusement le jeu des négociations, si on ne demande que le minimum on obtiendra moins !! Si la demande est utopique et impossible à accepter par les chinois c'est justement pour cela qu'il faut des négociations, à mon avis.

Enfin qu'elle que soit la propagande (chinoise ou tibétaine) on ne peut pas nier qu'il y a un soucis au Tibet. Il paraît aussi difficile à imaginer que la communauté internationale tout entière s'émeuve simplement sur une manipulation du Dalaï Lama.
On peut aussi noter que c'est seulement à quelques mois des J.O. que tout le monde demande haut et fort l'ouverture de négociations sur le statut du Tibet !!...

 
14H14 26/03/2008

"Je serai plutôt enclin à me ranger du côté Tibétain mais cela ne veux pas dire que je suis contre les chinois. Contre le régime Chinois plus surement"

oui surement, mais la question n'est pas votre sentiment mais la façon dont elle est perçue. Je suis à peu près certain, mais les spécialistes pourront me contredire, que pour l'écrasante majorité des Chinois, le Tibet est Chinois, point final.

 
15H13 26/03/2008

que pour l'écrasante majorité des Chinois, le Tibet est Chinois, point final.
Ben ouais mais la majorité des chinois ont pour seule source d'information ce que le régime veut bien leur donner !!

C'est bien le problème de la propagande et de l'absence d'information (voir les actions de reporters sans frontières) organisé par le régime chinois.
Avec des sources d'informations libre on peut se forger une opinion et voir les excès de chaque camp, sans cela on se détermine sur des positions plus ou moins fausses.
La faute au régime chinois (je sais pas si c'est réellement une faute d'ailleurs !!), pas aux chinois ;-)

 
18H14 26/03/2008

Quels informations donneriez vous aux Chinois pour qu'ils soient persuadés que le Tibet n'est pas Chinois ? Croyez vous être mieux informé en la matière ? Je pense que non.

Il ne faut pas confondre censure de l'information et l'histoire de la Chine.

Les relations Chine-Tibet ne datent pas de l'invasion de Mao. La culture Tibétaine fait partie de l'histoire Chinoise, le Dalai Lama lui même reconnait ce passé historique.

 
00H52 28/03/2008

La France et l'Allemagne ont aussi des relations historiques, ça fait que l'un doit dominer l'autre?

L'histoire n'est pas là pour servir de justificatif, mais n'est qu'un outil de ocmprehenssion. Et même si on veut parler d'histoire, si le Tibet doit être chinois, alors la Chine doit être mongole.

 
09H49 28/03/2008

bien sur que ce n'est pas obligatoire,
mais c'est une justification "possible" (je ne dis pas valable) dans l'histoire des nations.

 
V comme vendetta | Ecrivain
10H34 26/03/2008

Si l'État français prend pour base de sa pensée prospective ce genre de rapport, ce serait à désespérer de tout.
Je n'y vois que mots creux et langues de bois, bref le discours diplomatique officiel dans son inénarrable splendeur.
Les réponses du dignitaire Chinois résonnent de sous entendu et de non dit digne de l'École Supérieur du Parti.
J'imagine nos sénateurs baladés de "Potemkines" Tibétains en "réalisations grandioses" sous l’œil goguenard de guides roublards.
J'espère tout de même que le MAE a d'autres rapports plus consistant dans ses besaces...
D'un rapport digne de Lapalisse vous concluez à la "fantaisie" de Sarko: un peu léger comme raisonnement.

 
10H40 26/03/2008

mots creux et langues de bois : il suffit de savoir lire entre les lignes.

 
Pierre Haski | Rue89
12H35 26/03/2008

Je ne suis pas d'accord avec vous, je trouve qu'il y a plein de choses et justement pas trop de langue de bois dans ce rapport. Connaissant la banalité habituelle des entretiens officiels, je trouve que nos parlementaires, tout en tournant ça de manière très diplomatique, ont dit des choses osées aux oreilles d'un officiel chinois!

 
00H53 28/03/2008

De toute façon, dans l'oreille d'un officiel chinois, tout ce qui sort de ce qu'il veut entendre est osé et non diplomatique...

 
Caius | Expert en management
11H50 26/03/2008

Faut-il parler d'un fascisme chinois ?

Berlin 1936. Les athlètes du monde entier viennet participer aux Jeux Olympiques dans l'Allemagne nazie, qui en profite pour présenter un visage "civilisé".

