La Chine est-elle encore communiste ? Oui, répond Pékin

portrait de Staline dans un restaurant chinois (P.Haski/Rue89)

Il y a soixante ans, le 1er octobre 1949, Mao proclamait la naissance de la République populaire de Chine, une date commémorée en grande pompe jeudi a Pékin. Mais la Chine de 2009 est-elle toujours communiste ? Nous avions amorcé un début de réponse dans cet article en novembre 2007. (De nos archives)

Il y a quelques jours, un internaute me demandait pourquoi je m'évertuais à qualifier la Chine de communiste alors que, de toute évidence, son économie était désormais capitaliste. Réponse lundi, avec l'ouverture à Pékin du XVIIe congrès du parti… communiste chinois (PCC), seul détenteur du pouvoir en Chine depuis 1949.

Etrange moment, cela dit, qu'un congrès du PCC : la capitale chinoise se pare de rouge pour accueillir les 2200 délégués, les discours prennent des accents révolutionnaires, aux antipodes des soirées de gala pour la revue « Fortune » qui se tiennent dans le même bâtiment, le Palais du peuple de la place Tiananmen. Et, surtout, le même rituel immuable d'opacité dans la désignation des dirigeants. Question au coeur du XVIIe congrès : qui émergera pour remplacer Hu Jintao dans quatre ans ?

Le PCC, fiction ou réalité ?

La question de notre internaute reste néanmoins valable : que reste-t-il du communisme en Chine ? S'agit-il seulement d'une fiction pour maintenir le pouvoir du parti unique et l'asseoir sur une légitimité historique, dans la continuité de Mao Zedong qui repose toujours au centre de la place Tiananmen ? D'un rituel qui sert de ciment en l'absence d'idéologie de remplacement ? Ou y a-t-il encore des fondamentaux du communisme dans le fonctionnement de la République populaire ?

En marge du précédent congrès, la télévision chinoise avait expliqué très sérieusement qu'on s'était trompé parce que Marx avait dit qu'il fallait passer par la phase du capitalisme avant de devenir communiste, alors que Mao avait tenté de passer directement du féodalisme au communisme.

Plus sérieusement, qu'en est-il aujourd'hui ? Economiquement, la messe est dite : nous sommes en économie mixte, avec un capitalisme d'Etat encore très puissant (banques, assurances, énergie, transport, télécoms) qui fait bon ménage avec un secteur privé florissant, le tout irrigué et marié à des investissements étrangers massifs.

Tout ce qui pouvait ressembler à une préfiguration du communisme, avec la propriété collective des moyens de production, la vie en communauté dans l'entreprise ou dans les communes populaires, a été systématiquement démantelé et privatisé au cours des deux décennies de réformes et de libéralisation.

Socialement, c'est pire encore puisque les réformes sont allées plus loin encore dans le démantèlement du système étatique que tout ce dont avaient pu rêver les idéologues néolibéraux. Santé et éducation payantes, pas de couverture médicale ou de retraite pour des centaines de millions de paysans, etc. Un sociologue membre du Parti communiste qui me citait en exemple le modèle américain à tout bout de champs, a éclaté de rire à mes objections : « C'est vrai, vous les Européens, vous êtes les derniers vrais socialistes »…

73 millions de membres, l'élite

Reste le champs politique. Le parti reigne en maître, et tous ceux qui avaient prédit son effondrement après le massacre de Tiananmen en juin 1989 en ont été pour leurs frais. Dix-sept ans plus tard, les effectifs dépassent les 73 millions de membres, en augmentation constante, surtout parmi les étudiants et l'élite.

Les contestations sont certes très répandues, mais rien qui ne menace, à ce stade, le pouvoir d'un parti qui garantit 10% de croissance économique par an, et une bonne de dose de « rêve américain à la chinoise » à ceux qui n'en recueillent pas encore les fruits.

Mais quelle est la nature de ce parti ? C'est d'abord un appareil de pouvoir, qui double à tous les échelons de la vie sociale, et même dans les entreprises privées, les structures administratives classiques. Ainsi, dans une ville ou une province, le Secrétaire du Parti est l'homme fort, pas le maire ou le gouverneur. On reconnait un PDG puissant au fait qu'il est également le Secrétaire du Parti de son entreprise…

Mais cette machine de pouvoir est désormais vidée de tout sens idéologique. Le PCC est le gestionnaire de la « China Inc. », à la fois tremplin de carrière pour tout jeune arriviste, et gardien de la stabilité pour tous ceux qui ont aujourd'hui quelque chose à perdre dans un changement de pouvoir, et ça fait désormais du monde.

