
A quelques mois des JO, pourquoi le Tibet se révolte

Le sang a coulé à Lhassa, la capitale du Tibet : dix morts officiellement, cent selon les Tibétains en exil. A quelques mois des Jeux olympiques de Pékin, le Tibet et à travers lui la question des droits de l'homme, se trouvent propulsés à la « une » des journaux du monde entier -sauf en Chine où c'est la réélection du président Hu Jintao qui fait les gros titres, les événements de Lhassa étant minimisés.
Que se passe-t-il au Tibet ? Pourquoi ce mouvement ? Quelles conséquences aura-t-il sur les JO ? Etat des lieux en quatre questions.
Un peu d'histoire. Le Tibet est-il « chinois » ? Pour le gouvernement chinois, évidemment, l'affaire est entendue : le Tibet est rattaché à l'empire chinois depuis la dynastie des Yuan au XIII° siècle, et, physiquement depuis la « réunification pacifique » de 1950 à la République populaire décrétée par Mao Zedong l'année précédente. Il existe même, à Lhassa, un magnifique musée moderne dont le seul but est d'accréditer cette thèse.
Du point de vue tibétain, et tout simplement historique, l'affaire est plus complexe. Le Tibet a été lui-même un empire puissant au VII° siècle, qui a connu des relations fluctuantes avec son immense voisin chinois. Les deux empires ont même entretenu des relations diplomatiques, ce qui ne fait pas du Tibet un vassal. De plus, à certaines époques, Lhassa a pu avoir l'ascendant spirituel, et Pékin l'ascendant politique et militaire.
L'histoire moderne est tout aussi ambiguë. Au début du XX° siècle, le Tibet avait pris le large, et vivait reclus dans ses montagnes himalayennes, sous une implacable théocratie qui pratiquait le servage et l'obscurantisme. Mais ce Tibet avait beau être détaché de la Chine, il n'était pas reconnu par le reste du monde comme un Etat indépendant, ce qui explique qu'aujourd'hui, aucun pays ne soutienne le principe d'une indépendance tibétaine.
En 1950, l'armée de Mao monta à l'assaut du Tibet, mais aussi du Xinjiang, cette autre « marche » de l'empire, à l'ouest, dont l'histoire est aussi faite de liens historiques ambivalents. La « réunification pacifique » fut une conquête militaire particulièrement facile, opposant l'armée communiste d'un véritable Etat, à un royaume ermite dont la première action de défense fut de doubler le temps de prière dans les monastères (selon le formidable témoignage de Robert Ford, un opérateur radio travaillant pour le gouvernement de Lhassa, et qui fut capturé par l'armée chinoise).
Ce retour du Tibet à cette « mère patrie » inflexible, s'accompagna d'une promesse d'autonomie : aujourd'hui encore, la province s'appelle « région autonome du Tibet », ne recouvrant d'ailleurs qu'une partie du Tibet historique, à cheval sur le Sichuan, le Yunnan et le Qinghai actuels. Le Traité de 1951 signé par le dalai lama souligne en préambule que « le peuple tibétain a une longue histoire dans le cadre des frontières de la Chine », pour ajouter aussitôt que :
« Le peuple tibétain doit s'unir et expulser du Tibet les forces impérialistes agressives. Le peuple tibétain rejoindra la grande famille de la patrie : la République populaire de Chine. (…) le peuple tibétain jouira de l'autonomie régionale sous la direction du gouvernement central du peuple. (…) Les autorités centrales ne modifieront pas le régime politique du Tibet. Elles ne changeront rien à la situation, aux fonctions et aux pouvoirs du dalaï lama ».
En 1959, toutefois, le XIV° dalai lama, « réincarnation » d'une longue lignée de souverains tibétains, estima que Pékin ne respectait pas cette autonomie promise, et s'enfuit en Inde où il se trouve toujours 49 ans plus tard. Depuis, Pékin a pris le contrôle absolu du Tibet.
Libération, ou occupation ? Si on écoute Pékin, la Chine a libéré le Tibet du servage et de l'oppression théocratique, et a apporté la modernité. Pas entièrement faux, évidemment, vu le poids économique des monastères dans l'ancien régime, l'état de servage de la paysannerie, et l'absence d'institutions modernes. La Chine a beau jeu de montrer aujourd'hui des écoles, des réseaux de télécoms, et même une salle de bourse à Lhassa, symboles de la modernité chinoise d'aujourd'hui.