Prague 1938. Après les accords de Munich, où les démocraties ont baissé pavillon, les nazis démembrent la Tchécoslovaquie dans l'indifférence générale.

Pékin 2008. La chronologie est différente, cela fait des dizaines d'années que le Tibet a été occupé par la Chine et que la répression s'y exerce, au prix de centaines de milliers de morts. Les Jeux Olympiques vont-ils une nouvelle fois servir de paravent pour dissimuler pudiquement l'oppression ?

Car qu'est-ce que la Chine d'aujourd'hui ? Un état de dictature de fait, où aucune liberté politique n'est tolérée. Un état qui se revendique du communisme, mais qui pratique dans le même temps une politique économique ultra-libérale qui fait de la main d'oeuvre, exploitée sans aucune vergogne au service de potentats, une véritable masse d'esclaves. Cela ne vous rappelle t-il rien ? La collusion entre les gouvernements fascistes - allemand ou italien - et le grand capital, la réduction en esclavage des internés politiques, en attendant celle, massive, des populations des pays conquis...

Il serait trop simpliste et rédusteur de coller l'étiquette "fasciste" au régime chinois, mais il y a indiscutablement une telle composante dans cet état totalitaire.

Le fascisme se joue volontiers des démocraties, tant que celles-ci font profil bas. Munich devrait nous le rappeler : il n'y a qu'une attitude possible face au fascisme ou aux tendances fascistes : la fermeté. Aussi longtemps que nos gouvernements continueront à parler à nos "amis chinois" un langage timoré, rien ne changera. Seule la peur des sanctions politiques et économiques pourra - peut-être - infléchir cette dérive et donner une chance, non seulement aux Tibétains, mais aussi aux Chinois dans leur ensemble, de gagner un peu de liberté.

 
16H29 26/03/2008

Aller ... ca fait bien 4 fois que je le dis sur ce site cette semaine...
Certe la chine pourrait être un totalitarisme a court ou moyen terme...(comme pas mal de régimes autoritaires)
Mais à l'heure actuel pour ce gouvernement là, à cet époque ci...
Ce n'est pas un totalitarisme! Ohhh...

Alors ce que vous dit dans votre dernier paragraphe se résume à cela:
Le fachisme est perfile, munich nous le rappelle, il y a qu'une seule solution: LA GUERRE (après munich il me semble qu'il y est la pire guerre de toute l'humanité,non ? )
Plus sérieusement votre discours a tellement de terme guerrier qu'ils donnent l'impression que vous la voulez cette guerre.

Chapeau pour le concept de vrai faux régime communiste//fachiste ... Il fallait l'inventer.

 
Caius | Expert en management
18H10 26/03/2008

D'abord, où est il question de faire la guerre à la Chine ? Vous extrapolez vos propres fantasmes. Je parle de fermeté, cela ne veut pas dire déployer ses muscles et faire résonner des bruits de bottes, simplement ne pas accepter de compromis et de compromissions ; la sanction économique est le plus sûr moyen de se faire entendre.
Ensuite, si vous pensez que les démocraties ont eu raison de plier l'échine à Munich pour éviter une guerre, c'est que vous connaissez bien mal l'histoire. C'est précisément cette faiblesse des démocraties qui a autorisé le totalitarisme nazi à la déclencher, cette guerre.
Un bon conseil : réfléchissez avant d'écrire n'importe quoi. Ou alors, allez vivre en Chine, puisque ce pays vous semble ne pas être totalitaire.

 
01H41 27/03/2008

Comme si c'était juste cet accord qui pourrait fait basculer une situation tel, en joli champ de fleur entre belle démocratie. Ils se préparaient à la guerre(participation guerre d'espagne), ils l'ont eu.
Or oui peut être cela a changé la situation de force... En aucun cas il me semble que cela aurait évité une guerre...Si ce n'est que la moitié de la guerre était au pacifique. Peut être qu'on aurait pu plus rapidement gagné, pourquoi pas... Enfin avec les peut être et les si, on sait jamais...