Reste la manière dont son désignés les dirigeants, qui n'est communiste que dans sa définition stalinienne (voir l'amusante photo ci-dessus, prise dans un restaurant de province). Hu Jintao a ainsi accédé au poste suprême après avoir été désigné par Deng Xiaoping, le « petit timonier », dans la foulée de la répression de 1989 et du limogeage de Zhao Ziyang, alors chef du PCC. Deng avait désigné Jiang Zemin pour incarner la « troisième génération » (après Mao et Deng), et Hu Jintao la « quatrième génération » (voir « les Archives de Tiananmen », présenté par J-P Beja, ed. Le Félin). Le fait que Deng n'avait aucune fonction officielle lorsqu'il a fait ce choix n'a rien changé au respect absolu de ses instructions, longtemps après sa mort.

En route vers la cinquième génération

Qui incarnera la « cinquième génération », après Hu Jintao et son premier ministre Wen Jiabao, qui devront céder la place dans quatre ans ? Les jeux sont ouverts, mais, à la suite d'un processus de décision de la plus grande opacité, les paris sont ouverts en faveur de deux jeunes quinquas de l'appareil, Xi Jinping et Li Keqiang, qui devraient faire leur entrée au sein du Comité permanent du Bureau politique du PCC, un organisme de neuf membres qui concentre tous les pouvoirs entre ses mains. Ces deux hommes, fruit de compromis savants entre les factions du parti, pourraient ainsi devenir dans quatre ans président et premier ministre. Les Chinois en seront informés en temps voulu. (Depuis l'écriture de cet article, c'est Xi Jinping qui a gagné - Mise a jour du 1er oct. 2009)

Ainsi va la vie politique dans ce pays qu'on continue à appeler communiste d'abord parce qu'il le revendique, et par commodité, faute de meilleur mot. Mais au-delà de l'étiquette, force est de constater que les réformes politiques sont restées en panne dans un pays capable de réformer son économie de manière aussi radicale en aussi peu de temps. Question : est-ce tenable ?

Article publié initialiement le 16/11/2007

156 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

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Portrait de Saheyus

De Saheyus

Rêveur invétéré | 11H05 | 01/10/2009 | Permalien

Selon Marx, la première nécessité du prolétariat est la conquête de la démocratie.
Pensez-vous toujours que la Chine est « Communiste dans son fonctionnnement étatique » ?

Portrait de all

De all

07H29 | 15/10/2007 | Permalien

« que reste-t-il du communisme en Chine ? »

Le centralisme, qui fait que la Chine existe depuis l'acte fondateur « unité sur terre » du roi Qin.

Portrait de Courageux anonyme

De

07H54 | 15/10/2007 | Permalien

Je ne comprends pas que le sujet ne parle pas du tout de ces LIBERTES INDIVIVIDUELLES étouffées, de la DICTATURE qui perdure, car c'est le mot approprié ! !

Quand on se pose la question de ce qu'il reste du communisme en Chine, il me semble évident qu'il faut traiter également l'aspect du fonctionnement étatique cité ci-dessus et des travers que cette idéologie transporte .

Incroyable ce que cette idéologie a pu attirer des malades…

Portrait de Courageux anonyme

De

11H11 | 15/10/2007 | Permalien

Vous n'avez pas lu l'article, ou vous considéreriez qu'un article expliquant qu'il faut essayer de « manger mieux et plus équilibré » ne parlerait pas de « nutrition » simplement parce que le mot n'y est pas employé ?

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De

11H44 | 16/10/2007 | Permalien

dites nous alors ce que vous savez sur la question, les commentaires peuvent également servir à cela.

Portrait de sylvain B

De sylvain B

08H32 | 15/10/2007 | Permalien

Est-ce tenable ? La question pourrait être posé autrement est ce que le developpement économique de la chine, et l'amélioration des conditions de vie pour des centaines de milliers voire des millions de ses compatriotes peut continuer à s'accroître ?
Car tant que le developpement économique améliorera la vie de millions de gens, et permettra la création d'une bourgoisie et d'une petite bourgeoisie nombreuse, la stabilité du régime a toute chance de se perpétrer. Mais cette croissance est elle infinie ? est ce que la chine aura des krach et des révoltes de tout les laissés pour compte de ce developpement qui sont aussi des millions.
C'est à mon avis à travers cette contradictions que se situe l'évolution du régime.
Est ce que le monde entier continuera a commander à l'usine du Monde, des produits ? Est ce que la disponiblité des matières premières sera suffisante pour soutenir le developpement ? Est ce que le marché intérieur se developpera assez vite pour pallier à la demande internationale, Est ce que l'inévitable hausse des salaires, - très perceptible aujourd'hui en chine- ne va pas contrarié l'offre des produits à bon marché ?
Toute ces contradictions se resoudront elles dans un saut qualitatif qui permetrra à Huhong de déplacer les montagnes ou entrainera l'ouverture d'une grande explosion ? Telle est la question.