Les Tibétains ne nient pas cette évolution, et le dalaï lama, de son exil indien, ne réclame pas l'indépendance, soulignant que le Tibet misérable n'aurait guère les moyens de son développement sans le soutien de Pékin… Mais ce qui est en jeu aujourd'hui, c'est aussi la survie de la culture et de l'identité tibétaines dans un monde chinois qui agit comme un rouleau compresseur. A la fois par la contrainte, mais aussi par le pouvoir de l'argent, qui corrompt sur son passage des pans entiers de la société tibétaine, autrefois traditionnaliste et puritaine, contaminée, à l'image du reste de la Chine, par le matérialisme le plus cru.
La culture tibétaine est aujourd'hui menacée de reste l'apanage de la religion et de traditions folklorisées à destination du tourisme, tant chinois qu'international. Car ce n'est pas le moindre paradoxe de cette situation que le Tibet est une destination prisée des touristes chinois en quête d'exotisme et, parfois, de spiritualité.
C'est aussi la destination des affairistes, dont l'arrivée au Tibet est désormais facilitée par la construction du premier chemin de fer entre le Qinghai et Lhassa, un tour de force dans cette région montagneuse et sismique, mais une nouvelle menace sur le fragile écosystème tibétain. Avec seulement 2,5 millions de Tibétains dans la région dite autonome, le risque de déséquilibre démographique est évident, avec cette seule réserve que les immigrants chinois Han détestent l'altitude et ne viennent pas au Tibet pour y faire leur vie…
Cette normalisation s'accompagne d'une prise de contrôle sans cesse plus étroite du clergé bouddhiste, dans la perspective de la disparition dans les prochaines années de l'actuel dalaï lama, qui est agé de 72 ans et a eu quelques problèmes de santé. Pékin a montré sa volonté de contrôler la nomination des dignitaires bouddhistes avec l'affaire de la « réincarnation » du X° panchen lama, le deuxième personnage du bouddhisme tibétain. Lorsque, en 1995, le dalaï lama a personnellement confirmé un enfant, Guendun Tcheukyi Nyima, comme XI° panchen lama, les autorités chinoises l'ont arrêté, et nul ne l'a plus jamais revu. Il est le plus jeune prisonnier politique au monde.
A sa place, Pékin a fait choisir un autre enfant tibétain, Gyantsen Norpo, comme panchen lama à sa place, manipulant ainsi un processus de désignation interne au bouddhisme tibétain. Reconnu par le gouvernement central, il a droit à tous les honneurs, et Pékin tente de l'imposer aux Tibétains. Tout porte à croire qu'à la mort du dalaï lama, il agira de la sorte pour brouiller les pistes, et imposer un homme de son choix comme chef spirituel des Tibétains, et enterrer à jamais l'autonomie spirituelle et politique des Tibétains.
Qui manifeste à Lhassa ? La période a débuté avec des manifestations de Tibétains en exil, en Inde et au Népal, pour commémorer comme chaque année l'anniversaire de la fuite du dalaï lama. Puis, ce dernier a prononcé un grand discours, lundi dernier, jour anniversaire de sa fuite 49 ans plus tôt, dans lequel il a haussé le ton vis-à-vis de Pékin. Il a accusé la Chine de mener au Tibet une « répression continue », et de se livrer à « des violations énormes et inimaginables des droits de l'homme ».
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Tenzing Gyatso, 72 ans, XIV° dalaï-lama et Prix Nobel de la paix 1989, se sent sans doute en mesure de parler plus fort en raison de la conjoncture politique et diplomatique. Il y a quelques mois, il était reçu par George Bush à la Maison Blanche, et par Angela Merkel à Berlin, au grand dam de Pékin. C'était une grande première, car recevoir le dalaï lama, c'est agiter le chiffon rouge en face de Pékin. De surcroit, l'approche des JO de Pékin, en août, ouvre une fenêtre d'opportunité pour se faire entendre sur la scène internationale, et peser sur un débat qu'on sent monter sur les droits de l'homme en Chine et la grand » messe du Parti à l'occasion de cette manifestation sportive.