Et puis fermeté,ça veut tout et rien dire. Dire oui on boycotte les jeux, c'est clairement selon l'histoire de cette farce sportive considérait ce pays en ennemi au moins au niveau morale...(sympa pour la paix ? )
La sanction économique est pire et n'a ni queue ni tête, la chine est dans l'omc(c'est à dire avec très peu de douane qui ne peuvent pas être changer sur un coup de tête.), elle est vitale économiquement pour tout le bassin asiatique(et de nombreuses FTN au pif Toyota,au pif citigroup qui a des actionnaires chinois publique.)... Sans parler du fait que les embargos sur cuba et la corée du sud et aller soyons fou sur l'iran(qui n'est d'un embargo sur les gros investissements)... me semble pas très très bien marché... D'ailleurs ce dernier exemple montre bien l'escalade diplomatique, d'abord on met des sanctions économiques après on envisage la guerre.
A oui on pourrait aussi parler des sanctions économiques entre les pays arabes et israel encore un truc qui marche très très bien...

Sinon oui ça fait une bonne idée de séjour(quelques années, histoire de prendre véritablement l'air) pour se changer l'esprit, enfin avant il faut que je passe par la russie, on m'a dit que c'était pas mal niveau totalitarisme...
Enfin vous savez entre les plaquettes de pub et la réalité, il y a souvent un choc...

 
11H02 29/03/2008

Juste NouNouiLL, mais Corée du Nord NouNouiLL pas Corée du Sud.
Quand à moi Caius j'y vis et je m'y plais, l'"autoritarisme" a du bon, si si ...

 
Caius | Expert en management
12H38 29/03/2008

Cher NouNoui

Vous avez raison de dire qu'avec de peut-être et des si, on ne peut pas réécrire l'histoire. Ce qui est certain, c'est qu'en faisant preuve de lâcheté, les démocraties ont en quelque sorte donné carte blanche aux nazis pour démembrer la Tchécoslovaquie et un an plus trad agresser la Pologne ; cela a autorisé Hitler a penser que, quoi qu'il fasse, les démocraties ne bougeraient pas. On sait la suite.

Quant à la fermeté, elle n'a de sens que si elle s'accompagne d'un dialogue. Les dirigeants chinois sont des pragmatiques, pas des idéologues. Ce qu'ils veulent avant tout, c'est développer le pays, ce pourquoi ils ont besoin d'une coopération des démocraties. S'ils comprennent que la contrepartie à une telle coopération est d'accepter un certain degré de démocratisation de leur société, il est probable qu'ils entendront le message. C'est du donnant-donnant.

Il est évident que, si nous ne demandons pas de contrepartie à notre coopération économique et politique, le chemin vers la démocratie en Chine sera long. Nous avons la possibilité de l'accélérer en exerçant quelques pressions. Pressions amicales : ce serait une grave erreur psychologique de dire à la Chine : "vous êtes méchants, nous ne voulons plus parler avec vous". Le discours doit plutôt être : "Nous voulons bien aller plus loin avec vous, à condition que vous vous amélioriez, car c'est votre intérêt".

A l'écrevisse : vous vivez en Chine et vous aimez l'autoritarisme : grand bien vous fasse. Seulement je douté qu'en Chine, vous puissiez vous exprimer aussi librement sur le net que vous le faites sur Rue89. A moins de n'écrire que des choses "politiquement correctes". Tout dépend du prix que l'on attache à sa liberté d'expression. Le moins que je puisse dire, c'est que je n'en pince pas pour votre point de vue.

 
11H48 30/03/2008

Oui c'est une question difficile, moi je pense que l'amélioration des conditions de vie et le maintien dans la paix d'un petit quart de l'humanité prévaut sur la liberté d'expression. C'est difficile à admettre pour un démocrate occidental mais, j'estime qu'il serait impossible d'appliquer nos lois et le système "démocratique" d'occident en Chine.
Je ne suis pas le seul à penser ça d'ailleurs...

Je n'"aime" pas l'autoritarisme, je pense qu'il est nécessaire en Chine, je suis heureux de pouvoir me balader n'importe ou dans la ville sans jamais être arrêté par un "t'a pas une clope" suivit de "t'a pas des euros" intempestif. Je pense que c'est bien que les petites vielles ne se fasse pas arracher leurs sacs, j'aime que les gosses de primaire puissent prendre le bus sans craintes, que les parcs soit des parcs et non des lieux de réunions pour les shootés,clochards et autre soulards comme c'est le cas dans ma ville natal depuis quelques années.