Portrait de Courageux anonyme

à sylvain B Portrait de sylvain B De

11H50 | 16/10/2007 | Permalien

Je répond oui. c'est tenable, car il le faut (pour le PCC, j'entends).

Il me semble que le PCC a une réelle volonté de nettoyage, mais qui se heurte naturellement au choc dévastateur que pourrait avoir une vraie campagne anti-corruption efficace et la perte totale de la population envers le régime.

Il savent en principe gérer les choses de façon scientifique, mais cette même science a tendance à écraser tous les aspect humains (cf le barrage des 3 gorges). Les discours vont dans le bon sens, mais quel est le pouvoir réel des dirigeants chinois dans un système fermé où tout est lié où le scientifique l'emporte sur le bon sens.

Portrait de Courageux anonyme

De

08H57 | 15/10/2007 | Permalien

Bonjour, voici le rapport du pcc presenté par hu jin tao

http://www.french.xinhuanet.com/french/2007-10/15/content_505594.htm

Portrait de Pierre Haski

De Pierre Haski (auteur)

Rue89 | 11H33 | 15/10/2007 | Permalien

Merci du lien ! Pour ceux qui auraient la flemme d'y aller, voici les premiers paragraphes du discours :

« Le système théorique du socialisme à la chinoise est en fait un système théorique scientifique composé de la théorie de Deng Xiaoping, de la pensée importante de Triple Représentativité et d'une série d'idées stratégiques majeures dont le concept scientifique de développement, » a dit Hu.

« Elaboré sur la base du maintien et du développement du marxisme-léninisme et de la pensée de Mao Zedong, ce système porte en lui la cristallisation des sagesses et énergies des communistes chinois qui pendant plusieurs générations ont conduit le peuple dans des pratiques et des tâtonnements inlassables, » a-t-il dit.

« C'est pourquoi il est considéré comme le dernier acquis de l'adaptation du marxisme aux conditions chinoises, le bien le plus précieux du Parti en termes tant politique que spirituel et le fondement idéologique sur lequel repose l'union des différentes communautés ethniques qui sont engagées dans une même lutte. Il s'agit d'ailleurs d'un système complètement ouvert et en évolution constante », a dit Hu.

Depuis la publication du Manifeste du Parti communiste il y a quelque 160 ans, les expériences ont démontré que le marxisme ne saurait manifester une vitalité, une créativité et une attractivité puissantes que lorsqu'il est adapté aux conditions réelles d'un pays, qu'il évolue avec son temps et qu'il épouse le destin du peuple. Dans la Chine contemporaine, rester fidèle au marxisme revient à s'attacher au système théorique du socialisme à la chinoise », a-t-il dit.

Portrait de chengyang

à Pierre Haski Portrait de Pierre Haski De chengyang

08H57 | 01/10/2009 | Permalien

Oui, il y des choses intéressantes dans ce rapport comme :

Hu Jintao a indiqué lundi à Beijing que le Parti communiste chinois (PCC) promouvrait davantage de non-communistes d'élite à des postes de direction, après la récente nomination de deux non-communistes à des postes de ministre…Hu a déclaré que le Parti « sélectionnerait et recommanderait davantage de non-communistes d'élite pour des postes de direction ». La nomination de Wang Gang et Chen Zhu à des postes de ministre des Sciences et des Technologies et de ministre de la Santé publique, est la première du genre depuis la fin des années 1970, lorsque la Chine a commencé à appliquer sa réforme économique et son ouverture sur l'extérieur.

Portrait de Saheyus

à chengyang Portrait de chengyang De Saheyus

Rêveur invétéré | 11H15 | 01/10/2009 | Permalien

Alors, l'ouverture, c'est l'ouverture des élites à d'autres élites ? chouette.

Portrait de chengyang

à Saheyus Portrait de Saheyus De chengyang

11H23 | 01/10/2009 | Permalien

Portrait de San De

à Pierre Haski Portrait de Pierre Haski De San De

14H04 | 01/10/2009 | Permalien

J'ai lu deux lignes et je suis déjà fatigué ! C'est normal docteur ?

Portrait de Courageux anonyme

De

09H14 | 15/10/2007 | Permalien

On partage la misère, les dirigeants se gavent !