Evenement concerté ou pas, l'appel du dalaï lama a été suivi de manifestations de moines bouddhistes à Lhassa et dans plusieurs monastères tibétains, réprimées dans le sang par les forces de l'ordre chinoises. On parle de victimes et les témoignages (notamment sur la BBC) parlent d'au moins deux morts. Cela fait des années que des événements aussi graves ne se sont pas produits au Tibet.
Quelles conséquences ? Il est clair que ces événements vont peser sur le climat des Jeux olympiques. Le Tibet bénéficie d'une caisse de résonnance puissante aux Etats-Unis, et en particulier à Hollywood. On a vu la manière dont Steven Spielberg a été contraint de se retirer de l'organisation de la cérémonie d'ouverture des JO à cause du rôle de la Chine au Soudan et au Darfour. On imagine l'agitation des mêmes milieux sur le Tibet.
Il y a quelques jours, aussi, la chanteuse islandaise Bjork avait fait scandale en Chine en réclamant la liberté pour le Tibet à l'issue d'un concert à Shanghaï. De quoi faire sérieusement paniquer les autorités chinoises sur l'ampleur des manifestations incontrôlées qui pourraient avoir lieu pendant cette année de tous les dangers olympiques.
Sur le plan diplomatique, tout dépendra de l'ampleur des événements du Tibet. Si Pékin parvient à remettre rapidement le couvercle, les grandes capitales protesteront tout en exprimant un lâche soupir de soulagement de ne pas avoir à agir. Si la situation s'aggrave et prend des proportions « birmanes », il sera difficile de rester les bras croisés. Tout en voyant très mal quoi faire face à un membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU, puissance économique qui attire les convoitises, et au poids politique croissant sur la planète.
Dans cette belle mécanique planétaire qui avançait vers cette échéance des JO, le petit grain de sable tibétain s'est glissé dans les rouages.
► Mis à jour le 15/03/2008 à 09h17. Réactualisé avec le nombre de victimes et le communiqué officiel chinois.
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De napakatbrax
23H57 | 14/03/2008 |
Et dire que les Etats-Unis viennent de retirer la Chine de leur liste noire des nations qui ne respectent pas les droits de l'homme…
Manquerait plus qu'ils ajoutent le Bouddhisme tibétain à leur liste des organisations terroristes. Au point où on en est…
Pfff…
http://lesmots.freelatitude.net
à napakatbrax
De pablico
12H27 | 15/03/2008 |
les Us sont bien embêtés, et le mot est faible.
Ils ont fait de la chine leur usine.
et ils soutiennent le Tibet libre.
Comme « investissement » ce n'est pas tellement judicieux.
Gageons que le profit va encore faire loi, comme d'habitude, au détriment des hommes, des droits de l'homme etc etc….
à pablico
De kawouede
18H12 | 15/03/2008 |
DEMAIN MANIFESTATION
17h,
Place de la Reine Astride, Paris 8e (Mº Alma-Marceau) -> http://www.tibet.fr/site/evenements.php
Y serez-vous ?
De bloozmarch
23H40 | 14/03/2008 |
Voilà ce qui arrive à une des très rares religions tolérantes, qui n » a pas de sang sur les mains, qui ne prêche ni guerre sainte ni droit de regard sur la vie privée des individus, sûrement pas parfaite, mais singulièrement pacifique et respectueuse dans notre XXIème siècle de toutes les intolérances.
Mais Brutus l » a dit, la Chine respecte les droits de l » Homme, alors ! ! !
à bloozmarch
De l écrevisse
04H58 | 15/03/2008 |
Voilà ce qui arrive à une des très rares religions tolérantes, qui n » a pas de sang sur les mains, qui ne prêche ni guerre sainte ni droit de regard sur la vie privée.
Vous parlez sans doute du bouddhisme.
Mais le Tibet est très loin d'avoir le monopole du bouddhisme !