 
Caius | Expert en management
17H33 31/03/2008

Alors là, je vous suis davantage. Il est sût que la Chine doit inventer son propre modèle de démocratie, tout simplement parce que la mentalité et la culture chinoises, éminemment respectables, sont différentes des nôtres.

Maintenant, vous semblez penser qu'il faut faire un choix entre ce que vous appelez autoritarisme et démocratie. Je dirais, moi, que les Chinois sont suffisamment intelligents pour inventer une synthèse entre les deux, autrement dit entre un pouvoir suffisamment fort pour moderniser le pays et une opinion qui s'exprime librement. Librement pour applaudir, librement pour critiquer. Car on ne progresse jamais autant que quand on laisse la possibilité à d'autres voix de s'exprimer, de pointer les erreurs que l'on commet et de donner ainsi la possibilté de les corriger.

On n'imposera pas cette évolution aux Chinois ; mais on pourra peut-être les en convaincre.

 
Akaz | (rêveur à Paris)
12H14 26/03/2008

"Il peut donner l'impression d'être un simple moine lorsqu'il rencontre des responsables occidentaux. En fait, c'est un exilé politique."

Ah voilà! Le dalai lama s'occupe un peu trop de politique. Tellement représentatif.

"Les Chinois ne savent pas qu'une répression est en cours au Tibet (sinon pourquoi le blackout), et
beaucoup de mes amis, une semaine après le début des événements, pensaient que les manifestations Tibétaines etaient pacifiques, bravo à nos médias qui ont bien travaillé dans ce sens."

Non, les manifestations tibétaines ne sont pas pacifiques et alors?

 
x.delcourt | observateur rapproché
12H26 26/03/2008

Vous avez bien raison Akaz. Des Tibétains lynchent des Han, et alors? On ne fait pas d'omelettes sans casser d'oeuf, hein?

 
13H54 26/03/2008

et alors,
pourquoi a-t-on d'abord insisté sur la répression de manifestation pacifique ?

Pourquoi a-t-on besoin de manipuler l'information pour défendre la cause Tibétaine ?

Nous dénonçons à juste titre la censure Chinoise, cela nous oblige à être irréprochable dans le traitement de l'information.

 
12H41 26/03/2008

a force d'être maltraiter le plus sage d'entre nous n'aurait il pas en réaction des actions plus violentes pour se faire entendre.Ce matin la chine demande que la France ne reçoive pas le dalaï lama en août, et ce n'est pas la première fois.Personnellement je souhaite le contraire.

 
14H07 26/03/2008

La Chine n'a pas à dicter qui nous devons ou ne pouvons pas recevoir. La France est un pays souverain que je sache.

Nous n'avions pas reçu Massoud, mais nous avons reçu Khadafi. Pouvons nous recevoir le Dalai Lama ? bien sur.

 
00H56 28/03/2008

Le voulons nous vraiment en hautes instances?

 
12H43 26/03/2008

Enfin, ceci ne "résume pas toute la politique"...

 
12H51 26/03/2008

@Akaz
"et alors?"

Faites vous meme une chronologie du traitement de l'information par nos medias, allez lire celle du traitement chinois sur Agoravox (par Renaud de Spens) ou sur le site de l'ambassade de France, et essayez de comprendre comment marchent les deux propagandes.

D'un cote on ne dit pas tout a l'opinion publique, de l'autre on manipule cette meme opinion.

Sauf qu'aujourd'hui l'information tend a se democratiser - a grande vitesse en Chine, plus lentement en occident - et qu'un pekin commentateur peut tres vite aller cerner un personnage comme le Dalai Lama detruire la manipulation et rompre le silence.

Juste un conseil: faites un effort.

 
Caius | Expert en management
13H31 26/03/2008

Comment est-il possible d'écrire que l'information se démocratise à grande vitesse en Chine, alors qu'elle est entièrement sous contrôle, qu'Internet est censuré, etc. ? J'aimerais des faits concrets à l'appui d'une telle affirmation.

 
13H43 26/03/2008

Allez lire de Spens comme je vous y incite lors de mon dernier commentaire qui presente un point de vue eclaire et objectif (si possible) sur l'information en Chine.

Un fait concret: la madiatisation des evenements de Lhassa. bien a vous.

