02/06/2011 à 20h59

Grève au lycée français de Pékin pour défendre un enseignant limogé


C’est une affaire qui empoisonne le climat au sein de la Communauté française de Pékin : elle oppose Philippe Richard, un enseignant à l’école primaire française de la capitale chinoise, à l’administration. Aucune solution n’ayant été trouvée, malgré toutes les tentatives de l’enseignant, des parents et des professeurs qui le soutiennent, ces derniers se sont mis en grève lundi.

« On a tout essayé : pétitions, lettres, interpellations des représentants des Français à l’étranger, etc. Mais rien n’a marché, et nous nous mettons en grève à regret, car c’est notre dernier recours », se désole Christophe Dupont, enseignant à l’école primaire française de Pékin et représentant syndical SNUIPP.

Petit rappel des faits : Au début de l’année, Philippe Richard, enseignant au lycée français en poste depuis 23 ans, apprend le non-renouvellement de son détachement en Chine à la fin de l’année scolaire.

Le détachement, soit la procédure par laquelle l’éducation nationale « prête » des enseignants à l’AEFE, l’organisme interministériel en charge des écoles françaises à l’étranger, est pourtant renouvelé normalement tous les trois ans, sauf cas exceptionnels.

Cette année, M.Richard est l’un des rares pour qui le détachement n’est pas reconduit. Pour lui, c’est la fin programmée de 22 ans en Chine, où le célibataire, par ailleurs très apprécié du public chinois pour ses chansons, a toute sa vie.

Au lycée, c’est l’incompréhension, d’autant que Philippe Richard jouit en général d’une très bonne réputation auprès des élèves et des parents.

Mais les demandes d’explications des parents et des professeurs se heurtent à des réponses floues, voire contradictoires, de l’administration. On explique à demi-mot que Philippe Richard a eu des manquements professionnels, sans pour autant donner d’explication claire.

Parents et enseignants finissent par apprendre via un télégramme diplomatique qu’ils se procurent, que l’enseignant est accusé d’avoir refusé d’accueillir un enfant handicapé dans sa classe à la rentrée. Un manquement au principe d’égalité qui constitue une faute professionnelle grave. L’intéressé nie formellement.

Très vite, la solidarité s’organise chez les professeurs, mais aussi chez les parents, qui créent une coordination de soutien.

Lire la suite de l’article sur Aujourd’hui la Chine

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  • daniel
    daniel
    daniel
    • Posté à 07h43 le 03/06/2011
    • Internaute 5273
      daniel

    Pas très compréhensible cet article : les parents soutiennent le fait que le professeur non renouvelé (et non limogé) ait refusé d’acceuilir un enfant handicapé ?
    Décidément, on ne s’improvise pas journaliste...

    • benieming
      benieming répond à daniel
      aspirant journaliste
      • Posté à 11h49 le 03/06/2011
      • Journaliste 84284
        aspirant journaliste

      Apparemment on ne s’improvise pas lecteur non plus : allez lire la suite de l’article en cliquant sur le lien en bas du papier avant de décréter que l’article est incompréhensible.

  • daniel
    daniel
    daniel
    • Posté à 22h40 le 03/06/2011
    • Internaute 5273
      daniel

    non, j’ai bien vu qu’il y avait une suite à lire, mais ce que j’avais lu ne m’en a pas donné envie.

  • Fabbebru
    Fabbebru
    enseignant
    • Posté à 11h42 le 04/06/2011
    • Expert 158884
      enseignant

    J’ai eu la chance de côtoyer Philippe lors de 2 années en Chine et il m’a toujours paru compétent et impliqué dans l’école même souvent davantage que ce que l’on attend des enseignants en général.
    Par ailleurs, il était toujours chaleureux et accueillant avec les enfants et les enfants le saluaient avec affection même plusieurs années après avoir quitté la maternelle.