6 % de la population mondiale est bouddhiste. C'est peu. En outre, le dalaï-lama n'est en aucun cas le représentant du bouddhisme zen (Japon), ni du bouddhisme de l'Asie du Sud-Est (Thaïlande), ni non plus du bouddhisme chinois. Le bouddhisme tibétain représente seulement 1/60e de ces 6 %. Et, enfin, il existe de plus au Tibet quatre écoles séparées. Le Dalaï-Lama appartient à l'une d'elles : la « gelugpa » (les bonnets jaunes).
Quand à sa soit disant non violence…il est grand temps de lire autre chose que le Figaro.
Dès le début, le Dalaï-Lama actuel a eu une attitude tout empreinte de duplicité vis-à-vis de l'usage de la violence. Sous le régime chinois dirigé par Mao Ze Dong, dans la période 1951-59, il avait négocié pacifiquement une nouvelle union. Mais, en même temps, il soutenait les préparatifs d'une résistance armée. La « Milice des Quatre Rivières et des Six Chaînes de Montagnes » avait reçu de lui la bénédiction de la « kalachakra » (= guerre sainte) en 1957, au cours d'une fête qui s'était déroulée à Lhassa.
à l écrevisse
De ART MONIKA
09H13 | 15/03/2008 |
Bref, à lire les commentaires, je vois que le problème est en effet complexe … J'ai un peu de mal à m'y retrouver et ne demande qu'à comprendre.
Apparemment, la Chine est irrespectueuse de certaines traditions culturelles et cultuelles tibétaines et cherche à les étouffer en superposant une autre « histoire ». Ai-je bien compris ? Si tel est le cas, nous pouvons nous en émouvoir.
Sans idéaliser le bouddhisme tibétain ni diaboliser la Chine, je juge que réprimer dans le sang des manifestations dans la rue, même si des pierres sont jetées, n'est pas très correct. Est-ce naïf ?
Ces deux faits suffisent à me rendre solidaire de ces manifestants avant la grande parade des JO.
à ART MONIKA
De dalun
16H03 | 15/03/2008 |
d » accord avec vous pour la complexité , avec les JO ,qui arrivent peut etre comprendrons nous un peu mieux la situation ? en attendant : Premières médailles …de plomb ! !
à l écrevisse
De San De
20H08 | 15/03/2008 |
Le boudhisme, ce n'est pas de subir bêtement la violence des autres tout en les remefciants, le « tend l'autre joue », ce n'est pas du bouddhisme. Le Bouddhisme va bien au delà de ces petites considérations, et si le Dalai Lama ne représente pas le Boudhisme mondial, il représente le Boudhisme Tibetain et le peuple Tibetain, et c'est tout ce qui compte.
La « dualité » de l'attitude du Dalai Lama vis à vis du parti communiste de mao ze dong était tout à fait justifié et normal. la petite lampe torche que l'on veut soleil rouge, envahissait le Tibet, et il est donc normal qu'en négociation, l'on se prépare à l'echec et donc à la guerre, l'usage de la violence défensive face a un vulgaire barbare agressif dont la violence n'était pas resrrvé aux Tibetains, mais aussi aux Chinois.
Sinon, « lire le Figaro », je decouvre que le Figaro est anti PCC… même la droite française est pro parti communiste en Chine, de gaule a reconnu la rpC, giscard à considéré deng comme un génie, chirac et sorkozy lechent les bottes autrefois de yang ze min et maintenant de hu jin tao.
J'ai volontairement selectionné les noms propres qui méritaient ou ne méritaient pas de commencer par des majuscules.
à San De
De l écrevisse
09H39 | 16/03/2008 |
« Le Dalai Lama représente le Boudhisme Tibetain et le peuple Tibetain, et c'est tout ce qui compte. »
Faux, une des quatre écoles seulement. De plus les tibétain sont minoritaire au Tibet, pas à cause des Han qui ne représente que 5 pc de la population, mais à cause d'autre ethnie comme les Hui musulmans par exemple qui représentent à eux seul 1/3 de la population tibétaine.
« La “dualité” de l'attitude du Dalai Lama vis à vis du parti communiste de mao ze dong était tout à fait justifié et normal. »
Mais pas uniquement face au Chinois ! Il a soutenu la guerre en Afghanistan et en Corée, et ne s'est pas opposer à celle d'Irak.