Portrait de Courageux anonyme

De

10H17 | 15/10/2007 | Permalien

Vous comprenez pas.
Ce que montrent les dirigeants chinois, et ça ils l'ont bien compris, c'est que Capitalisme (ou libéralisme pour faire plus moderne) ne rime pas avec démocratie.
L'on considère que ce qui est une condition préalable à la démocratie est le « développement ». Mais le développement ne signifie pas forcément croissance. Je le considérais plus comme un progrès fait par une société en matière politique et sociale, qui tendrait à faire disparaitre les origines du sous-developpement : corruption, injustice sociale, autoritarisme, faiblesse du Droit.
Tout cela, même si la Chine progresse, n'est absolument pas aquis. C'est bien pour cela qu'il n'y a pas de démocratie en Chine.
Ce qui progresse en Chine, c'est la croissance (15% a une époque) Le fossé entre les riches et les pauvres s'accroit. Même si globalement le niveau de vie augmente. (Beaucoup pour les riches, très peu pour les pauvres)

J'en viens au plus important. La Chine est toujours un Etat communiste. En vérité, le parti est omniprésent. Même si l'on constate le développement des entreprises, la libre entreprise n'existe pas vraiment.
D'une certaine manière le parti communiste chinois s'est « esothérisé », il a accepté de faire croire en apparence qu'il a laché la bride, mais en vérité il continue à contrôler tout en sous-main, de manière cachée.
Je me rappelle de cet entrepreneur chinois qui voulais créer une entreprise dans une région rurale de la Chine et qui devait demander au fonctionnaire local, membre du parti, petit potentat local le « droit » d'implanter son business. Bien entendu, celui-ci devrait toucher un pourcentage. Ce qui m'interpelait dans ce reportage sur la 5, c'est que le fonctionnaire l'accueillais devant la caméra et ne se cachait absolument pas. C'est tellement courant en Chine que cela ne choque personne.

La libre entreprise même si elle est garantie n'est pas corolaire de démocratie. Ce qui importe le plus, ce sont les « indices de développement humains »

Portrait de San De

De San De

13H46 | 16/10/2007 | Permalien

J'adhere ! Tout est dis.

Portrait de nayko

De nayko

Troubadour urbain | 11H29 | 01/10/2009 | Permalien

A part que le système que vous décrivez s'appelle féodalisme et non communisme ; )

Portrait de Courageux anonyme

De

10H36 | 15/10/2007 | Permalien

Franchement, qui croit encore la propagande de Pékin ? ? ?

Il est évident depuis des décennies que le régimes dictatorial mis en place en Chine n'a rien de communiste.

Il s'agit depuis le début d'une économie capitaliste d'Etat, dont les pauvres font les plus grands frais…

A lire, le livre de Charles Reeve : « Tigre de papier, le développement du capitalisme en Chine (1949-1971) » - publié en 1972 et toujours disponible.

Portrait de Courageux anonyme

De

10H39 | 15/10/2007 | Permalien

« L'AVENIR EST ROUGE
Une nouvelle Chine émerge sur les fondations construites par le Président Mao. Dans cette nouvelle Chine, plus d'un milliard d'individus sont galvanisés pour un avenir qui promet tant.
La vielle révolution est terminée. Longue vie à la nouvelle révolution. »

Je tiens cette phrase d'un jeune chinois de mes relations… à méditer avant toute conclusion hâtive ou trop commode ! ! ! …

Portrait de Courageux anonyme

De

10H52 | 15/10/2007 | Permalien

Il me semble que Mao tsé toung avait annoncé la nécessité de lancer régulièrement des « révolutions culturelles » faute de quoi la Chine sombrerait dans le révisionisme (à la Liu Shao Shi à l'époque) et dans la restauration du capitalisme. Force est bien de constater que, sur ce point, l'Histoire ne lui a pas donné tort.

Portrait de Courageux anonyme

De

11H07 | 15/10/2007 | Permalien

6 mois de rizières ne feraient pas de mal à nos Lagardère, Sauvagnac et consorts… ne croyez-vous pas ?

Portrait de Courageux anonyme

De

11H32 | 15/10/2007 | Permalien

Contradiction au sein -non du peuple - mais des journalistes - révision d'automne à Pekin et à Paris

Cher Pierre Haski - patatras ! vous qualifiez la chine de communiste puisque le parti se dit tel. Mais vous reconnaissez que la nature des rapports sociaux de productions depuis 49 c'est du capitalisme d'état. Vous ne devriez pas ignorer -si vous avez un tant soit peu lu quelques théoriciens (Korsch, Bruno Rizzi, Castoriadis…)ou Marx, les marxistes, les marxologues, les marxiens et naturellement Simon Leys- que la critique du lénino-stalinisme porte sur la nature capitalistique du rapport capital-travail dans les pays bureaucratiques. Mais il y aurait tellement à dire et à pleurer sur ce régime…. Et n'oubliez pas seule la vérité est révolutionnaire

Portrait de Courageux anonyme

De

13H12 | 15/10/2007 | Permalien

La chine c'est les USA. En mieux disent les chinois et en pire disent les américains. Mais fondamentalement c'est la même chose.
Tous pour un et un pour moi.