 
Pierre Haski | Rue89
14H13 26/03/2008

Le texte de Spens est une plaisanterie, il s'extasie devant des formes modernes de propagande. Il relaie des bêtises comme le commentaire de cet internaute qui est heureux de voir le premier ministre répondre aux journalistes étrangers, mais ce n'est pas nouveau et c'est totalement manipulé: si vous n'avez pas eu le feu vert du ministère des affaires étrangères, vous ne pourrez jamais poser de questions (expérience personnelle!). Cet apprenti diplomate a fait preuve d'une naiveté sans nom.

 
19H24 26/03/2008

Vous parlez d'extase...Vous ne savez donc pas lire? Ou alors vous connaissez l'auteur mieux que je l'imagine. Quant a votre experience professionelle, nous avons eu l'occasion d'en discuter l'an dernier sur votre ancien blog et nous savons tous deux que, des que le feu vert est donne, le journaliste est libre de reformuler sa question comme il l'entend. Ne vous faites pas plus imbecile que vous l'etes. lors de cette conference, les questions posees me semblent (a moi) assez pertinentes, et assez loin de l'idee que je me fais d'une "question a feu vert". La manipulation serait plutot, donc, dans votre reponse.

Vous ne pouvez pas aussi facilement denigrer les personnes. J'espere franchement que Renaud De Spens aura la possibilite de vous repondre.

 
jumpas | 6
13H43 26/03/2008

Voila de quoi fera objet des attaques de politique correctement antichinois

http://www.french.xinhuanet.com/french/2008-03/25/content_603141.htm

Interview: Les médias occidentaux doivent traiter avec justice les émeutes du Tibet
2008-03-25 15:00:01

PARIS, 25 mars (Xinhua) -- Les médias occidentaux doivent traiter de manière juste et responsable les émeutes au Tibet, sans préjugé ni partialité, a indiqué récemment Pierre Picquart, docteur en géopolitique et sinologue de l'Université de Paris-VIII dans une interview exclusive accordée à Xinhua.

"En cas de trouble lié à la sécurité des biens et des personnes, chaque Etat a la légitimité, le droit, la raison mais aussi le devoir de defendre rapidement la sécurité de la population dans son ensemle", a commenté Dr. Picquart sur l'intervention de l'Etat chinois pour rétablir l'ordre face aux émeutes du Tibet.

Le sinologue français s'est déclaré "très étonné" et "pris à court" par les images d'émeutiers : des innocents attaqués, des personnes âgées violemment tabassées... sans aucune raison. "Il y a eu sans doute une tentative de déstabilisation", a-t-il martelé.

"Aucun Etat ne peut laisser des civils innocents attaqués et des boutiques brûlées, et dans l'intérêt de tous, le retour au calme est nécessaire, de même que la protection des biens et des personnes", a souligné M. Picquart.

"Les exploitations, sans discernement, de ces manifestations au Tibet pourrait faire réapparaître tous les vieux clichés sur la Chine, sans faire la part des choses et sans rappeler les faits d'origine", a analysé le sinologue.

Concernant les émeutes, les médias occidentaux ont majoritairement retenu plus, dans un premier temps, les accusations et les positions du gouvernement exile, plutôt que l'impact des attaques contre les civils, a observé M. Picquart.

D'apres lui, les critiques des médias occidentaux contre l'Etat chinois sont sans preuve.

"Les médias occidentaux ont souvent considéré globalement certes avec intérêt, mais aussi avec doute et suspicion, la communication des divers régimes communistes ou des républiques populaires", a-t-il commenté.

Pas mal des médias occidentaux ne connaissent pas bien la Chine, sans parler le Tibet, selon M. Picquart, qui a proposé aux médias occidentaux de dissocier les problématiques, d'enquêter réellement et d'avoir une réflexion globale sur la société chinoise.

Il s'est prononcé contre le terme "colonisation" utilisé souvent par les médias occidentaux au sujet du Tibet. Cela résulte d'une ignorance de l'histoire du Tibet où régnait la plus grande misère, l'humiliation,la théocratie et le servage, a expliqué Dr. Picquart, qui préfère personnellement "les termes du progres, de la tolérence et de la construction économique, sociale et culture".

"De plus, sur le terrain, depuis ces dernières décennies, on constate en Chine un respect renforcé envers les divers courants spirituels, les pratiques religieuses : Bibles dans les hôtels, lieux de prière respectés, comme dans les lieux sacrés du bouddhisme ou autres, où les Chinois et les autres personnes peuvent exercer leur foi de plus en plus librement".