« il est donc normal qu'en négociation, l'on se prépare à l'echec et donc à la guerre »
Bien avant toute négociation, sous le précédent Dalaï-Lama, le 13e de la série, les Anglais avaient bel et bien équipé et entraîné toute une armée à son service.
Après son exile les américain on repris le flambeau et se sont occupé à déstabilisé la région sous le regard bien veillant du Dalai Lama, apôtre de la non violence et grand amis des états-unis le pays le plus belliqueux au monde (contemporain).
Ou quand la dualité tire vers les extrêmes.
à bloozmarch
De viva zebda
rameur | 16H57 | 16/03/2008 |
des siècles de dictature théocratique,d'obscurantisme,un soutien au nazisme,…et il n'y aurait aucun opposants au dallai lama ? laissez moi rire
à viva zebda
De andycap
photographe | 13H43 | 19/03/2008 |
Obscurantiste, agent de la CIA, terorriste, proche des nazis, il est pas pédophile en plus le Dalaï Lama tant qu'on y est ?
De martin citron
stagiaire en Colombie | 23H52 | 14/03/2008 |
Mais oui mais oui la Chine est respectueuse des droits de l'Homme tout le monde le sait vu qu'ils ont les JO, en plus on fait du commerce avec eux c'est forcément des gens biens, comme Khadafi, Poutine ou Déby.
Les tibétains ils font pas les JO chez eux, ils nous achètent rien non ? Alors on s'en tape et on serre la main a Hu Jintao et avec le sourire en plus, les droits de l'homme ça sert de prétexte pour attaquer Saddam quand on veut lui piquer son pétrole.
Excusez moi je vais vomir et je reviens, bonne soirée et bons JO.
à martin citron
De bloozmarch
23H59 | 14/03/2008 |
Franchement, des gens qui ne perdent pas toute lucidité, toute retenue, toute dignité, toute humanité dès qu » il est question de pouvoir et d » argent, qui ne sont pas prêts à tout pour assouvir leur appât du gain, à quoi peuvent-ils donc nous servir ? A ne pas perdre notre âme ? Mais ça cote combien l » âme au CAC 40, combien ça rapporte sur le marché des changes, est-ce qu » on peut en mettre dans les voitures ?
Restons entre gens sérieux, allons au suicide la fleur au fusil, les Tibétains nous précèderont de peu dans l » Apocalypse finale !
à martin citron
De Gevrey
08H49 | 15/03/2008 |
ça va mieux ? !
De Infovite
Plébéien. | 23H46 | 14/03/2008 |
La Chine a déjà commencé à s'« entraîner » afin décrocher la médaille d'or de la répression.
Néanmoins, la « compétition » risque fort d'être rude car ils seront nombreux sur la ligne de départ.
http://info-espress.over-blog.com/
à Infovite
De SB68
08H06 | 15/03/2008 |
Excuse, mais ils ont encore de gros efforts à faire pour rattraper ISRAEL. Dont on ne parle jamais de la répression acharnée dans les territoires palestiniens (où sont les images du massacre de Gaza). je ne vois d'ailleurs pas beaucoup de différence entre le Tibet et la Palestine. Sauf évidemment du côté des journalistes qui parlent de propagande chinoise mais jamais de propagande israélienne.
à SB68
De ZYXXYO
13H15 | 15/03/2008 |
Entièrement d'accord !
D'ailleurs en parlant d'Israel et de la Chine je pense que Spielberg s'est retiré des JO chinois non pas pour les pb du Darfour mais car la Chine est un allié de l'Iran, c'est mon point de vue strictement personnel.
La politique israelienne est pire car démocratique donc soutenu par « tout » un peuple peuple et basée sur la religion (cf drapeau).
La politique chinois est autoritaire mais assimilatrice (donc ni religieuse ni raciste).
La France n'est pas allée aussi loin que la Chine dans les années 80 mais rappelez vous les événements de nouvelle Calédonie, les indépendantistes kanaks morts.
Personne n'a parlé de boycotter les JO d » Albertville.
On pourrait aussi boycotter les futurs JO anglais aussi, après tout les anglais occupent l'Irlande du nord non ?