Portrait de Courageux anonyme

De

13H10 | 15/10/2007 | Permalien

La chine c'est les USA. En mieux disent les chinois et en pire disent les américains. Mais fondamentalement c'est la même chose.
« Tous pour un et un pour moi. »

Portrait de Courageux anonyme

De

14H30 | 15/10/2007 | Permalien

Eh bien ça fait penser un peu à la France… en tout cas dans quelques années, si les Français ne se réveillent pas.
Avec la politique d'ouverture, on finira par avoir un parti unique P.S.U.M.P (ou U.M.P.S. ? )… Ils vont bien finir par s'entendre…

Portrait de Courageux anonyme

De

16H43 | 15/10/2007 | Permalien

En europe au moment de la révolution industrielle on avait la démocratie pour que les personnes exploitées puissent s'exprimer et ça n'empêchait pas de grands conflits. En chine qu'on t'il pour faire face aux mouvements sociaux ? ils ont certes la force mais il y a un jour où sa leur pétera à la tronche.

Portrait de Courageux anonyme

De

18H22 | 15/10/2007 | Permalien

Difficile pour nous Occidentaux de prédire ce qu'il adviendra de la Chine, du Peuple Chinois et de ses réactions… Ce qui m'apparait certain, c'est qu'actuellement ce Peuple se retrouve dans une des pires situations imaginables : un pouvoir dit « communiste », disons en l'occurrence beaucoup plus totalitaire que communiste (si je peux, tout de même, nous permettre la nuance) avec une économie capitaliste… En d'autres termes plus simples et pourtant bien signifiants : c'est « la totale »…

Portrait de Courageux anonyme

De

18H41 | 15/10/2007 | Permalien

la moindre nanifestation en Chine peut jeter des millions de personnes dans la rue et le pouvoir policier et tyrannique du PC chinois le sait bien. L'aube chinoise n'est pas si radieuse que ça. Viendra le moment où les masses anesthésiées ou emprisonnées se lèveront. Soit la richesse profite à tout le monde, soit elle ne profite qu'à quelques'uns, et c'est le cas malgré l'émergence d'une classe moyenne qui envoie ses enfants à l'université, alors… Que réclameront-ils, sinon plus de liberté et de justice.

Portrait de mattzz

De mattzz

08H42 | 01/10/2009 | Permalien

Le problème, c'est que dans la rue la plupart des gens ne sont pas si mal. C'est dans les campagnes qu'ils souffrent vraiment. Et là, s'ils lèvent le poing, ils se font calmer avant d'avoir rejoint la rue…

Portrait de Courageux anonyme

De

19H22 | 15/10/2007 | Permalien

C'est sur qu'ils réclamerons plus de liberté et de justice. La question a long terme est là. Mais le problème avec les Chinois en général et je ne veux pas faire de post raciste, mais c'est que culturellement, ce n'est pas dans leur habitude de se révolter. L'Empire Chinois a été l'un des empires les plus vastes et les plus stables du monde.
Aujourd'huis les chinois en général se sont convertis au modèle de la réusite occidental et néolibéral.
Ces promesses de réussite et de richesse font énormément réver labas. Seulement tout le monde sait que ces rèves ne sont pas accessible à tout le monde. Et les chinois l'ont accepté. A partir de là comment peuvent-ils se révolter contre ce système injuste ?
En Chine, il y a déficit de 60 millions de femmes. Cela est du à la politique de l'enfant unique et de l'infanticide en masse dans les années 70-80.
Résultat autant de chinois ne trouverons jamais de femmes et ne pourrons pas fonder un foyer.
Cela est très mal vécu et a profondément changé la société chinoise. Les femmes sont devenus plus rares et donc plus exigeantes, elles sont parties en masse en ville à la recherche d'un maris fortuné et beau.
L'enlèvement de jeunes fillancées s'est énormément développé.
Que se dit un jeune chinois ?
Si je veux un jours trouver une femme et me marier, fonder une famille, avoir des enfants, je dois réusir (professionnellement) devenir riche, travailler comme un fou, etc…
En fin de compte c'est toute la société qui pousse les gens à rentrer dans le système.
La première préocupation des jeunes chinois de nos jours, c'est pas la démocratie, c'est la réussite et le mariage.

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