Selon M. Picquart, la Chine, en s'ouvrant au monde, apprend maintenant à mieux communiquer. "Mais, comme le pays était auparavant pendant longtemps fermé sur elle-même, il lui reste encore un problème de communication et un doute de la part des médias occidentaux", a-t-il indiqué.

Les discours s'avèrent parfois encore dogmatiques et "à sens unique", et les messages reçus sont jugés parfois comme relevant de la propagande ou du slogan, plutôt que de la communication, a-t- il dit.

En ce qui concerne l'idée du boycotte des Jeux Olympiques (JO) de Beijing parue à la Une de la presse occidentale, M. Picquart s'y oppose avec fermeté.

"Ce ne serait pas l'esprit de l'Olympisme et celui du baron Pierre de Coubertin. Les JO sont une grande fête de fraternité. Le boycotte des JO ne fonctionne pas. Il ne peut servir qu'à ceux qui souhaitent des divisions", a-t-il observé.

"Les JO de Beijing représentent pour la Chine et pour tout le peuple chinois une fierté légitime, un enjeu géopolitique majeur et un défi de communication positive sur la nouvelle Chine", a expliqué M. Picquart.

Via les JO unis et rayonnants, la Chine va se présenter au monde entier, montrer une riche tradition millénaire, une modernité incontestable et de nombreuses réformes économiques en cours ou engagées depuis plusieurs années, y compris celles en faveur des pauvres, des libertés individuelles et des éthnies minoritaires, a-t-il dit.

Pierre Picquart a également exprimé son optimisme et sa confiance vis-à-vis de la construction de démocratie en Chine.

"La démocratie et la répartition des richesses vont de pair. Comment parler de démocratie si un peuple vit dans la misère? Aujourd'hui, la Chine a su bâtir une société plus juste et un revenu moyen de plus en plus acceptable pour une grande partie de la population", a-t-il indiqué.

La démocratie chinoise ne sera pas comparable aux modèles occidentaux et demain il y pourrait avoir un modèle démocratique à la chinoise, a-t-il dit.

Pierre Picquart, auteur des livres "L'Empire Chinois" et "La Forme Olympique de la Chine", a souligné notamment que l'on ne devrait pas oublier les côtés très positifs de la nouvelle Chine et de la société chnioise.

"Nul pays n'est parfait, la Chine fait au mieux, comme d'autres nations dans son propre processus d'évolution, et doit gérer encore de nombreux problèmes au regard d'une population supérieure à 1,3 milliards d'habitants, a rappelé M. Picquart, et d'ajouter : "Ce qui compte, à mes yeux, c'est son évolution et son désir d'ouverture au monde".

Beaucoup de gens critiquent la Chine à tous propos en faisant des amalgames ou ont une vision imcomplète, ce qui montre leur méconnaissance du terrain, a encore rappelé M. Picquart.

"Ces gens-là devront voir de leurs propres yeux comment la Chine est en train de se transformer dans tous les domaines", a conclu M. Picquart, qui reste convaincu que "l'opinion générale changera, comme la Chine change positivement".

 
romeotan | mercenaire de l'emploi
14H50 26/03/2008

"En cas de trouble lié à la sécurité des biens et des personnes, chaque Etat a la légitimité, le droit, la raison mais aussi le devoir de defendre rapidement la sécurité de la population dans son ensemble"

je m'interroge et me demande si les "troubles" sont les faits des tibétains ou d'autres. j'ai peut-être trop d'imagination, mais j'imagine facilement des militaires endosser le costume de tibétains... et ces mêmes militaires filmer ces émeutes devenues violentes alors qu'elles étaient pacifistes... J'imagine trop peut-être.

 
x.delcourt | observateur rapproché
15H35 26/03/2008

Ou Al qaida, la CIA, des petits hommes verts ? Allez savoir...

 
romeotan | mercenaire de l'emploi
15H51 26/03/2008

je suis d'accord, ma réaction est stupide... je veux bien qu'un admin éfface mon précédent post, basé sur des suppositons... merci

 
jumpas | 6
20H49 26/03/2008

votre imagination facile m'a montre comment les vieux cliches sur la Chine et le regime chinois sont bien enracines a la mentalite de bcp francais par media.

les cliches, ils s'appellent des prejuges. Vous m’avez montre une procedure psychologique vivante par laquelle ces prejuges s’effectuent.