PS de toutes façons ces frontières entre pays _tous France y compris_ c'est le vrai merdier… car les peuples sont à cheval de part et d'autres.
Nénamoins je suis d'accord avec SB68, quand c'est la Chine on s'insurge, quand c'est d'autres pays on se tait…
à ZYXXYO
De ZYXXYO
00H07 | 16/03/2008 |
Je remarque que comme d'habitude que les votes sont parfaitement argumentés.
De Bruno370
00H01 | 15/03/2008 |
citation : (pas besoin d'aller chercher loin dans l'article)
« le Tibet est rattaché à l'empire chinois depuis la dynastie au XIII° siècle, et, physiquement depuis la “réunification pacifique” de 1950 à la République populaire décrétée par Mao Zdong l'année précédente »
Je suis plein de sympathie pour le Tibet. N'empêche que lire dans une même phrase « depuis la dynastie au XIIIe siècle » et « physiquement depuis », ça m'incite à devenir pro-chinois à fond. Une dynastie c'est une mesure de temps ? Et « physiquement depuis » ça ne vous pose pas problème ? Si vos lecteurs aiment ça tant mieux…
J'espère que vous n'avez pas appris le Français dans un de nos lycées et que vous êtes un réfugié tibétain. Si ça n'est pas le cas c'est inquiétant. Si c'est le cas au temps pour moi et mon soutien vous est acquis.
PS : Encore un effort, la presse indépendante….
à Bruno370
De Pierre Haski
(auteur)
Rue89 | 00H25 | 15/03/2008 |
Physiquement ça veut dire avec des troupes. Pour la dynastie, merci de me faire gentiment remarquer que le nom a sauté, je le corrige. Encore merci de votre amabilité apprise à l'école républicaine, j'imagine !
à Pierre Haski
De Bruno370
00H40 | 15/03/2008 |
Mes sincères excuses, j'ai effectivement été assez grossier. L'école républicaine a parfois des ratés…
à Pierre Haski
De Sempervirens
retraité | 10H54 | 15/03/2008 |
Concernant l'histoire du Tibet et de ses relations
avec la Chine impériale puis la Chine républicaine, il
faudrait que Pierre Haski connaisse un peu mieux son
sujet ; à force de simplifications et de raccourcis,
il s'éloigne de la complexité et de la vérité
historiques. Deux ouvrages peuvent l'aider :
« Le Tibet est-il chinois ? » (dirigé par Anne-Marie
Blondeau et Katia Buffetrille aux éditions Albin
Michel) qui commente et réfute très souvent les
thèses chinoises, sans parti pris pour l'une ou
l'autre partie) et celui récent de Claude B. Levenson
(« Tibet, la question qui dérange », chez Albin Michel)qui présente toutes les dimensions de la « question
tibétaine » et les points de vue (tibétain, chinois,
américain, européen…) à ce sujet. Rappelons quand
même que la Chine n'a jamais été la « mère-patrie » pour le Tibet et l'appropriation chinoise du Tibet fondée
sur la seule violence colonisatrice est un « déni absolu
de légitimité historique ». Qu'il relise les passages
consacrés au traité extorqué de force de 1951 qui a été signé par des négociateurs tibétains sans l'aval
des autorités de Lhassa (par celui qui sera le serviteur des Chinois, Ngapo).
à Bruno370
De nono le simplet
gardien de phare en intérim | 04H32 | 15/03/2008 |
terrible de donner des leçons de grand-mère quand on écrit « au temps pour moi “
à nono le simplet
De cooper59
pour la decroissance ! | 08H48 | 15/03/2008 |
juste un ptit truc sans importance , la bonne ecriture est en effet « au temps pour moi » et non « autant pour moi » .je ne me rappelle plus l'origine de l'expression , mais il s'agit bien de « temps » .
à cooper59
De déluge
menuisier | 09H16 | 15/03/2008 |
Je crois que c'est en rapport avec le jeu de paume (pomme ? …), ce devait être dit dans une certaine phase de jeu. Cherché dans le dico mais n'ai rien trouvé.