    Au sujet, d’un possible problème concernant l’accueil d’un enfant handicapé, il faudrait que l’administration s’explique au lieu de s’en servir comme d’une excuse pour son traitement inhumain des personnels (comme cela s’est déjà produit par le passé). Les enfants handicapés ont le droit d’être accueillis mais les conditions ne sont pas toujours mises en place pour que cela se passe bien (personnel qualifié pour aider l’enfant en classe) et dans certains cas malheureusement l’école n’est pas adaptée et des solutions spécialisées sont nécessaires (qui existent même imparfaitement en France mais qu’y a t-il à Pékin ?).

    Enfin, concernant les relations avec la hiérarchie qui ont pu être tendues par le passé, on a l’impression de se retrouver dans la cour de l’école où le plus « fort » réussit à se venger au centuple sur le plus faible (rien d’étonnant vu le comportement de certains ministres suite à la remarque d’une employé...)

    Si une école doit fonctionner comme une entreprise qui gère les enseignants uniquement selon leur capacité à être bien vus par leur supérieur, alors le LFP est une nouvelle fois en avance et montre la voie !
    Bravo au proviseur, à l’AEFE et au ministère pour leur incapacité à dialoguer et à s’expliquer !

    Même si Philippe a des torts, il a le droit d’être entendu et que la décision soit prise par quelqu’un d’autre que son supérieur direct qui a a apparemment une dent contre lui...

    en tout cas bon courage à lui et à ses soutiens !

  • Eric1
    Eric1
    Père
    • Posté à 06h45 le 05/06/2011
    • Internaute 158953
      Père

    Ayant eu, il y a quelques années, ma fille dans la classe de cet enseignant, je me suis permis de contacter Monsieur Richard indirectement via un autre parent d’élève. Oui, je sais, ce n’est pas très fiable mais j’ai fait comme je pouvais. Après tout, libre à chacun d’essayer de comprendre par les moyens à sa disposition puisque l’info sur cette affaire est loin d’être transparente. Je me suis dit, partons de l’officiel. Officiellement donc, son contrat ne serait pas reconduit pour la raison suivante : « refus de scolariser un enfant handicapé dans sa classe ». Si cela est faux qu’on me donne alors la version officielle, celle qui est portée sur la notification administrative de non renouvellement de contrat apportée par le Proviseur ou envoyée par quelqu’un du ministère de l’éducation.

    Mais Monsieur Richard dit aussi que :
    - cet enfant a été scolarisé dès le 1er jour de la rentrée scolaire avec lui et ce tout au long de l’année. Je suppose que le lycée garde des traces de la présence des enfants au long de l’année scolaire. N’y a-t-il pas au lycée un moyen de vérifier les jours de présence de cet enfant ?
    - Les parents de cet enfant l’ont écrit et fait savoir : « pas de problème avec M. Richard ». Qu’on me démontre le contraire si cela est faux.
    - Le mois dernier, Monsieur Richard a dit avoir reçu une feuille administrative signée par le Proviseur sur laquelle est écrit comme appréciation : « a mis des difficultés à scolariser un enfant handicapé ». Ce n’est pas du tout la même chose « refus » et « a mis des difficultés ». N’y aurait-il pas incohérence qui laisse à penser qu’il y a eu un mensonge au départ ? Et sur cette feuille est portée la note de 20/20. Et là, j’ai beaucoup, beaucoup de mal à comprendre : 20/20 pour un enseignant qui « aurait refusé un enfant » ou « aurait mis des difficultés à… » ? C’est vrai ? ? ? ?

    Quelqu’un de fiable (ça doit bien exister) pourrait-il nous expliquer clairement une bonne fois pour toute avant qu’on soit trop gavé par cette histoire SVP ? Ou alors, réunissons les deux parties et posons-leur les questions qui nous titillent…

    En attendant, je commence à comprendre l’exaspération des parents qui aimeraient avoir la vérité et surtout retrouver la sérénité. Mais je comprends aussi le combat des enseignants. Bref, je suis plutôt partagé… pour l’instant.

  • Winston Morgan Mc Clellan-
    Winston Morgan Mc Clellan-
    Homo Vernaculus
    • Posté à 16h14 le 05/06/2011
    • Internaute 123883
      Homo Vernaculus

    Il ne se passe rien en Chine pour donner de l’importance a un tel non événement ?