Bien sur j’ai dit prejuge parce que celui-ci n’est pas valid en tant que hypothese. Attention il vous mene souvent aux conclusions delirantes.

 
Caius | Expert en management
19H36 26/03/2008

Vous citez extensivement une interview donnée à une agence officielle chinoise, émanant d'un sinologue.

Aucun doute, cette interview qui va à 100% dans le sens de la position des officiels chinois ne pouvait que recueillir leur assentiment. Qu'en aurait-il été si la position de M. Picquart avait été plus nuancée ?

Je ne récuse pas la compétence de M. Picquart en ce qui concerne sa connaissance de la Chine. Simplement, son jugement me semble beaucoup trop monolithique, trop "sinolâtre" pour être crédible.

Bien sûr que gérer un pays de 1,3 milliards d'habitants n'est pas une sinécure. Bien sûr qu'elle change, et de manière accélérée. Mais quand on entend un officiel chinois parler de la "clique" du Dalaï Lama, cela résonne comme aux bons vieux jours de la révolution culturelle ou du procès de la "Bande des Cinq". Quand un opposant est condamné à 5 ans de prison pour un délit d'opinion, cela sent le goulag à plein nez.

La Chine change, c'est sûr, mais pas forcément dans le sens que souhaiterait la majorité de sa population, en dehors des zones de fort développement économique. Si on juge la Chine sur l'évolution de son PNB, alors il est certain que cette évolution est positive. Si on la juge par le bien-être de ses 1,3 milliards d'habitants, le respect de leurs droits, est on aussi sûr qu'elle soit en progrès ?

Je me méfie comme la peste des "experts" ayant un discours à sens unique...

 
14H01 26/03/2008

Je ne suis pas en accord avec l'ideologie du PRCF mais leur communique du 23 mars sonne juste et courageusement face a la pensee unique. Malgre quelques accents partisans, je pense que sa lecture peut ouvrir a des questions necessaires pour qui veut comprendre l'essence du debat actuel.

(les journalistes seraient des politiciens a la botte de l'oncle Sam? RSF se moque-t-il vraiment de toutes les frontieres?)

 
14H28 26/03/2008

"C'était en 2006. Deux ans plus tard, la crise a éclaté, il n'est pas difficile de savoir laquelle des deux tendances l'a emporté."
Votre conclusion est quelque peu hative monsieur Haski.
Dans le meme genre d'empressement je reprendrai:"Ce sera fin 2008. La crise ayant éclaté, il n'est pas difficile de savoir laquelle des deux tendances va l'emporté(face aux journalistes occidentaux qui manipulent et sabottent pour mettre a mal les efforts de la premiere ecole).

 
Pierre Haski | Rue89
16H37 26/03/2008

"les journalistes occidentaux qui manipulent et sabotent"... Toujours un peu parano, Haina!

 
x.delcourt | observateur rapproché
17H07 26/03/2008

C'est vrai qu'Haina en rajoute.
Mais des trop nombreux journalistes qui ne vérifient pas leurs informations, ou qui, tout simplement, ne cherchent pas de sources, on dirait que ça existe en ce moment. En France en tout cas.

 
Taopaipai (non vérifié)
17H12 26/03/2008

Haina a raison. Sur le plan journalistique, il n’y a plus aucun fait concernant le Tibet à se mettre sous la dent alors il s’agit de créer ici “l’événement”, une fois c’est l’invraisemblable Ménard qui fait une pitrerie aux jeux olympiques, après c’est la déclaration d’un ministre, puis de Sarkozy… Il ne se passe rien d’autres, aucun fait simplement il s’agit d’occuper le terrain.

Pendant ce temps là, il se passe des choses bien réelles par exemple à Bassorah, la presse en parle à peine…

Je me demande qui réalise dans quelles manipulation de l’information nous sommes, alors que tout cela ne prend sens que par rapport à la crise du capitalisme, aux véritables problèmes auxquels nous sommes confrontés.

 
18H08 26/03/2008

a la lumiere des recents evenements, non, je ne suis plus parano.

La campagne lancee par RSF, avec l'aide que l'on suppose (la votre notamment), n'est-elle pas essentiellement manipulation et sabotage?

 
Caius | Expert en management
19H40 26/03/2008

Parano peut-être pas. Manipulateur sûrement.