à cooper59
De françoise.V
p'tite lyonnaise | 14H28 | 15/03/2008 |
L'origine serait militaire, pour les puristes, voir :
http://langue-fr.net/index/A/au_temps-autant.htm
à nono le simplet
De Alain Provist
16H50 | 15/03/2008 |
la réponse de l'Académie française :
Il est impossible de savoir précisément quand et comment est apparue l'expression familière au temps pour moi, issue du langage militaire, où au temps ! se dit pour commander la reprise d'un mouvement depuis le début (au temps pour les crosses, etc.). De ce sens de C'est à reprendre, on a pu glisser à l'emploi figuré. On dit Au temps pour moi pour admettre son erreur — et concéder que l'on va reprendre ou reconsidérer les choses depuis leur début.
L'origine de cette expression n'étant plus comprise, la graphie Autant pour moi est courante aujourd'hui, mais rien ne la justifie.
De Servais-Jean 4591
Hi-Han | 00H29 | 15/03/2008 |
Lorsque j'ai vu le sujet je m'attendais au pire, la désinformation à propos du Tibet étant la règle. Les gentils tibétains etc…
Lorsque j'ai vu le nom de Pierre Haski je me suis senti soulagé.
Lorsque j'ai lu l'article j'ai été comblé. Tout est dit sauf que :
Merkel a reçu le Dalaî Lama et ça a coûté trés cher à l'Allemagne, de gros contrats ont été annulés.
La France a été plus prudente et il n'a pas eu droit à une visite d'état.
P.S. En rédigeant cette remarque un autre riverain Bruno370 a eu le temps de réagir. Sa réaction me semble un peu désobligeante et provocatrice. Il me semble que le règne des capétiens ou des bourbons sont des unités de temps, aussi bien que le moyen âge ou l'âge du bronze.
« Au temps pour moi » comme le vent d'Autan !
Pierre Aski : Apprise
De jomsom
01H24 | 15/03/2008 |
Les tibétains n'ont pas le choix, l'organisation des JO par la Chine est l'occasion ou jamais de faire parler de leur cause. C'est vrai que dans nos contrées, on n'a presque pas de nouvelles de ce qui se passe au Tibet. On apprend parfois que leur guide spirituel et « chef de l'état », sa sainteté le Dalai Lama a été reçu dans tel ou tel pays quand il n'est pas carrément boudé par les occidentaux comme le faisait Chirac au nom d'un intérét commercial. Néanmoins des informations arrivent à passer a travers la censure chinoise, nous informant des ravages de la colonisation du Tibet, ou la Chine s'acharne à faire disparaitre la culture tibétaine en imposant la sienne (enseignement unique du chinois, interdiction des traditions voire de la prtique religieuse…). Lhassa, capitale du Tibet est devenue un immense bordel ou l'alcool coule à flots…
Les réfugiés politiques tibétains au nord de l'Inde dans ce qui s'appelle le petit Tibet commencent à perdre espoir quant à la reversibilité de la situation et au retour un jour dans leur pays…
à jomsom
De l écrevisse
05H26 | 15/03/2008 |
« des informations arrivent à passer a travers la censure chinoise, nous informant des ravages de la colonisation du Tibet, ou la Chine s'acharne à faire disparaitre la culture tibétaine en imposant la sienne (enseignement unique du chinois, interdiction des traditions voire de la pratique religieuse…). »
Oui en effet c'est les seuls information qui passe… mais elles sont erronée.
Ravages ? culturel, oui sans doute, on devrais même préciser culturel dans un sens matériel et artistique du terme, car selon moi la disparition de certains mœurs de culture tibétaine se sont fait pour un bien, je pense évidement au principe de Théocratie, au sevrage de la paysannerie, à l'éducation accesible uniquement au lamas, à la désignation du dirigent de l'état par un système des plus saugrenu.
Donc ravages matériel et artistique oui, mais très grand bien fait social ! Comme souvent quand il parle de la Chine, l'occidental ne pense qu'a son bonheurs de touriste (beauté de l'architecture, du paysage).
Vous vous trompez aussi sur cette phrase : « enseignement unique du chinois, interdiction des traditions voire de la pratique religieuse… »
ces deux affirmation sont tout simplement fausse, l'enseignement est bilingue, et tout les document officiel sont écrit dans les deux langues. Quand à la pratique religieuse elle est autorisée.